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Monde Numérique (Actu tech & IA)
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Monde Numérique (Actu tech & IA)

Author: Jerome Colombain

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Bienvenue à l'écoute de Monde Numérique, le podcast qui décrypte l'actu tech et les enjeux du numérique, présenté par Jérôme Colombain.

Je suis journaliste et fan d'innovation technologique depuis plus de trente ans.

Chaque samedi, écoutez "L'Hebdo" pour tout savoir sur l'actu de la semaine.

Les autres jours de la semaine, suivez :

- Les interviews de celles et ceux qui font la tech.
- Le Debrief Transat, avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet, à Montréal)
- Le Grand Debrief, avec François Sorel et Bruno Guglielminetti
- Des épisodes spéciaux consacrés aux grands événements (CES Las Vegas, MWC Barcelone, Vivatech Paris, etc.).
- La série Tout comprendre, qui décrypte les technologies du quotidien.
Etc.

On parle de : cybersécurité, intelligence artificielle, réalité augmentée, réalité mixte, réalité virtuelle, réseaux sociaux, robotique, smartphones, souveraineté numérique, transformation numérique...

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Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

1334 Episodes
Reverse
Tesla fait décoller son Roadster et relance le rêve de la voiture volante • Des scientifiques réclament un meilleur contrôle des IA avancées • ArtCraft recrée des logiciels populaires grâce à l'IA • Un robot télécommandé provoque un scandale en Allemagne • Apple présente HomeView, son centre de contrôle domotique • Réfrigérateurs piratés : la vulnérabilité des infrastructures • Mondial de l’Auto : high-tech contre neo-retro • Recharger les voitures électriques sans câble.⭐️ Découvrez Frogans, l’innovation française qui réinvente le Web 👉 Cliquez ici ===============Tesla Roadster : une voiture-fusée entre prouesse et spectacleUn Roadster qui roule à l’envers, quitte le sol et réalise des acrobaties : Tesla repousse les limites de la démonstration automobile grâce à un système d’aspiration et à des propulseurs à gaz froid développés avec SpaceX. En plein Mondial de l’Auto, le contraste est saisissant avec la tendance néo-rétro des constructeurs français. Mais derrière le spectacle et le coup marketing, les questions restent nombreuses sur les usages, la sécurité et la commercialisation.Intelligence artificielle : des scientifiques réclament des garde-fousPlus de 400 scientifiques, dont Yoshua Bengio et Geoffrey Hinton, demandent un encadrement renforcé des IA les plus avancées, avec un meilleur confinement informatique et une supervision internationale. L’épisode revient également sur les travaux d’Anthropic concernant les possibilités de réplication des modèles sur des appareils connectés, ainsi que sur les enjeux de cybersécurité et de souveraineté.ArtCraft : pourra-t-on bientôt fabriquer nos logiciels sur mesure avec l’IA ?Le développeur Brandon Thomas, fondateur d’ArtCraft, propose des alternatives open source à des logiciels comme Photoshop, Word ou Excel, réalisées avec l’aide de l’intelligence artificielle. Cette démarche ouvre la perspective d’outils personnalisés et sans abonnement, tout en soulevant des questions sur leur fiabilité, leur sécurité et la reproduction des interfaces. De quoi interroger le modèle économique des grands éditeurs de logiciels.Un robot humanoïde au cœur d’une affaire de harcèlementÀ Cologne, un robot humanoïde télécommandé aurait commis des gestes à caractère sexuel envers une adolescente, dans le cadre de vidéos mises en scène pour les réseaux sociaux. Derrière le comportement prétendument autonome de la machine, l’affaire pose la question de la responsabilité de ceux qui la pilotent et l’utilisent pour provoquer.HomeView : Apple veut prendre les commandes de la maisonApple présente HomeView, un appareil associant écran, haut-parleur et Siri AI pour contrôler les équipements connectés et accéder à des services personnalisés. L’épisode décrypte cette offensive face à Amazon et Google, ainsi que l’absence du produit dans l’Union européenne au lancement.Frigos piratés : quand les cyberattaques touchent le monde physiqueAvec Bruno Guglielminetti, journaliste et créateur de Mon Carnet, retour sur le piratage de systèmes de réfrigération dans plusieurs enseignes françaises. Interfaces exposées, équipements vieillissants, mises à jour et responsabilités des prestataires : la discussion examine les fragilités possibles, sans trancher sur le scénario exact de l’intrusion. Au-delà de la grande distribution, les réseaux d’eau, d’électricité et les équipements médicaux illustrent les conséquences très concrètes de ces menaces.Agents IA : retour d'expérience avec DotBruno Guglielminetti, de Mon Carnet, explique comment il utilise Dot, l’agent d’OpenAI, pour exploiter ses courriels, préparer des animations de conférences et organiser sa veille technologique. Son témoignage met en lumière le passage d’un outil auquel on pose des questions à un assistant capable de mener des tâches plus longues et de prendre des initiatives. L’échange aborde aussi les différences d’accès à ces services entre l’Amérique du Nord et l’Europe.Mondial de l’Auto : la high-tech face à la vague néo-rétroAvec Patrice Duboé, de Capgemini, tour d’horizon des tendances technologiques du Mondial de l’Auto 2026. L’occasion d’interroger la mode du néo-rétro, qui pousse notamment les constructeurs français à revisiter leurs modèles historiques, face à une industrie automobile tournée vers toujours plus de technologies [PARTENARIAT].Up&Charge : recharger sa voiture électrique sans brancher de câbleAu Mondial de l’Auto, Anthony Plais, directeur des opérations d’Up&Charge, présente une solution française de recharge par induction adaptable à des véhicules déjà en circulation. Sa borne motorisée ajuste la distance avec le récepteur placé sous la voiture, avec un rendement annoncé de 95 % du réseau à la batterie. Accessibilité pour les personnes à mobilité réduite, recharge des véhicules autonomes et déploiement auprès des flottes professionnelles figurent parmi les applications présentées.Liens utilesTesla — présentation officielle du RoadsterAnthropic — travaux sur la réplication des IA sans centre de donnéesArtCraft — outils et applications open sourceApple — présentation officielle du HomeViewMonde Numérique — épisodes et Débrief TransatMon Carnet — le média de Bruno GuglielminettiUp&Charge — la borne à induction UP’ONE CHAPITRES : 00:00:16 - Tesla dévoile son Roadster-fusée 00:10:14 - L’appel des chercheurs pour mieux encadrer l’IA 00:12:28 - Le Vibe Coding peut-il remplacer les logiciels ? 00:15:36 - Un robot humanoïde au cœur d’une fausse agression 00:17:27 - Apple lance son cerveau pour la maison connectée 00:20:12 - Cyberattaque : des supermarchés pris au piège 00:31:32 - Les agents IA, de vrais assistants personnels ? 00:38:37 - Au Mondial de l’Auto, trois tendances high-tech 00:47:01 - Up & Charge : recharger sa voiture sans câble 00:53:59 - Fin de l’Hebdo et rendez-vous la semaine prochaine Hébergé par Audiomeans. 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Des frigos piratés révèlent la vulnérabilité des infrastructures · Le néo rétro automobile divise face aux voitures chinoises · Bengio réclame des garde fous pour les IA · Bruno teste Dot face à Muse · En Ukraine la guerre se joue aussi dans les réseauxAvec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)===============Frigos piratés : quand la cyberattaque devient physiqueDes centaines de supermarchés touchés, des températures déréglées et des produits détruits : le piratage des installations frigorifiques illustre les conséquences très concrètes des cyberattaques. Nous revenons sur les équipements de Danfoss, les accès à distance insuffisamment protégés et les possibles négligences, alors que le scénario précis de l’intrusion reste à établir.Eau, hôpitaux, électricité : les autres infrastructures exposéesAu-delà des rayons alimentaires, les installations de traitement de l’eau, les équipements médicaux et les réseaux électriques sont aussi concernés par les cybermenaces. Nous discutons du vieillissement des systèmes, du rôle des prestataires et des responsabilités parfois diluées, avec une conviction : la cybersécurité doit être considérée comme un investissement stratégique. À écouter également : comment réduire l’exposition des entreprises aux cyberattaques.Mondial de l’Auto : nostalgie française contre futur chinoisAu Mondial de l’Auto, le retour de modèles emblématiques en version électrique contraste avec les véhicules hypertechnologiques des constructeurs chinois. Le néo-rétro traduit-il une peur du futur ou une stratégie pertinente pour séduire plusieurs générations avec des voitures accessibles ? Un débat à prolonger avec notre reportage sur ces deux visions de l’automobile.Yoshua Bengio veut mieux encadrer les IA les plus puissantesYoshua Bengio, Geoffrey Hinton et plusieurs centaines de chercheurs appellent à renforcer la surveillance des systèmes d’intelligence artificielle avancés. Nous examinons les pistes évoquées : coordination internationale, confinement plus rigoureux et règles destinées à maintenir les agents dans les limites fixées par les humains.Des agents capables de contourner leurs limitesPortes dérobées, initiatives inattendues, expériences de réplication : les comportements rapportés dans l’émission interrogent notre capacité à contrôler des agents toujours plus autonomes. Nous distinguons les expériences menées en environnement fermé des risques en situation réelle, tout en évoquant les recherches de LoiZéro pour concevoir des IA sûres dès leur conception.L’Europe risque-t-elle de décrocher dans les usages de l’IA ?Les différences d’accès aux nouveaux assistants entre le Canada et la France relancent notre débat sur la régulation européenne. Comment protéger les utilisateurs tout en leur permettant de bénéficier des innovations ? Jérôme exprime sa frustration face aux outils encore indisponibles et au manque d’explications sur ces restrictions.Dot contre Muse : Bruno raconte son quotidien avec les agents IABruno partage son expérience de Dot, l’agent d’OpenAI, qu’il compare à Muse de Meta : synthèse d’une cinquantaine de cour CHAPITRES : 00:00:03 - Le menu du débrief transat 00:01:23 - Les cyberattaques sortent du monde virtuel 00:12:08 - Le Mondial de l’auto entre nostalgie et futur 00:22:46 - Qui doit encadrer les intelligences artificielles ? 00:32:15 - Bruno teste l’agent IA d’OpenAI 00:39:05 - DOT ou Muse : quel agent choisir ? 00:40:36 - Ukraine : Starlink et les infrastructures numériques 00:47:45 - Nos émissions de la semaine et au revoir Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Après des années à vouloir faire disparaître les boutons au profit des écrans tactiles, les fabricants font machine arrière. Des voitures aux casques audio, en passant par les ordinateurs et les lunettes connectées, les commandes physiques reviennent pour une raison simple : le design épuré n’est pas toujours synonyme de simplicité d’utilisation.Le retour des commandes physiquesAprès des années de course au minimalisme, les boutons physiques font leur retour dans les appareils électroniques. Constructeurs automobiles, fabricants de casques audio et concepteurs de lunettes connectées redécouvrent les avantages des commandes que l'on peut manipuler sans regarder.Dans l'automobile, Volkswagen, Mercedes-Benz, Tesla et Peugeot illustrent cette évolution. Boutons au volant, molettes de volume et commandes dédiées retrouvent leur place, parfois à la demande directe des utilisateurs.Quand le tactile complique la vieLe phénomène dépasse les voitures. Les lunettes auditives Nuance Audio intègrent des boutons de réglage du volume, tandis que Nothing mise sur une molette et une commande physique pour piloter son casque audio. Des accessoires permettent également de retrouver un clavier sur smartphone ou des boutons pour naviguer dans l'interface d'une liseuse.L'exemple emblématique reste la Touch Bar d'Apple, cette bande tactile introduite sur les MacBook Pro en 2016 pour remplacer les touches de fonction traditionnelles. Malgré ses possibilités, elle a montré les limites d'une interface qui oblige à regarder le clavier pour effectuer des gestes autrefois automatiques. Apple a finalement réintroduit les touches physiques sur ses MacBook Pro à partir de 2021.L'ergonomie avant l'esthétiqueUn bouton possède un emplacement fixe, une forme identifiable et un retour tactile qui confirme l'action. Avec l'habitude, il devient possible de l'utiliser sans détourner le regard. À l'inverse, un écran tactile impose souvent de chercher une commande, d'ouvrir des menus et de mobiliser davantage son attention.Dans une voiture, cette contrainte pose notamment une question de sécurité : régler le volume ou la climatisation devrait demander le moins d'attention possible. Dans une cuisine, les commandes tactiles peuvent également se révéler peu pratiques avec les doigts humides, des gants ou des objets posés sur la surface.Trouver le bon équilibre entre boutons et écransLe tactile reste pertinent pour naviguer sur une carte, consulter des photos ou accéder à des fonctions complexes. Mais tout ne gagne pas à être dématérialisé. Le défi des designers consiste à choisir les commandes qui méritent de rester physiques, en privilégiant la simplicité, la rapidité et l'intuitivité plutôt que la seule esthétique.Une leçon qui rappelle qu'en matière de technologie, le progrès ne consiste pas toujours à supprimer les boutons. Parfois, la meilleure innovation est simplement celle qui permet d'agir sans avoir à y penser. CHAPITRES : 00:00:05 - Le retour des boutons 00:00:41 - Les voitures reviennent au physique 00:01:49 - L’échec de la Touch Bar 00:03:04 - Pourquoi le tactile fatigue 00:04:14 - Trouver le bon équilibre Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Et si l’intelligence artificielle devenait aussi simple à utiliser qu’un moteur de recherche ? Avec Deklik, Solène Gransard Delamarche veut guider les non-initiés vers les bons outils et les usages concrets de l’IA, sans jargon ni compétences techniques.🎤 INTERVIEW : Solène Gransard Delamarche – Fondatrice de DeklikL’essentielJe veux qu’on dédramatise l’IA et qu’on donne vraiment accès à tout le monde.Je m’adresse vraiment aux personnes qui ne savent pas quelle IA utiliser.C’est plein de petits tips comme ça qui sont simples, pris chacun.Je ne veux pas apprendre aux gens ce que c’est que l’IA. Je veux juste en fait que ce soit de l’utilisation.=================================L’interviewPourquoi avoir créé Deklik pour démocratiser l’intelligence artificielle ?Je suis passionnée d’IA et de nouvelles technologies, mais je trouve que les médias spécialisés s’adressent souvent à des personnes qui connaissent déjà bien le sujet. Beaucoup de gens aimeraient utiliser l’intelligence artificielle, mais ne savent pas par où commencer ni quels outils choisir. J’ai donc voulu regrouper des usages concrets dans un site simple et accessible, qui s’adresse à tout le monde, y compris aux personnes qui n’ont jamais utilisé l’IA.Comment Deklik aide-t-il concrètement les utilisateurs à se servir de l’IA ?Je propose des fiches pratiques classées par thèmes : travail, repas, maison, argent ou famille. On peut, par exemple, apprendre à préparer les menus de la semaine à partir d’une photo de son réfrigérateur, à apprendre les bases d’un sujet en dix minutes ou à faire expliquer oralement un document par une IA. Chaque fiche indique quelle intelligence artificielle utiliser et guide l’utilisateur pas à pas, avec un petit prompt prêt à l’emploi. Je privilégie les versions gratuites des outils pour que chacun puisse essayer sans multiplier les abonnements payants.Quel est le modèle économique de Deklik ?Le site propose trois questions gratuites par mois. Elles restent accessibles pendant tout le mois, et l’utilisateur peut ensuite souscrire un abonnement à 6,90 euros par mois pour accéder à davantage de fiches. L’objectif est de donner des chemins simples pour utiliser les versions gratuites des différentes IA. Je m’adresse avant tout aux personnes qui veulent intégrer ces outils dans leur quotidien, sans avoir besoin de maîtriser leur fonctionnement technique.Comment avez-vous créé Deklik et quelles sont vos ambitions pour la suite ?J’ai utilisé Nanocorp, une plateforme qui permet de construire un projet à partir d’instructions données à une IA. J’y ai consacré plusieurs jours et nuits avant d’aboutir au résultat actuel, avec l’aide de mes deux fils. J’ai l’ambition d’en faire un véritable business. Pour la suite, je ne veux pas proposer de formation à l’intelligence artificielle : je veux surtout enrichir le site avec de plus en plus de fiches pratiques. À terme, j’aimerais que Deklik fonctionne presque comme un moteur de recherche permettant de trouver comment utiliser l’IA pour répondre à un besoin précis du quotidien.Deklik CHAPITRES : 00:00:08 - Démocratiser l’IA simplement 00:02:49 - Déclic, le site pratique 00:04:05 - Choisir la bonne IA 00:05:11 - Cuisiner avec l’intelligence artificielle 00:06:54 - Des astuces pour tous 00:08:45 - Le modèle économique 00:10:28 - Construire sans coder 00:11:50 - Ambitions pour Déclic Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Parler français à une intelligence artificielle peut coûter jusqu’à 58 % de tokens supplémentaires par rapport à l’anglais, selon une étude de Baracoda AI Labs. Thomas Serval, PDG de Baracoda, explique les raisons de ce surcoût et les solutions possibles pour rendre les modèles d’IA plus efficaces en français.🎤 INTERVIEW : Thomas Serval – PDG de BaracodaL’essentielEn moyenne, en français, il faut deux tokens par mot.Le français est plus inefficace que l’anglais pour parler aux machines.Il va falloir réentraîner les modèles, ce qui est très, très coûteux.Consommer plus de tokens, c’est consommer plus d’énergie, plus de GPU, plus de hardware.=================================L’interviewPourquoi le français coûte-t-il plus cher à utiliser avec une IA ?Pour qu’un ordinateur comprenne une langue, il faut la découper en petits morceaux appelés tokens. Or, les modèles de langage sont généralement plus efficaces dans les langues sur lesquelles ils ont été entraînés. En anglais, un token correspond souvent à un mot, tandis qu’en français, il faut en moyenne deux tokens par mot. Nos accents, nos accords et les particularités de notre grammaire rendent cette tokenisation moins efficace. À cela s’ajoute un déséquilibre dans les données d’entraînement disponibles : les corpus anglophones sont beaucoup plus importants.Quel est l’impact concret sur la facture des entreprises ?Les grandes entreprises qui proposent des modèles d’IA facturent souvent leur utilisation au token. Notre étude montre que le surcoût varie selon les modèles : environ 30 % pour GPT-5 dans nos mesures, 45 % pour Claude et 56 % pour Qwen, par rapport à l’anglais. Pour Mistral, nous avons mesuré un surcoût de 31 %. Ces chiffres sont des moyennes. Pour une entreprise qui multiplie les conversations et les projets d’IA, cette différence peut peser sur les coûts, mais aussi sur la consommation de ressources informatiques et d’énergie.Quelles solutions pour rendre les IA plus efficaces en français ?Il faut agir dès la conception des modèles, notamment au niveau de la tokenisation, avant l’entraînement. Réentraîner un modèle coûte très cher, et les corrections réalisées après l’entraînement ne permettent d’améliorer la situation que marginalement. Chez Baracoda AI Labs, nous avons développé une deuxième version de notre encodeur, Baracoda FR2, qui ramène le surcoût à 12 % par rapport à l’anglais. Nous testons également notre approche sur les 24 langues de l’Union européenne. Il est possible de faire beaucoup mieux, sans pour autant transformer le français en langage SMS.Pourquoi cette question est-elle aussi un enjeu de souveraineté ?L’efficacité des modèles a un coût économique et énergétique. L’Europe ne dispose que d’une part limitée des capacités de calcul nécessaires, et les entreprises consomment de plus en plus de tokens avec leurs projets d’IA. Pour les langues régionales et moins représentées, comme le breton, le corse ou le créole haïtien, le surcoût peut atteindre deux à trois fois celui d’une langue mieux prise en charge. Il faut donc investir dans des environnements d’entraînement adaptés et faire de l’efficacité dans les langues nationales un critère de choix des solutions d’IA. Sans cela, nous risquons de marginaliser certaines langues dans le monde numérique. CHAPITRES : 00:00:08 - Coût du français en IA 00:00:58 - Pourquoi le français coûte plus 00:02:17 - Comprendre les tokens 00:03:38 - Le chinois n’est pas tout 00:05:31 - Qui paie la facture ? 00:08:11 - Chiffrer le surcoût 00:10:02 - Les modèles les plus chers 00:11:58 - Langues rares, enjeu souverain 00:13:44 - Réentraîner pour corriger 00:16:06 - Le prix des tokens baissera-t-il ? 00:18:30 - Alerte pour l’Europe 00:19:05 - Où lire l’étude Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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