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Travelling ‐ RTS Première
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Travelling ‐ RTS Première

Author: RTS - Radio Télévision Suisse

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Un déplacement de caméra pour tout connaître de l'histoire du cinéma! Fichiers disponibles durant 30 jours après diffusion. - Pour un usage privé exclusivement.
538 Episodes
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Travelling avant sur le Guépard, il Gattopardo de Luchino Visconti sorti en 1963. Le film est adapté du livre du même nom, le succès littéraire et posthume de Giuseppe Tomasi di Lampedusa sorti en librairie en 1958. De ce chef-dʹœuvre littéraire, Visconti tire une fresque romanesque, une tragédie des grandes familles, immobiles, confrontées à la révolution. Cʹest un film sur lʹécoulement du temps et lʹéboulement des repères. En voyant ce quʹen fait Visconti, tout en magnificence, le public ne peut quʹéprouver de lʹempathie pour le prince, pour le guépard, le surnom du prince Salina joué par Burt Lancaster confronté à la révolution de Garibaldi. Il sʹenthousiasme et la critique aussi. Le Guépard remporte la Palme dʹOr au festival de Cannes en 1963. Mais les réalisateurs italiens attaquent Luchino Visconti. Ils renient le cinéaste, le conspuent. Ils préfèrent le voir dans la case néo-réaliste. Ils reprochent au film son académisme, des anachronismes, trop dʹesthétisme. Visconti nʹen a cure et porte son film malgré les accusations de ses pairs. Il a fait au mieux pour faire un beau film, ignorant parfois les réalités historiques et autobiographiques. Le Guépard est souvent réduit à sa beauté. Ne nous leurrons pas, cʹest un bijou du cinéma. Burt Lancaster y est rayonnant. Claudia Cardinale lumineuse. Alain Delon très jeune premier. Il ne nous reste plus quʹà entrer dans lʹhistoire, en nous dépêchant, car la révolution italienne est déjà en marche. REFERENCES Laurence Schifano, Le Guépard de Luchino Visconti, étude critique, Synopsis, Nathan Editions, Paris, 1991 Florence Colombani, Proust-Visconti, histoire dʹune affinité élective, Editions Philippe Rey, Paris 2006 Laurence Schifano, Visconti, les feux de la passion, Champs Contre-Champs, Flammarion, 1989 Un hommage à Claudia Cardinale https://www.rts.ch/info/culture/cinema/2025/article/deces-de-claudia-cardinale-l-icone-du-cinema-italien-s-eteint-a-87-ans-29007302.html Les archives de la RTS, Visconti à Cannes https://www.facebook.com/RTSArchives/videos/une-palme-cannoise/930022617048414/?locale=ms_MY
Dead Man de Jim Jarmusch sort en 1995. Cʹest un western crépusculaire, quasi psychédélique. Lʹhistoire de William Blake, un comptable, timide, renfermé, en fuite après avoir tué un homme et qui se retrouve embarqué dans une quête sans autre issue que la mort. Sur sa route, il rencontre Nobody, un natif américain, énigmatique, presque gourou, qui devient son guide spirituel, tout en le prenant pour la réincarnation du vrai poète anglais William Blake. Tourné en noir et blanc, avec Johnny Depp dans le rôle-titre, Dead Man invite à lʹintrospection. Voyage initiatique, oraison funèbre, réflexion métaphysique, dans ce film volontairement inclassable Jim Jarmusch retrouve sa verve poétique de Stranger Than Paradise et de Dawn by Law. Porté par la guitare de Neil Young, par la présence de Gary Farmer, de John Hurt, de Robert Mitchum dont cʹest le dernier film, et par lʹévanescence de Johnny Depp, ce western existentialiste nous emmène sur ces chemins de traverse que seul Jim Jarmusch maîtrise à la perfection. Le film fait un échec retentissant à sa sortie, mais il trouve son public chez les amoureux de Jarmusch. REFERENCES Jim Jarmusch interview on "Dead Man" Charlie Rose (1996): https://www.youtube.com/watch?v=1PJf8gyElaI&t=6s F2 Le journal 13h 31.12.1995 : https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/cab96000105/dead-man Independent Focus - Jim Jarmusch : https://www.youtube.com/watch?v=84PyzSNLTto Jim Jarmusch Q&A | 'Dead Man' (Full): https://www.youtube.com/watch?v=wcUwxcbhtdQ Jim Jarmusch: I Love To Take The Subway By Myself (2007): https://www.youtube.com/watch?v=aBl6WN92Nuc Interview with Johnny Depp and Gary Farmer on Dead Man, 1996: https://www.youtube.com/watch?v=QUo2S_cfxbg La bande-son des films de Jim Jarmusch https://www.rts.ch/info/culture/cinema/11438651-la-bandeson-des-films-de-jim-jarmusch.html#chap09
Dans Travelling, un film de science-fiction, une comédie musclée, signée Luc Besson sortie en 1997 : The 5th Element, le 5e élément. Dans ce film, le Bien est confronté au Mal absolu, qui revient tous les 5000 ans et se propose à chaque fois de détruire toute forme de vie. En 2263, le Mal est repoussé par une équipe de Justes et de justiciers groupés autour des 4 éléments fondamentaux et dʹun cinquième, incarné en un être parfait, en lʹoccurrence une jeune fille aux cheveux orange prénommée Leeloo. Luc Besson, auréolé du succès de Nikita puis de Léon, donne enfin corps à un projet qui lui tient à cœur depuis son adolescence. Le 5e élément est tiré de son livre écrit 16 ans. Il lui faut 20 ans et de nombreux millions de dollars pour en tirer un film. Le 5e élément est une véritable superproduction. Lorgnant du côté de Star Wars et dʹIndiana Jones, mâtiné de bande dessinée européenne, le cinéaste associe à son projet les dessinateurs Moebius, et Jean-Claude Mézières pour les décors, la création de lʹunivers et les créatures du futur. Pour les effets spéciaux, cʹest la société de James Cameron et la musique est signée Eric Serra, complice de toujours de Luc Besson. Du côté des acteurs de ce Space opéra, Bruce Willis, star ultime des années 90, est le héros avec une débutante, Milla Jovovich. On trouve également Gary Oldman, Ian Holm et Chris Tucker. Gigantesque fresque sur la paix, sur lʹamour, le film est un véritable succès en France, et à lʹInternational malgré des critiques mitigées qui lui reprochent une impression de déjà-vu et de naïveté du propos. Mais le public adore et à  force de diffusions et de rediffusions, le 5e éléments obtient un statut de film culte. Nommé aux César et aux Oscars, le film obtient trois César dont celui du meilleur réalisateur. Mais nous allons vous raconter tout ça. Direction, le 23e siècle, dans le taxi volant de Korben Dallas, dans lequel vient dʹatterrir avec fracas, Leeloo. REFERENCES GIRALDI, Massimo, Luc Besson, Edition Gremese, Rome, 2004 Milla Jovovich et Bruce Willis, à Cannes sur le plateau de Nulle Part ailleurs https://www.youtube.com/watch?v=5XN4swBpF9U Le making of du 5e Elément https://www.youtube.com/watch?v=9UkfFpM9r8k Maïwenn, la Diva https://www.youtube.com/watch?v=ip1ddWc4SAM Behind the scenes https://www.youtube.com/watch?v=RhT0-C4QL_w
Voici une comédie française qui va faire date : la vie est un long fleuve tranquille dʹEtienne Chatiliez sortie en 1988. Fils de pub, Chatiliez saute le pas et plonge avec allégresse dans la réalisation de long-métrage avec ce premier film très remarqué qui raconte lʹhistoire de deux familles de classes opposées, caricaturales, les premiers catholiques fervents, les seconds athées, des familles que rien ne prédestinaient à se rencontrer. Mais cʹest sans compter sur un gros coup de pouce du destin et sur les aveux dʹune infirmière désabusée qui avoue avoir échanger deux enfants à la naissance. Les Groseille et leur 6 enfants, vivant modestement dʹaides sociales dans un HLM et de menus larcins et arnaques, vivent avec Maurice, Momo, 12 ans, le plus intelligent membre de la famille. De lʹautre côté, les Le Quesnoy, famille aisée, bourgeoise, participant à des kermesses, 5 enfants, vivent avec Bernadette, 12 ans, qui commence à montrer des signes de rébellion. Comment vont réagir les familles à lʹannonce fracassante de lʹéchange de nouveau-nés, cʹest ce que vous découvrirez dans le film. Etienne Chatiliez travaille avec Florence Quentin, travaillant sur le terrain et proposant cette farce, ce film sur lʹinné et lʹacquis, sur la lutte des classes,  un film social, à la fois doux et méchant, tendre et dramatique, une véritable farce morale décapante. Le dialogue, procède de lʹécriture très acide à la française, mais dans un ton qui se  veut proche plutôt des anglo-saxons et de la comédie italienne à la Affreux sale et méchants dʹEttore Scola. Le film fait un tabac au cinéma. Un succès que ni le réalisateur ni sa scénariste nʹaurait pu imaginer, vu quʹaucun distributeur ne le voulait. Mais ne tardons pas, les familles Groseille et Le Quesnoy vont voir leur quotidien chamboulé de manière drastique et nous allons les accompagner. REFERENCES Long métrage d'Etienne CHATILIEZ, coproduction FR3, tournage à Villeneuve d'Ascq du film "La vie est un long fleuve tranquille". Interview de CHATILIEZ réalisateur (choix de la région, difficultés dans la recherche des enfants). CHATILIEZ es aussi réalisateur de spots publicitaires. Extrait film tournage. JT soir Nord Pas de Calais - 05.08.1987 https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/llc8711271401/villeneuve-d-ascq-tournage-de-la-vie-est-un-long-fleuve-tranquille Le tournage de la vie est un long fleuve tranquille https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/llc8807272358/tournage-du-film-la-vie-est-un-long-fleuve-tranquille la cérémonie des Césars 1988 https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/cab89009792/les-cesars Le réalisateur de quelques uns des plus grands succès du cinéma français défend le cinéma francophone en présidant le jury du festival du premier film francophone de La Ciotat dont TV5MONDE est partenaire. https://www.youtube.com/watch?v=86RYtrS8vh8
Voici une comédie romantique française écrite et réalisée par Claude Pinoteau, sur un scénario de Danièle Thomson, sortie en 1980, la Boum. Cette Boum qui met en scène une Sophie Marceau de 13 ans face à ses amours, à sa grand-mère, à ses parents. Un film qui raconte son temps, les années 80, les émois adolescents, les premiers frissons, et les danses collées serrées sur des slows langoureux. Ahhh nostalgie. On ne danse plus sur des slows pour faire connaissance. On se rencontre via des Applications, on sʹaime par messages interposés, et la musique bascule sur la rap et la techno. Le monde  a changé. La Boum est le film dʹune génération et dʹune époque révolue. Et on se met à regarder ce film par le prisme de lʹhistoire, celui dʹune société parisienne de classe moyenne dont on nous dresse le portrait en creux. Cʹest le film sur une crise de couple des quarantenaires, sur une crise dʹadolescence, et sur la fin dʹune crise économique qui a marqué les années 70 avec cette envie de progresser néanmoins dans ces années 80 qui sʹannoncent. La Boum fait un triomphe en France, puis en Europe et surtout en Italie où les aventures de Vic créent des émeutes. Tout le monde se reconnaît dans cette histoire, cliché photographique dʹun moment de transition que nous traversons toutes et tous. Claude Pinoteau et Danièle Thompson ont su, à leur manière, dresser le portrait dʹun âge charnière et certainement dʹune génération et de son temps. Ne tardons plus, Vic est invitée à une Boum. Cʹest là quʹelle va rencontrer son premier amour, Mathieu. Cʹest ce qui arrive quand on a 13 ans et des poussières. REFERENCES Les enfants de la Boum https://www.youtube.com/watch?v=zZ2z3CHyv3U Vladimir Cosma sur la musique de la Boum https://www.youtube.com/watch?v=JTqR-eMQe1M la Boum, souvenirs de tournage https://www.youtube.com/watch?v=UQWfZNPILTc Claude Pinoteau et Sophie Marceau sur Antenne 2 https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/caa8002020501/claude-pinoteau-et-sophie-marceau La Boum dans Blow Up https://www.youtube.com/watch?v=D9KX35J1kWg
Aujourdʹhui dans Travelling, une romcom de Noël devenue culte : The Holiday, de Nancy Meyers sortie en 2006. Cʹest bien simple, cette comédie romantique a tout pour plaire. Un bel esprit de Noël, avec même un peu de neige, des femmes en rupture, deux univers complètement différents qui vont finir par sʹentrecroiser, et bien sûr des princes charmants et lʹamour au bout du chemin. Cʹest complètement kitch cʹest vrai, mais cʹest totalement assumé. Lʹhistoire est simple : deux femmes, Iris et Amanda, lʹune anglaise, lʹautre américaine, jouées respectivement par Kate Winslet et Cameron Diaz, sont toutes deux malheureuses en amour. Par un coup de hasard, elles décident dʹéchanger leur maison via une plateforme sur le Net et se retrouvent lʹune dans une magnifique maison californienne et lʹautre dans un cottage anglais. Et ce qui doit arriver arrive, elles rencontrent chacune un homme charmant, Jude Law pour la première et Jack Black pour la seconde. Simple, efficace, mais il faut dire que Nancy Meyers, au scénario et derrière la caméra, sʹy entend pour nous faire vivre complètement ses histoires de midinette. The Holiday est, comme il se doit pour ce type de comédies, complètement décrié par la critique à sa sortie, mais le public accroche et y revient, année après année, faisant de ce film un classique de Noël. REFERENCES : Jude Law sur ses films https://www.youtube.com/watch?v=fC6ltoqJS5o$ Kate Winslet Rewatches Titanic, Eternal Sunshine, The Regime & More | Vanity Fair https://www.youtube.com/watch?v=q9Z4caCa2yw Cameron Diaz Breaks Down 14 Looks, From The Holiday to Back in Action | Life in Looks | Vogue https://www.youtube.com/watch?v=YKoN84GQwZk The Making of "The Holiday" 2006 https://www.youtube.com/watch?v=TSO9pavoJq4 Global Comment - "5 reasons why Christmas movies make us feel good, according to science", 24 novembre 2023 Vogue France - "Pourquoi sommes-nous tous obsédés par les films de Noël ?", publié le 30 novembre 2023
Aujourdʹhui dans Travelling nous nous mettons dans la peau de policiers new-yorkais et nous partons traquer la drogue du côté de Marseille. Nous remontons la French Connection dans ce film policier américain réalisé par William Friedkin en 1971. Gene Hackman y est incroyable en flic incorruptible, raciste et véritable machine à pister les dealers. Il recevra lʹoscar du meilleur acteur pour sa prestation. Face à lui, Fernando Rey qui joue un riche criminel français, et Roy Schneider qui lʹaide pour camper la vraie histoire des flics du New York Police Department au département des narcotiques, ceux qui ont enquêté en 1962 sur les réseaux de la French Connection, organisation criminelle qui importait, depuis la France, la majeure partie de l'héroïne consommée aux États-Unis. Le film fait un triomphe à sa sortie. En France, il arrive auréolé de 5 oscars, y compris celui du meilleur réalisateur pour William Friedkin. Il sʹaccompagne également de mesures drastiques en France pour faire tomber la plateforme de la drogue marseillaise. Lʹhistoire du film et celle des dealers corses et marseillais se mêlent dans ce travelling. Il est temps de plonger dans la lutte antidrogue sans y risquer notre peau.
Voici une comédie cultissime qui expose les manigances dʹun producteurs véreux et de son comptable qui montent une comédie musicale à Broadway. Ce film, Les Producteurs, The Producers, est signé Mel Brooks. Il sort en 1968 et fait un four. Cʹest lʹantithèse de ce qui se passe dans lʹhistoire où les producteurs cherchent à monter un spectacle qui sera un échec total pour empocher lʹargent de lʹassurance et des vieilles dames qui ont prêté leur pécule pour le monter. Mais cette comédie musicale improbable, intitulée Le Printemps dʹHitler, Springtime for Hitler, sera un succès phénoménal. Dʹabord choqué, le public voit un Hitler, poussé à lʹextrême dans la caricature, mener une campagne armée musicale de fort mauvais goût. Tout y passe, croix gammée faite par une quadrille de danseuses et danseurs et jeunes femmes avec costume de Bretzel ou de bière. Surtout, il faut dire que Zero Mostel et Gene Wilder sont absolument géniaux, campant qui le Max Bialystock, le Producteur, et qui Leopold Bloom, son timide comptable. Dans la vraie vie, le film qui raconte cette histoire nʹest pas bien reçu même si Mel Brooks a remporté l'Oscar du meilleur scénario original pour ce film en 1969. Mais petit à petit, à force de passages dans les salles, et à la télévision, il conquiert le monde. Jusquʹà ce quʹà lʹaube des années 2000, Mel Brooks nʹadapte ses Producteurs en comédie musicale, à Broadway…et là….là….cʹest lʹexplosion. Jamais une comédie musicale nʹaura reçu autant de prix, autant dʹéloges. Depuis, Les Producteurs sont entrés dans la légende. Et cʹest celle-ci que nous allons vous raconter aujourdʹhui. Ne tardons pas. Max Bialystock a rendez-vous avec une mécène octogénaire, en même temps quʹavec son comptable et son destin. REFERENCES The making of The Producers - Australia https://www.youtube.com/watch?v=QMrU-MEFllI MEL BROOKS présente son film à la télévision https://www.youtube.com/watch?v=uV8dXxpWUmI Le Making of du film https://www.youtube.com/watch?v=QMrU-MEFllI BROOKS, Mel, "All About Me ! My remarkable Life in Show Business", Ballantine Books, 2021
Aujourdʹhui dans Travelling, une comédie triste… Et non, ce nʹest pas antinomique. Car qualifier Lost in Translation de Sofia Coppola de comédie dramatique est un peu dithyrambique. Il nʹy a pas de drame dans ce film, mais des tristesses qui sʹapaisent, des solitudes qui se croisent, des ennuis qui sʹeffacent. Lost in Translation est le deuxième long-métrage de Sofia Coppola après Virgin Suicide. Sorti en 2003, le film raconte la rencontre dʹun acteur sur le retour, Bill Murray, venu tourner une pub pour une marque de whisky au Japon, et qui va tomber sur une jeune femme, Scarlett Johansson, épouse délaissée dʹun photographe de célébrités. Les deux traversent une crise dʹidentité et vont partager des instants, précieux. Et cʹest ça que raconte Lost in Translation. Deux trajectoires, deux destins qui se croisent à un moment T, deux êtres perdus au sein dʹune culture qui leur est complètement étrangère, ainsi que dans leurs propres vies. Nourrie par ses propres expériences japonaises, Sofia Coppola se met à hauteur de sa comédienne et de son comédien pour capter lʹessence même de leurs états dʹâme, avec finesse et une touche de modernité en traduisant le mal-être de la solitude avec pudeur. Le film est tourné au Japon en un peu plus dʹun mois, presque dans la continuité, en laissant beaucoup de liberté aux acteurs pour improviser. A sa sortie, il est particulièrement bien accueilli par le public. Cʹest un gros succès commercial. Lost in Translation est également plébiscité par la critique et Sofia Coppola décroche lʹOscar du meilleur scénario en 2004 et le César du meilleur film étranger. Il ne nous reste plus quʹà débarquer à Tokyo et nous pourrons commencer nos déambulations. REFERENCES : Interview de Sofia Coppola par Charlie Rose : https://charlierose.com/videos/13710 Interview de Bill Murray par Charlie Rose : https://charlierose.com/videos/17807 Behind the scenes : https://www.youtube.com/watch?v=PA2XTJGfo4A Sofia Coppola winning Best Original Screenplay : https://www.youtube.com/watch?v=Skit7AZtuw4 Présentation de Lost in translation au TJ 07.01.2004: https://www.rts.ch/play/tv/12h45/video/cinema--sofia-coppola-fille-de-francis-ford-sort-son-second-long-metrage--lost-in-translation-?urn=urn:rts:video:565028 Scarlett Johansson regarde ses films pour Vanity Fair : https://youtu.be/qipqD2jdXeI?si=C1fKBuF11ZrCGPvD
Impitoyable, Unforgiven en anglais, un film de Clint Eastwood sorti en 1992 est un western crépusculaire et violent. Lʹhistoire dʹun ancien tueur, retraité, veuf et père de famille, sans le sou, qui sʹassocie à un jeune cow-boy inexpérimenté et complètement miro et à son ancien comparse, esclave affranchi, pour aller toucher une prime de 1000 dollars en vengeant une prostituée défigurée par un client humilié. La recherche du criminel, la figure du shérif, également tueur pas si repenti, les questions des droits de prostituées, des femmes en général dans le Far-West, les droits des anciens esclaves, la loi par les armes, et la légende de lʹOuest qui se construit, tout cela dresse un portrait violent et sans concession dʹune époque, celle des années 1880, quand la conquête est terminée et que les colons, installés, sʹéchinent à créer la société de demain. Clint Eastwood, cowboy décati, partage lʹaffiche avec Gene Hackman, Morgan Freeman, Richard Harris, Jaimz Woolvett, Francis Fisher et Saul Rubinek. Le casting est brillant, la direction dʹacteur également. Clint Eastwood revient au genre de prédilection qui lʹa fait connaître. Il est à la fois devant et derrière la caméra, réalisateur et producteur, sʹentourant dʹune équipe de fidèles pour mener à bien ce projet qui marque les esprits, en renouvelant littéralement un genre quʹon disait moribond, voire carrément décédé, le western. Le film enthousiasme le public et la critique, par le jeu des comédiennes et des comédiens, par la beauté de la photographie, par ce côté sombre et désabusé, par cette narration différente du mythe de lʹOuest. Il rapporte 160 millions de dollars. Il en a coûté 14,4 millions. Et il remporte 4 Oscars dont celui du meilleur film et meilleur réalisateur pour Clint Eastwood en 1993. Ne tardons plus, le Kid de Schofield apprenti tueur est venu chercher William Munny pour emporter une prime aussi sanglante que vengeresse. Lʹargent est tentant et ramène Munny au cœur de la violence. REFERENCES LʹOscar du meilleur film https://www.youtube.com/watch?v=JEsc6GGrRFw Clint Eastwood dans Spécial Cinéma https://www.youtube.com/watch?v=u3fMxuOOS5w Unforgiven, un Turning Point sur CBS News https://www.youtube.com/watch?v=NLPNb8tGaXM Behind The Scene https://www.youtube.com/watch?v=qAQytZbV5bA Impitoyable, un film de Clint Eastwood, Livret de production du film, Warner Bros.
En pleine guerre du Viêt Nam, le capitaine Benjamin Willard (Martin Sheen) se voit confier une mission par les services secrets militaires américains: il doit retrouver et exécuter le colonel Walter Kurtz (Marlon Brando), dont les méthodes militaires sont jugées malsaines par la chaîne de commandement. Le colonel Kurtz a pris la tête groupe dʹindigènes et mène des opérations depuis un camp établi au Cambodge. Ses opérations contre lʹennemi sont dʹune sauvagerie terrifiante. Willard va alors remonter le fleuve jusquʹau plus profond de la jungle vietnamienne pour pouvoir éliminer le colonel Kurtz. Mais au cours du voyage, en étudiant le dossier du bonhomme, il se rend compte quʹil est très différent de lʹidée quʹil sʹen faisait. Arrivés au campement de Kurtz, les choses vont méchamment déraper. Mais je ne vous dirai ni comment, ni pourquoi, car il faut voir et revoir Apocalypse Now, film de Francis Ford Coppola, sorti en 1979. Apocalypse Now est le 8e film de ce réalisateur. Cʹest un des films les plus mythiques du cinéma du 20e siècle. Lʹimage en est saisissante et lʹhistoire du tournage a viré à la légende. Pas pour rien certainement, et on va, au cours de ce travelling, essayer de démêler le vrai du faux. REFERENCES: Le tournage du film a fait lʹobjet d'un documentaire sorti en 1991 : Aux cœurs des ténèbres : L'Apocalypse d'un metteur en scène (Hearts of Darkness: A Filmmaker's Apocalypse), réalisé par Fax Bahr et George Hickenlooper sur la base des films amateurs tournés sur les plateaux par lʹépouse de Coppola, Eleanor Coppola. Jean-Baptiste Thoret, Le Cinéma américain des années 1970, éd. des Cahiers du cinéma, 2006 Jean-Baptiste Thoret, Apocalypse Now : Un cauchemar psychédélique, livre DVD/Blu-ray Pathé Eleanor Coppola, Apocalypse Now Journal, Sonatine Éditions, 2011 COWIE, Peter, Le petit livre dʹApocalypse Now, Cinéditions, 2001 Apocalypse Now, la scène mythique des hélicoptères http://www.dailymotion.com/video/x80giv_apocalypse-now-scene-mythique_shortfilms Le trailer https://www.youtube.com/watch?v=IkrhkUeDCdQ Sur la musique dʹApocalypse Now http://blogshumanites.u-paris10.fr/content/bande-originale-du-film-apocalypse-now
Cʹest un des films les plus influents de son époque, qui va ancrer dans lʹimaginaire collectif lʹincarnation du Mal absolu, un tueur au sang-froid, le visage masqué, sans états dʹâme: Michael Myers.
Aujourdʹhui dans Travelling, vous allez vous sentir tout guilleret, toute pimpante, toute rose avec des petits oiseaux qui tournent autour de vos têtes, des parapluies perroquets qui parlent, des éclats de rire, des danses autour des cheminées de Londres, et des envolées de cerfs-volants, car nous mettons nos pas dans ceux de la nounou la plus célèbre de lʹhistoire du cinéma, celle qui chante des airs entêtants, celle qui rabiboche parents et enfants, jʹai nommé, Mary Poppins. Ahhh Mary Poppins, un classique enchanteur, un film musical américain des studios Walt Disney, peut-être le testament de lʹartiste, un de ses films préférés du moins, celui pour lequel papa Walt sʹest le plus battu, lui qui meurt deux ans plus tard à 65 ans. Signé par Robert Stevenson, sorti en 1964, Mary Poppins mêle prises de vues réelles et film dʹanimation avec des séquences dʹanthologie et une floppées de tubes, du Chem Cheminée au Supercalifragilistic, tubes signés des frères Sherman, habitués des studios Disney. Mais Mary Poppins cʹest également lʹhistoire dʹun combat entre deux personnalités, deux fortes têtes, un producteur hollywoodien, Walt Disney, et une auteure de livres pour enfants, Pamela L. Travers, une australienne revêche. Des années de négociations, ardues, pour que lʹautrice cède enfin en 1960. Après 3 ans de préparation, puis un an pour tourner, monter, réaliser les parties animées, le film sort enfin en 1964, en faisant un triomphe, glanant 5 Oscars au passage et faisant de Julie Andrews une star. Walt Disney est heureux, Pamela L Travers un peu moins, maintenant que son film est, selon ses dires, noyé de guimauve. Aujourdʹhui dans Travelling, cʹest la bobine de Mary Poppins que nous déroulons. Nous avons beaucoup dʹarchives, des anecdotes, des extraits, et la musique du film, indispensable. Il ne nous reste plus quʹà écrire une lettre et à lʹenvoyer par la cheminée pour que cette formidable nounou viennent nous accompagner pour notre voyage cinématographique. REFERENCES : France Culture. Série : philosophie des comédies musicales 09.07.2020 https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/les-chemins-de-la-philosophie/mary-poppins-ou-l-eloge-du-travail-bien-fait-5796181 https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/serie-philosophie-des-comedies-musicales France Inter, Mary Poppins, la magie de lʹordinaire, 28.03.2021 https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/barbatruc/mary-poppins-la-magie-de-l-ordinaire-9723819 France Inter. Série Les pʹtits bateaux, créatures fantastiques et super-héros, 25.12.2024 https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/les-p-tits-bateaux/les-p-tits-bateaux-du-mercredi-25-decembre-2024-1628808 France Culture. Mary Poppins, un personnage totémique à plusieurs facettes 19.12.2018 https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-reveil-culturel/mary-poppins-un-personnage-totemique-a-plusieurs-facettes-8423622 Mary Poppins, She Wrote : The Life of P. L. Travers, Simon & Schuster, 2006 Le making-of : Supercalifragilisticexpialidocious: The Making of Mary Poppins (2004) https://www.youtube.com/watch?v=g-ritrxv6E8
Aujourdʹhui dans Travelling, un classique des classiques. Si je vous dis : une longue robe noire, un chignon relevé, un long porte-cigarette, une taille de brindille et le regard pétillant, vous aurez tout de suite en tête la silhouette longiligne dʹAudrey Hepburn qui incarne Holly Golightly dans Diamants sur canapé, Breakfast at Tiffanyʹs, une des silhouettes les plus célèbres du cinéma créé par le couturier français Hubert de Givenchy. Le film de Blake Edwards sort en 1961, adapté dʹune nouvelle de Truman Capote. Dans Diamants sur Canapé, Audrey Hepburn est splendide et mutine aux côtés de George Peppard, Mickey Rooney, Patricia Neal, et dʹun chat, cabotin comme pas deux. Lʹhistoire est celle dʹune coureuse de millionnaires et dʹun écrivain gigolo qui vont, après bien des péripéties, tomber amoureux. Mais le film est plus profond que cela. Sous le vernis et la comédie se cache une vraie désespérance, une quête du bonheur et de la sécurité matérielle et affective. Cʹest normal, cʹest du Blake Edwards et rien nʹest rose pour lui, à part peut-être sa panthère quʹil tournera juste après. Porté par sa musique composée par Henri Mancini, et pour laquelle il reçoit un Oscar en 1962, par sa comédienne, par son iconographie, Breakfast at Tiffanyʹs rencontre tout de suite un succès jamais démenti et entre dans la légende du cinéma en lançant lʹère des femmes libérées. Mais nous allons vous raconter tout ça. REFERENCES Audrey Hepburn du côté de chez Fred https://www.youtube.com/watch?v=RslrD6jc2fk Moon River chanté par Audrey Hepburn https://www.youtube.com/watch?v=BOByH_iOn88 WASSON Sam, 5e Avenue, % heures du matin, Sonatine, 2012
Aujourdʹhui dans Travelling, un film de guerre, qui parle de la Résistance, des hommes et des femmes qui la font, de ce que cela implique, et le tout sans concessions. LʹArmée des Ombres est signée Jean-Pierre Melville, adapté du roman du même nom de Joseph Kessel. Résistant lui-même, Jean-Pierre Melville se passionne immédiatement pour cette histoire quʹil lit à Londres dès sa sortie en 1943 et dont il sait, quʹun jour, il fera un film. Mais pas tout de suite. Avant, il doit revenir en France, réaliser un premier long-métrage, Le Silence de la Mer, qui traite aussi de la guerre, et beaucoup dʹautres films qui assoient sa réputation de cinéaste sérieux, amoureux des polars. En 1969, il est prêt. Prêt à raconter lʹhistoire de Philippe Gerbier, dirigeant dʹun réseau de résistants, arrêté pour pensées gaullistes, et qui s'échappe lors de son transfert vers la Gestapo parisienne. Mais les arrestations des membres de son réseau se suivent et les tentatives de libération ne sont pas toutes fructueuses. Elimination de traitre, transfert en Angleterre, évasions, assassinats, courage et loyauté sont de mise dans lʹArmée des Ombres, un film cher au cinéaste pour qui les faits dʹarmes des Résistants et Résistantes français sont moins intéressants que leurs doutes et leurs zones sombres. Considéré à lʹépoque comme le film le plus coûteux du cinéma français, on y trouve la crème des acteurs et actrices du moment : Lino Ventura, Simone Signoret, Paul Meurisse et Jean-Pierre-Cassel. Un soin tout particulier est également donné à lʹimage, lavée, presque verte, tendant vers un noir et blanc qui ancre encore plus le récit. Peu apprécié à sa sortie, lʹArmée des Ombres est néanmoins depuis devenu un classique. Et nous allons vous dire tout ce quʹon en sait. Cʹest un film raconteur dʹune tranche dʹHistoire du 20e siècle et pour lequel nous avons une ribambelle dʹarchives à disposition, la musique du film, des anecdotes, des extraits. Il ne nous reste plus quʹà mettre nos pas dans ceux de Jean-Pierre Melville et de ses Résistants. REFERENCES Bertrand Tessier : Jean-Pierre Melville, le solitaire, Fayard, 2017 Jean-Pierre Melville, de la Résistance au cinéma : https://www.youtube.com/watch?v=X9DzPbryBY8 Cinéma Critique : https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/i09218965/jean-pierre-melville-a-propos-de-l-armee-des-ombres Kessel à propos du livre L'armée des Ombres : https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/i08344479/kessel-a-propos-du-livre-l-armee-des-ombres Jean Pierre MELVILLE et ses interprètes Simone SIGNORET et Jean Pierre CASSEL parlent du film "L'armée des ombres" et de son thème la Résistance : https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/caf97061972/jean-pierre-melville-a-propos-de-l-armee-des-ombres Scène de tournage du film "L'armée des ombres" : https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/i00013756/tournage-du-film-l-armee-des-ombres ITW Pierre Tchernia : https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/i00013730/jean-pierre-melville-a-propos-de-sa-decouverte-du-cinema Jean-Pierre Melville - interview (1970) : https://www.youtube.com/watch?v=Avz45nU-AJg Dialogue avec Éric Demarsan : https://www.cinematheque.fr/video/2397.html
Aujourdʹhui dans Travelling, un western spaghetti pas vraiment spaghetti vu quʹil est le fait dʹun réalisateur américain, jʹai nommé Quentin Tarantino. Mais lʹhomme est amoureux des westerns à lʹitalienne, un genre particulier, quʹil remet au goût du jour en 2012 avec Django Unchained. Un western cinéphile qui multiplie les références au genre, où la violence sʹinscrit en lettres de sang sur toutes les images, où lʹhumour déferle, où lʹon parle de vengeance, de chasse à lʹhomme, mais surtout dʹesclavage à lʹaube de la guerre civile américaine. Lʹhistoire est celle dʹun chasseur de prime allemand, le Docteur King Schultz, qui sʹassocie à un esclave afro-américain, Django, le temps dʹun hiver, lʹaffranchit, devient son ami, et tous deux se mettent ensuite en quête de la femme de Django, achetée par un propriétaire dʹune plantation dans le Mississipi. Quentin Tarantino reste fidèle à ses principes cinématographiques, stylisant lʹultra-violence, jouant des codes, multipliant les références, sʹamusant à glisser ici et là des anachronismes, le tout pour pouvoir regarder en face un pan terrible de lʹhistoire de lʹAmérique. Django Unchained dénonce le principe de lʹesclavage et le racisme. Toute les formes de barbarisme y passent dans un maelström talentueux où lʹinhumanité et la bêtise sont dénoncées. Avec la vengeance comme moteur, cette espèce de road-movie western-spaghetti est une formidable catharsis, porté par des acteurs de talent, Jamie Foxx, Christoph Waltz, Samuel L. Jackson, Leonardo DiCaprio notamment. Django Unchained est récompensé de deux Oscars, celui du meilleur scénario original pour Quentin Tarantino et celui du meilleur acteur dans un second rôle pour Christoph Waltz. A sortie, le film rencontre un énorme succès public. Mais certains, comme le réalisateur Spike Lee, dénonce le traitement de lʹesclavage sous forme dʹun western spaghetti, dʹautres jugent choquant et offensant lʹutilisation du terme nigger, nègre, qui revient tout le temps dans le film et certains conservateurs parlent de sectarisme anti-blanc. Mais nous allons vous raconter tout ça. Aujourdʹhui, dans Travelling, cʹest Django Unchained qui déchaine les propos. Nous avons des archives, des anecdotes, des extraits et évidemment la BO du film. On ne passe pas à côté dʹun BO dʹun Tarantino. Il ne nous reste plus que le Dr. Schultz délivre Django et nous pouvons commencer.   REFERENCES : Guillaume Labrude, Lʹœuvre de Quentin Tarantino, du cinéphile au cinéaste, Third éditions, 2021 Quentin Tarantino chez Shawn Edwards on BlackTree TV https://www.youtube.com/watch?v=EI8zbx-yNVA Quentin Tarantino chez Charlie Rose https://www.youtube.com/playlist?list=PLi54pAqkKqJ3VsFnVs_9T3mrwIG3-v-0u Meet The Press https://www.youtube.com/watch?v=-1QpScB-HJg Les Oscars, Christoph Waltz en 2013 https://www.youtube.com/watch?v=WWdn7pFmtdQ Série esclavage et cinéma https://memoire-esclavage.org/django-unchained
Cʹest un film pas tout à fait comme les autres qui nous permet dʹévoquer un cinéaste pas tout à fait comme les autres. Faster, Pussycat! Kill! Kill! est un film américain de Russ Meyer, sorti en 1965. Russ Meyer vous le connaissez peut-être, cʹest le chantre de la sexploitation, un vrai cinéaste indépendant qui développe une esthétique particulière, très colorée, érotique, avec des contre-plongées magnifiques. Lʹhomme montre un amour certain pour les actrices à très forte poitrine et pour les décolletés dans lesquels on peut se perdre. Russ Meyer est considéré comme un auteur majeur du cinéma de série B à tendance X. Il a influencé de nombreux réalisateurs et artistes, que ce soit Andy Warhol ou John Waters. Quentin Tarantino est même son fan numéro 1. Russ Meyer est connu pour ses films Vixen, Supervixens, Up et Beneath The Valley of the Utlra-Vixens mais également pour Faster, Pussycat ! Kill ! Kill ! qui raconte lʹhistoire de trois femmes sauvages, dans trois voitures de sport, qui, avec violence, férocité, et sensualité, vont braquer un homme infirme et ses deux fils dans leur ranch, tout en ayant kidnappé et drogué la petite amie dʹun homme qui a eu le malheur de croiser leur chemin. Mettant en scène des actrices sulfureuses, dont la très iconique Tura Satana, le film séduit un public tant masculin que féminin. Car pour la première fois, à lʹécran, ce sont des femmes très fortes, véritables Virago, qui sont montrées, capables de plaquer au sol, de briser des vertèbres, de gagner au bras de fer, et qui sont fières de leur sexualité quʹelles exhibent comme une arme. Et ça plaît. Tant aux misogynes quʹaux féministes. Les féministes américaines en font, à lʹépoque, leur film étendard. Vous vous ferez votre propre opinion. Aujourdʹhui dans Travelling, nous allons parler de Russ Meyer, de Tura Satana, de Faster Pussycat ! Kill ! Kill. Nous parlons de films érotiques, sensuels. Vous verrez que Russ Meyer est souvent volontairement provocateur dans les archives. Mais tout va bien se passer. Enfin jʹespère. Puisque nous allons croiser la route de trois femmes, de trois furies, et le monde du cinéma changera radicalement. REFERENCES RUSS MEYER, IN THE LATE NIGHT 1993 https://www.youtube.com/watch?v=2XdYcyuikcU TURA SATANA EN INTERVIEW https://www.youtube.com/watch?v=Km5K6UklFPU
Forrest Gump est une comédie américaine signée Robert Zemeckis, sortie en 1994. Ce film à la dramaturgie bonhomme, à la philosophie heureuse, parfois naïve, se taille une place de roi dans la culture populaire. Car Forrest Gump est un héros populaire. Touchant, aimant, droit, il est lʹhomme qui invente le smiley, le déhanché dʹElvis Presley, qui dénonce le scandale du Watergate et qui inspire sa chanson Imagine à John Lennon. Et tout cela sans en avoir conscience. Car Forrest Gump est un simple dʹesprit, un homme au QI en dessous de la moyenne qui se retrouve impliqué dans 30 ans dʹhistoire américaine. Forrest, incarné par Tom Hanks, est un héros malgré lui qui devient sportif de haut niveau, héros de guerre, entrepreneur à succès, gourou, influenceur, inventeur et découvreur. Entre les années 50 et les années 80, il est embraqué dans tous les soubresauts de lʹhistoire américaine, et invité par trois fois à serrer la pogne de trois présidents. Mais lui, son seul objectif, cʹest lʹamour de sa belle, Jenny, dont il aura un fils. En adaptant le roman du même nom de Winston Groom, sorti en 1986, Robert Zemeckis tourne ce qui deviendra un classique de lʹhistoire du cinéma et fera de Forrest Gump un personnage que tout le monde connaît et reconnaît citant allègrement quelques phrases et autres philosophies tirées du film. Robert Zemeckis, après les Retour vers le futur, A la poursuite du Diamant Vert et Qui veut la peau de Roger Rabbit, reprend son équipe et sʹembarque dans une aventure sur plusieurs décennies cinématographiques, profitant des avancées des trucages numériques pour parvenir à raconter son histoire. Le film reçoit une pluie de récompense, des Oscars en 1995, dont ceux de meilleur film, de meilleur réalisateur et de meilleur acteur pour Tom Hanks. Il ne nous reste plus quʹà nous asseoir sur un banc à Savannah, aux côtés dʹun homme au regard candide et de partager avec lui le contenu dʹune boîte de chocolat tandis quʹil nous raconte sa vie. REFERENCES Tom Hanks talks about Forrest Gump, 1994 sur CBS https://www.youtube.com/watch?v=hb5c04q_YfM Forrest Gump Behind scenes https://www.youtube.com/watch?v=0s21LSWxH9w Forrest Gump, making of https://www.youtube.com/watch?v=sArC4_lbzAI https://www.youtube.com/watch?v=dH4lvbSG5RE
En 1995, les Inconnus deviennent Les Trois Frères à lʹécran. Cʹest leur premier long-métrage. Et ça fonctionne plutôt bien. Après avoir fait les beaux jours de France 2 avec leur série de parodies qui connaissent de très grands succès dʹaudience, avoir attaqué les scènes de Paris et de Province, avoir sévi sur les ondes radios, le trio sʹattaque au cinéma. Mais contrairement au Téléphone sonne toujours deux fois, sorti en 1985, où ils se contentaient de jouer les acteurs, là ils se décident à faire tout tout seuls. Les Nuls sʹy sont essayé juste avant eux. Réalisé par Didier Bourdon et Bernard Campan, deux des Inconnus, le trio ne se contente pas de compiler des sketchs, mais écrit une histoire drôle et touchante. Celle de Trois frères, comme le titre lʹindique, qui ne se connaissent pas, tous de pères différents, abandonnés par leur mère, une chanteuse qui est morte aux Etats-Unis et leur a légué 300 patates, soit 3 millions de francs. Le problème, cʹest que le magot pour des raisons X Y va leur passer sous le nez et leur laisser une pluie dʹemmerdements. Le film enchante le public qui vient en masse dans les salles, surprend, un peu, la critique qui ne sʹattend pas à quelque chose de valable cinématographiquement parlant. Et pourtant : le propos est là, les héros évoluent, et ce qui commençait comme un vaudeville, se termine par une rédemption. Les Trois Frères est couronné dʹun César de la Meilleure première œuvre en 1996. Le film poursuit sa carrière à la télévision, devenant, légitimement, une comédie populaire dont tout un chacun connaît les répliques à lʹinstar de La Grande Vadrouille ou des Bronzés. REFERENCES Sur le tournage des Trois Frères https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/1995-dans-les-coulisses-du-film-les-trois-freres 5 anecdotes sur les Trois Frères https://www.gqmagazine.fr/pop-culture/article/les-trois-freres-5-anecdotes-sur-le-film-culte-des-inconnus Un article sur le film https://www.lepoint.fr/cinema/les-trois-freres-le-coup-d-essai-coup-de-maitre-des-inconnus-08-03-2020-2366258_35.php les Inconnus au café-théâtre https://www.youtube.com/watch?v=B0yPqjEG3E4 Les Trois Frères racontés par les Inconnus dans Première, janvier 2019 https://www.premiere.fr/Cinema/News-Cinema/Lhistoire-secrete-des-Trois-Freres-racontee-par-Les-Inconnus
Le tournage de "Danse avec les loups" (1990), de et avec Kevin Costner, est un tournage exaltant mais extrêmement prenant. 120 jours de tournage, 4 mois pour laisser le temps qui passe imprégner la pellicule, filmer le vol des oiseaux, les herbes onduler, les changements de température.
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