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Travelling ‐ RTS Première
Travelling ‐ RTS Première
Author: RTS - Radio Télévision Suisse
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Description
Un déplacement de caméra pour tout connaître de l'histoire du cinéma! Fichiers disponibles durant 30 jours après diffusion. - Pour un usage privé exclusivement.
544 Episodes
Reverse
La Ferme africaine, un roman de Karen Blixen, est porté à lʹécran par Sydney Pollack sous le titre dʹOut of Africa en 1985.
Cʹest une reconstitution en costumes du Kenya de 1913 à 1931 avec des lions, un avion, des kenyans, des Anglais, une plantation de café, un mari volage et une grande histoire dʹamour entre Karen Blixen, jeune aristocrate danoise, une baronne, et un aventurier, un chasseur, Denys Finch Hatton.
Au moment où lʹEurope entre en guerre, Karen expérimente une Afrique colonisée, devient chef dʹentreprise, finit par tout perdre, son mari, son amant, sa plantation, et rentre au Danemark.
En 1937, elle écrit la Ferme africaine sous un pseudo, un récit autobiographique lumineux qui devient très vite un bestseller.
Beaucoup de réalisateurs ont rêvé de porter ce roman épique à lʹécran.
Cʹest Sydney Pollack qui sʹen empare sur un scénario de Kurt Luedtke.
Le tournage sʹeffectue au Kenya où on reconstitue le passé colonial du pays.
Un tournage épique, assez difficile, où on fait intervenir des milliers de figurants et où on fait venir tous les animaux depuis la Californie.
Sur place, les autorités ne voient pas dʹun très bon œil lʹarrivée de cette équipe dʹaméricains qui tourne un vieux films en costumes.
Mais ils sont très heureux quand le film, multiplement oscarisé, attire les touristes en masse dans le pays.
Mais ça, cʹest une autre histoire.
Sorti en 1985, le film attire tous les regards.
Ce sont surtout Meryl Streep et Robert Redford qui font fondre les cœurs.
Le public adore, la critique également à part certains journaux féminins qui fustigent les envies traditionnalistes dʹêtre une femme mariée de Karen Blixen en oubliant simplement que cʹest un récit autobiographique dʹune femme née en 1885.
Autres temps, autres mœurs.
Le film, récolte une pluie de récompenses des Golden Globes, des BAFTA et 7 Oscars, dont les plus courus, lʹOscar du meilleur film et du meilleur réalisateur.
REFERENCES
FEENEY CALLAN Michael, Robert Redford, biographie, Editions la Trace, 2022
LONGWORTH Karina, Meryl Streep, Cahiers du cinéma, 2013
Interview de Karen Blixen par Pierre Dumayet
https://fresques.ina.fr/europe-des-cultures-fr/fiche-media/Europe00016/karen-blixen.html
Meryl Streep - Out of Africa Interview (1997)
https://www.youtube.com/watch?v=NkwiI-AqBxk
Sydney Pollack en 1995
https://www.youtube.com/watch?v=b4231Eyevvs
Wayneʹs World de Penelope Shpeeris sortie en 1992 est une comédie américaine loufoque autant que culte.
A lʹécran, Mike Myers et Dana Carvey qui reprennent leurs rôles récurrents de losers sympathiques, amateurs de metal et de gros rock qui tache qui animent une émission de télévision locale faite de peu de moyens et de beaucoup de débrouille dans le sous-sol de la maison des parents de Wayne.
Ces personnages ont été créé par Mike Myers pour des sketchs du Saturday Night Live.
A la télévision, Wayne Campbell et son comparse, Garth Algar, dans la vie Mike Myers et Dana Carvey, invitent des musiciens pour des vraies-fausses interviews déjantées en direct dans un décor de sous-sol dʹado américain.
Le public adore la version télé et le show popularise des dizaines dʹexpressions codées qui deviennent autant de références et de signes de ralliement pour les ados de lʹépoque.
Le succès est tel que la Paramount souhaite passer du petit au grand écran.
Chose faite en 1992.
On prend les mêmes et on recommence.
On ajoute plein de clins dʹœil au rock, au metal, des références cinématographiques et sociétales, des références télé et pas mal de surprises.
Pour Mike Myers cʹest son premier rôle au cinéma.
On trouve, à côté de ce fan de metal, toujours Dana Carvey, mais également Tina Carrere, chanteuse et actrice, ainsi que Rob Lowe.
Et dans les rôles secondaires et apparitions : Meat Loaf, Robert Patrick et Alice Cooper.
A sa sortie le film cartonne au box-office, cʹest carrément lʹémeute.
Pendant des semaines, il est à lʹaffiche absolument partout.
Il reste à ce jour le film le plus rentable adapté d'un sketch du Saturday Night Live.
Car il y en a eu plusieurs des films adaptés des sketchs du Saturday Night Live, véritable pépinière de talent, à commencer par les Blues Brothers.
Mais on va vous raconter tout ça.
Quʹest-ce quʹon dit ? Megateuf ? Excellent ? Schwing ? No ?
Je crois que cʹest bon, on est prêt pour Wayneʹs World.
REFERENCES
Every Wayneʹs World Ever: Part 1 – SNL:
https://www.youtube.com/watch?v=-88mtgx2MU4
Making of "Wayne's World":
https://www.youtube.com/watch?v=hlNhW3WDFoA
Mike Myers Rewatches Austin Powers, Shrek and Wayne's World | Vanity Fair:
https://www.youtube.com/watch?v=FGd7lr0T9l8
Penelope Spheeris Interview: Wayne's World :
https://www.youtube.com/watch?v=YkxL3NTb2j8
Rewind: 1993 interview with Tia Carrere on Wayne's World, Sean Connery, first movie & more:
https://www.youtube.com/watch?v=fafdiVdkzI8
The Horse Whisperer, Lʹhomme qui murmurait à lʹoreille des chevaux, de Robert Redford sort en 1998.
Tiré du roman du même nom de Nicholas Evans, il raconte lʹhistoire de la renaissance dʹune jeune fille et de son cheval.
Tous deux ont subi un très grave accident.
Si le cheval a peur de tout à présent, la jeune fille, Grace, elle, a perdu une jambe.
Annie, la mère de Grace, décide dʹembarquer tout ce petit monde dans le Montana chez un guérisseur, un homme qui murmure à lʹoreille des chevaux et qui saura redonner le goût de vivre à lʹadolescente et au cheval blessé.
Disons-le tout net, lʹhistoire peut sembler naïve.
Le film porte en lui la marque des grands, de John Ford à Clint Eastwood.
Par ses paysages et par ses propos à hauteur de cheval.
Cʹest un western immobile, une quête initiatique.
Véritable ode à la nature, au respect des animaux, des humains, plaidoyer pour des rapports apaisés entre les êtres, pour de la confiance renouée, Lʹhomme qui murmurait à lʹoreille des chevaux, est une œuvre magnifique.
Robert Redford, devant et derrière la caméra pour son 5e film en tant que réalisateur, met en lumière les principes qui lui tiennent à cœur.
Ce nʹest pas quʹun film sur les bons sentiments, cʹest un film plein dʹhumanité et de sensibilité, un miracle écologique, une histoire émouvante autant que dramatique porté par ses comédiennes et ses comédiens, Scarlett Johannson, toute jeune et Kristin Scott Thomas dans les rôles principaux.
A sa sortie, globalement, le film reçoit des critiques positives et cartonne au box-office.
Il ne nous reste plus quʹà nous rendre dans le Montana, pour rencontrer un vrai cow-boy amoureux des chevaux qui va changer à jamais le regard que lʹon porte sur ces animaux.
REFERENCES
Robert Redford en 5 films emblématiques
https://www.rts.ch/info/culture/cinema/2025/grand-format/robert-redford-5-films-cultes-qui-ont-marque-sa-carriere-d-acteur-29000240.html
Scarlett Johansson on TODAY in 1998:
https://www.today.com/video/1998-scarlett-johansson-talks-the-horse-whisperer-on-today-243004997723
Robert Redford On Acting and His Love of Horses | Des O'Connor Show:
https://www.youtube.com/watch?v=nwkc967Fg6U
Robert Redford "The Horse Whisperer" 1998 - Bobbie Wygant Archive:
https://www.youtube.com/watch?v=uOfj1DMM5fo
Kristin Scott Thomas "The Horse Whisperer" 4/98 - Bobbie Wygant Archive:
https://www.youtube.com/watch?v=MWlpeRv63e4
Gilda, de Charles Widor, sorti en 1946, propulse Rita Hayworth dans les mythes du Septième art, qui va lʹinscrire comme Sex-Symbol, et la rendre éternelle.
Rita Hayworth y interprète une femme fatale, tiraillée entre deux hommes.
Une scène en particulier la fera entrer dans la légende : lʹactrice, dans un fourreau noir, qui fait le striptease dʹun gant sur un chanson entraînante.
Inoubliable.
Gilda est avant tout et surtout un film de star : Rita Hayworth est alors au sommet de sa gloire éphémère, de sa carrière foudroyante.
Cʹest son producteur de la Columbia, Harry Cohn qui la propulse sur le devant de la scène.
Alors mariée à Orson Welles, le Wonder boy dʹHollywood, mais lʹenfant terrible des studios, elle est une pure incarnation du fantasme.
Mal compris en Europe au sortir de la sortir de la guerre, le film remporte un joli succès aux Etats-Unis.
En 2013, il est inscrit sur la liste du National Film Registry comme film patrimonial.
Il ne nous reste plus quʹà admirer la plastique spectaculaire de Gilda et dʹapprécier comme il se doit cette pépite cinématographique dʹaprès-guerre.
REFERENCES
LEAMING, Barbara, Rita Hayworth, Presses de la Renaissance (1998)
Cʹest une comédie américaine devenue culte, Le diable s'habille en Prada, The Devil Wears Prada, réalisée par David Frankel, sortie en 2006.
Adapté du roman du même nom de Lauren Weisberger sorti 3 ans auparavant, le Diable sʹhabille en Prada raconte lʹhistoire dʹune jeune assistante un peu naïve et fagotée comme lʹas de pique face à la redoutable et charismatique papesse de la mode, Miranda Priestly, rédactrice en chef dʹun magazine reconnu aussi caractérielle quʹinfluente.
Pour incarner Miranda à lʹécran, qui dʹautre que Meryl Streep.
Chevelure blanche impeccablement coiffée, lʹactrice livre une performance dont elle a le secret, tout en justesse, laissant affleurer ce quʹil faut dʹhumanité dans ce personnage inspiré de la réactrice du magazine Vogue américain : Anna Wintour.
Face à Meryl Streep, le casting, avouons-le, nʹest pas mal non plus
Anne Hathaway, Emily Blunt et Stanley Tucci.
Le film se concentre sur le monde de la mode et des magazines de mode.
Un univers impitoyable.
Le Dallas de la haute-couture.
Dʹailleurs, parlant couture, cʹest un des films qui aura un des gros budgets costumes de lʹhistoire du cinéma.
Satire, comédie, film dʹapprentissage au féminin, le Diable sʹhabille en Prada fait immédiatement un carton.
Le public adore, la critique salue la performance de Meryl Streep qui reçoit un Golden Globe pour sa prestation et le film entre dans la légende.
Et si vous aimez le bleu céruléen vous allez adorer le Diable sʹhabille en Prada.
REFERENCES
Meryl Streep - The Devil Wears Prada – Interview: https://www.youtube.com/watch?v=v60NoYE415c
Patricia Field parle des Costumes sur EMMYTVLEGENDS.ORG: https://www.youtube.com/watch?v=fuWcZlR_dUs
Anne Hathaway évoque sa carrière chez Vanity Fair: https://www.youtube.com/watch?v=wYVgq0gFlwQ
Meryl Streep aux Golden Globes 2007:
https://www.youtube.com/watch?v=waWf3JN967Q
Anna Wintour est chez Letterman:
https://www.youtube.com/watch?v=viTU747i6r8
Cotton Club de Francis Ford Coppola sorti en 1984 est un film à grand spectacle qui fait revivre les années folles, lʹessor du jazz, la Prohibition, la ségrégation, les débuts du cinéma parlant et les guerres de gangs.
Coppola plonge dans lʹhistoire de New York et propose un film dʹaction musical musclé.
Le Cotton club, fondé par un gangster en 1923, est un club de jazz en vogue à la fin des années 20. Tous les artistes sont noirs, tous les clients sont blancs.
Dans ce cabaret, la pègre, les politiciens, les vedettes du moment boivent un alcool interdit et clandestin et sʹencanaillent avec des filles pas farouches.
Dans les années 20, le Cotton club de New York permet au jazz né à Chicago et à New Orleans de se populariser.
Les personnages à lʹécran sont inspirés de ce microcosme multiculturel dʹHarlem. Italiens, Juifs, Russes, Irlandais, Afro-Américains, ils sont bandits, acteurs, danseurs, chanteurs.
Ceux qui connaissent pourront sʹamuser à retrouver des doubles étonnants de Duke Ellington et de Cab Calloway.
On y croise Charlie Chaplin et des barons de la pègre.
Coppola ajoute dʹautres personnages inventés pour faire avancer son histoire.
Derrière cette superproduction, on trouve Robert Evans.
Il y aura de gros dépassements de budget, des tensions.
Le tournage est chaotique, souvent improvisé, Richard Gere boude pendant plus dʹune semaine, Coppola menace de tout abandonner, dʹautres financiers sont contactés, on finit par retirer la production à Robert Evans.
Toutes ces embrouilles participeront à la légende du film, plutôt bien accueilli à sa sortie, légende que nous allons vous raconter.
REFERENCES
Francis Ford Coppola & William Kennedy Discuss The Cotton Club, 2019
New York State Writers Institute
https://www.youtube.com/watch?v=KnlURHhRo24
DOUIN, Jean-Luc, Cotton club, Panache, Glamour et frénésies, in Télérama No 1825 du 2 janvier 1985
Travelling avant sur le Guépard, il Gattopardo de Luchino Visconti sorti en 1963.
Le film est adapté du livre du même nom, le succès littéraire et posthume de Giuseppe Tomasi di Lampedusa sorti en librairie en 1958.
De ce chef-dʹœuvre littéraire, Visconti tire une fresque romanesque, une tragédie des grandes familles, immobiles, confrontées à la révolution.
Cʹest un film sur lʹécoulement du temps et lʹéboulement des repères.
En voyant ce quʹen fait Visconti, tout en magnificence, le public ne peut quʹéprouver de lʹempathie pour le prince, pour le guépard, le surnom du prince Salina joué par Burt Lancaster confronté à la révolution de Garibaldi.
Il sʹenthousiasme et la critique aussi.
Le Guépard remporte la Palme dʹOr au festival de Cannes en 1963.
Mais les réalisateurs italiens attaquent Luchino Visconti.
Ils renient le cinéaste, le conspuent.
Ils préfèrent le voir dans la case néo-réaliste.
Ils reprochent au film son académisme, des anachronismes, trop dʹesthétisme.
Visconti nʹen a cure et porte son film malgré les accusations de ses pairs.
Il a fait au mieux pour faire un beau film, ignorant parfois les réalités historiques et autobiographiques.
Le Guépard est souvent réduit à sa beauté.
Ne nous leurrons pas, cʹest un bijou du cinéma.
Burt Lancaster y est rayonnant. Claudia Cardinale lumineuse. Alain Delon très jeune premier.
Il ne nous reste plus quʹà entrer dans lʹhistoire, en nous dépêchant, car la révolution italienne est déjà en marche.
REFERENCES
Laurence Schifano, Le Guépard de Luchino Visconti, étude critique, Synopsis, Nathan Editions, Paris, 1991
Florence Colombani, Proust-Visconti, histoire dʹune affinité élective, Editions Philippe Rey, Paris 2006
Laurence Schifano, Visconti, les feux de la passion, Champs Contre-Champs, Flammarion, 1989
Un hommage à Claudia Cardinale
https://www.rts.ch/info/culture/cinema/2025/article/deces-de-claudia-cardinale-l-icone-du-cinema-italien-s-eteint-a-87-ans-29007302.html
Les archives de la RTS, Visconti à Cannes
https://www.facebook.com/RTSArchives/videos/une-palme-cannoise/930022617048414/?locale=ms_MY
Dead Man de Jim Jarmusch sort en 1995.
Cʹest un western crépusculaire, quasi psychédélique.
Lʹhistoire de William Blake, un comptable, timide, renfermé, en fuite après avoir tué un homme et qui se retrouve embarqué dans une quête sans autre issue que la mort.
Sur sa route, il rencontre Nobody, un natif américain, énigmatique, presque gourou, qui devient son guide spirituel, tout en le prenant pour la réincarnation du vrai poète anglais William Blake.
Tourné en noir et blanc, avec Johnny Depp dans le rôle-titre, Dead Man invite à lʹintrospection.
Voyage initiatique, oraison funèbre, réflexion métaphysique, dans ce film volontairement inclassable Jim Jarmusch retrouve sa verve poétique de Stranger Than Paradise et de Dawn by Law.
Porté par la guitare de Neil Young, par la présence de Gary Farmer, de John Hurt, de Robert Mitchum dont cʹest le dernier film, et par lʹévanescence de Johnny Depp, ce western existentialiste nous emmène sur ces chemins de traverse que seul Jim Jarmusch maîtrise à la perfection.
Le film fait un échec retentissant à sa sortie, mais il trouve son public chez les amoureux de Jarmusch.
REFERENCES
Jim Jarmusch interview on "Dead Man" Charlie Rose (1996):
https://www.youtube.com/watch?v=1PJf8gyElaI&t=6s
F2 Le journal 13h 31.12.1995 :
https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/cab96000105/dead-man
Independent Focus - Jim Jarmusch :
https://www.youtube.com/watch?v=84PyzSNLTto
Jim Jarmusch Q&A | 'Dead Man' (Full):
https://www.youtube.com/watch?v=wcUwxcbhtdQ
Jim Jarmusch: I Love To Take The Subway By Myself (2007):
https://www.youtube.com/watch?v=aBl6WN92Nuc
Interview with Johnny Depp and Gary Farmer on Dead Man, 1996:
https://www.youtube.com/watch?v=QUo2S_cfxbg
La bande-son des films de Jim Jarmusch
https://www.rts.ch/info/culture/cinema/11438651-la-bandeson-des-films-de-jim-jarmusch.html#chap09
Dans Travelling, un film de science-fiction, une comédie musclée, signée Luc Besson sortie en 1997 : The 5th Element, le 5e élément.
Dans ce film, le Bien est confronté au Mal absolu, qui revient tous les 5000 ans et se propose à chaque fois de détruire toute forme de vie.
En 2263, le Mal est repoussé par une équipe de Justes et de justiciers groupés autour des 4 éléments fondamentaux et dʹun cinquième, incarné en un être parfait, en lʹoccurrence une jeune fille aux cheveux orange prénommée Leeloo.
Luc Besson, auréolé du succès de Nikita puis de Léon, donne enfin corps à un projet qui lui tient à cœur depuis son adolescence.
Le 5e élément est tiré de son livre écrit 16 ans.
Il lui faut 20 ans et de nombreux millions de dollars pour en tirer un film.
Le 5e élément est une véritable superproduction.
Lorgnant du côté de Star Wars et dʹIndiana Jones, mâtiné de bande dessinée européenne, le cinéaste associe à son projet les dessinateurs Moebius, et Jean-Claude Mézières pour les décors, la création de lʹunivers et les créatures du futur.
Pour les effets spéciaux, cʹest la société de James Cameron et la musique est signée Eric Serra, complice de toujours de Luc Besson.
Du côté des acteurs de ce Space opéra, Bruce Willis, star ultime des années 90, est le héros avec une débutante, Milla Jovovich.
On trouve également Gary Oldman, Ian Holm et Chris Tucker.
Gigantesque fresque sur la paix, sur lʹamour, le film est un véritable succès en France, et à lʹInternational malgré des critiques mitigées qui lui reprochent une impression de déjà-vu et de naïveté du propos.
Mais le public adore et à force de diffusions et de rediffusions, le 5e éléments obtient un statut de film culte.
Nommé aux César et aux Oscars, le film obtient trois César dont celui du meilleur réalisateur.
Mais nous allons vous raconter tout ça.
Direction, le 23e siècle, dans le taxi volant de Korben Dallas, dans lequel vient dʹatterrir avec fracas, Leeloo.
REFERENCES
GIRALDI, Massimo, Luc Besson, Edition Gremese, Rome, 2004
Milla Jovovich et Bruce Willis, à Cannes sur le plateau de Nulle Part ailleurs
https://www.youtube.com/watch?v=5XN4swBpF9U
Le making of du 5e Elément
https://www.youtube.com/watch?v=9UkfFpM9r8k
Maïwenn, la Diva
https://www.youtube.com/watch?v=ip1ddWc4SAM
Behind the scenes
https://www.youtube.com/watch?v=RhT0-C4QL_w
Voici une comédie française qui va faire date : la vie est un long fleuve tranquille dʹEtienne Chatiliez sortie en 1988.
Fils de pub, Chatiliez saute le pas et plonge avec allégresse dans la réalisation de long-métrage avec ce premier film très remarqué qui raconte lʹhistoire de deux familles de classes opposées, caricaturales, les premiers catholiques fervents, les seconds athées, des familles que rien ne prédestinaient à se rencontrer.
Mais cʹest sans compter sur un gros coup de pouce du destin et sur les aveux dʹune infirmière désabusée qui avoue avoir échanger deux enfants à la naissance.
Les Groseille et leur 6 enfants, vivant modestement dʹaides sociales dans un HLM et de menus larcins et arnaques, vivent avec Maurice, Momo, 12 ans, le plus intelligent membre de la famille.
De lʹautre côté, les Le Quesnoy, famille aisée, bourgeoise, participant à des kermesses, 5 enfants, vivent avec Bernadette, 12 ans, qui commence à montrer des signes de rébellion.
Comment vont réagir les familles à lʹannonce fracassante de lʹéchange de nouveau-nés, cʹest ce que vous découvrirez dans le film.
Etienne Chatiliez travaille avec Florence Quentin, travaillant sur le terrain et proposant cette farce, ce film sur lʹinné et lʹacquis, sur la lutte des classes, un film social, à la fois doux et méchant, tendre et dramatique, une véritable farce morale décapante.
Le dialogue, procède de lʹécriture très acide à la française, mais dans un ton qui se veut proche plutôt des anglo-saxons et de la comédie italienne à la Affreux sale et méchants dʹEttore Scola.
Le film fait un tabac au cinéma.
Un succès que ni le réalisateur ni sa scénariste nʹaurait pu imaginer, vu quʹaucun distributeur ne le voulait. Mais ne tardons pas, les familles Groseille et Le Quesnoy vont voir leur quotidien chamboulé de manière drastique et nous allons les accompagner.
REFERENCES
Long métrage d'Etienne CHATILIEZ, coproduction FR3, tournage à Villeneuve d'Ascq du film "La vie est un long fleuve tranquille". Interview de CHATILIEZ réalisateur (choix de la région, difficultés dans la recherche des enfants). CHATILIEZ es aussi réalisateur de spots publicitaires. Extrait film tournage.
JT soir Nord Pas de Calais - 05.08.1987
https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/llc8711271401/villeneuve-d-ascq-tournage-de-la-vie-est-un-long-fleuve-tranquille
Le tournage de la vie est un long fleuve tranquille
https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/llc8807272358/tournage-du-film-la-vie-est-un-long-fleuve-tranquille
la cérémonie des Césars 1988
https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/cab89009792/les-cesars
Le réalisateur de quelques uns des plus grands succès du cinéma français défend le cinéma francophone en présidant le jury du festival du premier film francophone de La Ciotat dont TV5MONDE est partenaire.
https://www.youtube.com/watch?v=86RYtrS8vh8
Voici une comédie romantique française écrite et réalisée par Claude Pinoteau, sur un scénario de Danièle Thomson, sortie en 1980, la Boum.
Cette Boum qui met en scène une Sophie Marceau de 13 ans face à ses amours, à sa grand-mère, à ses parents.
Un film qui raconte son temps, les années 80, les émois adolescents, les premiers frissons, et les danses collées serrées sur des slows langoureux.
Ahhh nostalgie.
On ne danse plus sur des slows pour faire connaissance.
On se rencontre via des Applications, on sʹaime par messages interposés, et la musique bascule sur la rap et la techno. Le monde a changé.
La Boum est le film dʹune génération et dʹune époque révolue.
Et on se met à regarder ce film par le prisme de lʹhistoire, celui dʹune société parisienne de classe moyenne dont on nous dresse le portrait en creux.
Cʹest le film sur une crise de couple des quarantenaires, sur une crise dʹadolescence, et sur la fin dʹune crise économique qui a marqué les années 70 avec cette envie de progresser néanmoins dans ces années 80 qui sʹannoncent.
La Boum fait un triomphe en France, puis en Europe et surtout en Italie où les aventures de Vic créent des émeutes.
Tout le monde se reconnaît dans cette histoire, cliché photographique dʹun moment de transition que nous traversons toutes et tous.
Claude Pinoteau et Danièle Thompson ont su, à leur manière, dresser le portrait dʹun âge charnière et certainement dʹune génération et de son temps.
Ne tardons plus, Vic est invitée à une Boum. Cʹest là quʹelle va rencontrer son premier amour, Mathieu. Cʹest ce qui arrive quand on a 13 ans et des poussières.
REFERENCES
Les enfants de la Boum
https://www.youtube.com/watch?v=zZ2z3CHyv3U
Vladimir Cosma sur la musique de la Boum
https://www.youtube.com/watch?v=JTqR-eMQe1M
la Boum, souvenirs de tournage
https://www.youtube.com/watch?v=UQWfZNPILTc
Claude Pinoteau et Sophie Marceau sur Antenne 2
https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/caa8002020501/claude-pinoteau-et-sophie-marceau
La Boum dans Blow Up
https://www.youtube.com/watch?v=D9KX35J1kWg
Aujourdʹhui dans Travelling, une romcom de Noël devenue culte : The Holiday, de Nancy Meyers sortie en 2006.
Cʹest bien simple, cette comédie romantique a tout pour plaire. Un bel esprit de Noël, avec même un peu de neige, des femmes en rupture, deux univers complètement différents qui vont finir par sʹentrecroiser, et bien sûr des princes charmants et lʹamour au bout du chemin.
Cʹest complètement kitch cʹest vrai, mais cʹest totalement assumé.
Lʹhistoire est simple : deux femmes, Iris et Amanda, lʹune anglaise, lʹautre américaine, jouées respectivement par Kate Winslet et Cameron Diaz, sont toutes deux malheureuses en amour.
Par un coup de hasard, elles décident dʹéchanger leur maison via une plateforme sur le Net et se retrouvent lʹune dans une magnifique maison californienne et lʹautre dans un cottage anglais.
Et ce qui doit arriver arrive, elles rencontrent chacune un homme charmant, Jude Law pour la première et Jack Black pour la seconde.
Simple, efficace, mais il faut dire que Nancy Meyers, au scénario et derrière la caméra, sʹy entend pour nous faire vivre complètement ses histoires de midinette.
The Holiday est, comme il se doit pour ce type de comédies, complètement décrié par la critique à sa sortie, mais le public accroche et y revient, année après année, faisant de ce film un classique de Noël.
REFERENCES :
Jude Law sur ses films
https://www.youtube.com/watch?v=fC6ltoqJS5o$
Kate Winslet Rewatches Titanic, Eternal Sunshine, The Regime & More | Vanity Fair
https://www.youtube.com/watch?v=q9Z4caCa2yw
Cameron Diaz Breaks Down 14 Looks, From The Holiday to Back in Action | Life in Looks | Vogue
https://www.youtube.com/watch?v=YKoN84GQwZk
The Making of "The Holiday" 2006
https://www.youtube.com/watch?v=TSO9pavoJq4
Global Comment - "5 reasons why Christmas movies make us feel good, according to science", 24 novembre 2023
Vogue France - "Pourquoi sommes-nous tous obsédés par les films de Noël ?", publié le 30 novembre 2023
Aujourdʹhui dans Travelling nous nous mettons dans la peau de policiers new-yorkais et nous partons traquer la drogue du côté de Marseille.
Nous remontons la French Connection dans ce film policier américain réalisé par William Friedkin en 1971. Gene Hackman y est incroyable en flic incorruptible, raciste et véritable machine à pister les dealers. Il recevra lʹoscar du meilleur acteur pour sa prestation.
Face à lui, Fernando Rey qui joue un riche criminel français, et Roy Schneider qui lʹaide pour camper la vraie histoire des flics du New York Police Department au département des narcotiques, ceux qui ont enquêté en 1962 sur les réseaux de la French Connection, organisation criminelle qui importait, depuis la France, la majeure partie de l'héroïne consommée aux États-Unis.
Le film fait un triomphe à sa sortie. En France, il arrive auréolé de 5 oscars, y compris celui du meilleur réalisateur pour William Friedkin. Il sʹaccompagne également de mesures drastiques en France pour faire tomber la plateforme de la drogue marseillaise.
Lʹhistoire du film et celle des dealers corses et marseillais se mêlent dans ce travelling. Il est temps de plonger dans la lutte antidrogue sans y risquer notre peau.
Voici une comédie cultissime qui expose les manigances dʹun producteurs véreux et de son comptable qui montent une comédie musicale à Broadway.
Ce film, Les Producteurs, The Producers, est signé Mel Brooks.
Il sort en 1968 et fait un four.
Cʹest lʹantithèse de ce qui se passe dans lʹhistoire où les producteurs cherchent à monter un spectacle qui sera un échec total pour empocher lʹargent de lʹassurance et des vieilles dames qui ont prêté leur pécule pour le monter.
Mais cette comédie musicale improbable, intitulée Le Printemps dʹHitler, Springtime for Hitler, sera un succès phénoménal.
Dʹabord choqué, le public voit un Hitler, poussé à lʹextrême dans la caricature, mener une campagne armée musicale de fort mauvais goût.
Tout y passe, croix gammée faite par une quadrille de danseuses et danseurs et jeunes femmes avec costume de Bretzel ou de bière.
Surtout, il faut dire que Zero Mostel et Gene Wilder sont absolument géniaux, campant qui le Max Bialystock, le Producteur, et qui Leopold Bloom, son timide comptable.
Dans la vraie vie, le film qui raconte cette histoire nʹest pas bien reçu même si Mel Brooks a remporté l'Oscar du meilleur scénario original pour ce film en 1969.
Mais petit à petit, à force de passages dans les salles, et à la télévision, il conquiert le monde.
Jusquʹà ce quʹà lʹaube des années 2000, Mel Brooks nʹadapte ses Producteurs en comédie musicale, à Broadway…et là….là….cʹest lʹexplosion.
Jamais une comédie musicale nʹaura reçu autant de prix, autant dʹéloges.
Depuis, Les Producteurs sont entrés dans la légende.
Et cʹest celle-ci que nous allons vous raconter aujourdʹhui.
Ne tardons pas. Max Bialystock a rendez-vous avec une mécène octogénaire, en même temps quʹavec son comptable et son destin.
REFERENCES
The making of The Producers - Australia
https://www.youtube.com/watch?v=QMrU-MEFllI
MEL BROOKS présente son film à la télévision
https://www.youtube.com/watch?v=uV8dXxpWUmI
Le Making of du film
https://www.youtube.com/watch?v=QMrU-MEFllI
BROOKS, Mel, "All About Me ! My remarkable Life in Show Business", Ballantine Books, 2021
Aujourdʹhui dans Travelling, une comédie triste… Et non, ce nʹest pas antinomique.
Car qualifier Lost in Translation de Sofia Coppola de comédie dramatique est un peu dithyrambique.
Il nʹy a pas de drame dans ce film, mais des tristesses qui sʹapaisent, des solitudes qui se croisent, des ennuis qui sʹeffacent.
Lost in Translation est le deuxième long-métrage de Sofia Coppola après Virgin Suicide. Sorti en 2003, le film raconte la rencontre dʹun acteur sur le retour, Bill Murray, venu tourner une pub pour une marque de whisky au Japon, et qui va tomber sur une jeune femme, Scarlett Johansson, épouse délaissée dʹun photographe de célébrités. Les deux traversent une crise dʹidentité et vont partager des instants, précieux.
Et cʹest ça que raconte Lost in Translation.
Deux trajectoires, deux destins qui se croisent à un moment T, deux êtres perdus au sein dʹune culture qui leur est complètement étrangère, ainsi que dans leurs propres vies.
Nourrie par ses propres expériences japonaises, Sofia Coppola se met à hauteur de sa comédienne et de son comédien pour capter lʹessence même de leurs états dʹâme, avec finesse et une touche de modernité en traduisant le mal-être de la solitude avec pudeur.
Le film est tourné au Japon en un peu plus dʹun mois, presque dans la continuité, en laissant beaucoup de liberté aux acteurs pour improviser.
A sa sortie, il est particulièrement bien accueilli par le public. Cʹest un gros succès commercial.
Lost in Translation est également plébiscité par la critique et Sofia Coppola décroche lʹOscar du meilleur scénario en 2004 et le César du meilleur film étranger.
Il ne nous reste plus quʹà débarquer à Tokyo et nous pourrons commencer nos déambulations.
REFERENCES :
Interview de Sofia Coppola par Charlie Rose :
https://charlierose.com/videos/13710
Interview de Bill Murray par Charlie Rose :
https://charlierose.com/videos/17807
Behind the scenes :
https://www.youtube.com/watch?v=PA2XTJGfo4A
Sofia Coppola winning Best Original Screenplay :
https://www.youtube.com/watch?v=Skit7AZtuw4
Présentation de Lost in translation au TJ 07.01.2004:
https://www.rts.ch/play/tv/12h45/video/cinema--sofia-coppola-fille-de-francis-ford-sort-son-second-long-metrage--lost-in-translation-?urn=urn:rts:video:565028
Scarlett Johansson regarde ses films pour Vanity Fair :
https://youtu.be/qipqD2jdXeI?si=C1fKBuF11ZrCGPvD
Impitoyable, Unforgiven en anglais, un film de Clint Eastwood sorti en 1992 est un western crépusculaire et violent.
Lʹhistoire dʹun ancien tueur, retraité, veuf et père de famille, sans le sou, qui sʹassocie à un jeune cow-boy inexpérimenté et complètement miro et à son ancien comparse, esclave affranchi, pour aller toucher une prime de 1000 dollars en vengeant une prostituée défigurée par un client humilié.
La recherche du criminel, la figure du shérif, également tueur pas si repenti, les questions des droits de prostituées, des femmes en général dans le Far-West, les droits des anciens esclaves, la loi par les armes, et la légende de lʹOuest qui se construit, tout cela dresse un portrait violent et sans concession dʹune époque, celle des années 1880, quand la conquête est terminée et que les colons, installés, sʹéchinent à créer la société de demain.
Clint Eastwood, cowboy décati, partage lʹaffiche avec Gene Hackman, Morgan Freeman, Richard Harris, Jaimz Woolvett, Francis Fisher et Saul Rubinek.
Le casting est brillant, la direction dʹacteur également.
Clint Eastwood revient au genre de prédilection qui lʹa fait connaître. Il est à la fois devant et derrière la caméra, réalisateur et producteur, sʹentourant dʹune équipe de fidèles pour mener à bien ce projet qui marque les esprits, en renouvelant littéralement un genre quʹon disait moribond, voire carrément décédé, le western.
Le film enthousiasme le public et la critique, par le jeu des comédiennes et des comédiens, par la beauté de la photographie, par ce côté sombre et désabusé, par cette narration différente du mythe de lʹOuest.
Il rapporte 160 millions de dollars. Il en a coûté 14,4 millions. Et il remporte 4 Oscars dont celui du meilleur film et meilleur réalisateur pour Clint Eastwood en 1993.
Ne tardons plus, le Kid de Schofield apprenti tueur est venu chercher William Munny pour emporter une prime aussi sanglante que vengeresse. Lʹargent est tentant et ramène Munny au cœur de la violence.
REFERENCES
LʹOscar du meilleur film
https://www.youtube.com/watch?v=JEsc6GGrRFw
Clint Eastwood dans Spécial Cinéma
https://www.youtube.com/watch?v=u3fMxuOOS5w
Unforgiven, un Turning Point sur CBS News
https://www.youtube.com/watch?v=NLPNb8tGaXM
Behind The Scene
https://www.youtube.com/watch?v=qAQytZbV5bA
Impitoyable, un film de Clint Eastwood, Livret de production du film, Warner Bros.
En pleine guerre du Viêt Nam, le capitaine Benjamin Willard (Martin Sheen) se voit confier une mission par les services secrets militaires américains: il doit retrouver et exécuter le colonel Walter Kurtz (Marlon Brando), dont les méthodes militaires sont jugées malsaines par la chaîne de commandement.
Le colonel Kurtz a pris la tête groupe dʹindigènes et mène des opérations depuis un camp établi au Cambodge. Ses opérations contre lʹennemi sont dʹune sauvagerie terrifiante. Willard va alors remonter le fleuve jusquʹau plus profond de la jungle vietnamienne pour pouvoir éliminer le colonel Kurtz. Mais au cours du voyage, en étudiant le dossier du bonhomme, il se rend compte quʹil est très différent de lʹidée quʹil sʹen faisait. Arrivés au campement de Kurtz, les choses vont méchamment déraper.
Mais je ne vous dirai ni comment, ni pourquoi, car il faut voir et revoir Apocalypse Now, film de Francis Ford Coppola, sorti en 1979.
Apocalypse Now est le 8e film de ce réalisateur.
Cʹest un des films les plus mythiques du cinéma du 20e siècle.
Lʹimage en est saisissante et lʹhistoire du tournage a viré à la légende.
Pas pour rien certainement, et on va, au cours de ce travelling, essayer de démêler le vrai du faux.
REFERENCES:
Le tournage du film a fait lʹobjet d'un documentaire sorti en 1991 : Aux cœurs des ténèbres : L'Apocalypse d'un metteur en scène (Hearts of Darkness: A Filmmaker's Apocalypse), réalisé par Fax Bahr et George Hickenlooper sur la base des films amateurs tournés sur les plateaux par lʹépouse de Coppola, Eleanor Coppola.
Jean-Baptiste Thoret, Le Cinéma américain des années 1970, éd. des Cahiers du cinéma, 2006
Jean-Baptiste Thoret, Apocalypse Now : Un cauchemar psychédélique, livre DVD/Blu-ray Pathé
Eleanor Coppola, Apocalypse Now Journal, Sonatine Éditions, 2011
COWIE, Peter, Le petit livre dʹApocalypse Now, Cinéditions, 2001
Apocalypse Now, la scène mythique des hélicoptères
http://www.dailymotion.com/video/x80giv_apocalypse-now-scene-mythique_shortfilms
Le trailer
https://www.youtube.com/watch?v=IkrhkUeDCdQ
Sur la musique dʹApocalypse Now
http://blogshumanites.u-paris10.fr/content/bande-originale-du-film-apocalypse-now
Cʹest un des films les plus influents de son époque, qui va ancrer dans lʹimaginaire collectif lʹincarnation du Mal absolu, un tueur au sang-froid, le visage masqué, sans états dʹâme: Michael Myers.
Aujourdʹhui dans Travelling, vous allez vous sentir tout guilleret, toute pimpante, toute rose avec des petits oiseaux qui tournent autour de vos têtes, des parapluies perroquets qui parlent, des éclats de rire, des danses autour des cheminées de Londres, et des envolées de cerfs-volants, car nous mettons nos pas dans ceux de la nounou la plus célèbre de lʹhistoire du cinéma, celle qui chante des airs entêtants, celle qui rabiboche parents et enfants, jʹai nommé, Mary Poppins.
Ahhh Mary Poppins, un classique enchanteur, un film musical américain des studios Walt Disney, peut-être le testament de lʹartiste, un de ses films préférés du moins, celui pour lequel papa Walt sʹest le plus battu, lui qui meurt deux ans plus tard à 65 ans.
Signé par Robert Stevenson, sorti en 1964, Mary Poppins mêle prises de vues réelles et film dʹanimation avec des séquences dʹanthologie et une floppées de tubes, du Chem Cheminée au Supercalifragilistic, tubes signés des frères Sherman, habitués des studios Disney.
Mais Mary Poppins cʹest également lʹhistoire dʹun combat entre deux personnalités, deux fortes têtes, un producteur hollywoodien, Walt Disney, et une auteure de livres pour enfants, Pamela L. Travers, une australienne revêche.
Des années de négociations, ardues, pour que lʹautrice cède enfin en 1960.
Après 3 ans de préparation, puis un an pour tourner, monter, réaliser les parties animées, le film sort enfin en 1964, en faisant un triomphe, glanant 5 Oscars au passage et faisant de Julie Andrews une star.
Walt Disney est heureux, Pamela L Travers un peu moins, maintenant que son film est, selon ses dires, noyé de guimauve.
Aujourdʹhui dans Travelling, cʹest la bobine de Mary Poppins que nous déroulons. Nous avons beaucoup dʹarchives, des anecdotes, des extraits, et la musique du film, indispensable.
Il ne nous reste plus quʹà écrire une lettre et à lʹenvoyer par la cheminée pour que cette formidable nounou viennent nous accompagner pour notre voyage cinématographique.
REFERENCES :
France Culture. Série : philosophie des comédies musicales 09.07.2020
https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/les-chemins-de-la-philosophie/mary-poppins-ou-l-eloge-du-travail-bien-fait-5796181
https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/serie-philosophie-des-comedies-musicales
France Inter, Mary Poppins, la magie de lʹordinaire, 28.03.2021
https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/barbatruc/mary-poppins-la-magie-de-l-ordinaire-9723819
France Inter. Série Les pʹtits bateaux, créatures fantastiques et super-héros, 25.12.2024
https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/les-p-tits-bateaux/les-p-tits-bateaux-du-mercredi-25-decembre-2024-1628808
France Culture. Mary Poppins, un personnage totémique à plusieurs facettes 19.12.2018
https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-reveil-culturel/mary-poppins-un-personnage-totemique-a-plusieurs-facettes-8423622
Mary Poppins, She Wrote : The Life of P. L. Travers, Simon & Schuster, 2006
Le making-of :
Supercalifragilisticexpialidocious: The Making of Mary Poppins (2004)
https://www.youtube.com/watch?v=g-ritrxv6E8
Aujourdʹhui dans Travelling, un classique des classiques.
Si je vous dis : une longue robe noire, un chignon relevé, un long porte-cigarette, une taille de brindille et le regard pétillant, vous aurez tout de suite en tête la silhouette longiligne dʹAudrey Hepburn qui incarne Holly Golightly dans Diamants sur canapé, Breakfast at Tiffanyʹs, une des silhouettes les plus célèbres du cinéma créé par le couturier français Hubert de Givenchy.
Le film de Blake Edwards sort en 1961, adapté dʹune nouvelle de Truman Capote.
Dans Diamants sur Canapé, Audrey Hepburn est splendide et mutine aux côtés de George Peppard, Mickey Rooney, Patricia Neal, et dʹun chat, cabotin comme pas deux.
Lʹhistoire est celle dʹune coureuse de millionnaires et dʹun écrivain gigolo qui vont, après bien des péripéties, tomber amoureux.
Mais le film est plus profond que cela.
Sous le vernis et la comédie se cache une vraie désespérance, une quête du bonheur et de la sécurité matérielle et affective.
Cʹest normal, cʹest du Blake Edwards et rien nʹest rose pour lui, à part peut-être sa panthère quʹil tournera juste après.
Porté par sa musique composée par Henri Mancini, et pour laquelle il reçoit un Oscar en 1962, par sa comédienne, par son iconographie, Breakfast at Tiffanyʹs rencontre tout de suite un succès jamais démenti et entre dans la légende du cinéma en lançant lʹère des femmes libérées.
Mais nous allons vous raconter tout ça.
REFERENCES
Audrey Hepburn du côté de chez Fred
https://www.youtube.com/watch?v=RslrD6jc2fk
Moon River chanté par Audrey Hepburn
https://www.youtube.com/watch?v=BOByH_iOn88
WASSON Sam, 5e Avenue, % heures du matin, Sonatine, 2012























