DiscoverHistoire Vivante ‐ RTS Première
Histoire Vivante ‐ RTS Première
Claim Ownership

Histoire Vivante ‐ RTS Première

Author: RTS - Radio Télévision Suisse

Subscribed: 3,946Played: 186,417
Share

Description

"Histoire Vivante", une émission quotidienne avec des historiennes, des historiens et des archives pour comprendre comment l'histoire agit dans notre présent. Une émission d'Anaïs Kien. Fichiers disponibles durant 30 jours après diffusion. - Pour un usage privé exclusivement.
1751 Episodes
Reverse
Au début du XXème siècle, les États-Unis ont rejoint le cercle très sélectif des puissances mondiales, grâce à leur économie, grâce à quelques victoires militaires retentissantes et grâce à leur souveraineté sur le canal de Panama qui joue un rôle puissant pour le commerce mondial et lors des deux guerres mondiales. Avec Jean-Yves Mollier, historien, auteur de Panama, un canal pour mémoire (Flammarion, 2025). Et avec Bertrand Van Ruymbeke, historien, auteur de Histoire des États-Unis, Tome 1. 1492-1919 - Tome 2. 1919 à nos jours (Tallandier, 2021).
Les entrepreneurs français ont échoué à creuser leur canal de Panama et sont engloutis dans un des plus grands scandales politique et financier. Mais le jeu n'est pas plié, les États-Unis attendaient patiemment leur tour et c'est avec eux que le canal s'apprête à voir le jour à coup de pioche et coup d'Etat. Avec Jean-Yves Mollier, historien, auteur de Panama, un canal pour mémoire (Flammarion, 2025). Et avec Bertrand Van Ruymbeke, historien, auteur de Histoire des États-Unis, Tome 1. 1492-1919 - Tome 2. 1919 à nos jours (Tallandier, 2021).
Le canal de Panama aurait pu être un chef d'œuvre français mais ce premier chantier s'effondre - entre 1889 et 1892 - dans le fracas d'un scandale politique et financier qui est resté un totem historique dans les mémoires. Ferdinand de Lesseps qui devait raccourcir les distances du monde, le héros du canal de Suez, a échoué. Avec Jean-Yves Mollier, historien, auteur de Panama, un canal pour mémoire (Flammarion, 2025).
En 1888, Henri Étienne, un jeune Neuchâtelois, est recruté par la Compagnie du Canal, l'entreprise qui supervise la construction au Panama. À cette époque, c'est Ferdinand de Lesseps, le promoteur du percement du canal de Suez, qui s'apprête à ouvrir une voie fluviale entre les océans Pacifique et Atlantique. Henri Étienne saisit cette opportunité et se voit confier le recrutement de la plupart des ouvriers chargés du creusement du canal de Panama. Avec l'historien Laurent Tissot, qui a retrouvé la correspondance, très fournie, qu'entretient Henri Etienne avec sa famille au cours de cette mission à la fois secrète et impossible. Et Jean-Yves Mollier, historien, auteur de Panama, un canal pour mémoire (Flammarion, Paris, 2025).
Le canal de Panama a beaucoup fait parler de lui dernièrement, notamment parce que Donald Trump l'a inscrit sur sa liste de territoires convoités, aux côtés du Groenland et, pourquoi pas, du Canada. Ce choix s'explique par le fait que le canal constitue le chemin le plus court entre les océans Pacifique et Atlantique, mais aussi parce que l'Amérique latine attise depuis longtemps les convoitises des grandes puissances, les États-Unis en tête. Les premiers à se lancer dans le creusement d'un canal au Panama sont les Français, pionniers d'un vieux rêve. Avec Jean-Yves Mollier, historien, auteur de Panama, un canal pour mémoire (Flammarion, Paris, 2025). Et avec Laurent Tissot, historien, qui a présenté et annoté l'ouvrage Des Chinois pour le canal de Panama : correspondances (1886-1889) / Henri Etienne (Lausanne, Editions d'En bas, 2014).
Donald Trump convoite avec insistance le Groenland. Alors, pour éclairer cette actualité, Histoire Vivante vous propose la rediffusion d'une série consacrée à l'histoire coloniale, politique et humaine de l'Arctique qui englobe justement le Groenland. Après l'histoire coloniale de l'Arctique, l'implantation et des ambitions des grandes puissances, nous changeons de point de vue pour comprendre le regard des peuples de l'Arctique - et des Inuits en particulier - sur leur propre propre histoire et cette rencontre de l'étranger. Avec Yvon Csonka, ethnologue, qui a enseigné pendant 10 ans à l'université de Nuuk au Groenland.
Donald Trump convoite avec insistance le Groenland. Alors, pour éclairer cette actualité, Histoire Vivante vous propose la rediffusion d'une série consacrée à l'histoire coloniale, politique et humaine de l'Arctique qui englobe justement le Groenland. Depuis quelques décennies, l'Arctique est devenue un enjeu géopolitique et stratégique majeur, au croisement des guerres commerciales et industrielles, de la décolonisation et de la protection de l'environnement. Du XIXème siècle à nos jours, l'attrait des ressources a généré de grandes ambitions avec un engagement variable des grandes puissances. Avec Camille Escudé, autrice du livre Géopolitique de l'Arctique, paru aux Presses Universitaires de France.
Donald Trump convoite avec insistance le Groenland. Alors, pour éclairer cette actualité, Histoire Vivante vous propose la rediffusion d'une série consacrée à l'histoire coloniale, politique et humaine de l'Arctique qui englobe justement le Groenland. Tous les états qui bordent l'océan Arctrique sont considérés comme des pays arctiques : les Etats-Unis avec l'Alaska, le Danemark avec le Groenland, et les pays scandinaves : la Suède, la Norvège, la Finlande et enfin la Russie. Mais lorsqu'on parle des populations arctiques, cela devient plus compliqué : il y a les frontières politiques et les frontières culturelles, qui dépassent parfois ce cercle polaire. Avec Yvon Csonka, ethnologue, qui a enseigné à l'université de Nuuk au Groenland.
Donald Trump convoite avec insistance le Groenland. Alors, pour éclairer cette actualité, Histoire Vivante vous propose la rediffusion d'une série consacrée à l'histoire coloniale, politique et humaine de l'Arctique qui englobe justement le Groenland. "Nanouk, l'esquimau" est le film fétiche du réalisateur Robert Flaherty dont les héros, Nanouk, sa femme Nylla et leurs deux enfants, nous emmènent dans les paysages arctiques canadiens et dans l'épreuve quotidienne de leur vie. Glaciers, banquise, igloos, kayaks et chiens de traineaux, c'est une carte postale coloniale, mais pas si parfaite que ça. Les personnages sont sympathiques, la tragédie inexistante, c'est beau mais tout est faux, c'est du cinéma, reste à savoir qui, de Flaherty ou des Inuits, mène vraiment le récit. Avec Stéphane Pichelin, spécialiste de l'œuvre du réalisateur de Nanouk, Robert Flaherty.
Donald Trump convoite avec insistance le Groenland. Alors, pour éclairer cette actualité, Histoire Vivante vous propose la rediffusion d'une série consacrée à l'histoire coloniale, politique et humaine de l'Arctique qui englobe justement le Groenland. Depuis quelques années, l'Arctique est partout, dans les romans, les séries, les rubriques de géopolitiques. Parce que la fonte de la banquise inquiète, parce que les appétits commerciaux et stratégiques s'aiguisent, parce que la région est devenue un décor d'intrigue de fiction qui font un carton en librairie. Dans cette nouvelle série, on explore son histoire pour comprendre comment l'Arctique est devenue cette immense surface de projection de toutes les angoisses de notre temps. L'Arctique est d'abord un milieu hostile et étrange, une région extrême, loin du confort des grandes capitales, un exotisme tout au Nord de l'Europe. Dans la première moitié du XIXème siècle, l'Arctique fait l'objet d'un enthousiasme scientifique, un défi pour les navigateurs, une destination pour les aventuriers. Alessandra Carcreff a réédité le récit de Léonie d'Aunet, un voyage en 1938 au Spitzberg, une île de l'archipel du Svalbard à près de 700 km au Nord de la Scandinavie dans la Mer arctique. Alors commençons comme des touristes sans avion, sans Gore Tex et sans 5G, sans même les femmes à l'exception d'une, notre héroïne du jour : Léonie.
Edgar Morin est un intellectuel français de gauche, centenaire et très célèbre. Sociologue et philosophe, de parents juifs originaires de Salonique, il est antifasciste dans les années 1930, s'engage dans la Résistance pendant la Deuxième guerre mondiale et défend les droits humains depuis. On est donc très étonnés d'apprendre qu'en 2002, il est poursuivi en justice pour antisémitisme. Le choix des mots dans une tribune parue dans la presse pose question. Une histoire de subtilité et d'interprétation. Avec Thomas Hochmann, professeur de droit public et spécialiste de la liberté d'expression, pour comprendre cette affaire où les mots sont à choisir avec la plus grande délicatesse. Il est l'auteur de On ne peut plus rien dire... Liberté d'expression le grand détournement (Editions Anamosa, 2025).
Le 10 mars 2006, on enterre Matthew Snyder, caporal du Corps des Marines des États-Unis, tué accidentellement au cours de la guerre en Irak. À quelques centaines de mètres, sept membres de l'Église baptiste de Westboro et son fondateur Fred Phelps manifestent, brandissant des pancartes : "Dieu merci pour les soldats morts", "Dieu hait les homosexuels" et "Vous irez en enfer". Le père de Matthew Snyder porte plainte tandis que Fred Phelps défend cette action, au nom de l'exercice légitime de son droit à la liberté d'expression et du droit de manifester pacifiquement, protégés par le Premier Amendement de la Constitution américaine. Avec Thomas Hochmann, professeur de droit public et spécialiste de la liberté d'expression et auteur de On ne peut plus rien dire... Liberté d'expression le grand détournement (Editions Anamosa, 2025).
Le cas Perinçek fait partie de ces affaires judiciaires directement lié à l'histoire et au négationnisme du génocide des Arméniens (1915-1916). Un million deux cent mille Arméniens perdent la vie sur territoire de la Turquie actuelle, sur ordre du parti Jeunes Turcs alors au pouvoir. La majorité des États reconnaît aujourd'hui ce génocide, contrairement à l'État turc et à d'autres, revendiquant une forme de neutralité à ce sujet. Thomas Hochmann, professeur de droit public et spécialiste de la liberté d'expression nous raconte cette affaire à rebondissements qui oppose la Suisse à Dogu Perinçek. Il est l'auteur de On ne peut plus rien dire... Liberté d'expression le grand détournement (Editions Anamosa, 2025).
Si la liberté de la presse est un droit fondamental affirmé dès la constitution de 1848, elle ne concerne pas l'ensemble de la liberté d'expression. Exprimer ses opinions dans un film, lors d'une manifestation de rue, dans une œuvre d'art est une autre histoire. En 1961, c'est l'aboutissement d'un long combat, qui s'adosse justement sur la liberté de la presse. Vanessa Rüegger enseigne le droit public à l'université de Genève et elle a retracé pour le musée national ce cheminement tortueux de la liberté d'expression, devenue à son tour un droit fondamental en Suisse en 1999.
La liberté d'expression est un principe fondateur de la démocratie mais reste pourtant très fragile. Est-il permis de tout dire ? La liberté d'expression dans la bouche des uns est-elle la même que dans la bouche des autres ? Un débat historique toujours très actuel. La liberté de la presse s'invente au XIXème siècle, au milieu des révolutions et de l'apparition progressive des régimes parlementaires et démocratiques. La Confédération helvétique est créée en 1848, au lendemain de la guerre du Sonderbund. Les conservateurs ont dû plier mais eux aussi font leur apprentissage de la démocratie et investissent cette nouvelle liberté de la presse. Avec Alain Clavien, historien spécialiste de l'histoire des médias, du monde des idées et de l'édition en Suisse. Il est notamment l'auteur de La presse romande (Antipodes, 2017) et Grandeurs et misères de la presse politique (Antipodes, 2010).
Quand elle navigue autour du monde en solitaire lors du Vendée Globe, Catherine Chabaud découvre un phénomène encore inconnu: un amas de plastique flottant au milieu du Pacifique. Ce "7? continent" marque pour elle le début d'un engagement qui ne la quittera plus. Navigatrice, journaliste, puis députée européenne, aujourd'hui ministre déléguée à la Mer et à la Pêche, elle défend l'idée que l'Océan doit devenir un bien commun de l'humanité. Dans cet épisode, Catherine Chabaud raconte sa lutte : pollution plastique, dérèglement climatique, législations ignorées, mais aussi la capacité de l'Océan à se régénérer si on lui en laisse la chance.
En 1978, la marée noire de l'Amoco Cadiz choque le monde: des plages noircies, des milliers d'oiseaux morts, un littoral dévasté. Cet événement marque un tournant: l'Océan n'est plus seulement un espace lointain, il devient un écosystème fragile qu'il faut défendre. Avec Françoise Gaill, biologiste marine, spécialiste des abysses et cofondatrice de la plateforme Océan & Climat, on plonge dans cette nouvelle conscience écologique.
Pendant des siècles, l'Océan n'a été qu'une ressource: on y pêchait, on y naviguait, on y puisait sans compter. Ce n'est qu'au XX? siècle qu'un nouveau regard apparaît: l'Océan est vulnérable, menacé, essentiel à la vie. Avec Grégory Quenet, historien de l'environnement et auteur de Histoire de la pensée écologique (PUF, 2025), on explore ce moment où l'écologie découvre la mer. Il raconte comment la prise de conscience est née, lentement, et pourquoi protéger l'Océan revient aujourd'hui à protéger notre propre avenir.
L'Océan n'est pas regardé de la même manière partout. Le monde "atlantique" a longtemps entretenu une relation de défiance avec la mer: la dominer, la conquérir, l'exploiter. Le monde "pacifique", lui, construit une relation d'alliance, de continuité, où l'Océan est un partenaire, un espace de vie. Deux visions qui se croisent rarement et pourtant façonnent encore notre rapport au monde marin. Avec Hélène Artaud, anthropologue, professeure en humanités océaniques au Muséum national d'Histoire naturelle, autrice de Immersion. Rencontre des mondes atlantique et pacifique (La Découverte). Elle nous guide dans cette rencontre entre deux imaginaires océaniques.
L'Océan couvre les deux tiers de la planète. Longtemps considéré comme un espace libre, sans maître, il est aujourd'hui au cœur d'appétits grandissants: ressources, territoires, frontières maritimes. Mais il est aussi un réservoir de vie, de beauté et de fragilité que l'on tente enfin de protéger, notamment grâce au récent traité sur la Haute Mer. Histoire Vivante explore nos liens contradictoires à l'Océan, fascination, peur, domination, émerveillement, à travers cinq épisodes d'Ariane Hassler. Pendant des siècles, les mers semblaient infinies et libres. Mais à mesure que les puissances européennes naviguent, commercent et s'affrontent, une question nouvelle émerge: à qui appartient l'Océan ? De la piraterie aux premiers textes du droit maritime, cet épisode remonte aux sources d'un débat qui structure encore aujourd'hui la géopolitique mondiale. Avec Olivier Chaline, historien, professeur à Sorbonne Université, directeur adjoint de l'Institut de l'Océan. Il est notamment l'auteur de La Mer et la France (Flammarion) et d'Apprendre la mer (Flammarion), ainsi que directeur scientifique de Histoire de la mer (2025).
loading
Comments (3)

Xavier Seux-Baverez

une nouvelle émission passionnante pour tous les francophones. Merci la Suisse ! Rigueur et qualité sont au rendez-vous.

May 11th
Reply

Patrick Bibas

Quel parti pris! La journaliste qui s'est innocemment muée en militante ne remet jamais en question la rhétorique arabe ( colonie quand on s'installe sur sa propre terre? territoires palestiniens ou Judée, étymologiquement "Terre des Juifs "?, etc... ). Un peu plus de culture historique et d'équilibre dans ses prisés de position auraient rendu cette série plus digne d'intérêt. Encore un peu de travail et de professionnalisme ! Dommage.

Jul 13th
Reply

Jad Dadda

Juste excellent . Il y a un réel travaille derrière et un e volonté d'informer le publique.

Apr 29th
Reply