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Ainsi va la ville
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Ainsi va la ville

Author: Paul Citron

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Avec ses invité.e.s (des chercheurs, des écrivains et des praticiens de la ville), Paul Citron, urbaniste et chercheur, discute des problématiques de la ville contemporaine, afin de mieux la comprendre (et de mieux la changer) !
68 Episodes
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Avec David Mangin, architecte et urbaniste, enseignant, Grand Prix de l’urbanisme 2008. Contexte : “En matière d’urbanisme commercial, nous partons tous avec des idées reçues. Notamment celle selon laquelle la question du commerce et des «entrées de villes » serait simple si elle n’était qu’affaire d’esthétique ; mais c’est un peu plus compliqué que cela. […]
Invités : Stéphane Tonnelat, sociologue, co-rédacteur en chef de la revue en ligne Métropolitiques Jean-Yves Souben, membre élu du conseil municipal du Blanc-Mesnil, ancien proviseur de lycée Contexte : Europe, ville. Qu’est-ce qu’une ville européenne ? Les rapports de force entre intérêts publics et intérêts privés n’ont cessé de produire des effets sur les formes […]
Contexte : Que vient faire une opération d’intérêt national dans la deuxième ville de France – qui est aussi la première, puisqu’elle est la plus ancienne : Marseille fut fondée, dit-on, en 600 avant Jésus-Christ ? Ce n’est un secret pour personne : la cité phocéenne vit aujourd’hui des heures très difficiles. Après les 8 […]
Invité : Éric Chauvier, anthropologue et écrivain. Il a publié de nombreux ouvrages à partir de ses enquêtes urbaines et périurbaines, dont Contre Télérama (2011), Les mots sans les choses (2014) et Les nouvelles métropoles du désir (2016). Contexte : Dans les rues de nos villes, qu’elles soient petites, moyennes ou grandes, centrales ou périphériques, […]
Invité : Bruno Ricard, maire de Lanvallay (Côtes d’Armor) Contexte : Il reste la campagne. Face aux métropoles, aux grandes villes des nouvelles régions, reste la campagne. Villes moyennes et petites villes se succèdent, le long des autoroutes et des voies ferrées. Elles empruntent leur nom à une mythologie dépassée, noms de pays, de régions […]
Contexte : « Vendons celui-là : c’est un terrain à bâtir », avait dit Quinto. Ce à quoi sa mère avait répondu : « C’est ça, et mes calcéolaires… où vais-je les transplanter ? Je n’ai plus une seule place dans tout le jardin. Et les pittosporums, qui sont déjà si grands ? Sans parler […]
Avec Nicolas Détrie, Directeur de l’association Yes We Camp Contexte : Partout, l’entre-soi est un mode de vie qui prospère, mettant en danger la cohésion sociale. À contrepied de cette tendance ont surgi depuis quelques années des espaces de rencontres et d’échanges qui prennent place dans des sites en friche et favorisent l’implication de chacun, […]
Résumé : Nous allons aujourd’hui parler d’un processus. Celui qu’on observe si souvent qu’on ne le commente même plus : Taxiphones, lavomatics, bars PMU et boucheries hallal ferment leurs portes pour laisser s’ouvrir celles des usines à brunchs, des marchands de smoothies et de toute une industrie de la nuit pour la jeunesse dorée des […]
#10 – Le BondyBlog

#10 – Le BondyBlog

2019-06-0359:14

Résumé : On dit souvent “pas de nouvelles, bonnes nouvelles”, mais personne ne sait si c’est vrai. Ce qui est sûr, c’est que pour certains endroits, seules les mauvaises nouvelles sont relayées. Les banlieues, par exemple, où vivent un tiers des Français, n’ont les honneurs de la presse que lorsque elles s’enflamment… De toute la […]
Invité : Julien Beller, architecte, fondateur du 6B à Saint-Denis (93) Résumé : Si vous voulez voir l’anthropocène, il suffit de faire quelques kilomètres. Au nord de Paris, dans la Plaine Saint-Denis qui a décroché le trophée de la plus vaste friche industrielle d’Europe dans les années 70, se rejoignent en une pointe la Seine […]
Invité.e.s : Edith Hallauer, chercheuse en urbanisme. Résumé : « On se souviendra de l’Âge des Professions comme de ce temps où la politique s’est étiolée, tandis que, sous la houlette des professeurs, les électeurs donnaient à des technocrates le pouvoir de légiférer à propos de leurs besoins, l’autorité de décider qui a besoin de […]
Invité.e.s : Cécile Gintrac enseignante en géographie, chercheuse en géographie critique, membre du Comité de vigilance des Jeux Olympiques à Saint Denis. Résumé : « L’essentiel n’est pas la victoire mais le combat, l’important n’est pas de gagner mais de participer ». On connaît tous la devise de Pierre de Coubertin pour lancer les jeux […]
Résumé : Trans : préfixe : « qui traverse l’espace ou la limite, qui est de l’autre côté de la limite »; en particulier :   « qui traverse le lieu géographique ou l’obstacle naturel » voir transalpin, transatlantique, transcontinental, transocéanien/transocéanique, transsaharien, transsibérien… C’est de la géographie, et plus près de nous : transfrontalier, transports […]
Résumé : Désormais nul ne l’ignore plus, Médine l’a bien fait savoir: “c’est nous le Grand Paris”. Mais le Grand Paris, c’est quoi? Un mégaprojet de développement urbain et économique? Des kyrielles de camions sur les routes d’Ile-de-France, transportant des kilotonnes de remblais extrudés par des milliers d’ouvriers sur des centaines de machines, aux 4 […]
La ville , les villes doivent aujourd’hui être souples, agiles, résilientes , alors même qu’elles sont constitués de bâtiments et obéissent à des règles contraignantes, voire rigides. Les outils de fabrication et de gestion des villes sont en retard sur la société. Ils sont pilotés par des normes, des règles, des programmes, des schémas directeurs sans souplesse, et produisent trop souvent des espaces sans âme et sans identité. Ils ne répondent pas aux urgences, ils n’ont évité ni la crise du logement, ni celle du bureau. La crise du covid avait ouvert des pistes : avec les habitants en première ligne, un citadin equipé peut faire face aux situations imprévisibles et développer des actions immédiates. montrant qu’il est possible de sortir de la logique de silo et du « cadre de la norme ». Ces pistes prenaient appui sur des acteurs /aménageurs qui ont emmenagé en ville depuis une quinzaine d’années, créant des lieux et processus alternatifs, brèches ouvertes dans ce monde sous contrôle : tiers-lieux, espaces de solidarités, usages temporaires. Alors pourquoi ne pas changer ? Et si ces acteurs marginaux étaient remis au centre? et si aménager temporairement c’était aménager tout court? et si utiliser temporairement , c’était utiliser ? Nous avons le plaisir de recevoir pour en débattre deux pionniers de ces brèches ouvertes qui emmenagent en ville. L’un est un opérateur social, et l’autre un opérateur d’usages. Il s’agit de Sihem Habchi, de l’association Aurore et Nicolas Détrie, de l’assoication Yes We Camp.
Très souvent, dans la rue, quelqu’un vient vers moi pour m’adresser un commentaire sur tel ou tel projet que nous menons et très généralement le propos tourne autour d’une question d’esthétique. Personnellement je m’en réjouis. Parce que cela montre que nous sommes sensibles à notre environnement et portons une exigence de qualité. A la différence de tous les autres arts, l’architecture et le paysage urbain se donnent en effet gratuitement à voir à toute heure du jour, sans compter les éclairages du soir et de la nuit qui magnifient les bâtiments remarquables. La beauté du cadre de vie est le patrimoine de ceux qui n’en ont pas. Elle est le premier contact sensible d’un individu avec l’histoire et la culture, et participe à l’équilibre de la personne en lui offrant une forme d’apaisement propice à la réflexion. Dès lors, se préoccuper de l’esthétique urbaine devrait être in impératif démocratique et social, l’un des combats les plus constants à mener pour la démocratisation culturelle. Ces mots sont ceux d’un élu local attentif à la beauté de la ville et à la responsabilité qui est la sienne en matière esthétique. Ils sont issus de l’ouvrage « Pour une ville belle », paru en avril 2025 aux éditions Eyrolles sous la plume de François de Mazières, le Maire de Versailles.
Il serait temps d'admettre sans état d'âme la disparition de la ville occidentale et de s'interroger sur ce qui déjà la remplace, la non-ville, qui semble devenu le destin des sociétés industrielles avancées et que j'appellerais l'urbain. À partir des années 1860, l'impact de la révolution industrielle induit l'amorce d'une mutation de la ville, les grandes villes perdent leurs limites en débordant dans leurs périphéries, les banlieues, la métropole est née. Corollairement, la dynamique des réseaux techniques tend à se substituer à la statique des lieux bâtis pour conditionner mentalités et comportements.Transports et télécommunications nous impliquent dans des relations toujours plus nombreuses et abstraites, et toujours moins dépendantes des lieux et de l'espace réel dont la présence sera bientôt concurrencée par les séductions du cyberespace et des espaces virtuels. À partir de ces constats, comment penser l'urbain et son devenir ?(…) La première peut être formulée en extrapolant un ensemble de tendances déjà actualisées, l'aménagement concerté de l'espace à l'échelle unique du territoire et les tendances induites par les nouvelles vitesses de transport des personnes et de l'information, le développement des mémoires artificielles, la médiation croissante de l'image et de la simulation. Une autre hypothèse postule la coexistence et la synergie de deux échelles d'aménagements, l'une territoriale et l'autre que j'appellerai provisoirement locale. Toutes deux sont nécessaires, ni l'une ni l'autre suffisante. D'où l'importance dont nos agglomérations actuelles emprunt à l'exclusion ou à la ségrégation de ne pas détruire quand il existe le support local des minorités ethniques ou économiques. La mise en œuvre et le déploiement de cette échelle locale sont un enjeu de société dont une politique volontariste peut seulement chercher à favoriser la prise de conscience et comme condition susceptible de l'affaire éclore la transformation structur...
Et si les logements servaient à habiter, tous , dans de bonnes conditions de confort et ne servaient qu’à cela , pas à gagner de l’argent en spéculant sur leur valeur au mépris des besoins des villes de loger tous ceux qui les font fonctionner ? Et si les prix des logements et les loyers étaient en corrélation avec les revenus, libérant du pouvoir d’achat pour mieux vivre ? Et si les terrains, enjeux de toutes les surenchères devenaient un bien commun, au service de la collectivité pour le bien-être de tous ?Ces mots sont extraits du livre d’Isabelle Rey-Lefebvre, Halte à la spéculation sur nos logements, paru aux Editions rue de l’echiquier en janvier 2024. Un ouvrage récent de David Rottmann paru en 2025 chez Apogée semble prolonger ce débat en suggérant un changement radical mais simple : Faire la ville sans les promoteurs immobiliers.Parmi les pistes qu’il est possible d’explorer pour changer profondément le système de production du logement, un principe de bon sens consisterait ainsi à lier chaque soutien financier public à la contrepartie d’un actif durable. (…) Une politique du logement sans promoteur immobilier n’est donc pas seulement possible, elle est souhaitable. En ces temps de crise, la vraie urgence est d’engager cette redirection du marché du logement et de sa production au bénéfice de ses habitants, qu’ils soient locataires, propriétaires occupants et éventuellement coopérateurs ou bénéficiaires d’un Bail réel solidaire, et ainsi de servir l’égalité sociale et la soutenabilité de notre habitat terrestre.
🎙️ Ainsi va la ville – Habitat non ordinaireDans cet épisode, nous explorons les formes de logement en marge des standards, à travers les parcours de deux invité·es engagé·es sur ces questions d’habitat non ordinaire.🎧 Nos invité·esCamille Picard – Politiste et urbaniste. Après un parcours dans l’aménagement et l’immobilier public, notamment comme directrice territoriale pour la Caisse des Dépôts (Seine-Saint-Denis & Val d’Oise), elle est aujourd’hui directrice générale de Toit Temporaire Urbain, entreprise spécialisée dans les constructions modulables sur fonciers vacants, cofondée par la Caisse des Dépôts et la SNCF.Gaspard Lion – Sociologue, maître de conférences à l’Université Sorbonne Paris Nord. Ses recherches portent sur les classes populaires et les formes de mal-logement. Il est l’auteur de « Vivre au camping. Un mal-logement des classes populaires », publié en 2024 aux éditions du Seuil.🏘️ Au programmeFormes d’habitat précaire ou dérogatoireOccupations temporaires, fonciers vacants, constructions modulablesLogements en camping, habitat mobile, stratégies de contournement du système locatif classiqueQuelle reconnaissance politique et urbaine pour ces formes de vie ?Une émission produite et animée par Dominique Alba et Paul Citron.🎙️ En référence sur Radio Cause CommuneLiberté sur paroles, #69 – Vivre (toute l’année) au camping, avec Gaspard Lion, 24 juin 2024
« Le Grand Paris est « inflânable », les intensités n’y sont pas réunies, concentrées derrière une ceinture historiquement déterminée. Et je prends ce verbe « arpenter » en son sens double : mesurer (évaluer en arpents) et marcher à grands pas. (…) Marcher, c’est prendre la mesure de cette démesure, c’est conquérir par l’effort et la tension du regard ce qui fut conçu, imaginé en termes de purs réseaux, déterminé par des algorithmes, séquencé par des quotas. L’arpenteur en prend la mesure au sens d’abord d’une conquête. Il pose ses yeux et ses pas concrets, humbles mais décidés, sur ce monde commandé, produit par la pensée abstraite. Le flâneur ne découvrait rien ; il saisissait par son balancement tendu, ses volte-face hasardeux, des étincelles poétiques. L’arpenteur trouve ce qui n’a jamais été cherché par les urbanistes : la vibration produite par des nécessités techniques sur un corps marchant et curieux. » Extrait du texte de Frédéric Gros, « Les randonneurs urbains humanisent les métropoles de leurs pas », publié par le média Enlarge Your Paris.🎙️ ContexteDans cet épisode d’Ainsi va la ville, nous partons à la rencontre du Grand Paris à hauteur de pas. À rebours des visions métropolitaines déconnectées des réalités du sol, l’urbanisme sensible s’invente en marchant.Pour en parler :Vianney Delourme, cofondateur du média Enlarge Your ParisMadeleine Masse, architecte urbanisteUne émission produite et animée par Dominique Alba et Paul Citron.
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