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Oh les beaux jours ! Frictions littéraires
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Oh les beaux jours ! Frictions littéraires

Author: Des livres comme des idées

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Dégustez les beaux jours de la littérature ! Une sélection d'entretiens et de rencontres passionnantes avec des écrivains, des auteurs de BD invités du festival Oh les beaux jours ! à Marseille.

Ces rencontres ont été enregistrées en public lors du festival Oh les beaux jours !. Créé en 2017, Oh les beaux jours ! est un festival ouvert à tous qui entend faire découvrir la littérature autrement en la faisant dialoguer avec la musique, la bande dessinée, le cinéma, la photographie, les sciences humaines et les sciences dures, le sport, les grands sujets de société… Pendant 6 jours, une programmation riche et foisonnante se déploie à travers des propositions multiformes : rencontres, grands entretiens, lectures sur scène, projections, performances, concerts dessinés, lectures musicales, conférences-spectacles, interventions dans l’espace public, séances de signature, ateliers participatifs… Des « frictions littéraires » – sous-titre du festival – qui tentent de renouveler les formes en s’adressant à des publics très divers. Chaque année, à la fin du mois de mai, plus de 100 auteurs et artistes (comédiens, chanteurs, musiciens…) participent ainsi à une soixantaine de propositions artistiques dans de grands lieux marseillais.


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Rendez-vous à Marseille du 27 au 31 mai 2026 pour la 10e édition du festival Oh les beaux jours !


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http://ohlesbeauxjours.fr 


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Montage : Clément Lemariey, Arthur James
Voix : Nicolas Lafitte, Benoît Paqueteau, Raphaelle Oz
Création graphique de la couverture de l'émission inspirée d'Atelier 25
Une série de podcasts produite par Des livres comme des idées (http://deslivrescommedesidees.com/). 
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
64 Episodes
Reverse
L'écrivain lit un extrait de son roman La Figure. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
L'écrivain et chanteur évoque son enfance dans cet extrait.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Teaser Laure Murat

Teaser Laure Murat

2026-02-0201:27

Laure Murat revient sur la distinction entre l'espace public et les musées ou livres d'Histoire. Si certaines figures n'ont pas leur place dans la rue, les parcs ou les places, elles doivent en revanche figurer dans les musées comme objet d'étude.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Jérôme Ferrari, lauréat du Prix Goncourt en 2012, lit un extrait de son roman Nord Sentinelle (2025).Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Teaser Adèle Yon

Teaser Adèle Yon

2026-02-0203:21

C'est en consultant des archives qu'Adèle Yon a conçu Mon vrai nom est Elisabeth. Elle revient sur la conception de ce livre évènement, sorti au printemps 2025. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C’est un entretien pas comme les autres qui se tient chaque année au festival Oh les beaux jours ! La grande interview du Club ado est menée par un groupe composé d’une dizaine d’adolescentes qui, pendant plusieurs mois, vont lire, débattre et organiser une rencontre publique avec un auteur. En 2025, elles ont lu 10 romans de genres différents, proposés par des bibliothécaires, avant d’en sélectionner un et de se préparer à interviewer son autrice, entraînées par la critique littéraire Elodie Karaki. Comment élabore-t-on des personnages ? Pourquoi donner la parole à untel ou untel ? Avez-vous mené une enquête pour aborder ce sujet ? … Les intervieweuses d’un jour décryptent minutieusement les pages du roman et interrogent Amélie Antoine sur son processus d’écriture. Avec Ne vois-tu rien venir ?, son sixième roman, elle raconte l’implacable mécanique du harcèlement, à travers l’histoire de deux adolescentes durant une année scolaire. “Souvent, il suffit de pas grand-chose pour qu’une relation de harcèlement se noue” dit Amélie Antoine. Les lectrices ont retenu ce roman pour son réalisme et les possibilités d’identification aux personnages, un sujet “difficile, sensible et cruel”, peu abordé selon elles.Une rencontre organisée en partenariat entre le réseau de lecture publique de Marseille et oh les beaux jours !Bibliographie sélective1096 jours, Syros, 2025.De là-haut, Le Muscadier, 2025.Ne vois-tu rien venir ?, Syros, 2024.Pourquoi tu pleures ?, Le Muscadier, 2023.Le Bonheur l’emportera, XO, 2021.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Après Qui annule quoi (Prix femina essai), Laure Murat publie Toutes les époques sont deguelasses et poursuit son analyse de l’époque, et notamment le mouvement dit de la cancel culture. Fine connaisseuse des Etats-Unis, où elle a enseigné durant près de 20 ans à l’Université de Californie Los Angeles, l'essayiste décrit un pays “violent, cruel et raciste” où une guerre culturelle a lieu entre woke et anti woke. Selon elle, s’il faut enlever certaines statues de figures problématiques dans l’espace public, il faut en revanche absolument ne pas les détruire et les exposer dans un musée. Il ne faut pas priver les opprimés de l'histoire de leur oppression, résume-t-elle. Son dernier livre met en lumière une autre facette de cette opposition, en prenant la littérature en exemple. Si l’on a de tout temps réécrit les histoires dans une visée esthétique (adaptations théâtrales ou cinématographiques, traductions, versions abrégées, pastiches…), il n’en est pas de même pour des récritures qui visent à effacer ce qui fâche certains, aujourd’hui. “On pense beaucoup par injonction, souligne-t-elle, ce qui est le contraire de la pensée critique”. Elle nous invite ainsi à poursuivre la lecture d’Agatha Christie, de Roald Dahl ou encore des aventures de James Bond avec discernement.Bibliographie sélectiveToutes les époques sont dégueulasses, Verdier, 2025.Proust, roman familial, Robert Laffont, 2023 (Prix Médicis essai).Une révolution sexuelle ? Réflexions sur l’affaire Weinstein, Stock, 2018.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
S’il connaît la fin de ses livres avant d’en commencer l’écriture, Jérôme Ferrari confie avoir eu du mal à écrire son roman Nord sentinelle. Il revient, avec l’humour et la fausse légèreté qui le caractérise, sur les six années d’écriture de ce premier volume d’un triptyque à venir et lève ainsi le voile sur sa table d’écrivain et la réalité de ce métier. Au cours de sa conversation avec Olivia Gesbert, le lauréat du Prix Goncourt 2012 explique comment sont nés ce roman et ses personnages. “Un roman, ce n’est pas seulement une histoire à raconter mais le ton avec lequel on va la raconter” dit il. Voulant s’amuser, il a écrit à la première personne son récit, endossant la peau d’un personnage hypocondriaque “pas fiable, pas très bienveillant et pas très sympathique !” Évoquant le Capitaine Burton ou l’auteur contemporain Giosuè Calaciura, Jérôme Ferrari revient sur son goût de l’hyperbole, ses expériences de professeur à Alger et à Abu Dhabi, la tragédie grecque, le surtourisme et la violence liés à la Corse. Partageant avec nous ses secrets de fabrication, Jérôme Ferrari nous ouvre les portes de la création littéraire.Bibliographie sélectiveNord Sentinelle, Actes Sud, 2024.À son image, Actes Sud, 2018 (Prix Le Monde, Prix Méditerranée).Le Sermon sur la chute de Rome, Actes Sud, 2012 (Prix Goncourt).Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Accompagnée par Maëva Le Berre au violoncelle, Marie Pavlenko lit des extraits de son recueil de poésie La Main rivière et les tisse avec avec son roman Traverser les montagnes et venir naître ici, qu’elle a écrit en même temps. Les deux semblent pourtant ne former qu’un, où l'écrivaine chante les cours d’eau, la montagne, les animaux, les végétaux, au fil des saisons. Destin de femmes parties chercher une nouvelle vie, poèmes d’amour célébrant l’être aimé et la nature, pages romanesques et vers libres se suivent, portés par la voix bouleversante de leur autrice et les notes sensibles de la violoncelliste Maêva Le Berre, fidèle complice du festival. Marie Pavlenko résume ainsi sa volonté à travers son écriture : “Dire le vivant, rappeler qu'il est là, le mettre en scène, le rendre beau... c'est si important : on se bat pour ce que l'on aime, et on aime ce que l'on connaît.À lireTraverser les montagnes et venir naître ici, Les Escales, 2024.La Main rivière, Bruno Doucey, 2024.Rita, Flammarion jeunesse, 2023.Bientôt minuit, Flammarion, 2021.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Livres, films, photographies, archives accompagnent Hélène Giannecchini et Blandine Rinkel dans leurs écritures pour évoquer les familles qui les entourent. Leurs livres résonnent par leur forme et leur sujet, où “l’attention et la joie sont connectées”. Généalogie fictive, héritage inventé, secrets, chacune partant de sa propre vie, rebat les cartes d’une histoire familiale qui procède de la fiction par les récits et les mots que l'on choisit, et les silences non comblés. Adressé à ceux qui se sentent fauves, intimement exilés, déplacés et éjectés de l’évidence familiale, La Faille s’attache à une communauté de solitudes, à ceux qui se sentent un peu anormaux, soit “en dehors de la norme” comme dit Blandine Rinkel.“Avoir une histoire permet de se situer dans le monde avec force” affirme la théoricienne Joan Nestle. C’est ainsi que Hélène Giannecchini trouve son récit, à la recherche d’une transmission manquée. Elle inscrit l’histoire des luttes et des mouvements queer à sa propre histoire familliale. Au-delà de la vie de ses parents et grands-parents, les ancrages historiques et politiques ont leur importance et dans l’histoire queer, la sexualité importe moins que le politique et la vision du monde. Autour d’Élodie Karaki, dans une discussion où sont convoquées Jeanette Winterson, Kath Weston ou encore Saint-Just, les écrivaines parlent des mots qui montrent l’importance des relations choisies. À lireHélène Giannecchini, Un désir démesuré d’amitié, Éditions du Seuil, 2024.Blandine Rinkel, La Faille, Stock, 2025.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La publication du livre d’Adèle Yon au printemps 2025, Mon vrai nom est Elisabeth, rencontre un énorme succès public et critique, et la jeune autrice a reçu plusieurs prix. Cette histoire singulière autour d’une femme internée et lobotomisée dans les années 1950 se révèle être une histoire politique et publique, passant de l’intime au collectif.Rendre audibles, visibles et lisibles les voix de femmes qui ont subi des violences psychiatriques, est également au cœur des recherches de la psychanalyste Laurie Laufer. “Ce qui se dit aujourd’hui se disait hier sur une autre mélodie” souligne-t-elle.Que fait on des femmes qui manifestent leurs désirs qui, selon les normes d’une époque, peuvent paraître excessifs ? Pourquoi a-t-on si peur de la folie des femmes ? Ce mal loge-t-il physiquement quelque part et peut-il être enlevé, comme on l’a longtemps cru ? Comment un internement et une thérapie de choc peut-elle, quatre générations de femmes plus tard, avoir encore des conséquences ? Animée par Chloë Cambreling, la conversation aborde les violences conjugales, l’instabilité des diagnostics médicaux, les différences entre psychiatrie et psychanalyse, le silence au sein des familles ou encore le travail de recherche universitaire.À lireLaurie Laufer, Les héroïnes de la modernité, La Découverte, 2025.Adèle Yon, Mon vrai nom est Elisabeth, Éditions du sous-sol, 2025 (Prix littéraire du Nouvel Obs, Prix littéraire du Barreau de Marseille 2025).Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La Figure, Bertrand Belin

La Figure, Bertrand Belin

2026-02-0201:13:06

Avec La Figure, Bertrand Belin évoque ses premières années en Bretagne marquées par la violence, ce “panier sans fond que constituent les souvenirs de l’enfance” dit-il. S’il reconnaît avoir été plus faible plus jeune, il n’en faisait pas moins valoir ses droits, jusqu’à la bagarre, n’étant ni silencieux ni résigné. Passionné par la musique, la guitare, la chanson, il se met à écrire, le public devenant son interlocuteur. Au fil des ses textes, chansons et romans, il distille des “ingrédients” de sa biographie. S’interrogeant sur la libéralisation de la parole autour des violences dans la société, comme citoyen et comme artiste, Bertrand Belin revient sur l'équilibre entre l’intime et la chose politique, cette ligne entre vie privée et débat public. Une rencontre animée par Camille Thomine autour de l’amour des mots, leur polysémie et leur musicalité.À lireLa Figure, P.O.L, 2025Vrac, P.O.L, 2020Grands carnivores, P.O.L, 2019.Littoral, P.O.L, 2016.Requin, P.O.L, 2015.À écouterWatt, Cinq7, 2025.Tambour vision, Wagram, 2022.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Qu’est-ce que l’écriture ? C’est être expert de tout et de rien, c’est voir ce qui est invisible à l’œil nu ou encore “continuer de se casser la gueule devant tout le monde”, selon l’expression de Mathieu Simonet. L'ancien avocat et écrivain partage avec Paolo Giordano, lui-même ancien physicien et écrivain, le besoin de se battre avec la littérature contre le conformisme. Pour les auteurs, être survivant d’un deuil ou de la pandémie de 2020, c’est au-delà de la tristesse, avoir la chance de s’affranchir de la honte. Dépasser la honte, c’est en effet ce qui permet de créer le déséquilibre nécessaire et d’écrire ce que l’on ne pourrait exprimer sinon. Leurs livres Tasmania et La Fin des nuages, mêlent bouleversements intimes et collectifs sous le signe poétique des nuages. Ces nuages que l’on peut observer comme des œuvres d’art au-dessus de nos têtes, à tout âge, partout dans le monde.Une rencontre où il sera question de politique, de droit et de climat animée par Olivia Gesbert et traduite par Crocina Bonelli.Le festival Oh les beaux jours ! remercie le Mucem où s’est déroulée cette rencontre.__À lirePaolo Giordano,Tasmania, traduit de l’italien par Nathalie Bauer, Le Bruit du monde, 2023 (prix André Malraux 2023).Mathieu Simonet, La Fin des nuages, Julliard, 2023.__Montage : Arthur JamesVoix : Raphaelle OzPhoto : Nicolas ServeUn podcast produit par Des livres comme des idées.__La 9e édition du festival Oh les beaux jours ! aura lieu à Marseille du 27 mai au 1er juin 2025.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Quand la mémoire ne suffit plus à expliquer, l’enquête commence. À partir d’un souvenir de sa compagne sur une légende familiale, Alexandre Labruffe se met dans la peau d’un détective foutraque pour une “tragédie drôle” qui mélange les genres. Aimant souffler le chaud et le froid, il multiplie dans Cold Case les clins d'œil littéraires et emprunte aussi bien au conte qu’au journalisme, au fantastique, ou encore aux écrits chamaniques pour composer un polar gonzo.Denis Michelis revendique lui aussi son regard décalé sur le roman policier. Amour fou est une œuvre chorale qui multiplie les points de vues et les personnages tout en respectant les codes du genre : meurtres, suspects, enquête, révélation. Par un minutieux travail préparatoire avec un psychiatre et une policière, il construit son intrigue lui aussi sur une famille dysfonctionnelle aux nombreux faux-semblants.Avec des styles différents mais tous deux caustiques et comiques, les auteurs échangent sur la littérature policière lors d’une conversation animée par Pierre Benetti.Le festival Oh les beaux jours ! remercie le Conservatoire Pierre Barbizet où s’est déroulée cette rencontre.__À lireAlexandre Labruffe, Cold Case, Éditions Verticales, 2024.Denis Michelis, Amour fou, coll. «Notabilia», Les éditions Noir sur blanc, 2024.__Montage : Arthur JamesVoix : Raphaelle OzPhoto : Alexandre Fournier BivilleUn podcast produit par Des livres comme des idées.__La 9e édition du festival Oh les beaux jours ! aura lieu à Marseille du 27 mai au 1er juin 2025.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Enfants des années 1980, ayant grandi en Europe de l’Est, Elitza Gueorguieva et Sergueï Shikalov présentent deux livres originaux par la forme et la langue. Écrits en français, ils cassent la linéarité du récit, use de l’humour et d'expressions détournées pour démonter les clichés et s’émanciper des normes et des manières de penser.Avec Odyssée des filles de l’Est, Elitza Gueorguieva dresse le portrait de deux jeunes femmes bulgares en France, sans cesse renvoyées au stéréotype de la “fille de l’Est”, la prostituée. Sergueï Shikalov évoque quant à lui dans Espèces dangereuses la montée de menaces sur les libertés dans les années 200 en Russie. Il évoque une Russie méconnue où l’on a pu être libre dans l’amour et dans l’expression, sans être stigmatisé ou pénalisé. Auprès de la jeune génération, la Russie de Vladimir Poutine efface les souvenirs des beaux jours avec des lois homophobes et liberticides. La parenthèse libérale qui a donné espoir à une génération d'homosexuels russes s’est brutalement refermée.Au micro de Pierre Benetti de la revue Kometa, les deux écrivains épris de liberté secouent nos certitudes.Le festival Oh les beaux jours ! remercie le Conservatoire Pierre Barbizet où s’est déroulée cette rencontre.__À lireElitza Gueorguieva, Odyssée des filles de l’Est, Éditions Verticales, 2024.Sergueï Shikalov, Espèces dangereuses, Seuil, 2024.Sergueï Shikalov, Droits LGBT+ en Russie : quand le vent a tourné, Kometa, 2024.Sergueï Shikalov, Nous sommes tous égaux face aux kalachnikovs, Kometa, 2024.__Montage : Arthur JamesVoix : Raphaelle OzPhoto : Alexandre Fournier BivilleUn podcast produit par Des livres comme des idées.__La 9e édition du festival Oh les beaux jours ! aura lieu à Marseille du 27 mai au 1er juin 2025.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Qu’est-ce qu’écrire sa propre histoire ? C’est par nécessité de s’arracher de l’endroit où l’on a été assigné et pour lutter contre ceux qui pensent posséder l’histoire que Marielle Hubert et Virginie Linhart prennent la plume. Livre familial et récit d’un procès pour atteinte à la vie privée, leurs textes posent la question de la réception par les autres du contenu littéraire même. Comment peut-on faire de sa mère un personnage ? Quel mourant serons nous ? Est-il possible de préserver les autres dans l’écriture du soi ? Chacun à leur manière, Il ne faut rien dire et Sale affaire explorent les non-dits familiaux et remontent le cours de l’histoire. Jusqu’où ? Murielle Hubert fait démarrer son histoire à la gestation de sa mère. Le début potentiel d’une vie, dit-elle, commence au cinquième mois de la grossesse quand le fœtus féminin développe ses ovocytes.Les deux écrivaines abordent leur besoin vital de la littérature lors d’une conversation animée par Salomé Kiner.Le festival Oh les beaux jours ! remercie le Conservatoire Pierre Barbizet où s’est déroulée cette rencontre.__À lireMarielle Hubert, Il ne faut rien dire, P.O.L, 2024.Virginie Linhart, Une sale affaire, Flammarion, 2024 ; L’Effet maternel, Flammarion, 2020.__Montage : Arthur JamesVoix : Raphaelle OzPhoto : Alexandre Fournier BivilleUn podcast produit par Des livres comme des idées.__La 9e édition du festival Oh les beaux jours ! aura lieu à Marseille du 27 mai au 1er juin 2025.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
“Je t’aime”, une phrase simple en apparence mais qui scelle une fois dite un amour. Une phrase performative qui crée un avant et un après. Romancier, scénariste, critique littéraire, François Bégaudeau raconte un amour au long cours, sans drame ni événement majeur. Jeanne et Jacques sont ce qu’il appelle affectueusement des “petites gens”, de ceux qui sont peu observés, dont on ne raconte jamais l’histoire. Hors des radars, ces gens transparents font un “bout de chemin” ensemble, cinquante ans durant. Loin du lyrisme et des passions amoureuses qui constituent une bonne part de la littérature mondiale depuis des siècles, L’Amour scrute le quotidien d’un couple qui s'aime sans forcément se le redire.L’écrivain revient sur ce court roman qui fut un succès en librairie dès sa parution en août 2023 lors d’une conversation avec Olivia Gesbert.Le festival Oh les beaux jours ! remercie la bibliothèque de l’Alcazar où s’est déroulée cet entretien.__À lireFrançois Bégaudeau, L’Amour, Éditions Verticales, 2023.__Montage : Arthur JamesVoix : Raphaelle OzPhoto : Nicolas ServeUn podcast produit par Des livres comme des idées.__La 9e édition du festival Oh les beaux jours ! aura lieu à Marseille du 27 mai au 1er juin 2025.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
“Un parfum peut exister par la pensée seule, il suffit de s’en souvenir” annonce Ryoko Sekiguchi. Son livre, L’Appel des odeurs, lie la mémoire et l’imagination par le biais de l’odorat et ses odeurs si difficiles à décrire. À l’aide de notes et de citations, elle propose un voyage autour du monde où effluves, senteurs et sillages échappent à l’éphémère et à l’évanescence.Chez Elise Goldberg, les odeurs aussi entretiennent la mémoire. Avec Tout le monde n’a pas la chance d’aimer la carpe farcie, elle convoque avec humour et tendresse les plats mal aimés de son enfance, le foie haché, les kneidlers, le tcholent qui aujourd’hui la transportent dans la Pologne de ses grands-parents. Ces recettes ashkénazes transmises en famille représentent un lien avec les disparus. En préparant ces plats, on fait appel au souvenir et au plaisir.Une rencontre qui éveille les sens, animée par Élodie Karaki.Le festival Oh les beaux jours ! remercie la bibliothèque de l’Alcazar où s’est déroulée cette rencontre.__À lireÉlise Goldberg, Tout le monde n’a pas la chance d’aimer la carpe farcie, Verdier, 2023 (prix du Premier roman Les Inrockuptibles, 2023).Ryōko Sekiguchi, L’Appel des odeurs, P.O.L, 2024.__Montage : Arthur JamesVoix : Raphaelle OzPhoto : Fabienne PaviaUn podcast produit par Des livres comme des idées.__La 9e édition du festival Oh les beaux jours ! aura lieu à Marseille du 27 mai au 1er juin 2025.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Clara Arnaud et Maylis de Kerangal ont en commun une écriture incandescente et le goût des mots justes qui enflamment les histoires. Toutes deux accordent de l’importance aux lieux et à la manière dont ils constituent la matière même de la fiction.Dans les montagnes, homme et animal sont intimement liés depuis des siècles. C’est ainsi qu’une jeune éthologue et un berger vivent parmi les bêtes dans une vallée ariégeoise. Se réclamant d’un récit de nature et ouvrant les possibles d’un wilderness à la française, Clara Arnaud explore les contradictions de notre rapport au vivant.Maylis de Kerangal pour sa part aime “déplier des situations qui organisent le monde contemporain”, que ce soit la naissance d’un pont qui raconte la mondialisation ou encore la transplantation d’un cœur qui questionne la transmission.C’est sans doute cette capacité commune à transcender le réel pour en faire le récit qui a donné envie à Maylis de Kerangal d’interviewer elle-même Clara Arnaud, dont elle a beaucoup aimé le roman Et vous passerez comme des vents fous. “Un texte qui déploie un territoire très sauvage” souligne-t-elle, une fiction entre précision documentaire et romanesque, aux résonnances très actuelles.Le festival Oh les beaux jours ! remercie le Mucem où s’est déroulée cette rencontre.__À lireClara Arnaud, Et vous passerez comme des vents fous, Actes Sud, 2023.Maylis de Kerangal, Canoës, Verticales, 2021.__Montage : Arthur JamesVoix : Raphaelle OzPhoto : Nicolas ServeUn podcast produit par Des livres comme des idées.__La 9e édition du festival Oh les beaux jours ! aura lieu à Marseille du 27 mai au 1er juin 2025.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Pour comprendre la violence de la guerre d'indépendance d'Algérie, il faut revenir au début. Avec ses romans, Mathieu Belezi se penche sur la conquête algérienne au XIXe siècle, un territoire littéraire trop rarement abordé. Il s’appuie sur l'expérience des écrivains sud-américains qui ont affronté les dictatures à l’aide de la littérature, comme Garcia Marquez ou Carpentier. Dans Le Temps des crocodiles, l’écrivain n’épargne aucun détail sanguinaire dans une langue aussi crue que poétique, racontant une barbarie qui semble sans limites. Admiratif du courage qu’il a fallu à l’auteur pour aborder cette Histoire, l’artiste peintre Kamel Khélif a illustré le roman, récompensé par le Prix littéraire du Monde et le Prix du Livre Inter.Lors d’une rencontre animée par Sonia Déchamps, ils poursuivent ce dialogue artistique fécond et reviennent sur leur parcours et la genèse de ce livre.Le festival Oh les beaux jours ! remercie le Mucem où s’est déroulée cette rencontre en mai 2024.__À lireLe Temps des crocodiles, Mathieu Belezi et Kamel Khélif, Le Tripode (2024).__Montage : Arthur JamesVoix : Raphaelle OzPhoto : Nicolas ServeUn podcast produit par Des livres comme des idées.__La 9e édition du festival Oh les beaux jours ! aura lieu à Marseille du 27 mai au 1er juin 2025.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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