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Les premières élections présidentielles au suffrage universel ne se déroulent pas en 1962, année où fut réformée, en ce sens, la Constitution de 1958, qui fut adoptée en même temps que la Ve République. En effet, elles sont organisées en 1848. Une idée venue d'Amérique Le régime de la Monarchie de Juillet ne résiste pas aux barricades dressées, en février 1848, dans les rues de Paris. Le Roi Louis-Philippe part en exil et cède la place à la IIe République. En avril, une Assemblée est élue. Mais le pouvoir exécutif sera-t-il confié à un Comité, comme sous la Terreur, ou à un Consulat, comme du temps de Bonaparte ?L'écrivain Tocqueville, qui revient des États-Unis, a une meilleure idée. Il connaît bien les Américains et a vu fonctionner leur démocratie. Pourquoi ne pas élire, comme eux, un Président qui puiserait sa légitimité dans le suffrage universel ? Un triomphe Cette suggestion est adoptée et des élections présidentielles sont organisées en décembre 1848. Le Chef de l'État sera donc élu au suffrage universel masculin, les femmes étant exclues, et pour longtemps, du vote. Plusieurs candidats se présentent. L'un d'eux retient l'attention : le prince Louis-Napoléon Bonaparte, fils de Louis, ancien Roi de Hollande, et donc neveu de l'Empereur. Parmi les autres prétendants, on relève les noms du général Cavaignac, à la tête du gouvernement au moment de l'élection, qui venait de mater l'insurrection de juin, le poète Lamartine, et des hommes de gauche, comme Raspail, alors en prison, ou Ledru-Rollin, farouche opposant à la Monarchie de Juillet. Le 10 décembre 1848, le prince Louis-Napoléon écrase ses adversaires. Il remporte en effet plus de 5,8 millions de voix, oit environ 70 % des suffrages. Cavaignac, de son côté, doit se contenter de recueillir 1,5 millions de voix. Les autres candidats obtiennent des résultats symboliques. Une campagne efficace, de nombreuses promesses, et, surtout, l'éclat d'un nom prestigieux, expliquent le triomphe du futur Napoléon III. Mais, ne voulant donner trop de poids au futur Chef de l'État, les députés n'ont prévu qu'un seul mandat présidentiel. Une disposition qui mènera tout droit au coup d'État du 2 décembre 1851. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Surnommé l'"explorateur aux pieds nus" , Auguste Pavie, fin connaisseur des civilisations indochinoises et partisan d'une colonisation respectueuse des coutumes locales, contribua notamment à l'établissement du protectorat français sur le Laos. Une fascination pour l'Indochine Né en 1847 en Bretagne, Auguste Pavie rejoint l'armée très tôt, sous le Second Empire, et intègre bientôt les rangs de l'infanterie de marine. En 1867, il est envoyé à Saïgon, en Cochinchine. Il découvre alors ce pays, qui fait partie de la péninsule indochinoise. le vif intérêt qu'il porte à cette civilisation et aux peuples indochinois ne se démentira jamais. Auguste Pavie vient de trouver sa voie. Pour l'heure, il quitte l'armée et entre dans l'administration des postes et télégraphes. En 1876, il est muté au Cambodge, à Kampot. Là encore, il est fasciné par la civilisation khmère, dont il découvre la richesse. À son contact, il commence d'ailleurs à perdre ses habitudes d'Occidental. Un explorateur doublé d'un diplomate Au début des années 1880, il est chargé de la mise en place d'une ligne télégraphique, qui doit relier Pnom Penh à Bangkok. À cette occasion, il est amené à négocier avec le Siam, future Thaïlande, sur le territoire duquel la ligne doit passer. Ses supérieurs, qui appréciaient déjà son emprise sur les hommes, remarquent alors ses talents de diplomate. Déjà jeune titulaire de la Légion d'honneur, il est nommé vice-consul au Laos. Après un bref retour en France, où il fonde l'École cambodgienne, future École coloniale, il revient en Thaïlande et décide d'explorer les régions du Haut-Laos. Il se lie d'amitié avec le Roi du pays, dont il sauve même la vie au cours d'une attaquie siamoise. C'est cette relation avec le souverain du Laos, mais aussi sa conception d'une cooinisation respectueuse des peuples locaux, qui permettent à Auguste Pavie, élevé au rang de ministre pénipotentiaire, d'obtenir, en 1889, le protectorat du Laos pour la France. En 1895, Auguste Pavie rentre en France, où il se consacre à la rédaction de livres sur son expérience d'explorateur ou les traditions du Cambodge. Il meurt en 1925. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Les noms de certains bandits de grand chemin, comme Cartouche ou Mandrin, sont passés à la postérité. Mais certaines femmes ont aussi laissé le souvenir de véritables chefs de bande. C'est le cas de Marion du Faouët. Une Bretonne, fille de paysans Marie-Louise Tromel, dite Marion du Faouët, du nom d'un village près duquel elle est venue au monde, est née en 1717 en Bretagne, dans le département actuel du Morbihan. Fille d'un paysan sans terre, elle connaît la misère et se serait livrée assez tôt à de menus larcins. Elle se met en ménage avec un bandit, qui lui donne trois enfants. Il sera arrêté et pendu en 1747. Bienfaitrice ou meurtrière ? Marion du Faouët aurait commencé sa carrière de voleuse vers 1740. Elle ne manque pas de charme et s'aperçoit de son ascendant sur les hommes. Bientôt, elle en commande une quarantaine. La voilà désormais chef de bande. Une bonne manière d'échapper au destin misérable qui l'attendait, comme toutes les femmes de sa condition. Concernant Marion du Faouët, il existe deux écoles. Pour les uns, ce serait une sorte de Robin des Bois en jupons, ne détroussant que les riches étrangers et ne s'en prenant pas aux pauvres. Elle les aurait même secourus. Pour d'autres, ce serait une meurtrière, dont la terrible réputation aurait servi, bien longtemps après sa mort, à effrayer les enfants turbulents. Une carrière qui s'achève sur la potence Marion du Faouët est arrêtée une première fois en 1746, avec certains des hommes de sa compagnie. Elle est condamnée à être "pendue et étranglée". Elle échappe pourtant à la mort, mais c'est pour être fouettée et marquée au fer rouge, du "V" infamant des voleurs. Elle est à nouveau arrêtée quelques années plus tard, en 1752, mais elle réussit à fausser compagnie à ses gardiens. Elle est alors condamnée à mort par contumace et pendue en effigie. À nouveau appréhendée en 1755, elle est soumise à la question, mais, même sous la torture, elle reste muette. Elle est finalement pendue et étranglée le 2 août 1755. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Le 28 avril 1943, Benito Mussolini et sa maîtresse, Clara Petacci, arrêtés quelques jours plus tôt, sont fusillés par des partisans italiens. Mais les circonstances entourant cette exécution ne sont pas claires et ont suscité une vive controverse. La mort tragique de Mussolini En cette fin d'avril 1943, la République de Salo, dernier avatar du fascisme italien, est aux abois. Le 26 avril, Mussolini, rejoint par sa maîtresse, Clara Petacci, quitte Milan, peut-être pour gagner la frontière suisse. Le lendemain, le dictateur italien, qui s'est joint à un cortège de soldats allemands en fuite, est reconnu par des résistants italiens. Il est alors emmené dans une ferme, où il est gardé à vue. Le 28 avril, le Duce et sa maîtresse sont fusillés. Puis, le lendemain, leurs dépouilles sont laissées sur une place de Milan, où des partisans avaient été exécutés. Là, les cadavres subissent de nombreux outrages et sont pratiquement réduits en bouillie, avant d'être finalement pendus par les pieds. Une fin entourée d'obscurités Nombre d'incertitudes subsistent à propos de la mort de Mussolini. Ainsi, l'identité de celui ou de ceux qui ont ordonné l'exécution continue de susciter des débats. C'est ainsi que le secrétaire général du parti communiste italien, et vice-premier ministre, Palmiro Togliatti, a revendiqué la responsabilité de l'ordre d'exécution. Ce que n'ont pas manqué de faire, de leur côté, les chefs de la résistance communiste, dont Sandro Pertini, futur Président italien. L'exécution elle-même du dictateur serait l'œuvre du résistant communiste Walter Audisio, bien que certains l'aient attribuée à Luigi Longo, futur chef du parti communiste italien. Par ailleurs, certains ont prétendu que cette exécution aurait été organisée par Churchill en personne, qui aurait ordonné aux services secrets britanniques d'éliminer le Duce et de récupérer une correspondance compromettante entre l'homme politique anglais et le dictateur italien. Dernier mystère enfin : Mussolini transportait avec lui, au moment de sa capture, un véritable trésor, qui lui aurait permis de vivre un exil doré. Or, l'or et les valeurs constituant ce magot ont disparu, sans qu'on sache vraiment qui s'en est emparé et dans quel but. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Spartacus ne fut pas le seul esclave à se révolter contre les Romains. Bien avant lui, au IIe siècle avant J.-C., un certain Eunus défie le pouvoir romain et fonde un véritable État en Sicile. Un esclave peu ordinaire Sans doute capturé par des pirates, Eunus avait été emmené en Sicile et acheté par un riche patricien. Les sources le décrivent comme un homme peu ordinaire. Il parlait, nous dit-on, en émettant des étincelles, un effet qu'il obtenait peut-être en plaçant dans sa bouche une noix creuse contenant du soufre et percée de trous. C'est aussi un mystique, adepte d'une religion orientale. Il se croit investi d'une mission divine et annonce aux invités de son maître, stupéfaits, qu'il fondera bientôt un royaume. Considéré comme une sorte de magicien inspiré, Eunus avait un grand ascendant sur les autres esclaves. Les esclaves contre Rome En 140 ou 139 avant notre ère, Eunus fomente une révolte contre les Romains. Ce que les historiens appellent la Première Guerre servile durera au moins sept ans, jusqu'en 132 av. J.-C. La ville d'Henna est prise et Eunus est déclaré Roi. Il fonde alors un État et modèle son pouvoir sur celui des Séleucides, cette dynastie hellénistique issue d'un des descendants d'Alexandre le Grand. Il s'agit d'un véritable État théocratique, dans lequel le Roi, qui prend le nom d'Antiochus, se veut l'interprète de la divinité et son relais sur terre. Le nouveau souverain ne remet pas en cause le principe de l'esclavage, puisque les hommes libres demeurés dans l'île connaissent à leur tour la servitude. Très vite, Eunus, alias Antiochus, réunit une armée de 20.000 hommes, qui tient tête, entre 138 et 135, aux troupes envoyées par Rome. Et cette armée d'anciens esclaves comptera jusqu'à 200.000 hommes. Malgré tout, elle ne peut résister à l'assaut final des Romains, qui, en 132 avant J.-C., débarquent dans l'île avec une très puissante armée. Acculé par ses ennemis, Eunus, entouré du dernier carré de ses fidèles, composé de 1.000 hommes, se réfugie dans la montagne. Après leur suicide collectif, il est fait prisonnier et jeté en prison, où il meurt à une date indéterminée. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
On croyait tout savoir sur la Tour Eiffel. Or, la plupart des visiteurs du célèbre monument parisien ignorent que Gustave Eiffel s'était fait aménager un appartement à l'intérieur même de la Tour. Mais y a-t-il vraiment habité ? Un appartement en haut de la Tour Eiffel Au troisième étage de la Tour Eiffel, sur la plateforme supérieure, existait bel et bien un appartement, perché à 285 mètres du sol. Il s'agissait d'un logement assez vaste de 100 mètres carrés, mais une partie de sa surface était occupée par la cabine de l'ascenseur de la Tour et diverses installations techniques. Cet appartement comprenait plusieurs pièces, dont un salon, meublé notamment d'un canapé et d'une table. On y trouvait même un piano. Le logement se composait également d'une cuisine et de trois pièces assez exiguës, servant de bureaux. Enfin, une salle d'eau, avec un lavabo, et des toilettes avaient été aménagées dans ce singulier logement. Tout était décoré dans le goût de l'époque, avec de la moquette sur le sol et du papier fleuri au mur. Un logement qui n'est pas habité Si cet appartement a bien été aménagé à l'intention de Gustave Eiffel, le constructeur de la Tour, il n'y a jamais habité à proprement parler. En effet, le logement ne comprend pas de chambre à coucher. Il n'y a donc sans doute jamais dormi. En fait, Gustave Eiffel utilisait ce logement à deux fins. En premier lieu, il y recevait certains visiteurs prestigieux, comme Thomas Edison, qui l'y rencontre en 1889, l'année même de la construction de la Tour Eiffel. Par ailleurs, Gustave Eiffel poursuivait ses travaux dans un petit laboratoire situé à côté de l'appartement. Aujourd'hui, on a aménagé, dans cet appartement, un local de service et un petit studio, doté d'une douche et réservé au personnel. Seule la reconstitution d'un des bureaux de l'appartement peut donner aux visiteurs une idée de ce qu'était ce logement. Assis dans une pièce aux murs tapissés de papier peint, des mannequins de cire évoquent Gustave Eiffel, sa fille aînée et secrétaire particulière, Claire Eiffel, et le fameux inventeur Thomas Edison. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
L'expression de "Grande Prostituée", associée à "Babylone la Grande", se retrouve dans l'Apocalypse de saint Jean, qui est le dernier livre du Nouveau Testament. Compte tenu de la nature particulière de ce récit, qui relève des textes prophétiques, l'identification de cette "Grande Prostituée" demeure très délicate. Une femme étrange Que nous dit exactement le texte de l'Apocalypse ? Il décrit une femme vêtue de pourpre et richement parée, assise sur une bête écarlate et possédant sept têtes et dix cornes. Sur le front de cette femme, qui tient en main une coupe contenant les "souillures de sa prostitution", un nom est tracé : "Babylone la Grande", dépeinte comme la "mère des prostituées", et, plus généralement, des "abominations de la terre". Une identité toujours en question Depuis longtemps, ce texte obscur suscite des interprétations diverses. Il est d'autant plus difficile à interpréter que "Babylone la Grande" est indiquée, dans le texte, comme un nom "mystérieux". La question de savoir qui est cette "Grande Prostituée", associée à "Babylone la Grande", fait donc toujours débat parmi les spécialistes. Certains l'ont tout simplement assimilée à Babylone ou à Rome, la ville aux sept collines. L'Apocalypse décrit en effet la femme comme étant assise sur sept montagnes. Mais une autre partie du texte explique que ces montagnes désignent plutôt des royaumes. Ce qui n'empêche pas certains exégètes de penser que "Babylone la Grande", qui exerce son autorité sur les rois de la terre, désignerait une forme d'emprise politique, à l'image des Empires mis en place par Babylone ou Rome. Mais la relative décadence de Babylone, à l'époque de la rédaction du texte, et la nature de la domination romaine, ne cadrent guère avec la description de la "Grande Prostituée". Aussi, de nombreux auteurs voient-ils la Babylone de l'Apocalypse comme une ville symbolique, où règnent l'idolâtrie et le lucre. D'autres associent cette "Grande Prostituée" à une sorte de complot mondial, inspiré par des forces occultes diaboliques. Son but serait de manipuler les hommes à leur insu et d'établir, à la fin des temps, une sorte de royaume maléfique, privé de la présence divine. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Dans le cadre des jeux, qui avaient lieu dans les arènes romaines, chrétiens et esclaves étaient souvent livrés aux bêtes fauves. Mais certaines auraient épargné leurs victimes. Ce fut le cas de sainte Blandine et, même si les faits sont moins avérés, de l'esclave Androclès. Un lion peu féroce... Les faits se déroulent au Ier siècle de notre ère, peut-être sous le règne de l'Empereur Caligula. Ils concernent un certain Androclès, un esclave que les mauvais traitements infligés par son maître auraient poussé à s'enfuir. Mais l'esclave en fuite est bientôt arrêté par les soldats romains. Pour le punir de son forfait, on le condamne, comme il est fréquent dans ce cas, à périr sous la dent des fauves. Jeté dans l'arène, il doit affronter des lions, dont la férocité est aiguisée par des rations de nourriture insuffisantes. Les fauves sont donc lâchés dans l'arène et se précipitent vers le malheureux esclave. Mais non seulement l'un des lions ne lui fait aucun mal, mais il le protège des assauts de ses congénères. ...Soigné par Androclès Sur les gradins, les spectateurs acclament Androclès et demandent sa grâce. L'Empereur la lui accorde mais, étonné de ce prodige, le fait venir au palais et lui demande pourquoi le lion l'a épargné. Androclès lui raconte alors l'histoire suivante. Au cours de sa fuite, il se serait réfugié dans une grotte. Un lion blessé l'y aurait rejoint. En effet, une grosse écharde se serait fichée dans sa patte. Androclès aurait réussi à l'approcher et lui aurait ôté l'épine. Et l'animal aurait reconnu son bienfaiteur dans l'arène. Cette histoire édifiante est relatée par un seul écrivain, qui la tenait lui-même de l'ouvrage d'un témoin oculaire. De ce fait, elle relève peut-être plus de la légende que de l'Histoire. D'autant que cette anecdote se réfère à un genre assez codifié, dans lequel un homme soigne une bête blessée qui, en retour, lui témoigne une fidèle affection. On pourrait citer, entre bien d'autres exemples, le cas d'Elpis de Samos, rapporté par Pline l'Ancien, qui aurait retiré un os coincé dans la gueule d'un lion. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
De célèbres affaires, comme celle des poisons, sous Louis XIV, mirent en cause des empoisonneuses dont le nom est passé à la postérité. C'est aussi le cas d'une certaine Giulia Tofana, qui donna son nom à un poison redoutable, l'Acqua Tofana. La providence des femmes mal mariées Giulia Tofana vécut à Palerme, dans la première moitié du XVIIe siècle. Voulant se débarrasser d'un mari gênant, elle l'empoisonne avec une substance bientôt connue sous le nom d'"Acqua Tofana" ou "manne de Saint Nicolas". La composition de ce poison demeure assez mystérieuse. Il était sans doute fait à base d'arsenic, mais comprenait peut-être d'autres extraits de plantes, comme la belladone, la cantharide ou la linaire. Au cours d'une carrière criminelle qui s'étale sur un demi siècle, l'empoisonneuse sicilienne, aidée de quelques complices, expédie de vie à trépas quelque 600 victimes. Il s'agissait surtout de maris fortunés, dont les épouses voulaient récupérer l'héritage, d'autant que certaines avaient été contraintes de les épouser, dans le cadre de mariages arrangés. Un poison indétectable Si l'Acqua Tofana eut tant de succès, c'est que ce poison avait beaucoup d'avantages. En effet, cette substance passait inaperçue. Comme elle était incolore et sans saveur, elle n'était pas décelée par celui qui l'avalait. Par ailleurs, s'il était bien mortel, ce poison agissait de manière graduelle. Si bien que son effet pouvait s'apparenter à l'action d'une maladie. De fait, la première dose ne provoquait qu'une grande lassitude. Après l'administration d'une seconde dose, le patient, en proie à des nausées, se sentait encore plus fatigué. Et une goutte supplémentaire entraînait souvent la mort. Ainsi les victimes avaient-elles le temps de mettre leurs affaires en ordre, ce qui pouvait atténuer les scrupules religieux de leurs femmes. Bien que surpris de l'inefficacité de ses traitements, le médecin ne voyait souvent, dans ce dépérissement progressif, que le cheminement normal de la maladie. D'autant qu'une autopsie ne révélait rien des ravages du poison. La carrière criminelle de Giulia Tofana prit fin en juillet 1659. Arrêtée dans une église, où elle se cachait, elle fut accusée de centaines de meurtres et exécutée avec quelques complices. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Même si l'on connaissait le caractère dangereux de certains métaux radioactifs, comme le radium, des ouvriers les ont tout de même manipulés, pour fabriquer divers produits. Ce fut notamment le cas d'ouvrières américaines surnommées les "Radium Girls". Des ouvrières exposées au radium De 1917 à 1926, une usine américaine située dans le New Jersey, l'United States Radium Corporation, a utilisé du radium pour fabriquer une peinture luminescente. Elle faisait briller dans l'obscurité les objets qui en étaient revêtus. Cette usine produisait notamment des montres destinées à l'armée, dont le cadran était recouvert de peinture luminescente. Environ 70 femmes peignaient ces montres, certaines étant même amenées à manipuler le radium. Contrairement aux techniciens et chimistes de l'entreprise, elles travaillaient sans protection particulière, et pour un salaire assez dérisoire. Et leur travail était d'autant plus dangereux qu'elles avaient acquis de fâcheuses habitudes. En effet, certaines effilaient les pinceaux dont elles se servaient avec leurs lèvres. D'autres se peignaient les dents ou les ongles avec cette peinture, pour surprendre leurs amis. De graves troubles de santé n'ont pas tardé à se déclarer. En effet, le système osseux de plusieurs ouvrières s'est révélé très fragile. De nombreux cas de cancer des os et de nécrose de la mâchoire ont également été signalés. Les suites de l'affaire des "Radium Girls" Malgré les démarches entreprises par leurs employeurs, cinq plaignantes ont réussi, en 1927, à porter l'affaire en justice. Le retentissement donné au procès par les médias a permis aux ouvrières de donner plus de poids à leurs allégations. De fait, la justice leur a donné gain de cause, en accordant à chaque plaignante une indemnisation de 10.000 dollars, plus une rente annuelle. Par ailleurs, cette affaire a sans doute contribué à la reconnaissance d'une des affections causées par l'ingestion de radium comme une maladie professionnelle. Elle a également fait progresser les droits des travailleurs. En effet, les conclusions de ce procès ont fait jurisprudence, permettant aux salariés de poursuivre leur entreprise en cas de préjudice subi au travail. À la suite de cette affaire, les conditions de travail se sont d'ailleurs notablement améliorées. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Édifié entre la fin du IVe siècle et le début du IIIe siècle avant notre ère, le colosse de Rhodes fit partie, durant l'Antiquité, des sept merveilles du monde. Mais pourquoi a-t-on érigé cette gigantesque statue ? Une immense statue Cette impressionnante statue, qui mesurait 32 mètres de haut, fut sans doute édifiée dans le port de Rhodes, dont elle gardait en quelque sorte l'entrée. Elle était constituée de bois et de grandes plaques de cuivre. Il fallut faire venir une grande partie de ce métal d'autres régions. La statue représentait un géant aux jambes écartées, dont les pieds reposaient sur de forts piliers. Il portait une sorte de couronne et tenait en main un flambeau dirigé vers le ciel. Le colosse de Rhodes fut détruit, en 227 ou 226 avant J.-C., par un tremblement de terre. En souvenir d'une résistance victorieuse La statue fut édifiée par les Rhodiens pour commémorer une victoire, qui eut lieu en 305 avant notre ère. Durant toute une année, en effet, les habitants de Rhodes avaient réussi à résister à la tentative de Démétrios, fils d'Antigone le Borgne, d'investir la ville. Antigone était l'un des Diadoques, ces successeurs d'Alexandre le Grand qui avaient entrepris de se partager son immense Empire. Il avait hérité d'un territoire qui comprenait notamment une partie de l'Asie Mineure. Insatisfait de son apanage, il songea à l'agrandir. C'est dans ce contexte que la prise de Rhodes lui apparut un objectif essentiel. Important carrefour commercial, situé entre l'Orient et l'Occident, la cité était alors dans l'orbite égyptienne. Le siège de Rhodes fut un des plus longs de l'Antiquité. Les assiégeants comme les assiégés déployèrent des trésors de ruse et d'ingéniosité pour contrer leurs adversaires. Démétrios y gagna même le surnom de "Poliorcète", autrement dit "le preneur de villes". Mais, malgré tout son talent, il ne put venir à bout de la résistance des Rhodiens, qui sortirent de ce siège avec tous les honneurs. En effet, sur les conseils de l'Égypte, les autorités de la cité acceptèrent de conclure un traité avec Démétrios, qui reconnaissait l'autonomie de Rhodes. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Le 1er novembre 1755, la capitale du Portugal, Lisbonne, fut victime d'un terrible séisme, qui détruisit la quasi totalité de la ville. Mais elle fut très vite reconstruite, selon des normes nouvelles. Un terrible séisme Les spécialistes manquent d'informations fiables pour expliquer le séisme qui ravagea Lisbonne en 1755. Il est possible qu'il ait été produit par la poussée de la plaque africaine contre la plaque eurasiatique. Ce tremblement de terre, d'une magnitude probable de 8,5 à 9 sur l'échelle de Richter, s'accompagna d'un très puissant tsunami, avec des vagues de 5 à 15 mètres de hauteur. La conjonction des deux phénomènes entraîne la destruction d'environ 85 % des bâtiments de la ville. La plupart des maisons et les principaux édifices s'effondrent. Environ 60.000 personnes, sur les 275.000 habitants de la ville, périssent dans cette catastrophe. De nombreuses conséquences Le Premier ministre, le futur marquis de Pombal, prend les choses en main sans attendre, avec beaucoup de sang-froid et de méthode. Il fait d'abord enterrer les cadavres, pour éviter la propagation des épidémies. De même, il maintient l'ordre grâce à des mesures énergiques. Puis, en l'espace d'un an, il préside à la reconstruction de la cité, selon de nouvelles conceptions d'urbanisme. Naissant de ses ruines, une nouvelle ville voit le jour, avec de larges avenues rectilignes et de grandes places. Tirant la leçon des événements, les architectes conçoivent des bâtiments qui, pour l'une des premières fois en Europe, sont édifiés selon des normes antisismiques. Par ailleurs, cette catastrophe a un immense retentissement en Europe, notamment chez les philosophes des Lumières et les scientifiques. Kant s'en saisit pour élaborer une théorie qui, pour la première fois, n'explique pas les séismes par l'intervention divine mais par des causes naturelles. De son côté, Voltaire souligne la manière dont une telle catastrophe frappe sans discrimination ses victimes. Il en tire argument pour contester les théories de Leibniz, selon lequel, malgré l'irruption du mal dans le monde, l'histoire a toujours un sens. Enfin, le séisme de Lisbonne fit beaucoup progresser la connaissance du temps sur les tremblements de terre. ------------------------- Pour écouter mon nouveau podcast Comment j'ai bâti un empire: Apple Podcast: https://podcasts.apple.com/fr/podcast/mon-argent/id1569918922 Spotify: https://open.spotify.com/show/6UduCKju82nA00KdBb08d9?si=KzkcGE8IRYOdR5m9hMbyZw Deezer: https://www.deezer.com/fr/show/2676812 Google Podcast: https://www.google.com/podcasts?feed=aHR0cHM6Ly9yc3MuYWNhc3QuY29tL21vbi1hcmdlbnQ%3D RSS: https://feeds.megaphone.fm/FODL4588439181 Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Certains militaires ont connu un destin exceptionnel. Ce fut le cas du pilote soviétique Alexei Maressiev, qui devait devenir un Héros de l'Union soviétique. Un pilote remarqué Alexei Maressien est né en 1916, dans le sud-ouest de la Russie. Il est d'abord ouvrier, puis s'initie à l'aviation avant d'entrer dans l'armée en 1937. Il devient pilote de chasse en août 1941, peu après l'invasion de l'URSS par l'Allemagne nazie. Il se montre déjà un pilote hors pair puisqu'en l'espace de deux mois il totalise six victoires. Ces succès lui valent une promotion au grade de lieutenant et sa mutation dans une unité de chasse aérienne. Héros de l'Union soviétique Mais la chance semble alors abandonner Alexei Maressiev. En effet, le 24 avril 1942, son avion est abattu par les Allemands. Il parvient à s'éjecter de l'appareil mais se blesse lors de sa réception au sol. En effet, il se casse les deux jambes. Malgré la douleur, il parvient à se traîner jusqu'aux lignes soviétiques. Durant près de trois semaines, il se nourrit d'insectes et de lézards. De plus, ses jambes blessées se couvrent d'engelures. Transporté à l'hôpital, il doit être amputé des deux jambes. On lui pose des prothèses, avec lesquelles il réapprend à marcher. Mais Alexei Maressiev ne veut pas retourner à la vie civile. Il veut redevenir pilote. Ses camarades sont sceptiques, craignant que cet infirme ne soit incapable, au moment de l'action, de les seconder avec efficacité. Maressiev n'en intègre pas moins une unité de chasse, au printemps 1943. Il participe à des batailles aériennes décisives et, en août 1943, abat trois avions allemands. Au total, il remporte onze victoires et réalise 86 sorties. Maressiev quitte l'armée avec le grade de major et, prenant des responsabilités politiques, devient membre du Soviet suprême, qui était, toutes proportions gardées, le Parlement soviétique. Dès lors, les honneurs pleuvent sur le pilote. Il est d'abord déclaré Héros de l'Union soviétique, la plus haute distinction militaire. Puis il reçoit, entre autres décorations, l'ordre de Lénine et l'ordre du Drapeau rouge du Travail. Il meurt en 2001, auréolé d'une réputation légendaire. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
À la tête d'un des plus grands groupes automobiles français, Louis Renault, né en 1877, a été accusé, après la guerre, d'avoir collaboré avec les Allemands et son entreprise a été nationalisée en 1945. Que peut-on penser, aujourd'hui, de l'attitude de cet industriel face à l'occupant ? Un industriel compromis avec les Allemands pour certains... Installées depuis 1929 sur l'île Seguin, à Boulogne-Billancourt, les usines Renault, dirigées par Louis Renault depuis 1909, emploient environ 33.000 personnes en 1939. Au moment de la déclaration de guerre, cette même année, Renault est l'un des premiers fournisseurs de matériel de guerre pour l'armée française. Le rôle de Louis Renault durant l'Occupation demeure une question controversée. Personne ne conteste que, comme beaucoup d'autres entreprises françaises, Renault ait produit du matériel pour les Allemands. Pour certains historiens, il s'agit bien de matériel de guerre, de chars d'assaut notamment. Par ailleurs, à l'issue des bombardements alliés de mars 1942, c'est Louis Renault qui aurait décidé de reconstruire l'entreprise, dans le but de fournir à nouveau les Allemands. Or, il s'agirait bien d'une décision personnelle, dans la mesure où l'industriel, possédant la quasi totalité des actions de son entreprise, aurait possédé le pouvoir de décision réel. ...Injustement accusé pour d'autres D'autres historiens ne partagent pas ce point de vue. Pour eux, Louis Renault n'aurait pas cherché à collaborer sciemment avec les Allemands. En effet, les négociations avec l'occupant n'auraient pas été conduites par Louis Renault, mais par son neveu par alliance, François Lehideux, qui sera ministre du maréchal Pétain. Par ailleurs, d'après ces historiens, Renault, sous l'impulsion de son dirigeant, aurait livré des camions aux Allemands, mais pas de matériel militaire. Ses usines auraient réparé des chars allemands, sans jamais en fabriquer. Cette vision des choses est parfois mise au service d'une volonté de réhabilitation de l'industriel, incarcéré en septembre 1944, et décédé en prison peu après. Par ailleurs, son entreprise avait fait l'objet, en 1945, d'une nationalisation considérée alors comme une sanction. Dans l'état actuel des archives, dont certaines ont disparu et d'autres sont encore inaccessibles, il est impossible de trancher ce débat. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Pour écouter Comment j'ai bâti un empire: Apple Podcast: https://podcasts.apple.com/fr/podcast/mon-argent/id1569918922 Spotify: https://open.spotify.com/show/6UduCKju82nA00KdBb08d9?si=KzkcGE8IRYOdR5m9hMbyZw Deezer: https://www.deezer.com/fr/show/2676812 Google Podcast: https://www.google.com/podcasts?feed=aHR0cHM6Ly9yc3MuYWNhc3QuY29tL21vbi1hcmdlbnQ%3D RSS: https://feeds.megaphone.fm/FODL4588439181 Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Les recherches conduites par les scientifiques, depuis le milieu des années 1990, les ont conduits à définir la période comprise entre -1,8 et -0,8 milliard d'années comme une sorte de pause dans l'évolution de notre planète. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Certains événements ne se déroulent pas comme prévu. C'est le cas d'un accident ferroviaire, conçu comme une opération de publicité, qui eut lieu au Texas à la fin du XIXe siècle. Un faux accident... En ce 15 septembre 1896, entre 30.000 et 40.000 personnes se sont donné rendez-vous près de la ville de West, au Texas. Tout d'un coup, ce rassemblement a donné naissance à la seconde agglomération du Texas. Tous ces gens sont venus assister à un accident ferroviaire mis en scène par un certain William Crush, chargé des intérêts d'une compagnie de chemin de fer. Esprit ingénieux, il a imaginé une opération publicitaire originale. Deux trains lancés l'un contre l'autre vont se heurter sous les yeux des spectateurs ravis. Un grand spectacle en perspective. William Crush n'a pas lésiné sur les moyens pour assurer la réussite de ce "crash at crush", comme on a surnommé ce faux accident. En effet, l'entrée est gratuite, et les spectateurs venus par le train n'ont déboursé qu'une somme très modique pour se rendre sur place. ...Qui devient une vraie catastrophe Autour de l'endroit où doit avoir lieu la collision, une tribune est érigée et des tentes sont dressées. Pour l'occasion, on décide de sacrifier deux locomotives qui, après l'accident, sont destinées à la ferraille. Pour être mieux vues des spectateurs, elles sont peintes de couleurs vives. William Crush a même demandé que les locomotives empruntent une voie spéciale, afin d'éviter tout risque de collision avec de vrais trains. Á l'heure dite, les deux locomotives, tractant chacune six wagons, s'élancent à toute vapeur l'une sur l'autre. Peu avant l'impact, les conducteurs s'éjectent des machines. Mais, sous la violence du choc, les chaudières des locomotives explosent. Des débris, parfois volumineux, sont projetés en l'air et certains retombent sur les spectateurs. Plusieurs personnes sont tuées, d'autres sont blessées, comme ce journaliste qui, atteint par un boulon, perd un œil. Organisateur de cet accident qui a mal tourné, William Crush est aussitôt renvoyé. Mais il sera bientôt réintégré car, contrairement à ce qu'on pouvait attendre, cette catastrophe n'entraîne pas de conséquences négatives pour la compagnie. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Durant la Seconde Guerre mondiale, certaines offensives alliées se sont soldées par un échec cuisant. C'est le cas de l'opération Cottage, lancée en août 1943. Une île à reprendre Durant le second conflit mondial, certaines îles de l'archipel des Aléoutiennes, au sud-ouest de l'Alaska, sont prises par les Japonais. C'est notamment le cas de l'île de Kiska, dont ils s'emparent en juin 1942. Pour des raisons stratégiques, et aussi parce que l'île fait partie du territoire des États-Unis, les Américains décident de la reprendre. De leur point de vue, l'opération Cottage, montée à cette fin, ne sera pas une simple promenade militaire. En effet, ils estiment la garnison japonaise à 7 ou 8.000 hommes. Ils savent également que des défenses anti-aériennes ont été placées aux points stratégiques de l'île. Une opération désastreuse Les stratèges américains s'attendent donc à une forte résistance. C'est pourquoi ils conçoivent un plan d'attaque destiné à limiter les pertes au maximum. Ainsi, entre juin et août 1943, l'île de Kiska essuie des bombardements quotidiens. Après cette intensive préparation d'artillerie, l'île est envahie par des milliers de soldats américains et canadiens, qui débarquent sur des points opposés de l'île. En réalité, Kiska, jugée indéfendable par les Japonais, avait été évacuée à partir du mois de juin 1943. Certains signes auraient dû alerter les Américains sur ce retrait : le silence des canons anti-aériens, tandis que des avions sillonnent le ciel, le départ de certaines barges ou encore la destruction de bâtiments par les Japonais. À vrai dire, ces signes ne passent pas inaperçus, mais le commandement américain n'y voit qu'une feinte de ses adversaires. Les soldats alliés débarquent donc sur l'île et subissent des pertes. Plus de 20 soldats trouvent la mort et on relève de très nombreux blessés. Ce n'est pas le fait des Japonais, qui ont quitté Kiska. Trompés par l'épais brouillard qui s'étend sur l'île, Américains et Canadiens ont échangé des tirs meurtriers. D'autres soldats ont été victimes des mines laissées par les Japonais. Au large de l'île, une mine marine fait sombrer un navire américain, entraînant dans la mort 70 hommes d'équipage. L'opération Cottage se solde par un véritable fiasco. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Les Lumières sont le nom donné à un mouvement intellectuel qui, au XVIIIe siècle, met en avant l'usage de la raison et revendique, pour les individus, une large liberté. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Comme Gouverneur général de l'Indochine, au carrefour des XIXe et XXe siècle, Paul Doumer transforme la ville d'Hanoï. Il y fait notamment installer un réseau moderne d'égouts. Mais, revers de la médaille, il doit ordonner de faire la chasse aux milliers de rats ayant élu domicile dans les canalisations. Un urbanisme à la française Englobant plusieurs territoires, l'Indochine française est officiellement créée en 1887. Le Gouverneur Général qui y laissa la plus forte empreinte est sans doute Paul Doumer, futur Président de la République. À la tête de la colonie entre 1897 et 1902, il crée de nombreuses infrastructures et modifie profondément l'urbanisme d'Hanoï, qui devient la capitale de l'Indochine en 1902. Sur son initiative, le quartier européen de la ville se dote de larges avenues rectilignes, au bord desquelles s'alignent des maisons coloniales cossues, agrémentées de jardins bien tenus. Mais Paul Doumer fait aussi construire un réseau d'égouts moderne. Il permettra d'installer des toilettes pourvues de chasses d'eau, qui sont à la fois un véritable symbole de la "civilisation" et un moyen de lutter contre une possible épidémie de peste noire. Un ingénieux stratagème Mais ce qui n'avait peut-être pas été anticipé, c'est que des milliers de rats élisent domicile dans les canalisations des égouts. En plus de transporter le bacille de la peste, ces rongeurs n'avaient pas leur place dans la nouvelle cité bâtie par le Gouverneur. On embauche alors des Vietnamiens pour faire la chasse aux rats. On leur promet même des primes. L'opération semble être un succès; ils en tuent en effet jusqu'à 20.000 par jour. Mais les autorités doivent déchanter : les rats sont encore très présents dans les rues. Les chasseurs avaient en effet trouvé un stratagème pour s'enrichir à peu de frais. Pour preuve de leur travail, ils devaient seulement montrer la queue des rongeurs qu'ils étaient censés avoir abattu. Alors ils se contentaient de leur couper la queue et de les laisser repartir. Les descendants de ces rats, auxquels on se contentait toujours de sectionner la queue, représentaient donc, pour leurs chasseurs, autant de primes à gagner. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Comments (6)

Audrey pasdecalais

problème des thèmes : titre les sorcières de Salem. thèmes en écoute : La goulu

Jan 7th
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Cléopâtre

Erreur, ce n'est pas vers 1705... (fin de la vidéo)

Nov 10th
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Augusto Menna Barreto

Merci pour cette emition

Apr 24th
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David

Génial !

Feb 4th
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Louis Rouxel

Et pourquoi pas Tours ?

Jan 30th
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Christophe Marie

J adore ce podcast, l’histoire d’un point de vue différent ça change

Jul 26th
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