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Place des Fêtes
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Place des Fêtes

Author: Antoine Dabrowski

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Description

Du lundi au mercredi à 18h, en direct sur Tsugi Radio, depuis notre studio du Parc de la Villette, invité.e.s et artistes qui font l'actualité des musiques que nous aimons défilent au micro d’Antoine Dabrowski. Place des Fêtes, c'est aussi toute la culture vue par l’équipe des chroniqueuses et chroniqueurs de Tsugi Radio : jeux vidéo avec Juliette de Prigny, musique italienne avec Benoît Felix-Lombard, cinéma/écrans/séries avec Olivier Forest, musique et politique avec Lola Avril, musique et instruments traditionnels avec Antoine Gailhanou et la revue de presse musicale d’Angèle Chatelier.


Le générique de Place des Fêtes est signé Antoine Assayas.


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733 Episodes
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Fini la rigolade, pour changer on parle guérison de trauma et deuil avec le magnifique, Gris. Gris c’est une histoire toute en délicatesse et en poésie, où même si on parle traumatisme deuil et lutte, on parle aussi guérison, persévérance et espoir. On y incarne une jeune femme, Gris, qui traverse les paysages dévastés d’un monde qui a perdu ses couleurs et c’est à nous de les retrouver. Un jeu Nomada Studio. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Aujourd’hui, je suis un peu jaloux. Aujourd’hui, j’aimerais remonter le temps et avoir la chance de vivre à nouveau mon premier concert de Gildaa. C’était il y a un peu plus d’un an, en janvier 2025 à la Maroquinerie. Gildaa auditionnait pour les Inouïs du Printemps de Bourges, dont elle finira par remporter ex-aequo avec Pierre & La Rose, le prix d’un jury présidé par Eddy de Pretto. Kora, boucles, guitare, portugais, piano, anglais, percussions, français : découvrir le monde de Gildaa, c’est accepter de baisser la garde et se laisser emporter. Oui, mais par qui ? Camille Constantin Da Silva le sait-elle elle-même ? Ou comme nous se laisse-t-elle dériver au fil de ses inspirations et de ses aspirations ? « Attention perds pas l’équilibre » chante-t-elle sur ce premier album. Et si justement, tout était là : perdre l’équilibre, perdre pied, n’être plus qu’une double-croche qui rebondit sur sa saudade empreinte de groove et de mystère. Le mystère, c’est en partie celui d’une aïeule à Salvador de Bahia, infirmière, guérisseuse et prêtresse. C’est peut-être elle qu’on entend quand Gildaa chante. Dans la voix de Gildaa, on entend aussi ces femmes qui prennent la parole qu’on leur refuse. Ou les personnes venues d’ici et d’ailleurs qui ont du mal à trouver leur foyer. Gildaa chante pour Perséphone qui se rend aux enfers, pour l’enfant qu’elle était ou la femme qu’elle sera. Mais Gildaa chante surtout pour le public qui lui donne vie, et ça c’est elle qui le dit. Au fond, la seule certitude, c’est qu’il faut viser l’utopie ne serait-ce que pour les aventures qu’on va vivre en route. Alors aujourd’hui, laissez-vous faire, Gildaa est l’invtée de Place des Fêtes.En fin d'émission, notre spécialiste en jeu vidéo, Juliette de Prigny, évoque Gris, un jeu pour tromper le deuil, édité par Nomada Studio. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Savez-vous ce que c’est un qu’un picó ? Eh bien c’est un soundsytem customisé prisé par la jeunesse de la côte caribéenne colombienne. Edna Martinez, originaire de Cartagena en Colombie, artiste visuelle basée à Berlin raconte : « Les gens aiment leur Picó, le défendent, se font tatouer son logo. C’est la culture musicale de la périphérie, belle et libre. Dans les quartiers populaires, la musique vous relie au reste du monde. » C’est une des nombreuses belles histoires qui seront racontées cette année encore au Festival Banlieues Bleues, une histoire dont vous entendrez des échos tout à l’heure à 19h sur la Tsugi Radio avec un DJ set de La Saramuya Picó, 1h de vibrations afro-caribéennes en avant-goût de leur venue le 27 mars à la Dynamo de Pantin. Relier les quartiers populaires au reste du monde à travers la musique, c’est un peu la raison d’être de Banlieues Bleues qui depuis 43 éditions, investit le département de la Seine-Saint-Denis pour trois semaines de mélanges artistiques et culturels en tous genres. Cameroun, Tanzanie, RDC, Iran, Portugal, Maroc, États-Unis, Brésil, Thaïlande, Japon… le monde a rendez-vous dans le 9-3 pour des concerts où fête rime avec politique, jazz avec curiosité, rap avec hybridité, tradition avec électronique. Aujourd’hui Place des Fêtes accueille le directeur de Banlieues Bleues, Xavier Lemettre, ainsi que le rappeur Rocé, fidèle du festival, qui sortira son 6ème album, Palmiers, le 20 mars prochain. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
360, voilà un terme galvaudé par la start-up nation et aussi parfois par l’industrie de la musique, auquel le chorégraphe Mehdi Kerkouche a décidé de redonner toute sa dimension rassembleuse. 360, c’est un spectacle créé par l’énergique directeur du Centre Chorégraphique National de Créteil dont la musique est signée, Lucie Antunes. Dans le spectacle vivant, on parle souvent de ce 4ème mur entre le plateau et le public : dans 360, il n’en reste plus rien, puisque la scénographie imaginée par Emmanuelle Favre, est une scène centrale surplombée d’un mirador, et le public est debout tout autour comme au concert ou dans une rave. 8 danseurs et danseuses y courent, y sautent, s’y accrochent, s’y battent, s’y enlacent en invitant le public à participer à la performance. Danse hip hop, jazz, contemporaine et clubbing se télescopent sur cette Tour de Babel chorégraphique sur la bande-son résolument techno de l’aguerrie productrice et percussionniste Lucie Antunes. Si le spectacle se nourrit de l’énergie du public, il met en scène les questionnements d’une jeunesse qui cherche à se faire une place. Qu’est-ce que Pina Bausch, Bob Fosse, Madonna et Kamel Ouali ont en commun ? Probablement la vision audacieuse de Mehdi Kerkouche qui s’amuse à mélanger les étiquettes au point qu’on ne sache plus les reconnaitre. La danse, sans doute plus que les autres disciplines, c’est l’art du collectif. Un collectif qui crée, partage et rassemble, son programme à la tête du CCN de Créteil. Lundi, mardi et mercredi, 360 sera pour 3 soirées à l’Élysée Montmartre, avec en prime Lazy Flow aux platines pour poursuivre la fête. Mais ce soir, Mehdi Kerkouche et Lucie Antunes sont au micro de Place des Fêtes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Place des Fêtes, le rendez-vous musique et culture de Tsugi Radio, où nous parlons de musique, de jeux vidéo, de politique ou de cinéma. C’est le cas aujourd’hui, mais c’est le cinéma portugais que nous allons évoquer dans la prochaine heure. De vendredi à dimanche, le Club de l’Étoile accueille la 2ème édition d’Olá Paris, un festival né de l’envie des frères Ladeiro, Wilson et Fernando, de mettre un coup de projecteur sur les artistes portugais. Loin du glamour des grands festivals de films, et de la domination du cinéma anglo-saxon, il existe au Portugal un vivier incroyable de scénaristes, d’acteurs et d’actrices, de metteurs et metteuses en scène. Tous et toutes nourris par l’histoire d’un pays qui, s’il a délogé une dictature avec le pouvoir des fleurs, se débat aussi avec son passé. Les films sélectionnés cette année à Olá Paris sont traversés par les thématiques du passé colonial, de l’immigration, du poids de l’église ou encore du réchauffement climatique qui met en péril les sublimes paysages du Portugal. Il est frappant aussi de voir dans cette sélection les liens invisibles entre nos deux pays, que ce soit à travers des personnages issus de la diaspora portugaise ou à travers les clins d’œil assumés à certains cinéastes français notamment de la Nouvelle Vague. Au programme ce week-end, 7 films, dont 5 avant-premières, mais aussi une sélection de court-métrages d’animation, une séance extravagante, et bien sûr des masterclasses et des rencontres avec les artistes invités. Aujourd’hui dans Place des Fêtes, le réalisateur João Rosas qui vient présenter A vida luminosa, la vie lumineuse, mais aussi la marraine du festival, la comédienne Beatriz Batarda, au générique de 2 films très chabroliens de cette sélection. Et puisque je parlais de diaspora portugaise, j’ai trouvé le morceau idéal pour commencer cette émission, ça s’appelle la fiancée de l’atome, c’est extrait de l’album Kino Music du musicien Pierre Daven-Keller et on y entend les vocalises d’une comédienne et chanteuse, qu’on a vue présenter les dernières victoires de la musique et qui sera dimanche à Olá Paris, Helena Noguerra. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le premier lundi du mois, Nicolas Jalageas, libraire aux Cahiers de Colette vient nous présenter ses choix. "Sans oublier", recueil de poésie signé Chloé Delaume aux éditions du Castor Astral et Budapest, guide ludique et romanesque pour découvrir la capitale hongroise signé Nina Yargekov aux éditions L'arbre qui marche. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Toute cette heure, on va sortir des sentiers battus en évoquant un festival marseillais et voyageur. Dès jeudi et jusqu’au 24 mars, l’équipe de Grand Bonheur, coopérative artistique de Marseille, a imaginé des parcours et des rencontres singulières pour la 28ème édition du festival Avec le temps. Des rues de la cité phocéenne, aux rives du Saint-Laurent, du métro parisien, au parquet des salles de bal, du moelleux des fauteuils de théâtre au patrimoine de Marseille, on découvre une programmation amoureuse d’une francophonie qui peut se rapper, se créoliser, se vociférer, se chansigner, se danser que ce soit sur des beats techno ou des instruments traditionnels. Les Innocents, Suzane, Alex Montembault, Oxmo Puccino, aupinard, Bertrand Belin mais aussi une artiste qui a abandonné les sciences politiques pour la musique, et elle a bien fait, puisqu’après avoir assuré la création des dernières Trans Musicales de Rennes en compagnie de Lynx IRL, elle fera l’ouverture d’Avec Le Temps jeudi à l’Espace Julien à Marseille, c'est Afsar Shamsi. Autre invitée, au téléphone depuis le Québec, Virginie B. Ainsi que Josselin Britschgi programmateur du festival.Le premier lundi du mois, Nicolas Jalageas, libraire aux Cahiers de Colette vient nous présenter ses choix. "Sans oublier", recueil de poésie signé Chloé Delaume aux éditions du Castor Astral et Budapest, guide ludique et romanesque pour découvrir la capitale hongroise signé Nina Yargekov aux éditions L'arbre qui marche. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Souvenez-vous, Benoît Felix-Lombard, notre spécialiste en musica leggera et en antifascisme, avait mis une p’tite pièce pour les temps à venir sur le charme capillaire désuet de Lumiero. La coupe au bol toujours en place, Luca Benetta de son vrai nom, classe 1997, nous sort son premier long format en osant le titre « il primo grande disco di Lumiero ». Pas le choix que de lui faire confiance tant les huit morceaux tous produits par Marquis sur le label Marengo Dischi nous font l’effet d’un retour magistral vers le futur : un son comme tourné en pellicule. Un grain de voix d’un autre âge, un grain d’images patiné. Une œuvre d’auteur nouvelle nouvelle nouvelle vague pas sexiste et dont l’équipe technique est devant au générique. Un effort collectif raffiné pour croquer un quartier, son quartier la Barona, et le temps passé dessus. Gentrifié aujourd’hui, populaire hier. Lumiero nous propose la bande-son d’un Milan du passé, d’avant l’horreur Berlusconi, au travers d’un journal intime mais en grand écran de survie à la désillusion. Souvent en intérieur nuit. Plan séquence sur les racines de la musica leggera : triste mélancolie, une profonde légèreté, douce ironie, l’élégance du populaire. Comme simplement s’acheter un imperméable pour simplement ne plus être mouillé. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À Tsugi Radio, on ne tient pas en place, vous le savez, et surtout on adore découvrir des artistes de tous les payq. nous sommes ce jour du mois où le plus italophile et antifasciste de nos chroniqueurs, Benoît Felix-Lombard, enfourche sa vespa et vient nous rendre visite.  Aujourd’hui, Benoît nous présente Lumiero, un Milanais digne héritier des inventeurs de la musica leggera… Mais on ne va pas s’arrêter à l’Italie, non, non. Brésil, Mali, Portugal, Congo, Taïwan, Mongolie intérieure, Hongrie, Égypte : voilà quelques-uns des 28 territoires représentés à Détours de Babel du 13 mars au 5 avril. Un événement qui fait depuis 2011 de Grenoble et du département de l’Isère un creuset de rencontres musicales et artistiques. Musique classique, traditionnelle, contemporaine, organique ou électronique, Détours de Babel s’intéresse à tout ce qui fait vibrer les sons et se rencontrer les cultures. Nous irons par exemple en Grèce avec Mélina dont nous allons faire la connaissance et qui sera avec nous en live dans ce studio. Et nous accueillons, Pierre-Henri Frappat, co-directeur du festival isérois. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Aujourd'hui, avec, Antoine Gailhanou, on va partir au galop dans les hautes steppes de la Mongolie, avec le fameux Morin Khuur, littéralement "vièle cheval" dans la langue de Gengis Khan. Impossible de ne pas reconnaître son manche orné d'une tête de cheval. C'est vraiment l'instrument emblématique du pays, indissociable des techniques de chant "khoomei". C'est une vièle à deux cordes, traditionnellement en crin de cheval même si le nylon a tendance à s'imposer, sur un manche dont la base est en os, le tout dans une caisse de résonance en bois couverte de peau. Les deux cordes sont en général accordées à la quinte, ou bien à la quarte pour les plus modernes. Depuis 2003, on le trouve au patrimoine immatériel de l'UNESCO, non seulement l'instrument mais aussi sa musique qui accompagne toute la vie des mongols depuis le XIIIe siècle, au moins, que ce soit pour les rituels ou la vie quotidienne, et bien sûr le dressage des chevaux. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Avec Blu Samu

Avec Blu Samu

2026-02-2452:04

Bien avant le covid, à Groningen pendant Eurosonic, François Missonnier, directeur d’Europavox, me dit : viens voir Blu Samu, tu vas adorer ! Je me retrouve devant une bondissante chanteuse, soutenue par une seule DJ, qui fracasse toutes ses inspirations, pop, RnB, electro, rap dans une joyeuse fiesta, invitant le public de pros européens et de Néerlandais dans un mosh pit audacieux pour ce genre de contexte. Depuis j’ai toujours gardé un œil, sur Blu Samu. Artiste d’Anvers, d’origine portugaise, établie depuis quelques années à Bruxelles. Après plusieurs EP, il lui aura fallu pas loin de dix ans pour venir à bout de son premier album. Son titre ? (k)not comme un nœud en anglais. On sent qu’elle a dû parfois devoir dire non pour en arriver là, on sent aussi qu’elle a dû défaire des nœuds pour être en capacité de nous présenter ses nouvelles chansons. Comme si cela manquait à ses inspirations 360, Blu Samu a injecté une forte dose de rock dans les chansons de ce disque. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Aujourd’hui, Lola Avril revient sur les liens entre musique et lutte anti-fasciste. Depuis quelques jours, l’air est bien en lourd en France et il est devenu un peu plus irrespirable depuis la mort du militant néo fasciste Quentin Deranque le 21 février dernier après son passage à tabac lors d’un affrontement avec des antifascistes. Depuis, tout se passe comme si la boussole politique s’était inversée : la violence politique serait le fait en premier lieu d’une « gauche radicale », et les fachos prennent la rue, comme à Lyon samedi dernier lors d’une marche où les néo nazis ont pu s’afficher en toute tranquillité. Les antifascsites seraient désormais les ennemis de la république et on peut rappeler qu’aux Etats Unis, ils sont désignés comme organisation terroriste depuis septembre dernier.  Donc on va commencer par faire un point : pas de lutte contre le fascisme sans fascisme. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Baco Music fête ses 15 ans. Depuis 2011, la structure montée par le groupe de reggae Danakil n’a cessé de se développer. D’abord label pour les sorties du groupe, Baco a ouvert son catalogue, est devenu producteur de spectacles, éditeur, distributeur et a ouvert il y a peu un studio à Bordeaux. Baco Music c’est l’histoire d’une entreprise qui se développe en-dehors de Paris et fait travailler en toute indépendance plus d’une trentaine de personnes. Alors que les multinationales du live resserrent leur emprise sur le marché français, voilà une histoire qui fait chaud au cœur et mérite d’être célébrée. Sur les différents catalogues on trouve crenoka et sa pop déviante et délicate qui sera au téléphone avec nous, mais aussi la machine de guerre Meule, le chanteur belge venu du rap, Peet qui sera à l’Olympia pour la première fois en novembre 2026, le duo modulaire Jasmine Not Jafar, et bien sûr des figures du reggae comme Max Romeo ou Groundation. Aujourd’hui, on souffle les 15 bougies de Baco Music sur la Tsugi Radio, et on le fait d’abord avec un sacré musicien, le clarinettiste Yom, qui livre sur son dernier album un œuvre totale aussi fascinante que mystérieuse, on écoute Exodus, extrait de Cosmogonia, le nouvel album de Yom.En fin d’émission, Lola Avril, docteure en science politique et chercheuse au CNRS, décortiquera les liens entre musique et antifascisme. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Tsugi Radio pose ses valises pour la seconde fois au théâtre des Amandiers à Nanterre. Un lieu chargé d’histoire, au cœur d’une ville populaire, vibrante, traversée de luttes, de cultures et de récits multiples… Ce soir, théâtre et musique vont dialoguer. Théâtre d’abord avec le diptyque Presque égal, presque frère, d’après deux textes de l’auteur suédois Jonas Hassen Khemiri, mis en scène par Christophe Rauck. Deux œuvres qui interrogent les préjugés, les peurs collectives, la suspicion, l’identité, et cette question brûlante : comment faire société quand tout semble nous opposer ?Autour du micro le directeur et metteur en scène Christophe Rauck, le comédien Mounir Margoum, le musicien franco-algérien Sofiane Saidi et la moitié du duo Acid Arab, Hervé Carvalho. Une émission présentée par Angèle Chatelier. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Avec Yael Naim

Avec Yael Naim

2026-02-1845:27

Qui n’a pas fredonné New Soul de Yael Naim ? Même Steve Jobs, le fondateur d’Apple, était tombé sous le charme de cette ritournelle qui a propulsé la chanteuse en tournée partout autour du monde. La musique a cela de magique qu’un tube planétaire peut encore venir de nulle part, être produit par une structure indépendante, et écrit par des musiciens chez eux, sans l’aide d’une armée de ghost writers et de producteurs aux méthodes industrielles. Depuis que nous la connaissons, Yael Naim a démontré, qu’elle était bien plus que la femme d’un tube. Pendant plusieurs albums, avec son complice et compagnon, David Donatien, ils vont croiser leurs influences métissées entre soul, pop et folk. Mais une artiste a toujours besoin de se renouveler, d’explorer, de sortir de sa zone de confort. C’est donc seule que Yael Naim s’est intéressée aux synthés et à la production électronique. Dans le film que lui consacre la réalisatrice Jill Coulon pour Arte, on la voit s’amuser avec son micro, son ordinateur, ses machines, à se découper, se démultiplier. Solaire, son 5ème album qui sort ce vendredi est le résultat de ces aventures soniques foisonnantes de tablas saccadées, de nappes mélancoliques, de collages audacieux, quelque part entre les onomatopées de Camille et les recherches de Laurie Anderson. Au cœur de ces recherches, Solaire est aussi le fruit d’une profonde introspection dont se nourrissent les textes et les mélodies d’une chanteuse qui occupe une place à part dans sa génération. « C’est dur d’être parfaite tout le temps », nous chante-t-elle sur ce disque. Sans doute mais certaines y parviennent tout de même mieux que d’autres. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Les pros du PAF ne sont pas seulement ceux qui s’époumonent quotidiennement chez un certain Pascal, c’est aussi le Bar Pro, une heure sur Tsugi Radio où nous convions des critiques musicaux, journalistes indépendants où issus de la presse nationale et culturelle, avec leurs oreilles affûtées, leurs avis informés, parfois un soupçon d’ironie mais toujours dans la bienveillance. Nous sommes le 17 février – déjà - il était grand temps de s’intéresser aux sorties marquantes de ce début d’année 2026. Ce sera leur première fois à tous les trois ce soir. J’ai le plaisir d’accueillir à ce micro, quelqu’un que vous pouvez lire régulièrement dans Tsugi, qui attaque le patriarcat et la masculinité toxique à coups de formules lapidaires, co-fondatrice de Probematik, un nouveau média queer pour dégager l’horizon, bonjour Apolline Bazin. Il travaille au Nouvel Obs et se présente comme un journaliste culture qui aime tout du shatta au death metal, bienvenue Julien Bouisset. Depuis son arrivée au service musique du journal Le Monde, il est revenu mettre du BPM dans les colonnes de cette vénérable institution, salut Romain Geoffroy.Au menu du Bar Pro, le dernier album de Sébastien Tellier, A$AP ROCKY, Dry Cleaning et Apparat. En dehors des grosses sorties, les participant.e.s ont ramené ausi des disques coups de cœurs : Sassy 009, Roberto Fonseca & Vincent Segal et Hemlocke Springs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Impensable à Tsugi Radio de manquer notre rendez-vous annuel avec Brest et Astropolis. La version hivernale du festival breton qui fêtera cet été 30 ans au service des artistes de la scène électronique et d’un public toujours aussi déterminé à en découdre. Astropolis, l’hiver continue sur sa lancée avec le cœur battant du festival dans l’écrin de la Carène, sur le port de commerce de la ville. Un endroit privilégié pour être à l’affût des nouvelles routes empruntées par les musiques électroniques. À l’image du Bunker Palace d’hier ouvert sur la bass music avec Kaba & Hyas ou Bétrice M. Atropolis ce sont aussi les machines sensibles de Superpoze à la Maison du Théâtre, la programmation Factory à l’heure de l’apéro qui quitte le centre d’art contemporain La Passerelle cette année pour investir le fourneau à deux pas de la Carène. Et bien sûr une programmation sans concessions qui regarde avec générosité l’actualité du dancefloor : la preuve avec nous ce soir, Dylan Dylan, dont vous pourrez vivre aussi le live en direct aux environs de 23h30. DJU:N, DJ et véritable activiste de la scène électronique brestoise, Danilo Plessow alias MCDE si rare en interview. Sans oublier notre hôte et hôtesse, Gildas Rioualen, fondateur et directeur d'Astropolis, et Maëlle Le Gouefflec, directrice de la Carène à Brest. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Cette semaine dans la rubrique cinéma, série, écrans, Olivier Forest parle de production, de distribution, de la fédération française de Comté, et des dégâts de la démagogie d’extrême droite … bref, on parle de HORS CHAMP, le nouveau format d’interview développé par la chaîne Youtube, OnTime. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La semaine dernière dans cette émission, on évoquait le tabou de l’homosexualité masculine dans le sport de haut niveau, autour de l’incontournable série Heated Rivalry et de nos deux hockeyeurs préférés Shane Hollander et Ilya Rozanov, joués par Hudson Williams et Connor Storrie. Mais sur les réseaux il n’y a pas que des internet boyfriends et des vagues d’amour, il y a aussi des vagues de haine comme celle que subit l’Allemand Pascal Kaiser. Pascal Kaiser a 27 ans, il est arbitre amateur de foot. Le 30 janvier à la mi-temps d’un match qu’il arbitrait, il s’est agenouillé et a demandé son conjoint en mariage devant les 50 000 personnes au stade de Cologne. Lequel lui a dit oui et les tourtereaux ont été acclamés par la foule. Mais très vite, ils ont subi une vague de cyberharcèlement homophobe aux conséquences tragiques : des internautes ont révélé son adresse et il s’est fait agresser une première fois, devant chez lui, alors qu’il fumait une cigarette. Kaiser a déposé plainte immédiatement et a partagé une photo de lui sur ses réseaux. Mais on vient d’apprendre qu’il a été victime d’une deuxième agression hier. La colère est aujourd’hui immense. Nous sommes en plein JO d’hiver où l’appli de rencontres Grindr a désactivé la géolocalisation pour protéger les athlètes sur les villages olympiques, dans l’Italie, rappelons-le, fasciste de Georgia Meloni. En attendant, une coupe du monde de foot aux USA de Trump, il est bon de rappeler que nous ne devons pas trembler dans la lutte contre les LGBTphobies partout et notamment dans le sport de haut-niveau. Comme l’ont dit plusieurs sportifs en réaction au succès de Heated Rivalry, ça commence par la visibilité à la cérémonie des JO de Paris, dans les stades ou dans une série télé. On envoie tout notre soutien à Pascal Kaiser et à son fiancé. Une cagnotte a été ouverte sur gofund.me pour les aider dans leurs procédures judiciaires à venir : https://urls.fr/jSwwbzAujourd’hui sur Tsugi Radio, notre chroniqueur écrans / séries / ciné, Olivier Forest, regarde sur YouTube cette semaine, OnTime, un nouveau format qui s’intéresse aux professionnel·les du cinéma. À l’heure où certains politiques rêvent de supprimer le Centre national du cinéma, Olivier parle de ce coup de projecteur salutaire sur des métiers et sur une industrie. Aujourd’hui plein de nouveaux sons dans cette émission, des choses toutes fraiches qui pour la plupart viennent de tomber dans ma boîte aux lettres, avec pas mal de vibes depuis New York City… comme par exemple le duo britannique Wet Leg qui fait remixer son single mangetout par la sensation de la grose pomme The Dare. Vous allez taper du pied, c’est promis ! WET LEG "mangetout (The Dare remix)"LYKKE LI "Lucky Again" THEODORA "Des Mythos" ANNA CALVI "God's Lonely Man (feat. Iggy Pop)"NINA HAGEN "Alle Wollen In Den Himmel"waterbaby "Clay"FREDERIC SOULARD "Disarray ft. Piers Faccini"PERFUME GENIUS "Undercurrent (Clean Heart)"FCUKERS "Beatback"SHELF LIVES "tone deF"PUMA BLUE "Mister Lost"LEO VINCENT "Loving isn’t easy"YAN WAGNER "Here We Go Again"WOOKA "How We Party" Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
à l'approche de la Saint-Valentin, Juliette s'est penchée sur un type de jeux bien spécifique : le Dating Sim.Dans un lycée, au travail, dans un château, à chaque fois il y a une configuration différente à chaque fois. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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