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Histoire Vivante ‐ RTS Première
Histoire Vivante ‐ RTS Première
Author: RTS - Radio Télévision Suisse
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Description
"Histoire Vivante", une émission quotidienne avec des historiennes, des historiens et des archives pour comprendre comment l'histoire agit dans notre présent. Une émission d'Anaïs Kien. Fichiers disponibles durant 30 jours après diffusion. - Pour un usage privé exclusivement.
1785 Episodes
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Après la grande peur de 1910, la comète de Halley repasse par chez nous en 1986 et entre temps on a fait de sacrés progrès pour calculer sa trajectoire.
Cette fois on sait qu'elle s'est approchée au plus près de la Terre à une distance 63 millions de kilomètres, à la vitesse de 54,55 kilomètres par seconde. Depuis 1910 aussi on a marché sur la Lune et on a fait voler des satellites à commencer par le petit Spoutnik soviétique en 1957.
Le saut technologique est énorme depuis 1910 alors dans quel état cette visite de la comète en 1986 nous trouve- t-elle ?
La comète de Halley on l'a beaucoup attendu, observée, représentée, redoutée, on l'a confondue avec d'autres comètes. Et après tout ce temps-là, on sait la reconnaitre mais on a encore pas mal de choses à en apprendre.
Avec Sylvain Chaty, astrophysicien, auteur de l'article La folle histoire des remèdes anti-comètes, paru dans la revue en ligne The Conversation en 2020.
Arnaud Saint Martin, sociologue des sciences, spécialiste de l'aérospatial, auteur de Les astrocapitalistes: toujours plus loin, conquérir, coloniser, exploiter, Payot, 2025.
En 1910, la comète de Halley traverse l'atmosphère terrestre dans une ambiance de panique folle alimentée par des prédictions apocalyptiques mais aussi par les prévisions scientifiques inquiétantes.
Avec Sylvain Chaty, astrophysicien, auteur de l'article La folle histoire des remèdes anti-comètes, paru dans la revue en ligne The Conversation en 2020.
Les comètes peuvent devenir un enjeu très politique quand on insiste pour leur donner des pouvoirs de prédiction ou de présage, mais la science avance et Edmund Halley au tout début du 18e siècle parvient à prévoir la fréquence de ses passages ou à peu près, si Jupiter ne s'en était pas mêlé.
Avec Sylvain Chaty, astrophysicien, auteur de l'article La folle histoire des remèdes anti-comètes, paru dans la revue en ligne The Conversation en 2020.
Jean Sanchez auteur du mémoire de doctorat : Lois des astres, lois des hommes, lois de Dieu - Théologiens, magistrats et philosophes face à la question de l'astrologie en France (1560-1628), soutenue en 2022.
Entre science, imaginaire débordant et croyances en guerre, le spectacle des comètes c'est toujours un étonnement et à chaque passage on a envie d'en savoir davantage. On décrit ces comètes, notamment la comète de Halley, bien avant qu'on lui donne ce nom et une date de rendez-vous tous les 76 ans.
Avec Sylvain Chaty, astrophysicien, auteur de l'article La folle histoire des remèdes anti-comètes, paru dans la revue en ligne The Conversation en 2020.
Isabelle Pantin, spécialiste de la littérature de la Renaissance.
C'était en 1986, il y a 40 ans, la dernière fois qu'on a pu voir la comète de Halley. Comme souvent elle a soulevé un enthousiasme électrique. Parce que cette comète qu'on ne peut voir qu'une fois au cours d'une vie, à chaque fois traverse l'histoire de l'humanité et nous en laisse une image, un instantané de notre état à ce moment-là et depuis 2023 elle a commencé son retour vers la Terre pour un prochain passage prévu vers 2061. La comète est l'invitée d'Histoire Vivante dans cette série et elle nous raconte notre histoire depuis près de 3000 ans.
Le dernier passage de la comète de Halley a laissé un souvenir à la fois extatique et tout à fait tragique. Nous sommes en 1986, l'humanité a déjà foulé le sol de la Lune, on a lancé pas mal de satellites et de vols habités et cette fois on a même des sondes et une navette, la navette Challenger, la technologie la plus avancée pour explorer l'espace.
Avec Arnaud Saint Martin, sociologue des sciences, spécialiste de l'aérospatial, auteur de Les astrocapitalistes: toujours plus loin, conquérir, coloniser, exploiter, Payot, 2025.
Depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale, la Suisse soigne ses relations avec les États-Unis. Pendant plus de quarante ans, c'est la guerre froide qui organise la planète, mais une fois le mur de Berlin et l'Union soviétique effondrés, que se passe-t-il ? Fonds juifs en déshérence, secret bancaire, taxes douanières, à vue de nez on a l'impression que les crises entre les deux États amis sont plus fréquentes et gagnent à chaque fois en intensité.
On retrouve Janick Schaufelbuehl, historienne, spécialiste de l'histoire des relations internationales de la Suisse à l'Université de Lausanne, pour vérifier cette hypothèse. La Suisse a échappé aux sanctions en 1946 grâce aux accords de Washington et à un gros chèque de 250 millions de francs mais, en 1995, les fantômes de la Deuxième guerre mondiale reviennent hanter la Suisse.
Si l'administration états-unienne actuelle semble prendre un malin plaisir à se faire les dents sur la Suisse, ça n'est pas la première fois. En 1945, les États-Unis et l'Union soviétique reprochent à la Suisse sa neutralité mais surtout ses échanges commerciaux intenses avec l'Allemagne au cours de la Deuxième guerre mondiale. Pour sortir des listes noires des vainqueurs de la guerre, il va falloir négocier. Un accord qui s'annonçait impossible est trouvé à Washington en 1946.
Janick Schafelbuehl, historienne, spécialiste de l'histoire des relations internationales de la Suisse à l'Université de Lausanne.
Entre la France, l'Allemagne et l'Italie, la Suisse devait déjà composer avec son voisinage remuant mais une autre entité politique se forme par petites touches après la Deuxième guerre mondiale : L'Union européenne. Alors que faire avec ce nouveau modèle politique, en être ou pas ?
Un débat toujours en cours qu'on explore avec René Schwok, professeur honoraire au Département de science politique et relations internationales à l'UNIGE et au Global Studies Institute.
René Schwok, politiste, auteur de Suisse-UE, l'adhésion impossible ? (Savoir suisse, mai 2021)
Entre la France et l'Allemagne, le cœur de la Suisse a-t-il balancé si fort que ça au cours de l'histoire ? La question ne se pose pas vraiment jusqu'à l'avènement d'États centraux puissants en Italie et en Allemagne à la fin du XIXe siècle. Jusqu'ici, c'est la France qui domine et même vassalise souvent les cantons suisses. Après 1848, la nouvelle confédération helvétique a choisi le franc comme monnaie de référence mais ce regard tourné vers l'ouest se détourne progressivement au profit de relations plus étroites avec l'Allemagne.
Les amitiés de la Suisse avec ses grands voisins, un récit avec Sacha Zala, qui a de nombreuses casquettes : professeur à l'université de Berne, il est aussi président de la Société suisse d'histoire et surtout, ce qui nous intéresse particulièrement dans cet épisode, il est directeur du Dodis, le centre de recherche Documents diplomatiques suisses.
Sacha Zala, historien et directeur du Dodis, le centre de recherche Documents diplomatiques suisses.
24 août 1572, des milliers de protestants sont massacrés à Paris, puis dans plusieurs villes de France. Peu d'images en gardent la trace, mais un tableau de François Dubois, exposé au MCBA à Lausanne, met en scène plusieurs moments du massacre dans un même cadre. Peint par un protestant exilé, ce tableau raconte aussi les suites de la Saint-Barthélemy : les conversions forcées, les fuites, et l'arrivée de réfugiés protestants jusqu'en Suisse.
Avec Nicolas Le Roux, historien, spécialiste des guerres de religion.
Patrick Cabanel, historien du protestantisme en France.
Naïma Ghermani, historienne, spécialiste de l'exil et notamment du Refuge huguenot en Suisse.
Un escargot géant défile à Berne en 1928. Il mesure deux mètres de haut et avance lentement, comme les droits politiques des femmes en Suisse. Derrière cette image spectaculaire, des divisions entre féministes et des décennies de combats. Le droit de vote ne sera accordé qu'en 1971, bien après les pays voisins.
Avec Pauline Milani, historienne à l'Université de Fribourg, spécialiste de l'histoire des femmes et du genre en Suisse.
Un hélicoptère sur un toit, une file de personnes qui attendent de monter. À Saïgon, en avril 1975, cette image raconte la fin d'une guerre de vingt ans. La chute du Vietnam du Sud pour les uns, la libération pour les autres. Mais ce cliché dit aussi l'abandon, la panique contenue, et les lendemains d'un conflit qui marque durablement les corps et les mémoires.
Avec Laurence Monnais, historienne, professeure à l'Université de Lausanne et à l'Institut des Humanités en Médecine du CHUV, spécialiste de l'histoire de la médecine en Asie du Sud-Est.
Note :
L'image célèbre de l'évacuation par hélicoptère sur le toit d'un immeuble à Saïgon, prise par le photographe Hubert van Es en avril 1975, est soumise à des droits d'auteur.
Elle ne peut être reproduite ici, mais peut être consultée sur le site de J. Paul Getty Museum : https://www.getty.edu/art/collection/object/1096F7?utm_source
On tourne la page de l'album et apparaît, en 1972, la première photo de la Terre entière, capturée par la mission Apollo 17. Un cercle bleu marbré de blanc sur fond noir. Cette image devenue célèbre raconte un tournant : un regard nouveau sur notre planète, entre conquête spatiale, rivalité Est-Ouest et prise de conscience écologique.
Avec Alexandre Chollier, géographe et chercheur spécialisé dans les représentations de l'espace, auteur du livre November?November?: En route pour la Lune, la Terre en tête (Éditions La Baconnière).
La conférence de Yalta, Blue Marble, la chute de Saïgon, l'escargot des femmes à Berne ou encore la Saint-Barthélemy : certaines images disent bien plus que ce qu'elles montrent. Cette série explore cinq instantanés d'histoire, commentés par des historien·nes, pour en éclairer le contexte, le poids symbolique ou politique. Un album sonore à parcourir comme on feuillette une mémoire collective, image après image.
Trois hommes emmitouflés posent devant une rangée de militaires. Cette photo très officielle, prise en février 1945 à Yalta, symbolise bien plus qu'une rencontre : elle met en scène les Alliés en train de préparer la paix des vainqueurs et de dessiner le partage du monde. Un cliché emblématique d'une diplomatie en manteaux d'hiver, mais aussi de tensions à venir.
Avec Jenny Raflik, professeure d'histoire contemporaine à l'Université de Nantes, spécialiste des relations internationales et de la guerre froide.
Quoi de plus naturel en apparence que l'allaitement d'un bébé par sa mère ? Mais si naturel qu'il nous apparaisse, l'allaitement, c'est aussi un acte culturel et politique, soumis à un contrôle social très étroit.
Retour sur l'histoire longue de l'allaitement avec Yasmina Foehr-Janssens, professeure au Département de langues et littératures médiévales de l'Université de Genève et Daniela Solfaroli Camillocci, professeure associée à l'Institut d'histoire de la Réformation de l'Université de Genève, au micro de Pierre Jenny pour Histoire Vivante.
Référence bibliographique : Allaiter de l’Antiquité à nos jours, Histoire et pratiques d’une culture en Europe, sous la direction de Yasmina Foehr-Janssens, Daniela Solfaroli Camillocci.
Francesca Arena, Véronique Dasen, Yasmina Foehr-Janssens, Irene Maffi, Daniela Solfaroli Camillocci (Brepols, 2023).
https://www.brepolsonline.net/content/books/10.1484/M.GEN-EB.5.125574
A l'heure des alertes sanitaires qui frappent les marques de lait maternisé, retour sur l'histoire du lait en poudre. En pleine ruée vers l'or, des scientifiques américains mettent au point des procédés pour réduire des aliments en poudre, plus pratiques à conserver pour les colons en plein Far West. En Suisse, un industriel s'intéresse de près à ces procédés : Henri Nestlé crée sa farine de lait à Vevey en 1867 et le succès qu'il rencontre en incite bien d'autres à emprunter cette nouvelle voie lactée. Au début du XXe siècle, le Valaisan Maurice Guigoz se lance dans l'aventure, lui aussi. Ses produits de diététique infantile font bientôt le tour du monde.
L'historienne Maryline Maillard revient sur l'histoire de cette entreprise et de son produit-phare au micro de Pierre Jenny pour Histoire Vivante.
Référence bibliographique : Maryline Maillard, Guigoz, Les débuts d'une entreprise innovatrice dans l'industrie laitière (1908-1937), (Aux sources du temps présent, 2002, Université de Fribourg).
Il y a 150 ans, Daniel Peter inventait le chocolat au lait. Véritable révolution dans une industrie encore balbutiante, il faudra plus de vingt ans à cet enfant de Moudon pour mettre en place la recette idéale. Le succès est immédiat, les touristes en raffolent et les vertus vivifiantes qu'on leur vante ne gâchent rien. À grand renfort de publicités, c'est toute une image de l'Helvétie qui se vend à l'étranger. Un pays où se mêlent l'air pur des Alpes et le bon lait de ses vaches, une industrialisation maîtrisée et un savoir-faire de très haute qualité. Le chocolat au lait s'installe durablement au panthéon des produits made in Switzerland puisqu'aujourd'hui encore, il figure en troisième réponse lorsqu'on demande aux touristes ce qui représente le mieux la Suisse.
Sans Daniel Peter, pas de success story chocolatière, comme l'expliquent l'historienne, Anne Philipona, et le médiateur culturel de Moudon, Mathieu Gremaud, au micro de Pierre Jenny.
L'image bucolique d'une Suisse, pays d'alpages, de vaches et de lait est inventée au 18e siècle. En plein Romantisme, les touristes affluent vers les Alpes à la recherche d'une nature préservée, de son air pur, peuplée d'habitants que l'on résume parfois, allez souvent, à de primitifs bergers. L'Etat fédéral qui naît en 1848 est en quête d'une identité nationale et de symboles communs, encore une fois dans la montagne, le paysan et les vaches lui fournissent cet imaginaire élémentaire. Mais la Suisse a des liens plus anciens avec le lait qui a forgé l'identité de certains cantons au travers des siècles.
C'est le cas de Fribourg où la fabrication de fromages est une source importante de revenus comme l'explique l'historienne fribourgeoise, Anne Philipona, à Pierre Jenny pour Histoire Vivante.
Référence bibliographique : Anne Philipona : Le bien commun des paysans. Enfance et développement des sociétés de fromagerie dans le canton de Fribourg, 1850-1914 (Société d'histoire du canton de Fribourg, 2021).
Le lait est partout, particulièrement en Suisse, qui soigne son image de pays d'élevage et de fromages. Aujourd'hui, on s'en méfie pourtant un peu du lait : indigeste, pas végan, surindustrialisé, l'image du breuvage nourricier élémentaire a pris un coup dans l'aile mais il a toujours de beaux jours devant lui. Dans cette série, Pierre Jenny a enquêté pour Histoire Vivante sur l'invention de la société du lait, ses symboles, ses usages et son économie monumentale.
Le lait a connu plusieurs révolutions. La première, c'est à la Renaissance, où l'abondance du lait de vache permet la production de fromages et la mise en place d'une économie laitière qui prend son envol avec la révolution industrielle, c'est le deuxième âge du lait. Mais c'est surtout après la Deuxième guerre mondiale que l'Occident est submergé par une vague blanche. En plein baby-boom et pour écouler une production massive, des gouvernements font la promotion du lait à coups de publicité et de journées nationales.
Didier Nourrisson, historien et professeur émérite d'histoire contemporaine à l'Université de Lyon 1, explique à Pierre Jenny les liens intimes que nous avons tissés avec le lait.
Didier Nourrisson : Du lait et des hommes. Histoire d'un breuvage nourricier de la Renaissance à nos jours. (Éditions Vendémiaire, 2021).
On aimerait pouvoir dire que la vengeance a déserté les relations politiques mais elle est toujours bien là, peut-être même d'autant plus présente dans les conflits ces derniers temps. Si Vladimir Poutine veut arracher sa revanche sur l'histoire, du côté de l'Ukraine c'est la défense de son droit à l'autodétermination qui nourrit le sentiment de vengeance.
Avec Marie Robin, politiste à l'Université de Leiden, autrice de La vengeance et la paix.
























une nouvelle émission passionnante pour tous les francophones. Merci la Suisse ! Rigueur et qualité sont au rendez-vous.
Quel parti pris! La journaliste qui s'est innocemment muée en militante ne remet jamais en question la rhétorique arabe ( colonie quand on s'installe sur sa propre terre? territoires palestiniens ou Judée, étymologiquement "Terre des Juifs "?, etc... ). Un peu plus de culture historique et d'équilibre dans ses prisés de position auraient rendu cette série plus digne d'intérêt. Encore un peu de travail et de professionnalisme ! Dommage.
Juste excellent . Il y a un réel travaille derrière et un e volonté d'informer le publique.