Discover
Happy End
Happy End
Author: Sarah Dumont
Subscribed: 82Played: 1,802Subscribe
Share
© Sarah Dumont
Description
Et si on vivait en paix avec la mort ? Si on arrêtait de la chasser de nos vies comme si elle n’existait pas ? C'est la mission que s'est fixée Happy End, le podcast qui parle de la mort sans tabou. Chaque mois, Sarah Dumont, créatrice du site Happyend.life part à la rencontre d'une personnalité qui a une histoire particulière avec la mort. Une façon de vous aider à l’apprivoiser… Musique : Ludovic Bource. Couverture : Hervé Hauboldt. Co-production : Stereolab Découvrez le site Happyend.life (www.happyend.life) qui parle de la fin de vie, de la mort et du deuil sans tabou !
37 Episodes
Reverse
Dans une pâtisserie parisienne, des pièces tombent de son portefeuille. Trois clients se mettent à quatre pattes pour les ramasser. Jean-Philippe de Tonnac, écrivain, dont les mains ne répondent plus, en rit encore. Lui qui a longtemps gardé les autres à distance apprend à « baisser le pont-levis ». Passionné par le sujet de la mort, il lui a consacré plusieurs livres et animé à Uzès des Dialogues avec la mort. Le 16 janvier 2024, il apprend qu’il est atteint de la maladie de Charcot. Il veut du temps, et va vivre de nombreuses expériences pour en gagner. Parmi ses explorations, il va se rendre au Liban, sur la tombe de saint Charbel. Il en revient avec la joie. « Je pense que la joie, c’est le miracle déjà. ». Dans cet épisode, nous revenons sur :▪️ Le jour où le diagnostic de sa mort annoncé est tombé▪️ Sa rencontre avec une neurologue qui a décidé de retirer sa blouse pour offrir son humanité▪️ Le conseil d’un médecin du Pérou qui l’a bouleversé▪️ Son pèlerinage au Liban, et sa rencontre avec une joie qu’il n’avait jamais connue▪️ Son apprentissage du besoin des autres ▪️ Les cercles de parole entre soignants et malades, dont il rêve▪️ Sa mort qu’il prépare, ses volontés et la vie qui le retient▪️ Un livre dicté, comme un pied de nez à la maladie📚 Pour aller plus loin : En quête du miracle. L’âme et le corps face à la mort, Jean-Philippe de Tonnac (éd. Albin Michel). Le récit de trois ans de quête, suivi d’un entretien avec Nadine Le Forestier, neurologue.🔔 Abonnez-vous pour ne pas manquer les prochains épisodes.👍 Likez, commentez et partagez si cet échange vous a fait réfléchir.💌 Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir nos prochains entretiens.
Une petite pièce sombre au fond d'un EHPAD, un homme emporté par un cancer, dont les vêtements sont devenus trop grands. C'est le premier défunt dont Mickaël Boilon s'occupe, pendant son stage de thanatopraxie. À la fin du soin, il le trouve beau et ce jour-là, il comprend que ce métier sera le sien.Aujourd'hui, Mickaël Boilon, alias Le Thanatochanteur est thanatopracteur, conseiller funéraire et porteur-chauffeur dans une petite structure auvergnate. Depuis huit ans, il prend soin des défunts et accompagne les familles. Sur les réseaux sociaux, il raconte son quotidien avec humour et sans rien cacher.Dans cet épisode, nous revenons sur :▪️ Son parcours avant d'embrasser le métier de thanatopracteur▪️ La différence entre une toilette et un soin de conservation▪️ La thanatoplastie, qui permet aux familles de revoir un visage après une mort violente▪️ Les histoires qui l'ont particulièrement marqué▪️ La décision, parfois, de ne pas présenter un corps▪️ Les conflits familiaux au moment d'organiser les obsèques, et l'importance d'en parler avant▪️ Clément, l'ami à qui il a dédié son livre▪️ Et ce que la mort lui a rendu📚 Pour aller plus loin, le livre de Mickaël Boilon :On y passera tous ! N'ayez plus peur de la mort (éd. Robert Laffont)🔔 Abonnez-vous pour ne pas manquer les prochains épisodes.👍 Likez, commentez et partagez si cet échange vous a fait réfléchir.💌 Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir nos prochains entretiens.Une petite pièce sombre au fond d'un EHPAD, un homme emporté par un cancer, dont les vêtements sont devenus trop grands. C'est le premier défunt dont Mickaël Boilon s'occupe, pendant son stage de thanatopraxie. À la fin du soin, il le trouve beau et ce jour-là, il comprend que ce métier sera le sien.Aujourd'hui, Mickaël Boilon, alias Le Thanatochanteur est thanatopracteur, conseiller funéraire et porteur-chauffeur dans une petite structure auvergnate. Depuis huit ans, il prend soin des défunts et accompagne les familles. Sur les réseaux sociaux, il raconte son quotidien avec humour et sans rien cacher.Dans cet épisode, nous revenons sur :▪️ Son parcours avant d'embrasser le métier de thanatopracteur▪️ La différence entre une toilette et un soin de conservation▪️ La thanatoplastie, qui permet aux familles de revoir un visage après une mort violente▪️ Les histoires qui l'ont particulièrement marqué▪️ La décision, parfois, de ne pas présenter un corps▪️ Les conflits familiaux au moment d'organiser les obsèques, et l'importance d'en parler avant▪️ Clément, l'ami à qui il a dédié son livre▪️ Et ce que la mort lui a rendu📚 Pour aller plus loin, le livre de Mickaël Boilon :On y passera tous ! N'ayez plus peur de la mort (éd. Robert Laffont)🔔 Abonnez-vous pour ne pas manquer les prochains épisodes.👍 Likez, commentez et partagez si cet échange vous a fait réfléchir.💌 Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir nos prochains entretiens.
Deux mères, deux matins ordinaires, dans chaque cuisine, une petite dispute éclate pour une histoire d'argent ou d'autorisation de sortie. Le soir, la première retrouve sa fille, l'ambiance se détend. La seconde apprend que sa fille s'est suicidée. La même dispute et pourtant, une seule de ces deux mères se reproche aujourd'hui la mort de son enfant.C'est l'un des mécanismes que raconte Pascale Brillon, psychologue et psychothérapeute, professeure à l'Université du Québec à Montréal, spécialiste du deuil traumatique depuis plus de 25 ans. En 2015, elle fonde l'Institut Alpha à Montréal, pour accompagner les personnes confrontées à une mort soudaine, tragique, contre nature : suicide, accident, homicide, attentat, maladie fulgurante.Dans cet épisode, nous revenons sur :▪️ Le "biais a posteriori", ce mécanisme qui pousse à ne retenir que les signaux manqués et à transformer une coïncidence en cause▪️ La différence entre deuil sain, deuil prolongé (le tout nouveau diagnostic du DSM) et dépression majeure▪️ Pourquoi elle a banni le mot "accepter" de son vocabulaire, et ce qu'elle propose à la place▪️ Le "cilice" et la "vestale" : deux figures qu'elle utilise pour nommer la culpabilité qui pousse à se punir, ou à figer sa vie entière autour du souvenir▪️ Le deuil sans corps, et les négociations secrètes que certains engagent avec le divin▪️ Pourquoi 95% des proches abandonnent un endeuillé après seulement trois mois — et ce qu'elle recommande à la place▪️ L'histoire de son propre grand-père, disparu en mer à 40 ans, et la culpabilité qui a traversé les générations de sa famille▪️ Ce qu'elle dirait à quelqu'un qui vient de vivre une mort traumatique📚 Pour aller plus loin, le livre de Pascale Brillon :Quand la mort est traumatique. Passer du choc à la sérénité (avec des autobilans et, dans cette nouvelle édition, des poèmes)🎓 Les formations de l'Institut Alpha, en visio, accessibles aux horaires de Paris👉 Retrouvez l'interview complète sur YouTube et sur toutes les plateformes de podcast. 💌 Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir nos prochains entretiens.
81% des Français souhaitent mourir chez eux. Pourtant, seuls 14% y parviennent, et plus de la moitié meurent aujourd'hui à l'hôpital. Entre ces deux chiffres, il y a souvent un "trou dans la raquette" : des crises non anticipées, des familles démunies, et une réponse qui est une alternative qui apparaît comme la seule possible : les urgences.C'est précisément pour combler ce manque qu'est né Pallidom en 2021, à l'initiative de l'AP-HP. Un binôme médecin-infirmier peut intervenir en quelques heures, 7 jours sur 7, au domicile ou en EHPAD, pour des patients en soins palliatifs dont l'état se dégrade brutalement. Depuis sa création, plus de 3 800 personnes ont été accompagnées.Dans cet épisode, nous revenons sur :▪️ Les trois questions que l'équipe se pose systématiquement avant d'intervenir, pour s'assurer qu'il n'y a "pas de perte de chance" à rester chez soi▪️ Pourquoi certaines familles finissent par demander elles-mêmes une hospitalisation, après quelques jours d'accompagnement à domicile▪️ Le jour où Hélène a arrêté de fuir le moment du décès, et ce qu'une collègue lui a appris sur ce moment "privilégié"▪️ Ce que les proches racontent parfois avoir vu ou entendu dans les derniers instants et pourquoi ce phénomène reste si difficile à interpréter▪️ Comment l'équipe "ferme la parenthèse" après une prise en charge de la fin de vie aussi dense▪️ Pourquoi un parcours pris en charge par Pallidom coûte environ 50% moins cher qu'un passage par les urgences suivi d'une hospitalisation▪️ Le déploiement du modèle à l'échelle nationale : 30 nouvelles équipes ERISP financées en 2025, 30 autres prévues en 2026👉 Retrouvez l'interview complète sur YouTube et sur toutes les plateformes de podcast.💌 Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir nos prochains entretiens.
Cassandra Julia avait 14 ans lorsque son petit frère Théo, 10 ans, est mort sous ses yeux, lors d'une randonnée en famille à La Réunion. Quelques secondes avant l'accident, ils se chamaillent comme le font tant de frères et sœurs. Théo lui lance une phrase qu'elle n'oubliera jamais, puis chute sous ses yeux.Pendant plus de dix ans, Cassandra va chercher un détail qui aurait pu tout changer. Chez elle, le silence s'installe et le prénom de Théo devient impossible à prononcer. Sa douleur, comme celle de beaucoup de frères et sœurs endeuillés, semble toujours passer après celle des parents.Treize ans plus tard, elle ne dit plus qu'elle a "fait son deuil", elle dit qu'elle vit avec.Dans cet épisode, nous revenons sur : ▪️ La dernière phrase de Théo avant sa chute : "Si je tombe, tu tombes avec moi"▪️ La culpabilité si particulière du témoin direct, et les années passées à chercher le détail qui aurait pu tout changer▪️ Le deuil de la fratrie, souvent invisible dans les familles, où la douleur des enfants semble toujours passer après celle des parents▪️ Le prénom de Théo, devenu impossible à prononcer à la maison▪️ Les bêtises et les conduites à risque, comme seul langage possible quand la parole est fermée▪️ La lettre de sa mère, et ce qu'elle a débloqué chez elle▪️ L'écriture d'un livre à deux voix, avec sa mère▪️ Ce que ça veut dire, concrètement, vivre pour deux, treize ans après📚 Pour aller plus loin :Vivre avec, Cassandra Julia (Éditions Leduc)Son compte Instagram : cassandrajuliaoff🔔 Abonnez-vous pour ne pas manquer les prochains épisodes.👍 Likez, commentez et partagez si cet échange vous a touché.💌 Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir nos prochains entretiens.








