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Y'a de l'idée
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Y'a de l'idée

Author: Nostalgie Belgique

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Description

« Y’a de l’idée », c’est LA séquence des initiatives positives, des solutions et des projets porteurs de sens pour un monde harmonieux, juste et durable.

Parce que nous sommes persuadés qu'il existe des solutions créatives et innovantes pour un monde plus solidaire et respectueux des objectifs de développement durable, il nous tient à cœur de mettre en lumière ces initiatives citoyennes qui visent à améliorer notre société.

On y parle d’alimentation, de justice sociale, de solidarité, de santé, d’énergie, de respect de la nature et de la planète, d’environnement, d’écologie et de transition écologique, d’économie circulaire, de consommation et de production responsable… « Y’a de l’idée » met en lumière les Objectifs de développement durable (SDG / ODD), notre responsabilité sociétale et celle des entreprises (RSE)… Cette chronique fait la part belle aux graines semées et aux changements entamés pour faire fleurir un avenir empli d’espoir, de paix et une société faite d’alternatives.

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Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
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700 000 Belges partent aux sports d'hiver chaque année. Chance qui n'est malheureusement pas offerte à tout le monde... chance aussi qui a un prix. Non seulement pour le portefeuille mais aussi pour la planète. Dans dans le contexte climatique actuel, une question s’impose de plus en plus clairement : peut-on encore aller skier sans aggraver la pression sur la montagne ?Lorsqu’on analyse l’empreinte carbone d’un séjour au ski, on a tendance à pointer du doigt les remontées mécaniques ou les pistes. Pourtant, la principale source d’émissions de gaz à effet de serre n’est pas là. Le premier poste d’impact, et de loin, c’est le transport pour se rendre en station. Il représente environ 60 % des émissions liées à un séjour au ski. Voiture individuelle, avion, longues distances : c’est surtout le trajet qui pèse lourd sur le climat.Dans ce contexte, le train apparaît comme une alternative de plus en plus pertinente. Des liaisons existent déjà, comme des trains de nuit vers les Alpes françaises ou l’Autriche. Le changement demande un peu d’organisation, mais il offre aussi une autre manière de voyager, plus lente et souvent plus confortable sur le long terme.Le deuxième grand poste d’émissions concerne le chauffage des logements en station. On estime qu’environ 38 % des logements sont encore des passoires énergétiques. Ici, l’enjeu dépasse le touriste : ce sont les politiques publiques, les collectivités et les gestionnaires de stations qui ont un rôle clé à jouer en rénovant les bâtiments et en améliorant leur performance énergétique.Contrairement aux idées reçues, les remontées mécaniques ne représentent qu’une part très limitée des émissions, autour de 2%. En revanche, la question de la neige artificielle reste centrale. Les canons à neige sont extrêmement gourmands en énergie et en eau. En France, ils consomment à eux seuls des dizaines de millions de kilowattheures chaque année. À l’échelle européenne, la production de neige artificielle mobilise des volumes d’eau colossaux, équivalents à des milliards de douches. Des lacs artificiels sont parfois créés, ce qui fragilise les sols et les écosystèmes, sans résoudre durablement le problème du manque de neige.Face à ces constats, certaines stations tentent d’évoluer. Des labels comme Flocon vert valorisent les efforts mis en place pour limiter l’impact environnemental, repenser l’aménagement du territoire et diversifier les activités au-delà du ski. Dans certaines stations, comme à Tignes, la fonte accélérée des glaciers a conduit à des concertations citoyennes, où les habitants participent aux décisions sur l’avenir du territoire.À l’échelle individuelle, il reste aussi des leviers d’action. Privilégier les transports collectifs, louer ou acheter du matériel de seconde main, limiter le hors-piste pour ne pas perturber la faune hivernante, et bien sûr ramasser ses déchets. Chaque année, après la fonte des neiges, ce sont des dizaines de tonnes de déchets qui sont récupérées en montagne.Aller skier n’est donc pas un geste neutre. Mais en prenant conscience des enjeux et en adaptant nos pratiques, il est possible de réduire son impact. La montagne est un milieu fragile : s’y rendre, c’est aussi accepter que nous ne sommes qu’une espèce parmi d’autres, invitée sur un territoire qui mérite d’être respecté.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
La Tournée Minérale a débuté cette semaine et, bonne nouvelle, il n’est jamais trop tard pour s’y mettre. Le principe est simple : passer un mois sans alcool afin de faire le point sur sa consommation, de mieux comprendre les effets de l’alcool sur la santé et d’expérimenter, très concrètement, les bénéfices d’une pause. Parmi les effets les plus souvent rapportés : un sommeil de meilleure qualité, plus d’énergie en journée, moins de fatigue au réveil et parfois même une légère perte de poids.En Belgique, la question est loin d’être anodine. 8 Belges sur 10 âgés de plus de 15 ans consomment de l’alcool. L’Europe est déjà la région du monde où l’on boit le plus, et la Belgique figure parmi les pays les plus consommateurs, avec une moyenne proche de deux fois les recommandations de santé publique. Chaque année, l’alcool est responsable d’environ 10 000 décès dans le pays. Il constitue la deuxième cause de mortalité évitable après le tabac, et la première chez les jeunes de 15 à 29 ans.Dans le même temps, un changement s’opère. La modération n’a jamais été aussi tendance, notamment chez les jeunes générations. Elles boivent moins, ou autrement, et sont plus sensibles aux messages de prévention. Ce mouvement est tel que les grands groupes de l’alcool ont vu leur valeur boursière chuter de plusieurs centaines de milliards de dollars en quelques années. Un signal fort, qui montre que les habitudes évoluent.Cette prise de conscience est d’autant plus importante que le cerveau continue de se développer jusqu’à environ 25 ans. Avant cet âge, l’alcool a des effets encore plus marqués sur la santé cognitive et émotionnelle. D’où l’intérêt de promouvoir des alternatives, de plus en plus nombreuses : bières sans alcool, vins désalcoolisés, mocktails, boissons fermentées… même si certaines restent encore très sucrées.Pour celles et ceux qui consomment de l’alcool, il existe aussi des repères simples pour réduire les risques. Le message « 10 – 2 – 2 » résume bien l’essentiel : ne pas dépasser 10 unités d’alcool par semaine, réparties sur plusieurs jours ; s’abstenir au moins deux jours par semaine ; et limiter sa consommation à deux unités par jour, ou quatre lors d’une occasion exceptionnelle. Une unité correspond à un verre standard, quelle que soit la boisson.La sobriété trouve aussi de nouveaux terrains d’expression. À Bruxelles, le Jill Hotel a récemment fait un choix inédit : supprimer totalement l’alcool de son bar. Mocktails signatures, jus détox maison, boissons originales et produits locaux composent désormais la carte. L’objectif est clair : montrer qu’un lieu peut être chaleureux, festif et convivial sans servir d’alcool, et inscrire cette démarche dans une vision plus globale du bien-être.La Tournée Minérale n’est donc pas qu’un défi d’un mois. C’est une invitation à questionner nos automatismes, à expérimenter d’autres manières de faire la fête, et à remettre de la conscience dans un geste souvent banal. Un pas de côté, parfois, suffit à ouvrir de nouvelles habitudes plus durables.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
Nous les avions rencontrées en 2024 : Gwenny Nurtantio et sa sœur, Yoneko, ont écrit un livre intitulé Il en faut peu pour travailler mieux. Un ouvrage qui propose des pistes concrètes pour retrouver du sens dans son travail, prévenir l’épuisement professionnel et remettre de l’intention dans son quotidien. Le livre rencontre son public, mais Gwenny sent que le message peut aller plus loin. Beaucoup plus loin.Alors elle ose une idée folle : en faire un film. Sans expérience du cinéma, sans réseau dans le milieu, sans avoir jamais mis les pieds sur un plateau de tournage. Juste avec une conviction profonde et une envie irrépressible de raconter une histoire autrement. Cette histoire, c’est celle de L’Ikigai. Découvrez ici la bande annonce.L’Ikigai est un concept japonais qui désigne ce qui donne du sens à la vie, ce pour quoi on se lève le matin. Gwenny s’en empare pour écrire un film qui suit Lynn, une jeune femme de 25 ans, eurasienne, qui se sent souvent en décalage. À travers son parcours, le film pose une question simple mais essentielle : est-ce que nous choisissons notre quotidien, ou est-ce que nous le subissons ?Ce projet, Gwenny le construit de manière artisanale et collective. Elle apprend à écrire un scénario, à penser un storyboard, à structurer un tournage - parfois avec l’aide d’outils d'intelligence artificielle - et elle s’entoure de personnes ressources. Des proches acceptent de jouer, des talents émergents se joignent à l’aventure. La musique du film est signée Clément Corillon, ancien finaliste de The Voice Belgique, contacté simplement… par téléphone. Il dit oui. Comme beaucoup d’autres.Contre toute attente, L’Ikigai est sélectionné au Festival du film d’Ostende. Une reconnaissance énorme pour un premier film, né d’une intuition et porté par une énergie profondément humaine. On y retrouve notamment David Jeanmotte dans son tout premier rôle au cinéma.Au-delà du film, le parcours de Gwenny Nurtantio illustre parfaitement ce qu’elle raconte : écouter ses élans, accepter sa multipotentialité, ne pas s’excuser de vouloir explorer plusieurs chemins. Une démarche inspirante, qui rappelle que parfois, une idée suffit, à condition d’oser la suivre.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
La pénurie d’infirmiers et d’aides-soignantes n’est plus un secret pour personne. Les hôpitaux peinent à recruter, certains lits doivent fermer faute de personnel, et sur le terrain, la fatigue s’accumule. Horaires décalés, nuits, week-ends, rappels de dernière minute… Beaucoup de soignants finissent par quitter l’hôpital, non pas par manque de vocation, mais pour préserver leur santé et leur équilibre de vie.C’est ce constat que partagent Jennifer et Sydney, deux infirmières liégeoises. Après plus de dix ans passés en milieu hospitalier, elles ont vu leurs collègues partir les uns après les autres vers l’indépendance ou le soin à domicile, attirés par plus de flexibilité et de meilleures conditions financières. Plutôt que de regarder le système s’essouffler, elles ont décidé d’agir.Il y a deux ans, elles ont lancé Dynamicare, une plateforme qui fait le lien entre les hôpitaux et les soignants indépendants. L’idée est simple mais puissante : permettre aux infirmiers et aides-soignantes freelances de revenir travailler à l’hôpital, tout en conservant leur statut et leurs conditions. Flexibilité des horaires, meilleure conciliation vie privée-vie professionnelle, sécurité financière… autant d’éléments devenus essentiels pour rester dans le métier.Dynamicare commence par écouter les soignants : leurs contraintes, leurs besoins, leurs priorités. Certains veulent travailler le week-end mais pas pendant les congés scolaires, d’autres préfèrent des missions ponctuelles ou des horaires fixes. La plateforme se charge ensuite de trouver des institutions – hôpitaux publics, privés, maisons de repos – prêtes à accueillir cette main-d’œuvre selon ces conditions.Aujourd’hui, plus de 120 institutions médicales collaborent avec Dynamicare et près de 600 infirmiers et infirmières ont rejoint le réseau. La plateforme s’occupe aussi de toute la partie administrative : planification des missions, facturation, suivi, accompagnement via une application dédiée. Des formations sont également proposées pour permettre aux soignants de continuer à évoluer.Pour les hôpitaux, le modèle est gagnant : en faisant appel à des indépendants, ils peuvent rouvrir des lits, soulager les équipes en place et assurer la continuité des soins. Dynamicare se rémunère via une commission sur les missions, sans frais pour les soignants.Ce qui rend ce projet particulièrement fort, c’est qu’il a été pensé par des femmes de terrain, qui connaissent intimement les réalités du métier. Dynamicare ne promet pas de solution miracle, mais propose une réponse pragmatique et humaine à une crise structurelle. Une manière de remettre du souffle dans un secteur essentiel, en redonnant aux soignants la place et la reconnaissance qu’ils méritent.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
Vous connaissez sans doute le « Miracle Morning ». Ce concept, popularisé il y a une quinzaine d’années, repose sur une idée simple : se lever très tôt serait la clé du succès, notamment chez les entrepreneurs et les millionnaires. Pendant une heure – parfois plus – on se consacre exclusivement à soi avant toute obligation : méditation, sport, lecture, écriture, affirmations positives… Une routine cadrée, presque millimétrée.Sur le papier, l’idée peut séduire. Dans la réalité, elle ne fonctionne pas pour tout le monde. Se lever plus tôt ne signifie pas automatiquement être plus en forme. Au contraire : pour certains, rogner sur le sommeil fatigue davantage et peut devenir contre-productif. Et pourtant, ces dernières années, les routines matinales sont devenues de plus en plus extrêmes, largement amplifiées par les réseaux sociaux.Certaines vidéos virales montrent des réveils à des heures improbables, comme 3h52 du matin, suivis de rituels qui s’étendent sur plusieurs heures : sommeil avec la bouche scotchée, immersion du visage dans de l’eau glacée, entraînements intensifs à jeun, bains froids… L’objectif affiché : brûler plus de calories, améliorer la concentration, augmenter la discipline.Que dit la science ? Les médecins reconnaissent que l’exposition au froid ou l’activité physique peuvent stimuler le corps et consommer de l’énergie. Mais dans ces versions extrêmes, les bénéfices sont largement surestimés. Un bain glacé occasionnel ne transforme pas durablement la santé, et surtout, aucun rituel ne compense un manque chronique de sommeil. Dormir moins que ses besoins physiologiques peut perturber l’équilibre hormonal, émotionnel et annuler tous les effets positifs recherchés.Faire du sport le matin peut être bénéfique, oui, à condition que cela respecte le rythme de chacun. L’avantage du matin, c’est souvent l’énergie mentale disponible avant la fatigue accumulée de la journée. Mais cela ne doit jamais se faire au détriment du repos.Derrière ces morning routines, certaines analyses pointent aussi une logique plus large : celle d’un système qui valorise l’optimisation permanente. Se lever tôt, prendre soin de soi, non pas seulement pour aller mieux, mais pour être plus productif ensuite. À l’inverse, d’autres y voient une tentative de reprendre le contrôle dans un monde instable : ritualiser le matin pour sanctuariser un espace de bien-être personnel.La vérité se situe sans doute entre les deux. Une routine peut rassurer, structurer, aider à démarrer la journée. Mais elle ne doit jamais devenir une norme culpabilisante. Le vrai indicateur reste simple : est-ce que cela vous fait du bien ?En résumé : il n’existe pas d’heure idéale universelle, ni de routine parfaite. Le meilleur rythme est celui qui respecte votre sommeil, votre mode de vie et votre énergie. Lumière naturelle au réveil, hydratation, mouvement doux ou intense selon l’envie : parfois, la simplicité est la plus efficace.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
Parfois, une rencontre suffit à redonner foi en l’humain. Celle avec Sarah Catoul en fait partie. Il y a une quinzaine d’années, une grave maladie l’oblige à revoir en profondeur son mode de vie. Elle découvre alors à quel point la manière dont les aliments sont produits, transformés et consommés peut influencer le bien-être et même le processus de guérison. Cette prise de conscience devient un tournant.Très vite, une idée s’impose à elle : cette expérience ne peut pas rester personnelle. Il faut agir, transmettre, proposer autre chose. En 2019, en parallèle de son activité principale, elle lance GUS, une petite épicerie située à Gembloux. Un lieu minuscule – à peine 12 m² – mais une ambition immense : rendre les produits sains et naturels accessibles au plus grand nombre.Chez GUS, on trouve des aliments, du vin, mais aussi des cosmétiques, tous sélectionnés avec exigence. L’épicerie ne dispose pas de vitrine classique : tout se commande en ligne et les livraisons se font partout en Belgique. Mais ce qui fait vraiment la singularité du projet, c’est sa politique de prix.Chaque produit est proposé à trois tarifs. Un prix « juste », qui correspond au coût réel. Un prix « réduit », pour les personnes qui traversent une période plus difficile. Et un prix « conscient », légèrement plus élevé, qui permet de compenser la différence et de soutenir le modèle. Un produit affiché à 10 euros peut ainsi être payé 8, 10 ou 12 euros.Aucune justification n’est demandée. Le système repose entièrement sur la confiance. Aujourd’hui on peut avoir besoin d’aide, demain on peut être en mesure de soutenir quelqu’un d’autre. Et contre toute attente, ça fonctionne. Mieux : ça crée du lien et une forme de solidarité discrète mais puissante.Évidemment, économiquement, l’équilibre est fragile. Sarah le reconnaît volontiers : les marges sont faibles, même au prix juste. Mais elle tient à ce modèle, quitte à miser davantage sur la quantité et sur l’adhésion des clients à la démarche. Pour l’instant, l’aventure tient bon, portée par une communauté engagée.Ce système de tarification n’est pas né dans l’alimentaire. Il s’inspire du monde culturel, où les prix conscients existent depuis longtemps pour rendre les spectacles accessibles à tous. Aujourd’hui, ce modèle essaime. À Bruxelles, par exemple, la boulangerie Le Pain Levé applique aussi ce principe pour que chacun puisse accéder à un pain de qualité, quels que soient ses moyens. A Dinant, l'épicerie de la gare de base sur le même principe.Ces initiatives montrent qu’une autre économie est possible. Une économie basée sur la confiance, la dignité et le partage. Des projets modestes en apparence, mais porteurs de transformations profondes. Et franchement, on a besoin de beaucoup plus d’histoires comme celle-là.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
La solitude n’est pas qu’un vague mal-être passager. Elle a des conséquences bien réelles sur la santé mentale et physique, et elle progresse. Selon une étude de Statbel, près de 800 000 personnes en Belgique déclarent se sentir seules. Un chiffre qui rappelle une chose essentielle : il n’existe pas une solitude, mais des solitudes.Certaines sont plus visibles, comme celle des personnes âgées. L’isolement peut être accentué par la perte de mobilité, le veuvage ou encore la fracture numérique. Ne pas savoir utiliser un smartphone, faire un virement en ligne ou chercher une activité près de chez soi peut suffire à se couper progressivement du monde. Face à cela, des bénévoles s’engagent pour accompagner les personnes isolées dans l’apprentissage des outils numériques, soit à domicile, soit lors de permanences dans des maisons de repos ou des structures d’accueil. Des gestes simples qui permettent de regagner en autonomie… et en confiance. Jeune ou moins jeune, vous maitrisez les outils numériques et vous vous voulez donner un peu de votre temps à des personnes qui s'en sortent moins bien ? C'est par ici que ça se passe ! D’autres solitudes sont plus silencieuses, comme celle des jeunes mamans après un accouchement. Peu de gens le savent, mais l’une des principales causes du baby blues est le sentiment d’isolement. Dans certaines cultures, comme en Chine, cette période est entourée de soins et de solidarité. On parle du « mois d’or » : 30 à 40 jours durant lesquels la mère bénéficie d’un repos maximal, d’une alimentation nourrissante, de chaleur et surtout d’un soutien logistique assuré par l’entourage. Une approche qui rappelle à quel point la présence et l’aide concrète peuvent faire toute la différence.La solitude touche aussi fortement les adolescents. Paradoxalement, ils n’ont jamais été aussi connectés… et jamais aussi nombreux à se sentir seuls. En Belgique, 6 jeunes sur 10 déclarent ressentir de la solitude. Un phénomène amplifié depuis la crise du Covid et encore trop tabou. D’où l’importance de recréer des espaces de rencontre hors ligne, de favoriser les échanges réels et de libérer la parole à la maison comme à l’école.Ce qui relie toutes ces situations, c’est la nécessité de recréer du lien. Offrir un repas à une jeune maman, accompagner un senior dans l’usage d’un smartphone, oser parler de solitude avec un ado : ces gestes n’ont rien d’extraordinaire, mais leur impact est immense. La solidarité commence souvent à petite échelle, dans le quotidien, et elle peut transformer durablement des vies.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
Après les alligators capables de rester figés sous la glace tout en continuant à respirer, place à d’autres stratégies animales tout aussi impressionnantes pour traverser les périodes froides. Des adaptations parfois extrêmes, mais qui offrent aussi de précieuses pistes à la science.Prenons le cas de certaines grenouilles. Lorsqu’arrivent les grands froids, la grenouille des bois peut littéralement geler. Son cœur s’arrête, son métabolisme ralentit fortement, et une grande partie de l’eau contenue dans son corps se transforme en glace. Pourtant, elle ne meurt pas. Son secret ? La production de molécules protectrices comme le glycérol ou le glucose. Ces substances agissent comme des antigels naturels : elles protègent les cellules contre les dégâts causés par le gel et empêchent l’eau de pénétrer brutalement dans les cellules lors de la décongélation, ce qui éviterait qu'elle éclate. Au printemps, la grenouille dégèle et reprend une vie normale, sans aucune séquelle apparente.Ce mécanisme fascine particulièrement les chercheurs en médecine et en biologie cellulaire. Comprendre comment un organisme peut suspendre temporairement ses fonctions vitales sans dommage ouvre des perspectives majeures, notamment pour la conservation des organes, la cryogénie médicale ou encore les traitements liés aux traumatismes graves.Autre exemple étonnant, cette fois du côté des oiseaux. Durant la période du Covid, des chercheurs ont observé une adaptation extrêmement rapide chez un petit oiseau vivant sur un campus universitaire : le junco ardoisé. Avant les confinements, son alimentation dépendait largement des restes laissés par les étudiants. Une nourriture facile d’accès, qui ne nécessitait pas un grand bec. Mais lorsque les campus se sont vidés, les déchets alimentaires ont disparu. Les oiseaux ont alors dû revenir à un régime plus naturel, composé de graines et d’insectes plus difficiles à attraper.Résultat : en quelques mois à peine, la forme de leur bec a changé. Il s’est allongé, s’adaptant à ce nouveau mode d’alimentation. Plus étonnant encore : lorsque les étudiants sont revenus, le bec a évolué à nouveau. Une démonstration frappante de la rapidité avec laquelle certaines espèces peuvent s’adapter à des changements environnementaux majeurs.Enfin, direction l’océan avec une découverte qui concerne le vieillissement. Chez les dauphins, le secret pour bien vieillir ne se trouve pas dans l’alimentation ou l’exercice, mais dans les relations sociales. Les individus qui entretiennent des liens forts et stables avec quelques compagnons vieillissent biologiquement plus lentement que les dauphins solitaires ou ceux vivant dans des groupes trop nombreux. Ces relations de qualité permettent la coopération, le jeu, la protection mutuelle et réduisent le stress. À l’inverse, les grands groupes augmentent les tensions et l’exposition aux maladies.Ces observations rappellent à quel point le vivant est une source d’inspiration inépuisable. Face au froid, aux changements brutaux ou au temps qui passe, les animaux développent des stratégies fines, efficaces et parfois contre-intuitives. Autant de leçons précieuses qui invitent la science - et peut-être aussi nos modes de vie - à regarder la nature avec un peu plus d’attention.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
Il y a quelques jours s’est achevé le CES de Las Vegas, le plus grand salon mondial dédié aux nouvelles technologies. Chaque année, on y découvre des objets futuristes censés transformer notre quotidien : frigos connectés, montres qui analysent le sommeil, lave-linges autonomes… Mais cette année, un objet beaucoup plus intime a particulièrement retenu l’attention. Un objet sur lequel nous passons pourtant tous du temps chaque jour : les toilettes.L’intelligence artificielle s’invite désormais jusque dans la cuvette. Lors du salon, des toilettes coréennes ont même remporté un prix d’innovation. Leur promesse : analyser l’urine à chaque passage afin de suivre différents indicateurs de santé. Grâce à des capteurs intégrés et à un écran mural placé face à l’utilisateur, il devient possible d’obtenir un aperçu immédiat de son état de santé. Certaines pathologies pourraient ainsi être détectées de manière précoce, sans rendez-vous médical ni prise de sang.Mais la fonction la plus étonnante – et peut-être la plus sensible – concerne la surveillance indirecte des personnes vulnérables. Ces toilettes intelligentes peuvent envoyer une alerte à un proche si elles ne sont pas utilisées pendant une période anormalement longue. Un dispositif pensé notamment pour des personnes âgées vivant seules, afin de détecter rapidement un éventuel problème. Une forme de sécurité… à condition d’en accepter le principe. Car cette innovation a aussi un coût : environ 4 300 euros pour ce modèle nouvelle génération.Cette médicalisation des toilettes n’est pourtant pas une nouveauté. Le Japon, pionnier en la matière, développe depuis des années des WC capables d’analyser les selles. Les données sont ensuite centralisées dans une application qui fournit un aperçu de la santé intestinale. L’objectif est toujours le même : collecter des informations de manière continue, automatique et la plus objective possible.Aux États-Unis, des chercheurs vont encore plus loin. Depuis 2021, des dispositifs expérimentaux permettent de suivre des patients souffrant de troubles digestifs sans qu’ils aient à tenir un journal quotidien. Une caméra installée dans les canalisations capture des images qui sont ensuite analysées et transmises aux gastroentérologues. Du sang dans les selles, des inflammations ou des anomalies peuvent être détectés plus rapidement. Là encore, l’idée est de transformer les toilettes en outil de prévention médicale.Il existe même aujourd’hui des « abonnements pipi ». Le dispositif U-Scan Nutrio, par exemple, se fixe directement dans la cuvette. Il analyse l’urine à chaque utilisation et suit plusieurs marqueurs liés à la nutrition. Les résultats sont envoyés sur une application accompagnée de recommandations alimentaires personnalisées. Le module coûte une centaine d’euros, auxquels s’ajoute un abonnement pour les cartouches d’analyse. La prévention devient ainsi un service récurrent… et un nouveau marché.Les toilettes sont donc en train de devenir un espace ultra-connecté, capable de collecter des données parmi les plus intimes qui soient. Reste une question centrale : jusqu’où sommes-nous prêts à être analysés en continu ? Si ces technologies permettent de prévenir des maladies graves, l’intérêt médical est réel. Mais au-delà de l’innovation, c’est surtout une question éthique qui se pose : celle du contrôle, de la confidentialité et de notre rapport aux données personnelles… jusque dans les endroits les plus privés.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
Chaque année, le Blue Monday revient comme un rappel un peu lourd : ce serait le jour le plus déprimant de l’année. Même si l’on sait aujourd’hui que ce concept repose avant tout sur une opération marketing, il met quand même le doigt sur une réalité : l’hiver est long, la fatigue s’accumule et le moral peut flancher. Alors plutôt que de s’y résigner, autant s’en servir comme prétexte pour parler de ce qui fait du bien.Première idée toute simple : créer une playlist collaborative avec ses amis. Sur la plupart des plateformes d’écoute, il est possible d’inviter plusieurs personnes à alimenter une même playlist. Chacun y ajoute ses morceaux préférés, ses coups de boost, ses chansons doudou. Ce petit geste anodin crée du lien, permet de découvrir l’univers musical des autres et apporte une dose de surprise et de légèreté dans la journée. En quelques minutes, on transforme un lundi gris en bande-son collective.Deuxième piste : s’exposer volontairement aux bonnes nouvelles. Des études scientifiques l’ont montré : lire régulièrement des informations positives améliore l’humeur sur la durée. Dans une expérience menée sur près de 200 personnes, les participants ont été exposés pendant deux semaines à des nouvelles positives et négatives. Résultat : ceux qui lisaient des informations positives développaient une vision plus optimiste. Ce qui est frappant, c’est que notre cerveau retient plus fortement les mauvaises nouvelles que les bonnes. C’est ce qu’on appelle le biais de négativité. D’où l’importance de contrebalancer volontairement : suivre des médias ou des comptes qui racontent ce qui fonctionne, ce qui progresse, ce qui répare. Les bonnes nouvelles ne sont pas naïves : elles sont nécessaires à notre équilibre mental.Troisième idée : aller marcher dans la nature, même brièvement. Quinze minutes suffisent. Le simple fait d’être au contact du vert, de marcher, de respirer à l’extérieur fait baisser le taux de cortisol, l’hormone du stress, et réduit l’anxiété. Ce n’est pas une question de performance ni de sport intensif, mais de reconnexion. Une promenade, un parc, un chemin, un bout de forêt : le corps se détend, l’esprit aussi.À cela s’ajoute un geste étonnamment puissant : le sourire. Même forcé. Les neurosciences montrent que l’expression du visage envoie un message direct au cerveau. Sourire déclenche une réponse chimique qui favorise les émotions positives et atténue la perception du stress. Devant le miroir, en voiture, dans l’ascenseur : sourire agit comme un petit interrupteur interne. Peu importe le regard des autres.Finalement, le Blue Monday peut devenir un rappel utile : le bien-être n’est pas toujours une grande révolution, mais souvent une accumulation de petits gestes accessibles. Une chanson partagée, une information qui donne de l’espoir, quelques pas dehors, un sourire assumé. Autant d’ancrages simples pour commencer la semaine avec un peu plus de lumière.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
L’hiver est une période particulièrement rude pour les personnes sans-abri. Malgré l’ouverture de centaines de places supplémentaires dans les abris de nuit, les solutions manquent encore, surtout lors des vagues de froid les plus intenses. Face à cette réalité, certains citoyens choisissent de ne pas détourner le regard et inventent de nouvelles formes de solidarité.C’est le cas de Pierre-Yves Loaëc, un entrepreneur breton à l’origine de l’initiative Les Bureaux du Cœur. L’idée lui vient en 2018, lorsqu’il réalise chaque soir, en quittant son entreprise, qu’une femme dort sur une bouche d’aération du parking pour se protéger du froid, tandis que ses bureaux restent chauffés, vides, avec une cuisine et des douches inutilisées. Ce décalage devient impossible à accepter.Le principe des Bureaux du Cœur est aussi simple que puissant : ouvrir les bureaux d’entreprise, le soir et le week-end, pour y accueillir des personnes sans-abri. Une évidence quand on sait que les espaces de bureaux ne sont occupés qu’environ 30 % du temps. Plutôt que de construire toujours plus de structures d’urgence, pourquoi ne pas utiliser ce qui existe déjà ?Depuis cinq ans, l’initiative a pris de l’ampleur. Elle est aujourd’hui active dans une vingtaine de villes en France, mais aussi à Bruxelles, ainsi qu’à Barcelone et Lisbonne. Grâce à l’engagement de près de 300 bénévoles, environ 1 000 personnes ont pu éviter de dormir dans la rue : des femmes ayant fui des violences conjugales, des étudiants en situation de précarité, ou encore des personnes en parcours de réinsertion professionnelle.Concrètement, une entreprise accueille une seule personne, toujours la même, pour une durée de trois à six mois. Le cadre est clair et sécurisé. L’entreprise s’engage à fournir un espace garantissant intimité, accès à une douche, un endroit pour dormir et prendre ses repas. De son côté, la personne accueillie respecte certaines règles : pas d’alcool, pas d’invités, pas d’animaux, et un départ chaque matin avant l’arrivée des équipes.Mais l’initiative ne se limite pas à offrir un toit. Chaque personne est accompagnée par une association partenaire qui assure le suivi social et intervient en cas de difficulté. Au sein même de l’entreprise, une petite équipe reste en lien avec elle pour faire le point sur son parcours, ses démarches, ses avancées. Les échanges informels - un café partagé le matin, une discussion - participent aussi à la reconstruction de l’estime de soi et à la réinsertion progressive.À long terme, les Bureaux du Cœur visent un objectif ambitieux : créer 60 000 solutions d’hébergement d’urgence d’ici dix ans, en faisant de ces lieux temporaires de véritables tremplins vers une stabilité sociale et professionnelle. Une preuve qu’en réinventant l’usage de l’existant, il est possible d’apporter des réponses humaines, efficaces et dignes à l’urgence sociale.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
Au début des années 2000, la Norvège fait face à un phénomène qu’elle n’avait pas vraiment anticipé : l’explosion du tourisme de montagne. Chaque année, des milliers de randonneurs affluent vers ses sommets, ses fjords et ses sentiers spectaculaires. Mais à force de passages répétés, les chemins s’érodent, les sols se fragilisent, la montagne souffre. Très vite, une question se pose : comment réparer sans dénaturer ?La solution la plus rapide aurait été de faire appel à des machines lourdes, de couler du béton, de reconstruire à grands coups de bulldozers. Une méthode efficace à court terme, mais désastreuse pour des écosystèmes fragiles. La Norvège choisit alors une voie radicalement différente, presque contre-intuitive : demander de l’aide à ceux qui savent vraiment travailler la montagne.Ceux qu’elle va chercher se trouvent à des milliers de kilomètres : les sherpas népalais. Ce peuple de haute montagne guide depuis des siècles les alpinistes dans l’Himalaya et construit des sentiers dans les reliefs les plus hostiles du monde. Leur savoir-faire ne repose pas sur des plans rigides, mais sur l’observation, le ressenti, la compréhension fine du terrain, de l’eau, de la pente, de la neige.Sur place, les sherpas travaillent pierre par pierre. Ils taillent, ajustent, posent sans béton ni machines lourdes. Le travail est lent, physique, exigeant. Mais les sentiers qu’ils créent épousent le paysage, canalisent l’eau, résistent au temps et au passage. Au départ, certains ingénieurs norvégiens avaient prévu des plans très précis. Les sherpas ont répondu simplement : « nous travaillons avec la montagne, pas contre elle ». La Norvège a accepté de faire confiance.Le résultat est spectaculaire. Depuis le début des années 2000, plus de 200 sentiers ont été restaurés ou transformés. L’érosion a fortement diminué, les chemins sont plus sûrs pour les randonneurs et beaucoup plus durables pour les écosystèmes. La montagne respire à nouveau.Et contrairement à ce que l’on pourrait croire, il ne s’agit pas de sous-traitance à bas coût. Les sherpas sont rémunérés environ 4 000 euros nets par mois, contre environ 300 euros au Népal. Pour certaines familles, un été de travail en Norvège représente l’équivalent de dix années de salaire dans leur pays. Cet argent permet de scolariser les enfants, de reconstruire des maisons, de sécuriser l’avenir.Cette initiative raconte autre chose qu’un simple chantier. Elle montre qu’une rencontre est possible entre ceux qui ont les moyens financiers et ceux qui détiennent un savoir-faire précieux. Une écologie intelligente, humble, qui accepte de reconnaître l’expertise là où elle se trouve, même à l’autre bout du monde. Une leçon de coopération, de respect et de bon sens, à l’heure où la protection de la nature demande plus que jamais de repenser nos réflexes.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
Les méduses dorment huit heures par nuit… et font même une sieste pour régénérer leurs neurones. Une information étonnante, presque amusante, mais qui pose une vraie question : et nous, comment va notre sommeil ? Fatigue chronique, nuits hachées, réveils non réparateurs… Les troubles du sommeil sont devenus monnaie courante, surtout lorsque les rythmes de vie s’accélèrent et que les repères disparaissent.C’est dans ce contexte qu’un rephasage du sommeil a été mis en place, accompagné par une neuropsychologue spécialisée en troubles du sommeil. Le principe est simple, mais exigeant : recréer un cadre strict, comme on le ferait avec un enfant. Des heures fixes de coucher et de lever, même le week-end. Pas de grasse matinée pour éviter de dérégler l’horloge interne. Et surtout, un message clair envoyé au corps : la chambre sert uniquement à dormir. Pas de lecture au lit, pas d’écrans, pas d’activités annexes. Lit = sommeil.Dans ce protocole (et personnel), les horaires idéaux ont été définis entre 22h et 23h pour le coucher, et 6h à 7h pour le réveil, en tenant compte de mon profil de “dormeuse moyenne”. Une régularité qui permet au cerveau de réapprendre quand déclencher les bons mécanismes biologiques.Un autre pilier du rephasage : la mélatonine, l’hormone du sommeil. Prise sous forme de complément pendant deux mois, toujours à heure fixe — 22h pile — elle ne sert pas à endormir artificiellement, mais à réentraîner le corps à produire cette hormone au bon moment. Passé l’horaire, on ne la prend pas, pour éviter d’envoyer un signal contradictoire au rythme circadien. Contrairement au somnifère, la mélatonine n'engendre pas de dépendance. En revanche, comme tout complément alimentaire, elle se prend sur avis médical. Autre outil clé du processus : le journal du sommeil. Chaque matin, noter la durée de la nuit, les réveils nocturnes, le niveau de stress, la consommation d’alcool... avant le coucher Un exercice simple, mais extrêmement révélateur. Il permet d’identifier clairement ce qui perturbe le sommeil — et ce qui l’améliore. Chez beaucoup, le stress et l’alcool, même en petite quantité, apparaissent comme des ennemis silencieux du repos.Enfin, la luminothérapie, via des lunettes spécifiques portées le matin pendant une vingtaine de minutes. Contrairement aux lampes classiques, ces dispositifs envoient la lumière directement vers la partie inférieure de la rétine, la plus sensible à la lumière naturelle du matin. Résultat : la sécrétion de mélatonine s’arrête plus rapidement, le corps comprend que la journée commence, et l’éveil devient plus fluide. À utiliser uniquement le matin, sous peine de perturber à nouveau le rythme. Notons que les Luminettes sont déconseillées aux personnes souffrant de troubles de la vue comme la cataracte ou le glaucome. Ici aussi, demandez l'avis de votre médecin.Ma conclusion : au fil des mois, ces habitudes transforment non seulement les nuits, mais aussi les journées : plus d’énergie, un meilleur moral, une sensation de stabilité retrouvée. La preuve qu’en matière de sommeil, ce sont souvent les bases - simples mais constantes - qui font toute la différence.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
Depuis plus de dix ans, l’association Sport2Be accompagne des jeunes en difficulté vers la réinsertion sociale et professionnelle grâce au sport. Des jeunes souvent en décrochage scolaire, sans emploi, parfois isolés, et qui ont perdu confiance en eux et en l’avenir. Là où les discours théoriques ou les ateliers classiques peinent parfois à accrocher, Sport2Be choisit une autre porte d’entrée : le terrain.Football, basket, boxe, fitness… Les activités sont proposées directement dans des quartiers fragilisés, notamment à Anderlecht ou à Molenbeek. Le sport devient alors un prétexte pour créer du lien. Il y a un coach, un cadre, des rendez-vous réguliers. On y transpire, on y rigole, on y parle aussi. Petit à petit, la confiance revient. Et avec elle, l’envie d’aller plus loin.Lorsque les jeunes sont prêts, l’association leur ouvre l’accès à ce qu’elle appelle « la Squad » : des ateliers d’éloquence, de rédaction de CV, de préparation aux entretiens d’embauche. Des outils très concrets auxquels beaucoup n’ont jamais eu accès. Certains vont même jusqu’à passer de vrais entretiens avec des entreprises partenaires. Pour les jeunes en décrochage total, Sport2Be propose également un bootcamp intensif de six semaines, véritable rampe de lancement vers la vie active.En dix ans, plus de 1 600 jeunes ont été accompagnés par Sport2Be. Et certains d’entre eux sont aujourd’hui devenus coachs à leur tour. Une transmission forte, qui montre que la confiance et l’engagement peuvent se multiplier quand on crée les bonnes conditions.C’est dans cette logique que s’inscrit Move2Impact, une course pas comme les autres. Une course où l’objectif n’est ni la performance, ni le classement, mais l’élan collectif. Cette course relais solidaire aura lieu le 11 février à Tour & Taxis, à Bruxelles. Le principe est simple et accessible à tous : pendant 100 minutes, les participants se relaient sur des boucles de 2 kilomètres, chacun à son rythme, quand il le souhaite. On court, on marche, on encourage, on participe.Participer à Move2Impact, c’est soutenir concrètement le travail de Sport2Be et rappeler que le sport peut être un formidable outil d’émancipation, d’égalité des chances et de reconstruction. Une manière de transformer chaque pas en impact réel, au profit des jeunes qui en ont le plus besoin.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
En plein cœur de l’hiver, une image refait surface sur les réseaux sociaux : nous sommes en 1983, à New York. Dans la rue, un artiste américain installe un petit tapis sur le trottoir. Sur ce tapis, il ne vend ni tableaux, ni sculptures, ni objets durables. Il vend… des boules de neige. Petites, grandes, irrégulières, toutes proposées pour un dollar. Cet artiste s’appelle David Hammons.À première vue, l’idée prête à sourire. Mais derrière ce geste se cache une réflexion profonde. En vendant des boules de neige, David Hammons ne propose pas un objet destiné à durer. Il vend un instant, une expérience, un souvenir. Ces œuvres sont vouées à disparaître presque immédiatement, à fondre, à ne rien laisser derrière elles — si ce n’est une trace dans l’esprit de celui ou celle qui les a regardées, achetées ou simplement croisées.C’est une manière de questionner la valeur que l’on accorde aux choses, notre rapport au matérialisme et la place de l’art en dehors des musées. Est-ce qu’une œuvre doit être éternelle pour avoir de la valeur ? Ou peut-elle être précieuse précisément parce qu’elle est fugace ? À l’heure où l’on accumule objets, cadeaux et possessions, cette performance hivernale résonne encore aujourd’hui comme une invitation à privilégier les expériences, les souvenirs et les émotions plutôt que ce qui s’entasse sur des étagères.Et puisque l’hiver est aussi la saison des stratégies de survie les plus étonnantes, la nature elle aussi a ses leçons à nous offrir. Direction les marais et rivières d’Amérique du Nord, où vivent les alligators. Lorsque le froid s’installe et que l’eau commence à geler, ces reptiles adoptent un comportement spectaculaire appelé la « brumation ».Sentant l’arrivée du gel, l’alligator sort doucement son museau de l’eau et le laisse pointer vers le ciel. L’eau se fige autour de son corps, parfois entièrement emprisonné sous la glace, mais son nez reste à l’air libre, lui permettant de respirer. Son organisme passe alors en mode économie d’énergie : le rythme cardiaque ralentit, la digestion s’arrête, et l’animal survit pendant plusieurs mois en puisant dans ses réserves de graisse.Quand le printemps revient et que la glace fond, l’alligator reprend sa vie comme si de rien n’était. Une démonstration impressionnante de résilience et d’adaptation. Là où l’humain lutte souvent contre les saisons, le vivant, lui, s’y adapte, ralentit, attend, puis repart.Entre une œuvre d’art qui fond et un animal qui hiberne sous la glace, l’hiver nous rappelle une chose essentielle : tout ne doit pas être productif, rentable ou durable pour avoir du sens. Parfois, ralentir, accepter l’éphémère et faire confiance aux cycles est déjà une forme de sagesse.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
Quand les températures baissent, notre organisme est mis à rude épreuve. Sinusites à répétition, gorge irritée, ganglions gonflés, virus de la grippe… autant de signaux que le corps envoie pour nous rappeler qu’il a besoin de soutien. Sans remplacer un avis médical, certaines approches naturelles peuvent aider à soulager les petits maux de l’hiver et à renforcer nos défenses au quotidien.C’est exactement l’objectif de L’Almanach de la santé naturelle, un livre conçu comme un compagnon de route pour toute l’année. Chaque jour, il propose une astuce, un rituel ou un conseil issu de la naturopathie pour accompagner les saisons et mieux comprendre les réactions de notre corps.Par exemple, dès les premiers jours de l’année, on y trouve des conseils pour soulager la sinusite, souvent liée à une surproduction de mucus lorsque les voies nasales sont obstruées. Parmi les remèdes proposés : des inhalations à base d’ail et de vinaigre, deux ingrédients aux propriétés antiseptiques reconnues, pour dégager les sinus et apaiser les douleurs. Un geste simple, à pratiquer quelques minutes par jour, qui peut déjà apporter un réel soulagement.Autre souci fréquent en hiver : le mal de gorge. Le livre rappelle que les causes ne sont pas toujours locales. Un déséquilibre intestinal peut favoriser la prolifération de bactéries qui remontent vers les chaînes ganglionnaires. D’où l’intérêt de soutenir l’organisme de manière globale, notamment avec la propolis, une résine produite par les abeilles, connue pour ses vertus antiseptiques et légèrement anesthésiantes. Peu agréable au goût, mais souvent efficace.L’ouvrage met aussi en avant des pratiques moins connues, comme le drainage lymphatique du cou. En stimulant doucement les zones où les ganglions se déversent dans la circulation sanguine, on aide le corps à mieux éliminer les toxines et à réduire l’inflammation.Et lorsque la grippe est bien installée, l’almanach rappelle une règle essentielle : les antibiotiques sont inutiles contre les virus. Le repos, l’hydratation et le paracétamol (sous conseil de votre médecin) restent la base, mais certaines plantes peuvent accompagner la récupération. La marjolaine et le romarin, par exemple, sont utilisés en infusion pour leurs propriétés antiseptiques, antispasmodiques et anti-infectieuses, particulièrement utiles pour les voies respiratoires.Au fil des pages, hiver, printemps, été ou automne, ce livre invite à adopter une approche plus attentive à son corps, à ralentir et à intégrer des rituels simples dans le quotidien. Une manière douce et accessible de traverser l’année avec plus de vitalité.Plus d'infos : Almanach de la santé naturelle d'Anne Portier, Philippe Chavanne, sous la direction de Rodolphe Bacquet, aux éditions Leduc.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
Ce 6 janvier, c’est l’Épiphanie. Le jour de la galette des rois, de la fève, de la couronne en carton et de ce moment joyeux que l’on partage en famille, entre amis ou au travail. Mais pour certaines galettes dégustées aujourd’hui, la frangipane a un goût un peu différent : celui de la solidarité.Depuis cinq ans, l’association Nos amis de la rue transforme cette tradition populaire en véritable levier d’entraide. Son principe est simple mais puissant : vendre des galettes des rois afin de financer, tout au long de l’année, des actions de soutien auprès des personnes sans domicile fixe, des personnes précarisées en parcours de reconstruction, mais aussi des enfants placés en institution à la suite de décisions judiciaires.Chaque année, au mois de décembre, particuliers et entreprises sont invités à commander une galette au prix de 20 euros. Les galettes ont été distribuées aux particuliers le week-end dernier, et ce 6 janvier, elles arrivent encore dans de nombreuses entreprises. Derrière ce geste gourmand se cache une réalité essentielle : ces ventes constituent une source de financement cruciale pour permettre à l’association de poursuivre ses actions sur la durée.L’initiative va encore plus loin avec le principe de la "galette suspendue". Le fonctionnement est inspiré du café suspendu : en achetant une galette, il est possible d’en offrir une seconde, destinée à des enfants placés en institution. Un geste simple, mais qui permet à des enfants souvent privés de moments festifs ordinaires de vivre, eux aussi, la magie de l’Épiphanie.Pour cette année, il est trop tard pour commander une galette, mais l’idée peut déjà être notée pour l’an prochain. Et surtout, l’association reste active toute l’année grâce aux dons. Un soutien renforcé par une belle nouveauté : depuis hier, Nos amis de la rue est l’association mise à l’honneur à l’aéroport de Charleroi. Pendant un an, les dons glissés dans l’urne de l’aéroport seront reversés à cette structure locale, au même titre que de grandes ONG internationales.L’association, née à Charleroi, agit aujourd’hui bien au-delà : à Mons, Namur, Philippeville et dans d’autres régions. Elle tisse des liens là où ils manquent le plus, avec une attention particulière portée aux enfants. En décembre, par exemple, des distributions de jouets et de cougnous ont été organisées pour leur offrir un moment de chaleur et de normalité.Enfin, un clin d’œil touchant accompagne cette mobilisation : de nombreux salons de tatouage ont servi de points relais pour la distribution des galettes. Les tatoueurs ont été invités à créer des dessins autour de leur vision de la solidarité. Ces œuvres feront l’objet d’une exposition et d’un livre présentés le 31 janvier, accompagnés notamment d’un texte de la juge Anne Gruwez.La galette des rois, ce n’est qu’un jour dans l’année. Mais derrière cette initiative, c’est une mobilisation continue, humaine et profondément généreuse qui se déploie, pour que la solidarité ne soit jamais saisonnière.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
Le mois de janvier n’a pas toujours bonne presse. Après les lumières de Noël, les repas partagés et les moments suspendus des vacances, la reprise peut sembler brutale. Le retour des horaires, des obligations et des plannings laisse parfois un petit vide, voire une forme de mélancolie. Pourtant, il est possible d’adoucir cette période en changeant légèrement notre façon de l’aborder.Un moment symbolique en dit long sur ce passage : enlever le sapin. Pour beaucoup, c’est un mini-deuil. Une astuce toute simple consiste à transformer ce geste en rituel. Mettre une musique qui n’a rien à voir avec Noël — joyeuse, rythmée, un peu décalée — et faire de ce moment quelque chose de vivant. En famille ou entre voisins, ce n’est plus "retirer Noël", mais "passer à autre chose".Certaines personnes vont plus loin en glissant un petit mot dans la boîte des décorations, destiné à être relu l’année suivante. Un souvenir, une phrase, une anecdote… Une façon tendre de créer un fil entre les années et de donner du sens à ce geste répétitif. Et pour éviter le sentiment de vide une fois le sapin parti, une autre astuce consiste à remplacer sa présence : une plante, une lampe, un meuble déplacé. Ce n’est pas une disparition, mais une transformation.Janvier est aussi le mois des grandes résolutions… souvent trop grandes. Sport intensif, changements radicaux, objectifs irréalistes : la pression monte vite. Une alternative plus douce consiste à se créer des "mini-plaisirs planifiés". Des repères simples et réguliers : un lunch hebdomadaire avec une amie, une série réservée à un moment précis, un café pris au calme chaque matin, sans téléphone. Ces petits rendez-vous deviennent des points lumineux dans la semaine, auxquels le cerveau peut se raccrocher.Planifier ces moments rassure. Cela donne une structure émotionnelle, au même titre qu’un agenda professionnel. Et justement, le bien-être mérite lui aussi une place officielle dans l’agenda.Enfin, janvier est souvent très mental : mails, listes, objectifs. Or, le moral passe aussi par le corps. Pas besoin de performances sportives : marcher dix minutes à la lumière du jour, s’étirer au réveil, respirer profondément avant de commencer la journée. Ces gestes simples envoient un signal de sécurité au cerveau et participent à l’équilibre émotionnel.Plutôt que de voir janvier comme un mois à "réussir", on peut le considérer comme un mois de transition. Un temps pour observer ce qui fatigue, ce qui manque, ce dont on n’a plus envie. Un mois pour ajuster, ressentir, ralentir. Et parfois, ce simple changement de regard suffit à transformer la période en opportunité douce et fertile.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
3 nouvelles qui réchauffent le coeur à quelques jours des fêtes !À Dinant, une épicerie pas comme les autres a ouvert ses portes… dans la gare. Son principe est simple - comme son nom : l'épicerie de la gare - et profondément solidaire : chacun paie en fonction de ses moyens. Pour chaque produit, trois prix sont affichés. Un prix plein pour celles et ceux qui le peuvent, un prix réduit pour les personnes disposant de revenus limités — comme les bénéficiaires du CPAS — et un prix encore plus bas pour les personnes en situation d’urgence alimentaire, notamment les personnes sans abri.Ce projet est porté par l’association locale Cyrys, liée à l’abbaye de Leffe, qui développe depuis plusieurs années des projets socio-environnementaux à Dinant et dans sa région. L’idée n’est pas de créer un espace d’aide stigmatisant, mais un lieu ouvert, accessible, où la solidarité se vit de manière discrète et respectueuse.Cette logique se retrouve aussi ailleurs en Wallonie avec les « caisses de solidarité » lancées par la cellule Manger Demain, déjà connue pour le Pass Dalle à destination des étudiants en situation de précarité. Le principe est simple : dans les magasins de circuit court partenaires, les clients peuvent ajouter un euro solidaire — ou davantage — à leur ticket de caisse. Grâce au soutien de la Wallonie, les montants récoltés sont habituellement doublés, mais jusqu’au 31 décembre, ils sont même triplés. Un euro donné devient donc trois euros.Cet argent permet à des structures d’aide alimentaire locales de s’approvisionner directement en produits durables, locaux et de qualité. Les bénéficiaires ne reçoivent plus uniquement des produits ultra-transformés ou low cost, mais des aliments plus nutritifs, plus sains et respectueux de l’environnement. Un cercle vertueux qui profite à la fois aux producteurs, aux commerces de circuit court et aux personnes fragilisées.L’an dernier, cette initiative avait permis de redistribuer plus de 105 000 euros sous forme de chèques à des structures d’aide alimentaire. Un chiffre qui montre qu’additionnées, de petites contributions peuvent avoir un impact très concret.La solidarité ne s’arrête pas à l’alimentation. Elle concerne aussi l’accès à la culture et à la lecture. Environ un enfant sur dix rencontre des difficultés de lecture et n’a pas toujours accès à des livres ou à un accompagnement à la maison. Pour y répondre, la maison d’édition Bayard Jeunesse propose des abonnements solidaires : chacun peut donner le montant qu’il souhaite, et les fonds récoltés permettent d’offrir des abonnements à des enfants en difficulté de lecture. Un magazine reçu régulièrement, c’est du plaisir, de la confiance et un pas de plus vers l’autonomie.Autant d’initiatives qui rappellent qu’une société plus juste se construit aussi par des gestes simples, accessibles à toutes et tous.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
Les fêtes approchent et, sur beaucoup de tables, le plateau de fromages occupe une place de choix. En Belgique, selon l'observatoire de la consommation de l'Apaq-W, on consomme en moyenne près de 14 kilos de fromage par personne et par an, preuve que ce plaisir fait partie intégrante de nos habitudes. Mais au-delà de la gourmandise, le fromage peut aussi être un choix engagé, surtout lorsqu’il est produit localement. Selon un sondage d'ailleurs, 36% des Wallons savent où se procurer un fromage wallon près de chez eux et 36% disent en consommer au moins une fois par semaine. Besoin d'inspiration ? En voici trois : Premier arrêt dans le Condroz namurois, à la Fromagerie du Gros Chêne, pour découvrir le Calendroz. Ce fromage à pâte molle et croûte fleurie est élaboré à partir de lait cru bio. Jeune, il est doux et délicat ; plus affiné, il gagne en caractère. Derrière ce fromage, un artisan passionné, Daniel Cloots, qui travaille exclusivement avec des laits de vache, de chèvre ou de brebis issus d’élevages respectueux des animaux et des sols.Direction ensuite le plateau de Herve, mais loin des clichés du fromage à l’odeur redoutée. Ici, place à la Meule du Plateau Réserve, un fromage pressé à pâte cuite, affiné pendant un an et demi. Inspiré des fromages d’alpage, il est produit à partir de lait de vaches nourries au foin. Un fromage de garde, complexe et élégant, qui démontre que le terroir belge peut rivaliser avec les grandes traditions fromagères européennes.Troisième découverte : le Bailli Fermier, une pâte pressée non cuite produite à la Ferme du Bailli à Soignies. Facile à découper, accessible à tous les palais, il se déguste aussi bien sur une tartine qu’en cubes à l’apéritif. Plus savoureux qu’un fromage industriel, mais sans excès, il incarne parfaitement l’équilibre entre plaisir et simplicité.Ces trois fromages ont un point commun essentiel : ils sont locaux. Choisir un fromage de chez nous, c’est soutenir des producteurs passionnés, valoriser une agriculture à taille humaine et réduire l’impact environnemental lié au transport. C’est aussi redécouvrir des goûts authentiques, loin de l’uniformisation industrielle.Contrairement à une idée reçue, le fromage artisanal n’est pas forcément plus cher. Comme le rappelle Pascal Fauville, sacré meilleur fromager de Belgique en 2010, "à qualité égale, le prix que vous trouvez en fromagerie est pareil que des produits que vous trouvez en supermaché. A la place d'avoir un prix à la barquette, le public voit un prix au kg, ce qui change la perception et ce qui lui donne l'impression que c'est plus cher." Ce que le consommateur paie, c'est la qualité du lait, le temps d’affinage et le travail humain. Et surtout, derrière chaque fromage, il y a un visage, une ferme, une histoire.À l’approche des fêtes, composer un plateau de fromages belges, c’est donc bien plus qu’un choix gourmand : c’est un geste concret pour le goût, le terroir et l’économie locale.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
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