Discover8 milliards de voisins
8 milliards de voisins
Claim Ownership

8 milliards de voisins

Author: RFI

Subscribed: 224Played: 11,394
Share

Description

Chaque jour, chez 8 milliards de voisins, Emmanuelle Bastide rassemble, autour de la table, citoyens du monde et acteurs de la société civile. Emploi des jeunes, entrepreneuriat, environnement, place des femmes, éducation, urbanisation: comment évoluent nos modes de vie et nos sociétés dans le monde ? À l’antenne ou en podcast, 8 milliards de voisins donne la parole à tous les habitants de la planète, avec des débats et des conseils pratiques pour réaliser des projets professionnels. 8 milliards de voisins, une émission présentée par Emmanuelle Bastide, en collaboration avec Juliette Brault et Delphine Cachin. Réalisation : Maël Guyot. (Diffusions toutes cibles : du lundi au vendredi à 10h10 TU ; du mardi au samedi à 02h10 TU). 

1275 Episodes
Reverse
Mettre un pantalon plutôt qu’une robe, acheter une voiture, recruter un nouvel employé, accorder un prêt bancaire, investir dans une start-up, tirer un missile... Tous ces actes, du plus anodin au plus déterminant, relèvent de la prise de décision. Et à ce jeu-là, il semblerait que l’intelligence artificielle ait pris une longueur d’avance. L’an dernier, (2025) Microsoft vantait la supériorité de son outil médical. Lors d’un test, l’IA du géant de la tech avaient obtenu 85,5% de bons diagnostics contre 20% des médecins participant à l’expérience. Précision importante, ces derniers n’avaient pas la possibilité de consulter ni leurs manuels, ni leurs collègues.  Il n’empêche, la place de l’intelligence artificielle dans la prise de décisions est appelée à grandir. Selon une étude réalisée pour Confluent, une entreprise américaine spécialisée dans les technologies, 62% des dirigeants interrogés ont déclaré utiliser l’IA pour la majorité de leurs décisions. Finis donc, les doutes et le stress pour les humains, désormais l’IA décide pour nous mieux et plus vite.   De nombreuses questions demeurent néanmoins. Il suffit de penser aux fameuses « hallucinations », ces réponses inventées par ChatGPT pour renoncer à déléguer ses décisions à la machine. Dans le domaine militaire, le recours à l’IA suscite même de sérieuses inquiétudes. Une étude du King’s College de Londres, a démontré que les principaux modèles d’IA développés par OpenAI, Anthropic et Google choisissent de recourir à l’arme nucléaire dans 95% des cas de conflits auxquels ils sont exposés. Une décision plus que radicale, qui soulève également une question cruciale, si l’IA décide qui porte la responsabilité de la décision ? Et plus globalement, à quoi ressemblera une société dont les choix importants seront délégués aux machines?   Avec :  • Eric Hazan, dirigeant d’un fonds d’investissement, référence de la transformation digitale et de l’IA, enseignant à HEC Paris et à Sciences Po et co-auteur avec Olivier Sibony de Faut-il encore décider ? La décision humaine à l’ère de l’intelligence artificielle (Flammarion, 2026) • Eric Sadin, écrivain et philosophe, penseur des technologies numériques. Il est l'auteur de 10 ouvrages sur ces enjeux décisifs de notre temps, dont le dernier Le Désert de nous-même - Le tournant intellectuel et créatif de l’intelligence artificielle (L’échappée, 2026). Il est également à l’initiative du « contre-sommet de l’IA » qui s’est tenu à Paris en février 2025, au moment même du sommet mondial organisé par la France. En fin d’émission, Le monde des enfants de Charlie Dupiot. La parole aux enfants 8 milliards de voisins » avec le « Monde des enfants » de Charlie Dupiot ! Aujourd’hui, ils sont 6 à nous plonger au coeur de la nuit, de leurs nuits... Ils nous racontent leurs rêves et surtout, leurs cauchemars ! Domingo, Mayas, Luciana, Tyron, Ishak et Evelina ont 10 ans, ils sont en classe de CM2 à l'école Edgar Quinet à Aubervilliers, en région parisienne.    Programmation musicale : ►  Doucement - Fally Ipupa, Joé Dwet Filé ► Encore une fois - Orelsan, Yamê.
Depuis le début de la guerre au Soudan, le Tchad a accueilli 1,3 million de réfugiés, parmi eux plus de 90% sont des femmes et des enfants. Ce conflit se caractérise par un extraordinaire niveau de violation des droits de l’homme, c’est la plus grande crise humanitaire de la planète selon l’ONU. Les récits de la guerre et des violences systémiques existent mais les regards sont moins souvent tournés vers les populations civiles qui arrivent dans les camps de réfugiés au Tchad dans un dénuement presque total et qui tentent de survivre. Dans un contexte de gel des financements américains et à l’approche des trois ans du conflit au Soudan, le Tchad fait face à de véritables défis socio-économiques pour apporter une réponse humanitaire aux réfugiés.   Alors comment s’organise la vie dans les camps ? Dans une zone refuge, quelle économie informelle existe pour permettre aux réfugiés de travailler ? Quel accès à l’éducation est possible pour éviter une génération sacrifiée, et comment permettre aux enfants de trouver des espaces de paix et de cohésion ? L’arrivée massive et continue de réfugiés exerce une pression importante sur les communautés locales, elles-mêmes en grande précarité, et sur les ressources naturelles déjà limitées comme l’eau, le bois de chauffe et les terres arables. Alors quelle cohabitation est possible avec les populations tchadiennes ? Finalement, comment construire le dialogue et l’espoir pour ces réfugiés en exil dans ce contexte ?  Reportage long format de Raphaëlle Constant réalisé en février 2026 dans les camps de réfugiés d’Adré et de Farchana, dans la province du Ouaddaï qui accueille le plus grand nombre de populations exilées. En partenariat avec le Fonds Muskoka      Programmation musicale : ► Sudani - Alsarah and The Nubatones.
C’est une période que les élèves et les étudiants n'apprécient guère. Les épreuves du baccalauréat, les examens de fin de semestre et autres concours approchent et avec, leur lot de révisions. Certains ont anticipé, fiché leurs cours petit à petit, quand d’autres commenceront au dernier moment. Mais qu’on soit organisé ou pas tellement, notre mémoire peut nous jouer des tours. Sous l’effet du stress, les cours qu’on pensait avoir compris, les règles répétées maintes fois, semblent s’être évaporées. Pourtant, la mémoire est une fonction essentielle de notre cerveau. C’est elle qui nous permet d'intégrer des informations, de les conserver et de les restituer. Alors comment l’utiliser au mieux ? Faut-il rester des heures à son bureau devant ses cours pour être efficace ? Quelles pauses s’accorder sans succomber à la tentation des écrans ? Quelles sont les méthodes les plus efficaces pour renforcer sa concentration ?  Avec :  • Céline Gourret, sophrologue, spécialisée dans l’accompagnement des lycéens et étudiants, pour la préparation des examens et des concours à l’écrit et à l’oral • Sébastien Martinez, formateur en stratégies de mémorisation. Fondateur de la Méthode Martinez. Champion de France de mémoire en 2015 et vice-champion du monde aux côtés de l’équipe de France en 2018. Président de l’Association des Sports de Mémoire et auteur du livre Les champions de la mémoire (Premier parallèle, 2023). Un reportage d’Inès Emprin.  Pour réviser efficacement, il y a bien sûr les fiches bristol, cartonnées et surlignées, les codes couleur et les astuces de mémorisation... Ces méthodes à l'ancienne sont désormais concurrencées par les outils numériques. Inès Emprin est allée interroger des lycéens en région parisienne, pour savoir comme on prépare son bac aujourd’hui, à l’heure de TikTok et de Chat GPT.  En début d’émission, l’école autour du monde avec Gregory Plesse, correspondant de RFI, à Sydney en Australie. Le pays a récemment durci les conditions d’obtention des visas pour les étudiants étrangers et augmenté leurs tarifs d’inscription.   En fin d’émission, Charlie Dupiot nous emmène sur les campus français avec Décalages culturels, une chronique produite par RFI avec le soutien de l’Université Paris-Cité.  Dans ce cinquième épisode Jaïlys, étudiante française, s’intéresse au rapport au temps et au retard et Elisabeth Navarro, chercheuse spécialiste de l'interculturel à Paris Cité, lui répond.    Programmation musicale : ► Doucement - Fally Ipupa, Joé Dwet Filé  ► Parfum - Jok'air.
D’ici 2050, l’Afrique comptera 1,4 milliard de citadins. Un exode qui transforme bien plus que les villes : nouveaux rythmes, alimentation bouleversée, corps et normes sociales réinventés. Entre pression urbaine et influence des réseaux sociaux, comment nos corps vivent ces mutations ?  À l’échelle mondiale, 45% de la population vit en ville, selon les Nations unies. La tendance est à l’urbanisation, et c’est sur le continent africain qu’elle se fait le plus rapidement. Selon un rapport de la Banque africaine de développement, les villes devraient absorber 80% de la croissance démographique en Afrique et passer de 700 millions à 1,4 milliard d’habitants d’ici 2050. Les conséquences se font à différents niveaux, en termes d’infrastructures, de mobilité, d’emploi, de logement, d’environnement... Mais vivre en ville bouleverse aussi nos modes de vie.   Quitter la campagne, c’est exercer un travail différent, s’extraire du regard familial, manger autrement, autre chose, bouger différemment... Tous ces changements transforment les habitudes alimentaires, les corps mais aussi les représentations sociales d’un corps beau et sain. L’arrivée des réseaux sociaux et leurs contenus consacrés aux régimes, au sport ou à la beauté participent aussi à ces mutations.   Avec : • Emmanuel Cohen, anthropologue, chercheur au CNRS au sein de l’Unité Mixte de Recherche « Éco-Anthropologie » basée au Musée de l’Homme de Paris. Auteur du livre Des corps pour paraître : La corpulence et ses perceptions au Sénégal (Présence Africaine, 2020). Un entretien avec Cléa Broadhurst, correspondante de RFI à Pékin en Chine où l’obésité progresse rapidement, portée par l’urbanisation et la transformation des modes de vie. Mais dans une société où la minceur reste une norme très forte, cette évolution change aussi le rapport au corps - entre nouvelles habitudes alimentaires, pression sociale… et modèles plus anciens qui persistent.  Un entretien avec Loubna Anaki à New York, aux États-Unis.    En fin d’émission, la chronique Voisins connectés d’Estelle Ndjandjo sur l’évolution des sociétés africaines mondialisées à travers les écrans, les réseaux sociaux et la technologie. Aujourd’hui, retour sur une nostalgie mondiale qui touche internet, celle de l’année 2016. C’est l’année du Brexit, le Brésil accueille ses premiers Jeux olympiques, Donald Trump est élu président des États-Unis pour la première fois et l’application Instagram explose. Mais à quoi ressemblait l’Afrique numérique en 2016 ?  Programmation musicale : ► BUSS UR HEAD - A COLORS SHOW - JD Cliffe  ► borumba song - Balu.
Nombreuses sont les femmes à s’être surprises à penser : « Je ne veux pas devenir comme ma mère ». Derrière cette phrase, il y a des disputes jamais vraiment réglées, des gestes qu’on reproduit sans le vouloir, et parfois une fatigue ou une colère qui se transmettent de génération en génération. On croit couper le cordon mais on se surprend à avoir la même voix, la même façon d’élever les enfants ou la même manière de se taire.   Se construire, c’est d’abord reconnaître ces héritages pour mieux les transformer, et se définir par ce que l’on choisit d’être, plutôt que par ce que l’on refuse de devenir.  Que gardent les femmes de ce qu’elles ont reçu de leur mère et que rejettent-elles ?   Quelle responsabilité du patriarcat dans ces relations mères-filles ? Et pourquoi les  femmes ressentent le besoin de dire : « je veux une autre vie que la sienne » ? Avec : • Claire Richard, autrice et documentariste, autrice de Pardonner à nos mères - Matrophobie: peur des filles de devenir comme leur mère (Éditions Les renversantes) • Christine Détrez, sociologue, écrivaine et vice-présidente de l'École normale supérieure de Lyon  • Edwige Olama, psychologue clinicienne, doctorante PhD de l'Université Yaoundé 1, Cameroun. En fin d’émission, la chronique Écoutez le monde, de Monica Fantini.  Programmation musicale :   ► se pa jodi a - Melissa Laveaux  ►  çA crÉpiTe - JYEUHAIR.
Ils démontent des moteurs, remplacent des pièces usagées, réparent les voitures en plein air, sur des parkings, dans des rues peu passantes ou des terrains encore en friche. Les mécaniciens de rue font partie du décor des villes, même s’ils restent souvent aux marges. En théorie, la réparation automobile informelle est illégale, elle échappe au contrôle de l’État. Malgré les nuisances que la mécanique de rue représente, pollutions, bruits, occupation de l’espace public... elle crée pourtant de la valeur et répond aux besoins des populations. Parce que la voiture est encore centrale dans les mobilités, les mécaniciens de rue permettent aux habitants les plus précaires de prendre soin de leur véhicule à moindre coût. Ils offrent leurs compétences, leurs savoir-faire et une alternative aux garages conventionnels.   À la jonction de plusieurs enjeux, mobilité, renouvellement urbain, insertion professionnelle, les pouvoirs publics peinent encore à prendre en compte et à intégrer la mécanique de rue au paysage urbain. D’Abidjan à Paris, en passant par Kinshasa ou Le Caire, qui sont les mécaniciens de rue, comment travaillent-ils ? Comment sécuriser leurs parcours professionnels ? Pourra-t-on formaliser leur activité dans nos villes ?   Avec : • Sébastien Jacquot, géographe, maître de conférence à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, membre de l'EIREST et associé à l'UMR PRODIG. Co-auteur de Mécaniciens de rue - réparer et vivre, d’Abidjan au Grand Paris (Presses Universitaires de Lyon, 2026) • Marie Morelle, géographe, professeur à l’Université Lumière Lyon 2, affiliée au laboratoire Environnement Ville Société. Co-autrice de Mécaniciens de rue - réparer et vivre, d’Abidjan au Grand Paris (Presses Universitaires de Lyon, 2026) Un reportage de Charlie Dupiot. Dans une rue calme d’Aubervilliers, une dizaine d'hommes attend d'éventuels clients, assis, en discutant. Notre reporter Charlie Dupiot a pu rencontrer l'un de ces travailleurs, âgé de 39 ans et originaire de Côte d'Ivoire. Il préfère rester anonyme, lui qui ne fait plus ça à temps plein et cumule aujourd’hui différents petits boulots, dans le bâtiment notamment. Il le dit clairement : « J’ai pas fréquenté l’école moi, j’ai fait l’école de la rue ». Le voici qui ouvre le capot de la voiture d'un ami de passage à qui il dit rendre service. En fin d’émission, la chronique IA débat, de Thibault Matha, chez 8 milliards de voisins. Alors que l’intelligence artificielle devient omniprésente dans notre quotidien et que son utilisation se démocratise, Thibault Matha interroge les outils, et analyse la pertinence de leurs réponses. Cette semaine, il nous parle du référencement dans l’IA.          ►Toutes les chroniques de Thibault Matha sont à retrouver sur la chaîne Youtube de RFI dans la playlist IA débat.  Programmation musicale :  ►  PERSONNEL - NAGÄ  ► Hotta - Blaiz Fayah, Tribal Kush. 
C’est souvent le premier pas dans le monde du travail et une étape clé pour construire son projet professionnel. Le stage permet en effet de découvrir un métier, de se familiariser aux codes de l’entreprise, de confronter les connaissances théoriques apprises pendant ses études à la réalité pratique.  Bien choisir son stage est important car il peut constituer une première carte de visite pour trouver son premier emploi.   Entre la concurrence entre étudiants, la crainte de se tromper ou de finir le ou la préposé(e) au café, l’arrivée de l’intelligence artificielle, la pression est grande sur les épaules des futurs stagiaires. Et si certains bénéficient de l’accompagnement de leur établissement avec conseils et réseaux d’entreprises, d’autres doivent se débrouiller avec leurs propres moyens.   Alors quels conseils suivre pour choisir et trouver un stage ? À quel moment faut-il commencer à s’intéresser au monde professionnel ? Comment justifier ses stages sur son CV ?   Avec : • Rachel Rodrigues, cheffe de rubrique insertion chez l'Étudiant, média référent d'informations autour de l'éducation et de l'orientation pour les jeunes de 12 à 25 ans.  • Yasmine Sy, directrice générale adjointe et enseignante-chercheur au sein du Groupe Supdeco Dakar, membre du conseil des écoles de commerce africaines. En début d’émission, l’école autour du monde avec Loubna Anaki, correspondante de RFI à New York aux États-Unis. Nous reviendrons sur les condamnations de Google et Meta, reconnus coupables d’avoir mis au point des fonctionnalités addictives à destination des jeunes pour leurs plateformes.  En fin d’émission, Un parent, une question et les conseils du psychologue Ibrahima Giroux, professeur à l’université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal. Il répond à la question de Geneviève à Nouakchott qui se demande comment récupérer l’affection de deux de ses enfants de 16 et 23 ans élevés par ses soeurs.   Programmation musicale :  ► Walk Walk Walk – Stand High Patrol  ► Fais le pas – Waahli.
Entre le démantèlement de l’USAID, principal bailleur mondial, dont 83 % des programmes ont été supprimés par Donald Trump, et la baisse drastique des budgets dédiés en Europe, la solidarité internationale est en net recul. Les conséquences sont déjà concrètes pour les principaux bénéficiaires, notamment pour les femmes.  Ce sont des programmes arrêtés, des associations qui stoppent leur activité et des millions de femmes qui ne bénéficieront plus de leurs services. De manière générale, les droits des femmes sont peu financés. En 2025, à peine 1,5 % des fonds humanitaires mondiaux étaient consacrés à la lutte contre les violences basées sur le genre. Pourtant, selon les Nations Unies, pour chaque dollar investi dans des programmes humanitaires incluant la dimension du genre, le retour sur investissement est de 8 dollars.   Cette baisse des financements s’inscrit aussi dans un contexte global de montée des mouvements anti-droits et anti-genre. Les restrictions du droit à l’avortement aux États-Unis en sont un exemple criant, mais le backlash, le fameux retour de bâton, est planétaire.   Pour la première fois, le texte final de la commission de la condition des femmes – le forum annuel mondial organisé dans le cadre des Nations Unies, consacré aux droits des femmes – n’a pas été adopté à l’unanimité et a été soumis au vote. Un symbole qui en dit long sur les tensions au sein de la communauté internationale.  Des arcanes de l’ONU au terrain, comment s’organise la défense des droits des femmes ? Vers quels acteurs se tourner compte tenu de la baisse d’implication financière des États ?   Avec : • Julie Gonnet, responsable du genre, de l’égalité et de l’inclusion à la division lien social de l’Agence française de développement • Lucie Daniel, responsable de plaidoyer et d’études pour l'association féministe et de soldarité internationale Equipop   • Corine Moussa Vanié, présidente du conseil d'administration de l'association Akwaba Mousso, un centre intégré de prise en charge des femmes et des enfants victimes de violences, basé à Abidjan en Côte d’Ivoire. En fin d’émission, Charlie Dupiot nous emmène sur les campus français avec Décalages culturels, une chronique produite par RFI avec le soutien de l’université Paris-Cité. Dans ce 4ᵉ épisode, nous donnons la parole à Isabelle, professeur de FLE (français langue étrangère) sur la confusion des prénoms et des noms, et à Cécile Lazartigues-Chartier, consultante en interculturel. Programmation musicale :  ► Baai - Emmanuel Jal & Abdel Gadir Salim  ► One Track Mind - Naïka
Chaque année, 150 000 personnes demandent l’asile en France. Leur parcours commence à l’Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides), chargé d’examiner leur récit et d’évaluer les risques encourus dans leur pays d’origine. En cas de refus, elles peuvent faire appel devant la Cour nationale du droit d’asile, la CNDA, où elles deviennent des requérants. Plus de 500 interprètes assurent la communication entre les demandeurs d’asile et les institutions françaises. Leur mission est déterminante : traduire fidèlement, restituer chaque nuance, tout en respectant une neutralité stricte, indispensable au bon déroulement de l’examen des dossiers. Un poids, une pression constante, racontés par plusieurs interprètes dont les paroles déterminent des vies. À travers leurs témoignages, leurs émotions, nous plongeons au cœur de leur travail, de leurs dilemmes, et de la frontière parfois fragile entre neutralité professionnelle et empathie humaine.   Un reportage long format en France d’Anaïs Godard.   Cette émission est une rediffusion du 9 décembre 2025.
Un tiers des Françaises, soit 11 millions de femmes, vivent en milieu rural. Elles assurent la gestion des familles, des associations, et des petits emplois de soin et de services. Cependant, selon une étude récente*, la vie à la campagne amplifie les inégalités entre hommes et femmes. On parle de « malus rural du genre » pour décrire ce phénomène. Près d’une femme rurale sur deux déclare disposer de moins de 5 heures de temps pour elle par semaine et beaucoup occupent des emplois précaires à temps partiel. L’éloignement des services publics, de l’emploi, des transports, affecte directement leur autonomie économique, leur santé, leur accès aux droits.   Que signifie être une femme en milieu rural ? Comment le simple fait d’habiter à la campagne vient-il durcir les inégalités ? Que nous apprend « ce malus rural du genre » sur la manière dont on perçoit ou néglige ces femmes qui maintiennent la cohésion des campagnes ?  Avec : • Salomé Berlioux, directrice générale et fondatrice de Rura, ONG qui lutte contre la fracture territoriale en pariant sur la jeunesse de la ruralité et des petites villes. Co-publication avec l’institut Terram de l’étude Ce que vivent (vraiment) les femmes rurales. • Victor Delage, fondateur et directeur général de l’institut Terram, groupe de réflexion collégial et multidisciplinaire dédié à l’étude des territoires. Co-publication avec l’ONG Rura de l’étude Ce que vivent (vraiment) les femmes rurales. Les rêves d’avenir de collégiennes en milieu rural et leur regard sur leur mère, un reportage de Charlie Dupiot.   En fin d’émission, la chronique Écoutez le monde, de Monica Fantini. Programmation musicale :  ► Pinterest - A COLORS SHOW - Anitta  ► Itessé - Ami Yerewolo 
Anne, Marie-José… Elles ont cru vivre une idylle avec Brad Pitt ou avoir trouvé l’amour en Côte d’Ivoire, et se sont retrouvées seules et lourdement endettées, après avoir été dépouillées de centaines de milliers d’euros par des arnaqueurs en ligne.  À l’heure des applications de rencontres, chercher l’amour n’a jamais été aussi simple… ni aussi risqué. Derrière certains profils séduisants se cachent en effet des escrocs à l’identité fabriquée de toutes pièces, capables de tisser pendant des semaines ou des mois des relations virtuelles intenses avant de soutirer de l’argent à leurs victimes. Un phénomène en forte progression, qui touche chaque année des milliers de personnes, souvent dans la solitude et la honte.   Sur Tinder, Facebook ou WhatsApp, les « brouteurs » – ces arnaqueurs sentimentaux souvent organisés en réseaux, notamment en Afrique de l’Ouest – utilisent des stratégies bien rodées : faux métiers, récits dramatiques, promesses d’amour. Une mise en scène qui transforme la relation en piège émotionnel.  Comment reconnaître ces arnaques ? Pourquoi ces mécanismes d’emprise sont-ils si efficaces malgré les alertes sur internet ? Quelles conséquences pour les victimes, parfois ruinées et profondément fragilisées ? Pourquoi est-il si difficile de porter plainte ? Et que révèlent ces pratiques de notre rapport à l’amour, à la solitude et au numérique ?  Avec : • Lysiane Larbani, journaliste indépendante, autrice du livre Les imposteurs de l’amour - déjouer la manipulation sur les applis de rencontre (JC LATTES, 2026) • Valentina Peri, anthropologue, autrice de Le brouteur galant : manuel de l’arnaqueur sentimental (UV Éditions, 2024)  Un entretien avec Najet Benrabaa, correspondante de RFI à Medellin en Colombie.  On l'appelle le drug-and-rob : un profil séduisant, un rendez-vous galant, et une victime qui se réveille dépouillée, quand elle se réveille. Medellín est devenue l’épicentre des crimes liés aux applications de rencontre comme Tinder et Grindr.  Les cas s'accumulent, les morts aussi notamment pour la communauté LGBTQ+ utilisant Grindr. Programmation musicale : ► Number One - Himra  ► Mi Amor - Ssaru - Trio Mio
Les filières scientifiques attirent-elles encore ? Alors que certaines réformes scolaires et les choix d’orientation semblent éloigner une partie des élèves des mathématiques ou de la physique-chimie, une autre dynamique émerge en parallèle : celle de la vulgarisation scientifique sur les réseaux sociaux. Sur TikTok, YouTube ou Instagram, des enseignants et créateurs de contenus cumulent des milliers – parfois des millions – d’abonnés en rendant les sciences plus accessibles, concrètes et attractives. Vidéos courtes, références à la pop culture, exemples tirés du quotidien ou de l’actualité : tout est mis en œuvre par ces « profs-influenceurs » pour capter l’attention et susciter l’intérêt.  Et si, sans même s’en rendre compte, les élèves révisaient en scrollant ? Mais dans une époque qui préfère les émotions et les croyances aux connaissances scientifiques, cette nouvelle manière de transmettre les savoirs peut-elle vraiment réconcilier les jeunes avec ces disciplines exigeantes ? Et comment articuler ces formats numériques avec l’enseignement traditionnel en classe ?  Avec : • Morgan Lechat, alias @monsieurlechat94, professeur de physique-chimie et créateur de contenus scientifiques.  • Estelle Dalençon, alias @wonderwomath, ingénieure pédagogique et créatrice de contenus mathématiques.  • Idriss Mahamat Al-Habib, ingénieur pétrolier et spécialiste de la navigation aérienne de formation. Professeur de mathématiques, créateur de contenus mathématique, connu sur TikTok sous le nom Ben Academy    En début d’émission, l’école autour du monde avec Bruno Duval, correspondant de RFI à Tokyo, au Japon où une pétition, qui a réuni plusieurs dizaines de milliers de signatures a été remise au ministre de l’Education. Les signataires réclament une refonte du contenu des cours d’éducation affective et sexuelle, qu’ils jugent lacunaires.   En fin d’émission, Un parent, une question et les conseils du psychologue Ibrahima Giroux, professeur à l’université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal. Il répond à la question de Souleymane à Dakar dont le fils de 6 ans ne parle toujours pas.    Programmation musicale : ► Like Me Jelani - Blackman, Badger ► Fais tout doux - Saina Manotte, Lucas Seb
À toute heure du jour, ils slaloment entre les embouteillages, relient les centres-villes aux quartiers périphériques et desservent des zones parfois inaccessibles autrement. Aussi appelés « benskins » ou « zemidjans », les taxis-motos sont devenus un élément incontournable du paysage urbain dans de nombreuses villes africaines. À Douala, par exemple, ils assuraient déjà en 2019 plus de 60 % du transport urbain, selon une étude menée par la Communauté urbaine.  Face au manque de transports publics, les taxis-motos offrent une solution flexible, rapide et accessible à des millions d’usagers. Ils constituent également une source de revenus essentielle pour des milliers de jeunes confrontés au chômage, qu’ils soient diplômés ou non, venus des villes comme des campagnes.  À la croisée des enjeux de mobilité et d’emploi, ce secteur en plein essor soulève pourtant de nombreuses questions. Fonctionnant en grande partie en marge des réglementations, il met en lumière des défis majeurs en matière de sécurité routière, de formation des conducteurs et d’organisation du travail. Entre opportunité économique et précarité, solution pratique et risques accrus, comment encadrer cette activité devenue indispensable ? Et à l’heure où émergent des alternatives plus propres, comme les motos électriques, quel avenir pour ces taxis-motos dans les métropoles africaines ?    Avec : • Yao Amedokpo, docteur en géographie, chargé de recherche au Laboratoire Ville Mobilité Transport de l'Ecole nationale des ponts et chaussées.  • Emilie Martin, chercheuse séniore au sein de l'Urban Living Lab Center (ULLC), centre collaborateur d’ONU Habitat cohébergé par le Wupperta Institute, le Massachusetts Institute of Technology (MIT) et le Technische Universität Berlin (TU Berlin) En fin d’émission, un reportage de Charlotte Mongibeaux à Istanbul, en Turquie. Ce n’est pas une ville connue pour ses cyclistes, bien au contraire. Les automobilistes règnent sans partage à Istanbul, ville tentaculaire qui s’étend sur deux continents : l’Europe et l’Asie. Les embouteillages sont le lot quotidien de ses 16 millions d’habitants, notamment pour accéder aux ponts qui enjambent le détroit du Bosphore. Alors, ici, faire du vélo relève du parcours du combattant. Les pistes cyclables sont rares, la mortalité des cyclistes y est élevée. Malgré cela, des collectifs de courageux cyclistes se sont montés ces dix dernières années pour promouvoir la culture du vélo. Reportage au sein du collectif Don Quichotte, qui organise des sorties collectives pour se donner du courage. Programmation musicale : ► Défiler - JYEUHAIR ► Djanne - Fatoumata Diawara
Qui sont vraiment nos parents, au-delà de leur rôle de père ou de mère ? Et que savons-nous de leur histoire, de leurs désirs, de leurs failles ? À mesure que l’on grandit, la relation parent-enfant évolue vers une relation d’individu à individu et le regard change. Nos parents, les hommes et les femmes qu’ils ont été, peuvent alors susciter de la curiosité, voire du malaise, et un besoin de comprendre avec, en toile de fond, un questionnement intime : de quoi héritons-nous, et que choisissons-nous d’en faire ? Car replonger dans son histoire familiale, c’est souvent se chercher soi-même pour trouver sa place.  Alors comment s’y prendre pour en savoir plus sur ses parents ? Faut-il tout savoir – et en a-t-on vraiment envie ? Cette quête peut-elle apaiser certaines blessures ou, au contraire, raviver de vieilles colères ?  Avec : • Elsa Ramos, maîtresse de conférences en Sociologie à Université Paris Cité et chercheuse au Centre de recherches sur les liens sociaux (CERLIS). Autrice d’Un anthropologue dans ma famille. Menez une enquête dont vos grands-parents sont les héros (Buchet-Chastel, 2024) • Jean-Louis Tripp, auteur-dessinateur, auteur d’Un Père (Casterman, 2025), un roman graphique autobiographique dans lequel il tente de percer le mystère de son propre père. En fin d’émission, la chronique Voisins connectés d’Estelle Ndjandjo sur l’évolution des sociétés africaines mondialisées à travers les écrans, les réseaux sociaux et la technologie. Aujourd’hui, elle revient sur une affaire qui a bousculé la Guinée en février dernier : des lycéennes qui participaient à un challenge viral, « On écoute et on ne juge pas » ont vu leur vie va basculer.    Programmation musicale : ► Émeraude - FEEL, Aupinard  ► African Soldier - Patoranking, Buju Banton.
Notre invitée, Nathalie Weinber, autrice s’est engagée dans un combat de justice après la mort tragique de sa sœur Barbara en Belgique, il y a 25 ans. Après l’acquittement du présumé coupable à l’issue d’un procès en assises à Bruxelles, et avant que l’affaire ne soit classée erreur judiciaire ; elle a porté une mobilisation citoyenne et politique pour faire évoluer la loi belge, sur la désignation et la formation des jurés populaires. De cette expérience est né son livre, à la fois intime et collectif, dans lequel elle interroge la justice, la mémoire et la résilience au nom de de toutes les victimes de féminicides.  Chaque mois, Voix de femmes met en avant des femmes aux parcours singuliers, inspirants ou méconnus. Chaque épisode rassemble plusieurs portraits, racontés dans le but de révéler la force, la créativité et la résilience de celles qui façonnent notre monde.  Qu’elles soient entrepreneures, militantes, scientifiques ou anonymes du quotidien, leurs histoires se répondent, se complètent et éclairent la diversité des expériences féminines. À travers leurs voix, leurs combats et leurs rêves, l’émission invite à découvrir des trajectoires authentiques, parfois fragiles, toujours puissantes. Un rendez‑vous pour écouter, comprendre et célébrer celles qui avancent, transforment et inspirent. Avec :  • Nathalie Weinber, autrice de Ma sœur Barbara, tuée deux fois (Les presses de la Cité, 2026) et un portrait de Grace Wembolua, survivante d’un incendie criminel, réalisé par Latifa Mouaoued, journaliste à RFI.  Il y a 25 ans, le 2 février 2001, Grace Wembolua, alors âgée de 5 ans, survit à un incendie criminel. Gravement brûlée, amputée des deux jambes, elle perd sa mère et son petit frère. Elle trouvera un courage et une force incroyable pour se reconstruire. Athlète paralympique en basket fauteuil, mannequin, Grace parle avec une grande sincérité du rapport au corps, des cicatrices, des prothèses, de la féminité, mais aussi de la force mentale nécessaire pour se relever quand tout semble perdu.  En fin d’émission, la chronique Écoutez le monde, de Monica Fantini.    Programmation musicale : ► Stay - Zion Marley ► F.I.S.H - Naïka.
De la mode à l’électroménager, en passant par la tech et même certains produits alimentaires, le marché de la seconde main connaît un essor spectaculaire. Friperies, vide-greniers, plateformes de revente en ligne et boutiques spécialisées se multiplient. Selon une étude OpinionWay menée en mars 2025 pour Sofinco, 47% des Français achètent régulièrement des objets d’occasion.  Motivé par des préoccupations écologiques, par la recherche d’économies dans un contexte budgétaire contraint ou encore par le plaisir de chiner, ce geste s’est largement banalisé. Mais derrière l’image vertueuse d’une consommation plus responsable, certaines zones d’ombre apparaissent. Une étude américaine publiée en 2025 montre en effet que les achats d’occasion ne remplacent pas les achats neufs et ne sont pas plus durables. 37,9% des consommateurs déclarent en effet jeter leurs vêtements de seconde main moins d’un an après l’achat. En outre, une partie des biens d’occasion venus d’Europe alimente des marchés d’Afrique de l’Ouest, connus sous le nom de « France au revoir » : vêtements, électroménager ou téléphones sont importés en masse dans les villes africaines, quitte à finir, parfois, dans des décharges à ciel ouvert.  La seconde main interroge ainsi bien plus que nos habitudes d’achat. Elle questionne notre rapport aux objets, au temps et à la valeur : comment réparer, trier ou expertiser ce qui a déjà servi ? Et, à l’échelle globale, qui vend, qui achète et qui décide de ce qui circule ? Au-delà des récits de l’économie circulaire, quelles sont les réalités sociales et environnementales de l’occasion ?  Avec : • Maurane Nait Mazi, juriste spécialisée en droit de la consommation. Fondatrice de CMCM, média consacré à la seconde main. Autrice de Seconde main – Une nouvelle économie des objets (Les pérégrines, 2026) • Pietro Fornasetti, anthropologue, chercheur affilié à Institut des Mondes Africains (IMAF). Un reportage de Charlie Dupiot chez Écomatelas, entreprise qui reconditionne des matelas.   L'écologie peut commencer dès le lit, avec des matelas dont on prolonge la durée de vie. C'est ce que propose depuis 2017, l'entreprise Ecomatelas, dont l'usine de production est à Montpellier, dans le sud de la France. Notre reporter Charlie Dupiot s'est rendue dans leur magasin à Fresnes, en région parisienne, aux côtés du fondateur Jérémie Adjedj. Visite guidée et ouatée. En 2025, cette entreprise française - qui emploie une quinzaine de salariés - a vendu 9 500 matelas, ce qui équivaut à près de 25 000 matelas reconditionnés.    En fin d’émission, la chronique IA débat, de Thibault Matha, chez 8 milliards de voisins.  Alors que l’intelligence artificielle devient omniprésente dans notre quotidien et que son utilisation se démocratise, Thibault Matha interroge les outils, et analyse la pertinence de leurs réponses. Cette semaine, l’IA peut-elle aider à s’instruire et comment ?       ► Toutes les chroniques de Thibault Matha sont à retrouver sur la chaîne YouTube de RFI dans la playlist IA Débat Programmation musicale : ► Pièce manquante - Myra feat Ichon ► Wrong Things - Danitsa, Jarreau Vandal.
C'est une étape importante du parcours scolaire. Le parcours d’orientation, le choix d’une filière qui mènera à un métier peut s’avérer très stressant pour les jeunes lycéens.  Selon une enquête récente de Diploméo en France, 4 lycéens sur 10 regrettent d’avoir écouté leurs parents pour leur orientation. Ainsi près d’un étudiant sur 5, choisit désormais de se réorienter après sa première année d’étude plus récente. Outre la pression parentale, la multitude de formations, le manque de connaissance sur les métiers, la crainte de ne pas trouver d’emplois complexifient le choix des lycéens. Dans ce contexte, comment aider les jeunes à construire leur parcours d’orientation ? Vers qui peuvent-ils se tourner ? Comment faire de ce choix une étape pour mieux se connaître ?   Emission à l’occasion de la semaine de la presse à l’école qui se déroule du 23 au 28 mars 2026  Avec : • Aniela Vé Kouakou, fondatrice de Agiloya Afrique, cabinet de conseils en Ressources Humaines et Recrutement, basé à Abidjan. Guidance Counselor au sein du lycée français Blaise Pascal. • Valérie Wasson, cofondatrice d'Eurêka Study, franchise de consultants en orientation scolaire qui accompagnent les lycéens et étudiants dans leur choix d'études en France et à l'étranger.  Avec Thomas, Mathilde, Fatou, Manasrie et Foumilayo, 5 élèves du lycée Blaise Pascal à Abidjan et Patrick, enseignant de français à Kananga en République Démocratique du Congo Merci à Marie-Krystel Assemian, responsable technique du studio de radio du lycée Blaise Pascal à Abidjan. En début d’émission, l’école autour du monde avec Cécile Debarge, correspondante de RFI en Italie, sur la multiplication ces derniers mois des attaques contre l'école italienne, en majorité de la part de syndicats étudiants d'extrême-droite.   Programmation musicale : ► Pièce manquante - Myra feat Ichon ► Wrong Things - Danitsa, Jarreau Vandal 
Le 24 mars 1976, en Argentine, les Forces armées renversèrent, par un coup d’État, le gouvernement dirigé par María Estela Martínez de Perón. C’est le début de la pire dictature qu’ait connue le pays. Au total, 4 juntes militaires se succèderont au pouvoir jusqu’en 1983 et mettront en place une politique de répression contre la « subversion ». Pendant, cette période, des milliers d’Argentins s’exileront, d’autres seront faits prisonniers et torturés. Des dizaines de milliers disparaitront. Parmi les victimes de la dictature, les enfants et bébés retirés à leurs parents parce qu’opposants au régime. Ils seront confiés à des couples adoptifs, souvent proches du régime, en toute illégalité.   Quelque 500 bébés auraient ainsi été volés, un drame de la dictature toujours d’actualité et un combat mené par les grands-mères de la place de Mai, pour retrouver leurs petits-enfants. 50 ans après le début de la dictature, les procédures pour retracer leurs histoires sont toujours en cours. En 2025, un 140ème bébé a pu être identifié. Pour les autres, les recherches continuent, laissant le chapitre de la dictature toujours ouvert.   50 ans après, comment la société argentine vit avec l’absence de ses disparus ?   Alors que le financement des politiques de mémoire a été réduit et les crimes de la dictature remis en cause depuis l’arrivée au pouvoir de l’ultralibéral Javier Milei en 2023, comment transmettre cette partie de l’histoire argentine aux jeunes générations ?   Émission à l’occasion des 50 ans du coup d’État militaire en Argentine, le 24 mars 1976.  Avec :  • Maria-Laura Stirnemann, représentante de l’Association H.I.J.O.S. Paris qui coordonne en France la Campagne Internationale pour le Droit à l’Identité, membre de l’Association des citoyens argentins de France. • Claudia Feld, historienne, docteur en Sciences de la communication. Elle a dirigé avec Marina Franco la rédaction de l’ouvrage collectif Crimes contre l’humanité à l’ESMA. Anatomie d’un centre de détention clandestin en Argentine (1976-1983), sorti en 2022 en Argentine et traduit en français aux Éditions Anamosa (février, 2026). Un témoignage recueilli par Théo Conscience, correspondant de RFI à Buenos Aires, en Argentine. Il a pu rencontrer Manuel Gonçalves Granada, le petit-fils restitué n°57, c’est-à-dire qu’il est le 57ème des 140 petits-enfants appropriés que les Grands-mères de la place de Mai ont réussi à retrouver jusqu’à aujourd’hui. Le père de Manuel avait été enlevé par la dictature, il y a 50 ans tout pile, le 24 mars 1976, le jour du coup d’État.          ► Si vous doutez de votre identité et que vous êtes né entre 1975 et 1983, en Argentine, contactez l'association Hijos Paris à cette adresse redxlaidentidadfrancia@gmail.com Programmation musicale : ► Victoria - Keny Arkana ► 30000 Hermanos · O Zulu 
À Dakar, le bâtiment principal du marché de Sandaga n’est plus. Lieu emblématique de la capitale sénégalaise, cette halle de béton, construite en 1933, dans le style soudano-sahélien, menaçait de s’effondrer. La municipalité a donc décidé de le démolir en 2020, après 87 ans de services mais sa reconstruction, elle, se fait toujours attendre. Voici un exemple, parmi d’autres, des menaces qui pèsent sur le bâti ancien des villes africaines. Dans d’autres villes du continent, des maisons traditionnelles, des bâtiments historiques sont détruits pour construire plus de logements. Il faut dire que la croissance urbaine sur le continent impose le changement d’échelle. D’ici 2050, les villes africaines passeront de 700 millions d’habitants à 1,4 milliard. Loger cette population supplémentaire représente un défi immense pour les municipalités et accroit la pression sur le foncier. Les bâtiments, autrefois symboles de la ville, ne semblent pas faire le poids devant la modernité, alors que les réhabilitations coûtent cher. Pourtant, c’est bien une part importante de l’histoire de la ville, de leurs habitants qui disparaissent avec eux.   Surtout, le patrimoine architectural africain, les savoir-faire se perdent à mesure que de nouveaux bâtiments, aux matériaux moins adaptés au climat et au style de vie locale, sortent de terre.   Certaines initiatives tendent à documenter l’histoire architecturale des villes et à préserver le bâti traditionnel, la ville de Ouidah, au Bénin, en est sûrement un bon exemple.   Dans ce contexte, comment construire les villes en Afrique sans perte d’identité ? Qui doit financer la rénovation du patrimoine ?   Avec :  • Lazare Eloundou Assomo, architecte camerounais, directeur du Patrimoine mondial de l'UNESCO • Carole Diop, architecte, enseignante au Collège universitaire d’architecture de Dakar (CUAD) et la cartographie à l'Institut Polytechnique Panafricain (IPP-DAKAR). Fondatrice et de la revue Afrikadaa sur l’art contemporain • Osvaldo Gounon, architecte, cofondateur du cabinet Atelier Ko à Cotonou au Bénin.  Un entretien avec Bruno Duval, correspondant de RFI, à Tokyo au Japon. Certaines villes japonaises comme Kyoto ou Nara œuvrent à la préservation et à la mise en valeur de leur architecture, et pourtant, le Japon est un très mauvais élève en matière de protection du patrimoine. Tous les jours, des joyaux architecturaux y sont démolis, sans mobilisation particulière de la population. En fin d’émission, la chronique Voisins connectés d’Estelle Ndjandjo, sur l’évolution des sociétés africaines mondialisées à travers les écrans, les réseaux sociaux et la technologie. Elle revient sur la viralité d’une danse qui a enflammé les réseaux en 2025. Elle est surnommée la Kasese Dad. La vidéo a été vue des millions de fois, elle montre un homme âgé danser sur scène aux côtés d’un rappeur ougandais. Particularité de ce duo : cet homme est le père de l’artiste.  Programmation musicale : ► Kin la belle - Damso ► Solaire - Yael Naim. 
Née dans les années 2010, la dark romance plonge ses lecteurs dans des histoires d’amour entre des jeunes femmes et des hommes puissants, souvent dangereux. Ces récits, qui mêlent violence et désir, dépeignent des relations basées sur la domination masculine, où la jalousie, le chantage émotionnel et la peur deviennent la norme.  Pourtant, la dark romance est majoritairement produite et consommée par des femmes. Des millions d’adolescentes et de femmes adultes se passionnent pour ces lectures, malgré leur violence et les stéréotypes qu’elles entretiennent.  Pourquoi ces histoires suscitent-elles autant d’intérêt chez les femmes ? Est-ce une façon pour certaines de se réapproprier leur sexualité, ou bien le signe d’un manque d’estime de soi face à des schémas patriarcaux tenaces ? Comment protéger les plus jeunes de cette vision déformée de l’amour et leur offrir des lectures à la fois divertissantes et émancipatrices ?  Avec : • Ivan Jablonka, professeur d’Histoire à l’Université Sorbonne Paris Nord, membre de l’Institut universitaire de France, co-fondateur et rédacteur en chef de la revue en ligne La Vie des Idées, auteur de La Culture du féminicide (Seuil, 2025) • Joyce Kitten, autrice de dark romance : Toxic (Hugo, 2023), Borderline (Hugo, 2024) et Smile (Hugo, 2025). Le tome 2 de Toxic sort le 18 mars 2026 • Karine Van Wormhoudt, directrice adjointe du Département jeunesse des éditions Albin Michel, directrice de la nouvelle collection « Teen Romance », dont le premier titre (T’aimer à l’infini de Sophie Jomain) sort le 1er avril 2026.    En fin d’émission, la chronique Écoutez le monde, de Monica Fantini    Programmation musicale :  ► Les Mecs - EVA  ► Sans Pitié - TRECY LA CAYENNE.
loading
Comments