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Les podcasts de l'ISP
Les podcasts de l'ISP
Author: Prépa ISP
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ISP - Prépa d'excellence aux concours juridiques et administratifs : ENM ; CRFPA ; police ; DGSE ; douanes ; DSGJ ; greffiers ; pénitentiaire ; pjj ; Commissaire de justice ; Haute Fonction publique.
311 Episodes
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Le droit de vote est une exigence démocratique, mais comment les électeurs sont-ils représentés ? Quels sont les différents modes de scrutin, leurs avantages et inconvénients ?
Dans le scrutin proportionnel, les sièges sont répartis en proportion du nombre de voix obtenus par chaque liste, alors que dans le scrutin majoritaire la liste en tête remporte tous les sièges.
Par principe, le débat sur le mode de scrutin se focalise sur les élections législatives. Mais il concerne aussi les autres scrutins : aux élections municipales c'est un scrutin mixte, proportionnel avec une prime majoritaire, qui prévaut depuis les élections de 1973 ; aux élections régionales, après la proportionnelle intégrale à partir de 1986, une prime majoritaire s'applique depuis le scrutin de 2004.
Si la proportionnelle a toujours prévalu aux européennes, elle ne s'est pas toujours exercée dans le cadre d'une unique circonscription nationale. Quant aux départementales, le scrutin est certes majoritaire, mais pour élire non plus un mais deux candidats (un homme et une femme, parité oblige) depuis 2015...
Bref, en matière de mode de scrutin, les multiples objectifs poursuivis (représentation des minorités, majorités stables) se traduisent par des évolutions particulièrement fréquentes, et tout particulièrement en France.
Comment caractériser ces différents modes de scrutin ? Quelle est leur utilisation en France ? Parviennent-ils à concilier l’idéale représentation des différents courants d'opinion et la nécessaire stabilité gouvernementale ? et donc on connaît la fragilité ou le caractère désormais utopique.
Pour traiter ces différentes questions et revenir une nouvelle fois sur un sujet donné dans le cadre des grands oraux des concours, je reçois aujourd'hui Benoît Quennedey, enseignant de droit public et de culture générale à la Prépa ISP.
Longtemps le failli a été considéré comme indigne, indigne de poursuivre une activité commerciale.
Ce temps est révolu, non seulement les défaillances d’entreprises ne sont plus honnies, sauf banqueroute, mais en sus notre économie prend en charge ces défaillances pour en limiter les effets sur l’entreprise en difficulté, ses salariés, ses partenaires et clients, voire sur la société en général.
Ici, le droit devient un vecteur de l’économie et de la politique.
Derrière ce mouvement, se dessine une idée portée par l’économie libérale de marché mais aussi une facette de l’état providence.
L'Etat veille et doit veiller à la "santé des entreprises" parce que la santé des entreprises est souvent synonyme de santé de l’économie française en général. Un constat qui se fait dans des temps exceptionnels comme pendant l’état d’urgence sanitaire instauré en raison de l’épidémie de Covid-19, mais aussi dans des temps plus communs, comme présentement.
Constamment, l’on ambitionne d’améliorer la prise en charge des défaillances d’entreprises par le droit et l’Etat. Les réformes législatives se multiplient sans satisfaire.
Pour envisager donc la difficile question du rôle du droit et de l'État dans la lutte contre les défaillances des entreprises, j’ai le plaisir de recevoir Jacob BERREBI, l’habituel animateur des podcasts de l’ISP, qui pour une fois sera l’interviewé.
En 2023, les tribunaux administratifs fêtaient leurs 70 ans d'existence.
En 2029, le Conseil d’Etat fêtera les 230 ans de sa création depuis qu’il a été créé en 1799 par Napoléon Bonaparte.
Que d’évolutions depuis lors !
Le magistrat de l’ordre judiciaire est un personnage connu du monde du droit et au-delà. Nous le connaissons bien au sein de la Prépa ISP évidemment.
Mais le rôle, les missions, les compétences et les pratiques du juge administratif nous sont moins familiers, malgré l’importance prise en droit français par le droit public, et par celui qui en est le premier artisan.
C’est la raison pour laquelle nous avons souhaité vous proposer ce podcast sur l’office du juge administratif et ses évolutions récentes.
Et pour ce faire, nous avons le plaisir de recevoir Michaël Poyet, magistrat administratif, et auteur d’ouvrages en droit administratif et en procédure administrative contentieuse et modes amiables de résolution des différends, édités chez Lextenso-LGDJ, et enseignant dans ces matières au sein de la Prépa ISP.
Quel point commun existe-t-il entre François Barbé-Marbois, Pierre Joxe, Philippe Seguin, Didier Migaud ou encore Pierre Moscovici ? Tous ont occupé les fonctions de Premier Président de la Cour des comptes.
Une institution traditionnellement considérée comme essentielle bien que le plus souvent méconnue du grand public, si ce n’est des juristes et économistes eux-mêmes.
Son rôle, ses compétences et pouvoirs, il est vrai, ne sont connus que de certains spécialistes, de quelques connaisseurs des sciences politiques et des acteurs de l’Etat.
Pourtant, régulièrement, l’on cite dans les médias et le discours politique le rapport annuel de la Cour des comptes, souvent pour dénoncer l’utilisation, la mauvaise utilisation des deniers de l’Etat et l’état pathologique de nos finances publiques.
Dans le débat public, ses détracteurs sont plus nombreux que ses admirateurs. La Cour des comptes serait une institution qualifiée de poussiéreuse ; ses recommandations seraient sans effets. Elle ne serait qu’un instrument politique, une antichambre destinée à préparer et justifier en amont les réformes du Gouvernement. Sa partialité serait connue, comme son absence d’indépendance nuirait à son objectivité.
Face à cette opinion commune, la question de l’utilité de la Cour des comptes peut légitimement se poser notamment dans ce contexte budgétaire actuel particulièrement dégradé que nous avons déjà évoqué.
Pour aborder la question nous accueillons Vincent Mazzocchi, Avocat inscrit au Barreau de Paris, Docteur en droit public et intervenant au sein de la Prépa ISP.
Le terme même d’addiction est relativement moderne. C’est un vocabulaire usité en médecine au XXème siècle, plus sûrement d’ailleurs en France dans la seconde moitié de ce siècle.
Cela lui donne naturellement une connotation médicale, se dessine l’idée de pathologie, mais aussi l’idée d’un problème de société, qu’il faut chercher à résoudre.
Le terme renvoie aussi plus simplement à l’idée de dépendances, et en cela y réfléchir ouvre d’autres perspectives : une vision historique, humaine, individualiste, une perception parfois moins sévère ou lourde comme la passion, l’excès ou simplement le besoin.
C’est un prisme pour regarder la société, certains en profiteront pour la juger, juger l’autre, mettre en évidence la déliquescence, la dépravation des temps modernes, oubliant que les dépendances, et les addictions constituent un problème de tous les temps, fortement documentés et illustrés à tous les niveaux de la société.
Certes, immédiatement l’on pense à la drogue comme exemple, aux junkys, aux salles de shoot, aux seringues… une image sévère, on oublie, la sympathie que l’on a à l’égard de Sherlock Holmes, le héros de Arthur Conan Doyle, qui aimait prendre de la cocaïne, de la morphine ou encore de l’héroïne, Sherlock Holmes junky. Charles Beaudelaire aussi évoquait dans son œuvre « les paradis artificiels » et sa relation très étroite avec les drogues. On parle de hashish ou encore de l’opium.
La drogue n’est pas la seule substance addictive que l’on trouve dans la littérature, on pense aussi à « L’assommoir » de Zola et les ravages de l’alcool dans le monde ouvrier, ou encore à l’addiction au sexe dans « Les jardins de l’ogre » de Leila Slimani.
Les addictions touchent toutes les populations jusqu’aux célébrités, j’apprécie beaucoup pour ma part, un artiste, Macklemore qui a fait parler de lui s’agissant de consommations de drogues : on pense à son titre « Otherside », traduit en ces termes « l’autre côté », ses paroles évoquent la consommation de produits addictifs.
Le film « le dernier pour la route » : film français de Philippe Goudeau, sorti en 2009 avec François Cluzet qui raconte le combat contre l’alcool. François Cluzet a confessé qu’il était un ancien alcoolique, avoir pu interpréter son propre rôle à certains égards, cela faisait écho à sa propre histoire.
Les addictions touchent des personnes politiques, quand le pouvoir n’est pas lui-même considéré comme une addiction, en lien avec le syndrome de l’hubris.
D’autres dépendances sont tout aussi connues et sont aujourd’hui considérées comme problématiques : l’addiction aux jeux, aux réseaux sociaux, au travail et même aux sports ou à l’effort physique (on a pu dire de votre serviteur il y a quelques années, que j’étais work addict et c’était sans doute réalité).
Bref, le sujet des addictions est vaste et complexe, sociétale, politique mais aussi directement en lien avec l’humain, l’individu. Un sujet indissociable d’autres maux de notre temps.
Pour envisager ce thème d’envergure donc, j’ai le plaisir de recevoir Charlotte Lepaisant, CPIP et intervenante au sens de la Prépa ISP.
Bienvenue dans ce nouveau podcast consacré à un phénomène majeur du paysage sécuritaire français : la montée en puissance des polices municipales.
Leur rôle s’est profondément transformé en vingt ans : plus nombreuses, mieux équipées, plus visibles, elles occupent désormais une place centrale dans la coproduction de la sécurité aux côtés de la police et de la gendarmerie nationales.
Mais cette montée en puissance soulève aussi des questions : sur le coût, la formation, la coordination avec l’État et les limites de leurs prérogatives.
Pour en parler, nous recevons Antoine Neufman, spécialiste des politiques publiques de sécurité.
L’OTAN : L’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord est un peu mystérieuse, ne serait-ce que parce qu’on rencontre rarement des institutions ou convention nommée, de manière énigmatique, Organisation.
Une organisation mystérieuse, un sujet difficile présent ces dernières années parmi tous les sujets de culture générale des différents concours, parfois à l’écrit, parfois à l’oral.
Créée en 1949, l’OTAN est également nommée Alliance Atlantique. L’une des ses dimensions consiste en une organisation militaire intégrée, notion sur laquelle nous reviendrons évidemment.
L’OTAN a joué un rôle essentiel depuis la seconde guerre mondiale, notamment pendant la guerre froide et pas seulement.
Qu’en est-il aujourd’hui ?
La question est d’autant plus légitime au regard des changements de contextes géopolitiques observés dans le monde au cours des dernières années.
Dans un entretien publié par « The Economist » en novembre 2019, Emmanuel Macron avait déclaré que l'OTAN était en état de mort cérébrale. Pourtant, après l'offensive russe en Ukraine en février 2022 deux nouveaux Etats - la Suède et la Finlande - ont rejoint l'OTAN.
La Russie qui n’est évidemment pas partie à l’OTAN est fortement opposée à ce que l'Ukraine rejoigne l'OTAN, cela a été d’ailleurs un des arguments avancés pour justifier l’attaque russe et c’est une question au cœur des bribes de négociations de paix.
Ces éléments témoignent de l'importance encore accordée à l'OTAN, alors même que celle-ci est très peu intervenue militairement depuis sa création en 1949.
Quel est aujourd'hui le rôle de l'OTAN dans le contexte de conflits internationaux conduisant nombre d'experts des relations internationales à évoquer une nouvelle guerre froide ?
Par ailleurs, comment la remise en cause des règles de la diplomatie mondiale par la seconde administration Trump conduit-elle à revoir l'avenir et le fonctionnement de l'organisation, alors que les pays européens cherchent à renforcer une défense autonome des Etats-Unis ?
Pour évoquer ces différentes interrogations je reçois Benoît Quennedey, enseignant de culture générale et de droit public à la Prépa ISP.
Bienvenue dans cet épisode consacré à un thème cardinal de la Justice, une question fondamentale et ce qui apparait à l’évidence comme un dilemme voire une utopie : juger vite, juger bien. C’est également l’un des sujets de grand oral du concours de l’ENM 25.
« Le temps est père de vérité », disait François Rabelais. Ainsi, pendant longtemps, l’on a considéré que la lenteur de la justice était une vertu, car elle permettait d’assurer la qualité de la justice.
A l’opposé, Montesquieu affirmait qu’« il faut que la Justice soit prompte. Souvent l’injustice n’est pas dans le jugement, elle est dans les délais » (Discours prononcé à la rentrée du Parlement de Bordeaux, in Œuvres complètes, t. 1, Gallimard, Biblio. Pléiade, 1949, p. 47.)
Le temps est un élément inséparable du procès civil comme du procès pénal, une donnée objective qui marque le temps de gestation du jugement.
La prise en compte du temps par la justice donne lieu aujourd’hui à un véritable droit processuel. Par application de l’article 6§1 de la Convention européenne de sauvegarde des droits et libertés fondamentaux, le justiciable a un droit au déroulement du procès dans un délai raisonnable.
Le 15 décembre 2025, la France a été mise en cause devant la Cour européenne des droits de l’Homme pour une procédure de redressement et liquidation judiciaires qui a duré… plus de 28 ans… en 1ère instance.
Si une telle situation demeure extraordinaire, on comprend que de manière générale, les exigences processuelles modernes de célérité imposent à l’État de prendre les mesures normatives et matérielles nécessaires à la réalisation de cet objectif, sous peine de sanctions, à la fois internes et européennes.
Une bonne administration de la justice suppose que le juge puisse prendre son temps, pour examiner en profondeur le dossier et en apprécier sérieusement toutes les subtilités.
Néanmoins, face à une société de l’instantané, de l’immédiat, la justice ne serait ni crédible, ni efficace, sur un plan humain comme sur un plan économique, si la décision mettant fin à la contestation était rendue à l’issue d’une procédure trop longue.
Aussi, est-il possible aujourd’hui de « Juger vite et juger bien » ? explorons comment concilier célérité et qualité dans le fonctionnement de la Justice.
Pour cela, nous recevons Franck TOURET, enseignant de procédure civile au sein de la prépa ISP.
La France a été condamnée depuis 2020, à plusieurs reprises, par la CEDH pour l’indignité des conditions de détention ce qui rend ce sujet portant sur les droits fondamentaux d’une actualité toute particulière.
Par ailleurs, les juridictions administratives prennent également régulièrement des décisions en la matière.
Ce sont ces décisions récentes qui nous ont conduit à évoquer ce sujet. Et notamment certaines d’entre elles, largement relayées dans les médias et qui renvoie à un débat de société sur les conditions de détention des détenus, sur la manière dont la société française considère et traite ses détenus, notre vision de la prison.
La première, il s’agit d’une une ordonnance du 28 octobre 2025, du juge des référés du tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie, qui enjoint à l’administration pénitentiaire de prendre trois séries de mesures destinées à mettre fin aux conditions de détention de cinquante détenus du centre pénitentiaire de Nouméa, dit « Camp Est », qu’ils estiment indignes.
Rappelons que ce juge peut être saisi en cas d’urgence particulière afin d’ordonner toutes « mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale » dans le cas où l’administration y a porté une « atteinte grave et manifestement illégale » (art. L. 521-2 du code de justice administrative). Le juge a enjoint l’administration de :
- prendre toutes les mesures qui apparaitraient de nature à améliorer les conditions matérielles d’installation des détenus dormant sur des matelas posés à même le sol au sein de la maison d’arrêt, du centre détention n° 2, du service général et en quartier de préparation à la sortie ;
- procéder à la désinsectisation et à la dératisation et mettre en place une solution pérenne en vue de remédier à la présence excessive de nuisibles ;
- assurer la séparation du bloc sanitaire dans l’ensemble des cellules où sont détenues plus d’une personne par la fourniture de rideaux adaptés là où ils sont manquants.
J’aimerais mettre en parallèle de cette décision du juge administratif, les conditions de détention de M. Nicolas Sarkozy à la prison de la Santé ont récemment défrayé la chronique.
Naturellement, les situations ne sont pas les mêmes, les procédures non plus, et il ne s’agit pas de réaliser un sophisme absurde, une fausse équivalence.
Pour rappel, après vingt jours de détention provisoire, M. Sarkozy est sorti de la prison de la Santé, le lundi 10 novembre 2025, à la suite de la décision le même jour de la cour d’appel de Paris qui l’a placé sous contrôle judiciaire conformément aux réquisitions du parquet général, en attente du procès en appel. Dans l'affaire Sarkozy-Kadhafi, il était accusé d'avoir été corrompu par le dictateur libyen Kadhafi en échange du financement illégal de sa campagne électorale, et il a été condamné en première instance, en septembre 2025, à une peine d’emprisonnement ferme d’une durée de 5 ans pour association de malfaiteurs. Il était écroué à la prison de la Santé de Paris depuis le 21 octobre 2025.
Bref, Il nous a semblé important de revenir à l’occasion de ces débats sur les conditions de détention des détenus sous l’angle de l’étude de leurs droits fondamentaux.
Pour cela, nous recevons aujourd’hui Michaël Poyet, magistrat administratif, et enseignant au sein de la Prépa ISP.
Alors que Paris s’est remis de la fièvre des JO de l’été de 2024 et que les athlètes français se préparent déjà pour les prochains Jeux Olympiques d’hiver de Milan-Cortina en février et mars 2026, le sport occupe encore et toujours le terrain médiatique et … bien sûr politique !
Qu’il soit question d’intégration, de santé publique, d’idéologie, de violence, de jeunesse, de racisme, ou encore d’argent, le sport se trouve au carrefour d’enjeux sociaux très lourds.
Le sport est politique. C’est une certitude. Il est même une préoccupation jusqu’au plus haut sommet de l’État. On se souvient encore du Président de la République en personne, Emmanuel Macron, en 2022, descendant sur la pelouse du stade de football au Qatar pour consoler Kylian MBappé.
Mais le sport est-il démocratique ?
Cette question a été posée aux candidats à l’oral du concours de l’École Nationale de la Magistrature en 2025.
Quelles connaissances étaient attendues, et surtout quelle réflexion, quelle hauteur de réflexion étaient attendues ?
Alors pour essayer d’y voir plus clair, je reçois aujourd’hui un spécialiste des institutions politiques, enseignant de culture générale à la prépa ISP : Samir Hammal.
Aujourd’hui, nous abordons un sujet aux confins de la liberté de croyance et de la manipulation mentale : le phénomène sectaire en France. Du spiritisme du XIXe siècle aux nouvelles formes d’emprises numériques, en passant par des drames comme le suicide collectif de l’Ordre du Temple Solaire, la question des sectes touche à fois à la sécurité publique, à la protection des mineurs, à la santé et à l’équilibre avec les libertés fondamentales. Je reçois aujourd’hui Antoine Neufman.
Il me revient de présenter en introduction de ce podcast, François Molins, figure incontournable de la justice française.
François Molins a été procureur de la République de Paris entre 2011 et 2018 avant de devenir procureur général près la Cour de cassation, fonction qu’il a exercée jusqu’en 2023.
François Molins, bonjour, et merci de votre présence dans les podcasts de l’ISP.
Dans vos fonctions, François Molins, vous avez donc été au premier plan de la lutte contre le terrorisme en 2015 notamment.
Je crois vous l’avoir déjà dit, mais vous êtes dans ma mémoire, ce procureur qui fait cette désormais célèbre conférence de presse le lendemain des attentats.
Et chers auditeurs, si vous ne l’avez pas déjà vu, je ne peux que vous conseiller de la voir, elle se trouve évidemment sur internet.
Vous y incarniez une justice à la fois ferme, courageuse et profondément engagée. Une justice médiatisée, mais aussi rassurante, dans ces moments si difficiles.
Je ne m’étais jamais rendu compte jusqu’alors de l’importance que peut avoir la prise de parole publique d’un procureur.
En 2024, François Molins, vous racontiez votre carrière et vos réflexions sur la justice dans vos mémoires, Au nom du peuple français.
Vous avez aussi accepté de parrainer la promo 2024 des élèves de la Prépa ISP préparant le concours de l’ENM, et nous n’en sommes pas peu fiers. Vous acceptiez alors de dédicacer un exemplaire de votre livre à chaque élève présent au séminaire de la Prépa en novembre 2024.
Un livre que l’on trouve évidemment encore dans les librairies et à nouveau je ne peux qu’en conseiller la lecture. Je l’ai dévoré, mais déjà je passe pour un fan, une groupie.
A nouveau, François Molins, vous nous faîtes l’honneur de votre présence, et dans ce podcast de l’ISP, vous avez accepté d’évoquer avec nous, la lutte contre le terrorisme.
J’en profite pour souligner la sortie de votre nouvel ouvrage, Pratique judiciaire du contre-terrorisme sorti donc en 2025, chez Dalloz. En toute transparence, un ouvrage que je n’ai pas lu, mais j’espère qu’au fil des questions, François Molins, vous accepterez de nous en parler.
Dans ce podcast, nous allons envisager ensemble une question qui a été posée au cours des deux dernières années à l’occasion de plusieurs Grands Oraux de concours et d’examens, notamment pour le concours de l’ENM et l’examen du CRFPA.
Ce n’est certes pas la première fois, mais c’est d’autant plus remarquable que la formulation de ce sujet est particulière et orientée. C’est l’occasion pour nous de revenir sur l’examen d’une telle question sous l’angle de la culture générale comme de la culture juridique.
La France se revendique patrie des droits de l’homme et de la liberté d’expression, et pourtant, de nombreux observateurs (Reporters sans frontières, ONG, syndicats de journalistes) s’inquiètent d’un recul de la liberté de la presse.
Une liberté de la presse essentielle à la démocratie, composante naturelle et structurelle de la liberté d’expression.
Il s’agit d’un constat avéré dans le monde, ce qui n’étonne guère en général.
Peut-on faire le même constat en France ?
Pour rappel, en France, la liberté de la presse est notamment portée par la célèbre loi du 29 juillet 1881 qui définit donc les libertés et responsabilités de la presse française.
La liberté de la presse, pourtant constitutionnellement et légalement protégée, subit-elle aujourd’hui des menaces réelles en France ?
Pour répondre à cette question, j’ai le plaisir de recevoir Michael Poyet, magistrat administratif, auteur notamment d’un ouvrage en libertés fondamentales, et enseignant au sein de la Prépa ISP.
Le 7 octobre dernier, je suis allé observer les oraux du 1er concours de l’ENM. J’ai notamment pu apprécier la prestation de plusieurs élèves de la Prépa devant le jury du Grand Oral.
L’une de ces élèves, que je salue chaleureusement a présenté un exposé sur un sujet tiré au sort : Faut-il dépénaliser ou légaliser le cannabis ?
Ce n’est d’ailleurs ni la première, ni j’imagine la dernière à tomber sur ce sujet dans le cadre de ce concours et d’autres. D’où la raison d’être de ce podcast.
Nombre de développements et de questions abordés dans ce podcast reprennent donc les principaux éléments que l’on devrait trouver dans un tel exposé. Les questions sont également inspirées des interrogations du jury lors de ce grand Oral.
219 millions de consommateurs de cannabis dans le monde.
L’Allemagne est devenue le 3ème pays européen à avoir légalisé le cannabis le 1er avril 2024 après Malte en 2021 et le Luxembourg en 2023.
Mais qu’en est-il alors de la France ? Pays où la consommation de drogues est très importante, on y reviendra.
La consommation touche tout le monde : les jeunes, les moins jeune, riches ou moins riches. Toutes les catégories socio professionnelles sont concernées.
Devant l’importance du phénomène, la police, et comme la justice apparait démunie et incapable d’endiguer le problème.
C’est donc une problématique sanitaire dans un contexte juridique complexe.
Pour l’envisager, je reçois Charlotte Lepaisant, conseillère pénitentiaire d’insertion et de probation au SPIP de Paris.
Il s’agit du 3ème PODCAST de la prépa ISP sur les 3 proposés aux candidats du CRFPA 2025.
Dans cette série spéciale de podcasts de l’ISP, nous envisageons ensemble les arcanes du Grand Oral du CRFPA, ses clefs et ses codes.
Dans un premier podcast, nous vous avons prodigué des conseils sur la préparation en amont de l’épreuve, dans un deuxième podcast, nous vous avons donné les clefs de réussite de l’épreuve en elle-même.
Dans ce troisième podcast, nous vous proposons de revenir sur les différents types d’épreuves, dissertation, commentaire, soutenez que, etc ; nous allons rentrer dans le détail de ces types d’exercices par l’exemple, en insistant sur la manière dont vous devez les résoudre et les exposer.
Pour cela, nous recevons une nouvelle fois Michaël Poyet, magistrat administratif, et auteur de l’ouvrage intitulé « Un an d’actualité des libertés et droits fondamentaux », édité chez Lextenso-LGDJ, et enseignant au sein de la Prépa ISP.
Vous l’avez réclamé, le voici : il s’agit du 2ème podcast de la prépa ISP sur les 3 proposés aux candidats du CRFPA 2025.
Je rappelle que le 1er de cette série est toujours disponible sur le site de la prépa ISP dans l’onglet média comme sur toutes les plateformes de diffusion de podcasts.
Et merci de vos gentils commentaires sur les différents réseaux sociaux.
J’en profite pour vous rappeler que vous pouvez gentiment nous aider avec un J’aime ou encore en notant et commentant les podcasts de l’ISP.
Les résultats d’admissibilité du CFRPA 2025 ont été proclamés et, les heureux admissibles, préparent maintenant l’épreuve du GO de libertés fondamentales
Après un premier podcast qui vous a proposé des conseils afin de vous organiser au mieux pendant les semaines restantes de révision et de vous préparer efficacement en amont les révisions du GO, nous allons consacrer ce podcast à ce Grand Oral, au jour de l’épreuve, en lui-même.
Pour cela, nous recevons une nouvelle fois Michaël Poyet, magistrat administratif, et auteur de l’ouvrage intitulé « Un an d’actualité des libertés et droits fondamentaux », édité chez Lextenso-LGDJ, dont la 7ème édition est sortie en librairie en octobre, et enseignant au sein de la Prépa ISP.
Dans l’imaginaire collectif, on pense à des motards en cuir roulant sur leurs Harley-Davidson, libres comme le vent, à des figures de rebelles popularisés par Marlon Brando, Dennis Hopper ou bien encore la série Sons of Anarchy.
Mais derrière le mythe, il y a une réalité plus sombre : des organisations structurées, hiérarchisées, parfois criminelles, implantées dans le monde entier et présentes aussi en France.
Aujourd’hui, nous allons explorer leurs origines, leur organisation, leurs activités, mais aussi la façon dont les autorités tentent de les surveiller et de lutter contre leurs activités criminelles. Pour cela, je reçois Antoine Neufman.
Alors que notre pays amorce le deuxième quart du 21ème siècle, il connaît aujourd’hui une grave crise politique, économique et sociale qui n’a probablement pas encore atteint son apogée. Nos institutions sont très fortement remises en cause et la justice, très logiquement, n’échappe pas à cette forte secousse sociétale, puisque la complexification et la judiciarisation croissante des relations sociales lui ont fait une place toute particulière dans la régulation des rapports sociaux. Dans le même temps, et notamment à la faveur du développement supersonique des réseaux sociaux, l’office du magistrat alimente un débat qui excède désormais la seule discussion d’experts juridiques pour devenir un réel sujet sociétal. Le magistrat endosse en réalité toutes les attentes d’une réelle Justice de la part de ses concitoyens, alors que, pourtant son rôle et sa figure sont de plus en plus contestés, comme en témoigne l’agitation de l’étendard du laxisme judiciaire, la dénonciation d’une justice trop lente, trop chère, pas assez performante et déconnectée de la réalité. La combinaison de ces principales critiques a produit au cours des deux dernières décennies une pression considérable sur les magistrats judiciaires comme administratifs et a conduit à une mutation incontestable de leurs offices dans tous les secteurs où ils interviennent. Mais, en réalité, loin d’être axée sur un objectif d’efficacité fondé notamment sur la spécialisation liée à la complexification des contentieux, la transformation de l’office du magistrat obéit à une recherche de la déjudiciarisation coûte que coûte. C’est en tous le cas le constat fait par l’association A.M.O.U.R de la Justice et la trame de son dernier ouvrage « la transformation de l’office du magistrat » écrit par une dizaine de ses membres.
Ce podcast original au regard de notre ligne éditoriale habituelle ne justifie naturellement dans la perspective de la prochaine proclamation des résultats d’admissibilité du CFRPA 2025.
Souvent l’on aborde des sujets transversaux de culture générale, de culture judiciaire et de culture juridique intéressant les candidats de différents concours. Il n’en va pas autrement pour le présent podcast, mais il est vrai qu’il aura essentiellement pour objet les droits et libertés fondamentaux qui sont au cœur du Grand Oral du CRFPA.
Les élèves de la Prépa CRFPA de l’ISP ont déjà eu des cours de méthode, de fond, avec mise en œuvre d’exercices, ils ont le poly, bientôt les simulations.
Mais nous voulions aussi dans le cadre des podcasts de l’ISP offrir des conseils à tout le monde, même à ceux qui ne sont pas nos élèves, même à ceux qui passent d’autres concours qui interrogent les libertés fondamentales.
Dans cette perspective, nous recevons Michaël Poyet, magistrat administratif, et auteur d’un ouvrage intitulé « Un an d’actualité des libertés et droits fondamentaux », édité chez Lextenso-LGDJ, et dont la 7ème édition vient de sortir en librairie. Michaël POYET est également pour notre plus grand plaisir et celui de nos élèves, enseignant au sein de la Prépa ISP.
Avec lui nous allons réaliser 3 podcasts que nous diffuserons progressivement dans les semaines qui viennent.
Pour le premier, il s’agit de s’interroger sur la manière d’aborder au mieux les quelques semaines restantes de révision en évitant de se disperser dans tous les sens.
La question peut surprendre tant il paraît difficile de répondre, en bon républicain, par la négative. Le droit pénal se doit d’être humaniste, c’est-à-dire qu’il doit voir l’homme derrière le délinquant, sa personnalité, ses perspectives de réinsertion et déterminer des mesures de sûreté qui lui permettront de reprendre une place dans la société qui sera ainsi protégée de la récidive. S’y opposer, ce serait se faire le défenseur des châtiments corporels et du bagne.
Pourtant, nous allons le voir, les choses sont sans doute plus nuancées que cela. Un auteur incarne cet humanisme pénal : c’est Marc Ancel, auteur, en 1954, de La défense sociale nouvelle (Un mouvement de politique criminelle humaniste). On comprend alors que le sens de la question, « Le droit pénal doit-il être humaniste ? ». Une question qui se veut volontairement provocatrice, une question est l’occasion de retracer l’évolution des écoles de pensées qui ont contribué à la naissance d’un droit pénal humaniste et de s’interroger sur la pertinence et l’efficacité de celui-ci.
Ce débat va également nous conduire à nous interroger sur la législation pénale récente, sur le droit pénal des mineurs, sur le sens des peines de prisons, sur la pertinence des peines planchers ou peines minimales, etc.
Pour répondre à ces questions, j’ai le plaisir de recevoir Morgane DAURY-FAUVEAU, Professeur de droit privé et j’ai le plaisir de l’annoncer désormais professeur de droit pénal au sein de la Prépa ISP.
























Beaucoup de positions très orientées sous un vernis d'impartialité. Très déçue par la qualité de cet épisode.