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La Maison de la Poésie
La Maison de la Poésie
Author: Maison de la Poésie Paris
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Description
La Maison de la Poésie de Paris est une scène de lectures, de rencontres et de création dédiée à la voix des poètes et des écrivains. Elle s'adresse aussi bien à ceux qui ont toujours un livre en poche qu'à ceux qui découvriront le texte porté autrement, par la scène, la voix, la musique, l'image...
752 Episodes
Reverse
Par l’auteur & Mathieu Amalric
Imaginez un immeuble sur le toit duquel on décide de créer un jardin, un petit paradis où enfin on aurait réglé la question solitude. « Je manque cruellement d’un jardin. Et pourquoi pas suspendu ? On y installerait des palissades. Tout autour du toit. C’est mieux si on fait la fête. Le haut de l’immeuble est plat, comme les buildings de Manhattan, ça tombe bien. On sème juste du gazon. Une prairie et basta – là, on respire. »
Love Supreme est une exploration burlesque et radicale qui passe par diverses rencontres toutes plus désopilantes et intrigantes les unes que les autres, jusqu’à celle d’un amour ultime, suprême. Un philosophe allemand volubile et passionné de varappe, une psychanalyste revêche, une jeune comédienne qui rêve de monter La Mouette de Tchekov, un noble extravagant passionné de chasse à courre… Le narrateur bricole un roman de survie et d’amour, un conte moderne « qui finit bien », une utopie ultra contemporaine pour un « paradis mode d’emploi ».
À lire – Olivier Cadiot, Love supreme, P.O.L., 2026
Lecture par Abd al Malik & Stanislas Nordey
Rencontre avec Guillaume Fau, Gérard Nguyen Van Khan & Briec Philippon animée par Selma Laghmara
Histoires de Samora Mâchel n’est pas un livre comme les autres. C’est un volume légendaire annoncé dès les années 1980. Pierre Guyotat, ce moderne radical, continua d’y travailler pendant des décennies, poursuivant son aventure dans la langue, ce français qui rassemble tous les français dont il est l’instigateur. Voici ce texte désormais publié et présenté ici par les éditeurs, Guillaume Fau, directeur du département des Manuscrits de la Bibliothèque nationale de France et exécuteur testamentaire de Pierre Guyotat, Gérard Nguyen Van Khan, auteur du premier travail de recherche en 1973, et Briec Philippon, préparateur de copie de l’auteur, dans un dialogue mené par Selma Laghmara, chercheuse et coordinatrice de l’Association Pierre Guyotat. Ce dialogue sera accompagné de lectures exceptionnelles par deux complices de Pierre Guyotat – Abd al Malik et Stanislas Nordey.
Soirée proposée par l’Association Pierre Guyotat, présidée par Donatien Grau
Photo : Pierre Guyotat ©BnF, Manuscrits, fonds Guyotat
À lire – Pierre Guyotat, Histoires de Samora Mâchel, Gallimard, 2026
Entretien mené par Sylvie Tanette
Interprète : Marina Heide
Ils avaient quinze ans et déjà le monde leur avait retiré ses promesses. Ivor, Marco, Arjan, Jonas ; une fraternité forgée dans la poussière des terrains vagues, dans la fumée des halls d’immeubles. Ensemble ils défiaient les règles du jeu. La rue comme royaume, la nuit comme frontière, et le langage comme arme. La rage de vivre se heurte rapidement au désenchantement, mais dans son sillon pulsent, des instants fugaces d’amour, d’humour et de poésie.
tah l’époque porte la rumeur de la ville, le heurt des langues, la violence et la tendresse. C’est l’histoire d’une jeunesse sans abri, et d’un écrivain qui, à dix-neuf ans, sait déjà que la beauté et la douleur ont le même visage.
Une plongée inédite au cœur d’une jeunesse sauvage et désenchantée et la naissance d’un talent littéraire exceptionnel.
À lire – Oliver Lovrenski, tah l’époque, traduit du norvégien par Marina Heide, Actes Sud, 2026
Entretien mené par Sylvie Tanette
Malaisie, fin des années 1990. À la mort de son grand-père, le jeune Jay se rend dans le sud du pays avec sa famille pour passer l’été dans la propriété dont ils viennent d’hériter : une ferme autrefois florissante, qu’ils retrouvent délabrée. Les arbres sont malades, les sols appauvris par la sécheresse, les récoltes misérables. Malgré tout, le père de Jay l’envoie travailler dans les vergers, notamment aux côtés de Chuan, le fils du gérant du domaine.
Le temps d’une saison brûlante, au rythme des baignades et des virées en scooter, l’attirance entre les deux garçons ne cesse de croître, tandis que, dans cette ferme isolée, l’équilibre familial menace de vaciller. Secrets et regrets ressurgissent alors que, comme la terre, tous subissent, impuissants, le passage du temps.
Un livre éblouissant de grâce et de poésie sur la naissance du désir, l’attachement à une terre, et ce dont nous héritons – parfois malgré nous.
À lire – Tash Aw, Le Sud, traduit de l’anglais par Johan-Frédérik Hel Guedj, Flammarion, 2026
Entretien mené par Raphaëlle Leyris
Le grain de beauté est un récit autobiographique de la vie avec l’être aimé disparu. Après la mort de son mari Benoît, Mathieu Simonet offre une réflexion sur la notion de deuil et sur ce qui constitue un couple. En écrivant à la demande de son mari, il expose leur relation avec sincérité, y compris ses zones d’ombre et l’évolution de leur intimité. Son enquête dans le passé de Benoît met en lumière tout ce qu’il ignorait encore de lui. Le récit devient une méditation sur l’amour, la mémoire et le mystère qui subsiste en chacun.
À lire – Mathieu Simonet, Le grain de beauté, Philippe Rey, 2026
Entretien mené par Valérie Marin La Meslée
Dans une ville côtière abandonnée, loin du climat insurrectionnel de la capitale, un fonctionnaire haïtien fait l’inventaire d’une bibliothèque léguée à l’État, une collection d’ouvrages célébrant les grands esprits qui ont marqué l’histoire.
Écrivant à son oncle, qui lui a servi de père et de mentor, le jeune homme voit se mêler à sa lettre les récits de voix entrées par effraction. Celles de Macho, gérant de l’unique bar du bord de mer dépeuplé, de Manie, petite bossue au destin tragique, ou encore d’Ayan, condisciple de classe avide de vengeance.
Tous réclament leur droit à ne pas être oubliés. Les vies des humbles ne sont-elles pas, elles aussi, dignes d’être racontées ?
À lire – Lyonel Trouillot, Bréviaire des anonymes, Actes Sud, 2026
Entretien mené par Sophie Joubert
Anne Serre est arrivée à Paris à dix-sept ans en 1977 pour y faire ses études. C’est à ce moment-là qu’elle a commencé à écrire et à tenir ses carnets.
2002, date à laquelle débutent les carnets aujourd’hui publiés, a constitué une année charnière pour Anne Serre : elle sort alors d’un certain retrait pour s’exposer davantage en publiant chez des éditeurs plus importants, comme le Mercure de France. Ces notes n’ont pas été retouchées : des bribes de rêves, le bref récit de détails lus, vus ou entendus, qui l’ont particulièrement frappée, des observations à propos de films, des questions, des perceptions… qui concernent souvent l’art et la littérature, mais bien autant l’existence, et en particulier le rapport à autrui.
À lire – Anne Serre, Rêve cette nuit. Carnets, 2002-2024, Verdier, 2026 – Sous les arbres, une prairie, Verdier poche, 2026
Par Joanna Dunis
Cycle proposé par Séverine Daucourt
Le Labo Poétique, c’est l’envie de faire circuler la poésie, de l’ouvrir, de la découvrir dans ce qu’elle a de plus contemporain, de plus varié, de plus libre. Un espace de création et de transmission,
où la poésie ne cherche pas à être comprise, mais vécue. Un moment de poésie vivante.
L’invitée de cette quatrième session est Joanna Dunis, pour son livre Les Grottes – Excavating Insanity. Elle y explore, dans une écriture bilingue dense et introspective, notre capacité à résister aux tempêtes, aux épreuves, aux agressions, aux catastrophes intérieures et sociales, tout en interrogeant la frontière entre réalité et délire.
En amont de la lecture, un atelier animé par Séverine Daucourt, autrice et poétesse, permettra à douze personnes de travailler à partir de textes de l’invité·e pour entrer dans son œuvre, tout en y confrontant leurs propres voix.
À lire – Joanna Dunis, Les Grottes – Excavating Insanity, Le Castor Astral, 2025
Avec Axelle Jah Njiké & Nina Leger
Lecture par Marie-Sohna Condé
Entretien mené par Eva Sauphie
Imaginé par Axelle Jah Njiké, autrice afropéenne et militante féministe païenne, (OUiiii) propose de découvrir des textes de la littérature érotique écrits par des femmes autrices d’hier et d’aujourd’hui.
Invitant le temps d’une soirée une autrice à une discussion sur le désir et le plaisir féminin, la sexualité et l’intimité, ce cycle littéraire féministe et érotique convie le public à découvrir des œuvres pornographiques et érotiques que toute lectrice (jeune ou moins jeune, féministe ou pas) devrait avoir lu.
À chaque édition, une sélection renouvelée subjective et non-exhaustive de textes cultivant la multiplicité des voix et des expériences sera proposée, afin de mettre en lumière l’agentivité des femmes dans ce domaine et en quoi les récits qu’elles ont produits peuvent contribuer à forger l’imaginaire érotique de toute une chacune.
Pour cette quatrième édition du cycle, Axelle Jah Njiké sera en conversation avec l’historienne de l’art et écrivaine Nina Leger, autrice de l’ouvrage Mise en pièces, récit intriguant d’une héroïne qui collectionne des images de sexes d’hommes dans un « palais de mémoire ». Publié en 2017 aux Éditions Gallimard, Mise en pièces a été récompensé par le prix Anaïs Nin et par le prix de la Vocation, et traduit au Royaume-Uni en 2019 et aux Pays-Bas en 2025.
À lire – Axelle Jah Njiké, Journal intime d’une féministe (noire), Au Diable Vauvert, 2022 – Collectif, sous la dir. de Léonora Miano, Volcaniques : une anthologie du plaisir, Mémoire d’Encrier, 2015 – Nina Leger, Mise en pièces, éd. Gallimard, 2017 – Antipolis, éd. Gallimard, 2022 – Mémoires sauvées de l’eau, éd. Gallimard, 2024
Entretien mené par Marie-Madeleine Rigopoulos
« Soudain, le vide se fit en lui. Son petit corps se contracta tout entier, il trembla ; et, à cette minute, il sut qu’il serait toujours seul. Une terrible angoisse lui remonta par le bas du ventre. Il aperçut à contre-jour la gueule de Cahill, la mort lui parut proche, toute proche ! Sur sa joue, il sentit le soleil, son harmonie mortelle, sa beauté. Il eut envie de pleurer. Alors, les visages des soldats, des garçons vachers qui faisaient cercle autour de lui, s’évaporèrent dans le néant. Sa main se faufila jusqu’à l’arme, et il tira. »
À lire – Éric Vuillard, Les Orphelins. Une histoire de Billy the Kid, Actes Sud, 2026
Lecture par l’auteur & Hortense Girard
Entretien mené par Marie-Madeleine Rigopoulos
« Elizabeth va très bien. » Quatre mots inscrits sur un cahier par un infirmier. Quelques heures plus tard, Elizabeth est retrouvée morte dans son salon. Lorsque son fils apprend la nouvelle et revient sur les lieux maternels, des éléments inquiétants surgissent : des documents médicaux, une plainte pour harcèlement, des appels à l’aide. Qu’est-il arrivé à Elizabeth ?
Écrire le livre d’une mère, qu’on ne voit plus depuis tant d’années, après sa mort dans des circonstances troublantes, c’est le défi littéraire de Julien Dufresne-Lamy dans ce livre bouleversant qui révèle aussi le regard d’un fils qui n’a pas su, pas pu voir la violence subie par cette femme, abimée et effacée comme tant d’autres.
À lire – Julien Dufresne-Lamy, Elizabeth va très bien, éd. J.C. Lattès, 2026
La vie à la lisière. Être ukrainien aujourd’hui
En dialogue avec Florence Aubenas
De quelles manières la guerre affecte-t-elle les catégories les plus fondamentales de l’existence – le rapport au temps, à l’espace, au foyer ou à la mort ? En quoi fait-elle aussi émerger de nouvelles notions, comme « l’après-vie », celle d’une personne qui a tout perdu ?
À partir de leurs allers-retours dans les zones de combat dévastées, de leurs observations et de leurs rencontres, des histoires qu’on s’y raconte, Tetyana Ogarkova et Volodymyr Yermolenko s’attachent à comprendre et à transmettre les enseignements de la vie à la lisière, « cet endroit où la vie se bat avec acharnement pour se défendre et défendre chaque millimètre lui appartenant ».
Dans le cadre de la Saison culturelle ukrainienne en France, intitulée « Le voyage en Ukraine »
À lire – Tetyana Ogarkova & Volodymyr Yermolenko, La vie à la lisière. Être ukrainien aujourd’hui, Gallimard, 2026
Entretien mené par Marie-Madeleine Rigopoulos
La ferme est isolée de tous. C’est le royaume du père qui donne libre cours à sa violence. Gilles, le fils, est celui qui devra tenir la ferme. Claire, la sœur qui n’est pas concernée par cette décision, prend la tangente au fil des années grâce aux études.
Hors champ traverse cinquante ans. Dix tableaux, dix morceaux de temps ; le lecteur y pénètre tantôt avec Claire, tantôt avec Gilles, découvrant leurs portraits, celui des parents et des autres – au bout du monde où ils se tiennent encordés, impuissants.
À lire – Marie-Hélène Lafon, Hors champ, Buchet-Chastel, 2026
Lecture par Mathieu Amalric
Rencontre avec Philippe Lançon & Olivier Le Lay
Entretien mené par Christine Lecerf
Sur quatre générations, Les Buddenbrook raconte la grandeur et la décadence d’une famille de riches négociants allemands installés à Lübeck. Fondée par Johann, le légendaire aïeul incarnant bon sens et solidité, la maison Buddenbrook subit l’épreuve du temps au gré des legs aux héritiers, des décisions malavisées et des coups du sort. Les descendants Buddenbrook vont devoir apprendre à vivre, tiraillés entre le poids de l’héritage et la tentation d’un destin personnel.
Publié en 1901 alors que Thomas Mann est âgé d’à peine 26 ans, Les Buddenbrook a rapidement été un best-seller avant de devenir un classique de la littérature mondiale qui vaudra à son auteur l’obtention du prix Nobel en 1929. La nouvelle traduction d’Olivier Le Lay en fait entendre toute la force romanesque et la puissance humoristique.
Soirée en partenariat avec le Goethe-Institut Paris
À lire – Thomas Mann, Les Buddenbrook, trad. de l’allemand par Olivier Le Lay, Gallimard, 2026
Entretien mené par Oriane Jeancourt Galignani
Interprète : Marguerite Capelle
Lorsque ce roman s’ouvre, M. se trouve dans un train en partance pour un festival littéraire à l’étranger. Pourtant elle sait déjà ce qui l’attend : le public la laissera parler de ses livres et patientera jusqu’à ce que, décemment, il puisse l’interroger sur le pays d’où elle vient – pays qui, quelques années plus tôt, a déclaré la guerre à son voisin.
M. se sent coupée de sa vie : elle est aujourd’hui une émigrée zélée qui s’applique à se créer un quotidien dans le pays qui l’a accueillie. Surtout, M. est coupée de sa langue, dans laquelle ont été écrits ses livres, celle dont elle veut, aujourd’hui, se détacher. Soudain une grève des chemins de fer chamboule le programme : le voyage s’achève dans une petite ville perdue où M. ne connaît personne et son téléphone portable est déchargé. Et si, comme par magie, elle disparaissait ?L’Art de disparaître est un grand roman sur l’exil, la perte de repère et le réenchantement du quotidien par l’écriture.
À lire – Maria Stepanova, L’art de disparaître, Stock, 2026
Entretien mené par Marie-Madeleine Rigopoulos
Milieu des années 1960, au cours d’un été caniculaire en Toscane, l’harmonie tranquille d’une famille française est bouleversée par un événement inattendu. En trois jours, ce sont plusieurs vies qui basculent. La stupeur impose aussitôt le secret. Celui-ci sera longtemps gardé. Jusqu’à ce qu’un écrivain, héritier de cette histoire, parte de nos jours en quête de la vérité.
Mêlant suspense et sensualité, Une pension en Italie est un roman solaire sur le prix à payer pour être soi, en écho à Sur la route de Madison et Chambre avec vue.
À lire – Philippe Besson, Une pension en Italie, Julliard, 2026
Bulle poétique mensuelle
Avec Héloïse Brézillon, Philippe Savet & Luz Volckmann
Un dimanche par mois, durant une heure, Chloé Delaume vous présente ses coups de cœur poétiques. Pour cette première session, Luz Volckmann, Philippe Savet et Héloïse Brézillon seront sur scène pour des lectures. Chloé Delaume proposera également une sélection de textes récemment parus, lus par elle-même.
À lire
– Chloé Delaume, Ils appellent ça l’amour, Seuil, 2025 ; Par 64 fois j’y ai cru, éditions de l’Ogre, 2025
– Héloïse Brézillon, Period², Cambourakis, 2025
– Philippe Savet, Mille millilitres de Ganymède, éd. Nouvel Attila, 2026
– Luz Volckmann, Aller la rivière, Blast, 2021
Avec Sabine Huynh
Lecture par Dominique Reymond
Entretien mené par Francesca Isidori
Figure majeure de la poésie américaine, Anne Sexton est l’autrice d’une œuvre poétique composée de plus d’une dizaine de recueils précurseurs. Ses poèmes explorent des thèmes aussi divers que l’enfermement psychiatrique, la féminité et le corps, le désir, l’enfantement, la famille, l’amour, l’écriture…
Depuis 2022, les éditions des femmes-Antoinette Fouque ont entrepris de faire découvrir son œuvre, injustement méconnue du grand public jusque-là avec la parution de Tu vis ou tu meurs (2022) et Transformations (2023) et Folie, fureur et ferveur en 2025.
À lire – Anne Sexton, Folie, fureur et ferveur, Œuvres poétiques (1972-1975), trad. de l’anglais (États-Unis) par Sabine Huynh, éd. des femmes-Antoinette Fouque, 2025
Lecture par Aurore Clément
Entretien mené par Marie-Madeleine Rigopoulos
Insula (île, en latin), c’est d’abord le nom d’un jeu clandestin de réalité augmentée d’un nouveau genre : il suffit d’ingérer une pilule stupéfiante et illégale pour accéder à la simulation. Théo, le narrateur, en apprend l’existence lors d’une fête queer, au sommet d’un immeuble désaffecté du centre de Londres. Mais il doit tout interrompre pour se rendre au chevet de son père mourant, dans un hôpital parisien. C’est le moment du dernier souffle et des derniers aveux. Le mot insula revient, cette fois dans la bouche des médecins, pour désigner une partie flottante du cerveau ravagée par la maladie, comme une île qu’on a dans la tête.
Dystopie, histoire d’amour et de fantômes, enquête et cauchemar, Insula est un portail entre plusieurs dimensions, le vrai et le faux, le réel et le digital, la vie et la mort.
À lire – Théo Casciani, Insula, P.O.L., 2026
Entretien mené par Sophie Joubert
Dans un hameau au cœur de collines couvertes de forêts, de champs et de routes, Emily vit avec sa chienne Loyse dans la maison héritée de sa grand-mère. C’est là qu’elle a grandi, quand son père est parti fonder une nouvelle famille. Elle y mène une existence en marge, rythmée par les promenades rituelles, les baignades à l’étang, le travail chez Aude dans la ferme voisine. Un jour, des lettres arrivent, lui signifiant la mise en vente imminente de la maison….
Une quête qui mène Emily à renouer avec sa demi-sœur Anna, dans laquelle chiennes, hirondelles, abeilles et champs de chanvres l’accompagnent au même plan que les autres personnages.
À lire – Pauline Peyrade, Les habitantes, Les Éditions de Minuit, 2026
























Ce texte est carrément l'antithèse de Faim !