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La Maison de la Poésie
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La Maison de la Poésie

Author: Maison de la Poésie Paris

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Description

La Maison de la Poésie de Paris est une scène de lectures, de rencontres et de création dédiée à la voix des poètes et des écrivains. Elle s'adresse aussi bien à ceux qui ont toujours un livre en poche qu'à ceux qui découvriront le texte porté autrement, par la scène, la voix, la musique, l'image...
743 Episodes
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Entretien mené par Marie-Madeleine Rigopoulos « Soudain, le vide se fit en lui. Son petit corps se contracta tout entier, il trembla ; et, à cette minute, il sut qu’il serait toujours seul. Une terrible angoisse lui remonta par le bas du ventre. Il aperçut à contre-jour la gueule de Cahill, la mort lui parut proche, toute proche ! Sur sa joue, il sentit le soleil, son harmonie mortelle, sa beauté. Il eut envie de pleurer. Alors, les visages des soldats, des garçons vachers qui faisaient cercle autour de lui, s’évaporèrent dans le néant. Sa main se faufila jusqu’à l’arme, et il tira. » À lire – Éric Vuillard, Les Orphelins. Une histoire de Billy the Kid, Actes Sud, 2026
Lecture par l’auteur & Hortense Girard Entretien mené par Marie-Madeleine Rigopoulos « Elizabeth va très bien. » Quatre mots inscrits sur un cahier par un infirmier. Quelques heures plus tard, Elizabeth est retrouvée morte dans son salon. Lorsque son fils apprend la nouvelle et revient sur les lieux maternels, des éléments inquiétants surgissent : des documents médicaux, une plainte pour harcèlement, des appels à l’aide. Qu’est-il arrivé à Elizabeth ? Écrire le livre d’une mère, qu’on ne voit plus depuis tant d’années, après sa mort dans des circonstances troublantes, c’est le défi littéraire de Julien Dufresne-Lamy dans ce livre bouleversant qui révèle aussi le regard d’un fils qui n’a pas su, pas pu voir la violence subie par cette femme, abimée et effacée comme tant d’autres. À lire – Julien Dufresne-Lamy, Elizabeth va très bien, éd. J.C. Lattès, 2026
La vie à la lisière. Être ukrainien aujourd’hui En dialogue avec Florence Aubenas De quelles manières la guerre affecte-t-elle les catégories les plus fondamentales de l’existence – le rapport au temps, à l’espace, au foyer ou à la mort ? En quoi fait-elle aussi émerger de nouvelles notions, comme « l’après-vie », celle d’une personne qui a tout perdu ? À partir de leurs allers-retours dans les zones de combat dévastées, de leurs observations et de leurs rencontres, des histoires qu’on s’y raconte, Tetyana Ogarkova et Volodymyr Yermolenko s’attachent à comprendre et à transmettre les enseignements de la vie à la lisière, « cet endroit où la vie se bat avec acharnement pour se défendre et défendre chaque millimètre lui appartenant ». Dans le cadre de la Saison culturelle ukrainienne en France, intitulée « Le voyage en Ukraine » À lire – Tetyana Ogarkova & Volodymyr Yermolenko, La vie à la lisière. Être ukrainien aujourd’hui, Gallimard, 2026
Entretien mené par Marie-Madeleine Rigopoulos La ferme est isolée de tous. C’est le royaume du père qui donne libre cours à sa violence. Gilles, le fils, est celui qui devra tenir la ferme. Claire, la sœur qui n’est pas concernée par cette décision, prend la tangente au fil des années grâce aux études. Hors champ traverse cinquante ans. Dix tableaux, dix morceaux de temps ; le lecteur y pénètre tantôt avec Claire, tantôt avec Gilles, découvrant leurs portraits, celui des parents et des autres – au bout du monde où ils se tiennent encordés, impuissants. À lire – Marie-Hélène Lafon, Hors champ, Buchet-Chastel, 2026
Lecture par Mathieu Amalric Rencontre avec Philippe Lançon & Olivier Le Lay Entretien mené par Christine Lecerf Sur quatre générations, Les Buddenbrook raconte la grandeur et la décadence d’une famille de riches négociants allemands installés à Lübeck. Fondée par Johann, le légendaire aïeul incarnant bon sens et solidité, la maison Buddenbrook subit l’épreuve du temps au gré des legs aux héritiers, des décisions malavisées et des coups du sort. Les descendants Buddenbrook vont devoir apprendre à vivre, tiraillés entre le poids de l’héritage et la tentation d’un destin personnel. Publié en 1901 alors que Thomas Mann est âgé d’à peine 26 ans, Les Buddenbrook a rapidement été un best-seller avant de devenir un classique de la littérature mondiale qui vaudra à son auteur l’obtention du prix Nobel en 1929. La nouvelle traduction d’Olivier Le Lay en fait entendre toute la force romanesque et la puissance humoristique. Soirée en partenariat avec le Goethe-Institut Paris À lire – Thomas Mann, Les Buddenbrook, trad. de l’allemand par Olivier Le Lay, Gallimard, 2026
Entretien mené par Oriane Jeancourt Galignani Interprète : Marguerite Capelle Lorsque ce roman s’ouvre, M. se trouve dans un train en partance pour un festival littéraire à l’étranger. Pourtant elle sait déjà ce qui l’attend : le public la laissera parler de ses livres et patientera jusqu’à ce que, décemment, il puisse l’interroger sur le pays d’où elle vient – pays qui, quelques années plus tôt, a déclaré la guerre à son voisin. M. se sent coupée de sa vie : elle est aujourd’hui une émigrée zélée qui s’applique à se créer un quotidien dans le pays qui l’a accueillie. Surtout, M. est coupée de sa langue, dans laquelle ont été écrits ses livres, celle dont elle veut, aujourd’hui, se détacher. Soudain une grève des chemins de fer chamboule le programme : le voyage s’achève dans une petite ville perdue où M. ne connaît personne et son téléphone portable est déchargé. Et si, comme par magie, elle disparaissait ?L’Art de disparaître est un grand roman sur l’exil, la perte de repère et le réenchantement du quotidien par l’écriture. À lire – Maria Stepanova, L’art de disparaître, Stock, 2026
Entretien mené par Marie-Madeleine Rigopoulos Milieu des années 1960, au cours d’un été caniculaire en Toscane, l’harmonie tranquille d’une famille française est bouleversée par un événement inattendu. En trois jours, ce sont plusieurs vies qui basculent. La stupeur impose aussitôt le secret. Celui-ci sera longtemps gardé. Jusqu’à ce qu’un écrivain, héritier de cette histoire, parte de nos jours en quête de la vérité. Mêlant suspense et sensualité, Une pension en Italie est un roman solaire sur le prix à payer pour être soi, en écho à Sur la route de Madison et Chambre avec vue. À lire – Philippe Besson, Une pension en Italie, Julliard, 2026
Chloé Delaume présente…

Chloé Delaume présente…

2026-02-2301:19:43

Bulle poétique mensuelle Avec Héloïse Brézillon, Philippe Savet & Luz Volckmann Un dimanche par mois, durant une heure, Chloé Delaume vous présente ses coups de cœur poétiques. Pour cette première session, Luz Volckmann, Philippe Savet et Héloïse Brézillon seront sur scène pour des lectures. Chloé Delaume proposera également une sélection de textes récemment parus, lus par elle-même. À lire – Chloé Delaume, Ils appellent ça l’amour, Seuil, 2025 ; Par 64 fois j’y ai cru, éditions de l’Ogre, 2025 – Héloïse Brézillon, Period², Cambourakis, 2025 – Philippe Savet, Mille millilitres de Ganymède, éd. Nouvel Attila, 2026 – Luz Volckmann, Aller la rivière, Blast, 2021
Avec Sabine Huynh Lecture par Dominique Reymond Entretien mené par Francesca Isidori Figure majeure de la poésie américaine, Anne Sexton est l’autrice d’une œuvre poétique composée de plus d’une dizaine de recueils précurseurs. Ses poèmes explorent des thèmes aussi divers que l’enfermement psychiatrique, la féminité et le corps, le désir, l’enfantement, la famille, l’amour, l’écriture… Depuis 2022, les éditions des femmes-Antoinette Fouque ont entrepris de faire découvrir son œuvre, injustement méconnue du grand public jusque-là avec la parution de Tu vis ou tu meurs (2022) et Transformations (2023) et Folie, fureur et ferveur en 2025. À lire – Anne Sexton, Folie, fureur et ferveur, Œuvres poétiques (1972-1975), trad. de l’anglais (États-Unis) par Sabine Huynh, éd. des femmes-Antoinette Fouque, 2025
Théo Casciani – Insula

Théo Casciani – Insula

2026-02-2301:02:44

Lecture par Aurore Clément Entretien mené par Marie-Madeleine Rigopoulos Insula (île, en latin), c’est d’abord le nom d’un jeu clandestin de réalité augmentée d’un nouveau genre : il suffit d’ingérer une pilule stupéfiante et illégale pour accéder à la simulation. Théo, le narrateur, en apprend l’existence lors d’une fête queer, au sommet d’un immeuble désaffecté du centre de Londres. Mais il doit tout interrompre pour se rendre au chevet de son père mourant, dans un hôpital parisien. C’est le moment du dernier souffle et des derniers aveux. Le mot insula revient, cette fois dans la bouche des médecins, pour désigner une partie flottante du cerveau ravagée par la maladie, comme une île qu’on a dans la tête. Dystopie, histoire d’amour et de fantômes, enquête et cauchemar, Insula est un portail entre plusieurs dimensions, le vrai et le faux, le réel et le digital, la vie et la mort. À lire – Théo Casciani, Insula, P.O.L., 2026
Entretien mené par Sophie Joubert Dans un hameau au cœur de collines couvertes de forêts, de champs et de routes, Emily vit avec sa chienne Loyse dans la maison héritée de sa grand-mère. C’est là qu’elle a grandi, quand son père est parti fonder une nouvelle famille. Elle y mène une existence en marge, rythmée par les promenades rituelles, les baignades à l’étang, le travail chez Aude dans la ferme voisine. Un jour, des lettres arrivent, lui signifiant la mise en vente imminente de la maison…. Une quête qui mène Emily à renouer avec sa demi-sœur Anna, dans laquelle chiennes, hirondelles, abeilles et champs de chanvres l’accompagnent au même plan que les autres personnages. À lire – Pauline Peyrade, Les habitantes, Les Éditions de Minuit, 2026
Entretien mené par Raphaëlle Leyris “L’enfance, ce chemin de ronces, je m’en suis extirpé avec tant de hâte. Elle réside tout entière, images, goûts, sensations, entre les murs de cet immeuble du 15ème arrondissement de Paris, chez mon père, où j’ai croupi dix ans, du jour de la mort de ma mère à mes quinze ans.” Ouvrir la porte de l’appartement honni. Retracer pièce par pièce les souvenirs de ce qui s’est joué jadis. Puis partir en ayant pris soin de laisser l’enfance là où elle a eu lieu, encagée elle aussi. C’est le rêve, intime et universel, des enfants grandis, que Hugo Lindenberg met en scène dans une langue somptueuse. À lire – Hugo Lindenberg, Les années souterraines, Flammarion, 2026
Entretien mené par Sophie Joubert Collaboration artistique : Maxime Matias Et si l’esprit d’un lieu se révélait moins dans ses monuments que dans les choses les plus évanescentes, ses fleurs, ses odeurs et ses saisons ? À partir de l’herbier d’Ilaria, botaniste vénitienne du XIXe siècle, Ryoko Sekiguchi imagine un roman pour appréhender l’âme végétale de Venise. Guidée par ce double d’un autre temps, elle part à la rencontre de celles qui aujourd’hui défendent une ville irriguée par la nature : « Sans doute étais-je lassée du nombre de romans écrits sur Venise par des hommes qui projetaient sur la ville une image féminine pour mieux la fantasmer. » Ryoko Sekiguchi partagera avec nous ce soir, de toutes sortes de façons, ses fragments d’herbier. À lire – Ryoko Sekiguchi, Venise, millefleurs, P.O.L., 2026
Entretien mené par Marie-Madeleine Rigopoulos « Les gens ne comprennent pas. Ils pensent que j’exagère. Mais en fait, je cherche quelque chose qui a disparu. Quelque chose de pur, de limpide… qui n’existe plus. » Qui est Romane Monnier ? D’elle, il ne reste qu’un téléphone portable. Des notes, des messages, des souvenirs, des enregistrements, autant de traces confiées à un inconnu, un samedi soir dans un bar. À lire – Delphine de Vigan, Je suis Romane Monnier, Gallimard, 2026
Entretien mené par Marie-Madeleine Rigopoulos Interprète : Marguerite Capelle États-Unis, 2011. Le mouvement pour la Parité Mentale est tout-puissant. Les américains l’ont bien intégré : il n’y a pas d’inégalité intellectuelle, tout le monde est intelligent, la discrimination à la bêtise relève du crime de haine. Plus de notes, plus d’examens, et les entretiens d’embauche sont strictement encadrés. Les écoliers peuvent être renvoyés s’ils utilisent le « S-word » (Stupide). Professeur d’anglais à l’université, Pearson ne l’entend pas de cette oreille. Dans sa salle de cours, elle assiste impuissante à l’inexorable nivellement par le bas de ses étudiants. Heureusement, il lui reste sa meilleure amie Emory pour évoquer ce sujet désormais socialement tabou. Les deux femmes se connaissent depuis l’adolescence, la confiance entre elles est totale. Ou du moins Pearson le croyait-elle… À lire – Lionel Shriver, Hystérie collective, trad. de l’anglais par Catherine Gibert, Belfond, 2026
Avec Katia Bouchoueva, Séverine Daucourt, Hortense et Laure Gauthier, A.C. Hello, Sophie Loizeau, Virginie Poitrasson, Marina Skalova, Maud Thiria, Véronique Vassiliou & Isabelle Zribi Rencontre proposée et animée par Alice de Brancion & Fabrice Thumerel Un vers (« Ce que les femmes font à la poésie ») et une assertion (la « langue / introuvable » qui serait celle des femmes) de Liliane Giraudon dans Polyphonie Penthésilée (P.O.L, 2022) constituent une pierre de touche pour ouvrir le débat : peut-on dire « les » femmes, « la » poésie ? N’est-il pas préférable de se demander ce que font les femmes dans la poésie ? La binarité sociolinguistique permet-elle de saisir la spécificité d’une langue poétique ? La poétique prévaut-elle sur la politique, puisque transcendant toute assignation identitaire ? Un #MeToo de la poésie a-t-il déjà eu lieu ou doit-il avoir lieu ? Ce mouvement peut-il se définir comme un « activisme de hashtag » (Elsa Boyer) ? Telles sont, entre autres, les questions que pose ce volume collectif qui vise à donner un aperçu de la création actuelle au féminin. À lire – Collectif, dir. par Fabrice Thumerel, Ce que les femmes font à la poésie, LansKine, 2025 – Laure Gauthier et Anne-Christine Royère dir., Vocalités contemporaines. La voix entre poésie et musique (1947-2024), Presses Universitaires de Rennes, 2025
Lecture par Marie Constant Entretien mené par Sophie Joubert « Le 22 février 1947, par temps d’orage, il arriva en train à Brême. C’est ce qu’il crut du moins. » Pendant les grands procès visant à éradiquer le nazisme dans la vie publique allemande, Jacob Lenz, avocat et capitaine de l’US army est convoqué par l’un de ces tribunaux afin de juger une affaire hors du commun. Des oiseaux parleurs – des mainates – nichant dans une forêt des environs, ont appris à chanter des hymnes nazis et les transmettent à leur descendance. Quel sort doit-on leur réserver ? Est-il, en quelque sorte, leur avocat ? À lire – Jean-Yves Jouannais, Une forêt, Albin Michel, 2026
Entretien mené par Camille Thomine Comment Steve passe-t-il d’une petite ville côtière de France à Raqqa, au cœur de la boucherie syrienne ? On ne sait pas bien. Comme on ne sait pas, on raconte. On se lance dans une sorte d’enquête amicale trois décennies durant. Sur la frise de sa vie, on détermine un moment zéro. Les déconvenues scolaires. Les harcèlements divers. L’envie non consommée de plastiquer le collège. L’envie de faire le bien. Et à chacun de ces moments, il y a Mickaël, le petit frère. Ce qui concerne Mickaël concerne Steve, son presque jumeau, et tout est dans le presque. À lire – François Bégaudeau, Désertion, Verticales, 2026
Lecture par Guy Régis Junior Entretien mené par Catherine Fruchon-Toussaint Alors que les adultes, dans la pièce d’à côté, se livrent à la prière et à la sanctification, Barthélémy Guidal, dit Lélé, vit une étape décisive de sa vie sexuelle et littéraire. Il nous raconte les premiers grands bouleversements de son existence, dans un pays d’Haïti livré au dénuement et aux brutaux contrastes de classes. Après une découverte traumatisante de la pornographie (en plein air, dans son quartier natal de Cité Soleil), l’émancipation peut-elle venir de la littérature et de la philosophie ? Lorsqu’une fille qu’il admire lui dit qu’elle ne sortira jamais avec personne parce qu’elle a « trop peur de la mort », il se voue au libertinage, à la quête de possibilités alternatives. À lire – Néhémy Dahomey, L’ordre immuable des choses, Seuil, 2026
Lecture par Laurent Poitrenaux Pour ce nouveau rendez-vous avec le Centre Pompidou, au croisement des arts et de l’actualité éditoriale, Laurent Poitrenaux propose une lecture d’extraits du livre Les marches de Vassily Kandinsky. À la fois plaidoyer pour l’abstraction, récit éclaté d’une vie de peintre éternellement en exil et découverte émerveillée de la puissance de l’art, ce texte autobiographique est écrit dans une prose étincelante, qui fait appel aux sensations et aux impressions les plus primitives. Lecture créée à l’occasion de l’exposition « Kandinsky, La musique des couleurs » à la Philharmonie de Paris, en partenariat avec le Centre Pompidou (jusqu’au 1er février). À lire – Vassily Kandinsky, Les marches, trad. du russe, notes et postface de Catherine Perrel, Verdier, 2025
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Comments (1)

Lamine Faye

Ce texte est carrément l'antithèse de Faim !

Jan 16th
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