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Le Monde selon l'Ifri
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Author: Institut français des relations internationales
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© Institut français des relations internationales
Description
Bienvenue dans « Le monde selon l’Ifri », un podcast de l’Institut français des relations internationales, présenté par Marc Hecker, directeur adjoint de l'Ifri.
Depuis sa création en 1979, l’Ifri (https://www.ifri.org/fr) s’évertue à décrypter le monde. Au fil des décennies, il est devenu l’un des principaux think tanks européens. Chaque année, nous éditons environ 150 publications et organisons autant d’événements qui permettent de mieux appréhender les dynamiques géopolitiques d’aujourd’hui et d’anticiper les tendances de demain.
L’objectif de ce podcast, est de vous donner un aperçu de cette richesse et de transmettre des clés de compréhension du monde dans lequel nous vivons.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
66 Episodes
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Dans ce nouvel épisode du Monde selon l'Ifri, Marc Hecker s'entretient avec Louis Gautier, directeur de la chaire Grands enjeux stratégiques contemporains à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et ancien Secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale, à l'occasion de la parution de son article « De quoi l'IA est-elle militairement le nom ? » dans le numéro d'automne de la revue Politique étrangère. Ensemble, ils explorent comment l'IA et la robotisation redessinent la conduite des conflits armés, marquant l'avènement d'un nouveau « moment 1942 » et l'essor de la guerre centrée sur les données.Un « moment 1942 »En référence au programme Manhattan et au manuscrit de 1942 d'Heisenberg, Louis Gautier voit dans l'IA une rupture aussi globale que celle de la physique nucléaire, faisant planer la menace d'un effacement progressif de la responsabilité humaine dans l'acte de guerre. La comparaison trouve toutefois ses limites sur le plan doctrinal : la dissuasion nucléaire ne s'applique pas telle quelle à l'IA.Vers la guerre centrée sur les donnéesAprès la guerre réseau-centrée (1991) puis centrée sur l'humain (années 2000), le centre de gravité se déplace vers le traitement immédiat de la donnée. L'IA interprète en temps réel les flux des capteurs et des drones pour déclencher une action quasi instantanée — les capacités de ciblage américaines passant de 100 à 1 000, bientôt 5 000 cibles en 24h. L'humain « dans » ou « sur » la boucle devient difficile à maintenir face à des délais de validation réduits à quelques dizaines de secondes, comme à Gaza.Commandement et outil industrielPour échapper à la détection, la décision glisse vers l'échelon tactique. Le contrôle politique et juridique étroit des années 1990-2010 (Irak, Mali) s'effondre sous la vitesse et le volume des cibles. L'industrie doit devenir plus agile pour absorber de forts taux d'attrition.La rivalité des « deux empires »Le Pentagone déploie sa doctrine AI First, plaçant l'IA au cœur du renseignement, des opérations et de la logistique. La Chine investit massivement pour rattraper son retard. Cette guerre de la donnée expose au risque de désinformation et de data poisoning, même si le piratage des réseaux sécurisés reste réservé aux grandes puissances.Les défis de la France et de l'EuropeFace au duopole sino-américain, la France risque le décrochage sans arbitrage clair entre dépenses capacitaires classiques et investissements technologiques (IA, quantique, spatial, cyber). Louis Gautier plaide pour une stratégie du faible au fort, appuyée sur les supercalculateurs et des acteurs comme Mistral AI, plutôt qu'une course à la parité en volume. Il invite à abandonner la logique « un char pour un char » au profit d'effecteurs plus nombreux, légers et automatisés. Reste l'enjeu, non résolu, d'un cloud de défense européen partagé.Suivez l'Ifri sur http://www.ifri.org et sur :• Podcast "Le monde selon l'Ifri" : https://www.ifri.org/fr/podcast-monde-selon-lifri• X : http://twitter.com/IFRI_• LinkedIn : http://www.linkedin.com/company/ifri• Instagram : https://www.instagram.com/ifri_parisHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Longtemps pensée comme un projet de paix fondé sur le droit et le commerce, l'Union européenne fait aujourd'hui l'apprentissage des rapports de force. Guerre en Ukraine, tensions commerciales avec la Chine, dépendances technologiques, incertitudes sur l'engagement américain : les repères de la « mondialisation heureuse » s'effacent, et l'Europe est conduite à repenser sa sécurité comme sa place dans le monde.Dans ce 63e épisode du podcast Le monde selon l'Ifri, Marc Hecker, directeur exécutif de l'Ifri, reçoit Benjamin Haddad, Ministre délégué chargé de l'Europe au Ministère des Affaires étrangères, pour un entretien sur la manière dont l'Union cherche à s'affirmer comme un acteur géopolitique.Au programme de la discussion :le passage d'une Europe normative à une Europe consciente des rapports de force ;la construction d'un pilier européen de défense et l'autonomie stratégique face à la menace russe ;la souveraineté économique, du déficit commercial avec la Chine à la mobilisation de l'épargne européenne ;la souveraineté technologique et spatiale, des ingérences numériques à l'accès autonome à l'espace ;l'élargissement vers l'Ukraine, la Moldavie et les Balkans, et les réformes institutionnelles qu'il suppose.Suivez l'Ifri sur http://www.ifri.org et sur les réseaux sociaux :• Podcast "Le monde selon l'Ifri" : https://www.ifri.org/fr/podcast-monde-selon-lifri• X : http://twitter.com/IFRI_• LinkedIn : http://www.linkedin.com/company/ifri• SoundCloud : https://soundcloud.com/ifri• Instagram : https://www.instagram.com/ifri_paris• Facebook : http://www.facebook.com/Ifri.ParisHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
☀️ REDIFFUSION de l'épisode paru le 10/02/2026- Dans cet entretien, Thomas Gomart, directeur de l'Ifri, présente les thèses de son ouvrage Qui contrôle qui ? Les nouveaux rapports de force mondiaux paru aux éditions Tallandier et défend une approche renouvelée de l'analyse géopolitique.Réincarner l'analyse des rapports de forceS'inscrivant dans la lignée d'historiens comme Pierre Renouvin et Jean-Baptiste Duroselle, Thomas Gomart plaide pour une réintégration de la psychologie des dirigeants dans la compréhension des relations internationales. La stratégie, conçue comme une dialectique des volontés, ne peut se passer de cette dimension humaine. L'auteur privilégie ainsi l'étude de la relation Xi Jinping-Narendra Modi pour illustrer le déplacement du centre de gravité de la mondialisation vers l'Asie.Les États-Unis : vers une forme de kleptocratieThomas Gomart porte un regard critique sur l'évolution du système politique américain sous l'administration Trump, qu'il qualifie de kleptocratie caractérisée par un fonctionnement clanique et l'instrumentalisation de l'appareil d'État à des fins d'enrichissement personnel. Il forge le concept de « Doctrine Don-roe » pour décrire une reconfiguration des alliances où la protection américaine devient conditionnelle et monnayable.L'Europe face à un triple retardSelon le directeur de l'Ifri, l'Union européenne accuse un retard structurel sur trois plans :Commercial et industriel : persistance d'une approche multilatérale alors que ses concurrents pratiquent un nationalisme économique assumé.Militaire : sous-estimation de la transformation de la guerre révélée par le conflit ukrainien et retard technologique.Cognitif et numérique : incompréhension des nouveaux espaces de manœuvre créés par la fusion des sphères médiatique, diplomatique et numériqueLe triptyque : Guerre, Commerce et DésirL'ouvrage s'articule autour de trois dimensions inspirées par Benjamin Constant. Au-delà de la guerre et du commerce, Thomas Gomart souligne l'importance du désir, la capacité à formuler une vision du monde et un horizon politique. Cette dimension immatérielle distingue certains dirigeants (Poutine, Xi Jinping, Modi) et fait défaut à l'Europe. L'opposition entre le GIEC et Fox News illustre la tension contemporaine entre discours scientifique et narratifs médiatiques dans la construction du réel.Silicon Valley et Vatican : deux visions du mondeL'entretien aborde également la montée en puissance de la pensée géopolitique de la Silicon Valley, portée par des figures comme Peter Thiel et Elon Musk. Ces derniers développent une vision post-démocratique mêlant suprématie technologique et références à un catholicisme identitaire. Face à cette influence, le Pape François incarnait une opposition institutionnelle forte, s'appuyant sur le dynamisme du catholicisme du Sud global.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans ce 62e épisode du podcast « Le monde selon l'Ifri », Marc Hecker reçoit Sophia Mahroug, maître de conférences à la Sorbonne Abou Dhabi et auteure d'une thèse doublement primée sur le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), pour répondre à une question devenue centrale en temps de guerre : en Iran, qui tient réellement les leviers du pouvoir ?Loin de l'image d'un « régime des mollahs » piloté depuis une seule main, Sophia Mahroug décrit un système à double détente, où des administrations classiques cohabitent avec un archipel d'organes révolutionnaires directement adossés au Guide suprême. Un régime qui, sous la pression du conflit, fait primer sa survie sur le dogme religieux et confie de plus en plus la conduite de la guerre à ses Gardiens.Au programme :→ La dualité institutionnelle iranienne : présidence, Parlement et diplomatie face à un « archipel » de conseils nommés par le Guide→ La mutation de la fonction de Guide suprême, du charisme religieux de Khomeini à une charge sécuritaire, jusqu'à la succession héréditaire de Mojtaba Khamenei (mars 2026)→ Le maslahat, ou la primauté de la raison d'État : quand l'intérêt du régime l'emporte sur la charia→ L'emprise des Gardiens de la révolution sur l'État, l'économie et la stratégie militaire, tissée par des réseaux de camaraderie plus que par l'idéologie→ Figures et fractures internes du pouvoir et capacité de recomposition d'un régime sans centre uniqueUn épisode pour comprendre qui, en Iran, conduit vraiment la guerre, et pourquoi l'hypothèse d'un effondrement brutal du régime paraît, à ce stade, peu probable.À réécouter également, le premier entretien de Sophia Mahroug dans « Le monde selon l'Ifri » en mars 2026 : Iran : autopsie d'un régime qui bouge encoreSuivez l'Ifri sur http://www.ifri.org et sur les réseaux sociaux :• Podcast "Le monde selon l'Ifri" : https://www.ifri.org/fr/podcast-monde-selon-lifri• X : http://twitter.com/IFRI_• LinkedIn : http://www.linkedin.com/company/ifri• SoundCloud : https://soundcloud.com/ifri• Instagram : https://www.instagram.com/ifri_paris• Facebook : http://www.facebook.com/Ifri.ParisHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
De retour d'une mission de recherche à Taïwan en juillet 2026 avec l'équipe du Centre Asie de l'Ifri, Marc Julienne, directeur du Centre Asie de l'Ifri, livre dans cet épisode 61 du podcast "Le monde selon l'Ifri" un état des lieux de l'île la plus stratégique de la planète.Comment le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche est-il vécu à Taipei, entre inquiétude sur les garanties américaines et dépendance croissante des États-Unis à l'égard des semi-conducteurs taïwanais ? Alors que Washington et Pékin affichent une forme de « stabilité stratégique », la Chine déplace ses pressions vers la « zone grise » et la guerre par le droit : incursions maritimes dans le Pacifique, franchissement de la ligne médiane du détroit… autant de signaux d'une escalade discrète mais bien réelle.Marc Julienne décrypte également les mutations internes de l'île : les débats politiques autour du dialogue avec Pékin, l'attachement persistant de l'opinion au statu quo, et surtout la formidable transformation industrielle taïwanaise. Drones exportés par dizaines de milliers vers l'Europe, investissements dans le spatial et les batteries, croissance économique spectaculaire mais inégale… Taïwan réinvente sa puissance en s'inspirant des leçons du conflit ukrainien.Enfin, un éclairage sur la stratégie de TSMC et sur ce qui demeure la véritable « assurance-vie » de l'île : la sanctuarisation, sur son territoire, des semi-conducteurs les plus avancés au monde.Un entretien indispensable pour comprendre pourquoi Taïwan concentre aujourd'hui, à elle seule, les grands enjeux géopolitiques et technologiques du XXIᵉ siècle.Suivez l'Ifri sur http://www.ifri.org et sur les réseaux sociaux :• Podcast "Le monde selon l'Ifri" : https://www.ifri.org/fr/podcast-monde-selon-lifri• X : http://twitter.com/IFRI_• LinkedIn : http://www.linkedin.com/company/ifri• SoundCloud : https://soundcloud.com/ifri• Instagram : https://www.instagram.com/ifri_paris• Facebook : http://www.facebook.com/Ifri.ParisHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.







