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Priorité santé

Author: RFI

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Être en bonne santé est un besoin universel. Caroline Paré reçoit en direct des spécialistes pour faire le point sur l’actualité médicale dans le monde, faire de la prévention auprès du grand public, l’informer sur ses droits, sur les traitements et les moyens d’y accéder. *** Diffusions du lundi au vendredi vers toutes cibles à 09h10 TU (rediffusion à 01h10 TU). Tous les jours, posez vos questions par WhatsApp au + 33 7 61 18 46 41, par téléphone au + 33 1 84 22 75 75 ou par mail à priorite.sante@rfi.fr. Réalisation : Victor Uhl. Coordination : Ophélie Lahccen, Thalie Mpouho, Louise Caledec.

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Pratique ancestrale, la méditation dite de pleine conscience est une pratique mentale qui consiste à se focaliser sur l’instant présent plutôt que de revivre le passé ou d'anticiper le futur. Plusieurs études ont été menées sur le sujet et ont permis de mettre en évidence les diverses vertus de la méditation sur la santé. Elle permettrait ainsi de favoriser l’attention, développer la mémoire, réguler le stress et l’anxiété et aiderait le système immunitaire à se développer. Comment pratiquer la méditation ? Comment la méditation peut-elle permettre de mieux vivre au quotidien ?   Pratique vieille de 2 000 ans, la méditation de pleine conscience suscite depuis plusieurs années un formidable engouement. Cette pratique mentale consiste à se focaliser sur sa respiration, ses sensations corporelles, l’écoute des sons... De tradition spirituelle, la méditation de pleine conscience est devenue laïque, elle séduit tous les milieux y compris le monde de l’entreprise et le monde de l’éducation. Ses bienfaits sur la santé ont été validés par de nombreuses études scientifiques. Elle permettrait de réduire le stress, d’autoréguler ses émotions, de développer la mémoire, de renforcer  le système immunitaire et d’améliorer le fonctionnement du cerveau.   Avec :  Dr Christophe André, médecin psychiatre. Il a accompli l’essentiel de sa carrière dans le Service Hospitalo-Universitaire de l'Hôpital Sainte-Anne, à Paris, où il dirigeait une unité spécialisée dans le traitement et la prévention des troubles émotionnels (anxieux et dépressifs). Il y a développé notamment les thérapies cognitives et comportementales, la méditation de pleine conscience et la psychologie positive. Il a écrit la préface du livre Méditer dans un monde de dingues : Pratiquer et approfondir la pleine conscience, écrit par Mark Williams et Danny Penman aux éditions Odile Jacob Armelle Abadagan, psychologue à Cotonou au Bénin. Programmation musicale :  ► Naomi Sharon – Time and trust ► Joyce Babatunde - Intro Simone Simone.   À lire aussiDécouvrez les 10 finalistes du Prix Découvertes RFI 2026, et votez !
L’accident vasculaire cérébral, cet arrêt brutal de la circulation sanguine au niveau d’une partie du cerveau, touche environ 130 000 personnes en France chaque année : il peut être lié à une obstruction (AVC ischémique) ou à une rupture (AVC hémorragique) d’un vaisseau sanguin du cerveau. Quels sont les facteurs de risques de l’AVC ? Quels signaux doivent alerter ? Que faire lorsque l’on suspecte un AVC ? Quelles peuvent être les séquelles ?  L’accident vasculaire cérébral frappe environ, chaque année, 16 millions de personnes dans le monde dont 160 000 personnes en France. Cet accident peut être lié soit à l’obstruction d’une artère cérébrale, il s’agit alors d’un AVC ischémique, le plus fréquent car 85% des cas, soit à une rupture d’une artère cérébrale, ce qui provoque un AVC hémorragique.   L’AVC est la deuxième cause de décès sur la planète après le cancer, avec 6 millions de morts par an. Un chiffre qui, selon l’OMS, l’Organisation mondiale de la santé, pourrait doubler d’ici 2030. Les pays les plus touchés ? Les États-Unis et le Canada, en raison notamment du surpoids, de l’obésité et de la sédentarité. Or, 80% des AVC pourraient être évités grâce à la prévention et au dépistage.   Avec :  Pr Pierre Amarenco, professeur de Neurologie. Président de Vaincre l’AVC. Membre de l’Académie de Médecine et ancien chef de service de Neurologie à l’Hôpital Bichat, auteur du livre L’AVC, une histoire de femmes, aux éditions Calmann-Lévy Pr Jérôme Boombhi, cardiologue et rythmologue à l’Hôpital général de Yaoundé. Maître de conférences agrégé à la Faculté de médecine et des sciences biomédicales de l’Université de Yaoundé 1. Secrétaire général de la Société camerounaise de Cardiologie   Chantal Zahoui-Gnahouo, présidente de l’ONG AVC Espoir à Abidjan en Côte d’Ivoire. Programmation musicale :  ► Claudio Rabé - Lera Time ► Def Mama Def – Kalanakh. À lire aussiDécouvrez les 10 finalistes du Prix Découvertes RFI 2026, et votez !
Après Dakar, Kinshasa, Lomé, La Havane et Abidjan, l’équipe de Priorité Santé poursuit sa série de portraits, à la rencontre de la future génération des médecins du Sud. À Conakry, trois futurs médecins se confient et partagent leur parcours, leurs attentes comme l’origine de leur vocation au service de la santé des autres. Cette émission donne également l’occasion de rencontrer le Doyen de la Faculté de médecine et de visiter les lieux.  Pour cette 4è et dernière émission enregistrée, à Conakry, nous vous proposons de regarder vers le futur et de partir à la rencontre de celles et de ceux, qui « nous soigneront demain » ! Ils partagent aujourd'hui leur temps entre les cours et les stages, et nous expliquent à quand remonte leur décision de devenir médecin, et comment leur entourage a réagi à cet engagement, qui est aussi un choix de vie…  Est-ce qu'il y a eu des critiques ou des freins ?  Que pensent-ils du soin de l'hôpital et quelles sont leurs perspectives d'avenir ?   Nous vous proposons une rencontre, à trois voix… Ils se prénomment Aïssatou, Abdoul Aziz et Cécile Raphaëlle, aujourd’hui, inscrits à la Faculté des Sciences et Techniques de la santé de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry. Nous vous proposons également de découvrir leur cadre d'apprentissage théorique et scientifique, à l’occasion d’une visite guidée par Pr Mohamed Cissé, doyen de la Faculté des sciences et techniques de la santé de l’Université Gamal Abdel Nasser.  Avec :  Pr Mohamed Cissé, chef du service de Dermatologie MST du CHU de Donka à Conakry. Doyen de la Faculté des sciences et techniques de la santé de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry en Guinée  Aïssatou Kamano, étudiante en 5è année d’odontologie, à la Faculté́ des sciences et techniques de la santé de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, en Guinée   Cécile Raphaëlle Macos, étudiante en 5è année de Médecine, à la faculté́ des sciences et techniques de la santé de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry en Guinée   Abdoul Aziz Baldé, étudiant en 4è année DES de Gynécologie obstétrique, à la Faculté́ des sciences et techniques de la santé de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry en Guinée.   Programmation musicale :  ► One Time - Wo Bravo    ► Collectif d'artistes Guinéens - La Guinée notre Paradis  
Émission délocalisée à Conakry. Les autorités guinéennes le reconnaissent : les défis sont nombreux pour le système hospitalier du pays : amélioration des infrastructures, renforcement des équipements essentiels... Des progrès ont été enregistrés en matière de veille et de lutte contre les épidémies, mais les besoins restent multiples et peuvent fragiliser la qualité des soins, comme la sécurité des patients. Au-delà de l’aspect matériel, la sécurité sanitaire passe également par un renforcement des ressources humaines et des formations dédiées à l’hygiène médicale, des efforts en matière d’accueil et de communication, autant de leviers qui peuvent affecter l’organisation des soins et retarder les prises en charge. Toujours à Conakry, pour cette troisième émission, nous allons parler d’une question-clé : l’accès aux soins sécurisés, essentiel pour tisser un lien de confiance entre la médecine et les populations. Un défi immense  Des efforts, des investissements sont consentis pour consolider certains points faibles et apporter des réponses concrètes qui permettent de renforcer les capacités. Ainsi, en juillet 2025, le ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique avait signé des contrats pour la construction de 50 centres de santé améliorés, dans les huit régions administratives du pays. Quelques mois plus tard, en novembre, le Conseil National de Transition a recommandé la mise en place d’un plan d’intervention immédiat, pour doter les hôpitaux d’équipements indispensables, renforcer la réanimation et planifier la rénovation des établissements de santé publique, associé à un suivi strict de l’exécution des travaux. Le nouveau gouvernement, issu de la dernière élection présidentielle n’a pas encore rendu publiques ses orientations et priorités en matière de santé publique. Reprendre confiance  Ce renforcement de la santé sanitaire passe donc par l’intégration des doléances et l’adaptation aux besoins des populations, pour rendre attractives les structures sanitaires, aux différents échelons de la pyramide sanitaire. Le défi est encore plus complexe, dans le contexte de désengagement de l’aide internationale, notamment du retrait de l’agence américaine pour le développement, l’USAID, en janvier 2025. Depuis, 500 agents affectés à la sensibilisation des populations dans la lutte contre le paludisme ont été licenciés et une partie du plan national a été suspendue, entraînant l’arrêt des distributions de 2 millions de moustiquaires imprégnées (sur un total de 8 millions).  Avec :  Dr Sory Condé, directeur général de l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSS) au ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique de la République de Guinée  Dr Christian Tendeng, chef de santé de l’UNICEF Guinée. Programmation musicale :  ► ⁠Les divas de Guinée - La Guinéenne ► Sheba Queen - La Guinée Di. 
Priorité Santé réunit dans des locaux des agences des Nations unies à Conakry, un panel de jeunes engagés pour leur santé, impliqués dans des associations orientées dans la sensibilisation et la prévention. Qu’est-ce qui motive les jeunes à partager avec leurs pairs ? Quelles sont les grandes questions de santé qui les préoccupent en 2026 ? Comment déconstruire certains tabous qui nuisent à la santé ?  Émission délocalisée à Ratoma  Pour ce deuxième jour en Guinée, Priorité Santé vous retrouve dans l’enceinte de la maison des jeunes de Ratoma, l’une des communes de la capitale, à l’ouest de Conakry.   Une ville carrefour, en bord de mer : commune de forte densité, qui s’étend et qui, comme ailleurs en Guinée, attend des améliorations en termes d’assainissement, d’éducation et de soins de santé de qualité.  Un pays jeune  À Ratoma, les associations sont très actives, notamment celles qui représentent la jeunesse. Aujourd’hui, 6 Guinéens sur 10 ont moins de 25 ans et près de 20% de la population est située dans la fourchette des 15-25 ans. Débats autour de sujets de santé  Des témoignages nous permettent d'aborder les questions qui préoccupent la jeunesse guinéenne :  identifier les facteurs de risques et repérer les fake news en santé agir pour la communauté en matière de prévention, accéder à la bonne information en matière de santé sexuelle et reproductive et comprendre les enjeux en santé mentale.  Comment mieux communiquer, sans tabou, sur les enjeux de société, de vie privée et de vie de famille, comme la contraception, les mariages précoces, le consentement et plus généralement les violences basées sur le genre ? Un échange basé sur des questions-réponses et des témoignages est organisé avec des professionnels de santé, engagés dans la communauté.  Avec : Dr Aïchetou Komah, médecin généraliste, exerce à Medical SOS by AMS. Présidente de l’ONG Soninkara Génération Solidaire. Responsable des programmes et activités de U-Report de l’Unicef dans la commune de Ratoma en Guinée  Aïcha Chérif Haïdara, paire éducatrice pour les questions de santé sexuelle et reproductive. Présidente du Mouvement d’Action des Jeunes.  Programmation musicale : ► Sekouba Bambino - It's Man's Man's, Man's, World  ► Saifond - Midho Labhanma. 
En Guinée, la campagne intégrée de vaccination permet en même temps de vacciner les enfants, de leur apporter une supplémentation en vitamine A, et d’effectuer un déparasitage. Les autorités sanitaires procèdent à l’enregistrement et la délivrance d’actes de naissance des enfants de zéro à 59 mois. La Guinée a adhéré en octobre 2024 à l’initiative pour l’indépendance vaccinale, dont l’objectif est d’éliminer les maladies évitables et de réduire les risques d’épidémies.   Émission délocalisée à Kindia  Pour la première de nos quatre émissions, en Guinée, Priorité Santé vous retrouve à Kindia, à environ 150 km à l’est de Conakry, pour donner la parole aux acteurs d’un programme essentiel pour la santé des enfants de 0 à 5 ans. Cette campagne de terrain soutenue par l’UNICEF permet de relever frontalement plusieurs défis pour la future génération : la prévention contre des infections et risques majeurs pour la santé. Les infections (fièvres, maladies respiratoires et diarrhées) sont à l'origine de l'essentiel des décès de moins de cinq ans ; des risques en partie évitables grâce à la vaccination – et conjointement à cette campagne de vaccination, les autorités administratives inscrivent officiellement l’enfant à l’État civil. Santé et droits  Cette campagne intégrée offre donc à la fois prévention sanitaire & reconnaissance juridique, car ce certificat de naissance constitue un véritable sésame pour l’avenir : pour l’école, pour bénéficier de soins médicaux, ces papiers peuvent constituer indirectement un élément de protection contre le mariage précoce ou le travail forcé.  Lutte contre la malnutrition  Sur le plan sanitaire, une supplémentation en vitamine A est proposée, ainsi que des conseils en nutrition, pour valoriser notamment les micronutriments, associés à des mesures de déparasitage…  D’après les chiffres de l’Unicef, c’est l’ensemble du territoire qui se trouve en situation de malnutrition chronique haute ou très haute. Vaccination contre le paludisme  Cette approche d’équipe, au cœur de la communauté, est renforcée désormais par l'introduction du vaccin contre le paludisme RTS-S, qui a rejoint, depuis août 2025, le Programme Elargi de Vaccination national, c'est-à-dire le paquet de vaccinations gratuites. L’infection parasitaire transmise par les moustiques constitue en Guinée la première cause de mortalité et de consultation infantile.   Avec :  Dr Sekou Mohamed Camara, inspecteur régional de la Santé de Kindia  Dr Hawa Sakho, médecin en charge de la nutrition au Bureau l’Unicef Guinée  Fatoumata Deen, animatrice communautaire de l’ONG GAD (Guinée action pour le développement).  Programmation musicale : ► Soul Bang's – Kadi  ► Doura Izzy - Ko non Tigui.  
Du réveil au coucher, nous sommes soumis à une multitude de choix. Du plus anodin à celui qui bouleversera nos vies, le choix n’est pas forcément facile à faire. Si le doute peut être un signe de prudence et de réflexion, à l’inverse, une indécision systématique peut devenir pour certaines personnes, une torture quotidienne, un obstacle qui empêche d’avancer. Comment prendre de meilleures décisions ? Qu’est-ce que peut révéler cette indécision chronique ? Choisir paraît naturel, presque automatique. Et pourtant, derrière un jean laissé en cabine d’essayage, un menu longuement parcouru ou une séance de cinéma abandonnée faute de décision, se cache parfois un véritable malaise. Car chaque jour, nous prenons des milliers de décisions, des plus banales aux plus cruciales. Pour la plupart d’entre nous, ce ballet permanent de choix se fait sans trop d’efforts, même lorsque l’enjeu est important. Mais pour d’autres, décider relève de l’épreuve. L’indécision devient source de stress, de culpabilité, voire de véritables bouffées d’angoisse. À force de vouloir faire « le bon choix », certains finissent par ne plus choisir du tout, prisonniers d’une fatigue mentale qui peut empoisonner le quotidien. Pourquoi est-ce si difficile pour certaines personnes de trancher ? Et surtout, existe-t-il des clés pour sortir de ces dilemmes sans fin et retrouver une forme de sérénité dans la prise de décision ?  Avec :  Dana Castro, psychologue-clinicienne à Paris, Auteur de Petits silences et petits mensonges : le jardin secret de l’enfant, aux éditions Albin Michel.  ► En fin d’émission, nous donnons la parole au Pr Arnaud Fontanet, chef de l’Unité d’épidémiologie des maladies émergentes à l’Institut Pasteur, à la suite des déclarations de l’Institut Pasteur sur les attaques de l’administration américaine contre la recherche biomédicale, l’action globale de santé publique et la vaccination.   Programmation musicale :  ► Meryl et Theodora - Instructions  ► Feu Chatterton! - Allons voir.  
À l’occasion de la journée internationale de l'Épilepsie, nous faisons un point sur cette affection non transmissible chronique du cerveau. Il s’agit d’une des affections neurologiques les plus fréquentes avec 50 millions de personnes touchées à travers le monde. À cause des manifestations impressionnantes de la maladie, les patients peuvent être confrontés à la stigmatisation.  Tremblements involontaires, convulsion, gesticulation incontrôlée, troubles du langage, filet de salive s’échappant de la bouche, hallucinations visuelles : les crises d’épilepsie peuvent être impressionnantes et susciter la panique dans l’entourage de la personne qui en est soudainement victime…  À l’occasion de la journée internationale de l'Épilepsie, nous allons faire le point sur cette affection chronique du cerveau, qui existait déjà 4 000 ans av. JC. Aujourd’hui, elle touche 50 millions de personnes à travers le monde et selon l’OMS, l’Organisation mondiale de la Santé, 80% de ces patients vivent dans les pays à revenu faible ou intermédiaire où ils peuvent être confrontés à la stigmatisation et à la discrimination.   Quelles sont les causes de l’épilepsie ? Que faire lorsque survient une crise ? Comment peut-on traiter cette maladie neurologique ? Dans quel cas la chirurgie est-elle possible ? Comment vivre au quotidien avec l’épilepsie ?  Avec : Pr Michel Baulac, professeur de Neurologie à Sorbonne Université. Ex-chef de service de Neurologie à l’Hôpital de la Salpêtrière à Paris. Consultant au Groupe hospitalier Ambroise Paré Hartmann. Ex-vice-président de la Ligue Internationale contre l’Épilepsie  Pr Josué Diatewa, neurologue au CHU de Brazzaville. Enseignant-chercheur à la Faculté des Sciences de la Santé de l’Université Marien Ngouabi à Brazzaville au Congo.    Programmation musicale :  ► Souad Massi (feat Gaël Faye) - D'ici de là-bas   ► Cyril Mokaiesh - La vérité des baisers. 
Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous consacrons l’émission à la journée mondiale de tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines.  La date du 6 février a été placée en 2012, par l'Assemblée générale des Nations unies sous le signe de cette Journée mondiale de la Tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines (désignées par l'OMS par les initiales MGF).   Parmi ces mutilations, l’excision, un acte d’une violence inouïe contre le corps des fillettes, une blessure indélébile qui, d’après l’Unicef, concerne plus de 230 millions de femmes et de filles dans le monde.    Risques pour la santé physique et mentale  Ces mutilations menacent la vie, par hémorragie ou par infection, et peuvent entraîner des complications majeures pour la santé des femmes, lors de l’accouchement, lors des relations sexuelles.  Prévention, accompagnement, réparation Pour les survivantes de l’excision, l’ablation partielle ou totale des organes génitaux, entraîne des douleurs physiques et psychiques.  Face au fardeau des MGF, les réponses sont multiples :  lutter, prévenir, en informant, en sensibilisant, en faisant évoluer les lois et en abandonnant ces pratiques prendre en charge : l’écoute, l’accompagnement, le soin et si nécessaire, en fonction du souhait des femmes et des possibilités offertes par le système de santé, la réparation…  Avec : Oumou Koïta, présidente du Gams, le groupe pour l’abolition des mutilations sexuelles féminines, des mariages forcés et autres pratiques néfastes pour la mère et l’enfant  Dr Maëlle Silvestre De Sacy, gynécologue à l’Unité de prise en charge des femmes victimes de mutilations sexuelles féminines de l’hôpital de Montreuil, en région parisienne La palabre de Charlie Dupiot. Programmation musicale : ► Salif Keïta - Moussolou   ► Jill Scott – Pressha.
Comme chaque premier jeudi du mois, nous consacrons notre émission à la sexualité. Ce mois-ci, la sexologue de l’émission répond à toutes les questions que se posent les auditeurs sur le désir. Que faire quand il se tarit ?  Quelles peuvent être les causes d’une absence de désir ? Comment entretenir le désir dans le couple ? Le désir sexuel n’est ni constant, ni automatique et encore moins obligatoire. Différent de l’excitation ou du sentiment amoureux, le désir est tributaire de différents paramètres qui vont provoquer ou éteindre l’attirance à l’égard de l’autre : émotions, éloignement, variabilité des sentiments peuvent avoir une incidence sur la libido.  Il faut également tenir compte des problèmes de santé comme la dépression, la fatigue, ou certaines douleurs qui peuvent momentanément ou durablement faire obstacle au désir.  Et au-delà du degré d’intensité du désir, se pose aussi la question de l’harmonie entre les partenaires, une question centrale : s’accorder sur son propre désir, respecter le rythme et les envies de l’autre.    Avec : Noëlle Cayarcy, sage-femme, sexologue, oncosexologue, membre de l’Association inter-disciplinaire post-universitaire de sexologie, directeur de projets en prévention de santé, experte à la Haute Autorité de santé et présidente de la Communauté pluriprofessionnelle de santé de Paris XVIe.  Programmation musicale : ► Fridayy – Baddest in the room  ► Misié Sadik, Mathieu White – Tèlman dou
À l’occasion de la journée mondiale du cancer, qui se tient tous les ans le 4 février, nous répondons à des questions fréquentes : comment expliquer que certains cancers soient plus difficiles à traiter que d’autres ? Qu’est-ce qui détermine le pronostic d’un cancer ? Chaque année, des millions de personnes sont confrontées au diagnostic du cancer. Ces pathologies provoquant une prolifération de cellules anormales a entrainé, selon l’OMS, près de 10 millions de décès en 2020 ; ce qui en fait l’une des principales causes de mortalité dans le monde. Or, on sait que selon l’organe touché, le taux de survie diffère, même si cette notion de pronostic est directement associée à la qualité du système de soins, à l’accès aux traitements innovants ou non, à la formation des spécialistes comme au financement des différentes prises en charge. Dans quelle mesure la recherche a-t-elle permis une meilleure prise en charge de certains cancers ? Est-ce qu’une prise en charge précoce reste le facteur le plus important lorsqu’on parle de guérison ? Pour quels types de cancers, le taux de survie s’est-il amélioré de façon notable ces dernières années ?   Parler du cancer donne l’occasion d’aborder des thèmes extrêmement différents, qui témoignent à la fois de la complexité des prises en charge, comme des nombreux retentissements de la maladie sur la vie des patients : traitements, annonce du diagnostic, conséquences pour l’entourage, tabous entourant la maladie. Aborder ce thème du pronostic de la maladie, c'est évoquer les différents types de cancer (solide, liquide ou diffus), les différents stades de la maladie en fonction de l'avancée et de l'évolution. Un pronostic également lié à la localisation de l'atteinte, puisqu'aujourd'hui, rémission et taux de survie sont également dépendants, dans de nombreux cas, à l'organe ou au liquide biologique concerné.  Un pronostic conditionné également par l'accès aux soins, tant au niveau de la disponibilité des différentes lignes de traitement, du niveau du plateau technique, de la qualification des personnels soignants que de la capacité à financer les soins d'oncologie.  Face à ces multiples conditions qui vont définir le pronostic des cancers, s'impose l'importance de la prévention et du dépistage, pour diagnostiquer au stade le plus précoce.  Intensifier la sensibilisation et la prévention est une priorité d'autant plus pertinente au moment où est publiée l'estimation de l'Agence contre le cancer de l'OMS (dans la revue Nature), et qui estime que près de 40% des nouveaux cas de cancer identifiant 2022, était lié à des causes évitables : à savoir le tabac, les infections, l'alcool ou encore la pollution de l'air.  Avec :  Pr Laurence Albigès, cheffe du département de Médecine oncologique de Gustave Roussy, 1er centre de lutte contre le cancer en Europe   Dr Régis Ferrand, chef de département adjoint d'oncologie radiothérapie et chef du service de physique médicale à l’Institut Curie Dr Fatma Guenoune, présidente de la Ligue Sénégalaise contre le Cancer (LISCA)     ► En fin d’émission, nous faisons un point sur la situation humanitaire en Haïti, alors que les affrontements armés continuent de paralyser une grande partie de Port-au-Prince. Ces deux dernières années, face à l’insécurité, 60% des structures de santé haïtiennes ont fermé, poussant la réponse humanitaire à s’appuyer exclusivement sur des cliniques mobiles. Or, l’ONG médicale ALIMA annonce relancer progressivement des structures de santé fixes, y compris dans des zones longtemps considérées comme inaccessibles. Interview de Virginie Vialas, cheffe de mission ALIMA Haïti.    Programmation musicale : ► Boddhi Satva, Bria 83 Orchestra, Abdul Champion – Les gens changent ► Chappell Roan – Good luck, babe.
Moins connue que la ménopause, l’andropause est une période au cours de laquelle la sécrétion de testostérone diminue chez l’homme. Baisse de la libido, fatigue, augmentation du risque cardiovasculaire, irritabilité, augmentation du tour de taille… Les symptômes de l’andropause sont nombreux. Contrairement à la ménopause qui touche toutes les femmes, l’andropause n’affecte qu'une faible proportion d'hommes âgés. Comment se fait le diagnostic ? Quelle prise en charge existe ?  Si, du côté des femmes, les effets et ressentis associés à la ménopause sont abordés plus ouvertement qu’il y a quelques années, chez les hommes, l’andropause reste encore largement méconnue et rarement évoquée publiquement. Pourtant, les changements hormonaux liés au vieillissement impliquent un certain nombre de conséquences pour la santé et le bien-être des hommes. La baisse du taux de testostérone peut entraîner de multiples symptômes.  Andropause : ménopause au masculin ?  Certains spécialistes (urologue, endocrinologue, andrologue...) peuvent orienter le patient vers des analyses pour évaluer le taux de testostérone sanguin. La chute des androgènes peut provoquer une série de symptômes tels que des troubles de la fonction érectile, une baisse de la libido, une prise de poids, des troubles de l’humeur et du sommeil… Alors si certains symptômes se retrouvent chez l’homme et la femme, passé un certain âge, ménopause et andropause se distinguent par un simple fait : son caractère systématique chez la femme, autour de la cinquantaine (avec l’arrêt des règles, qui annonce la fin de la fonction reproductrice), quand, chez l’homme, ce déficit d’hormones sexuelles mâles lié à l’âge n'est pas systématique.  En finir avec le non-dit  La prise en charge de l’andropause repose sur des mesures hygiéno-diététiques : activité physique, alimentation équilibrée, baisse de la consommation d’alcool... Pour certains hommes, une supplémentation en testostérone pourra être prescrite, associée à un suivi médical. D’où l'importance de dépasser le tabou : oser en parler, pour trouver, si besoin, des solutions auprès d’un spécialiste.  Avec : Pr François Desgrandchamps, chef du service d’Urologie de l’Hôpital Saint-Louis de Paris, et professeur d’Urologie, à l’Université Paris Cité.   Dr Oumar Gaye, urologue-andrologue au Centre Hospitalier National Dalal Jamm, à Dakar, au Sénégal.   Un reportage de Raphaëlle Constant.  ► En fin d’émission, nous faisons un point sur l’étude de l’Inserm à Paris, publiée dans The Journal of the American College of Cardiology qui fait état du fardeau que représente l’hypertension artérielle en Afrique subsaharienne. Interview du Dr Aboubakari Nambiema, chercheur en Santé publique à l’Inserm au Centre de recherche cardiovasculaire de Paris et au sein de l'Unité de Recherche en Santé des Populations (URESAP) à Lomé au Togo.  Programmation musicale : ► Olivia Dean - Man I need ► Lëk Sèn - Shine. (Rediffusion)
D’après l'OMS, on dénombrerait plus de 24 millions d’adultes atteints de diabète, pour la région Afrique. Près de la moitié d’entre eux l'ignorent, et faute de diagnostic, ces personnes qui vivent avec un excès de sucre dans le sang (une hyperglycémie chronique) sont exposées aux complications du diabète : atteintes cardiovasculaires, rénales, oculaires ou nerveuses. En République Démocratique du Congo, ce sont entre 7 et 10% de la population qui seraient concernés par le diabète de type 2, soit près de 3 millions de personnes au total. Au-delà du nécessaire dépistage des populations, se pose également la question cruciale de l’accès au traitement, et en particulier à l’insuline. Un diabète équilibré repose également sur l’information et l‘éducation thérapeutique des patients. Aujourd’hui, dans certaines régions congolaises, l’insécurité complique l’accès aux traitements et la question de l’accès matériel et financier à l’insuline se pose de manière critique. Un médecin du Sud-Kivu, alerte sur cette situation et nous le recevons dans Priorité Santé.  Le diabète constitue en 2026 un problème de santé publique à l’échelle planétaire. D’après l’OMS, la région Afrique compte plus de 24 millions d’adultes atteints de diabète. Et, près de la moitié d’entre eux l’ignorent, faute de diagnostic. En RDC, entre 7 et 10% de la population seraient concernés par cette maladie chronique, cela représente près de 3 millions de Congolais.  Une prise en charge plurielle  Le diabète peut entraîner de multiples complications si le taux de glucose n’est pas équilibré par un accompagnement : l'éducation thérapeutique du patient va permettre de dispenser des conseils en matière d'alimentation et d'insister sur l'importance de l'activité physique et d'un traitement si besoin.  Soigner une maladie métabolique au long cours, soit acquise dès la naissance comme le diabète de type 1, ou qui a pu se développer à l’âge adulte comme le diabète de type 2, implique des obstacles très différents en fonction de notre environnement, de nos moyens, des infrastructures sanitaires et dans certains cas, tout simplement, de notre sécurité.  Témoignage d'un spécialiste de Bukavu  Nous donnons la parole au Dr Albert Kalehezo, fondateur du Centre de diabétologie du Kivu, une structure dédiée à l’accompagnement des enfants et jeunes vivant avec le diabète de type 1. Le témoignage de ce spécialiste du diabète qui exerce dans cette ville de la République Démocratique du Congo passée, il y a près d’un an, sous le contrôle de l'AFC M 23, nous permet de comprendre très concrètement comment ce contexte d’insécurité globale (physique, mentale, sanitaire et financière) va directement fragiliser les populations, et davantage compliquer la prise en charge des patients.  Avec : Dr Albert Kalehezo, médecin fondateur et directeur du Kivu Diabetes Center à Bukavu en RDC, une structure dédiée à l’accompagnement des enfants et jeunes vivant avec le diabète de type 1 dans l’est du pays. Membre de la Société Francophone du diabète et de l'International Society for Pediatric and Adolescent (ISPAD) Stéphane Besançon, nutritionniste et directeur général de l’ONG Santé Diabète, à Bamako au Mali.   ► En fin d’émission, nous faisons le point sur une nouvelle piste thérapeutique dans la prévention du choc anaphylactique, complication de l’allergie qui peut constituer une urgence médicale absolue. Des chercheurs de l’Inserm à Toulouse et de l’Institut Pasteur à Paris sont sur la piste d’un vaccin pouvant protéger, de manière durable, les personnes allergiques contre l’anaphylaxie. Interview du Dr Laurent Reber, directeur de recherche à l’Inserm.  Programmation musicale : ► Ampire Joven’s – Kabumbu ► Dowdelin – Do you.
[Émission Questions de femmes/questions de parents] Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Maladies infantiles, vaccination… Cette semaine, nous parlons du suivi des tout-petits. Quels sont les vaccins à faire ? Quels peuvent être les effets indésirables du vaccin chez le bébé ? Quelles sont les maladies fréquentes chez l’enfant et comment les reconnaitre ? Quels sont les symptômes qui doivent pousser à consulter ?  Les maladies infantiles sont un sujet de préoccupation majeure pour les parents : savoir réagir à ses pleurs et en cas de fièvre, adopter les bons gestes, évaluer quand il est nécessaire de consulter.  Au-delà des bonnes réactions, l’objectif reste avant tout de protéger les enfants des maladies, surtout au cours des premières années de vie, où ils peuvent être particulièrement vulnérables. Une prévention qui s’appuie sur des recommandations en termes d’alimentation, d'hygiène, de sommeil.   Vigilance sans angoisse Se soucier de la santé de son enfant, c’est aussi parfois se poser des questions : réussir à faire la part des choses entre l’anxiété et l’insouciance, parce que très naturellement, on ne dispose pas toujours du savoir, des bons réflexes ou de la capacité à interpréter certains symptômes, d'autant plus quand l’enfant ne parle pas encore. Être parent, ce n’est pas une évidence, surtout lorsque l’on est tiraillé entre les conseils des tantes, des voisines et les vidéos sur Internet.  Les outils de la prévention  Alors, à qui se fier, à l’heure où les fake news en Santé ont alimenté la défiance, y compris pour des outils de prévention qui, chiffres à l’appui, ont fait leurs preuves depuis des dizaines d’années, les vaccins ? À côté des recommandations du quotidien, les vaccins vont protéger les enfants de maladies infectieuses potentiellement sévères : rougeole, diphtérie, tétanos, coqueluche, tuberculose, méningite... Quand on parle de la santé des enfants et des bébés, le programme élargi de vaccination constitue un pilier, un rempart pour les protéger contre des risques infectieux toujours présents : la diphtérie, le tétanos, la polio, la rougeole... Dans les régions où le paludisme est présent, la prévention repose également sur la lutte antivectorielle et les dispositifs comme les moustiquaires imprégnées.  Avec : Dr Cheikh Diouf, pédiatre à Dakar au Sénégal.  La palabre au féminin de Charlie Dupiot. Programmation musicale : ► Youssoupha – Gigi ► Coupe cloue, Ensemble select – Mon compte/Ti bom.
Lèpre, pian, ulcère de Buruli... À la veille de la Journée mondiale des Maladies Tropicales Négligées (MTN), qui se tient le 30 janvier, nous parlons des atteintes dermatologiques de ces maladies. Provoquées par différents agents bactériens, elles peuvent entraîner des déformations cutanées visibles, des surinfections et des lésions invalidantes, voire des handicaps physiques. Souvent fortement stigmatisées, les personnes touchées peuvent souffrir de discriminations. Quelles sont les causes de ces différentes maladies ? Quels sont les traitements ?   On dénombre une vingtaine de maladies tropicales négligées, ces infections qui concernent selon l'OMS, près d'un milliard de personnes à l’échelle planétaire, surtout dans les pays du Sud, au sein des populations les plus précaires. Près de la moitié de ces maladies de la misère présente des atteintes dermatologiques et 40% des cas se concentrent en Afrique subsaharienne. Maladies stigmatisantes  Parmi ces atteintes cutanées des MTN (bactériennes ou parasitaires), on recense des maladies connues comme la lèpre et la gale, mais aussi d‘autres qui le sont beaucoup moins, comme le pian, l’ulcère de Buruli ou la leishmaniose. Transmise par un insecte, le phlébotome femelle, cette MTN présente, elle aussi, une forme à expression cutanée. Autre parasitose : la tungose est provoquée par la puce chique et affecte particulièrement les pieds des jeunes enfants qui vivent dans des conditions précaires. Ces maladies entraînent lésions, ulcérations et cicatrices sur la peau, ayant pour conséquence une forte stigmatisation des patients.   Améliorer le diagnostic  Dans les pays où ces affections sévissent encore, c’est surtout en milieu rural, dans les zones reculées, que les populations subissent ce péril infectieux, qui mobilise peu la recherche, et très peu les grands laboratoires pharmaceutiques… Cet éloignement a également pour conséquence un retard du diagnostic et des prises en charge, et ce d’autant plus qu’un certain nombre de croyances locales sont associées aux symptômes de ces infections.   Avec :  Pr Arezki Izri, maître de conférences universitaires, professeur émérite en Parasitologie-Mycologie au Service de parasitologie à l'Hôpital Avicenne de Bobigny   Dr Lanciné Kaba, maître-assistant en Chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique à l’Université Alassane Ouattara de Bouaké. Chef d’Antenne et chirurgien résident de l’Institut Raoul Follereau Centre Manikro  Dr Sara Eyangoh, directrice scientifique du Centre Pasteur du Cameroun. Coordonnatrice du Réseau de laboratoires de l'OMS en Afrique pour le diagnostic des MTN cutanées. ► En fin d’émission, nous faisons le point sur les conséquences de la baisse de financement de l’aide publique au développement sur la santé à Madagascar, notamment sur la santé des femmes et des enfants. Interview du Dr Niry Ramaromandray, médecin de santé publique et directrice de Santé Sud à Madagascar. Programmation musicale : ► Liniker – Tudo  ► Oxmo Puccino – Plus loin que soi. 
Comptes Instagram multipliant les clichés du bonheur, livres de développement personnel pour accéder à la béatitude... La recherche du bonheur est partout, dans la vie personnelle comme professionnelle, au point que les chercheurs et professionnels de la santé mentale parlent d’injonction au bonheur. Alors faut-il chercher à être heureux en tout temps ? Le bien-être peut-il être permanent ? Que reflète cet affichage du bonheur formaté sur les réseaux sociaux ?   Les réseaux sociaux regorgent de ces contenus qui affichent du bonheur à plein temps, en images et mises en scène, à travers des conseils, avec à la clé une pression psychologique et beaucoup de culpabilité. Des recettes, des conseils, des livres, des comptes d’influenceurs… et un seul et même objectif : accéder au bonheur et pas simplement à des moments heureux, mais à une sorte de béatitude, d’optimisme illimité que l’on pourrait désigner finalement comme une forme d’injonction au bonheur ! Accepter nos émotions dans leur variété Cette quête, qui peut prendre des formes diverses (le confort, la réussite, la richesse...) est entretenue par des « vendeurs » de bonheur : influenceurs, coachs et autres « consultants bien-être ». Cela conduit à s’interroger sur cette idée et peut-être cette illusion, « du bonheur permanent » : Quelles peuvent être les conséquences (et même les risques) de cette idée du bonheur à tout prix ?  Qu’est-ce que le refoulement des autres émotions et l’affichage du bonheur disent de notre époque ?  Et comment apprendre à vivre et avancer avec notre palette émotionnelle : le bon comme le compliqué ?  C’est au contraire, la variété des émotions, agréables comme pénibles, qui permet de faire la part des choses, de faire face aux difficultés… D’où l’importance d’accepter ses émotions, tout en essayant de construire son propre chemin, sans se comparer, sans vouloir imiter et ramener le bonheur, à ce qu’il est : un état parmi d’autres…   Avec : Alice Boudon, psychologue clinicienne spécialisée en thérapies comportementales et cognitives. Auteure du livre illustré Mon psy et moi, aux éditions DE BOECK SUP   Dr Jocelyn Ovono Engoang, psychologue, enseignant-chercheur, Psychocriminologie et Victimologie.  Programmation musicale : ► Bobby Mc Ferrin – Don't worry be happy  ► Tanya, Zougnazaguemda, Nana Bibata - Rakiré.
Causés par un trouble de l’équilibre, les vertiges donnent l’illusion que l’environnement se met à bouger. Les causes des vertiges sont multiples et il est important de les distinguer d’une syncope. Associés à d’autres symptômes, comme une perte de la vision ou des troubles de l’élocution, certains vertiges doivent inciter à consulter en urgence. Par quel praticien les vertiges sont-ils pris en charge ? Quels sont les traitements possibles ?   Le vertige est un trouble de l’équilibre assez fréquent, qui donne la sensation que le décor se met à tanguer, à tourner et peut être associé à des vomissements.   Des causes bien distinctes peuvent être à l’origine de ces vertiges : névrite vestibulaire, maladie de Ménière, vertiges paroxystiques positionnels bénins, effets secondaires d’un médicament... Parmi ces différentes causes, les trois premiers troubles sont à l’origine de plus de la moitié des cas de crises vertigineuses diagnostiquées. Grâce à l’interrogatoire du patient, éventuellement des examens complémentaires, en identifiant les causes du vertige et leur localisation (oreille interne, nerf vestibulaire, cerveau et système nerveux central…), un diagnostic pourra être posé. Des symptômes associés à surveiller Dans certains cas, les vertiges sont associés à d’autres symptômes qui vont par exemple avoir des conséquences sur l’élocution, la vision et parfois provoquer des nausées.  Ces troubles de l’équilibre qui peuvent également entraîner une forte anxiété, d'où l'importance d’en identifier rapidement l’origine et d’envisager une prise en charge, généralement confiée à un oto-rhino-laryngologiste (ORL), qui peut être appuyé par un kinésithérapeute spécialisé en rééducation vestibulaire.  Avec : Dr Gérald Fain, chirurgien oto-rhino-laryngologiste à Paris. Auteur de De l'équilibre au déséquilibre, aux éditions Le Pommier   Loïc Vest, kinésithérapeute spécialisé en Rééducation Vestibulaire et rééducation des commotions cérébrales, à Paris Pr Med Elmokhtar Dahi, médecin spécialiste en ORL, professeur agrégé à la Faculté de médecine PU-PH au Centre hospitalier national de Nouakchott, en Mauritanie.  Programmation musicale : ► Ricky Rich - Wenki  ► Flox – Out of orbit. 
Chez les personnes de plus de 40 ans, l’arthrose et les douleurs associées à cette forme de rhumatisme représentent le premier motif de consultation médicale, après les maladies cardiovasculaires. Maladie articulaire la plus répandue, elle peut à terme entraîner un réel handicap. Quels sont les symptômes de l’arthrose ? Quelle prise en charge est possible ? Quelle alimentation privilégier ? Existe-t-il des traitements non médicamenteux ?  Genou, hanches, vertèbres ou mains : nos articulations peuvent toutes, un jour ou l’autre, être concernées par l’arthrose, le rhumatisme le plus fréquent qui résulte en partie d'une dégradation du cartilage, d'une inflammation, de petites déformations osseuses. À l’échelle de la planète, l'arthrose concernerait un adulte sur six. Un rhumatisme douloureux Les douleurs associées à l’arthrose peuvent freiner la mobilité et altérer la qualité de vie, d’où l’importance d’en comprendre l’origine, les mécanismes, et de savoir qui est particulièrement concerné. Ainsi, les femmes sont presque deux fois plus touchées que les hommes. Ce rhumatisme, qui peut apparaître sans cause identifiée ou à la suite d'un événement (infection, maladies chroniques fracture), est lié à trois grands facteurs : vieillissement, sédentarité et surpoids.  Prise en charge plurielle En termes de prise en charge, traiter l’arthrose, ne se limite pas – loin de là – à prendre des médicaments… Il s'agit de : Trouver le soulagement, en faisant des exercices appropriés  Changer certaines habitudes alimentaires, pour mieux se porter  Limiter les poussées douloureuses, en comprenant la maladie, et les facteurs d’aggravation Une approche plurielle permet de définir les solutions les mieux adaptées à chacune, à chacun.  Avec : Pr Francis Berenbaum, professeur de Rhumatologie à Sorbonne Université, chef du service de Rhumatologie à l’Hôpital Saint-Antoine, APHP, et enseignant chercheur à l’Inserm. Co-auteur de l’ouvrage Le Grand Livre de l’arthrose, aux éditions Eyrolles  Jérôme Auger, kinésithérapeute du sport, expert de l’arthrose. Co-auteur de l’ouvrage Le Grand Livre de l’arthrose, aux éditions Eyrolles. Fondateur d’IK, réseau de cabinets de kinésithérapie Pr Landry Missounga, professeur de Rhumatologie à l’Université des Sciences de la Santé de Libreville. Rhumatologue au CHU de Libreville au Gabon.  Programmation musicale : ► Alabama Shakes – Hold on ► Erik Pedurand – Cinema 
Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons des accidents domestiques. Étouffement, chute, intoxication, brûlure, électrocution… Comment réagir lorsque son enfant est victime d’un accident domestique ? Quels conseils pour prévenir leur survenue ?  Pour beaucoup, la maison est un lieu sécurisant où l’on se retrouve, où l’on se repose, où la famille se construit et parfois se chamaille. Mais un certain nombre de risques – et même de dangers – peuvent se produire entre les murs ou dans le périmètre du domicile. Ces accidents de la vie courante qui, dans l’essentiel des cas, peuvent être évités, d’où l’importance d’insister en particulier sur le volet prévention des accidents domestiques !  Anticiper les risques et adapter l'environnement  Observer, repérer, identifier les risques potentiels pour mettre en place des solutions simples, qui vont correspondre aux différents âges de la vie : en particulier pour les jeunes enfants et les personnes âgées.  Faire le tour du domicile en observant et anticipant, pour mettre en place des réponses adaptées : des aménagements parfois temporaires, des stratégies d’évitement.   Conseils pratiques  Des mesures simples : comme, par exemple, ne pas transvaser les produits ménagers, souvent toxiques, dans des bouteilles non identifiées, placer les produits et objets dangereux hors de portée des enfants, éviter les obstacles pour prévenir les chutes.   Des conseils souvent peu coûteux qui, dans la plupart des cas, peuvent permettre d'éviter des risques aussi variés que nombreux : chute, brûlure, coupure, électrocution, intoxication ou noyade et étouffement après une fausse route.  Savoir comment réagir  Ces accidents, quand ils surviennent, nécessitent dans la plupart des cas une réaction rapide : dans cet esprit, effectuer une formation – même brève – en premiers secours, peut faire la différence, pour apprendre les gestes qui sauvent, avant l’arrivée des secours ou de pouvoir consulter un médecin.  Avec :  Dr Massamba Sassoum Diop, médecin urgentiste et président de SOS-médecin à Dakar au Sénégal. Médecin urgentiste au SAMU de l’Essonne, en région parisienne.  La palabre au féminin de Charlie Dupiot.  Programmation musicale : ► Singuila – L'enfant du pays ► Cycy Rock, Bazzarba – Makambu ya kala.
Par difficulté à avoir un rendez-médical ou pour tout simplement pour gagner du temps, on peut être tenté par l’automédication, c’est-à-dire le fait d’avoir recours à des médicaments sans avis médical. Il s’agit parfois de soigner de petits maux, tels que le rhume, une migraine ou des troubles digestifs passagers… L’automédication peut aussi consister à la prise d’antibiotiques sans prescription, au recours à des médicaments périmés ou contrefaits. Surdosage, antibiorésistance, interactions médicamenteuses... Quels sont les risques de l’automédication ? En cas de céphalées ou de maux de gorge, le réflexe est d'aller rechercher dans sa propre armoire à pharmacie le cachet ou le sirop, qui permettra de trouver le soulagement. L’automédication, acheter ou s’administrer un traitement, sans consultation médicale, est une pratique courante. Mais à côté de l’automédication responsable, attention aux imprudences dommageables pour la santé, d’où l'importance d'identifier les situations à risque qui peuvent entraîner plusieurs complications ou effets indésirables. Les limites de l’automédication  Pour certains profils de patients, l’automédication est à éviter. C’est le cas pour l'enfant de moins de six ans, les personnes âgées de plus de 70 ans, chez la femme enceinte ou encore les malades chroniques, qui suivent déjà au long cours un traitement médicamenteux.  Chez ces derniers, la prise simultanée de plusieurs médicaments sans avis médical peut entraîner des interactions indésirables.  Il faut également mettre en garde contre l’utilisation de produits dits naturels (huiles essentielles, compléments alimentaires, remèdes traditionnels...) qui peuvent interagir avec d’autres préparations et/ou être mal tolérés. Identifier les risques  L’automédication peut aussi exposer à une réaction allergique, car de nombreux médicaments sont désignés par des noms ou des marques qui ne permettent pas forcément d'identifier la molécule active.  Même s’ils sont en vente libre, certains médicaments présentent davantage de risques que d’autres, comme l'aspirine, de certains traitements du rhume, des anti-inflammatoires et du paracétamol. L’automédication peut également poser un véritable problème en termes de surdosage, de consommation de substances (alcool).  Les mises en garde concernant l’automédication visent également la prise d’antibiotiques, y compris lorsque l’on termine une boîte entamée pour des symptômes a priori voisins. Ce recours abusif aux antibiotiques est l’un des facteurs majeurs de l’antibio résistance, qui  expose au développement de bactéries ultra-résistantes.  Et dans certains contextes, l’achat de médicaments sur internet ou sur la voie publique, expose aux contrefaçons et à l’absence de composé actif. Ces médicaments non sécurisés potentiellement falsifiés constituent en eux-mêmes un problème de santé publique.  Avec :  Pr François Chast, président honoraire de l’Académie nationale de Pharmacie, ancien pharmacien des hôpitaux de Paris  Dr Cédric Ouanekpone, néphrologue et directeur médical du premier Centre de dialyse à Bangui, le Centre national d’hémodialyse (CNH) au sein du centre national hospitalier universitaire de Bangui   Dr Valérie Gbonon, maître de recherche en Bactériologie-Virologie, responsable de la Plateforme de Génétique moléculaire de l’Institut Pasteur en Côte d'Ivoire et responsable adjointe de l’Unité des antibiotiques du Centre National de Référence de la résistance des antimicrobiens en Côte d’Ivoire.  Programmation musicale : ► Diodo Strausz – Montanha magica ► Mouyanga – Ba mambangue
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