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Grand reportage

Author: RFI

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RFI propose un grand reportage réalisé par les envoyés spéciaux et les correspondants de la rédaction, partout dans le monde. Diffusion du lundi au jeudi vers toutes cibles à 19h40 TU. Et à 03h10 TU du mardi au vendredi. Le samedi et le dimanche à 09h10 TU, Jacques Allix, rédacteur en chef de l'information monde vous présente une version enrichie, sur 50 minutes avec la diffusion de deux Grands Reportages et à l’issue, un entretien avec leurs auteurs. 

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« Femmes, ne touchez pas le ring s’il vous plaît »… cette inscription a longtemps figuré devant les cordes du ring d’un des plus grands stades de Bangkok. La boxe thaï, art ancestral thaïlandais, sport de combat, existe depuis des siècles au Royaume de Siam. Elle a très longtemps été réservée aux hommes. Mais, depuis quelques années, les femmes sont de plus en plus nombreuses à se faire une place dans cet art martial qui est aussi une industrie lucrative. Parfois même, de jeunes enfants sont embrigadés. Ce qui soulève bien des interrogations alors que Nations unies et associations alertent sur le danger de cette pratique… « Boxe thaï : les femmes à la conquête du ring », un Grand reportage de Juliette Chaignon.
Manon Chapelain, à Damas, nous fait vivre la toute récente guerre qui a opposé, fin janvier 2026, la nouvelle armée syrienne aux forces qui contrôlaient un tiers du territoire au nom d'une autonomie kurde. Manon a suivi la ligne de front aux côtés des soldats de Damas qui ont bénéficié du soutien de la coalition internationale... En 2è partie, Côme Bastin nous fait entendre la jeunesse du Sri Lanka, 4 ans après sa Révolution qui a vu une gauche radicale balayer les pouvoirs en place à Colombo.  Syrie : l’assaut de l'armée qui mit fin au rêve d’autonomie kurde   En Syrie, les autorités gouvernementales ont pris d’assaut, fin janvier 2026, les territoires administrés par les Forces démocratiques syriennes. Cette coalition de groupes armés, à majorité kurde, contrôlait depuis 2017 et de manière autonome. Un tiers du territoire syrien, un contrôle obtenu à la faveur de la lutte contre l’organisation État islamique. Dans un pays morcelé par 14 années de guerre, l’unité territoriale était devenue la priorité du président de transition Ahmed Al-Charaa. La semaine dernière, les deux partis ont annoncé avoir signé un accord global : arrêt définitif des combats et fin d’autonomie kurde dans la région. Un Grand reportage de Manon Chapelain qui s'entretient avec Jacques Allix.   Au Sri Lanka, entre Génération Z, marxisme et âge de raison  Gen Z. La génération Z, ces jeunes nés avec la révolution numérique et les réseaux sociaux. Au Sri Lanka, au large de la pointe sud du continent indien, elle a frappé un grand coup en 2022. Elle a chassé le président. Les jeunes du Bangladesh, du Népal, de Madagascar et d’ailleurs se sont sentis pousser des ailes : ils ont aussi secoué leurs institutions. Que reste-t-il du mouvement là où il est né ? Il peut se targuer de la confirmation au pouvoir, d’une gauche radicale. Mais finances et catastrophe naturelle portent une ombre au tableau. Un Grand reportage de Côme Bastin qui s'entretient avec Jacques Allix.
Nous commençons notre supplément par le Groenland. Longtemps quelque peu sous les radars de l'actualité, Donald Trump a précipité ce gros glaçon du Grand Nord dans toutes les conversations géopolitiques. Après avoir menacé d'user de la force pour accaparer le Groenland, au nom de la sécurité nationale des États-Unis, le président américain a fini par exclure un acte de guerre... En 2ème partie, le militantisme de la jeunesse tunisienne se porte sur l'environnement et l'agriculture responsable. Make America go away : la réponse du Groenland à Trump Le Groenland, immense île arctique et isolée, se retrouve aujourd’hui au centre des préoccupations géostratégiques mondiales. Les menaces à répétition de Donald Trump ont projeté tout un peuple bien tranquille dans un tourbillon d’incertitudes. Ce qui faisait sourire, il y a encore un an, est désormais pris très au sérieux : l’hypothèse d’une invasion américaine. Le regard des Groenlandais est désormais tourné vers le ciel, de peur que leur avenir — et leur terre — ne leur échappe.  Un Grand reportage d'Ottilia Ferey qui s'entretient avec Jacques Allix. La jeunesse tunisienne : une résistance en sourdine La révolution en Tunisie a 15 ans. En décembre 2010, s’immolait le marchand ambulant Mohamed Bouazizi. Le 14 janvier 2011, le président Ben Ali était renversé. Sonnait l'heure des printemps arabes. Peine perdue sauf en Tunisie qui connut une phase démocratique… douchée par le coup de force du président Kaïs Saïed en 2021. Les luttes socio-économiques ont pratiquement disparue de l'espace public, et beaucoup de jeunes Tunisiens ont quitté le pays. Le reliquat d’engagement de la jeunesse s'exprime sur le plan politique, sous l’emprise de la répression. Et à travers un militantisme vert, pour l'environnement et l'agriculture durable : sous cette bannière de la Révolution de 2011, justice, liberté, égalité, dignité. Un Grand reportage de Lilia Blaise qui s'entretient avec Jacques Allix. 
En Syrie, les autorités gouvernementales ont pris d’assaut, fin janvier 2026, les territoires administrés par les Forces démocratiques syriennes. Cette coalition de groupes armés, à majorité kurde, contrôlait depuis 2017 et de manière autonome. Un tiers du territoire syrien, un contrôle obtenu à la faveur de la lutte contre l’organisation État islamique. Dans un pays morcelé par 14 années de guerre, l’unité territoriale était devenue la priorité du président de transition Ahmed Al-Charaa. La semaine dernière, les deux partis ont annoncé avoir signé un accord global : arrêt définitif des combats et fin d’autonomie kurde dans la région. « Syrie : l’assaut de l'armée qui mit fin au rêve d’autonomie kurde », un Grand reportage de Manon Chapelain.
Le Groenland, immense île arctique et isolée, se retrouve aujourd’hui au centre des préoccupations géostratégiques mondiales. Les menaces à répétition de Donald Trump ont projeté tout un peuple bien tranquille dans un tourbillon d’incertitudes. Ce qui faisait sourire, il y a encore un an, est désormais pris très au sérieux : l’hypothèse d’une invasion américaine. Le regard des Groenlandais est désormais tourné vers le ciel, de peur que leur avenir — et leur terre — ne leur échappe.  « Make America go away : la réponse du Groenland à Trump », un Grand reportage d'Otillia Ferey.
Gen Z. La génération Z, ces jeunes nés avec la révolution numérique et les réseaux sociaux. Au Sri Lanka, au large de la pointe sud du continent indien, elle a frappé un grand coup en 2022. Elle a chassé le président. Les jeunes du Bangladesh, du Népal, de Madagascar et d’ailleurs se sont sentis pousser des ailes : ils ont aussi secoué leurs institutions. Que reste-t-il du mouvement là où il est né ? Il peut se targuer de la confirmation au pouvoir, d’une gauche radicale. Mais finances et catastrophe naturelle portent une ombre au tableau. « Au Sri Lanka, entre Génération Z, marxisme et âge de raison », un Grand Reportage de Côme Bastin.
La révolution en Tunisie a 15 ans. En décembre 2010, s’immolait le marchand ambulant Mohamed Bouazizi. Le 14 janvier 2011, le président Ben Ali était renversé. Sonnait l'heure des printemps arabes. Peine perdue sauf en Tunisie qui connut une phase démocratique… douchée par le coup de force du président Kaïs Saïed en 2021. Les luttes socio-économiques ont pratiquement disparue de l'espace public, et beaucoup de jeunes Tunisiens ont quitté le pays. Le reliquat d’engagement de la jeunesse s'exprime sur le plan politique, sous l’emprise de la répression. Et à travers un militantisme vert, pour l'environnement et l'agriculture durable : sous cette bannière de la Révolution de 2011, justice, liberté, égalité, dignité. « La jeunesse tunisienne : une résistance en sourdine », un Grand reportage de Lilia Blaise.
Bienvenue dans le supplément du Grand reportage consacré entièrement à la Birmanie. Reportage sur la vie quotidienne à Rangoon. 5 ans après la prise de pouvoir par les militaires, Aung San Suu Kyi, alors dirigeante, est toujours détenue, condamnée à 27 ans de prison. Un long processus électoral vient de s'achever en Birmanie. Les militaires règnent et régneront. En 2è partie, dans le nord de la Thaïlande, se regroupent par milliers, ceux qui fuient le sol birman. Avec Juliette Chaignon.  En Birmanie, vivre sous la junte  La dernière phase du long processus électoral a pris fin le week-end dernier en Birmanie. Résultats officiels, ou pas encore,… une chose est sûre : le parti de la junte au pouvoir s’affiche grand gagnant. C’est le 1er février 2021, que les chars de l’armée birmane faisaient tomber le gouvernement élu avec une large majorité d’Aung San Suu Kyi. Depuis, les militaires règnent sans partage. Mais les militants pro-démocratie ont pris les armes. Les groupes rebelles et les armées ethniques contrôlent de larges pans d’une Birmanie à feu et à sang. L’économie est à genoux et la jeunesse rêve d’exil plutôt que de conscription. Alors que le pays est fermé aux journalistes, les élections ont permis à RFI de se rendre à Rangoun, la capitale économique et culturelle du pays. Un Grand reportage de Nicolas Rocca qui s'entretient avec Jacques Allix. Refuge précaire sur le sol thaïlandais pour les exilés birmans  En Birmanie, le processus électoral s’est achevé et la junte n’est en rien menacée de ses pleins pouvoirs. Depuis son coup d'État de 2021, qui a mis fin à la brève transition démocratique débutée en 2015, des forces de résistance, alliées à des groupes ethniques, combattent les militaires. Les civils fuient par dizaines de milliers ; bombardements, persécutions et crise économique. Ils fuient dans les pays voisins comme la Thaïlande. Un Grand reportage de Juliette Chaignon qui s'entretient avec Jacques Allix.
Bienvenue dans ce supplément du Grand reportage consacré aux peintures rupestres et au cannabis. À l'autre bout du continent, en Afrique australe, sa préhistoire. Encore bien cachées dans la nature, des grottes et des pierres portent les souvenirs des chasseurs cueilleurs. Il s'agit de gravures de peintures rupestres, la datation est imprécise mais on parle de milliers d'années. En 2è partie: le cannabis avec sa culture légale au Maroc, alternative à la production d'herbe, avec Matthias Raynal. Afrique australe : percer les secrets des peintures rupestres  En Afrique australe, cachée au cœur de la nature d’aujourd’hui, se trouve la mémoire des chasseurs cueilleurs d’hier. Les plus anciens habitants connus de la région ont laissé derrière eux une multitude de peintures rupestres sur les parois des grottes et les rochers. Des milliers de sites renferment ce patrimoine archéologique : au Zimbabwe, au Botswana, au Lesotho, ou encore en Afrique du Sud. Et on s’interroge sur l’âge, la signification de ces témoignages, et sur le mode de vie de ces sociétés anciennes. Un Grand reportage de Claire Bargelès qui s'entretient avec Jacques Allix. Au royaume du cannabis, la révolution du chanvre légal  Le Maroc est réputé à travers le monde entier pour la qualité de sa résine de cannabis. C’est le plus gros producteur de la planète. Problème, jusque-là, seuls les narcotrafiquants en profitaient réellement, exploitant un terroir unique dans le nord du pays. À flanc de montagnes, dans le Rif, les champs de marijuana s’étendent à perte de vue. Il y a quelques années, l’idée a germé dans l’esprit des autorités : extirper cette économie de l’illicite et de l’informel, pour en faire une culture légale. Agriculteurs, coopératives de transformation, exportateurs, une nouvelle filière se déploie. Un Grand reportage de Matthias Raynal qui s'entretient avec Jacques Allix. 
En Birmanie, le processus électoral s’est achevé et la junte n’est en rien menacée de ses pleins pouvoirs. Depuis son coup d'État de 2021, qui a mis fin à la brève transition démocratique débutée en 2015, des forces de résistance, alliées à des groupes ethniques, combattent les militaires. Les civils fuient par dizaines de milliers ; bombardements, persécutions et crise économique. Ils fuient dans les pays voisins comme la Thaïlande. « Refuge précaire sur le sol thaïlandais pour les exilés birmans », un Grand reportage à Mae Sot, de Juliette Chaignon, épaulé de son fixeur Shakeel.
La dernière phase du long processus électoral a pris fin le week-end dernier en Birmanie.  Résultats officiels, ou pas encore,… une chose est sûre : le parti de la junte au pouvoir s’affiche grand gagnant. C’est le 1er février 2021, que les chars de l’armée birmane faisaient tomber le gouvernement élu avec une large majorité d’Aung San Suu Kyi. Depuis, les militaires règnent sans partage. Mais les militants pro-démocratie ont pris les armes. Les groupes rebelles et les armées ethniques contrôlent de larges pans d’une Birmanie à feu et à sang. L’économie est à genoux et la jeunesse rêve d’exil plutôt que de conscription. Alors que le pays est fermé aux journalistes, les élections ont permis à RFI de se rendre à Rangoun, la capitale économique et culturelle du pays. « En Birmanie, vivre sous la junte », un Grand reportage de Nicolas Rocca, réalisation : Pauline Leduc.
Le Maroc est réputé à travers le monde entier pour la qualité de sa résine de cannabis. C’est le plus gros producteur de la planète. Problème, jusque-là, seuls les narcotrafiquants en profitaient réellement, exploitant un terroir unique dans le nord du pays. À flanc de montagnes, dans le Rif, les champs de marijuana s’étendent à perte de vue. (Rediffusion) Il y a quelques années, l’idée a germé dans l’esprit des autorités : extirper cette économie de l’illicite et de l’informel, pour en faire une culture légale. Agriculteurs, coopératives de transformation, exportateurs, une nouvelle filière se déploie. «Au royaume du cannabis, la révolution du chanvre légal», un Grand reportage de Matthias Raynal. 
En Afrique australe, cachée au cœur de la nature d’aujourd’hui, se trouve la mémoire des chasseurs cueilleurs d’hier. Les plus anciens habitants connus de la région ont laissé derrière eux une multitude de peintures rupestres sur les parois des grottes et les rochers. Des milliers de sites renferment ce patrimoine archéologique : au Zimbabwe, au Botswana, au Lesotho, ou encore en Afrique du Sud. Et on s’interroge  sur l’âge, la signification de ces témoignages, et sur le mode de vie de ces sociétés anciennes. « Afrique australe : percer les secrets des peintures rupestres », un Grand reportage signé Claire Bargelès.
Bienvenue dans notre supplément du dimanche avec nos reporters qui étaient sur le terrain, Eliott Brachet et Nicolas Feldmann. Tout d'abord nous sommes au Soudan, après 2 ans d'une guerre fratricide qui aurait fait plus de 200 000 morts. Elle se poursuit au centre du pays. Un Soudan écartelé entre les 2 troupes des généraux rivaux. En 2è partie, Nicolas Feldmann rentre du Canada où il a pu percevoir les méfaits des taxes Trump sur le secteur automobile. Usines et salariés doivent se réinventer.  Au Soudan, Khartoum renaît péniblement de ses cendres  Épicentre de la guerre au Soudan, Khartoum est restée pendant près de deux ans l’une des principales lignes de front. En avril 2023, c’est dans la capitale soudanaise, peuplée de 8 millions d’habitants, que les premiers affrontements ont éclaté. Dans le sillage de la guerre qui pourrait avoir fait plus de 200 000 morts, Khartoum s’est vidée de la moitié de sa population. En mars 2025, l’armée régulière dirigée par le général Abdel Fattah Al-Bourhane est revenue en force dans la capitale. Chassant les troupes du général Hemetti. Aujourd’hui, hors des grandes villes, la guerre s’est déportée vers les plaines et les montagnes du Kordofan, au centre du pays, offrant un répit salvateur aux habitants d’une capitale méconnaissables. Un Grand reportage de Eliott Brachet qui s'entretient avec Jacques Allix. Un an de Donald Trump à la Maison Blanche : au Canada, l’automobile sous pression Depuis des décennies, l’industrie automobile nord-américaine fonctionne comme un tout. Entre le Canada, les États-Unis et le Mexique, pas vraiment de frontières. Moteurs, sièges, électronique : les pièces nécessaires à l’assemblage d’une voiture peuvent traverser jusqu’à 8 fois les frontières des 3 pays. Le retour de Donald Trump à la Maison Blanche a mis à mal cette mécanique bien huilée.  Au nom de l’« America First », les voitures importées aux États-Unis sont désormais visées par 25% de droits de douane. Au Canada, usines, sous-traitants et milliers de travailleurs ont dû s’adapter souvent dans l’urgence : notamment en Ontario, au cœur de l’industrie automobile du pays. Un Grand reportage de Nicolas Feldmann qui s'entretient avec Jacques Allix.
Bienvenue dans ce supplément du Grand reportage consacré entièrement à l'Amérique de Donald Trump. C'est le 20 janvier 2026 qu'il a pu marquer ses 12 mois d'un retour au pouvoir quelque peu fracassant. Donald Trump n'a eu de cesse de vouloir bouger les lignes à l'intérieur et à l'extérieur de son pays. En seconde partie, direction l'Afrique. où nous verrons les conséquences des coups de griffe du président américain au nom de sa devise «L'Amérique d'abord».  Virginie occidentale, le mirage d’une vie meilleure Il y a tout juste un an, Donald Trump revenait à la Maison Blanche ; raz-de-marée électoral à l’appui, promesse de relance d’une économie sinistrée par l'inflation des années Biden, en bandoulière. Douze mois plus tard, l’économie stagne et les démocrates font entendre une petite musique : celle de «l'accessibilité...». Donald Trump aurait sacrifié les Américains les plus pauvres, sur l’autel du tohubohu qu’il sème à l’international.  Biens et services, ressources de première nécessité, restent inaccessibles. Nous voici en Virginie occidentale, un concentré de détresse sociale : logements indignes, chômage, insécurité alimentaire. On y a voté Trump à 70%. Mais la lumière n’est toujours pas au bout du tunnel.  Un Grand reportage de Vincent Souriau qui s'entretient avec Jacques Allix.   Interventionnisme, aide coupée, manipulation: le nouveau visage de la politique de Trump en Afrique Il y a un an, Donald Trump était élu président des États-Unis. Le nouveau locataire de la Maison Blanche est depuis omniprésent à l’international. En Afrique, le Nigeria et l’Afrique du Sud ont été directement concernés par un interventionnisme décomplexé… La fin de l’Agence des États-Unis pour le développement international (Usaid), quant à elle, a de lourdes conséquences humaines sur le continent. Un Grand reportage de : Valentin Hugues | Liza Fabbian | Paulina Zidi | Benoît Almeras | Florence Miettaux | Marlène Panara | Laurent Correau. Entretien avec Jacques Allix. 
Épicentre de la guerre au Soudan, Khartoum est restée pendant près de deux ans l’une des principales lignes de front. En avril 2023, c’est dans la capitale soudanaise, peuplée de 8 millions d’habitants, que les premiers affrontements ont éclaté. Dans le sillage de la guerre qui pourrait avoir fait plus de 200 000 morts, Khartoum s’est vidée de la moitié de sa population. En mars 2025, l’armée régulière dirigée par le général Abdel Fattah Al-Bourhane est revenue en force dans la capitale. Chassant les troupes du général Hemetti. Aujourd’hui, hors des grandes villes, la guerre s’est déportée vers les plaines et les montagnes du Kordofan, au centre du pays, offrant un répit salvateur aux habitants d’une capitale méconnaissables.  « Au Soudan, Khartoum renaît péniblement de ses cendres », un Grand reportage signé Eliott Brachet.
Depuis des décennies, l’industrie automobile nord-américaine fonctionne comme un tout. Entre le Canada, les États-Unis et le Mexique, pas vraiment de frontières. Moteurs, sièges, électronique : les pièces nécessaires à l’assemblage d’une voiture peuvent traverser jusqu’à 8 fois les frontières des 3 pays. Le retour de Donald Trump à la Maison Blanche a mis à mal cette mécanique bien huilée.  Au nom de l’« America First », les voitures importées aux États-Unis sont désormais visées par 25% de droits de douanes. Au Canada, usines, sous-traitants et milliers de travailleurs ont dû s’adapter souvent dans l’urgence : notamment en Ontario, au cœur de l’industrie automobile du pays. « Un an de Donald Trump à la Maison Blanche : au Canada, l’automobile sous pression » : un Grand reportage de Nicolas Feldmann, réalisation : Pauline Leduc.
Il y a tout juste un an, Donald Trump revenait à la Maison Blanche ; raz-de-marée électoral à l’appui, promesse de relance d’une économie sinistrée par l'inflation des années Biden, en bandoulière. Douze mois plus tard, l’économie stagne et les démocrates font entendre une petite musique : celle de «l'accessibilité...». Donald Trump aurait sacrifié les Américains les plus pauvres, sur l’autel du tohubohu qu’il sème à l’international.  Biens et services, ressources de première nécessité, restent inaccessibles. Nous voici en Virginie occidentale, un concentré de détresse sociale : logements indignes, chômage, insécurité alimentaire. On y a voté Trump à 70%. Mais la lumière n’est toujours pas au bout du tunnel.  « Virginie occidentale, le mirage d’une vie meilleure », un Grand reportage de Vincent Souriau, réalisation : Pauline Leduc.
Il y a un an, Donald Trump était élu président des États-Unis. Le nouveau locataire de la Maison Blanche est depuis omniprésent à l’international. En Afrique, le Nigeria et l’Afrique du Sud ont été directement concernés par un interventionnisme décomplexé… La fin de l’Agence des États-Unis pour le développement international (Usaid), quant à elle, a de lourdes conséquences humaines sur le continent. Les manifestants brandissent un immense drapeau du Venezuela dans les rues de Pretoria, capitale de l’Afrique du Sud. Celui des États-Unis, flotte en arrière-plan au-dessus d’une ambassade américaine surprotégée. Les slogans des manifestants sud-africains sont clairs : « Hands Off Venezuela », ‘Ne touchez pas au Venezuela.’ » « Il s’agit d’une manifestation d'urgence, explique Mohammed Desai, de l'Association Afrique du Sud-Amérique latine, organisée par diverses organisations de la société civile sud-africaine, des partis politiques ainsi que des syndicats. Aujourd'hui, c'est le Venezuela qui est attaqué, demain, nous craignons que ce soit l'Afrique du Sud ! » Lors de la manifestation, le secrétaire général du Parti communiste sud-africain Solly Mapaila regrette le manque de réactions internationales. « À l'heure actuelle, tonne-t-il, les États-Unis font ce qui leur plait ! Il est regrettable qu'ils soient autorisés à le faire et que certains pays dans le monde n'aient pas réagi de manière appropriée... Nous refusons de vivre dans un monde monolithique dans lequel les États-Unis nous imposent une forme extrême de capitalisme de droite et de conservatisme, sans quoi ils ne nous considèrent ! » Nations unies, salle du Conseil de sécurité. Trois notes, les diplomates s’installent. La présidence somalienne prend le micro : la réunion 10085 du Conseil de sécurité est déclarée ouverte. Ce 5 janvier 2026, la désapprobation africaine face à l’intervention des États-Unis au Venezuela est cette fois-ci exprimée en termes diplomatiques, par la voix de l’ambassadeur Lewis Brown. Le représentant du Liberia aux Nations unies s’exprime devant le Conseil au nom du A3, le groupe des trois membres africains non-permanents du Conseil de sécurité : « De tels développements représentent des défis sérieux, non seulement par rapport à la stabilité interne du Venezuela, mais aussi parce qu’ils soulignent l’impératif de sauvegarder, plus largement, la paix et la sécurité de la région. Le A3 demeure ferme dans son engagement en faveur des principes fondamentaux du droit international, y compris le respect total de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des États, tels qu’inscrits dans la charte des Nations unies, dans l’intérêt de la stabilité régionale et de la paix internationale. » Plusieurs gouvernements et organisations ont également marqué leur protestation par des communiqués : le Ghana, la Namibie, l’Union africaine ou l’Alliance des États du Sahel. Interventionnisme décomplexé  Le cas vénézuélien est devenu emblématique d’un interventionnisme décomplexé. Et l’Afrique est d’autant plus concernée par cette politique de puissance qu’elle en a elle-même été la cible. Dès février 2025, des frappes américaines sont déclenchées contre des cibles de l’organisation État islamique dans les montagnes du Golis, dans le nord de la Somalie. À la fin de l’année, c’est le Nigeria qui fait l’objet d’une intervention américaine, préparée et justifiée par un argumentaire sur mesure : l’existence d’un prétendu massacre de chrétiens dans le pays. Des frappes censées viser l'État islamique sont déclenchées le jour de Noël, le 25 décembre. En ce début d’année 2026, certains sur place s’interrogent encore sur les motivations réelles de l’intervention américaine… Comme le professeur Muktar Omar Bunza, qui enseigne l’histoire sociale à l’Université du Nord-Ouest à Sokoto, au Nigeria. « Avec ce qu'il s'est passé au Venezuela, explique-t-il, les gens ont l'impression que les Américains peuvent prendre n'importe quel prétexte, comme par exemple cette histoire de persécutions religieuses, que n'importe quoi peut servir de justification pour que les Américains s'emparent des ressources d'un endroit. Donc, les gens ont peur, ils craignent que ce soit juste une étape, ils perdent confiance dans l'idée d'une démocratie américaine qui respecterait les droits humains, ou qui les défendrait ». Le Grand invité AfriqueOusmane Ndiaye: «L’Afrique subit déjà la brutalité de Trump» L’inquiétude est d’autant plus forte que la parole développée autour de cette politique de puissance s’émancipe largement des faits, de la réalité du terrain. L’exemple nigérian n’est pas unique. L'Afrique du Sud a elle aussi dû endurer les déformations trumpiennes de la vérité. Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump s'est érigé en défenseur des fermiers blancs qu'il considère victimes d'un « génocide » en Afrique du Sud. Cette affirmation ne s’appuie pourtant sur aucun fait. « Il nous ramène dans notre passé ! » Se rendre dans une ferme au nord de Pretoria aide à s'en rendre compte. Ici on élève des poulets et l'on produit des choux ou des poivrons. Le Dr. Ethel Zulu est nutritionniste de formation. Il y a une dizaine d’années, elle a choisi de devenir agricultrice, elle est aujourd'hui à la tête d'une propriété d’une vingtaine d'hectares. Le crime en milieu rural, raconte-t-elle, touche aussi (et surtout) la communauté noire. Elle en a elle-même été victime. « Avant, explique-t-elle, nous occupions notre maison entièrement, mais nous avons décidé d’y installer aussi certains de nos employés, pour ne pas être seules ma fille et moi. Comme ça on se sent un peu plus en sécurité. Vous savez, cette question de la sécurité dans les fermes est un problème qui touche toute la communauté agricole, ce n'est pas du tout un problème racial mais bien un problème national. » Sa réaction aux propos du président américain, à ses affirmations sur une communauté blanche prise pour cible et l’existence d’un « génocide » ? « Cet homme est raciste, c’est tout ! Parce que les incidents que subissent les agriculteurs noirs dans leurs exploitations, comme moi, personne n'en a parlé. Nous venons par exemple de perdre un cadre de notre coopérative - AFASA. Le 26 décembre 2025, ils sont entrés armés chez lui, lui ont dérobé tout son argent, puis l’ont tué ! Et on nous dit que les agriculteurs blancs sont plus vulnérables que les agriculteurs noirs ? Ce sont des mensonges, des absurdités, nous sommes tous des cibles ! D’une certaine manière, ces propos divisent le pays en raison de notre histoire. Nous essayons d’aller de l’avant, et lui, il nous ramène dans notre passé ! » Ethel Zulu sort son téléphone et ouvre WhatsApp. Apparaissent alors de nombreux groupes communautaires, symbole de l'entraide entre voisins. « Tous les membres sont des agriculteurs du coin… Là, c’est notre équipe d'urgence… » Dans ces groupes, les noms Afrikaners, de la minorité blanche, se mêlent aux noms africains. Illustration d’une communauté d’agriculteurs soudée, victime de la même criminalité, parce qu’isolée en milieu rural, loin des postes de police.  « Not in our name » De l’autre côté de l’Atlantique, malgré le rappel des faits et de la réalité de terrain, Donald Trump persiste. Le documentaliste Louis Gaigher et plusieurs dizaines d’Afrikaners ont co-signé une lettre ouverte dans la presse sud-africaine, « Not in our name », 'Pas en notre nom'. Une réponse aux propos américains. « Je pense que ce qu'il fait ici, ou plutôt le genre de rhétorique qu'il utilise, relève complètement de la suprématie blanche. Je trouve cela extrêmement opportuniste. Je ne peux parler qu'en mon nom, je refuse qu'on me présente comme un réfugié ou quelqu'un qui souffre à cause du gouvernement postapartheid et de la démocratie. »  En Afrique du Sud, 35 ans après la fin de l’Apartheid, la minorité blanche est encore très puissante économiquement et politiquement. Elle détient une grande majorité des terres du pays. Si la Nation arc-en-ciel est confrontée à bien des défis, Louis Gaigher et les autres signataires de cette tribune, refusent d’être « des pions dans les guerres culturelles américaines ». « L’administration américaine attaque notre politique de redistribution des terres. Mais ici nous avons l'État de droit qui doit toujours être protégé. Et c’est complètement ridicule que les Américains se plaignent de notre loi sur l'expropriation sans compensation ​alors qu’ils font précisément la même chose, et de manière très violente, avec le Venezuela, ou encore avec leurs projets pour le Groenland ! » Les cas nigérian et sud-africain viennent en tout cas confirmer que la manipulation décomplexée de la réalité est l’un des piliers de la gouvernance trumpienne. « Ce que Donald Trump a fait, c’est qu’il a reconfiguré ce que nous considérions comme ‘la vérité’, analyse Trust Matsilele, maître de conférences à l’Université de Birmingham. La vérité ou les faits sont maintenant des concepts fragiles. À partir du moment où ils ne servent plus ses intérêts, ils peuvent être contestés ou rejetés. C’est ce qu’on pourrait appeler une ‘politisation de la vérité’. Certaines des choses qui avaient été vues comme des vérités établies sont remises en cause : le changement climatique, les concepts de démocratie et d’État de droit. Tout cela a été bousculé par la vision du monde de Donald Trump ». Le chercheur s’arrête sur les risques que fait courir un tel comportement : « La vérité doit être la vérité, quelle que soit votre position. À partir du moment où vous commencez à politiser tout cela, on bascule de la vérité objective à la propagande, la mésinformation, la désinformation et les fake news… » Des opinions publiques africaines partagées À Kinshasa, dans le quartier commerçant de la Gombe, la circulation est encore timide et les embouteillages n’ont pas encore fait leur apparition, ce matin-là. Les Kinois sont déjà sur le chemin du travail. Certains, comme Jacquemain, disent la crainte que leur inspire désormais Trump, en dépit de son engagement en faveur du pro
Le Laos et la Bolivie au sommaire du supplément du Grand reportage. Direction le Laos avec Jean-Pierre Fage, sur l'une de ces nouvelles routes de la soie lancées tel un filet sur le monde par la Chine. C'est en 2013 que le président Xi Jinping lance la nouvelle initiative, la bonne idée d'influence sur ses voisins et au-delà. En 2è partie : une montagne qui s'effondre sur elle-même, minée depuis des siècles, par l'exploitation de filons prometteurs, le Cerro Rico en Bolivie, avec Nils Sabin. Laos: sur la voie des investissements chinois  Au Laos, la Chine est devenue le premier investisseur, mais aussi le principal créancier du pays. Un des effets des tentaculaires Routes de la Soie développées par Pékin. Plus de 140 pays, plus de 4 milliards d’habitants sont maintenant concernés par ces coopérations avec le géant asiatique. Une conquête chinoise à bas bruit, antérieure à l’expansionnisme claironnant de Donald Trump.  Le petit Laos et sa large dette est pris dans cette dynamique, où s’affiche le train à grande vitesse Vientiane / Kunming. Et cela transforme en profondeur le paysage socio-économique du pays. Un Grand reportage de Jean-Pierre Fage qui s'entretient avec Jacques Allix.   Cerro Rico en Bolivie: la montagne minée par l’argent Dans le sud de la Bolivie, le Cerro Rico est une montagne surexploitée. Creusée depuis 480 ans pour ses ressources minières : argent, étain, plomb ou zinc. Ses mines ont enrichi l’empire espagnol et toute l’Europe pendant l’époque coloniale et tout le secteur de la ville de Potosi est classé patrimoine mondial de l’Unesco. La montagne est devenue un gruyère. Elle menace de s'effondrer sur elle-même. Mais difficile de vraiment calmer le jeu, tant les mines sont essentielles à l’emploi et l’économie. Un Grand reportage de Nils Sabin qui s'entretient avec Jacques Allix.
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