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Le goût du monde
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Le goût du monde

Author: RFI

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L'oignon est-il vraiment de toutes les marmites du monde ? Les ancêtres sont-ils gourmands ? Et la pomme de terre une déesse ? Vous saurez tout dans le Goût du Monde, l'émission qui parle de saveurs, d’histoires, de partage, de goûts : d’ici ou d’ailleurs. Ces goûts qui rappellent les souvenirs, les émotions, et nourrissent l’imaginaire. À vous ensuite de partager vos souvenirs et de faire chauffer les marmites ! Comme nous ne pourrons pas goûter, racontez-nous ! En mots, en photos, en recettes, en histoires, parlez-nous de vous ! Réalisation : Guillaume Munier. *** À écouter, podcaster, à partager, à déguster le samedi à 17h30 (vers Afrique luso), à 21h30 TU vers toutes cibles. Le dimanche à 11h30 TU vers toutes cibles, à 21h30 (vers Afrique haoussa).

268 Episodes
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Elles nourrissent au sein les enfants, les leurs et ceux des autres, et sont payées pour ce lait. La nourrice est celle qui nourrit, des nouveau-nés placés chez elles, ou « sur lieu », au domicile des employeurs, bébés. Jusqu’à l’invention des laits maternisés, aucune alternative à l’allaitement n’existait pour nourrir un bébé. Les femmes, nouvelles accouchées, pouvaient ainsi en plus de leur enfant allaiter ceux des autres, ce qui n’était pas sans risque, ni pour elles ni pour les enfants dont elles avaient la charge.   L’allaitement, un marché Le métier de nourrices est ancestral, réglementée, encadrée depuis l’Antiquité, car allaiter hier d’autres bébés que le sien a longtemps été un métier, même aussi un vaste marché : l’allaitement mercenaire a économiquement soutenu des régions entières en Europe, en France au début du XVIIIè et au XIXè. D’abord répandu chez les aristocrates et les bourgeois, le « nourrissage » se développe à la révolution industrielle. Il devient rapidement évident que le travail à l’usine est mieux payé que celui des champs. Les campagnes se sont ainsi vidées de leur main-d’œuvre partie travailler en ville, à l’exception des nourrices qui se voient confier les enfants d’ouvriers, d’artisans ou de la petite bourgeoisie. À Lyon, en 1840, Louis-René Villermé, médecin, enquête chez les soyeux et écrit : « Presque tous les nouveau-nés sont placés en nourrice dans les départements voisins car les mères gagnent plus d’argent à travailler dans les ateliers de soie plutôt qu’à élever leurs enfants. Elles récupèrent le bébé quand il est sevré ou généralement quand il marche. » À la fin du XIXè, en France, 10% des nourrissons étaient mis en nourrice, près de deux-tiers des bébés dans les grandes villes. Les nourrices, rarement aux affaires, devaient passer par des intermédiaires pour trouver de nouveaux bébés à garder.  Les femmes, des marchandises comme les autres ? Pour « Nourrices », son premier roman, Séverine Cressan a enquêté sur l’identité des nourrices, leur milieu social, leurs conditions de vie et de travail, elle s’est interrogée sur les liens créés par le lait entre un enfant et sa mère, et ce même lien quand le lait n’est pas celui de sa mère, quel est-il ? Comment naît l’attachement, l’amour entre mère et enfant ? Comment se construit-il et se renforce-t-il ? Quelles solidarités entre les mères ? Son récit est sensuel et bouleversant. Il pose aussi la question des relations entre les frères et sœurs de sang et de lait – rappelle les mythes et les légendes qui entourent ces relations : Remus et Romulus, depuis l'Antiquité, et les interdits associés, dans certaines religions, comme dans l'Islam par exemple où frères et sœurs de lait ont l'interdiction de se marier. La fin de l’allaitement mercenaire avec l’essor du biberon et du lait maternisé La loi Roussel (1874) marque un tournant : elle impose un contrôle administratif strict sur les nourrices et les placements d’enfants, dans le but de lutter contre la mortalité infantile encore très élevée. Ce contrôle évite et réduit de fait l’attractivité de la mise en nourrice, mais c’est l’invention du lait maternisé, une alternative au nourrissage et au biberon qui scelle la fin de l’allaitement mercenaire. La fonction de nourrice change alors de nature, en 1977, les nourrices deviennent officiellement des assistantes maternelles, elles sont les nounous qui gardent encore aujourd’hui les enfants en l’absence de leurs parents. Avec Séverine Cressan, autrice. « Nourrices » est son premier roman, il est publié aux éditions Dalva. Pour aller plus loin - Lait maternel (émission Le Goût du monde) - Nourrices, quand les filles des champs veillent sur les enfants des autres - L'historienne Anne Martin-Fugier à propos des « nourrices sur lieu et à emporter », France Culture, 27 avril 1978 - Association des lactarium de France. Programmation musicale : Going home de Dominique fils Aimé. Une recette de flan au baobab, blanc comme le lait, de Harouna Sow issue de la saison 1 de l'émission Recette de poche.
Il a fallu un regard venu d’ailleurs pour réaliser combien l’amer incarnait l’Italie. Le souvenir d’Emmanuel Giraud, ancien résident de la Villa Medicis à Rome, et sa découverte des amers pour que le professeur italien Massimo Montanari réalise combien, en effet, l’amertume était une saveur foncièrement italienne.   Ce qui est vert est amer, ou la place centrale des végétaux dans la cuisine italienne. Expresso, radicchio, amaretto, roquette, tartes aux herbes amères, et autres artichauts : L'amertume est la note de fond de la cuisine italienne. Une cuisine aux racines paysannes, diverse, végétale, « la saveur amère caractérise principalement certaines espèces de plantes d’herbes, racines qui, surtout à l’état sauvage, ont un tel goût », explique Massimo Montanari dans Amaro. Une cuisine végétale, paysanne, dont la durabilité et la diversité bio culturelle sont devenues patrimoine. En décembre 2025, l’Unesco a en effet inscrit la cuisine italienne sur la liste des patrimoines immatériels de l’humanité précisément pour ces raisons. « La place centrale des végétaux dans la culture gastronomique italienne a conservé, au fil des siècles, une forte dimension populaire, un rapport étroit et constant avec la culture paysanne, qui, en plus de développer des savoirs et des pratiques liés aux travaux des champs et des jardins, a toujours veillé à intégrer aux ressources domestiquées celles restées sauvages, les produits des prés et des sous-bois, des fossés et des zones humides. Ainsi, s’est vraisemblablement établie l’habitude du goût amer ».   Ne le faites pas savoir aux paysans Nous découvrons avec cet amer une autre manière de raconter les hiérarchies, les rapports entre les classes sociales. Aux paysans qui connaissaient les plantes, et récoltaient les herbes sauvages, les cardons, les roquettes, et autres salades amères, les gentilhommes multipliaient les stratagèmes pour s’assurer que ces plantes présentées comme « rustiques », leur seraient réservées, car délicieuses et accessoirement aussi bonnes pour la santé. Pour s’assurer enfin que la connaissance et le savoir restaient au sein de l’espace des privilèges et du pouvoir des classes dirigeantes. « C’est ainsi, selon la définition de Pierandrea Mattioli, qu’un produit cultivé par la nature, devint artificiellement civilisée en intégrant la haute cuisine pour parfumer les viandes fines et les canards rôtis. » Le pays de l’amer Dans cet essai malicieux et érudit, Massimo Montanari nous offre à nous, non Italiens, une lecture toute en finesse de son pays et de ses compatriotes, avec une délicieuse autodérision. Nous retiendrons « qu’il faut apprendre à goûter l'amer, les amers, mais quand on les a découverts, on ne peut plus s’en passer ». Avec Massimo Montanari, professeur, historien, spécialiste de l’histoire de l’alimentation, auteur de Amaro, un goût italien, aux éditions Macula. « Parler d’alimentation, de nourriture, c’est parler du monde, parce que c’est le geste le plus important de la vie, le geste alimentaire et tout ce qu’il y a autour : l’économie, la technologie, les rapports sociaux, une très bonne perspective pour regarder autour de soi ». Le livre qui a permis à Massimo Montinari de prendre conscience du goût des Italiens pour l'amer est « L’amer » d'Emmanuel Giraud, paru aux éditions Les ateliers d’Argol. Dans l’émission, aussi, Alexandre Bella Ola, le cuisinier auteur de « Les cuisines d’Afrique noire » chez First, raconte le N’dolè. Il est question de « High on the hog », la part du lion de l’historienne américaine de l’alimentation, Dr Jessica B. Harris. De santé et du corps qui s’éveille et s’ébroue après l’hiver, avec un extrait de la newsletter Substack Achillée mille vertus, de Jennifer Hart Smith, naturopathe, cuisinière et autrice, à retrouver ici Il est question à plusieurs reprises du botaniste italien Constanzo Felici. Pour aller plus loin - La cucina leggera, de Laura Zavan, éditions Hachette cuisine. - In cucina, d'Alba Pezzone. Et la musique ? L’équipe de la playlist nous propose Tive razao, de Seu Jorge.   La recette La tourte aux herbes et au parmesan, de Laura Zavan, à découvrir sur son site.
Comment dire l'exil, rompre le silence, et se raconter ? La cuisine s’avère une précieuse alliée dans ce qu’elle a de répétitif et quotidien, les gestes sont un refuge, l’air de rien la parole se libère, l’esprit et les mains occupés à faire, le récit, par bribes, se nourrit lui aussi. Pourquoi ces herbes ? Et ce pho qui t’a appris à le cuisiner ? Comment faisais-tu, toi qui ne parlais pas la langue ? Ici à Paris, se poursuit le voyage de Bâ, la grand-mère d’Anne Solenne Hatte, la mère de Loan Hatte. Bâ née dans un tout petit village à côté de Hanoï, dans les rizières au début du siècle dernier, exilée en France au début des années 60. Son histoire fait écho à celle de ceux qui ont dû fuir et trouver refuge loin de leur pays d’origine, et tout reconstruire. Dis-moi d’où tu viens, je saurai qui je suis « Je voudrais mettre des mots sur ce silence et ces absences, comprendre d'où je viens, pour savoir qui je suis », écrit Anne Solenne dans « La cuisine de Bâ », le livre de cuisine qu’elle a écrit, comme un dialogue avec sa grand-mère. « Sans le savoir et depuis toujours je mange vietnamien grâce aux plats de ma grand-mère et de ma mère et à travers de ces saveurs, j’ai compris qu’il y avait un langage, en sourdine, silencieux, il a été la première porte d’entrée vers le Vietnam. On s’est rencontré à un moment charnière avec ma grand-mère, où moi j’avais besoin de récits pour me construire, et elle a bien voulu à un moment donné de sa vie me transmettre des souvenirs, mais ces souvenirs ont été longs à venir, elle vivant dans une cuisine de la survie pour avancer là où nous, ses petits-enfants, étions dans une cuisine plaisir. Je me suis rendu compte qu’il y avait un fossé et des ficelles à tirer. » Des mots sur les silences, des vides comblés Des rizières près de Hanoï où Bâ est née, au restaurant ouvert dans la maison familiale à Olivet près d’Orléans « la Hanoïenne » primée par le Gault et Millau, des pho partagés avec son père enfant aux millions de nems roulés en France, l’histoire de Bâ est une histoire de résilience, d’adaptation, d’exil. De cette rencontre, sont nés un livre, de recettes et de récits, et un film. Des réponses ont été apportées, des mots posés sur les silences, des vides ont été comblés, la transmission opère avec toutes les vérités qui la composent. « Je souhaite - écrit Anne Solenne – que ce livre soit la base de l’histoire de ton exil, qu’il inspire des générations futures afin qu’elles se souviennent d’où elles viennent. » « Quand le plat de l'enfance est un plat de l'ailleurs, que se passe-t-il si on cherche à le reproduire ? Peut-on y arriver sans cet ingrédient introuvable ici, avec ce légume qui n'a pas exactement le même goût que là-bas ? Un seul condiment vous manque et tout est dépeuplé. » Passer à Table, d'Emilie Laystary. Avec Loan Hatte et Anne Solenne Hatte, autrice de « La cuisine de Bâ », aux éditions Ducasse - réalisatrice de Saveurs d’exil produit par Cheyenne Distribution. - Ru, de Kim Thuy - Passer à table, d'Emilie Laystary, aux éditions Divergence - La cuisine de l’exil, de Stéphanie Schwartzbrod - Le secret des saveurs vietnamiennes, de Kim Thuy, éditions La Martinière - La cuisine, une mémoire vivante, Le Goût du monde sur RFI. Programmation musicale : Kabumbu, d'Ampire Joven.   LA RECETTE :
Hong Kong à la carte

Hong Kong à la carte

2026-02-1433:35

Le thé au lait fume dans les rayons du soleil ; sur une assiette, patientent un sandwich lait concentré beurre de cacahuète, un bol de soupe wonton, et une egg tart à emporter pour la manger en chemin.  Sur la table métallique, se trouve un peu du goût de Hong Kong, et le plaisir de s'assoir en tirant nos tabourets en plastique, avec 2 amoureuses de Hong Kong, la photographe Ada Deschanel, autrice et chef privée, et Davina Chang, née et élevée à Hong Kong, et aux États-Unis, avant de poser ses valises à Paris, où - dit elle- elle se sent comme chez elle. Il lui manquait un peu de là-bas, elle a donc fondé une bulle hong-kongaise en plein centre de la capitale, Bing Sutt en 2022. L'une a aimé Hong Kong en la découvrant, l'autre la redécouverte en s'y replongeant pour un livre à 4 mains « Hong Kong à la carte » publié aux éditions Solar. « Pas juste un livre de recettes, précisent les autrices - mais aussi une porte d'entrée pour découvrir le riche patrimoine culinaire de Hong Kong, ses influences coloniales, sa cuisine aux saveurs enrichie par les migrations. » Et en effet, le voyage s'ouvre il y a plus de 2 siècles dans un village de pêcheurs à l'embouchure de la rivière Pearl, carrefour marchand, port stratégique, Hong Kong a été colonie britannique, devenue refuge de réfugiés russes de la révolution, une concession rétrocédée à la Chine en 1997, il y a 30 ans quasiment. Un simple bol de nouilles peut raconter une traversée, un exil, une rencontre. D'une soupe à la tomate, œufs brouillés, en passant par un bortsch, une tarte aux œufs soeur de la pasteis de nata de Macao, à la ribambelle de dimsum, l'histoire de Hong Kong se découvre à table, et au fil de la journée, et des établissements, Bing Sutt, Cha Chaan teng, et Dai pai dong, petits restaurants de rue nichés dans les ruelles, de la cuisine, vite dont il ne reste plus qu’une trentaine de poignées. À Hong Kong, rien n’arrive intact., tout s’adapte, se mélange. C’est cette plasticité, plus que l’origine exacte des plats, qui fait l’essence de la cuisine hongkongaise, avec pour socle, la cuisine cantonaise : fraîcheur des produits, cuissons rapides, dim sum, vapeur, woks brûlants. À ceci, s’ajoute une forte culture du marché : poissons vivants, légumes du jour, fruits de mer issus d’une longue tradition maritime. Cette base solide a permis d’absorber sans se dénaturer les influences venues de l’autre bout du monde. Bing sutt, 22 rue Béranger, Paris 11ème. « Hong Kong à la carte », de Davina Chang et Ada Deschanel est publié aux éditions Solar. Sur les réseaux : Davina Chang et Ada Deschanel.   Pour aller plus loin, pour goûter aussi et pourquoi pas cuisiner : - Hong Kong Vegan, de Christine Wong, éditions de la Plage @conscious_cooking - Street Food Asia : Hong Kong Netflix - Les incontournables, mais de plus en plus rares, Dai pai dong et leurs plats phares Dimdam Maïdan, 21 rue de Turbigo, 75002 Paris  - Restaurant Maison Mongkok, 148, rue de Vaugirard, Paris 15ème - Dim sun panda panda.   Adresses Hong Kong : - Bake House pour un croissant Char siu ou une egg tart au levain à Victoria Peak Boulangerie artisanale au levain fondée par Grégoire Michaud, également restaurant - Cheung Hing tea - In the mood for love, de Wong kar Wai.   Programmation musicale : Splash, de Myra. En images LA RECETTE : EGG TART LA RECETTE : BOUCHÉES À LA CREVETTE
Quelle place pour l’animal et le vivant dans nos sociétés et dans notre alimentation ? Et si l’on faisait voler en éclats la hiérarchie et les « classements » entre les êtres vivants ? Et si l’homme renonçait à l’animal pour se nourrir, y compris les œufs et le lait, nourriture d’origine animale ? L’humanité deviendrait végétalienne, mais est-ce seulement possible ? Choix subi ou choisi, prédéfini  Au fil des paradoxes, et idées contradictoires qui ont émaillé le rapport de l’homme à la nature, nous remontons le temps. Après avoir mangé ce qu’il y avait autour dans notre environnement proche, nous avons élevé, transformé, produit ; changé de régime alimentaire, l’abondance et la révolution industrielle ont donné le sentiment à une partie du monde qu’elle pouvait choisir ce qu’elle mangeait ou refuser de manger : luxe ultime. Du végétal pour tous Est-ce seulement possible ? Les surfaces sont-elles suffisantes pour produire pour 8 milliards de mangeurs que nous sommes aujourd’hui ? Quels seraient les effets sur nos morphologies, les paysages, les animaux ?  Autant de questions pour nourrir une réflexion autour de la place de l’homme, du vivant, et au fond aussi cet inconnu : demain, qui serait la proie de qui ? Avec - Camille Daujeard, chercheur au CNRS et archéozoologue au Muséum national d’Histoire naturelle - Christophe Lavelle, biophysicien, chercheur au CNRS - Vincent Moriniaux, géographe à Sorbonne Université. Le Débat singulier est un rendez-vous pensé et conçu par Sorbonne Université avec le Théâtre de la Ville en partenariat avec RFI. À écouter/regarder dans son intégralité ici.   Pour aller plus loin - Ravage, de Barjavel - Ni carnée, ni carencée, de Marie-Gabrielle Domizi, Sébastien Demange, La Plage Éditeur - Sur la piste animale, de Baptiste Morizot, éditions Acte Sud.   Programmation musicale : Création originale de Juliette Séjourné et Ailton Matavela autour de Nature Boy de Nat King Cole.
Nos ancêtres à la préhistoire étaient-ils vraiment végétariens ? Quels effets cela a eu sur nos cerveaux, nos corps, notre taille, de manger de la viande ? Pour quelle raison avons-nous commencé à en manger ? Quelle place pour l'animal dans notre assiette ? Pour des raisons de santé, écologiques, pour des questions religieuses, ou de bien-être animal, la viande fait débat : elle interroge. L’occasion pour nous d’interroger l’histoire, notre rapport au monde animal, et au vivant plus largement le temps d’un débat singulier. Un débat conçu comme un voyage dans le temps, qui poserait aussi les paradoxes, les positions et les idées parfois contradictoire, selon les époques. Avec - Camille Daujeard, chercheur au CNRS, préhistorienne, archéozoologue au Muséum national d’histoire naturelle. - Christophe Lavelle, chercheur au CNRS, biophysicien et formateur en cuisine - Vincent Moriniaux, géographe et maître de conférence à Sorbonne Université. Ce débat singulier a été pensé et organisé par Sorbonne Université et le Théâtre de la Ville, en collaboration avec l’initiative alimentation, et en partenariat avec RFI. La vidéo de ce débat est à retrouver ici. Pour aller plus loin - Initiative alimentation - Le monde après le spécisme, de Pauline Chanu, dans La série documentaire sur France Culture - L’appel du bonheur, de Sandrine Ruhlmann - Jefferson, de Jean-Claude Mourlevat, éditions Folio Junior - Coeur de Cochon, de Susie Morgenstern, éditions J.-C. Lattès - Marvin Harris - L’adieu à la viande, la grande histoire du végétarisme, de Martin Blanchard - Veganuary, le livre officiel, éditions La Plage - Ni carnée ni carencée, de Marielle Domizi et Sébastien Demange, éditions La Plage Cuisine végétarienne - Chiches - Cuisine Vegan des Caraïbes, de Alie Suvelor du site Healthy Alie, aux éditions La Plage - Cuisine d’Afrique vegan, de Marie Kacouchia, aux éditions la Plage. Musique originale de Ailton Matavela. Lecture par les comédiens du Théâtre de la Ville : Juliette Séjourné et Charles Roger Bour.
Connaissez-vous Carrbridge dans les highlands en Écosse, sa rivière, son pont, les as de la vaisselle, et son championnat du monde de Porridge ? Saviez-vous que l'on peut reconnaitre qui a coupé quel cep dans les vignes quand on sait regarder ? Qu'au Pays basque, un Japonais est devenu chef cuisinier en tombant amoureux du feu et d'une montagne ? Un concours pour devenir le plus grand chocolatier du monde ? Merci au FiPADOC, le festival international du film documentaire cru 2026 qui, chaque année, nous offre une sélection de films documentaires, des histoires vraies qui racontent le monde observé à la loupe, et partagées sur grand écran, à Biarritz, dans le sud-ouest de la France. Une philosophie de l’action comme antidote à l’abattement Le festival international du film documentaire de petits miracles, à soulever les caméras du chaos. Dans les films de Goûts du doc, l’une des sélections du FIPADOC, le festival international du film documentaire, des envies de vie. Le propos peut être léger, mais il n’est pas – bien au contraire - dénué de fond, j'en ai la profonde conviction : manger, produire c'est politique, une manière d'appréhender le monde et d'être au monde. Quand on peut faire une éducation au changement climatique par le plaisir, qui est à la fois le plaisir des yeux du cinéma et des papilles - je pense que c'est plus efficace que toutes les leçons de morale. Le temps du documentaire permet de petits miracles Le documentaire se pose, sort la caméra du flux incessant et trépidant dans lequel nous vivons. Le temps du documentaire est celui de l’observation, l’attention aux détails sans faire de pas de côté pour autant, simplement, de regarder autrement. Avec Anne Georget, présidente du Fipadoc, et documentariste, ses « Festins Imaginaires », Frosia une femme libre du Goulag, ou encore Cholestérol le grand bluff) le festival international du film documentaire à Biarritz, du 23 au 31 janvier 2026 Goût du doc est une sélection du Fipadoc à retrouver ici Le FIPADOC, 150 films présentés avec pour cette 8ème édition, et un focus sur l’Espagne et le Portugal pour cette 8ème édition. Les films de la sélection Goût du doc : The golden spurtle, de Constantine Costi Chaillées de l’enfer, de Léo Boudet production Pascale Cuenot Lluc, de Jordi Torra TETSU, TXISPA, HOSHI, de Jon Arregui. Dans l’émission, découverte du championnat du monde des œufs en meurette au château du Clos de Vougeot. Pourquoi et comment est née cette compétition ? Question posée à Arnaud Orsel, intendant de la confrérie des chevaliers du Taste vin, notamment si vous souhaitez vous inscrire.   Très gourmand tout en étant sain, c'est ce qui est super dans le porridge ! En écho au documentaire The Golden Spurtle sur le championnat du monde de porridge, coup de fil passé à Clara Vucher qui publie « Porridges », un livre de réconciliation avec une recette saine, bonne, économique et très flexible. « Écosse : Avoine, haggis et cranachan », d'Aurélie Bellacicco et Sarah Lachhab, éditions de La Martinière. « Porridges », de Clara Vucher, aux éditions la Plage.   En images Programmation musicale : « Belle âme », de Bianca Costa et Aupinard. La recette : issue du livre « Porridges », de Clara Vucher, aux éditions La Plage.
C'est une odeur familière qui vous rattrape à l'improviste, quand vous êtes loin, de l'autre côté du monde. Vous le reconnaissez, ce parfum qui vous accompagne depuis toujours ? La pâte de maïs, les tartines de pain, la sauce soja, un yaourt, avec du café ? Du matin au soir, où que l'on se trouve dans le monde, du Vietnam au Mexique et même au Groenland : notre alimentation est faite de fermentation ! Nous mangeons des produits fermentés tout le temps, sans d’ailleurs sans nous en rendre compte ou y prêter attention : ils font partie de nos vies. Pourtant, quel paradoxe ! La fermentation semble étrangère à notre quotidien, elle qui pourtant nous habite et nous construit depuis toujours. Être Français, cuisinier et découvrir le goût du pain... au Brésil L’aventure de Paul Albert, notre invité a fait ses classes à la prestigieuse École de cuisine Bocuse près de Lyon. Dans ses cours de boulangerie, l’approche est scientifique, la levure attendue pour obtenir une mie souple, une croûte dorée et craquante mais pas d’explication sur la levure elle-même et d’éventuelles alternatives au cube utilisé. C’est au Brésil, à Rio, où Paul s’installe pour travailler que son chef lui suggère d’aller tester le pain de la boulangerie Slow Bakery, le pain est au levain. L’odeur, le parfum, du pain, des ferments, cette odeur-là : c’est la révélation. Et le début d’une réponse aux multiples questions qui le taraudent depuis qu’il apprend et travaille en cuisine : comment ? pourquoi ? qui en mont ? La fermentation : cuisine discrète des micro-organismes La fermentation est une petite cuisine discrète des micro-organismes qui, par milliards, transforment le lait en fromage, ou en yaourt, le levain en pain, les fruits en confiture, vous avez saisi l’idée. Des subterfuges chimiques artificiels ont été découverts développés, et industrialisés pour imiter la nature dans ses effets, et produire en série et en quantité : la levure chimique par exemple, pour faire du pain, des gâteaux, des viennoiseries - quand le levain vivant et naturel apporte au pain qu'il rend aussi croustillant, doré, et bien gonflé en plus du goût, de la digestibilité et de bons microbes pour la santé. « Le feu et la fermentation nous ont fait : notre corps en demande ! Le pain, le vin, le fromage, mieux le fromage fondu ! Tout ce qui est fermenté puis cuit nous a construit les hommes que nous sommes aujourd'hui ». Fermentation ou la vie toujours avec soi La pandémie a permis de montrer combien santé et alimentation étaient liés et quels aliments nous manquaient le plus pour les partager : souvenez-vous, ces pains cocottes fleurissant ici et là, et chez vous. Sans doute aussi un produit fermenté. La question de la sécurité et de l’autonomie alimentaire dans une économie mondialisée reste centrale, et fortement politique. À plus petite échelle, à la nôtre à la vôtre, la fermentation est le moyen le plus sain et économique de reprendre quelques fondamentaux en main à commencer par… votre pain (ou baguette ou porridge quotidien), vous n’aurez besoin que de 4 ingrédients :  de la farine, du sel, de l’eau et du temps. À vous de vous régaler et de prendre soin de vous. Paul Albert est souvent en voyage, mais il est sur Instagram, pour le suivre. « Mon grand-père disait toujours : sans le pain, la table tombe. le blé est une culture centrale en Europe ». Pour aller plus loin - Slow Bakery à Rio de Janeiro, Raphaël Brito sur Instagram  - David Asher : l'Art de faire son fromag,e aux éditions Ulmer - Milk into cheese   - École La Source - Cocina mitho Chha - My fermentation, le restaurant fermenté de Hugo Chaire, rue saint Bon, à Paris - L'école de la fermentation, de Marie-Claire Frédéric et Guillaume Stutin, éditions Alternative-Gallimard - Ni cru ni cuit, le blog de Marie-Claire Frédéric - 10 ans de fermentation dans le Goût du monde avec une émission spéciale  - Vilain levain, de Valérie Zanon, aux éditions Alternatives - Justine Lebas et Augustin Denous dans une spéciale : Du pain et du fromage dans le Goût du monde - Fervent ferment, l'association - Le monde à portée de pain - Sandor Ellis Katz  : L'art de la fermentation, éditions Terre vivante  - Fermentation naturelle, éditions Ulmer - L'art de la fermentation, de Luna Kiung et Camille Oger, éditions Terre vivante - Cuisine et fermentation, de Malika Nguon, éditions Ulmer - Jamais seul, de Marc André Selosse, éditions Actes Sud. Programmation musicale : More understanding than a man, de Flore benguigui et Sensible Note La recette : Créer votre levain pour vos pains Avec la recette et le schéma de Marie-Claire Frédéric : sur son blog (pépite) Ni cru Ni cuit.
Le monde vu du ventre

Le monde vu du ventre

2026-01-1036:43

Un menu pour ouvrir le Don Quichotte de Cervantès, l’ail comme marqueur social, le créateur de la première chaîne de hamburgers français, au fait « qui mange qui chez Lafontaine ? ». Et si l’on écoutait les poètes, les cuisiniers, les architectes, les écrivains, les historiens, les chercheurs expliquer le monde en l’approchant par le biais de la nourriture, le décrypter, en faisant un pas de côté. Raconter le monde vu du ventre : le journaliste et producteur Alain Kruger en avait fait un rendez-vous du dimanche – et pendant sept ans a orchestré l’émission « On ne parle pas la bouche pleine ». Un livre « gourmandise » est né de la retranscription de ces émissions, avec toute l’intelligence, la sensibilité et la curiosité du propos. Le livre est un voyage et une jolie madeleine, et ses invités passionnants et généreux. Et puis nous sommes chanceux. Quand la voix manque, elle peut être réécoutée grâce aux archives en ligne. Pour aller plus loin : On ne parle pas la bouche pleine : les archives en ligne sur le site de France Culture.  Alain Kruger cinéphile invité d’une émission sur Louis de Funès à l’occasion de l’exposition à la cinémathèque sur l’acteur. Passer à table d'Émilie Laystary aux éditions Divergences. Histoire naturelle de la morale et de la nourriture de Maguelonne Toussaint Samat. Dictionnaire des cultures alimentaires de Jean-Pierre Poulain. Programmation musicale Lalla de Oum.
Des bouillons, des bouillies de mil au bouye, on a tous le souvenir d'un petit remède qui nous était préparé, enfant souvent, quand on était patraque, un peu malade, préparé avec attention, et soin, par une personne aimante. Du baiser aux boulettes fondantes, petits remèdes d'ici et là, pour se remettre d'aplomb. Était-ce un plat ou une boisson ce remède maison qui vous soignait sur le moment, pansait le blues de saison, le cœur brisé, le gros rhume d'hiver? Des remèdes comme des souvenirs pour tous ceux qui ont eu la chance d’être soigné ainsi, réconforté réconforté, avec plus ou moins de goût d’ailleurs ! Des petits remèdes comme autant d'histoires de famille et du monde à avoir près de vous, à votre chevet ou dans la boite à pharmacie, à transmettre évidemment et partager. Pour vous donner des idées, je vous prescris un livre, qui vous fera voyager et presque envie de tomber malade – légèrement s’entend! – pour être cajolé: Petits remèdes, histoires de famille de Victor Coutard et André Derainne ( aux éditions de l’Epure). Victor Coutard est journaliste, auteur, retrouvez le sur Substack sur sa page How to get lost in France et sur Instagram. André Derainne est illustrateur, et auteur de deux albums graphiques dont Un orage un jour paru chez Keribus. Retrouvez également son travail ici. Pour aller plus loin Bouillons bienfaisants de Jennifer Hart Smith (Editions Hachette Cuisine) Bouillons gourmands de Keda Black (Editions Marabout) Vinaigre de feu de Valérie Zanon Congee, la bouillie de riz a son ashtag sur les réseaux bien sûr  Sans oublier un bon porridge écossais, la bouillie de mil au bouye, et toutes les recettes de votre entourage. Bien être et santé au naturel de Cynthia Ka Editions Leduc Cuisine juive à New York de Annabelle Schachmes Remèdes naturels pour tous les maux du quotidien de Hildegarde de Bingen Extrait du film « Knock » de Guy Lefranc tiré de la pièce de Jules Romain avec Louis Jouvet et Jean Carmet La vache orange de Lucile Butel (Editions Flammarion) Merci à Juliette et Arthur pour les lectures.  Programmation musicale: « How I feel » de Nina Simone, remixé par Wax Tailor
Perle noire, diamant noir, les seuls surnoms donnés à la truffe disent bien combien elle est précieuse ; un cadeau de la nature, dont la rareté l’a longtemps réservée au table de luxe. La truffe noire est un champignon de la variété Tuber Melanosporum, il se développe aux pieds des chênes « truffiers » sur certaines terres particulières, aux sols calcaires, limono argileux, de la mauvaise terre « qui ne donne pas ». (Rediffusion) La Tuber mélanosporum est la plus parfumée, la plus délicate, la plus appréciée, et prisée ! La truffe noire signe certains plats iconiques la gastronomie française, comme cette soupe « VGE » servie dans un bol scellé par une pâte feuilletée imaginée par Paul Bocuse et servie au président Valéry Giscard D’Estaing, la brioche truffée et soupe d'artichaut de Guy Savoy ou, bien sûr, la truffe telle que la cuisine Bernard Pacaud à l’Ambroisie. Truffe du Périgord ou de Provence, d’Uzès ou de Richerenches, elle a ses marchés – celui de Richerenche se tient depuis plus de 100 ans, elle a ses amoureux, ses chercheurs d’or, ses amoureux. Mythique, elle espère rester ce mystère qui la rend si belle, d’autant que les truffes chinoises et espagnoles imprègnent huiles, sel et poudre à la truffe, faisant presque oublier la finesse du parfum de la tuber melanosporum.   « À l’ongle, si elle se pèle c’est une brumale, si elle ne se pèle pas, c’est une melanosporum. Son parfum est plus fin, le parfum de la brumale est plus fort, plus entêtant.» Reportage dans le Vaucluse, aux pieds du mont Ventoux, des chênes avec Jacques André et ses chiens, puis en cuisine, avec les conseils et les recettes du chef Éric Briffard, directeur de l’Institut Cordon Bleu à Paris, Meilleur ouvrier de France, une cuisine 3 fois distinguée 2 étoiles au Plaza Athénée, au Georges 5, les Elysées du Vernet. Ode à la truffe. Éditions Sutton. Autour de la truffe noire. - De la truffe, de la pomme de terre et de la cuisine : Délicieux, d'Éric Besnard (2021) - Dans le bois de chêne, dans nos oreilles, Dance with me de William Bailey, un titre de la playlist de RFI.
Son parfum de beurre et d’agrumes imprègne les souvenirs de générations d’Italiens et du monde quand l’année touche à sa fin. Ce gâteau de pâte levée, à la mie filante régale du petit déjeuner aux veillées de fête, et il demande savoir-faire et patience pour la confectionner : 3 jours de travail entre pousses, pétrissage, façonnage et repos la tête à l’envers pour lui permettre de développer sa forme singulière, le pied cerclé de carton et le haut légèrement bombé. Le panettone est un pain du Nord, né en Lombardie, du côté de Milan au XIIIè siècle ou au XVè, bien des légendes et mystères entourent sa création. «Pan de tan» serait le pain de Toni, un garçon de la cour de Ludovico il Moro au XVè ou le «pan de ton», ce qui, en patois, voudrait dire «pain de luxe», en référence aux fruits confits qui le composent. Le panettone a inspiré bien des pains dolce, et autres gâteaux, y compris des déclinaisons et variations de panettone «régionales» en Italie et dans le monde. Il a des pains cousins que l’on retrouve à ses côtés pour les fêtes : le pandoro en forme d’étoile, un goût de vanille et d’œuf, le pan forte de Sienne en Toscane- pâtisserie très ancienne remontant au Moyen-âge également. Il est décrit comme un pain qui contient du poivre et du miel, le poivre venant du piquant des épices qui le composent. Pour cette émission, nous avons tendu un fil entre Paris et Naples où nous avons retrouvé Alba Pezone, cuisinière autrice, napolitaine, «ambassadrice» de cette cuisine italienne durable et diverse tout juste inscrite au patrimoine mondial immatériel de l'Unesco. Avec Alba Pezone, cuisinière, Napolitaine, passionnée, et autrice de «Pizza Mania, Dimore d’Italia», aux éditions Hachette, In Cucina chez Hachette Cuisine. Sur Instagram. Pour aller plus loin : - La cuisine italienne, entre durabilité et diversité bioculturelle inscrit à l’Unesco - La cucina povera sur Rfi - Angelo Motta et Gino Alemagna ont donné, après la guerre, une version industrielle de qualité aux prix plus accessibles qui a permis aussi son développement et son exportation. - Dolce, la pâtisserie italienne de Laura Zavan, aux éditions Marabout ou Venise, les recettes cultes aux éditions Marabout - On va déguster l’Italie, de François Regis Gaudry et ses amis, aux éditions Marabout. Encyclopédie gourmande et joyeuse de la cuisine, de la culture italienne, et de ses produits. - A niestra Cucina Siciliana, de Giuseppe Messina, éditions First, dans une toute nouvelle édition publiée en décembre 2025 - Vilain Gourmand, de Valérie Zanon pour une version au levain maison. Éditions Alternative. - À Naples : aux abricots du Vésuve, aux pommes annurca. - La cassata sicilienne  - Le nougat chaud de Benevento - Les fruits confits d’Apt Union avec pour guide Lionel Pélicier.   Quelques adresses où trouver un panettone : À Paris : - Christophe Louie - Brigat’ : en version mandarine et marrons confits. 6 rue du Pas de la Mule, Paris 3ème À Marseille : - Chez l’Idéal, l’épicerie - House of Pain chez Pierre Houlès.   Programmation musicale : Respire de Tribeqa.
Que mangeaient les Égyptiens de l'Antiquité ? Les boissons ou mets à nos tables encore aujourd'hui ? Que racontent les tombeaux des Pharaons ? Les vestiges des chantiers des constructions des pyramides ? Les rives du Nil ? L’égyptologue Pierre Tallet le confirme : la cuisine est une excellente source, elle met sur la piste des habitudes, des ustensiles, des us et coutumes et des goûts de civilisations anciennes. Les ustensiles, les peintures, les sculptures sont autant d’indices pour saisir les savoir-faire, les mets, et les saveurs qui faisaient le quotidien des Pharaons et des Égyptiens des milliers d’années avant J.-C. à ceci près que ces représentations constituent une version idéalisée et glorifiée de la réalité. Les offrandes peintes sur les murs, les jardins et les banquets, les moules de boulangerie, la faune et la flore racontent les saveurs et les mets qui, parfois, ont subsisté au fil des siècles à l’instar des houmous et plats de fèves, du pain et de la bière qui font le socle de l’alimentation dans l’Égypte ancienne. Sur les fresques déjà, les poissons, la poutargue, la viande séchée, des oiseaux confits, des saumures, et la pâtisserie, les fruits (dattes, figues, plus tard la grenade et les pommes), les techniques de conservation encore utilisées aujourd’hui. La cuisine de l’Égypte ancienne, son étude, éclaire sur les géographies, les cultures, la richesse. Le Nil et ses crues donnaient le ton, entre abondance et famine, les «bonnes manières» et les conventions sociales, les relations au sein d’un même peuple, et avec les pays voisins. Manquent les recettes dont il reste peu, voire pas de traces écrites, une frustration dont on se console en tentant à notre tour, avec plus ou moins de succès, un foul medammes encore savouré aujourd’hui en Égypte, ou un gâteau de souchet dont la recette a presque été trouvée. Avec Pierre Tallet, docteur en Égyptologie, égyptologue à La Sorbonne et directeur de l'Institut français d'archéologie orientale du Caire. Il publie chez Actes Sud «Cuisine et saveurs de l’Égypte ancienne», son 3ème livre et dernier livre autour de la nourriture en Égypte ancienne. Pour aller plus loin - À la table des Pharaons, de Pierre Tallet – collection Zyriab Actes Sud - Les papyrus de la mer Rouge, de Pierre Tallet et Mark Lehner – Actes Sud - Institut français d’archéologie orientale du Caire  - Institut national de recherches archéologiques préventives - De re coquinaria de Apicius : les Belles Lettres 2016 - Sinoué l’Égyptien, de Mika Waltari - Ce pays qui te ressemble, de Tobie Nathan - Pourquoi tant de mythes sur l’Égypte ancienne et les pharaons : Autour de la question RFI. Programmation musicale : Jelibaba, Clément Janinet et Mah Damba.   En images La Recette : Gâteau shayt aux souchets.
Dans la vitrine, rue des Mauvais Garçons à Paris, un chapiteau de cirque, un presse-agrumes, une pile de petits beurres, une lune encerclée de la skyline de Paris, une banane, des viennoiseries noires charbon, des pains comme des portefeuilles. On hésite : des gâteaux ? vraiment ? Oui, des gâteaux, aussi beaux que bons, de petits trésors de design, pensés et créés par Tal Spiegel. La création, l’Alpha et l’Omega du designer devenu aussi pâtissier, tout ce qu’il regarde et touche incarne une idée, de la photo, aux moules, aux objets, le bon et le beau se rencontrent. Abra :  je vais créer. Ses pâtisseries ont des allures de trompe-l’œil, les goûts aussi jouent parfois des tours. Ils sont davantage l’évocation d’un souvenir qu’une traduction littérale. Le chapiteau aux parfums de popcorn et de caramel permet de réconcilier l’enfant, comme Tal ou Tim Burton le réalisateur américain, effrayé par les clowns et les cirques avec la féérie et la fête qui s’y cachent. Le presse-citron bien sûr donne envie d’y faire un croc, lui qui recueille le jus concentré des agrumes et la pulpe, le gâteau vous le permet. Moitié hongrois et marocain par ses grands-mères, les épices, les graines s’invitent dans ses pâtisseries, les goûts se retrouvent dans les créations d’Abra, par exemple la toute nouvelle viennoiserie, un croissant de graines de courge et confiture de carottes, parce que la carotte est bonne en sucré aussi bien qu’en salé ! Le monde d’Abra est onirique, surprenant, méticuleusement construit et pensé, cependant ludique, et clairement délicieux. Cohérent jusqu’au bout :  la bûche de fin d’année 2025 est une carte de Paris, avec ses arrondissements à partager ! Avec Tal Spiegel, designer, pâtissier, fondateur de la pâtisserie Abra à Paris, une pâtisserie située au 1, rue des Mauvais Garçons dans le 4ème arrondissement, il est aussi l’auteur de : Pâtisseries de Paris aux éditions Marabout, This is not a recipe book. Instagram Pâtisserie Abra et Instagram Desserted in Paris. «Tu dois savoir quand tu construis un gâteau, pour avoir une création stable, jolie qui a tous les éléments d’une construction architecturale mais en gâteaux, et en tant que designer, je regarde aussi les couleurs, les formes, …» Tal Spiegel.   Pour aller plus loin : - La conférence sur Antonin Carême, cuisinier, pâtissier donc un peu architecte aimait-il à penser, à l’académie avec l’architecte et critique François Chaslin Vidéo «Antonin Carême, pâtissier, cuisinier, architecte» par François Chaslin - D’architecture et de pâtisserie : l’engouement pour la pâtisserie se reflète dans le dynamisme de la création en silicone, pour les moules et les inserts, et dans le panier de l’intelligence artificielle et des imprimantes 3D. Il vous suffit de jeter un œil sur ces quelques exemples, Silikomart -  Moules en silicone illDesign ; une émission s’impose ! Le journal du design.   Programmation musicale : O Xangô, de Captain planet et Trio Mocoto.   En images
Au fond du placard, dans des bocaux, des sachets, se nichent des trésors :  des feuilles de figuier séchées, du sumac, des feuilles de curry et des graines de moutardes infusées dans l'huile, des goûts à parsemer ici et là sur le riz du jour- ni tout le même ni tout à fait un autre. Un peu d'ailleurs sur ce qui fait votre quotidien avec, en prime, un supplément d'âme. Cette petite épicerie est subjective, forcément, puisque chacun y conserve ce qu’il est bien d’avoir toujours sous la main, des graines, des mélanges partagés ou souvenir de voyage, de rencontres. «J’ai tout ça dans mes placards, qu’est-ce que j’invente aujourd’hui.» Avec Céline Brisset, cuisinière, photographe, autrice de «Ma petite épicerie du monde», aux éditions Glénat, et aux éditions Menu Fretin «London Menu», dans la collection «Le voyageur affamé» Paris, Bruxelles, Lisbonne et Londres, les magazines de Menu Fretin : Céréales, Appert... Pour aller plus loin :   - Épices, un voyage avec Olivier Roellinger, de Christian Lejalé. Éditions Imagine   - N’duja  : saucisse épicée italienne, calabraise fondante qui peut se griller, s’étaler, se manger à la cuillère - Paprika fumé : pimenton fumé - Angostura : bitter originaire de Trinidad - Kimchi : avec Luna Kyung - Borough Market à Londres - Fortnum and mason  - Neki Segnit le répertoire des saveurs, éditions Marabout   - Tofu, une anthologie de Camille Oger, éditions de La Plage - Monsieur Suzuki.   Programmation musicale :  Figa de Guiné, de Marine Froes.   Recette : Scotch egg, «Ma petite épicerie du monde», de Céline Brisset.
Pourquoi une mayonnaise prend ? Un soufflé gonfle, le blanc d'œuf devient mousse quand on le fouette, et pourquoi brille-t-il quand on rajoute du sucre ? Que permet la science en cuisine, et pourquoi dit-on que la cuisine est une science ? Quel lien entre les deux mondes ? L’un et l’autre vont de pair, se mêlent aussi d’art et de création, et souvent aussi de médecine ! Avec Bryan Debouche, cuisinier, chimiste, ancien de Top Chef (saison 15) sa chaîne YouTube et sur Instagram Debouche à oreille et Instagram Bryan Debouche. Pour aller plus loin - La cuisine, c’est aussi de la chimie, d'Arthur Le Caisne. Hachette Cuisine. - Toute la chimie qu’il faut savoir pour devenir un chef ! Avec Christophe Lavelle, Hélène Binet, Julien Garnier. Éditions Flammarion - Molécules La science dans l’assiette de Christophe Lavelle. Éditions Les Ateliers de l’Argol - Artusi, la science en cuisine et l’art de bien manger, d'Alessandra Pierini et Stéphane Solier. Éditions de l’Epure - Hervé This Inventions culinaires, gastronomie moléculaire. Éditions Odile Jacob - Autour des sols, de Claude et Lydia Bourguignon - Ferran Adrià : Un jour au el Bulli Repas de famille, aux éditions Phaïdon - Le répertoire des saveurs, de Niki Segnit, éditions Marabout - L’aile ou la cuisse, de Claude Zidi - La physiologie du goût – Brillat Savarin - Champs classique Flammarion - Rencontres Rabelais : La cuisine est-elle un art ou une science ? Table ronde dans le cadre des rencontres organisées par l’IEHCA, l’Institut Européen d’Histoire des Cultures de l’Alimentation. - « La cuisine, sans cesser d'être un art, deviendra scientifique et devra soumettre ses formules, empiriques trop souvent encore, à une méthode et à une précision qui ne laisseront rien au hasard. » Auguste Escoffier.   Programmation musicale Cabin Feva, de Enny.  
Thieboudiène, Queijos artesanal do Minas Gerais, Harissa, baguette, couscous ou kimchi, autant de plats et de produits, de savoir-faire inscrits sur les listes du Patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’Unesco, l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture, depuis 2003. Cette liste est née d’un besoin de préserver et sauvegarder les rituels et les traditions, comme les édifices et les objets, et pour les états de répertorier et mettre en lumière ces trésors intangibles tels que l’art culinaire sénégalais incarné par le thieboudiène, la harissa pour la Tunisie, l’attiéké de Côte d’Ivoire, ou encore le repas gastronomique des Français. Cette liste des patrimoines est assortie d’un registre des bonnes pratiques pour suivre et garantir la sauvegarde des patrimoines, sans les figer dans un temps ou une époque. En effet, Les patrimoines sont le reflet de communauté, des temps qui changent, bien vivant. Dans ce sens, les plats peuvent ne plus être faits comme par le passé, mais le savoir-faire et les gestes persistent, se transmettent, se recréent et ainsi demeurent.  Une émission enregistrée à Tours, à Lille et à Paris, avec Loïc Bienassis, historien à l’IEHCA, rattaché à l’Université de Tours. Son dernier livre, «La grande histoire de la gastronomie» est paru aux éditions Larousse. Debora de Carvalho Pereira, journaliste, journaliste, experte en fromage, présidente de l’association de producteurs SerTãoBras Aïssetou Mbaye, cuisinière sénégalaise, bloggeuse, autrice. Son dernier livre : «Ma cuisine d’Afrique» est publié aux éditions Marie-Claire. Pour aller plus loin - Unesco - La liste de l’Unesco - Le championnat du monde du fromage sera au Brésil en 2026, à Sao Paulo du 16 au 19 avril  - Les rencontres Rabelais à Tours : les 21èmes rencontres en 2025 portaient sur «Cuisines et Patrimoines de l’humanité»   - IEHCA, Institut Européen d’Histoire et des Cultures de l’Alimentation.    En images Programmation musicale Special Rider Blues, de Piers Paccini et Sissoko Balake.  
Direction Drouant, place Gaillon au centre de Paris. Drouant, institution parisienne, cœur battant de la littérature puisque dans ces murs, à deux pas de l’Opéra, se réunit l’académie Goncourt. 10 membres élus à vie décernent depuis plus d’un siècle le prix éponyme, au meilleur livre ouvrage en français de l’année. Un prix voulu par les frères Goncourt, à la fin du XIXème, et devenu un incontournable de la vie littéraire française. Un fauteuil et un couvert Singularité de l’académie Goncourt, ses membres ont un fauteuil, comme pour les académies de l’Institut de France, mais n’étant pas sous la coupole, mais dans un restaurant et la table ayant son importance, les «Goncourt» ont également un couvert. Ils se retrouvent une fois par mois le mardi et le premier mardi de novembre pour décerner le prix. Ce jour-ci, un menu spécial est pensé, conçu et servi aux académiciens, au lauréat ou à la lauréate et son éditeur. Sa composition est gardée secrète pour être une surprise et une fête le jour du prix. Son élaboration est le fruit du travail complice, curieux, passionné de James Ney, le directeur de Drouant et du chef des cuisines du restaurant, Romain Van Thieunen depuis 2022. La littérature pour inspiration, un «supplément d’âme» apporté, au-delà des plats servis. Ce menu est un cadeau et un trésor de créativité. Notre tournage s’est fait en amont, sous le sceau de ce secret, et notre émission patiemment gardée pour vous la proposer au bon moment, comme vous pouvez aussi si vous le souhaitez aller le savourer chez Drouant. Avec James Ney, directeur de Drouant, et Romain Van Thienen, chef du restaurant. Le Goncourt a été décerné le 4 novembre 2025 à Laurent Mauvignier pour «La maison vide» aux éditions de Minuit. Le prix Renaudot a été décerné le même jour à Adélaïde de Clermont-Tonnerre pour «Je voulais vivre». Dans les coulisses et du côté de la presse, nous avons voulu savoir comment était vécue cette journée et ce que représentait le prix Goncourt. Question posée à l’une des figures de la littérature sur RFI : la journaliste Catherine Fruchon-Toussaint, productrice de l’émission Littérature sans frontières, un mot enfin du prix Goncourt des détenus et du choix Goncourt à l’international. À écouter   Littérature sans frontières. Pour découvrir l’histoire du restaurant Drouant, fondé en 1880 par Charles Drouant, 16-18 place Gaillon, Paris 2ème arrondissement. Le menu Goncourt est disponible chez Drouant jusqu’au 15 décembre 2025. Il est conseillé de réserver 72 heures en amont. Pendant l’émission, est diffusé un extrait de la remise du prix Goncourt de 1954, et l’élection de Jean Giono au siège de Colette. Le menu du prix Goncourt 2025 placé sous le signe de Colette : langoustine, huîtres et caviar, lièvre à la royale, langues d’oursin, cerises fossilisées, et en dessert une pomme flétrie opaline de caramel, lamelles de poire crues. «Rien n’est plus émouvant qu’un fruit qui vieillit à la lumière.» Colette. Merci à Emma Morris chez Viennot sans qui cette émission n’aurait pu exister.   Pour aller plus loin - Le site de l’académie Goncourt - La maison vide, de Laurent Mauvignier - Bernard Clavel – Les fruits de l’hiver - Huysmans – À rebours - Les mandarins, de Simone de Beauvoir. - Colette : Pour découvrir la femme, l’autrice, à Paris, la BNF organise une grande exposition autour de l’auteure.   - Chez Virginie à Montmartre.   Programmation musicale : Drama Queen, de Melba.   En images
Civilisation ou chaos. Cuisine ou barbarie. Deux chocs d'une même ampleur. Sous son air espiègle, la cheffe Maria Nicolau pousse à ouvrir les yeux et à réaliser l'abîme dans lequel nos sociétés se laissent glisser mollement. À l’heure de la standardisation, des plats préparés, de l’uniformisation, la cheffe catalane Maria Nicolau interpelle, bouscule : il est urgent de redonner du sens à l’acte de cuisiner. (Rediffusion) Urgent de se réapproprier cet édifice de nos libertés, si accessible, à la portée de tous, enfants y compris ! Dans les casseroles, se mijotent nos singularités, les paysages, la mer lorsqu’elle est proche, la montagne, les familles, l'amour, la haine, les traditions héritées depuis des générations, les transmissions, les rivalités. Quelques kilomètres suffisent pour humer un ailleurs, pour résister à la monotonie et à la standardisation. Du pain, de la tomate et de l’ail le matin sur du pain et je sais d’où tu viens. Une sauce gombo au petit qui ne boit plus que du lait et je sais d’où tu viens. La «cuisine maison» pour identité, et atout maître, le livre (cri !) de Maria Nicolau «Cuisine ou barbarie» pour guide, révolutionnaire ! Juste, incisif, drôle, émouvant, édifiant et féministe, il est à mettre entre toutes les mains, à transmettre évidemment !!!  Avec Maria Nicolau, cheffe catalane et autrice de «Cuisine ou barbarie», aux éditions Arpa.  Nos grands-mères ont passé toute leur vie à cuisiner, elles ont fait ce qu’elles pouvaient avec ce qu’elles avaient. Elles nous ont sauvés de la faim ! Et là maintenant, à la télévision, les chefs professionnels donnent des recettes et affirment : «C'est ça la vraie cuisine !» Et là, on a des générations, des milliards de femmes ayant donné toute leur vie à la cuisine qui pensent qu’elles ne font pas assez bien ! Quand j’y pense, j’ai tellement honte. Je pense qu’on a folklorisé tout ça. On a dit : «Les grands-mères font de la bonne cuisine, mais c’est juste de la cuisine du quotidien, et elle est bonne parce qu’elles la font avec amour.» Non ! Elles y mettent de la technique ! Les grands-mères supportaient une vraie pression. Dans ce métier qu’est la cuisine domestique, si tu ne cuisines pas bien, si tu ne sais pas gérer un budget, tu n’arrives pas à terminer le mois et à nourrir tes enfants. Il y a de la science là-dedans ! Même si elles n’ont pas eu l'opportunité d'aller à l'école, elles ont la science. Elles ne peuvent peut-être pas dire combien de grammes, de minutes, de secondes, mais elles savent le faire parfaitement, et ça, c’est sérieux ! ► Pour suivre la cheffe Maria Nicolau : - Site internet Maria Nicolau - Instagram - Chroniques sur radio Catalunya - Grandmas Project, une websérie collaborative, de la cuisine et des grands-mères loin du folklore, notamment dans « ce lapin ivre ».  ► Programmation musicale : - « Free » – Prince - « Tatuaje » – Concha Piquer Zarzuela.
Avec peu, elle change tout, la sauce. Elle apporte du goût, de la texture, des couleurs, révèle, relève, «transforme un plat banal en un souvenir impérissable» va jusqu’à dire le chef Simon Auscher. Il lui déclare sa flamme et signe un bel hommage dans : «Saucer n’est pas tremper». Le livre inspiré de sa série éponyme sur Instagram. La sauce est gourmandise de bout en bout, de la première cuillère au croûton dont on frotte le fond du bol, surtout elle peut-être faite d’un rien ou presque – quelques herbes, de l’huile, du citron – et changer tout.  De plats en sauce ou sauces devenues plats, de bouillons réduits en sauces, des plus élaborées aux classiques ou plus essentielles, Simon Auscher livre certaines pépites qu’il a créées, les ressorts et les astuces pour égayer sa cuisine, y compris pour un plat pour soi, à la fin d’une longue journée, et que l’énergie s’est faite la malle : une huile chaude versée sur des herbes qui sentent le soleil, citron sel poivre, en 10 mn le tour est joué, et vous aurez la fin sous la main pour un autre jour, enfin... s’il en reste ! Avec Simon Auscher, cuisinier, chef privé, auteur de «Saucer n’est pas tremper», aux éditions Hachette cuisine. Sa page instagram et la newsletter «ceci n’est pas une newsletter food» et «cuisine playground». Pour les amateurs de sauces, on recommandera chaleureusement la lecture savoureuse d’un petit et très grand livre : l’art de saucer de Mayalen Zubillaga, aux éditions de l’Epure, dont ont été extraits le pan bagnat et la panzanella lus pendant l’émission. Pour aller plus loin - Street sauce de Happy Cook, aux éditions Solar, autour des sauces emblématiques de 5 pays d’Asie connus pour la richesse de leur gastronomie et l’importance des sauces au quotidien : Japon, Corée, Chine, Vietnam et Thaïlande - Simplissime. Le livre des sauces, de Jean-François Mallet - Le livre des sauces, d'Auguste Escoffier - Sauces et accompagnements, aux éditions du Gerfaut - Sauces, leçon en pas à pas, d'Eric Trochon, aux éditions du Chêne. Programmation musicale : Tout pour moi de Lynn.   Le son de la recette.
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