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Au total, 37 organisations humanitaires ont reçu la même lettre de la part d'Israël mardi 30 décembre. Handicap International, Médecins du Monde ou Médecins sans frontières notamment, n'ont plus le droit de faire entrer de l'aide dans l'enclave palestinienne ou d'y faire travailler du personnel international. Des organisations qui avaient dénoncé un génocide à Gaza et qui sont désormais considérées comme hostiles ou sympathisantes du terrorisme par le gouvernement israélien. La décision entraînera des conséquences humanitaires dramatiques pour la population palestinienne. Entretien avec Jean-Francois Corty, président de Médecins du Monde, auteur de Géopolitique de l’action humanitaire : 40 fiches illustrées pour comprendre le monde, aux éditions Eyrolles.
Le ton monte entre l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis au sujet du Yémen. Le chef du Conseil présidentiel yéménite a décrété ce mardi matin 30 décembre l'état d'urgence et annulé le pacte de défense avec les Émirats arabes unis accusés de soutenir le mouvement séparatiste du Conseil de transition du Sud (STC) qui s'est emparé ces dernières semaines de vastes portions de territoire. Le décryptage de Mustafa Naji Aljabzi, sociologue et chercheur indépendant yéménite.
La Chine a lancé autour de Taiwan des exercices à munitions réelles qui simulent un blocus de ses principaux ports. Une démonstration de force après une nouvelle vente d'armes par les États-Unis à Taipei. La Chine qui revendique la souveraineté sur Taiwan met en garde « les forces extérieures » qui soutiennent l'ile. Ces manœuvres ont marqué une nouvelle montée des tensions entre Pékin et Taïwan. L’analyse de Stéphane Corcuff, enseignant-chercheur à Sciences Po-Lyon et au centre d’études linguistique Lyon 3. Il a co-dirigé Pékin-Taïwan, la guerre des deux Chines, 1661-2022, publié par Historia Magazine.
« Ma vie n'a pas été un long fleuve tranquille », c'est ce que disait la célèbre artiste et actrice française Brigitte Bardot qui s'est éteinte ce dimanche 28 décembre 2025 à l'âge 91 ans. Pour évoquer sa vie, sa carrière musicale et cinématographique, Antoine de Baecque - historien, critique de cinéma, qui a écrit un livre sur les paradoxes de l'illustre disparue - est l'invité international de la mi-journée de RFI. À lire aussiDécès de Brigitte Bardot: un mythe au service d'une cause
Un rapport publié samedi 27 décembre par l’Organisation caritative britannique Christ and Aid liste les 10 catastrophes climatiques les plus couteuses au monde en 2025. Montant estimatif des dégâts, environ 120 milliards de dollards. En tête de liste, les États-Unis, suivis de l’Asie. Aucun continent n’est épargné. Pour en parler, Fanny Petitbon, responsable France de l’ONG 350.org est l’invitée internationale de la mi-journée de RFI. À lire aussiEn 2025, les catastrophes climatiques dans le monde ont causé plus de 120 milliards de dollars de dommages
Les États-Unis ont conduit une opération militaire ces dernières heures contre des combattants du groupe EI dans le nord-ouest du Nigeria. Le président américain a promis de nouvelles attaques si l'organisation jihadiste continue le « massacre de chrétiens » dans le pays. Le commandement américain en Afrique a précisé sur X qu'il avait frappé « à la demande des autorités nigérianes ». Quel message Donald Trump envoie au monde et à ses partenaires africains ? L’analyse de Jérôme Viala-Godefroy, chargé de cours à Sciences-Po Saint-Germain-en-Laye, auteur de Les mots de Trump publié aux éditions Dalloz. RFI : Donald Trump assure avoir mené des frappes meurtrières contre le groupe EI au Nigeria ces dernières heures. Des frappes confirmées par les autorités du pays qui assurent avoir fourni du renseignement. Le président américain menace de nouvelles attaques si les terroristes continuent, selon lui, « le massacre de chrétiens ». S'il est important d'en parler aujourd'hui, c'est qu'il s'agit de la toute première intervention de Washington dans le pays le plus peuplé d'Afrique. Quels intérêts ont les États-Unis à mener de telles frappes sur le territoire nigérian ? Jérôme Viala-Godefroy : L'intérêt stratégique pour Washington, c'est de montrer qu'ils gardent une capacité d'action en Afrique. Il y a une sorte de compétition d'influence, notamment avec la Chine. C'est une manière de montrer qu'il y a une crédibilité de l'Africom, le commandement américain pour l'Afrique. C'est d'ailleurs l'Africom qui a confirmé ces frappes en coordination avec les autorités nigérianes. L'idée, c'est de se positionner par rapport à la Chine dans la région ? C'est l'un des aspects. Évidemment, il y a aussi un aspect de politique intérieure, toujours présent chez Donald Trump. Il s'agit de montrer, là aussi, qu'il y a une vraie force, de démontrer la puissance américaine. On reviendra sur l'impact au niveau de la politique intérieure américaine. Mais, d'abord, concernant le continent africain, quel message Donald Trump envoie-t-il, au-delà de la Chine ? Il envoie deux messages. Aux groupes armés, il dit qu'il peut frapper, même loin. Il montre aussi qu'il y a une coordination et qu'il a des gouvernements avec lui. Alors évidemment, le revers, c'est que tout cela se passe en dehors de toutes normes internationales. C'est, encore une fois, une expression de la force qui se situe en dehors de tout cadre légal international. Au niveau de la politique intérieure américaine, on sait qu'il y a les élections de mi-mandat dans moins d'un an aux États-Unis. Est-ce une manière de ramener l'opinion publique dans son camp ? Ces frappes surviennent le jour de Noël. Essaie-t-il de convaincre peut-être la communauté chrétienne ? Comme il l'a dit, il s'agit de réagir face aux « massacres de chrétiens ». Il fait donc un récit de ce qui se passe au Nigeria en des termes purement moraux et religieux. Alors que ce sont des questions inter-ethniques ou inter-religieuses, mais que les massacres ne se limitent pas aux chrétiens – ce que dit aussi le gouvernement nigérian, qui s'est éloigné de ce qu'affirme Donald Trump sur cette histoire. Pour Donald Trump, il s'agit de montrer son autorité et surtout de consolider une base électorale qui valorise la fermeté et la défense des chrétiens. Cela peut aussi polariser l'opinion publique américaine. Comment anticiper la réaction potentielle de l'opposition vis-à-vis des frappes ? Les questions internationales ne sont pas forcément essentielles aux États-Unis au sein de l'électorat. Ce que l'on voit, c'est que cela peut diviser le camp « Make America Great Again » (MAGA), le camp républicain. L'électorat de Donald Trump souhaite que l'administration s'occupe d'abord de ce qui se passe chez eux, notamment concernant l'économie. Et non de risquer de se retrouver dans des conflits extérieurs. C'était la compréhension qu'ils avaient de « America First » (l'Amérique d'abord, en français). Donald Trump, lui, en a une autre conception durant son second mandat. À quelle figure pensez-vous ? Qui pourrait être divisé sur cette intervention extérieure au sein du camp MAGA ? Quelqu'un comme Marjorie Taylor Greene par exemple, qui s'est opposée à Donald Trump sur l'affaire Epstein, a commencé à critiquer le gouvernement au moment des frappes sur l'Iran au printemps dernier. On a déjà vu d'importantes critiques d'un certain nombre d'élus et d'influenceurs – je pense aussi à Tucker Carlson –, des gens qui ne veulent pas de guerre, qui ne veulent pas qu'il y ait une implication et qui pensent que l'Amérique doit se concentrer sur elle-même. Avec Donald Trump, on a l'impression que c'est « un jour avec, un jour sans ». C'est-à-dire qu'une semaine il va tenter de faire des accords de paix et d'intervenir dans une partie du monde pour « apporter la paix » et l'autre semaine, il va bombarder. On ne sait réellement sur quel pied il danse, finalement. Il est beaucoup en réaction à ce qui se passe. Il s'agit d'avoir des opportunités qui lui semblent intéressantes d'un point de vue politique et pour son image. Ce qui importe à Donald Trump, c'est de montrer qu'il est fort, qu'il réagit et qu'il est le « dealmaker », qu'il sait faire des deals. Ces deals sont parfois à la surface des choses, n'entrent pas dans les détails, mais lui permettent de vendre aussi un récit de force. Le récit de quelqu'un qui sait obtenir des accords avec n'importe quel pays, dont la seule morale c'est l'intérêt, dit-il, des États-Unis. Souvent l'intérêt de ses propres affaires, aussi. Vous dites qu'il cherche à montrer sa puissance. On le voit bien puisqu'il y a quelques mois, il disait justement du gouvernement nigérian qu'il l'estimait responsable de ce prétendu « massacre des chrétiens ». Quelques semaines plus tard, il semble avoir réussi à leur tordre le bras, à les convaincre, car le gouvernement nigérian est impliqué et a soutenu cette offensive américaine. Ce qui montre toute sa puissance, encore une fois. Exactement. C'est ce qu'il cherche à faire. Montrer que, grâce à la puissance américaine, il peut obliger et convaincre des gouvernements, même si ce n'est pas forcément populaire auprès de leurs populations. Il a cette capacité de forcer des gouvernements à réagir comme il le veut. C'est important pour lui, pour vendre cette idée qu'il peut faire ce qu'il veut dans le monde. Avec l'idée que maintenant c'est la force et la puissance qui sont les critères essentiels dans ce monde nouveau, en dehors de tout cadre d'ailleurs international. Les États-Unis ont frappé des cellules du groupe EI en Syrie récemment. Donald Trump affirme ne pas exclure de mener d'autres frappes, en tout cas sur le territoire nigérian. Doit-on prendre au sérieux ces menaces ? Pour ce qui est des frappes, on peut le prendre au sérieux car cela n'implique pas de troupes au sol. Ce qui constituerait sans doute la limite acceptable pour la population américaine, c'est qu'il y ait des mises en danger de soldats américains. Mais les frappes, c'est quelque chose qu'il peut faire, d'autant plus qu'il n'a pas réellement de résistance de la part du Congrès, même s'il y a des critiques qui s'élèvent. Notamment par rapport au Venezuela. Ce sont des choses qui sont en dehors de tout cadre légal, mais il n'y a pas une majorité suffisante au Congrès pour s'opposer à Donald Trump. Or, c'est le Congrès qui devrait normalement décider de ce genre d'actions. À lire aussiÀ la Une: Donald Trump annonce des frappes américaines contre des terroristes au Nigeria
Une publicité sous la forme d’un conte de Noël. Un spot de la chaîne de grands magasins Intermarché relatant l’histoire d’un loup rejeté par les habitants de la forêt qui tente de changer son image en devenant végétarien devient virale et fait le tour du monde. Ce court métrage d’animation, réalisé par le studio d’animation français Illogic Studios et l’agence publicitaire Romance est salué pour ses partis pris artistiques alors que des géants mondiaux ont choisi de réaliser leurs spots avec l’IA. Entretien avec Frédéric Aubrun, enseignant-chercheur en marketing et communication au BBA INSEEC. Il a co-dirigé l’ouvrage Les dessous de la publicité, publié aux éditions Éllipses. À lire aussiLa publicité de Noël d’Intermarché, création française, réjouit les internautes
Le Parlement algérien se prononce ce mercredi 24 décembre sur une proposition de loi qualifiant la colonisation française de « crime d'État » et réclamant à la France « des excuses officielles », au moment où les deux pays restent englués dans une crise majeure. La question de la colonisation française en Algérie (1830-1962) demeure l'une des principales sources de tensions entre Paris et Alger. Le texte réclame également la restitution de l'ensemble des biens transférés hors d'Algérie, y compris les archives nationales. Entretien avec Guy Pervillé, professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université de Toulouse-Le Mirail, spécialiste de l’histoire de l’Algérie coloniale et de la guerre.
En nommant dimanche 21 décembre un envoyé spécial pour le Groenland, Donald Trump a réaffirmé son intention d’intégrer, prochainement, le territoire sous contrôle souverain du Danemark aux États-Unis. Selon lui, la manœuvre viserait à préserver la sécurité de son pays face à la Chine et à la Russie. Le gouvernement danois, mis sous pression par les appétits expansionnistes du président américain, a convoqué hier l'ambassadeur américain, à Copenhague, pour dénoncer cette nomination en la personne de Jeff Landry, actuel gouverneur de Louisiane. « Nous sommes dans une bataille de récits » dans laquelle Donald Trump oppose sa vision expansionnniste au souverainisme danois, analyse de Cécile Pelaudeix, docteure en sciences politiques et chercheuse associée à Pacte Sciences Po Grenoble – UGA.
Les discussions à Miami entre Américains, Ukrainiens et Européens achoppent toujours sur les questions territoriales. Le président français Emmanuel Macron a déclaré qu'il va « redevenir utile de parler à Vladimir Poutine ». Une déclaration vue d'un bon œil par le président russe, qui se dit « prêt au dialogue » avec son homologue français. L’analyse de Sylvie Bermann, ancienne ambassadrice de France en Russie, à Londres et en Chine, autrice de L'Ours et le Dragon. Russie-Chine : histoire d'une amitié sans limites ?, aux éditions Tallandier.
Le président français Emmanuel Macron, en visite aux Émirats arabes unis dimanche 21 décembre, vient de rencontrer son homologue émirien Mohammed ben Zayed. Il va, 48 heures avant Noël, réveillonner avec les 900 soldats français stationnés à Abou Dhabi. Le pays est le plus gros acheteur d'armes françaises dans le monde. Pour en parler, le Général Jerôme Pellistrand, rédacteur en chef de la revue Défense nationale, est l'invité international de la mi-journée de RFI. À lire aussiLe président français Emmanuel Macron visite les Émirats arabes unis en pleine polémique sur les ventes d’armes
Nouveau round des négociations à Miami aux États-Unis pour un éventuel accord de paix entre la Russie et l'Ukraine. Que peut-on attendre de ces négociations ? Nicolas Tenzer, spécialiste des questions internationales et de sécurité au CEPA, le Center for Europe Policy Analysis, est l'invité international de la mi-journée de RFI, il répond aux questions de David Delos. À lire aussiUkraine: pour «avoir une paix durable, Européens, Américains et Russes doivent être à la table» À lire aussiGuerre en Ukraine: Washington propose un plan de paix prévoyant la cession de territoires à la Russie
À Gaza, l'aide humanitaire n'arrive pas en quantité suffisante et le quotidien des habitants est toujours extrêmement difficile. Entretien avec Pascale Coissard, coordinatrice des urgences de Médecins sans frontières à Gaza
La plateforme en ligne YouTube vient d’obtenir les droits de diffusion des Oscars. À partir de 2029, la prestigieuse cérémonie du cinéma américain sera retransmise en exclusivité sur la plateforme. Entretien avec Julien Pillot, enseignant-chercheur à l'Inseec Business School.
Donald Trump a instauré un blocus de tous les navires transportant du pétrole de et vers le Venezuela. En effet, le président américain accuse le régime de Caracas d’utiliser le pétrole pour financer « le narcoterrorisme, la traite d'êtres humains, les meurtres et les enlèvements ». Quelles conséquences peuvent entrainer ce blocus ? Éléments de réponse avec Thomas Posado, maître de conférences en civilisation latino-américaine à l'université de Rouen, auteur du livre Venezuela, de la révolution à l'effondrement, aux Presses universitaires du Midi. À lire aussiLes Vénézuéliens inquiets après les menaces de Donald Trump sur les pétroliers sous sanctions
L’enquête sur l'attentat antisémite commis dimanche en Australie révèle que les deux assaillants avaient voyagé le mois dernier aux Philippines, sur l'île de Mindanao, un territoire où demeurent des groupes affiliés à l’État islamique. Que représente aujourd'hui le groupe État islamique en Asie du Sud-Est ? Éléments de réponse avec Juliette Loesch, chercheuse associée au Centre Asie de l'Ifri.
À Hong Kong, Jimmy Lai, grand patron de presse et militant pro-démocratie, vient d’être condamné pour atteinte à la sécurité nationale et collusion avec l'étranger. Quelles sont les conséquences pour la presse et pour le camp pro-démocratie ? Éléments de réponse avec Jean-Philippe Béja, directeur de recherche émérite au CNRS, Science Po CERI, spécialiste de Hong Kong et de la politique de la Chine contemporaine.
À Santiago au Chili, où les bureaux de vote sont ouverts, le second tour de l'élection présidentielle se joue entre la candidate de gauche, Jeannette Jara, arrivée en tête au premier tour et le candidat d'extrême droite, José Antonio Kast. Celui-ci est favori puisqu'il pourrait bénéficier du report des voix de la droite. José Antonio Kast sera-t-il le prochain président du Chili ? Antoine Maillet, professeur à la faculté de gouvernement de l'université du Chili et chercheur au Centre d'études du conflit et de la cohésion sociale, est l'Invité international de ce dimanche 14 décembre. À lire aussiAu Chili, l'extrême droite part favorite du second tour de la présidentielle
Pizza, pâtes, risotto, tiramisu... Ce sont de grands classiques de la cuisine italienne. Depuis, cette semaine, elle est inscrite au patrimoine culturel immatériel de l'Unesco. C'était déjà le cas pour la pizza napolitaine, plus spécifiquement pour le café expresso. Mais cette fois-ci, c'est une inscription plus large qui englobe toute la cuisine italienne. Daniele Zappalà, journaliste italien et correspondant à Paris du quotidien Avvenire a publié récemment Cuisines cousines : Dans la casserole du soft power européen, aux éditions l’Harmattan, est l'invité international de ce samedi 13 décembre À lire aussiLa cuisine italienne entre au patrimoine immatériel de l’Unesco, suscitant fierté et craintes
L'Ukraine serait-elle sur le point d'accepter une importante concession face à la Russie ? C'est en tous cas ce que laisserait entendre le négociateur ukrainien qui affirme que son pays serait finalement d'accord pour que soit mise en place une zone démilitarisée dans la région du Donbass, région qui comprend les oblasts de Donetsk et de Louhansk, majoritairement occupés par les Russes. Cette zone imposerait un recul des forces ukrainiennes et russes des deux côtés de la ligne de front actuelle. Pour Volodymyr Zelensky, tout compromis devra être validé par un référendum. L’analyse d’Igor Delanoë, directeur adjoint de l’Observatoire franco-russe et chercheur associé à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS). Suivez nos dernières infos, reportages et émissions sur la guerre en Ukraine



