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Extimité
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Author: Extimité
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Description
Douce Dibondo & Anthony Vincent donnent la parole à des personnes qui partagent leur intimité, leurs luttes et victoires face aux discriminations.Si vous avez apprécié ce podcast natif indépendant, pensez à nous mettre 5 étoiles.
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48 Episodes
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Pour ce 38eme épisode, Douce Dibondo tend le micro à Noam, 26 ans, qui se décrit comme une "personne trans queer et racisée, d'origine marocaine et algérienne", assistant caméra, qui écrit en prose et par automatisme.Noam se raconte dans une urgence, celle de recoller les morceaux de son enfance et de son adolescence assez floues nimbées de solitude et de honte, son rapport à sa famille, comment internet et la culture pop l'ont aidé à se construire. Noam réalise aussi comment l'urgence de son devenir trans l'a sauvé d'une vie qui n'était pas la sienne.Il évoque aussi ce que l'amour représente dans sa vie, le nouveau chemin de vie artistique qu'il ose prendre de façon légitime. En tant que futur réalisateur, il se voit comme en duplicité : d'abord le Noam militant qui souhaiterait rendre hommage à sa culture, aux banlieues, avec des codes bien à lui " sans paillettes". Et l'autre face de lui qui souhaite montrer le banal, les corps, le nu, la simplicité. Cette imprégnation très forte des images se retrouve aussi dans sa conception de la poésie...Il raconte enfin sa foi en tant que personne queer musulmane, avant de répondre aux deux dernières questions rituelles du podcast.Ce podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent.Pistes sonores utilisées :Texte de Noam publié sur instagram, lu par DouceBawrut & Glitter - Fe SamaaGetty Rafferty - right Down The LineLe générique est un extrait du morceau "To Na Bi" de l'artiste Persian Empire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Pour ce retour tout en douceur, Douce s’est entretenue au long cours avec Sophye Soliveau, chanteuse, harpiste et directrice de chœur. A 25 ans Sophye s’expérimente en fractales, à l’image de ces feuilles qui bien nourries à la racine d’un arbre prennent le large, grandies par le chant de l’air et la lumière de la musique. D’apprentissage en projets, d’expériences en réflexion d’un univers intérieur à exprimer d’urgence, Sophye Soliveau se livre et s’élève en Extimité.Elle évoque brièvement son enfance et son adolescence puis la révélation qu'a été le chant, sa rencontre avec la harpe au conservatoire. Là-bas, la hiérarchie des goûts et de la culture et la prégnance de la suprématie blanche sont omniprésentes. Sophye se remémore l’amertume ressentie face au mythe de l’échelle sociale, l’élitisme et tous les conditionnements qui en découlent, la sensation d'étau au fur et à mesure face à la rigidité, les normes toujours plus dominantes et le rapport à la créativité et à l'inhibition... Et aussi comment elle décide de quitter le conservatoire après 8 ans passées dans l'institution.Sophye parle aussi de colère, "cette colère qui te déborde et qui te dépasse", celle ressentie en vas-et-viens face au déni du racisme, à la violence du sexisme, au système et une société dans laquelle elle se sent toujours à la marge. Cette colère écrasante qui la pousse d'abord à l'inaction puis vers l'envie de voyager. De son voyage, elle comprend certains de ces questionnements.Elle nous parle aussi de sa rencontre avec le Maloya musique traditionnelle de la Réunion, ses expériences dans l'industrie musicale. Si elle avoue ne pas savoir définir la musique, Sophye nous livre comment elle perçoit sa musique et surtout ce vers quoi elle souhaiterait qu'elle tende. De la puissance, de la confiance et quelque chose de "sale", loin de des injonctions genrées : du rejet à la lisseur, elle tire aussi le fil de l'étrange,"l'inquiétante étrangeté", de son amour pour Magritte; avant de nous décrire son processus créatif. Enfin, Sophye Soliveau se projette dans dix ans et aspire a plus précision pour sa musique, son instrument et aussi dans son rapport aux autres.Retrouvez-la sur instagram et sur youtube !Ce podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent.Extraits sonores utilisés :Sophye Soliveau - LeaveSophye Soliveau - Can't SleepSophye Soliveau - Initiation II (wonder why)Le générique est un extrait du morceau “To Na Bi” de l'artiste Persian Empire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
"C'est difficile de grandir intersexe car ce n'est pas marqué formellement dans ton carnet de santé, aucun parcours ne se ressemble, donc tu peux ne jamais te sentir légitime, ne jamais oser en parler", raconte Morphine dans l'épisode 36 d'Extimité. Elle y évoque notamment son intersexuation, son rapport aux hormones, et la difficulté du coming out. Ce podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent.Pistes sonores utilisées :Hole - "Violet"Poppy - "X"Danny Elfman - "This is Halloween" (tiré du fim "The Nightmare Before Christmas" de Tim Burton)Le générique est un extrait du morceau “To Na Bi” de l'artiste Persian Empire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
"Dans la lutte anti-raciste, les LGBTphobies ne sont pas encore prioritaires", déplore Audrey, dans l'épisode 35 d'Extimité. Cette femme queer et noire, juriste, blogueuse sur daybyaudrey.com et fondatrice de l’association Sorore Ensemble, y évoque notamment : Son enfance, banale en apparence, marquée par des violences éducatives et sexuelles au sein de sa famille (04:00). Comment elle a porté plainte à l’âge de 18 ans pour obtenir justice (07:00) : “Ça allait en fait, j’étais cool, je travaillais, j’avais un enfant, j’arrivais à fonctionner malgré ce qui était arrivé. Mais le déni s’est estompé, et ça a été une grosse claque.” La difficulté à admettre qu’on puisse être victime d’un parent, “quand les personnes garantes de notre sécurité sont celles qui nous font du mal” (14:00). Comment elle a conjugué sa vie d’étudiante en droit à celle de mère, bientôt célibataire (26:00). Son rapport à la justice, “qu’on voudrait pour tout le monde” (32:00) : “Derrière les condamnations et décisions de justice, où sont les réparations de ce qu’on a vécu ? Il y a tout un travail à faire sur la prise en charge des traumatismes. On peut sortir “gagnant·e·s” d’un jugement, mais ça ne répare pas physiquement, mentalement, émotionnellement.” L’homoparentalité (41:00) et comment elle a accepté son identité queer, après avoir longtemps performé la cishétéronormativité (45:00) : “Depuis que je considère qu’il est ok d’être moi-même, tout s’articule beaucoup plus facilement. Je n’ai plus à cacher ma vie sentimentale à mes enfants, par exemple.” Son rapport à la communauté LGBT+ (50:00) : “C’est fatiguant de se sentir minoritaire parmi les minoritaires.” Comment les questions LGBT+ sont abordé·e·s (ou non) au sein des communautés noires (59:00). La fierté d’être une parent queer (1:04:00). Ce podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent.Pistes sonores utilisées SiR - “John Redcorn”The Fugees - “Zealots”Tanerelle - “Nothing without you”Audrey vous recommande :Le roman “Bone” d’Yrsa Daley-WardL’essai “Ainsi soit-ell”e de Benoite Groult L'essai “La mise en scène de la vie quotidienne” du sociologue Erving Goffman (tome I et II)L’essai “Bad feminist” de Roxane Gay Le générique est un extrait du morceau “To Na Bi” de l'artiste Persian Empire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Durant le confinement, Extimité proposait des Journaux Extimes d'invité.e.s des saisons 1 et 2. À l'heure où le déconfinement a été acté le 11mai 2020, nous fermons le cycle des journaux avec un dernier journal.Il y est question de déconfinement, de prise de conscience de souplesse, de choix décisifs et d’adaptation. Douce raconte son déconfinement et de manière plus général ce que l'espoir d'un monde d'après dit de note vision linéaire du temps. Elle laisse ensuite la place à Agy invitée de l’épisode 27 du podcast et Jean-Victor de l’épisode 15.Anthony conclut ce cycle de Journaux Extimes avec une vision plus détaillée de ce que le confinement a produit, et le déconfinement pourrait produire.Montage : Douce DibondoCe podcast est une création originale et totalement indépendante de Douce Dibondo et Anthony Vincent.Piste sonore utilisée : Ma’shoogh de la chanteuse Iranienne Googoosh, titre original du générique d’ExtimitéPour nous soutenir, vous pouvez faire un don à Extimité sur paypal.me/extimite ou ici https://fr.tipeee.com/extimite Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.






