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Chronique économique
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Chronique économique

Author: RTBF

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Imaginez un coffre-fort gigantesque rempli de lingots d’or, au point que sa valeur dépasse aujourd’hui celle de certaines grandes entreprises de la tech. Ce coffre-fort existe, il est allemand. Avec près de 3400 tonnes d’or, l’Allemagne possède en effet la deuxième réserve mondiale, juste derrière les Etats-Unis. Ce trésor est évalué aujourd’hui à environ 500 milliards de dollars. Cette réserve d’or pose aujourd’hui une vraie question économique. Car l’or, pour une banque centrale, c’est un actif un petit peu à part : contrairement à un placement financier classique, il ne rapporte rien (pas d’intérêt, pas de dividende). Alors pourquoi le conserver avec autant de zèle ? Parce qu’il incarne la confiance. Pour la Bundesbank, la banque centrale allemande, l’or n’est pas un investissement. C’est une ceinture de sécurité, une assurance tous risques en cas de crise financière majeure, en cas d’effondrement monétaire ou encore en cas de choc géopolitique. Ce qui change aujourd’hui, c’est la valeur de cette assurance : depuis le passage à l’euro, la valeur des réserves d’or allemandes a été multipliée presque par 19. Le prix de l’or a littéralement explosé. Pourtant, et c’est ça le paradoxe, dans le même temps, la banque centrale allemande ne verse plus de bénéfices à l’État, alors qu’elle l’a fait pendant des années. Autrement dit, sur le papier, le pays est plus riche que jamais. Mais dans la réalité budgétaire, l’argent ne rentre plus dans les caisses de l’État. C’est là qu’un débat, longtemps impensable en Allemagne, commence à émerger dans les médias locaux. D’autres économistes allemands posent même la question : si l’on vendait une toute petite partie de cet or ? Pas tout évidemment, juste une fraction, de manière progressive, pour ne pas affoler les marchés. L’idée serait d’utiliser cet argent pour ce qui manque cruellement aujourd’hui, c’est-à-dire des trains qui arrivent à l’heure, des écoles mieux équipées et des infrastructures modernes. Ou encore de la recherche dans des secteurs clés comme l’intelligence artificielle. Bref, transformer une richesse qui dort dans des coffres en investissement très concret pour l’avenir. Mais la résistance est très forte en Allemagne, d’abord à cause de l’histoire. En Allemagne, l’or est lié au traumatisme de l’hyperinflation des années 1920, quand la monnaie ne valait plus rien. Et dans l’inconscient collectif, toucher à l’or, c’est toucher à la sécurité nationale. Ensuite, parce que la banque centrale allemande est indépendante, le gouvernement ne peut pas lui dire ou lui ordonner de vendre son or pour financer ses projets. L’Allemagne se retrouve donc aujourd’hui face à un véritable choix de société. Garder son or, c’est se préparer à une catastrophe, mais qui reste évidemment très hypothétique. L’utiliser, même partiellement, c’est investir dans une urgence bien réelle. Au fond, la question est très simple aujourd’hui : faut-il continuer à se rassurer avec de l’or qui dort ou accepter de réveiller ce trésor pour financer l’avenir ? --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Quand le dollar baisse, ce n'est pas qu'un problème américain. Cela touche le prix de l'essence, les voyages, l'inflation et même votre épargne. Amid Faljaoui nous explique pourquoi la chute du billet vert nous concerne tous. Depuis quelques mois, une expression revient dans les salles de marché : "sell America", autrement dit "vendez les États-Unis". Concrètement, cela signifie que les investisseurs réduisent leur exposition aux États-Unis et vendent une partie de leurs actions, de leurs obligations, et surtout, ils vendent des dollars. Le dollar s'affaiblit en conséquence. Après plusieurs années de force, il a reculé face aux grandes monnaies, et notamment l'euro. Cet affaiblissement est également alimenté par le climat politique et budgétaire américain. Normalement, quand une économie va bien, sa monnaie se renforce, mais à condition que les investisseurs aient confiance dans la trajectoire du pays et dans ses institutions. Or, cette confiance est en train de se fissurer. Donald Trump change souvent de ligne, multiplie les annonces brutales puis les retire. Pour les marchés, cette imprévisibilité constitue un risque majeur. Trois peurs dominent largement. Premièrement, la crainte liée à la dette américaine. Les États-Unis traînent une dette colossale. Plus la dette publique américaine grossit, plus les investisseurs se demandent jusqu'où le système peut tenir sans un ajustement douloureux. Deuxièmement, les tensions politiques. Le spectre récurrent d'un "shutdown budgétaire" donne le sentiment d'un pays prêt à se bloquer lui-même. Cela n'envoie pas une image de stabilité ni de sérieux budgétaire. Troisième peur : elle porte sur la banque centrale américaine. Une monnaie n'est forte que si sa banque centrale est crédible. Or, en attaquant régulièrement la Réserve fédérale ou en contestant publiquement ses décisions sur les taux d'intérêt, Donald Trump nourrit le doute sur cette indépendance. Face à ces risques, les investisseurs se protègent. Ils réduisent leur exposition au dollar et se tournent vers d'autres devises jugées plus stables ainsi que vers des valeurs refuge, comme l'or. Que signifie cette faiblesse du dollar pour nous ? Pour les consommateurs, c'est plutôt une bonne nouvelle. Un euro plus fort rend les voyages aux États-Unis moins chers. Le pétrole, facturé en dollars, pèse moins sur la facture en euros, ce qui contribue également à calmer l'inflation. Pour la Banque centrale européenne, c'est aussi un léger soulagement. Avec une inflation moins sous pression, elle peut se montrer plus accommodante sur les taux d'intérêt. En revanche, les entreprises européennes très exposées au marché américain souffrent, car leurs revenus en dollars valent moins une fois convertis en euros. Cette baisse du dollar constitue donc un signal d'alerte : quand la confiance se fissure, c'est presque toujours la devise nationale qui encaisse le choc en premier. Mots-clés : créancier, Belgique, Japon, Grande-Bretagne, Chine --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
On croyait la richesse dématérialisée, réduite à un clic et à du code. Puis le réel a frappé. L'or flambe, les métaux deviennent stratégiques, l'électricité redevient vitale. Même l'IA, qu'on disait virtuelle, dépend de mines, de centrales et de sols bien réels. La terre reprend le pouvoir sur le numérique. Et avec elle, une nouvelle hiérarchie de la richesse. C'est ce que nous explique aujourd'hui Amid Faljaoui. Pendant de nombreuses années, nous avons vécu avec l'idée que le monde numérique allait nous libérer durablement des contraintes de la Terre et que la richesse, c'était le clic de souris. Aujourd'hui, les compteurs nous ramènent au réel : l'or dépasse les 5000 dollars l'once et l'argent a bondi d'environ 50% en seulement trois semaines. Pour comprendre ce basculement, il faut observer trois phénomènes très concrets. D'abord, le retour de l'or face au papier. Pendant longtemps, les banques centrales ont créé de la monnaie en quantité colossale pour soutenir l'économie. Mais de plus en plus d'investisseurs s'interrogent sur la solidité de cette monnaie papier. L'or bat des records parce qu'il reste une monnaie que personne ne peut fabriquer artificiellement. Dans un monde incertain, la matière physique redevient donc l'une des rares valeurs de confiance. Ensuite, nous venons de comprendre que l'intelligence artificielle est un monstre physique. On nous présente souvent l'IA comme une sorte de technologie invisible et presque magique. C'est un raccourci trompeur. Il s'agit avant tout de milliers de serveurs qui consomment une énergie colossale et dégagent une chaleur immense. Pour fabriquer ces machines, il faut des métaux précieux et des métaux rares. Pour les faire tourner, il faut beaucoup d'électricité. Finalement, même l'industrie du luxe est concernée. D'un côté, les clients se montrent de plus en plus frileux face au contexte économique mondial. De l'autre, le prix des matières premières, comme l'or utilisé en joaillerie, explose et exerce une pression croissante sur les coûts. Ce secteur redécouvre également que même le rêve a besoin d'une base matérielle stable. Nous sortons progressivement de l'ère du virtuel roi pour entrer dans celle de la "rematérialisation". Le monde immatériel révèle aujourd'hui ses limites : il dépend entièrement de la Terre et de ses richesses réelles. Mots-clés : Etats-Unis, vague de froid, neige, chauffage, citoyen, LVMH, Kering --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le match Europe-États-Unis ne se joue pas là où vous croyez. Si on regarde les hôpitaux et les écoles, on gagne. Si on regarde le portefeuille et l'innovation, on coule. On ne peut pas éternellement distribuer une richesse qu'on ne produit plus. Ce matin, Amid Faljaoui pose la question qui fâche : le modèle social européen est-il un luxe que nous n'aurons bientôt plus les moyens de nous offrir ? Si vous traînez sur LinkedIn ou Twitter, vous êtes forcément tombé sur ce tableau comparatif entre l'Union européenne et les États-Unis. Et ces chiffres font du bien. On y voit que chez nous, on vit en moyenne quatre ans de plus qu'aux États-Unis, avec un taux d'homicide 2,5 fois plus bas. Notre taux de pauvreté est beaucoup plus faible, le nombre de personnes en prison également, et les femmes au travail sont plus nombreuses chez nous qu'outre-Atlantique. Le clou du spectacle ? La dette étudiante : zéro euro chez nous contre 40 000 dollars en moyenne là-bas. Quand on voit ça, on se dit qu'on vit quand même très bien en Europe. C'est un discours très puissant et humainement imparable. Mais ce tableau oublie soigneusement de mentionner deux chiffres cruciaux. Le premier : le PIB par habitant. En 2008, l'économie européenne et l'économie américaine faisaient quasiment jeu égal. Aujourd'hui, l'Américain moyen est devenu environ 40% plus riche que nous. Le deuxième chiffre concerne l'investissement dans la tech. Chaque année, les Américains injectent 250 milliards de dollars de plus que nous dans la recherche et le développement. C'est la garantie que les médicaments, l'intelligence artificielle et l'énergie de demain seront inventés là-bas, et que nous devrons les leur acheter. Notre modèle social, c'est un luxe qui coûte une fortune. Pour offrir des universités gratuites et des hôpitaux modernes, il faut une machine économique qui génère de la valeur. Or l'Europe est en train de devenir championne du monde de la redistribution d'une richesse qu'elle ne produit plus. Il faut sortir d'une vision manichéenne. Les États-Unis ne sont pas un enfer et l'Europe n'est pas un paradis. Le vrai défi, c'est de comprendre que la protection sociale n'est pas un acquis éternel mais un actif qu'il faut entretenir. On ne peut pas être une puissance mondiale en étant juste une sorte de grand musée où les gens vivent vieux et en sécurité. Pour protéger l'humain, il faut d'abord protéger la croissance qui le finance. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Pour comprendre ce qui se joue vraiment, il faut distinguer trois niveaux : les objectifs politiques, la réalité militaire et, surtout, la logique économique. Revenons d’abord au point de départ. Vladimir Poutine, souvenez-vous, avait trois objectifs clairs en lançant cette guerre. Le premier, annexer l’Ukraine. Résultat, c’est un échec. L’Ukraine n’a jamais été aussi arrimée à l’Occident et avance désormais à pas forcé vers l’adhésion auprès de l’Union Européenne. Deuxième objectif, bloquer l’élargissement de l’OTAN. Là encore, c’est l’inverse qui s’est produit. La Finlande et la Suède ont rejoint l’OTAN. Concrètement, la frontière directe entre la Russie et l’OTAN a doublé de taille depuis la guerre en Ukraine. Troisième objectif, démilitariser l’Europe. On assiste aujourd’hui exactement à l’effet inverse. Le continent se réarme à une vitesse inédite depuis des décennies, avec des budgets de défense qui atteignent parfois près de 4% du PIB dans les pays les plus exposés et qui dépassent en tout cas partout les niveaux d’avant-guerre. Sur le terrain militaire maintenant, contrairement à l’image d’une avancée russe qui serait irrésistible, la réalité est beaucoup plus prosaïque, beaucoup plus simple. En deux ans, les gains territoriaux russes représentent moins d’un pour cent du territoire ukrainien. C’est donc une guerre d’attrition, plutôt lente et extrêmement coûteuse. Selon des estimations ukrainiennes et de l’OTAN, la Russie aurait perdu plus de 30.000 soldats pour le seul mois de décembre dernier. Pour quels résultats ? Une prise revendiquée, parfois de manière très discutable, de petites localités, petites villes secondaires. C’est là que l’économie devient la clé de lecture essentielle. Pourquoi continuer une guerre aussi chère pour des gains aussi faibles ? Parce que, selon le Premier ministre finlandais, Moscou n’a plus vraiment le choix. L’économie russe est désormais structurée autour de la guerre. L’inflation est très élevée, la productivité en berne, dépendance massive à la dépense militaire et un État russe qui irrigue en priorité tous les secteurs liés au conflit. En clair, l’économie russe tient uniquement parce que la guerre continue. Donc arrêter le conflit, pour la Russie, ce serait devoir absorber le retour de centaines de milliers de soldats que l’État russe ne pourrait plus ni payer, ni contrôler, ni reclasser. Ce serait aussi affronter une croissance quasi nulle hors du complexe militaro-industriel. La guerre est devenue "too big to fail" pour reprendre une expression financière c’est-à-dire en fait beaucoup trop grosse pour s’arrêter sans risque d’implosion. Si ce raisonnement est juste, nous ne sommes plus face à une stratégie de victoire, mais plutôt à une fuite en avant pour la survie politique du Kremlin. Conclusion, en tout cas provisoire, l’Europe n’est pas aussi faible qu’elle le croit, ou qu’on nous le répète. Face à une puissance qui joue sa survie interne, notre principal atout reste la durée, la cohésion et évidemment le soutien à l’Ukraine. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le vrai patron de Donald Trump, c'est son banquier. Et vous savez qui est son banquier? C'est nous, les Européens. On nous vend souvent l'image d'un Donald Trump totalement imprévisible, totalement impulsif, une sorte de madman, d'homme fou qui agirait sans réfléchir. Figurez-vous que, un an après son retour, on a compris que Trump obéit à une règle très très rationnelle, au contraire. À Wall Street, ils ont d'ailleurs inventé un acronyme cruel pour dire ça, le TACO, Trump Always Chickens Out, en français courant. Ca veut dire : Trump finit toujours par se dégonfler. Le mécanisme de ce TACO est assez simple à expliquer : Trump cogne, menace, fait peur, mais dès que ça commence à coûter trop cher, il fait marche arrière. Le vrai baromètre de ces décisions, ce n'est pas la diplomatie, ce n'est pas l'ONU, c'est le taux d'intérêt de la dette américaine. Prenez tout simplement l'affaire du Groenland. Pourquoi a-t-il annulé ses sanctions? Parce que les marchés financiers ont commencé à paniquer. Et quand les marchés financiers paniquent, les taux d'emprunt grimpent. Et ça, Trump ne le supporte pas. C'est là que ça devient intéressant pour nous autres Européens. Jeudi dernier, Trump a fait une erreur. Il a menacé l'Europe de grosses représailles si jamais on s'avisait de vendre de la dette américaine. En disant ça, il a fait quoi? Il a avoué sa plus grande faiblesse : l'Amérique est une super puissance militaire, mais financièrement c'est un colosse au pied d'argile. L'État américain a une dette colossale de 38 000 milliards de dollars. Pour fonctionner, il a besoin qu'on lui prête de l'argent. Tous les jours. Et qui est son plus gros prêteur? Ce n'est pas la Chine, pas le Japon, c'est l'Europe ! Que ce soit à travers des investisseurs, des fonds de pension, les banques, nous détenons 8 000 milliards de dollars d'actifs américains. Pour le dire très bêtement, très simplement, nous sommes les banquiers de la prospérité américaine. N'oubliez d'ailleurs jamais d'où vient Donald Trump. C'est un promoteur immobilier, à la base. Or il sait, mieux que personne, qu'on ne peut pas se fâcher avec son banquier. Pourquoi a-t-il si peur qu'on vende nos obligations américaines? Parce que si l'Europe arrête d'acheter, par exemple, les taux d'intérêt aux États-Unis vont exploser. Et si les taux d'intérêt explosent, ce sont les crédits immobiliers des Américains moyens qui deviennent impayables. Pour un président américain, toucher au portefeuille des électeurs c'est un suicide politique. La leçon est très claire : l'Europe n'a pas d'armée pour faire peur à Washington, ça se saurait, mais elle a le chéquier, elle a le code du coffre-fort. Il ne s'agit donc pas de déclarer la guerre financière, ce serait dangereux pour tout le monde, y compris pour les Européens. Il s'agit juste de se rappeler que le rapport de force n'est pas à sens unique. L'Amérique a besoin de notre argent. C'est bêtement une réalité comptable. Et comme disent les Américains, "money talks", l'argent parle. Il serait peut-être temps d'ailleurs que l'Europe apprenne à hausser le ton, parce qu'un banquier, même s'il est discret, n'est jamais un simple figurant.  --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
ChatGPT va afficher de la publicité. Un virage discret, mais lourd de conséquences. Quand l'IA devient un support publicitaire, la question de la confiance se pose autrement. Reste à savoir jusqu'où cela ira… et qui acceptera encore de payer pour l'éviter. C'est la question posée ce jeudi par Amid Faljaoui, notre chroniqueur économique. OpenAI lance des tests publicitaires aux États-Unis pour son intelligence artificielle ChatGPT. Face à un modèle économique déficitaire avec 95% d'utilisateurs gratuits, l'entreprise mise sur la publicité contextuelle pour générer des revenus. Une stratégie qui soulève des questions cruciales sur la neutralité des conseils de l'IA et l'acceptation des utilisateurs. ChatGPT adopte désormais officiellement un modèle publicitaire différencié selon les abonnements. Les utilisateurs de l'offre premium la plus élevée conservent une expérience sans publicité, tandis que ceux utilisant la version gratuite ou l'offre intermédiaire voient apparaître des bannières publicitaires sous les réponses de l'IA. Le système mise sur une publicité contextualisée : une question sur la rénovation d'un salon pourrait ainsi déclencher l'affichage d'une publicité pour un canapé. OpenAI promet que ces contenus sponsorisés resteront clairement séparés des réponses et n'influenceront pas les algorithmes de l'intelligence artificielle. Cette évolution répond à une réalité économique pressante pour OpenAI. Avec seulement 5% d'utilisateurs payants, l'entreprise fait face à un modèle économique non rentable malgré les investissements colossaux dans ses infrastructures et centres de données. Des rumeurs ont même évoqué cette semaine des difficultés financières majeures pour la société. Dans ce contexte, la publicité apparaît comme une solution quasi-mécanique pour diversifier les sources de revenus et assurer la pérennité du service. Au-delà des aspects économiques, cette évolution soulève des interrogations fondamentales sur la relation entre utilisateurs et intelligence artificielle. ChatGPT accumule des données précieuses sur les raisonnements, projets et vulnérabilités de ses utilisateurs à travers des conversations approfondies. Cette connaissance intime pose la question de la neutralité future des conseils prodigués par l'IA. Comment garantir qu'une recommandation reste totalement objective et ne soit pas subtilement orientée par des intérêts publicitaires ? Cette problématique rejoint un dilemme classique du numérique : accepter la gratuité apparente contre un coût réel mais moins visible, ou payer pour préserver son indépendance. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En 2025, l'or n'a pas grimpé parce que l'économie allait mal, mais parce que le risque n'était plus mesurable. Quand les décisions politiques deviennent imprévisibles, les modèles économiques ne servent plus à grand-chose. Les investisseurs ne cherchent alors plus à gagner davantage, mais un actif qui ne peut pas les tromper. C'est l'analyse d'Amid Faljaoui, directeur du magazine économique Trends Tendances. Longtemps considéré comme une "relique barbare", l'or connaît en 2025 l'une de ses meilleures performances modernes avec une envolée de plusieurs dizaines de pourcents. Cette progression spectaculaire dépasse largement celle de la plupart des grandes classes d'actifs, dans un contexte où les marchés financiers font face à une incertitude politique croissante, notamment avec le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche. Alors que l'attention des investisseurs restait focalisée sur les bourses et l'intelligence artificielle, l'or a discrètement pris la tête du peloton des investissements. Cette performance surprend dans un monde théoriquement dominé par les actions américaines, la technologie et un dollar encore puissant. Le métal précieux bénéficie d'un changement de paradigme sur les marchés financiers. Face à l'imprévisibilité politique qui caractérise la période actuelle, les investisseurs modifient leur stratégie : plutôt que de chercher le meilleur rendement, ils privilégient désormais la limitation des risques. L'or tire sa force de son indépendance totale vis-à-vis des gouvernements et des institutions financières. Cette caractéristique devient particulièrement attractive dans un contexte où l'imprévisibilité politique constitue un paramètre de risque supplémentaire pour les investisseurs. Le retour de Donald Trump à la présidence américaine a renforcé cette dynamique, plaçant l'incertitude politique au centre des préoccupations des marchés. Une fois le doute installé, les comportements d'investissement évoluent naturellement vers la recherche de sécurité plutôt que de performance. L'analyse des acheteurs révèle une tendance particulièrement significative : au-delà des traders et fonds spéculatifs traditionnels, de nombreuses banques centrales se positionnent massivement sur l'or. La Pologne, la Chine, le Kazakhstan, la Turquie, l'Inde et les pays du Golfe figurent parmi les acquéreurs les plus actifs. Cette diversité géographique des acheteurs institutionnels témoigne d'une stratégie de diversification à l'échelle mondiale. Ces institutions cherchent à réduire leur dépendance aux devises traditionnelles et aux systèmes financiers centralisés. La dernière fois que l'or a enregistré une surperformance comparable remonte à 2008, au cœur de la crise financière des subprimes. Cette comparaison historique souligne le caractère exceptionnel de la situation actuelle et confirme le rôle de l'or comme indicateur de tensions systémiques. Toutefois, une différence majeure distingue la période actuelle de 2008 : le désordre ne provient plus de la périphérie du système financier mondial, mais de son centre même, les États-Unis. Cette inversion géographique des sources d'instabilité renforce paradoxalement l'attractivité des actifs refuges. L'envolée de l'or ne prédit pas nécessairement une catastrophe financière, mais signale plutôt une érosion progressive de la confiance dans le système financier traditionnel. Le recul ponctuel du dollar et l'appréciation corrélative de l'or illustrent ce phénomène de redistribution des préférences d'investissement. La question centrale ne porte donc pas sur le niveau de prix de l'or, mais sur les raisons qui poussent les investisseurs à privilégier un actif totalement indépendant dès que la visibilité économique se dégrade. En période d'incertitude, la réduction de l'exposition aux risques prime sur la recherche de rendement, expliquant le succès retrouvé du métal précieux. Mots-clés : droits de douane, pression, Banque centrale, tension, alliés, Groenland, menaces, géopolitique, déficit public, sécurité, bulle internet, éclatement, inflation, Financial Times, pilier, système financier --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. 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Un rapport parfait rédigé avec l'aide de ChatGPT provoque un malaise chez le manager qui le découvre. Ce phénomène, baptisé "Shadow AI", révèle l'usage non encadré de l'intelligence artificielle par les salariés dans leur travail quotidien. Amid Faljaoui, directeur du magazine Trends-Tendances, décrypte ce nouveau défi managérial qui bouscule les codes de l'évaluation professionnelle. Le Shadow AI désigne l'utilisation d'outils d'intelligence artificielle par les employés à titre personnel, sans cadre officiel établi par leur entreprise. Ces salariés recourent à des plateformes comme ChatGPT pour rédiger des emails, structurer des rapports, analyser des données ou simplement gagner du temps dans leurs tâches quotidiennes. Si l'intention paraît louable, les risques sont bien réels. Lorsqu'un collaborateur copie-colle un document interne dans une IA grand public, il expose potentiellement des données sensibles : informations clients, données financières, stratégies commerciales, codes informatiques ou données RH confidentielles. Ces outils ne respectent pas nécessairement le Règlement général sur la protection des données (RGPD) ni les exigences de sécurité spécifiques aux entreprises. Les données peuvent être stockées hors d'Europe, conservées plus longtemps que nécessaire, ou même utilisées pour entraîner de nouveaux modèles d'intelligence artificielle, sans contrôle de l'entreprise. Au-delà des questions de conformité, le Shadow AI génère un malaise managérial inédit. Quand un responsable découvre qu'un rapport qu'il a jugé excellent a été largement assisté par l'IA, il ressent souvent une gêne, comme si le collaborateur avait triché. Cette réaction interroge pourtant nos critères d'évaluation traditionnels. Personne ne reproche l'utilisation d'Excel pour créer un modèle financier, de Google pour vérifier une information ou d'un template PowerPoint pour structurer une présentation. Pourquoi l'IA dérange-t-elle davantage ? L'intelligence artificielle rend invisible l'effort intellectuel et bouscule ainsi nos critères habituels d'évaluation du travail. Des études révèlent même que les contenus générés avec l'IA sont souvent mieux évalués par les managers, tant qu'ils ignorent l'intervention de cette technologie. Le problème n'est donc pas la qualité du travail, mais notre difficulté à définir ce que nous évaluons réellement. Le Shadow AI n'est ni une triche, ni une désobéissance, mais plutôt le symptôme d'entreprises qui n'ont pas encore établi de règles claires. Ces organisations n'ont pas fourni d'outils sécurisés, ni clarifié ce qui est autorisé ou interdit en matière d'IA. Dans ce contexte, interdire totalement l'intelligence artificielle constituerait une erreur, tout comme fermer les yeux sur son usage non encadré. La solution réside dans un juste équilibre : encadrer l'usage de l'IA, sécuriser les outils disponibles et former les équipes pour éviter que des initiatives individuelles ne deviennent involontairement problématiques pour l'entreprise. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Un ami m'a envoyé un long message fin de la semaine dernière, juste avant que Donald Trump ne nous menace de nouveaux droits de douane pour oser lui tenir tête sur le Groenland. Il comparait l'Europe à une sorte de Tanguy qui s'ignore. On s'est comporté, selon lui, comme ce trentenaire dans ce film connu, qui refuse obstinément de quitter le cocon, le nid familial, parce que la soupe y est bonne et le linge repassé. Pendant 40 ans on a joué les émancipés. On faisait la morale à la terre entière, sur les droits de l'homme et la vertu écologique. On critiquait volontiers nos parents, qu'on trouvait ringards ou brutaux, au choix. On se croyait libres et indépendants. Faux. On découvre qu'on squattait le confort payé par les autres. On n'a jamais voulu couper le cordon ombilical ni assumer les factures du monde réel. Papa, les USA, payaient la sécurité. Nous avons vécu sous le toit du parapluie américain. Nous avons désinvesti dans nos armées pour financer notre confort, persuadés que papa USA serait toujours là pour écarter les voyous de la cour de récréation. On se rend compte aujourd'hui que l'OTAN n'était pas une alliance d'adultes, c'était juste une chambre d'enfants gardée par un adulte. Quant à maman Chine, elle faisait la cuisine et le ménage pour ne pas se salir les mains. Nous avons donc laissé maman Chine tout faire : fabriquer nos téléphones, nos panneaux solaires et même nos médicaments. Tout ça pour une bouchée de pain, c'était tellement confortable de se laisser servir. Pendant que papa USA surveillait la porte d'entrée et que maman Chine s'activait au fourneau, que faisait Tanguy Europe? Il s'occupait de l'épaisseur du trait, il légiférait, il passait ses journées à débattre de la taille réglementaire d'une bouteille d'huile d'olive ou de la gestion des cookies sur Internet. En Europe, nous avons construit une puissance normative, pensant que le droit, la loi suffisait à dompter le monde qui nous entoure, mais en restant évidemment bien au chaud dans le salon des parents. Puis le réveil a eu lieu avec l'arrivée de Donald Trump, et ce réveil est brutal. Nous sommes en janvier 2026, papa USA a clairement des problèmes d'argent, il en a marre de nous voir sur le canapé et il dit depuis plusieurs mois : c'est fini, tu as 40 ans, tu dégages. Quant à Maman Chine, elle ne veut plus être la bonne à tout faire. Elle augmente les prix et veut même racheter la maison familiale. Nous voilà donc mis à la porte. On se retrouve sur le trottoir, le frigo est vide. On découvre avec horreur qu'on ne sait plus faire la cuisine (sous-entendu plus assez d'usines) et qu'on ne sait pas se battre (sous-entendu nos stocks de munitions sont quasiment vides). Bien entendu, certains le diront que cette chronique est une caricature. C'est vrai qu'elle force le trait. Mais, soyons honnêtes, elle tape là où ça fait mal. Elle nous dit quoi en substance? Que notre Europe doit sortir de l'adolescence et maintenant, pas demain, pas après-demain. Cela signifie donc payer le prix réel de notre énergie, de notre sécurité et évidemment de notre souveraineté. Donc la question n'est plus de savoir si tout ça est juste, comme le disent certains politiques. La question est de savoir si nous sommes capables de survivre dehors dans ce monde cruel, maintenant que papa USA a changé les serrures de la porte de la maison familiale.  --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Imaginez : un pilote européen dans son cockpit, prêt à défendre le Groenland, mais l’avion reste aveugle parce que Washington n’a pas envoyé la mise à jour logicielle du matin. Science-fiction ? Pas tant que ça. Amid Faljaoui explique pourquoi l’Europe, qui bombe le torse face à Trump, est en réalité tenue en laisse par un simple câble informatique. Pour comprendre ce qui se joue ces jours-ci au Groenland, imaginez une situation absurde : l’histoire d’un pompier qui part éteindre le feu, mais le robinet de son tuyau est tenu par le pyromane. Ce pompier, c’est l’Europe, le pyromane, ou en tout cas la menace, c’est l’administration Trump, et le tuyau, ce sont nos armes. La majorité des soldats européens partis sécuriser le "Grand Nord" sont équipés, soutenus et protégés par du matériel américain. Le Danemark, que nous sommes d’ailleurs censés défendre, a basé toute sa stratégie aérienne sur le F-35 de Lockheed Martin. Quel est le problème avec cet avion ? On entend souvent dire, pas plus tard encore qu’hier, que les Américains ont une clé pour clouer au sol les avions, les F-35. C’est faux. Le F-35 n’est pas une voiture de location qu’on bloque à distance. C’est bien plus subtil et bien plus dangereux si on en croit les experts. Le F-35, comme les missiles Patriot, fonctionne un petit peu comme votre smartphone. Il ne vaut rien sans son système d’exploitation et sa connexion au cloud. Donc, pour qu’un avion de chasse soit utile, il doit savoir quoi chercher. Il a besoin de bibliothèques de données (la signature radar de l’ennemi, les fréquences à brouiller, etc.). Ces données ne sont pas générées à Copenhague, à Bruxelles ou à Berlin. Elles sont téléchargées depuis les serveurs du Pentagone. C’est ça le piège. Si Washington décide que l’opération européenne ou Groenland ne lui plaît pas, il ne coupe pas le moteur, il coupe la mise à jour. C’est une obsolescence diplomatique militaire programmée. Le président français, Emmanuel Macron, est le seul en Europe à avoir les mains libres : la France est le seul pays occidental à avoir payé le prix fort pour produire des avions ITAR-free. ITAR, c’est quoi ? C’est une loi américaine qui dit, en gros, "s’il y a un composant américain chez vous, je décide où vous allez". Les Rafales français, eux, volent avec des puces et des codes sources souverains. C’est ce qui permet à Paris d’envoyer des troupes sans demander la permission aux Américains. L’Europe redécouvre donc la différence entre acheter sa sécurité et construire sa souveraineté. Les Danois, les Allemands, les Néerlandais et nous autres Belges avons cru qu’en achetant américain, nous achetions une assurance vie. Nous réalisons aujourd’hui que nous avons plutôt signé une sorte de contrat de servitude. Au Groenland, nous ne sommes pas face aujourd’hui à une démonstration de force européenne, mais plutôt face à une démonstration de l’absurdité de nos choix budgétaires. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Oubliez les tweets, oubliez le spectacle. Ce qui se joue au Groenland n’est pas un coup de folie, c’est l’acte final d’une guerre invisible. Du pétrole vénézuélien au blocus de l’Iran, jusqu’aux terres rares de votre iPhone, Trump ferme méthodiquement les robinets pour asphyxier la Chine. L’arme du siècle ne sera pas le missile, mais la ressource. Amid Faljaoui nous explique comment le piège américain se referme sur la Chine. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Mots-Clés : monde, Venezuela,Iran, pétrole, Washington, robinet énergétique, Asie, énergie, Taïwan, Groenland, matière première, terres rares, batterie pour les voitures électriques, éoliennes, missiles, avions de chasse, monopole, stratégie, TGV, nucléaire, renouvelable, Russie, gaz, pipelines terrestres, guerre mondiale, Europe, Danemark, territoire européen, ressources, neutralité.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Les États-Unis nous méprisent, la Chine nous ignore, la Russie nous ridiculise. Et maintenant, Dubaï vient de nous donner une leçon d'économie en direct. Mohamed Alabbar, le promoteur immobilier du Burj Khalifa, a osé dire tout haut ce que le monde pense tout bas de l'Europe dans une interview qui fait le buzz sur les réseaux sociaux. "Vous bloquez les investisseurs pour des escargots pendant que vos citoyens dorment dans la rue". C'est le fondateur et promoteur immobilier du Burj Khalifa, la plus haute tour de Dubaï, qui vient de tenir ces propos sur l'Europe dans le cadre d'une interview retransmise récemment sur les réseaux sociaux. Dans cette interview, Mohamed Alabbar, patron d'Emaar Properties et l'homme qui a littéralement inventé le Dubaï moderne, livre le diagnostic le plus brutal et le plus direct jamais posé sur l'Europe. Préparez-vous, ça va piquer. Alabbar raconte d'abord sa mésaventure à la frontière britannique. Arrivant à Londres, il se fait contrôler par un officier de douane qui le toise sans sourire : "Pourquoi venez-vous ? Quand repartez-vous ?" Sa réponse ne manque pas de piquant : "Monsieur, je dors dans des suites d'hôtels à 1500 livres la nuit, je paye votre TVA, je finance vos taxes. Avec ce que j'injecte en 48 heures, vous ne devriez pas me demander quand je pars, mais me supplier de rester." L'épisode berlinois illustre parfaitement sa critique de la bureaucratie européenne. Alors que l'Allemagne, et Berlin en particulier, suffoque sous une crise du logement, Alabbar propose d'investir massivement dans la capitale allemande. Réponse de l'administration locale : il faut d'abord faire une étude environnementale sur les escargots du terrain. Sa réaction est glaciale : "Très bien, occupez-vous des escargots et laissez donc les citoyens allemands dormir dans la rue." Le promoteur immobilier enfonce le clou avec Londres, une ville qu'il adore mais où "on vous arrache votre montre en pleine rue". "On aurait imaginé ça dans des pays du tiers-monde, mais maintenant, c'est chez vous", assène-t-il. Le coup de grâce : il affirme que l'Europe n'a plus d'argent, qu'elle est endettée jusqu'au cou et qu'elle n'a plus les moyens de financer sa police ou sa sécurité sociale. Qu'on aime ou qu'on n'aime pas, qu'on trouve ça déplacé ou pas, voilà comment on voit aujourd'hui l'Europe de l'extérieur. L'actualité nous le montre chaque jour : les États-Unis nous considèrent comme des assistés incapables de nous défendre seuls. La Chine nous regarde et nous traite uniquement comme un marché de 450 millions de consommateurs à piller. La Russie nous méprise ouvertement pour notre faiblesse et n'hésite pas à nous narguer avec des drones, juste pour tester notre résistance. Et maintenant, les pays du Golfe nous regardent avec sidération. Tous ces regards externes, même si on ne les aime pas, nous font mal, surtout venant de pays qui ne sont pas tous des modèles de démocratie. Mais pendant que Dubaï simplifie pour attirer les capitaux, nous multiplions les obstacles pour protéger des escargots ou d'autres insectes rares. Pendant qu'ils déroulent le tapis rouge aux investisseurs, nous déroulons le tapis bureaucratique. Vu de ces pays, l'Europe semble gérer son déclin avec une dignité administrative certes touchante, mais suicidaire. Que pensez-vous de ce verdict au scalpel ? --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Maduro est en prison. Mais à Caracas, rien n'a changé. Les mêmes généraux corrompus dirigent toujours le Venezuela. C'est la nouvelle doctrine américaine : capturer les dictateurs, garder leurs dictatures. Ça coûte moins cher qu'une invasion. Le Wall Street Journal révèle comment Washington vient d'enterrer soixante ans d'idéalisme pour un cynisme redoutable. Et ça marche, selon Amid Faljaoui, directeur du magazine économique Trends Tendances. L'analyse révèle un changement radical dans l'approche américaine. Les États-Unis viennent de capturer Maduro mais ont laissé sa dictature en place. Cette stratégie découle directement des coûteux échecs des interventions précédentes en Irak et en Afghanistan. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : l'Irak a coûté 4 000 milliards de dollars aux États-Unis. Les interventions militaires massives se sont révélées trop chères, trop longues et trop sanglantes pour être efficaces. Washington a donc tiré les leçons de ces échecs pour développer une approche radicalement différente. Washington a développé ce que le Wall Street Journal appelle le "coaching de régime". Cette méthode consiste à effectuer des raids chirurgicaux pour capturer les dirigeants tout en préservant l'architecture du pouvoir existant. La formule est simple : capturer le patron, déployer zéro troupe au sol, garder toute l'organisation en place et changer les comportements par la menace. Au Venezuela, cette stratégie se traduit concrètement par le maintien en poste des mêmes acteurs : les généraux corrompus, les trafiquants de drogue et les milices qui terrorisent la population depuis 27 ans restent aux commandes à Caracas. Seul le dirigeant suprême a été retiré de l'équation. Cette nouvelle approche révèle un changement fondamental dans les priorités américaines. Les États-Unis ne cherchent plus à exporter la démocratie mais poursuivent des objectifs concrets : sécuriser l'approvisionnement pétrolier, réduire le trafic de drogue vers leurs frontières et expulser la Chine de leur arrière-cour géopolitique. La liberté des populations concernées devient secondaire dans cette équation. L'approche consiste désormais à optimiser les nations comme des actifs boursiers plutôt que de les reconstruire selon des principes démocratiques. Cette transformation marque la mort de l'idéalisme en politique étrangère américaine. Le Venezuela sert de laboratoire pour cette nouvelle doctrine. L'Iran et Cuba pourraient être les prochaines cibles de cette stratégie, particulièrement lorsque les coûts d'une invasion traditionnelle deviennent prohibitifs. À chaque fois qu'une intervention militaire classique s'avère trop coûteuse, cette formule du "coaching de régime" pourra s'appliquer. Cette méthode s'avère redoutablement efficace car elle permet d'atteindre les objectifs stratégiques américains sans les inconvénients des interventions militaires massives. Le pari américain est simple : gérer une dictature coûte moins cher que d'imposer la liberté. Le monde entier observe désormais ce prototype vénézuélien pour évaluer son efficacité et sa reproductibilité. Mots-clés : morts, démocratie, occupation, taliban, Washington, Moscou, La Havane, entreprise, opposition, Maria Corina Machado, Donald Trump, régime, comportement, partenaire, obéissance, bombe à retardement --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Qu’est-ce qui explique plus globalement cette dégringolade des immatriculations ? Dans le secteur, on pointe du doigt les messages contradictoires. Le taux électrique en Europe, les zones de basse émission dans les villes, les taxes régionales de mise en circulation en Belgique, tout ça a semé le doute chez les acheteurs. Il y a eu aussi des discussions sur l’extension ou pas de la déductibilité de l’hybride qui ont freiné le marché. C’est justement là que le salon de l’auto prend tout son sens, en tout cas en 2026. L’objectif est de rassurer les particuliers parce que ce qui tue le marché vers le bas, actuellement, ce sont, étonnamment, les voitures de société. Les entreprises sont en effet frileuses et, c’est normal, le contexte économique reste incertain. Il y a beaucoup de questions en suspens. Du côté des particuliers, c’est une histoire heureusement un peu plus positive. Maintenant, la question est : est-ce que les particuliers vont vraiment passer à l’électrique ? Oui, si l’on en croit une étude de BNP Paris-Bafortis qui nous apprend que 18% des ménages belges envisagent de remplacer, en tout cas, leur véhicule par un véhicule électrique d’ici la fin 2027. Mais le prix reste le premier frein à l’achat de ces voitures électriques. C’est ce qui explique d’ailleurs que la concurrence devient de plus en plus féroce. Les constructeurs chinois comme BYD arrivent avec des garanties de 8 ans ou de 150.000 km sur les batteries et de 6 ans et 150.000 km sur ses voitures. Toyota va même jusqu’à 10 ans de garantie. On va donc s’entretuer sur ce marché hyperconcurrentiel a avoué Denis Gorteman, le patron de D’ieteren. Mais d’autres interlocuteurs gardent espoir : une série de voitures commandées quand le marché dépassait les 500.000 immatriculations arrivent dans leur quatrième ou sixième année de contrat. Il va donc falloir les renouveler. Ça, c’est plutôt une bonne nouvelle pour les voitures de société. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Chacun sait que Donald Trump voudrait bien acheter, à l'amiable, ou de force, le Groenland, à la fois pour sa position stratégique et, bien entendu, pour ses ressources minières. Mais pourquoi acheter le Groenland plutôt que de le louer? La question posée par l'agence d'information financière Bloomberg paraît évidente et c'est précisément pour cela qu'elle est trompeuse. Si l'on raisonne comme un gestionnaire, louer le Groenland suffit largement pour les États-Unis. Parce que les États-Unis peuvent déjà obtenir presque tout ce qu'ils veulent sans devoir posséder le territoire. Concrètement, ils peuvent déjà, par exemple, financer des projets miniers en versant de l'argent public pour aider les entreprises américaines à lancer l'exploitation minière. Garantir à l'avance un prix minimum pour les minerais afin de sécuriser la rentabilité des projets. S'engager à acheter une partie de la production sur le long terme. Ou même entrer au capital des entreprises minières pour influencer leurs décisions. Vu sous cet angle, acheter le Groenland semble inutile et beaucoup trop cher. En tout cas, c'est la thèse de l'agence Bloomberg. Mais ce raisonnement repose sur une erreur sans doute fondamentale : il confond l'accès et le contrôle d'un pays. Louer, c'est utiliser quelque chose tant que les règles ne changent pas. Alors que contrôler, c'est décider des règles. Tant que les États-Unis louent, par exemple, le Groenland, ils restent dépendants d'un autre État pour toutes les décisions clés. Acheter le Groenland, ce n'est pas seulement acheter des terres rares, c'est aussi acheter le pouvoir de dire non. Dire non aujourd'hui, dire non demain, dire non quand cela deviendra vraiment critique. Même logique sur le plan militaire, le Groenland n'est pas seulement une mine, il faut le voir comme une sorte de porte-avions immobile au cœur de l'Arctique. Un point de surveillance, de défense antimissile et de contrôle des futures routes maritimes polaires. Aucun contrat de location ne garantit ce niveau de maîtrise sur 20 ou 30 années. L'agence d'information Bloomberg raisonne plutôt comme un analyste financier: comment dépenser le moins possible maintenant. Alors que Trump raisonne plutôt comme une puissance étatique, c'est-à-dire comment éviter toute dépendance plus tard. On peut trouver ça assez brutal ou excessif, mais c'est la logique du monde qui vient. Dans un monde globalisé, on loue, on optimise, on contractualise. Mais dans un monde qui se durcit, qui se fragmente, on cherche le contrôle. La vraie question aujourd'hui n'est pas pourquoi acheter le Groenland plutôt que de le louer. La vraie question, elle est plus inconfortable, c'est combien vaudra dans 20 ans le fait de ne pas avoir contrôlé un territoire stratégique quand il en était encore temps.  C'est évidemment la question que se posent Donald Trump et ses amis. Et puis, surtout, l'autre question : avons-nous vraiment compris, nous, Européens, que le monde ne fonctionne plus comme un marché, mais comme un rapport de force?  --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
On a longtemps cru que la diplomatie passait par le mensonge élégant. On envahissait un pays pour soi-disant le sauver ou instaurer la démocratie. Cette chronique raconte que ce monde-là a disparu. Avec l'histoire du Venezuela, il n'y a plus de morale, plus de prétexte, plus de storytelling. Juste une prédation économique assumée et dite à voix haute, comme nous l'explique Amid Faljaoui, directeur du magazine économique Trends Tendances. Il existait une vieille règle tacite dans la diplomatie internationale que les grandes puissances respectaient scrupuleusement : l'art du prétexte noble. Pendant près d'un siècle, lorsque les États-Unis ou d'autres puissances décidaient d'intervenir militairement, l'opération était toujours soigneusement enveloppée dans un storytelling impeccable. On ne parlait jamais de s'emparer brutalement de ressources minières, pétrolières ou diamantaires, mais toujours de "restauration de la démocratie", de "protection des peuples opprimés" ou encore d'"imposer le respect des droits de l'homme". C'était évidemment totalement hypocrite, mais cela maintenait au moins une apparence de respect du droit international. Aujourd'hui, nous vivons une rupture historique. Normalement, une nation comme les États-Unis ne kidnappe pas un chef d'État étranger et n'envahit pas un pays souverain sans invoquer de grands principes moraux. Mais pour le Venezuela, le masque tombe définitivement. Même le sénateur Lindsey Graham, vétéran pourtant de la vieille école néo-conservatrice, a tenté désespérément de sauver les apparences en évoquant le "narcoterrorisme" et la "sécurité régionale" pour justifier l'opération Venezuela. Peine perdue : il est resté inaudible, immédiatement contredit par Donald Trump qui ramène tout, inlassablement, au baril de brut et à la reconstruction des infrastructures d'extraction par les compagnies pétrolières américaines. La scène est saisissante : Howard Lutnick, le secrétaire d'État au Commerce, dans l'avion qui ramène la délégation à Washington, énumère froidement les ressources du Venezuela comme un inventaire de supermarché : acier, minéraux critiques, aluminium... Pour lui, le Venezuela n'est rien d'autre qu'un entrepôt géant qu'il faut vider. Cette nouvelle transparence pose un problème inattendu : elle met au chômage technique tous les théoriciens du complot et les analystes critiques. Pendant trente ans, lors de la guerre en Irak ou des interventions en Afrique, le sport national consistait à décoder les non-dits, à chercher les vraies motivations derrière les discours officiels. Aujourd'hui, ce décodage est devenu parfaitement inutile. L'administration américaine répond par l'affirmative avant même qu'on ne l'accuse de quoi que ce soit. Le message envoyé au monde entier - et particulièrement à l'Europe avec le dossier du Groenland - est glacial dans sa simplicité. Nous sommes entrés dans l'ère de la prédation décomplexée. C'est brutal, c'est amoral, mais au moins la note d'intention est limpide. Mots-clés : scénario, humoriste, Jon Stewart, émission, télévision, Daily Show, réalité, vidéo, brutalité, dissident, franchise, terres riches, sols, extraction --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans les médias, deux accusations reviennent sans cesse pour justifier l’éviction de Nicolas Maduro. Première accusation, le narcotrafic. Deuxième accusation, le pétrole, que le régime vénézuélien aurait volé aux Etats-Unis. Pris de loin, cela peut sembler cohérent. Mais dès qu’on regarde les faits de près, ces arguments posent quelques problèmes. Commençons par la drogue. La première cause de décès par overdose aux États-Unis n’est pas la cocaïne, mais le fentanyl, une drogue de synthèse. L’administration américaine elle-même explique que ce fentanyl est principalement produit à partir de composants venant de Chine, transformés essentiellement au Mexique, parfois en Inde. Si l’objectif principal avait été la lutte contre la drogue, il aurait fallu kidnapper le président chinois ou mexicain. Passons au pétrole. On entend souvent que le Venezuela possède les plus grandes réserves pétrolières du monde. Ce chiffre circule partout, mais il faut comprendre ce qu’il vaut réellement. Les réserves de pétrole ne sont pas auditées, donc inspectées de manière indépendante. Ce sont des chiffres déclarés par les états eux-mêmes. Le cas du Venezuela est encore plus problématique : le pétrole qui s’y trouve est pour l’essentiel de l’extra-lourd. C’est-à-dire que ce n’est pas un liquide fluide, mais une matière très visqueuse, proche du goudron. Pour l’extraire, il faut le chauffer, disposer de grandes quantités de gaz, construire des gazoducs, des infrastructures lourdes et souvent en pleine jungle. Tout ça coûte extrêmement cher. Au prix actuel du baril, ce pétrole n’est tout simplement pas rentable. Si ce n’est pas vraiment la drogue, ni vraiment un eldorado pétrolier immédiatement exploitable, pourquoi Donald Trump a-t-il été aussi rapide et aussi brutal ? C’est ici que le raisonnement devient plus simple, mais aussi plus brutal. Trump ne cherche probablement pas à exploiter rapidement le pétrole vénézuélien. Il cherche à contrôler le terrain. Une chose est indiscutable : si on additionne les États-Unis, plus le Canada, plus l’Amérique latine, on arrive à près de 40% de la production mondiale de pétrole. Ce bloc est donc aujourd’hui le plus important au monde. Dans ce cadre, le Venezuela n’est pas tant une mine à exploiter qu’un verrou stratégique à ne pas laisser aux autres. En kidnappant Maduro, Trump coupe plusieurs options à ses adversaires. Il prive Cuba de son principal soutien énergétique. Sans pétrole vénézuélien, à prix préférentiel, l’économie cubaine se retrouve rapidement étranglée. Il empêche aussi la Russie, l’Iran ou la Chine de renforcer leurs présences énergétique et politique en Amérique du Sud. Même si le pétrole reste sous terre, l’important est que ces pays n’y aient pas accès. Autrement dit, ce n’est pas un coup pétrolier classique, c’est plutôt une stratégie de blocage : empêcher les autres d’exploiter une ressource, même si soi-même, on ne l’exploite pas tout de suite. Ce raisonnement a aussi des conséquences pour les alliés. Un marché pétrolier de plus en plus influencé par les États-Unis et l’Amérique du Sud va affaiblir l’OPEP et réduire sa capacité, ou la capacité de l’Arabie saoudite, à peser sur les prix, comme c’était le cas auparavant. Et donc, au final, le centre de gravité du pétrole mondial se déplace lentement, mais sûrement, du côté de Washington. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
L'arrestation spectaculaire de Nicolas Maduro par les Etats-Unis a tourné en boucle sur les réseaux sociaux chinois. Des centaines de millions de vues en quelques heures et une réaction extrêmement parlante. Des dizaines et des dizaines de milliers d'internautes chinois expliquent déjà que cette opération pourrait servir de modèle pour Taïwan. En clair, le message a été reçu 5 sur 5 et, quand Washington décide d'agir vite, il agit très vite, loin de chez lui et sans prévenir, avec des renseignements ultra précis. Un effet de surprise total et, au final, un chef de l'État capturé avec son épouse en plein sommeil. Militairement, c'est une démonstration de force extrêmement impressionnante. Mais il faut aller un peu plus loin que l'image. Parce qu'une victoire militaire n'est jamais, en tout cas pas automatiquement, une victoire politique, et encore moins économique. Maduro est arrêté, oui, mais le Venezuela reste un pays ruiné, dépendant du pétrole, avec des institutions à terre et une population totalement épuisée. Remettre ce pays sur pied va prendre des années. Ce genre de travail de fonds, malheureusement, les États-Unis ne l'aiment pas beaucoup. Et ,d'ailleurs, l'exemple de l'Irak montre que les Américains sont meilleurs pour déstabiliser un pays que pour le reconstruire. Et puis, il y a aussi un autre effet, plus inquiétant : en capturant un chef d'État au nom de sa propre justice, Washington crée un précédent. Et, dans un monde qui n'est plus dominé par une seule superpuissance, ce genre d'exemple circule vite, très vite. À Pékin, certains se disent déjà "si les États-Unis peuvent le faire, pourquoi pas nous?" La Chine n'a sans doute pas encore les capacités militaires pour une opération du même type à Taïwan, mais elle observe, elle teste, elle regarde surtout comment le reste du monde réagit, ou surtout ne réagit pas. Pour l'heure, à part quelques déclarations tonitruantes, personne ne moufte, personne ne bouge. Donald Trump a donc marqué un point spectaculaire. Mais il a aussi contribué à durcir les règles du jeu internationales. Dans ce monde-là, la force impressionne, en tout cas à court terme. Mais n'oubliez pas, l'économie, l'influence, les investissements, eux, façonnent le long terme. Sur ce terrain-là, la Chine avance lentement, calmement et sans faire de bruit. C'est d'ailleurs dans ce contexte que l'intervention américaine prend tout son sens. Quand Donald Trump affirme que les États-Unis vont diriger le Venezuela et reconstruire son industrie pétrolière, il ne parle pas de philanthropie, il parle de contrôle stratégique, de reprise d'influence énergétique face à la Chine. À court terme, c'est vrai que cela ne va pas bouleverser les prix mondiaux du pétrole mais, à moyen terme, remettre le pétrole vénézuélien sur le marché sous contrôle américain, c'est redonner d'abord de l'oxygène à certaines raffineries américaines, mais aussi contrôler indirectement Pékin sur le plan énergétique : 80% du pétrole vénézuélien était destiné à la Chine. En résumé, Maduro est tombé parce qu'il était devenu inutile, voire gênant. Le Venezuela est sous tutelle parce qu'il est économiquement à bout de souffle. Et le pétrole, une fois de plus, une fois encore, montre qu'il n'est pas seulement une ressource, c'est avant tout une arme. On a beaucoup parlé de Maduro ces derniers jours. Mais en réalité, ce n’est pas de lui qu’il s’agit. Derrière cette affaire, il y a un mot qui explique presque tout : le pétrole. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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