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Chronique économique
Chronique économique
Author: RTBF
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95 milliards de chiffre d'affaires, mais seulement 2,6 % de marge : pourquoi le géant Carrefour a-t-il des pieds d'argile ? Entre l'offensive de Colruyt et la mutation agile de Delhaize, l'enseigne n'a plus le choix : elle doit "hacker" son modèle. Découvrez comment la data et la franchise sont devenues ses bouées de sauvetage, alors que l'avenir de sa filiale belge reste en suspens.
Sur le papier, le groupe Carrefour avec ses 95 milliards d'euros de chiffre d'affaires ressemble à un mastodonte invincible. Pourtant, cette apparente puissance cache une réalité économique bien plus fragile. Car il ne faut pas confondre la taille et la solidité : le chiffre d'affaires représente l'argent qui passe par la caisse, pas celui qui reste dans les comptes de l'entreprise. Avec une marge de seulement 2,6% au niveau du groupe, Carrefour ne conserve qu'un peu plus de 2,50 euros de profit pour 100 euros de courses. Cette rentabilité dérisoire signifie que la moindre erreur stratégique peut transformer ce maigre bénéfice en perte colossale.
En Belgique, la situation s'avère encore plus préoccupante avec des marges encore plus faibles. Le distributeur français se trouve pris en étau entre deux redoutables adversaires qui ont chacun trouvé leur formule gagnante. D'un côté, Colruyt règne en maître sur le segment des prix bas, fonctionnant comme une véritable machine de guerre qui traque le moindre centime d'économie. Face à cette concurrence impitoyable, le consommateur belge, particulièrement sensible aux prix, n'hésite pas à délaisser Carrefour pour son concurrent moins cher. De l'autre côté, Delhaize a opéré une transformation radicale en convertissant l'ensemble de ses magasins intégrés en franchises, lui conférant une agilité redoutable et la souplesse d'un commerçant de quartier sans la lourdeur administrative d'une grande entreprise.
Pour ne pas couler face à cette double pression concurrentielle, Carrefour a élaboré une stratégie de "piratage" de son propre métier articulée autour de trois axes majeurs. Le premier consiste à développer ses propres produits en devenant fabricant, une démarche cruciale pour restaurer ses marges puisque les produits maison génèrent des profits bien supérieurs à la simple distribution. Le deuxième pilier repose sur l'expansion du modèle de franchise : en confiant ses magasins à des gérants indépendants, l'enseigne allège sa structure tout en percevant des redevances plus stables, réduisant ainsi ses besoins en capital et en personnel.
Le troisième axe exploite ce que l'on peut considérer comme une véritable mine d'or moderne : les données clients. Grâce aux cartes de fidélité, Carrefour analyse les habitudes de consommation sous forme anonymisée pour proposer aux marques des publicités ultra-ciblées. Cette monétisation des données génère des profits nettement supérieurs aux activités de vente traditionnelles, transformant chaque client en source de revenus multiples.
L'actualité récente illustre parfaitement les défis auxquels fait face l'enseigne avec l'ouverture dominicale de ses derniers grands magasins, une mesure directement inspirée par la stratégie de Delhaize. Cependant, cette initiative comporte des risques non négligeables : si les clients se contentent de reporter leurs achats du mardi au dimanche plutôt que d'augmenter leur consommation globale, Carrefour ne génère aucun chiffre d'affaires supplémentaire. Pire encore, l'enseigne doit supporter des coûts salariaux majorés liés au travail dominical. Ce phénomène de cannibalisation des ventes démontre que même pour un géant de cette envergure, la gestion d'une chaîne de distribution reste un exercice d'équilibriste particulièrement délicat.
--- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ozempic, Wegovy, Mounjaro. Ces médicaments coupe-faim sont devenus des phénomènes mondiaux. Selon le Financial Times, ils pourraient modifier nos habitudes de consommation… et peut-être même faire diminuer la croissance. En effet, moins d'appétit = moins d'achats impulsifs ! D'où la question : le capitalisme peut-il tourner avec des consommateurs plus disciplinés ? C'est à cette question que répond aujourd'hui Amid Faljaoui, notre chroniqueur économique.
L'intelligence artificielle est souvent présentée comme l'innovation la plus disruptive de notre époque. Pourtant, selon le Financial Times, une autre révolution pourrait transformer l'économie : les médicaments anti-obésité comme l'Ozempic ou le Wegovy, ces fameuses molécules GLP-1.
Initialement développés pour traiter le diabète, ces traitements produisent un effet spectaculaire : ils réduisent drastiquement la sensation de faim en agissant directement sur le cerveau. Les patients consomment ainsi moins d'aliments, particulièrement les produits gras, sucrés et ultra-transformés. Le Financial Times s'appuie sur des données révélant que les utilisateurs diminuent significativement leurs achats de snacks et de sodas, tandis que plusieurs industriels observent un ralentissement des ventes sur les produits les plus caloriques.
L'hypothèse du Financial Times repose sur un constat simple : si des millions de personnes réduisent leurs excès alimentaires, une partie de l'économie, construite sur la consommation impulsive, pourrait s'en trouver fragilisée.
Cette analyse s'avère pertinente dans la mesure où notre système économique repose largement sur des achats motivés par l'envie plutôt que par le besoin. Une diminution de ces pulsions d'achat pourrait entraîner une baisse de la demande, et par ricochet, un ralentissement de la croissance économique.
Cette thèse mérite toutefois d'être nuancée. La réduction de certaines dépenses ne signifie pas la disparition de l'argent, mais plutôt sa réorientation vers d'autres postes.
Une personne qui dépense moins en restauration rapide peut rediriger ce budget vers le sport, l'habillement, les voyages, l'épargne ou des produits plus sains. L'argent continue donc de circuler dans l'économie, mais selon de nouveaux circuits.
L'histoire offre plusieurs précédents éclairants, notamment celui de la pilule contraceptive qui, dans les années 1960, a profondément transformé la société. Certains observateurs craignaient alors que cette révolution ne déstabilise l'économie, notamment par une baisse des salaires ou une hausse du chômage masculin. En réalité, cette innovation a principalement facilité l'entrée des femmes sur le marché du travail. L'augmentation du nombre d'actifs a généré davantage de revenus, stimulé la consommation et encouragé les investissements. Loin de s'affaiblir, le système économique s'est élargi.
Les médicaments coupe-faim pourraient suivre une logique similaire. Si certains secteurs alimentaires risquent de pâtir de cette évolution, la réduction des calories superflues pourrait simultanément stimuler les dépenses en santé, prévention et bien-être.
La distinction entre appétit biologique et désir social s'avère cruciale dans cette analyse. Ces médicaments agissent sur la faim physique, mais n'altèrent ni l'ambition, ni le besoin de reconnaissance, ni l'aspiration au confort. Or, ces motivations constituent les véritables moteurs de l'activité économique.
Le Financial Times soulève une question légitime, mais l'histoire démontre que l'économie s'adapte aux changements d'habitudes. Le désir humain ne disparaît jamais : il se réoriente simplement vers de nouveaux objets. Le capitalisme conserve donc toute sa vitalité.
Mots-clés : sucre, recul, prix, ralentissement, réallocation, carte de crédit, généralisation, endettement, crainte, crise, changement, économiste, Schumpeter, destruction créatrice, capitalisme, sédatif
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Si votre cerveau est facturé à l'heure, vous avez déjà un pied dans la tombe financière. C'est ce qu'a démontré la Bourse pas plus tard que ce mercredi avec un massacre des actions des éditeurs de logiciels. Découvrez pourquoi ces éditeurs de contenus financiers et juridiques sont en danger et surtout pourquoi ça nous concerne tous, explique Amid Faljaoui, directeur du magazine économique Trends Tendances.
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Les fils de Donald Trump auraient engrangé un milliard de dollars avec des crypto-monnaies, alors que le grand public, lui, voit que le bitcoin est en train de boire la tasse. Voici les explications.
Quatre jours avant l'investiture de Donald Trump à la Maison Blanche, un prince des Émirats s'engage à investir jusqu'à 500 millions de dollars dans World Liberty Financial, la plateforme crypto créée par la famille de Donald Trump.
Quelques mois plus tard, heureux hasard, son pays obtient l'accès à des puces électroniques d'intelligence artificielle extrêmement sensibles que l'administration américaine précédente refusait de leur vendre, pour raisons de sécurité. On n'a pas, à ce stade, la preuve juridique d'un deal "cash contre puce", mais la séquence politique-business est suffisamment alignée pour soulever, à tout le moins, des soupçons de contrepartie.
World Liberty Financial, donc la plateforme crypto de la famille Donald Trump, émet des jetons estampillés Trump. Parmi eux, les meme coins, une expression qui désigne des crypto-monnaies sans valeur économique réelle, créées uniquement autour d'une marque, d'une personnalité ou d'un symbole politique, ici en l'occurrence Donald Trump et sa femme Melania.
Le prix de ces memes coins ne repose sur rien d'autre que sur l'enthousiasme des acheteurs et l'effet de communauté. On transforme donc l'adhésion politique en demande spéculative. Les fans, si je puis dire, achètent et les coûts remontent.
C'est là que le piège se referme. Pendant que les fils de Donald Trump et les premiers investisseurs sécurisent leurs gains, les petits porteurs voient leur économie fondre. Les memes coins Trump et Melania ont d'ailleurs perdu entre 75 et 90% de leur valeur depuis leur sommet.
Des dizaines et des dizaines de milliers de militants qui croyaient donc investir dans l'Amérique de Trump se retrouvent avec des actifs qui ne valent presque rien. Pendant ce temps, l'écosystème Trump crypto, lui, a déjà engrangé des centaines et des centaines de millions de dollars de revenus pour ses promoteurs, c'est-à-dire pour la famille Trump.
C'est le schéma pyramidal classique : les premiers rentrés gagnent et les derniers payent l'addition. Mais le vrai coup de génie, c'est le stablecoin USD1 : vous déposez de vrais dollars et on vous donne un jeton censé valoir 1 dollar. L'entreprise Donald Trump place ses dollars en obligation d'État américaine à du 4-5% par an.
Comme pour la plupart des grands stablecoins, ces intérêts ne vont pas aux utilisateurs (à vous, à moi ou à l'américain moyen), mais à l'émetteur, donc à la famille de Donald Trump.
Résultat, des estimations évoquent jusqu'à 80 millions de dollars de revenus annuels possibles pour la famille Trump, générés par l'argent des particuliers. Pendant ce temps-là, l'Américain moyen garde son jeton qui vaut toujours 1 dollar. Et elle encaisse tous les intérêts sur leur argent.
Ce n'est plus seulement une famille qui se sert de sa notoriété pour gagner de l'argent. C'est un président en fonction dont la famille encaisse des intérêts sur la dette d'un État qu'il dirige et qui accueille comme investisseur majeur un prince étranger dont le pays obtient ensuite des avantages stratégiques. Bienvenue donc dans l'Amérique de 2026.
Les militants ruinés ont cru acheter du patriotisme numérique. Ils ont en réalité juste financé le fonds de pension de la famille présidentielle. Et pendant que des milliers de petits porteurs américains regardent leurs économies s'évaporer, les fils du président ont transformé la Maison-Blanche en salle de marché.
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Selon BFM Business, on serait potentiellement à l’aube d’une rupture technologique majeure. Jusqu’ici, pour détecter un cancer, on s’appuyait sur une imagerie lourde, coûteuse et qui arrive souvent trop tard. Sauf que là, une expérimentation menée au Royaume-Uni par l’Université de Southampton et la Startup X Genera propose de renverser littéralement la table.
Leur promesse est audacieuse : détecter une douzaine de cancers différents, que ce soit du poumon, du sein, de la prostate, du foie, du cerveau, de l’estomac, et tout ça à partir d’une simple prise de sang. C’est là que l’économie rencontre la technologie. On n’est plus seulement dans la médecine, on est carrément dans la gestion de la big data biologique.
L’innovation repose ici sur l’intelligence artificielle qui est capable de repérer dans le sang des micro-ARN, c-à-d. des infimes fragments génétiques libérés par des tumeurs, bien avant le tout premier symptôme.
Pour vous donner un parallèle, une métaphore, l’intelligence artificielle agit comme une sorte d’auditeur financier redoutable, capable de déceler une erreur de quelques centimes dans un bilan de plusieurs milliards d’euros. Autrement dit, l’intelligence artificielle repère le signal faible, celui qu’on ne voit pas à l’œil nu.
L’enjeu économique de tout ça est colossal. Aujourd’hui, la moitié des cancers sont diagnostiqués à un stade avancé, stade 3 ou 4. Et pour le système de santé, c’est une catastrophe, évidemment. Des traitements lourds, des arrêts de travail à rallonge et des chances de survie réduites. Donc l’équation est assez implacable.
Financièrement, un dépistage préventif par l’intelligence artificielle coûte une fraction du prix d’une chimiothérapie. Au-delà de la prouesse scientifique, c’est un business model qui va muter sous nos yeux. Parce que cette technologie, évidemment, elle a un prix.
En France, par exemple, des acteurs privés se positionnent déjà sur ce créneau du check-up 2.0. Ils proposent des bilans de santé ultra-complets, couplant algorithmes et analyses sanguines pour justement lever le drapeau rouge très très très en amont.
Le problème c’est que le ticket d’entrée avoisine les 1000 euros, en tout cas selon les différentes offres disponibles sur le marché. Et ce n’est pas remboursé par la Sécu. Ça nous amène à une tendance de fond venue des États-Unis, c’est-à-dire la privatisation partielle de la prévention. Et donc on va voir émerger une nouvelle forme de rémunération.
Aux États-Unis, et bientôt peut-être chez nous, ce dépistage de pointe ne sera payé ni par l’État, ni par le patient, mais probablement par l’employeur. C’est ce qu’on appelle la logique des perks, des avantages extralégaux aux États-Unis. Après la voiture de fonction, qu’on connaît bien en Belgique, ou l’assurance-groupe, le screening annuel par l’intelligence artificielle pourrait devenir un nouvel avantage pour attirer et fidéliser des cadres.
Pour une entreprise, le calcul est rationnel, est simple : investir 1000 euros par an pour s’assurer que vos talents clefs sont en bonne santé, c’est évidemment plus rentable que de gérer une absence longue durée imprévue.
La santé va donc devenir un actif de l’entreprise. Et ça, c’est une excellente nouvelle. Donc l’intelligence artificielle ne va pas seulement sauver des vies, elle va obliger les DRH et les assureurs à revoir bientôt leur tableau Excel.
Amid Faljaoui nous explique que c'est
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Ce mercredi 11 février à Anvers, l'industrie européenne a cessé d'être polie. Plus de 1.300 entreprises ont claqué la porte de la diplomatie pour hurler une vérité qui dérange : l'Europe est en train de perdre sa guerre économique car son industrie est en train de crever. Et ce n'est pas une métaphore comme nous l'explique Amid Faljaoui notre chroniqueur économique.
Le monde industriel européen a perdu son sang-froid. Plus de 1.300 entreprises ont signé un texte qui ressemble moins à une lettre ouverte qu'à un constat d'échec cuisant. Patrons d'usines, syndicats et industriels s'adressent directement aux politiques européens avec un message sans détour : ils sont en train de disparaître sous leurs yeux.
Les chiffres donnent effectivement le vertige. Le secteur chimique européen vient de traverser douze mois catastrophiques : une centaine de sites fermés, des dizaines de milliers d'emplois volatilisés, des dizaines de milliards de capacités de production évaporées. La principale cause de cette hémorragie ? Le coût de l'énergie. Produire en Europe coûte aujourd'hui quatre fois plus cher qu'aux États-Unis pour cette seule ligne budgétaire.
Ce qui frappe dans cette mobilisation, c'est l'impatience. Pendant des années, l'industrie européenne a joué le jeu de la patience diplomatique, mais elle exige désormais des décisions immédiates, pas un énième rapport pour l'année prochaine. Cette urgence contraste avec l'art de la procrastination bureaucratique dans lequel excelle l'Europe.
Il y a un an et demi, Mario Draghi rendait un diagnostic de 400 pages sans appel sur les faiblesses du continent. Depuis lors, presque rien n'a bougé. Pire, quatre indicateurs sur cinq montrent une stagnation, voire une dégradation. Dans certains cas, obtenir l'autorisation de construire une usine prend plus de temps que de la construire réellement - un détail kafkaïen qui mine la compétitivité au quotidien.
Face à ce réquisitoire, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, multiplie les promesses : simplification réglementaire, baisse des charges administratives, accélération des autorisations. Elle reconnaît elle-même que le système fiscal européen est complètement délirant.
Mais pendant que Bruxelles promet, Pékin et Washington agissent. La Chine développe des secteurs technologiques entiers en quelques années. Les Américains déroulent des plans industriels massifs et rapides. Le temps politique européen, fait de compromis, n'est plus synchronisé avec le temps économique mondial.
Les industriels ne réclament pas du protectionnisme. Ils veulent pouvoir concourir dans des conditions normales : payer leur énergie à un prix viable, ne pas crouler sous des normes changeantes et avoir accès aux mêmes leviers que leurs concurrents chinois ou américains. La vraie question n'est plus de savoir si l'Europe doit bouger, mais si elle peut encore bouger assez vite. Car pendant les délibérations bruxelloises, les usines continuent de fermer. Et une fois qu'un savoir-faire industriel disparaît, il ne revient plus jamais.
Mots-clés : salaire, militant, opposant, consultation, concertation, administration, poids lourd, frontière, électricité industrielle, taxation, assistanat, Belgique, réunion, dirigeant, réponse, divergence, Union européenne
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Et si demain, vous ne possédiez plus de voiture ? Tesla mise 20 milliards pour vous faire consommer du transport comme vous consommez Netflix aujourd'hui. Des taxis autonomes, des abonnements mensuels, de la publicité pendant vos trajets… Elon Musk veut transformer l'automobile en service technologique. Reste à savoir s'il tiendra ses promesses cette fois comme nous l'explique Amid Faljaoui notre chroniqueur économique.
Tesla ne veut plus seulement construire des voitures, l'entreprise d'Elon Musk veut devenir le maître de tous nos déplacements. Pour comprendre ce virage stratégique, il faut d'abord regarder vers la Chine. BYD, le géant chinois de la voiture électrique, vient de détrôner Tesla comme premier vendeur mondial. Musk a tiré la conclusion que face à la machine industrielle chinoise, il est impossible de gagner la bataille du volume parce que Tesla ne pourra probablement jamais produire plus de voitures et moins cher que les gigantesques usines chinoises.
Place donc à l'intelligence artificielle ! Musk mise tout sur deux technologies révolutionnaires : le FSD, son système de conduite totalement automatisé, et le cybercab, ce futur taxi sans volant et sans pédale. Cette stratégie marque un tournant radical dans l'approche de Tesla, qui abandonne la course au volume pour se concentrer sur l'innovation technologique.
Le modèle économique de Tesla change du tout au tout. Au lieu de vous vendre une voiture une fois tous les 10 ans, Tesla voudra vous vendre un abonnement mensuel à son logiciel de conduite autonome. L'idée, c'est que ça devienne un revenu récurrent pour Tesla, mois après mois. Cette transformation s'inspire directement des plateformes de streaming qui ont révolutionné l'industrie du divertissement.
Une fois confortablement installé dans un robot taxi, qui roule donc tout seul, vous allez regarder votre téléphone, travailler, ou regarder des vidéos. Autrement dit, vous allez redevenir une cible publicitaire et donc Tesla pourra encaisser des revenus publicitaires, vendre du contenu et proposer même des services. Cette approche multiplie les sources de revenus potentielles pour l'entreprise américaine.
Il faut quand même rester lucide. Elon Musk est un habitué des grandes promesses qui ne sont pas toujours tenues. En 2019, par exemple, il jurait qu'un million de robotaxis circuleraient à la fin de l'année 2020. Six ans plus tard, nous sommes en 2026, et toujours rien de tel sur nos routes. Cette répétition de promesses non tenues interroge sur la crédibilité du nouveau projet.
Le défi est absolument colossal. D'autant que la concurrence ne l'a pas attendu. En Chine, Baidu et d'autres géants de la tech font déjà rouler des flottes importantes de taxis autonomes dans plusieurs grandes villes. Et ils ont sur le terrain plusieurs années d'avance. Pour Tesla, la transition est donc assez périlleuse. Elon Musk joue donc son va-tout. S'il gagne son pari, il transformera l'automobile pour toujours et deviendra le Netflix du transport. Et s'il échoue, Tesla risque de n'être qu'un pionnier de plus dépassé par une vague technologique qu'elle aura elle-même contribué à créer.
Mots-clés : Spotify, Netflix, Apple, Google, Trump, administration, réglementation
--- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
On visait un cheval de course, on a hérité d'un chameau !! C'est le résumé du fiasco TVA signé Bart De Wever lui-même. Et pour cause : taxer le rock plus que l'opéra ou distinguer fiscalement votre petit-déjeuner du dîner, ça ne tient pas debout ! On décrypte avec Amid Faljaoui ce naufrage à 475 millions d'euros qui oblige le gouvernement à tout reprendre à zéro.
En voulant une réforme fiscale élégante, le gouvernement voulait dessiner un cheval de course mais à force de compromis mal ficelés, il a fini par accoucher d'un chameau. Cette métaphore de Bart De Wever résume cruellement le fiasco de la réforme de la TVA qui secoue aujourd'hui la coalition Arizona.
L'ambition initiale était pourtant claire : trouver un demi-milliard d'euros pour boucler le budget. La N-VA défendait une solution cohérente avec l'harmonisation des taux de TVA et une légère hausse pour simplifier le système. Mais le MR a bloqué net toute mesure perçue comme une atteinte au pouvoir d'achat, forçant le gouvernement à bricoler une solution de compromis.
Faute d'accord global, le gouvernement a conçu une mosaïque de mesures sectorielles pour les loisirs, l'horeca et la culture. Ce patchwork à la belge s'est rapidement transformé en casse-tête administratif aux conséquences juridiques désastreuses.
Le Conseil d'État a rendu un avis au vitriol, donnant une véritable leçon de bon sens aux dirigeants politiques. Les magistrats ont dénoncé des distinctions arbitraires et discriminatoires, dépourvues de justification juridique. L'exemple le plus frappant concerne la culture : l'opéra, la danse et la musique classique conservaient un taux de TVA à 6% car qualifiés d'art supérieur nécessitant une implication active, tandis que les concerts de rock ou de pop passaient à 12% sous prétexte d'une consommation plus passive.
Ce snobisme culturel ne tient la route ni sur le plan juridique, ni sur le plan moral. En cherchant à ménager tous les électorats - le MR, les Engagés, les milieux culturels et populaires - la coalition Arizona a produit un véritable monstre juridique.
Chaque parti a défendu son pré carré tandis que la N-VA, consciente du désastre dès le départ, a laissé le projet se casser la figure. Résultat : 475 millions d'euros s'évaporent virtuellement du budget alors que les finances publiques sont exsangues.
L'entrée en vigueur prévue le 1er mars devient illusoire et le gouvernement doit repartir de zéro, perdant du temps précieux et surtout de la crédibilité. Cette débâcle illustre parfaitement les difficultés de la coalition : gouverner c'est choisir, mais à force de ne pas vouloir choisir, l'Arizona ne gouverne plus.
Elle bricole et le fait mal. Espérons que ce camouflet servira de leçon et que la prochaine version ressemblera moins à un chameau et davantage à un véritable cheval de course fiscale.
Mots-clés : alimentation, alimentaire, plats à emporter, petit-déjeuner, taxe, taxation, incohérence, dispositif, surréalisme
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Aujourd’hui, regardons l’envers du décor de cette sordide affaire et son aspect "logistique". On parle de princes, d’ex-chefs d’État, de milliardaires, de banquistas… Ces hommes-là ont des ressources illimitées : s’ils veulent assouvir des vices, même les plus inavouables, ils n’ont techniquement besoin de personne. Ils n’ont surtout pas besoin d’un rabatteur comme Epstein. Ils peuvent privatiser des villas au bout du monde, acheter des silences, s’organiser tout seuls avec une discrétion absolue et sans témoin. Pourquoi aller se mettre dans la gueule du loup chez ce type, sur cette île, alors qu’il pouvait tout avoir sans risque ? La réponse n’est pas "logistique", elle est psychologique et elle tient en un mot grec que nous devrions tous reviser, ou réviser : l’hubris. L’hubris, c’est la démesure, c’est l’orgueil fou. C’est cette maladie professionnelle des ultra-puissants qui finit par leur faire croire qu’ils sont au-dessus des lois, au-dessus de la morale et surtout au-dessus du danger. Ces hommes n’allaient pas chez Epstein pour trouver des filles, ils y allaient pour trouver un club, le tourisme sexuel classique. Pour eux, c’est risqué, c’est se mélanger à n’importe qui. Epstein, lui, leur vendait une sorte d’illusion parfaite. Il leur offrait un endroit ultra-sélectif où le vice était habillé en soirée mondaine. Quand un grand patron arrivait là-bas et qu’il voyait un prix Nobel ou une tête couronnée en train de boire un verre, son cerveau désactivait l’alarme. Il se disait, si lui est là, c’est que c’est sûr, c’est que c’est validé par le groupe. C’est là que l’hubris devient mortelle : pendant qu’ils profitaient de cette fausse sécurité, grisés par leur propre puissance, le piège se refermait. Car Jeffrey Epstein n’était pas un ami hôtelier, c’était un industriel du chantage. Il faut comprendre la mécanique concrète de son système : ses maisons n’étaient pas des refuges, c’étaient des studios d’enregistrement. On sait aujourd’hui que c’était truffé de technologies, de caméras cachées, de micros, de systèmes de surveillance dans les chambres. Le but ? Fabriquer ce que les services de renseignement russes appellent du kompromat, c’est-à-dire des dossiers compromettants. La méthode était d’une simplicité biblique. On attirait ces gens-là avec du prestige et des gens intelligents pour flatter leur ego. On leur servait leur pulsion sur un plateau et on enregistrait le tout puis on archivait. Ces hommes qui, dans leur vie professionnelle, sont d’une prudence de sioux, qui ne signent rien sans avoir trois avocats à côté d’eux, ont totalement baissé leur garde par arrogance. Ils ont sous-estimé Epstein, ils le voyaient comme un prestataire de services un peu bizarre. Ils n’ont jamais imaginé qu’un type qu’ils considéraient comme un simple courtier en plaisir avait l’intelligence machiavélique de les transformer en marionnettes. Ils pensaient tenir la laisse alors qu’ils se passaient la corde au cou.
Au-delà de l'abjection absolue des crimes, l'affaire Epstein pose une question vertigineuse sur la gestion du risque par les élites. Comment des hommes à l'intelligence financière redoutable ont-ils pu
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Le réveil est plutôt brutal pour les détenteurs de cryptomonnaie en ce vendredi : hier encore le bitcoin avait replongé sous la barre des 65.000 dollars, après un plus bas fulgurant autour des 60.000 dollars. Pour vous donner une idée de la violence de cette chute en l’espace de quelques mois : cet actif, si on peut l’appeler comme ça, a perdu près de la moitié de sa valeur par rapport à ses sommets.
On parle donc de centaines de milliards de dollars de capitalisation boursière partie en fumée depuis le début de l’année sur le seul Bitcoin. Et de plus de 2000 milliards de dollars si l’on regarde l’ensemble du marché crypto, c’est que c’est colossal.
Ce qui est frappant, c’est que ce crash efface totalement ce qu’on appelait le Trump rallye. Vous vous souvenez, lors de sa réélection, Donald Trump avait promis de faire des États-Unis une place forte des cryptomonnaies et de soutenir légalement, et très massivement, l’industrie des cryptomonnaies.
Le marché y a cru, l’euphorie était d’ailleurs totale et, aujourd’hui, cette lune de miel est terminée. On est passé d’une sorte d’optimisme aveugle à ce que les analystes appellent une peur extrême.
Pourquoi une telle dégringolade et pourquoi maintenant ?
Il y a trois raisons très concrètes à cela. D’abord, la fin de l’illusion du coffre-fort. On nous a longtemps vendu le bitcoin comme une sorte de valeur refuge, un abri contre les tempêtes financières, un actif qui serait décorrélé de la bourse.
La réalité de ce début d’année 2026 est toute autre. Dès que les marchés traditionnels (comme le Nasdaq ou même l’or) tanguent, faiblissent, le bitcoin ne protège rien du tout. Au contraire, il coule en premier. C’est l’actif le plus fragile de la chaîne.
Deuxième élément, il y a un phénomène mécanique : le piège du crédit, ce qu’on appelle l’effet de levier en finance. Beaucoup d’investisseurs ont acheté des bitcoins à crédit pour doper leurs gains. Mais quand le cours baisse, ces parieurs sont forcés, pour limiter leurs pertes, de vendre immédiatement pour, justement, rembourser leurs dettes.
La baisse entraîne des ventes forcées qui entraînent elles-mêmes une baisse encore plus forte. C’est un effet domino. En 24 heures, plus d’un milliard de dollars de paris ont été balayés de cette façon.
Troisième élément, le signal le plus inquiétant, vient des grands investisseurs, les institutionnels comme on les appelle. En 2025, ce sont les grands fonds comme BlackRock qui achetaient massivement des cryptos actifs pour leurs clients.
Aujourd’hui, la machine s’est inversée. L’argent sort des fonds Bitcoin, et par milliards. Certains investisseurs emblématiques, qui avaient déjà tiré la sonnette d’alarme en 2008, juste avant la crise des suprimes, préviennent aujourd’hui que ce reflux, ces sorties de fonds, pourraient fragiliser tout l’écosystème.
Est-ce qu’il faut s’attendre, s’il y a un crash encore plus fort, à un sauvetage public comme on a sauvé les banques en 2008 ? La question a été posée très sérieusement au Capitole, donc à Washington. Le sénateur Sherman a demandé au Trésor, l’équivalent de notre ministère des Finances, si l’État pourrait intervenir pour éviter le naufrage, comme on l’avait fait pour les banques en 2008. La réponse du secrétaire d’État au Trésor a été claire : je n’ai pas cette autorité, a-t-il dit.
Autrement dit, les États-Unis peuvent défendre le dollar, la monnaie nationale, mais ils ne dépenseront pas 1 dollar du contribuable américain pour sauver une monnaie virtuelle. Au fond, c’est peut-être l’heure de vérité pour le bitcoin. S’il doit survivre, il devra le faire seul. S’il était sauvé par Washington, il perdrait son âme et son indépendance. Le bitcoin, au fond, est né d’une crise et il joue aujourd’hui sa survie dans une autre crise, loin des promesses politiques et face à la dure loi des marchés.
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Si votre cerveau est facturé à l'heure, vous avez déjà un pied dans la tombe financière. C'est ce qu'a démontré la Bourse pas plus tard que ce mercredi avec un massacre des actions des éditeurs de logiciels. Découvrez pourquoi ces éditeurs de contenus financiers et juridiques sont en danger et surtout pourquoi ça nous concerne tous, explique Amid Faljaoui, directeur du magazine économique Trends Tendances.
Depuis que ChatGPT est dans nos poches, cela fait à peu près trois ans que l'on nous prévient que l'intelligence artificielle va bouleverser le travail de bureau.
Hier, les marchés financiers sont passés de la prédiction à l'exécution budgétaire. Le modèle du taux de facturation à l'heure ou à la journée vient de mourir.
L'élément déclencheur, c'est une annonce d'Anthropic, le créateur de Claude, l'équivalent ou le concurrent de ChatGPT. Les créateurs de Claude ont lancé un outil capable d'automatiser les tâches juridiques et l'analyse de données à une vitesse que l'esprit humain ne peut plus suivre. La réaction de la bourse a été immédiate et ça a été un véritable massacre pour les entreprises qui vendent de l'expertise, des logiciels notamment.
Les leaders mondiaux comme Thomson Reuters ou Wolters Kluwer ont perdu jusqu'à 20% de leur valeur en une seule journée. Tout simplement parce que le métier de consultant repose depuis des décennies sur une règle simple : on vend du temps, de l'expertise. Et les chiffres qui tombent prouvent que cette logique est terminée.
Nous assistons en direct à l'acte de décès de la facture à l'heure. En effet, si un seul collaborateur armé d'une intelligence artificielle peut désormais abattre le travail de 10 personnes, l'entreprise n'achètera plus qu'une seule licence au lieu de 10 licences. Pour les vendeurs de logiciels et de services, c'est 90% de leur valeur qui s'évapore instantanément. C'est la raison pour laquelle les éditeurs de logiciels ont été massacrés en bourse ce mercredi.
Si le savoir et le temps sont devenus gratuits, que reste-t-il à vendre ? Le jugement. La machine possède tout le savoir du monde, mais elle n'a aucune conscience des conséquences. Avoir du jugement, c'est avoir la capacité de dire, parmi les 10 solutions générées par l'intelligence artificielle, voici celles que nous allons choisir, car elles respectent par exemple notre culture, notre éthique, notre stratégie de long terme. Le jugement, c'est donc de l'arbitrage. Et la valeur se déplace de la production du rapport vers la signature en bas de la page.
Désormais, le client ne payera plus pour vos heures de recherche, mais pour votre courage de trancher, et pour votre capacité à piloter tous ces systèmes complexes. Hier, la Bourse a donné le signal d'une purge massive.
Le conseil des experts, c'est de délaisser l'exécution car elle appartient désormais aux algorithmes et de devenir des "arbitres" car dans l'économie de demain, le savoir est une commodité qui est devenue gratuite. Mais le jugement, lui, va devenir le luxe ultime.
Mots-clés : Meta, productivité, ingénieur, Bank of America, licenciement
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Saviez-vous que même l'or, que l'on appelle la valeur refuge par excellence, pouvait se comporter comme une vulgaire action de start-up en pleine bulle? C'est exactement ce qui s'est passé vendredi dernier. On a vécu, à ce moment-là, un véritable séisme.
Comment est-ce qu'un marché aussi solide peut basculer dans le chaos, en une seule séance ?
Tout commence par un excès de confiance. Il faut imaginer qu'à Chicago, là où se décident les prix mondiaux, tout le monde était persuadé que l'ascension serait éternelle. La preuve, tous les grands gérants de fonds étaient acheteurs. Pour l'or, par exemple, il y avait six fois plus de parieurs à la hausse qu'à la baisse.
Le problème c'est que quand tout le monde est déjà dans le train, il n'y a plus personne sur le quai pour acheter et faire monter les prix davantage. Le marché est alors comme une sorte de pyramide en équilibre très instable.
C'est là que l'étincelle a jailli : un énorme ordre de vente tombe sur le marché et déclenche un effet de panique immédiat. Pour bien comprendre, imaginez que vous êtes dans un stade bondé et que quelqu'un hurle soudain "au feu, au feu". Naturellement, tout le monde se rue vers la seule porte de sortie disponible.
En bourse, c'est exactement la même chose. Cette porte de sortie, c'est la liquidité. Mais quand des milliers d'investisseurs veulent sortir en même temps, la porte est trop étroite et les acheteurs disparaissent, les prix s'effondrent et c'est le sauve-qui-peut général.
Ce mouvement de foule est d'autant plus violent qu'il est aujourd'hui amplifié par des robots, le fameux trading à haute fréquence. Ce sont des algorithmes ultra rapides qui, eux, n'ont pas d'état d'âme.
Contrairement à nous, ces robots ne prennent pas le temps de réfléchir ou de boire un café pour calmer leurs nerfs. Dès qu'ils voient une baisse, ils vendent par réflexe, en une fraction de seconde.
On se retrouve alors avec une sorte de machine qui s'auto-alimente. Le robot vend parce que ça baisse, et ça baisse parce que le robot vend. C'est donc la panique version numérique.
Ce chaos fait pourtant des heureux. Des firmes spécialisées comme le géant Jane Street adorent ces moments-là : quand la porte de sortie du stade est bloquée, celui qui détient la clé peut la louer au prix fort. En finance, celui qui apporte de l'argent frais quand tout le monde fuit devient le roi de la fête.
A l'inverse, pour ceux et celles qui avaient trop à emprunter pour justement parier sur l'or, c'est la douche froide. La bourse de Chicago a d'ailleurs immédiatement relevé les garanties financières demandées.
Ceux qui n'avaient pas de cash de côté ont tout perdu sur un actif qu'ils pensaient pourtant sans risque. Heureusement, l'or a la peau dure et il a déjà repris quelques couleurs en début de semaine.
Mais vendredi dernier, le vendredi noir, nous laisse au moins une leçon : même le métal jaune peut devenir une montagne russe quand les algorithmes s'en mêlent. Je rassure ceux qui en ont, l'argent reste quand même en hausse de 160% sur un an et l'or de plus de 70%. C'est nettement mieux que n'importe quel livret d'épargne.
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L'Arizona fête sa première année d'existence. Et tout le monde s'étonne positivement de voir que la N-VA et notre Premier ministre ne parlent plus de scission ou de séparatisme. Normal, nous dit notre chroniqueur économique Amid Faljaoui : pourquoi parler de séparation quand le nord du pays a pris le pouvoir de quasi tous les centres de décision ? C'est une thèse sans doute controversée, mais qui a le mérite de faire réfléchir et de susciter le débat.
Il y a 20 ans, Bart De Wever lançait de faux billets de banque à la frontière linguistique, une provocation soigneusement mise en scène pour dénoncer une Wallonie qu'il disait dépendante de l'argent flamand. À l'époque, le message était très clair : la Belgique était un problème et donc elle devait disparaître d'une manière ou d'une autre.
Nous sommes en 2026. La coalition Arizona fait sa première année au pouvoir et le discours semble avoir changé radicalement. Depuis l'affaire Euroclear et les avoirs russes gelés en Belgique, commentateurs et éditorialistes francophones s'extasient même sur le sérieux budgétaire de Bart De Wever, son sens de l'État, son ton apaisé, sa maîtrise du français. Bart De Wever ne parle plus de scission, il ne parle plus de communautarisme, il parle gestion, stabilité, responsabilité.
Mais la vraie question est ailleurs. Pourquoi parlerait-il encore de cette scission, de ce séparatisme ? La N-VA n'a plus besoin de menacer de quitter la Belgique. Pourquoi ? Parce qu'elle est en train d'en prendre les commandes, en silence et sans bruit.
La révolution ne s'est pas faite dans la rue, mais dans les centres de décision, dans l'infrastructure, là où se décident les investissements, les technologies et les carrières. Les grands donneurs d'ordre fédéraux - Proximus, certaines banques publiques, la SNCB, Bpost, les ministères des Finances et de la Défense ou encore l'aéroport national de Bruxelles - orientent des milliards d'euros de commandes publiques.
Ce sont eux qui structurent l'économie réelle du pays et déterminent très concrètement quels territoires gagnent et lesquels décrochent. Un tropisme s'est installé, clair, durable et plutôt proflamand. Non pas par une idéologie affichée, mais par un réflexe culturel, économique et organisationnel.
Les appels d'offres privilégient désormais des solutions technologiques complexes : intelligence artificielle, cybersécurité, plateformes numériques. Or, ces écosystèmes ont été massivement soutenus en Flandre depuis des années, beaucoup moins en Wallonie. Résultat : de nombreuses PME wallonnes risquent de sortir du jeu principal.
Elles deviennent tout doucement sous-traitantes pendant que la valeur ajoutée et l'innovation se concentrent au nord du pays. Même dans la défense, le mouvement est très visible. Historiquement, l'industrie de défense est majoritairement wallonne. Mais avec l'explosion des budgets militaires pour les technologies avancées et le numérique, une partie de ces milliards s'oriente vers des projets flamands, un mouvement documenté dans la presse flamande.
Le mécanisme le plus discret, le plus puissant, reste celui des ressources humaines. Dans beaucoup de grandes entreprises publiques et d'administrations fédérales, les directeurs des ressources humaines sont majoritairement flamands. À Bruxelles, à compétence égale, on recrute davantage de néerlandophones.
Il existe un plafond de verre réel pour les universitaires francophones, beaucoup moins présents dans les postes de direction. La définition du bilinguisme n'est pas toujours la même des deux côtés : un flamand parlant un petit peu français sera considéré plus facilement comme bilingue, l'inverse sera plus rarement vrai.
La Belgique de 2026 n'est donc pas en crise institutionnelle. Elle est sous gestion flamande depuis quelques années déjà : une gestion très efficace, très disciplinée, très assumée. Une forme d'OPA amicale qui ne dit pas son nom sur les leviers du pays.
La Wallonie n'est plus un partenaire, elle devient doucement mais sûrement une succursale. La vraie question n'est plus de savoir si Bart De Wever a changé, mais de savoir s'il a encore besoin de parler de séparation une fois le pouvoir conquis.
--- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Un homme change à la tête de la banque centrale américaine (Fed) et tout le monde panique. La banque centrale serait politisée, l'économie menacée. Mais si cette inquiétude reposait sur une illusion ? Et si la Fed suivait plus qu'elle ne dirigeait réellement ? C'est ce que nous explique Amid Faljaoui aujourd'hui, et cela risque de ne pas plaire aux économistes qui écoutent cette chronique.
Depuis quelques jours, l'effervescence règne autour de la nomination de Kevin Warsh à la tête de la Fed, la banque centrale américaine. Aussitôt, les critiques fusent : la Fed ne serait plus indépendante, Trump pourrait placer quelqu'un à sa botte, et la politique monétaire américaine serait désormais pilotée depuis la Maison-Blanche.
Pourtant, cette inquiétude repose peut-être sur une erreur d'analyse. Car pour croire que cette nomination va bouleverser l'économie mondiale, il faut croire que la banque centrale américaine dirige réellement l'économie.
Or, Jamie Dimon, le patron de la banque JP Morgan, a précisément rappelé le contraire à Davos il y a quelques jours, avec un calme presque désarmant.
Son message à Davos était limpide, presque gênant pour le débat ambiant. Selon lui, le pouvoir réel de la banque centrale américaine est largement surestimé. La Fed ne décide pas de ce qui arrive à l'économie. Elle réagit à ce qui est déjà en cours.
L'exemple de l'inflation l'illustre parfaitement. Lorsque les prix augmentent trop rapidement, tout devient plus cher : produire, se loger, consommer. À ce moment-là, la banque centrale américaine augmente les taux d'intérêt pour une raison simple : emprunter coûte plus cher. Les dépenses diminuent et la hausse des prix finit par ralentir.
À l'inverse, lorsque l'économie ralentit et que les prix cessent d'augmenter, la banque centrale américaine baisse ses taux pour encourager les particuliers et les entreprises à dépenser davantage. Mais ce que l'on oublie presque toujours, comme le souligne Jamie Dimon, c'est que la banque centrale américaine ne décide pas de l'évolution des prix. Elle constate cette évolution, puis elle agit en conséquence.
En d'autres termes, l'économie évolue d'abord. La banque centrale américaine intervient ensuite, parfois trop tard, parfois même maladroitement. Dans ce contexte, le remplacement de Jerome Powell par Kevin Warsh à la tête de la banque centrale américaine ne modifie pas fondamentalement cette mécanique.
Quelle que soit la personne nommée, la Fed ne peut pas agir à sa guise. Si elle freine trop brutalement, elle paralyse l'économie. Si elle maintient des taux d'intérêt bas trop longtemps, les prix repartent à la hausse et des bulles boursières se forment. En d'autres termes, la banque centrale américaine ne pilote pas l'économie, elle la corrige tant bien que mal.
Le vrai malentendu n'est donc pas politique. Il relève plutôt de la naïveté. Les débats symboliques sur les nominations et les récits de pouvoir fascinent parce qu'ils donnent l'illusion qu'une personne, quelque part, contrôle la situation. Pendant ce temps, la machine économique avance, indifférente aux discours.
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Imaginez un coffre-fort gigantesque rempli de lingots d’or, au point que sa valeur dépasse aujourd’hui celle de certaines grandes entreprises de la tech. Ce coffre-fort existe, il est allemand. Avec près de 3400 tonnes d’or, l’Allemagne possède en effet la deuxième réserve mondiale, juste derrière les Etats-Unis. Ce trésor est évalué aujourd’hui à environ 500 milliards de dollars.
Cette réserve d’or pose aujourd’hui une vraie question économique. Car l’or, pour une banque centrale, c’est un actif un petit peu à part : contrairement à un placement financier classique, il ne rapporte rien (pas d’intérêt, pas de dividende). Alors pourquoi le conserver avec autant de zèle ? Parce qu’il incarne la confiance. Pour la Bundesbank, la banque centrale allemande, l’or n’est pas un investissement. C’est une ceinture de sécurité, une assurance tous risques en cas de crise financière majeure, en cas d’effondrement monétaire ou encore en cas de choc géopolitique.
Ce qui change aujourd’hui, c’est la valeur de cette assurance : depuis le passage à l’euro, la valeur des réserves d’or allemandes a été multipliée presque par 19. Le prix de l’or a littéralement explosé. Pourtant, et c’est ça le paradoxe, dans le même temps, la banque centrale allemande ne verse plus de bénéfices à l’État, alors qu’elle l’a fait pendant des années. Autrement dit, sur le papier, le pays est plus riche que jamais. Mais dans la réalité budgétaire, l’argent ne rentre plus dans les caisses de l’État. C’est là qu’un débat, longtemps impensable en Allemagne, commence à émerger dans les médias locaux.
D’autres économistes allemands posent même la question : si l’on vendait une toute petite partie de cet or ? Pas tout évidemment, juste une fraction, de manière progressive, pour ne pas affoler les marchés. L’idée serait d’utiliser cet argent pour ce qui manque cruellement aujourd’hui, c’est-à-dire des trains qui arrivent à l’heure, des écoles mieux équipées et des infrastructures modernes. Ou encore de la recherche dans des secteurs clés comme l’intelligence artificielle. Bref, transformer une richesse qui dort dans des coffres en investissement très concret pour l’avenir.
Mais la résistance est très forte en Allemagne, d’abord à cause de l’histoire. En Allemagne, l’or est lié au traumatisme de l’hyperinflation des années 1920, quand la monnaie ne valait plus rien. Et dans l’inconscient collectif, toucher à l’or, c’est toucher à la sécurité nationale. Ensuite, parce que la banque centrale allemande est indépendante, le gouvernement ne peut pas lui dire ou lui ordonner de vendre son or pour financer ses projets.
L’Allemagne se retrouve donc aujourd’hui face à un véritable choix de société. Garder son or, c’est se préparer à une catastrophe, mais qui reste évidemment très hypothétique. L’utiliser, même partiellement, c’est investir dans une urgence bien réelle. Au fond, la question est très simple aujourd’hui : faut-il continuer à se rassurer avec de l’or qui dort ou accepter de réveiller ce trésor pour financer l’avenir ?
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Quand le dollar baisse, ce n'est pas qu'un problème américain. Cela touche le prix de l'essence, les voyages, l'inflation et même votre épargne. Amid Faljaoui nous explique pourquoi la chute du billet vert nous concerne tous.
Depuis quelques mois, une expression revient dans les salles de marché : "sell America", autrement dit "vendez les États-Unis". Concrètement, cela signifie que les investisseurs réduisent leur exposition aux États-Unis et vendent une partie de leurs actions, de leurs obligations, et surtout, ils vendent des dollars. Le dollar s'affaiblit en conséquence.
Après plusieurs années de force, il a reculé face aux grandes monnaies, et notamment l'euro. Cet affaiblissement est également alimenté par le climat politique et budgétaire américain. Normalement, quand une économie va bien, sa monnaie se renforce, mais à condition que les investisseurs aient confiance dans la trajectoire du pays et dans ses institutions. Or, cette confiance est en train de se fissurer. Donald Trump change souvent de ligne, multiplie les annonces brutales puis les retire. Pour les marchés, cette imprévisibilité constitue un risque majeur.
Trois peurs dominent largement. Premièrement, la crainte liée à la dette américaine. Les États-Unis traînent une dette colossale. Plus la dette publique américaine grossit, plus les investisseurs se demandent jusqu'où le système peut tenir sans un ajustement douloureux.
Deuxièmement, les tensions politiques. Le spectre récurrent d'un "shutdown budgétaire" donne le sentiment d'un pays prêt à se bloquer lui-même. Cela n'envoie pas une image de stabilité ni de sérieux budgétaire.
Troisième peur : elle porte sur la banque centrale américaine. Une monnaie n'est forte que si sa banque centrale est crédible. Or, en attaquant régulièrement la Réserve fédérale ou en contestant publiquement ses décisions sur les taux d'intérêt, Donald Trump nourrit le doute sur cette indépendance.
Face à ces risques, les investisseurs se protègent. Ils réduisent leur exposition au dollar et se tournent vers d'autres devises jugées plus stables ainsi que vers des valeurs refuge, comme l'or.
Que signifie cette faiblesse du dollar pour nous ? Pour les consommateurs, c'est plutôt une bonne nouvelle. Un euro plus fort rend les voyages aux États-Unis moins chers. Le pétrole, facturé en dollars, pèse moins sur la facture en euros, ce qui contribue également à calmer l'inflation. Pour la Banque centrale européenne, c'est aussi un léger soulagement. Avec une inflation moins sous pression, elle peut se montrer plus accommodante sur les taux d'intérêt.
En revanche, les entreprises européennes très exposées au marché américain souffrent, car leurs revenus en dollars valent moins une fois convertis en euros. Cette baisse du dollar constitue donc un signal d'alerte : quand la confiance se fissure, c'est presque toujours la devise nationale qui encaisse le choc en premier.
Mots-clés : créancier, Belgique, Japon, Grande-Bretagne, Chine
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On croyait la richesse dématérialisée, réduite à un clic et à du code. Puis le réel a frappé. L'or flambe, les métaux deviennent stratégiques, l'électricité redevient vitale. Même l'IA, qu'on disait virtuelle, dépend de mines, de centrales et de sols bien réels. La terre reprend le pouvoir sur le numérique. Et avec elle, une nouvelle hiérarchie de la richesse. C'est ce que nous explique aujourd'hui Amid Faljaoui.
Pendant de nombreuses années, nous avons vécu avec l'idée que le monde numérique allait nous libérer durablement des contraintes de la Terre et que la richesse, c'était le clic de souris.
Aujourd'hui, les compteurs nous ramènent au réel : l'or dépasse les 5000 dollars l'once et l'argent a bondi d'environ 50% en seulement trois semaines. Pour comprendre ce basculement, il faut observer trois phénomènes très concrets.
D'abord, le retour de l'or face au papier. Pendant longtemps, les banques centrales ont créé de la monnaie en quantité colossale pour soutenir l'économie. Mais de plus en plus d'investisseurs s'interrogent sur la solidité de cette monnaie papier.
L'or bat des records parce qu'il reste une monnaie que personne ne peut fabriquer artificiellement. Dans un monde incertain, la matière physique redevient donc l'une des rares valeurs de confiance.
Ensuite, nous venons de comprendre que l'intelligence artificielle est un monstre physique. On nous présente souvent l'IA comme une sorte de technologie invisible et presque magique. C'est un raccourci trompeur.
Il s'agit avant tout de milliers de serveurs qui consomment une énergie colossale et dégagent une chaleur immense. Pour fabriquer ces machines, il faut des métaux précieux et des métaux rares. Pour les faire tourner, il faut beaucoup d'électricité.
Finalement, même l'industrie du luxe est concernée. D'un côté, les clients se montrent de plus en plus frileux face au contexte économique mondial. De l'autre, le prix des matières premières, comme l'or utilisé en joaillerie, explose et exerce une pression croissante sur les coûts.
Ce secteur redécouvre également que même le rêve a besoin d'une base matérielle stable. Nous sortons progressivement de l'ère du virtuel roi pour entrer dans celle de la "rematérialisation". Le monde immatériel révèle aujourd'hui ses limites : il dépend entièrement de la Terre et de ses richesses réelles.
Mots-clés : Etats-Unis, vague de froid, neige, chauffage, citoyen, LVMH, Kering
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Le match Europe-États-Unis ne se joue pas là où vous croyez. Si on regarde les hôpitaux et les écoles, on gagne. Si on regarde le portefeuille et l'innovation, on coule. On ne peut pas éternellement distribuer une richesse qu'on ne produit plus. Ce matin, Amid Faljaoui pose la question qui fâche : le modèle social européen est-il un luxe que nous n'aurons bientôt plus les moyens de nous offrir ?
Si vous traînez sur LinkedIn ou Twitter, vous êtes forcément tombé sur ce tableau comparatif entre l'Union européenne et les États-Unis. Et ces chiffres font du bien. On y voit que chez nous, on vit en moyenne quatre ans de plus qu'aux États-Unis, avec un taux d'homicide 2,5 fois plus bas.
Notre taux de pauvreté est beaucoup plus faible, le nombre de personnes en prison également, et les femmes au travail sont plus nombreuses chez nous qu'outre-Atlantique. Le clou du spectacle ? La dette étudiante : zéro euro chez nous contre 40 000 dollars en moyenne là-bas. Quand on voit ça, on se dit qu'on vit quand même très bien en Europe. C'est un discours très puissant et humainement imparable.
Mais ce tableau oublie soigneusement de mentionner deux chiffres cruciaux. Le premier : le PIB par habitant. En 2008, l'économie européenne et l'économie américaine faisaient quasiment jeu égal. Aujourd'hui, l'Américain moyen est devenu environ 40% plus riche que nous.
Le deuxième chiffre concerne l'investissement dans la tech. Chaque année, les Américains injectent 250 milliards de dollars de plus que nous dans la recherche et le développement. C'est la garantie que les médicaments, l'intelligence artificielle et l'énergie de demain seront inventés là-bas, et que nous devrons les leur acheter.
Notre modèle social, c'est un luxe qui coûte une fortune. Pour offrir des universités gratuites et des hôpitaux modernes, il faut une machine économique qui génère de la valeur. Or l'Europe est en train de devenir championne du monde de la redistribution d'une richesse qu'elle ne produit plus.
Il faut sortir d'une vision manichéenne. Les États-Unis ne sont pas un enfer et l'Europe n'est pas un paradis. Le vrai défi, c'est de comprendre que la protection sociale n'est pas un acquis éternel mais un actif qu'il faut entretenir. On ne peut pas être une puissance mondiale en étant juste une sorte de grand musée où les gens vivent vieux et en sécurité. Pour protéger l'humain, il faut d'abord protéger la croissance qui le finance.
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Pour comprendre ce qui se joue vraiment, il faut distinguer trois niveaux : les objectifs politiques, la réalité militaire et, surtout, la logique économique.
Revenons d’abord au point de départ. Vladimir Poutine, souvenez-vous, avait trois objectifs clairs en lançant cette guerre. Le premier, annexer l’Ukraine. Résultat, c’est un échec. L’Ukraine n’a jamais été aussi arrimée à l’Occident et avance désormais à pas forcé vers l’adhésion auprès de l’Union Européenne.
Deuxième objectif, bloquer l’élargissement de l’OTAN. Là encore, c’est l’inverse qui s’est produit. La Finlande et la Suède ont rejoint l’OTAN. Concrètement, la frontière directe entre la Russie et l’OTAN a doublé de taille depuis la guerre en Ukraine.
Troisième objectif, démilitariser l’Europe. On assiste aujourd’hui exactement à l’effet inverse. Le continent se réarme à une vitesse inédite depuis des décennies, avec des budgets de défense qui atteignent parfois près de 4% du PIB dans les pays les plus exposés et qui dépassent en tout cas partout les niveaux d’avant-guerre.
Sur le terrain militaire maintenant, contrairement à l’image d’une avancée russe qui serait irrésistible, la réalité est beaucoup plus prosaïque, beaucoup plus simple. En deux ans, les gains territoriaux russes représentent moins d’un pour cent du territoire ukrainien. C’est donc une guerre d’attrition, plutôt lente et extrêmement coûteuse.
Selon des estimations ukrainiennes et de l’OTAN, la Russie aurait perdu plus de 30.000 soldats pour le seul mois de décembre dernier. Pour quels résultats ? Une prise revendiquée, parfois de manière très discutable, de petites localités, petites villes secondaires.
C’est là que l’économie devient la clé de lecture essentielle. Pourquoi continuer une guerre aussi chère pour des gains aussi faibles ? Parce que, selon le Premier ministre finlandais, Moscou n’a plus vraiment le choix. L’économie russe est désormais structurée autour de la guerre. L’inflation est très élevée, la productivité en berne, dépendance massive à la dépense militaire et un État russe qui irrigue en priorité tous les secteurs liés au conflit. En clair, l’économie russe tient uniquement parce que la guerre continue.
Donc arrêter le conflit, pour la Russie, ce serait devoir absorber le retour de centaines de milliers de soldats que l’État russe ne pourrait plus ni payer, ni contrôler, ni reclasser. Ce serait aussi affronter une croissance quasi nulle hors du complexe militaro-industriel.
La guerre est devenue "too big to fail" pour reprendre une expression financière c’est-à-dire en fait beaucoup trop grosse pour s’arrêter sans risque d’implosion. Si ce raisonnement est juste, nous ne sommes plus face à une stratégie de victoire, mais plutôt à une fuite en avant pour la survie politique du Kremlin.
Conclusion, en tout cas provisoire, l’Europe n’est pas aussi faible qu’elle le croit, ou qu’on nous le répète. Face à une puissance qui joue sa survie interne, notre principal atout reste la durée, la cohésion et évidemment le soutien à l’Ukraine.
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Le vrai patron de Donald Trump, c'est son banquier. Et vous savez qui est son banquier? C'est nous, les Européens. On nous vend souvent l'image d'un Donald Trump totalement imprévisible, totalement impulsif, une sorte de madman, d'homme fou qui agirait sans réfléchir. Figurez-vous que, un an après son retour, on a compris que Trump obéit à une règle très très rationnelle, au contraire.
À Wall Street, ils ont d'ailleurs inventé un acronyme cruel pour dire ça, le TACO, Trump Always Chickens Out, en français courant. Ca veut dire : Trump finit toujours par se dégonfler. Le mécanisme de ce TACO est assez simple à expliquer : Trump cogne, menace, fait peur, mais dès que ça commence à coûter trop cher, il fait marche arrière.
Le vrai baromètre de ces décisions, ce n'est pas la diplomatie, ce n'est pas l'ONU, c'est le taux d'intérêt de la dette américaine. Prenez tout simplement l'affaire du Groenland. Pourquoi a-t-il annulé ses sanctions? Parce que les marchés financiers ont commencé à paniquer. Et quand les marchés financiers paniquent, les taux d'emprunt grimpent. Et ça, Trump ne le supporte pas.
C'est là que ça devient intéressant pour nous autres Européens. Jeudi dernier, Trump a fait une erreur. Il a menacé l'Europe de grosses représailles si jamais on s'avisait de vendre de la dette américaine. En disant ça, il a fait quoi? Il a avoué sa plus grande faiblesse : l'Amérique est une super puissance militaire, mais financièrement c'est un colosse au pied d'argile.
L'État américain a une dette colossale de 38 000 milliards de dollars. Pour fonctionner, il a besoin qu'on lui prête de l'argent. Tous les jours. Et qui est son plus gros prêteur? Ce n'est pas la Chine, pas le Japon, c'est l'Europe ! Que ce soit à travers des investisseurs, des fonds de pension, les banques, nous détenons 8 000 milliards de dollars d'actifs américains. Pour le dire très bêtement, très simplement, nous sommes les banquiers de la prospérité américaine.
N'oubliez d'ailleurs jamais d'où vient Donald Trump. C'est un promoteur immobilier, à la base. Or il sait, mieux que personne, qu'on ne peut pas se fâcher avec son banquier.
Pourquoi a-t-il si peur qu'on vende nos obligations américaines? Parce que si l'Europe arrête d'acheter, par exemple, les taux d'intérêt aux États-Unis vont exploser. Et si les taux d'intérêt explosent, ce sont les crédits immobiliers des Américains moyens qui deviennent impayables. Pour un président américain, toucher au portefeuille des électeurs c'est un suicide politique.
La leçon est très claire : l'Europe n'a pas d'armée pour faire peur à Washington, ça se saurait, mais elle a le chéquier, elle a le code du coffre-fort. Il ne s'agit donc pas de déclarer la guerre financière, ce serait dangereux pour tout le monde, y compris pour les Européens. Il s'agit juste de se rappeler que le rapport de force n'est pas à sens unique.
L'Amérique a besoin de notre argent. C'est bêtement une réalité comptable. Et comme disent les Américains, "money talks", l'argent parle. Il serait peut-être temps d'ailleurs que l'Europe apprenne à hausser le ton, parce qu'un banquier, même s'il est discret, n'est jamais un simple figurant.
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