Discover
Chronique économique
Chronique économique
Author: RTBF
Subscribed: 1,044Played: 55,489Subscribe
Share
© Copyright: (C)RTBF Radio, Television Belge Francophone, plus d'infos: https://www.rtbf.be/cgu/
Description
Amid Faljaoui dans sa chronique économique nous dévoile les coulisses des entreprises et passe en revue les grands événements de l'actualité économique.
Le directeur du magazine Trends Tendances nous plonge dans l'univers de la bourse, de la finance, des banques, de la BCE, des crises économiques, de tout ce qui fait l'actualité dans notre société comme les GAFA (Facebook, Amazon, Apple, Google), Elon Musk et Twitter, Mark Zuckerberg, Jeff Bezos, la Banque européenne, le changement climatique, le cours du pétrole, les conflits, Wall Street, l'inflation, les actionnaires, l'argent, le cours de l'euro et du dollar, la vie des patrons et des salariés, des investisseurs, des politiques, l'Union Européenne, les USA, la Chine, le Brexit, les taux d'intérêts, et encore beaucoup d'autres sujets d'actualité.
Il débat également autour du prix de l'électricité et du gaz, de la consommation, de la guerre en Ukraine avec Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine, de la hausse et la baisse du prix de l'essence, du diesel et du pétrole, de l'arrivée des voitures électriques, de la délocalisation des entreprises de l'indexation des salaires, de la morosité des marchés, de Donald Trump et des vaccins, etc.
La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours sur Classic 21 à 8h30 dans Coffee on the Rocks et à 17h30 dans On The Road Again.
Le directeur du magazine Trends Tendances nous plonge dans l'univers de la bourse, de la finance, des banques, de la BCE, des crises économiques, de tout ce qui fait l'actualité dans notre société comme les GAFA (Facebook, Amazon, Apple, Google), Elon Musk et Twitter, Mark Zuckerberg, Jeff Bezos, la Banque européenne, le changement climatique, le cours du pétrole, les conflits, Wall Street, l'inflation, les actionnaires, l'argent, le cours de l'euro et du dollar, la vie des patrons et des salariés, des investisseurs, des politiques, l'Union Européenne, les USA, la Chine, le Brexit, les taux d'intérêts, et encore beaucoup d'autres sujets d'actualité.
Il débat également autour du prix de l'électricité et du gaz, de la consommation, de la guerre en Ukraine avec Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine, de la hausse et la baisse du prix de l'essence, du diesel et du pétrole, de l'arrivée des voitures électriques, de la délocalisation des entreprises de l'indexation des salaires, de la morosité des marchés, de Donald Trump et des vaccins, etc.
La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours sur Classic 21 à 8h30 dans Coffee on the Rocks et à 17h30 dans On The Road Again.
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
856 Episodes
Reverse
Un économiste célèbre a prédit la crise de 2008. Aujourd'hui, il annonce que le Bitcoin ira à zéro. Son argument est brillant. Mais il a oublié de vous dire un détail. Un détail qui ressemble à un aveu. Et qui change tout. C'est l'objet de la chronique d'Amid Faljaoui.
Steve Keen, l'économiste qui avait prédit la crise financière de 2008, vient d'affirmer dans le célèbre podcast "The Diary of a CEO" de Stephen Barlett que le Bitcoin ira à zéro. Sa théorie repose sur un argument énergétique : selon lui, le Bitcoin consomme trop d'électricité et les gouvernements finiront par "couper le robinet", surtout après la guerre en Iran. Un raisonnement séduisant en apparence, mais qui révèle plusieurs failles importantes lorsqu'on l'examine de plus près.
L'argument énergétique de Steve Keen présente effectivement des lacunes significatives. Si personne ne nie que le Bitcoin consomme beaucoup d'électricité, l'économiste omet de mentionner que cette énergie provient aujourd'hui en grande partie de sources renouvelables. Il passe également sous silence l'amélioration constante de l'efficacité énergétique des puces de minage et l'existence du "Lightning Network", une technologie qui permet désormais des millions de transactions avec une consommation quasi nulle. Le Bitcoin de 2026 n'a plus grand-chose à voir avec celui de 2010.
L'hypothèse selon laquelle le Bitcoin serait le premier secteur sacrifié en cas de restrictions énergétiques soulève également des questions. Pourquoi cette cryptomonnaie serait-elle prioritairement visée alors que le streaming vidéo mondial consomme davantage d'énergie et que les centres de données de l'intelligence artificielle "explosent les compteurs" ? Cette sélectivité dans l'analyse interroge sur la neutralité du raisonnement proposé.
Par ailleurs, l'idée d'un consensus mondial des gouvernements pour interdire le Bitcoin semble peu réaliste au regard des faits actuels. Des pays comme le Salvador ou les Émirats arabes unis font exactement le contraire en adoptant le Bitcoin comme outil de souveraineté économique. Cette diversité d'approches gouvernementales contredit l'hypothèse d'une interdiction coordonnée à l'échelle planétaire.
Le détail le plus révélateur de cette analyse réside dans un aveu fait par Steve Keen à l'animateur du podcast. L'économiste a reconnu qu'on lui avait proposé d'acheter du Bitcoin à une livre sterling et qu'il n'avait pas saisi cette opportunité. Cette confession éclaire différemment sa position actuelle sur la cryptomonnaie.
Face à une occasion manquée de cette ampleur, deux attitudes sont possibles : reconnaître son erreur d'appréciation ou construire un raisonnement sophistiqué pour justifier rétrospectivement sa décision. Quand un actif est détenu par des fonds d'investissement, adopté par des États souverains et utilisé par des centaines de millions de personnes, prédire qu'il ira à zéro relève moins de l'analyse économique que du pari émotionnel déguisé en raisonnement économique.
--- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Donald Trump ne croit en rien. Les ayatollahs iraniens croient en tout, jusqu’au martyre. Entre ces deux extrêmes, l’économie mondiale suffoque. Amid Faljaoui, notre chroniqueur économique, nous raconte comment le cynisme absolu et le fanatisme absolu produisent exactement le même résultat : le chaos.
Le Financial Times a publié cette semaine une chronique dévastatrice sur Donald Trump. La thèse de cet article tient en une phrase : le président américain ne comprend pas les gens qui croient en quelque chose.
Pour cet homme d'affaires tout se négocie. Le problème c'est que cette vision du monde se fracasse contre la réalité. Et la facture, c'est nous tous qui la payons.
Depuis l'offensive américano-israélienne contre l'Iran le détroit d'Ormuz est fermé. Et quand on ferme Ormuz, on ne ferme pas simplement un robinet parmi d'autres : on coupe un cinquième du pétrole mondial d'un seul coup.
Le baril de Brent a d'ailleurs connu en mars sa plus forte hausse mensuelle depuis que les relevés existent. Le directeur de l'Agence internationale de l'énergie a été catégorique : c'est, selon lui, la plus grave crise énergétique de l'histoire, plus grave d'ailleurs que les chocs des années 70.
Ce n'est pas que du pétrole. Quand le Golfe s'arrête, les engrais, le soufre, l'aluminium s'arrêtent aussi. Ce qui veut dire concrètement que cette guerre finit par toucher non seulement le prix à la pompe, mais aussi le prix du pain sur votre table. Tout cela parce que Trump trouvait curieux que l'Iran ne capitule pas devant la puissance de feu américaine.
Son envoyé Steve Witkoff l'a d'ailleurs admis avec une candeur désarmante : toute cette force aurait dû pousser Téhéran à négocier. Et pourtant, ça n'a pas été le cas.
Voici donc le paradoxe de cette crise : la plus grande puissance militaire du monde est dirigée par un homme convaincu que tout le monde a un prix. Dans un monde où ses adversaires agissent souvent par conviction, l'Iran défend sa révolution.
Poutine poursuit son rêve de Grande Russie. Pékin joue le temps long d'une très vieille civilisation. On peut évidemment détester tous ces projets. Mais les ignorer quand on contrôle la première économie mondiale, cela coûte des points de croissance énormes à la planète entière.
--- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Une vidéo largement partagée sur les réseaux sociaux prétend enseigner une méthode infaillible pour détecter les escrocs lors d'appels en visioconférence. Cependant, cette technique présente un défaut majeur : les cybercriminels ont également accès à cette information. Ces derniers ne se contentent plus de tentatives de séduction en ligne, mais visent directement les données bancaires et les virements frauduleux de leurs victimes. Notre chroniqueur économique Amid Faljaoui analyse pourquoi cette solution miracle pourrait déjà être obsolète.
Imaginez recevoir un appel en visioconférence. Vous voyez votre interlocuteur, vous l'entendez parler, mais êtes-vous absolument certain que ce visage à l'écran n'est pas fabriqué par un logiciel en temps réel ? La réponse est non, et c'est exactement là que réside le problème. Personne ne peut plus être certain de l'authenticité d'un visage en vidéo, une réalité qui ouvre la porte à de nouvelles formes d'escroquerie particulièrement sophistiquées.
Sur les réseaux sociaux, une créatrice de contenu propose une solution apparemment simple : demander à votre interlocuteur de passer sa main devant son visage. Si c'est un deepfake, ce faux visage généré par intelligence artificielle, le masque numérique devrait sauter et révéler la supercherie. Cette astuce, largement partagée, donne l'impression d'offrir une protection infaillible contre ces nouvelles arnaques numériques.
Le problème majeur de cette méthode réside dans sa date de péremption, probablement déjà dépassée. Les outils de deepfake évoluent à une vitesse vertigineuse, et ce qui faisait bugger ces technologies hier ne les fait plus broncher aujourd'hui. La vidéo continue pourtant de circuler massivement, et les utilisateurs continuent de s'y fier aveuglément.
Cette situation illustre un piège classique de la vulgarisation sur les réseaux sociaux. Contrainte par le format court de 40 à 60 secondes, l'information se simplifie et évacue les nuances essentielles. En matière de sécurité numérique, supprimer ces "oui mais" devient particulièrement dangereux, car cela crée une fausse impression de sécurité.
Les deepfakes représentent aujourd'hui une menace économique réelle. Des escrocs utilisent le visage de patrons pour demander la validation de paiements urgents, ou se font passer pour des conseillers bancaires en visioconférence. Des entreprises, y compris en Belgique, perdent des dizaines de milliers d'euros sur des appels vidéo de quelques minutes seulement.
Face à cette menace évolutive, les experts recommandent de ne jamais se fier à un seul test. Il faut multiplier les vérifications : demander un mouvement de profil (les deepfakes gèrent encore mal les rotations), vérifier la synchronisation entre les lèvres et le son, poser une question absurde pour observer les micro-expressions. Et surtout, en cas de doute sur un virement, raccrocher et rappeler sur un numéro trouvé indépendamment. Car un conseil de sécurité périmé s'avère pire qu'aucun conseil : il donne aux victimes la certitude, seule chose qui profite vraiment aux escrocs.
--- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En janvier, tout le monde était d'accord : 2026 serait une année tranquille pour les marchés. Trois mois plus tard, le pétrole a augmenté de 63%, les obligations se sont effondrées et Wall Street vient de vivre son pire trimestre depuis quatre ans. Amid Faljaoui notre chroniqueur économique nous raconte comment un consensus unanime s'est fracassé sur la réalité d'une guerre.
Le premier trimestre boursier 2026 restera dans les annales comme le pire depuis 2022. Les trois grands indices américains ont tous basculé dans le rouge, avec le S&P 500 qui a perdu 5% et le Nasdaq qui a cédé 7%. Cette débâcle ne s'est pas limitée aux États-Unis : l'Europe a subi la même punition tandis qu'en Asie, le Nikkei japonais s'est effondré de 13% sur le seul mois de mars.
Le tournant décisif s'est produit le 28 février avec une escalade militaire impliquant les États-Unis, Israël et l'Iran qui a fait basculer tous les équilibres. Cette crise géopolitique majeure a provoqué un effet domino sur l'ensemble des marchés mondiaux, transformant les prévisions optimistes du début d'année en cauchemar économique.
La première conséquence de cette escalade militaire a été spectaculaire sur le marché pétrolier. Le détroit d'Ormuz, ce couloir maritime stratégique par lequel transite un cinquième du pétrole mondial, a été quasiment paralysé. Cette situation a propulsé le prix du baril de 72 à 118 dollars, soit une hausse vertigineuse de 63% en un seul mois.
Cette flambée énergétique a déclenché un cercle vicieux inflationniste. Quand l'énergie s'embrase, tous les secteurs suivent inexorablement : le transport, l'alimentation, la fabrication de tous les produits manufacturés. Cette spirale des coûts menace de relancer une inflation que les banques centrales pensaient avoir maîtrisée.
Le choc le plus préoccupant concerne paradoxalement le marché des obligations d'État, ces reconnaissances de dette que les gouvernements vendent pour se financer. Traditionnellement, quand le monde traverse une crise, les investisseurs se réfugient vers ces placements considérés comme les plus sûrs. Mais cette fois, l'inverse s'est produit, créant une situation inédite sur les marchés financiers.
Les conséquences concrètes de cette défiance se font déjà sentir. Les taux des crédits immobiliers américains ont grimpé à 6,38%, tandis que les banques centrales, qui prévoyaient de baisser leurs taux directeurs cette année, annoncent désormais qu'elles vont au minimum les maintenir, voire même les relever. Cette volte-face monétaire bouleverse tous les calculs économiques.
Si les marchés boursiers ont évité un crash total, c'est grâce à une intervention massive des grands pays industrialisés. Ces derniers ont ouvert les vannes de leurs réserves stratégiques, libérant 400 millions de barils sur le marché pour stabiliser les cours. Cette mesure d'urgence a permis d'amortir le choc, mais son efficacité reste limitée dans le temps.
Car c'est là que se cache l'enjeu majeur pour les trois trimestres restants de 2026. Les marchés financiers ont fondamentalement changé de nature : ils ne réagissent plus aux indicateurs économiques traditionnels mais aux rumeurs de paix ou de guerre. Cette transformation marque un basculement historique où l'émotion a pris le pas sur la raison dans les décisions d'investissement, créant une volatilité imprévisible qui constitue peut-être le véritable risque de l'année.
--- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
On vous parle d'envahir l'île de Kharg, de saisir le pétrole iranien. Mais la vraie bataille se joue autour d'une monnaie. Pour la première fois depuis cinquante ans, du pétrole circule au Moyen-Orient sans passer par le dollar. Et ça, c'est bien plus dangereux pour les États-Unis qu'un débarquement. Amid Faljaoui, notre chroniqueur économique, nous raconte.
L'île de Kharg, petit territoire du golfe Persique d'où part l'essentiel du pétrole iranien, cristallise les tensions géopolitiques actuelles. Lorsque Washington menace cette installation, il vise directement les revenus de Téhéran et une artère énergétique cruciale vers l'Asie. Mais l'enjeu véritable se situe 500 kilomètres plus au sud, dans le détroit d'Hormuz, ce goulot d'étranglement de quelques kilomètres seulement où passe un cinquième du pétrole mondial.
Quand le conflit a éclaté, le trafic maritime dans ce passage stratégique s'est effondré, provoquant une flambée des prix du pétrole. Téhéran a alors annoncé la réouverture du détroit, mais exclusivement aux navires "non hostiles", excluant de facto les tankers liés aux États-Unis et à Israël. Si officiellement cette décision relève de considérations sécuritaires, un critère monétaire s'est officieusement imposé.
Selon plusieurs révélations de presse, l'Iran a posé deux conditions pour autoriser le passage dans le détroit. La première, politique, consiste à ne pas participer aux agressions contre le pays. La seconde, beaucoup plus discrète mais potentiellement révolutionnaire, exige de ne plus facturer le pétrole en dollars - la devise de l'ennemi - mais en yuan chinois.
Cette exigence remet en question un système établi en 1974, lorsque les États-Unis ont conclu un pacte avec l'Arabie Saoudite : protection militaire contre facturation pétrolière en dollars. Depuis cette date, tout pays souhaitant acheter du pétrole doit d'abord se procurer des dollars américains. Cette demande mondiale constante pour la devise américaine permet aux États-Unis de placer leur dette à des taux avantageux et de financer leurs déficits récurrents ainsi que leurs interventions militaires sans risquer la faillite.
Ce mécanisme du "pétrodollar" montre aujourd'hui des signes de fragilité. Au début des années 2000, à peine 2% du commerce pétrolier s'effectuait en dehors du dollar. Après les sanctions imposées à la Russie, cette proportion dépasse désormais 20%. La Chine règle déjà une partie de ses achats énergétiques en yuan, tandis que l'Arabie Saoudite elle-même explore des contrats libellés dans d'autres monnaies.
Le détroit d'Hormuz devient ainsi le théâtre d'une expérimentation monétaire grandeur nature. L'enjeu crucial réside dans la monnaie qui sera utilisée pour facturer le pétrole iranien une fois le trafic normalisé. Si le dollar s'impose à nouveau, l'Amérique aura préservé bien plus qu'un simple rocher dans le Golfe. Mais si le yuan l'emporte, cela démontrera qu'il est possible d'acheter de l'énergie en contournant la devise américaine et ses sanctions - une brèche qui, historiquement, ne se referme jamais.
--- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Vous pensez lire un journal, en réalité vous lisez de plus en plus une version réécrite par Google. En effet, chaque jour, des millions d’Européens parcourent des titres de journaux ou de médias dans les résultats de recherche, puis décident, en une fraction de seconde, de cliquer, ou pas. Ce réflexe repose sur une confiance implicite, à savoir que le titre de l’article reflète bien le travail du journaliste, sauf que ce n’est déjà plus tout à fait vrai.
Depuis plusieurs années, Google modifie massivement les titres affichés. Officiellement, il s’agit d’optimiser la lisibilité ou de mieux correspondre à la requête. Dans les faits, une étude de 2025 montrait que la majorité des titres d’articles étaient déjà modifiés, altérés, parfois légèrement, parfois plus fortement.
Un cap est en train d’être franchi. Google, en effet, ne se contente plus d’ajuster, il commence à générer : avec l’intelligence artificielle, les titres d’articles peuvent désormais être reformulés sans reprendre les mots du journaliste. Autrement dit, la vitrine éditoriale d’un média peut être réécrite par une machine extérieure sans validation, sans transparence et, surtout, sans responsabilité.
Les effets ne sont pas neutres. Une ironie peut être effacée, une nuance peut être simplifiée, une critique peut être transformée en ambiguïté. Dans certains cas, déjà observés, le sens même d’un article peut être totalement déformé par une reformulation trop agressive. Pas par malveillance, par logique d’optimisation. Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Google n’est pas un éditeur, c’est juste un intermédiaire qui maximise votre clic, notre clic. Et pour maximiser ce clic, il ajuste le message quitte à s’éloigner de l’intention initiale du journaliste.
Le problème c’est que ce détail, si je puis dire, touche au cœur même du modèle économique des médias. Un titre, ce n’est pas un accessoire, c’est un actif stratégique. C’est ce titre qui capte l’attention, c’est lui qui déclenche l’audience, c’est lui qui génère les revenus. Le modifier c’est intervenir directement dans la chaîne de valeur de l’information.
Ce scénario, on l’a déjà vu des dizaines de fois. La différence, ici, c’est que l’enjeu n’est pas technique, il est carrément démocratique. Pendant ce temps, en Europe, c’est le silence radio. On a des lois pour encadrer les plateformes, un Digital Market Act, des droits voisins pour protéger la presse. Mais sur ce point précis (qui contrôle le titre que vous lisez) il n’y a quasiment rien. Pas de transparence obligatoire, pas de signalement clair, pas de véritable opto généralisé pour les éditeurs.
Autrement dit, une plateforme privée peut redéfinir la manière dont l’information nous est présentée, sans que nous le sachions et sans que les producteurs de cette information, c’est-à-dire les journalistes, puissent réellement s’y opposer.
La question n’est donc plus technique, elle est simple et politique : qui contrôle l’accès à l’information, la manière dont elle nous est racontée ? Parce qu’à partir du moment où le titre, c’est-à-dire l’angle, la promesse et parfois même le sens, peut être réécrit par un acteur qui n’est pas responsable éditorialement, ce n’est plus seulement de l’optimisation, c’est quasiment, il faut le dire, une prise de pouvoir sur notre information.
--- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Aujourd'hui, je vais vous parler d'un mystère, celui de la baisse du cours de l'or. En théorie, c'est vrai que c'est simple.
Quand le monde va mal, l'or monte : en période de guerre, en période de crise, en période de panique. Dans ce genre de scénario, les investisseurs se réfugient généralement dans l'or et son prix grimpe. C'est un petit peu le b. a.-ba de la finance.
Sauf que cette fois, c'est exactement l'inverse : fin janvier, l'or a battu son record historique à près de 5600 dollars l'once. Depuis, en pleine guerre en Iran, en pleine tension sur le détroit d'Ormuz, l'or est retombé autour de 4400 dollars.
On pourrait se dire qu'il y a un bug dans le système mais, en réalité, c'est tout le contraire. C'est justement ça qui est intéressant à comprendre. Le premier réflexe en période de stress, ce n'est pas de se réfugier dans l'or, mais c'est de chercher du cash. Beaucoup d'investisseurs achètent à crédit, empruntent pour investir davantage.
Tant que les marchés montent, tout le monde est content. Mais quand les marchés plongent, les courtiers les appellent et leur disent "remettez du cash sur la table immédiatement". C'est ce qu'on appelle un margin call, comme on dit en finance. C'est redoutable parce qu'à ce moment-là, il faut trouver de l'argent très vite.
Dans l'urgence, on ne vend pas ce qu'on veut, on vend ce qu'on peut. Et, surtout, on vend ce qui a monté, ce sur quoi on a des gains à prendre. Or, justement, l'or venait de gagner plus de 60% en 2025 et avait encore bondi d'environ 25% en janvier dernier. Donc on liquide l'or pour couvrir ses pertes ailleurs, même en pleine crise, même si c'est absurde en apparence.
C'est exactement ce qu'on a vu en 2008 pendant la crise financière et en mars 2020 au début du Covid. À chaque fois, le métal jaune a d'abord baissé avant de remonter en flèche quelques semaines plus tard.
Deuxième élément à garder en tête : les banques centrales. Ces dernières années, la Chine, l'Inde, la Turquie achetaient massivement de l'or. La banque centrale chinoise en a acheté 15 mois d'affilée. C'était d'ailleurs un moteur très puissant de la hausse.
Mais en période de guerre ces achats peuvent ralentir : les priorités changent et quand les gros acheteurs lèvent le pied, le prix s'en ressent forcément.
Et puis il y a un troisième facteur qu'on sous-estime souvent : les taux d'intérêt. L'or ne rapporte rien, vous le savez bien, zéro dividende, zéro coupon, zéro intérêt. Quand les taux d'intérêt montent, les investisseurs se disent tout naturellement "pourquoi garder un actif qui ne rapporte rien alors que je peux placer mon argent à 4 ou 5% pratiquement sans risque?"
Comme le dollar joue lui aussi le rôle de valeur refuge, quand il monte, il fait directement concurrence à l'or. Résultat, l'or peut perdre plus de 20% en deux mois, même quand le monde va mal comme c'est le cas aujourd'hui.
C'est un petit peu contre-intuitif, mais c'est parfaitement logique quand on comprend la mécanique. L'or est une protection, c'est vrai, mais pas une protection instantanée, c'est plutôt une assurance qui met du temps à se déclencher.
Les marchés ne fonctionnent presque jamais comme les manuels le prévoient. Le vrai luxe, en finances, ce n'est pas seulement de détenir de l'or, c'est surtout de comprendre pourquoi il baisse quand tout le monde s'attend à ce qu'il monte.
--- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Un jury vient de condamner Meta et Google pour avoir rendu une jeune américaine dépendante à Instagram et à YouTube. Dépression, anxiété, idées suicidaires, et tout ça a commencé dès l'enfance. Le verdict : 6 millions de dollars de dommages et intérêts compensatoires et punitifs.
6 millions, c'est une goutte d'eau pour des entreprises qui valent des milliers et des milliers de milliards. Mais l'essentiel, il n'est pas là, il est ailleurs. Par 10 voix sur 12, le jury américain a retenu une responsabilité particulièrement lourde. Et ça, ça ouvre la porte à des sanctions bien plus importantes. Autrement dit, les 6 millions, c'est juste l'apéritif.
Pourquoi est-ce que ce verdict peut tout changer?
Parce que jusqu'ici, les réseaux sociaux étaient protégés par la loi américaine, si je puis dire. Quelqu'un poste un contenu nocif sur leur plateforme, ce n'est pas notre problème, répondaient ces entreprises. La loi était plutôt de leur côté.
Cette fois, les avocats ont été beaucoup plus malins. Ils n'ont pas attaqué le contenu. Ils ont attaqué le produit lui-même.
Quand vous ouvrez Instagram, le scroll est infini. Il n'y a jamais de fin de page. Votre cerveau ne reçoit jamais le signal "c'est fini, tu peux t'arrêter". Non, les vidéos se lancent toutes seules, les unes après les autres.
Les likes déclenchent une petite dose de dopamine comme une machine à sous qui clignote. Les filtres transforment le visage des adolescentes au point qu'elles ne se reconnaissent plus dans le miroir. Tout ça, ce n'est pas un bug, c'est le cahier des charges de ces sociétés, c'est de l'ingénierie de la dépendance, c'est volontaire, ce sont nos menottes psychologiques invisibles.
C'est exactement ça que le jury a sanctionné. Pas un poste, pas une vidéo, pas un commentaire, mais le produit, exactement comme on condamne une cigarette pour la nicotine qu'elle contient.
Alors la suite? La suite, on la voit venir. Des milliers de familles ont déjà porté plainte. Plus d'un millier de districts scolaires aux États-Unis poursuivent ces entreprises. Plusieurs procureurs d'État sont en ordre de bataille.
La veille d'ailleurs de ce verdict, au Nouveau-Mexique, un autre jury avait condamné Meta à 375 millions de dollars pour avoir exposé des mineurs à des prédateurs sexuels.
Si ces entreprises sont effectivement forcées demain ou après-demain de modifier leur application en profondeur, c'est tout leur modèle économique qui vacille : notre attention, évidemment, c'est leur matière première. Quand vous scrollez 30 minutes avant de dormir, votre temps de cerveau est découpé et vendu aux annonceurs.
Chaque minute de scroll en moins, c'est une minute de pub en moins. Et la pub, c'est quasiment tout ce qu'ils vendent. Les géants du tabac, souvenez-vous, ont fait appel aussi pendant 20 ans à des procès pareils. Ils ont fini à genoux avec des amendes colossales et des paquets de cigarettes couverts d'avertissements sanitaires. L'horloge vient de démarrer pour les géants du like.
--- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Espionnage, espionnage économique, imaginez que Kevin Zhang, consultant à Hong Kong, vous contacte sur LinkedIn. Il vous propose mille euros pour une petite note. Vous acceptez. Trois mois plus tard, vous lui transmettez des documents classifiés Otan sans même réaliser que vous êtes devenu un espion. Science-fiction ? Non. C’est ce que la Sûreté de l’État belge vient de documenter. Amid Faljaoui, notre chroniqueur économique, a lu le rapport, et ce qu’il en tire va vous surprendre.
--- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.
Mots-Clés : espionnage, officiers de renseignements, chinois, Shanghai, hameçon, OTAN, Taïwan, documents classifiés,
Piège, echo, Tate, affaire, Sûreté de l'État, rapport, réseaux sociaux, Covid, LinkedIn, spin-off, monde universitaire, technologies, biotech, semi-conducteur, cash, investisseur, sociétés miroirs, mission commerciale, belge, princesse Astrid, experts, cybersécurité, délégation, TikTok, Tému, vidéos, CapCut, applications, législation, cible de choix, russes,Union européenne. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Imaginez un fil invisible, un fil qui part du détroit d’Ormuz, qui passe par la Maison-Blanche, qui traverse la Banque Centrale Européenne et qui arrive dans le bureau de votre banquier à Namur, à Liège, à Bruxelles. Ce fil existait. En ce moment, il est en train de se tendre.
Le taux fixe moyen pour un crédit immobilier sur 25 ans (la durée que choisit la majorité des Belges) flirte désormais avec les 4%. On vient de retrouver, voire de dépasser, les niveaux de l’automne 2023. Aujourd’hui, on est revenu au-dessus de cette ligne rouge psychologique.
Dans votre portefeuille, ça donne quoi exactement ?
Pour un emprunt de 300.000 euros, par exemple, il y a un an, vous deviez payer environ 1453 euros par mois. Aujourd’hui, il faut 1559 euros. C’est 106 euros de plus chaque mois, pendant 25 ans.
Faites le calcul, on parle tout de même de plus de 30.000 euros d’intérêt en plus sur la durée de votre prêt hypothécaire. Pour le même appartement, au même prix.
Comment en est-on arrivé là ?
Là encore, il faut suivre le fil. Le Moyen-Orient s’embrase avec la guerre en Iran. Le pétrole s’envole, le gaz suit évidemment à la hausse.
Quand l’inflation menace, que font les banques centrales ? Elles remontent les taux d’intérêt ou, au minimum, elles arrêtent de les baisser.
La Banque Centrale Européenne, qui était tranquillement en train d’organiser une détente monétaire, c’est-à-dire une baisse des taux, pourrait changer d’avis, lever le pied, voire faire demi-tour cet été.
Donc l’OLO belge, l’obligation à 10 ans (pour faire simple, c’est le thermomètre qui sert de référence à votre taux d’intérêt hypothécaire) tourne à des niveaux qu’on n’avait plus vus depuis le grand retour de l’inflation en 2022.
Les économistes belges interrogés sur le sujet ne tournent pas autour du pot : si le conflit en Iran dure, les 4% d’intérêt sont tout à fait possibles pour votre prêt hypothécaire.
Ce lundi 24 mars, quelque chose a un petit peu bougé : Donald Trump a changé de ton, il a moins menacé, moins de bras de fer verbal. Un pas, même timide, vers la désescalade.
Les marchés financiers, hier encore, ont poussé un grand ouf de soulagement. Le pétrole a cessé de grimper et a commencé même à se détendre. Les taux d’intérêt se sont un petit peu calmés.
Les 4% d’intérêt de prix hypothécaires, pour le moment, on s’en éloigne. Mais votre "capacité" à acheter un toit ne dépend plus seulement de votre salaire ou de votre épargne, elle dépend d’un homme qui est dans le bureau ovale à Washington, d’un conflit à quelques milliers de kilomètres de là, d’un baril qui monte ou qui descend.
La géopolitique on croit toujours que c’est loin. Puis un matin, elle s’invite dans votre mensualité. L’effet papillon, ce n’est plus un concept de physicien, c’est carrément dans votre relevé bancaire.
Vous êtes en train de chercher un bien immobilier ? Alors ce qui s’est passé ce lundi entre Trump et l’Iran pourrait changer le montant de votre mensualité. Amid Faljaoui notre chroniqueur économique vous explique ce lien invisible entre la géopolitique et votre crédit hypothécaire
--- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Samedi soir, Donald Trump a publié sur son réseau social un ultimatum de guerre : si l'Iran ne rouvre pas le détroit d'Ormuz, dans les 48 heures, les Etats-Unis frapperont et anéantiront ces centrales électriques. En commençant d'ailleurs par la plus grande. Quand on sait que la plus grande installation énergétique iranienne pourrait désigner Bouchehr, la centrale nucléaire, on mesure la gravité du propos.
La réponse iranienne a d'ailleurs été immédiate. Le commandement militaire a prévenu : toute attaque contre nos infrastructures entraînera des frappes sur l'ensemble des installations énergétiques, informatiques et de dessalement américaines et alliées dans le Golfe.
Traduction concrète : les usines qui fournissent de l'eau potable à Riyad, Doha et Abu Dhabi sont menacées. Les data centers qui font tourner la finance régionale sont également menacés. Et quant aux nœuds numériques par lesquels transitent les ordres de bourse et surtout les flux logistiques planétaires, ils sont également en danger.
Pendant que le monde fixait le détroit d'Ormuz, l'Iran a frappé Dimona, le site nucléaire israélien que personne ne nomme jamais officiellement, mais que tout le monde connaît. Donc, frapper Dimona, c'est dire à Israël : votre sanctuaire est fini, c'est l'escalade dans l'escalade.
Soyons clairs, le régime iranien est une théocratie absolument brutale et personne ne peut avoir de sympathie pour ce régime. Mais la lucidité oblige au moins à poser une question : cette guerre avait-elle la moindre raison d'exister? La directrice de renseignement américain, Tulsi Gabbard, proche de Donald Trump, a reconnu devant le Sénat que l'Iran n'avait fait aucun effort pour reconstituer son programme d'enrichissement nucléaire après les frappes de juin 2025.
Un autre intervenant, Joe Kent, le directeur du Centre national de contre-terrorisme, vient de démissionner il y a quelques jours en déclarant que l'Iran ne représentait aucune menace imminente. Quant au médiateur Omane, il a indiqué que les négociations avançaient plutôt bien.
Même Tucker Carlson, le journaliste vedette, l'ex-journaliste vedette de Fox News, pourtant l'un des plus fervents soutiens de Trump, a qualifié cette guerre de trahison des promesses électorales. Souvenez-vous, en effet, Trump a bâti toute sa carrière politique en dénonçant les guerres de ses prédécesseurs, l'Irak de Bush, la Libye d'Obama, les fiascos de l'argent, donc jetés par les fenêtres, répétait-il. Lui, disait-il, ne ferait jamais cette erreur.
Il parlait encore vendredi dernier de réduire progressivement l'opération. Car oui, Trump ne parle jamais de guerre, mais d'opération. Le voilà donc aujourd'hui, enfermé dans une escalade qu'il ne maîtrise plus face à un adversaire qu'il a visiblement sous-estimé. Et donc l'Iran ne plie pas, l'Iran frappe même Dimona, menace le Golfe tout entier et retourne la pression.
On a l'impression que l'histoire bégaye. En 2003, une guerre lancée sur des mensonges a déstabilisé le Moyen-Orient pour 20 ans. Et là, en 2026, on risque une déflagration mondiale, non pas sur la base d'une menace réelle, en tout cas immédiate, mais plutôt sur base de testostérone et de calculs politiques. Le chronomètre est en train de tourner, puisque l'ultimatum expire en principe ce soir.
En juin, Trump disait avoir anéanti le programme nucléaire iranien. Huit mois plus tard, il lance une nouvelle guerre pour la même raison. Aujourd’hui, son ultimatum expire à 23h44, l’Iran ne plie pas, et Trump découvre ce que tous les présidents américains finissent par découvrir au Moyen-Orient. La chronique d’Amid Faljaoui, tout de suite.
--- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le baril de pétrole s’envole, les courbes de volatilité s'affolent, l’escalade entre les États-Unis et l’Iran fait trembler toutes les salles de marché du monde. Devinez qui explique le mieux cette situation ? Pas un économiste de Wall Street, ni un stratège du Pentagone mais un fabuliste du XVIIe siècle : Jean de La Fontaine. Sa fable "Les deux taureaux et une grenouille" raconte exactement ce que l’Europe est en train de vivre.
Ecoutez bien la fable, c’est redoutable d’efficacité. Deux taureaux se livrent un combat sans merci pour un territoire. Loin de là, dans un marécage, une grenouille tremble de peur. Sa voisine lui dit : "mais pourquoi t’inquiéter ? Ce combat ne nous regarde pas et il est d’ailleurs lointain".
La première grenouille répond "Détrompe-toi, le taureau vaincu sera chassé et viendra se cacher ici, dans nos marécages. Et ses gros sabots nous écraseront". Trois siècles plus tard, c’est exactement ce qui se joue. Les deux taureaux, vous les avez reconnus, d’un côté les États-Unis, de l’autre l’Iran.
Le choc est violent, mais voilà l’injustice. Les Américains, eux, se battent à l’abri. Ils ont deux immenses océans qui les protègent. Ils produisent leur propre pétrole, leur propre gaz. Le taureau américain encaisse les coûts sans que son économie ne vacille.
Nous, les Européens, nous sommes la grenouille. Aucun océan entre nous et le chaos. Ajoutez à ça une dépendance énergétique colossale, et quand le baril s’embrase là-bas, c’est notre pouvoir d’achat qui brûle ici.
D’abord à la pompe, évidemment, mais ne vous arrêtez pas là. Le gaz suit le pétrole, et sans gaz bon marché, impossible de produire du verre ou du ciment, à un coût raisonnable du moins.
Traduction concrète : les matériaux de construction deviennent hors de prix, les chantiers ralentissent ou s’arrêtent, et pour des milliers de familles, le rêve de devenir propriétaire de son logement recule encore d’un cran.
Côté entreprises, même scénario : seules celles qui disposent de ce qu’on appelle un vrai pricing power, c’est-à-dire cette capacité d’augmenter leur prix sans faire fuir le client, résisteront. Les autres, elles, verront leurs marges écrasées, littéralement écrasées sous les sabots du taureau.
Voilà pourquoi Jean de La Fontaine est un génie intemporel. Sa grenouille nous tend un miroir. Et la transition énergétique, c’est vrai, on la présente souvent comme une affaire de climat, point barre.
Mais cette crise en Iran révèle sa vraie nature : c’est aussi une question de souveraineté, de survie économique pure. Tant que l’Europe importera son énergie, elle restera une grenouille dans son marécage, à la merci du prochain combat de taureau.
--- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Les Américains bombardent l’Iran, le pétrole flambe, et pendant ce temps, Vladimir Poutine compte les billets, 150 millions de dollars de recettes supplémentaires par jour. Vous avez bien entendu : par jour. Mais le pire, c’est que ce n’est même pas le seul cadeau que Washington fait au Kremlin. Amid Faljaoui notre chroniqueur économique nous explique pourquoi cette guerre au Moyen-Orient est en train de devenir la meilleure nouvelle pour la Russie depuis le début de l’invasion de l’Ukraine.
--- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Imaginez, vous êtes belge, vous avez un projet immobilier, vous êtes enfin prêt à signer chez le notaire, et voilà qu'une guerre à 4500 km de Bruxelles vient potentiellement rebattre toutes les cartes.
Ca paraît lointain le Moyen-Orient, surtout quand on parle de briques et de crédits hypothécaires, pourtant la connexion est beaucoup plus directe qu'on ne le croit. Laissez-moi vous expliquer pour quelle raison.
Le premier canal de transmission, c'est l'énergie et donc les matériaux. On oublie trop souvent que la construction, c'est une industrie extrêmement énergivore pour produire du ciment, de l'acier, du verre. Il faut du gaz, beaucoup de gaz.
Or, si le conflit au Moyen-Orient s'installe dans la durée, les prix de l'énergie pourraient repartir fortement à la hausse. Et, avec eux, les coûts de construction.
Ce n'est pas de la théorie, on l'a vécu. Entre fin 2020 et mi-2022, les matériaux de construction avaient pris quasiment 36% en Belgique. Ce choc-là, le secteur l'a encaissé, mais plutôt difficilement.
La Fédération Embuild prévient, après trois ans de demandes fragiles, de faillites en série et de permis de bâtir en recul, il n'y a plus de coussins amortisseurs : un nouveau choc énergétique et ce sont des chantiers qui s'arrêtent, des projets de rénovation qui passent à la trappe et des promoteurs qui gèlent leurs programmes.
Deuxième canal, et celui-là touche directement votre portefeuille : les taux d'intérêt. Le taux fixe moyen sur 25 ans est remonté à 3,8%, soit le même niveau qu'au pic de l'automne 2023. Et la tendance n'est pas rassurante du tout.
L'obligation belge à 10 ans, le taux de référence qui pilote les crédits hypothécaires, a bondi de 30 points de base en une semaine seulement. La raison est limpide : si l'énergie flambe, l'inflation repart. Et si l'inflation repart, la Banque Centrale Européenne va serrer la vis, c'est-à-dire ne pas baisser les taux, voire peut-être même les remonter.
La Banque Centrale Européenne, il faut le savoir, a été profondément traumatisée par l'épisode post-Covid et par la crise ukrainienne. Elle ne laissera donc pas l'inflation redémarrer sans réagir, quitte à faire mal aux emprunteurs.
C'est là qu'on boucle la boucle avec le troisième canal de transmission, le troisième effet, celui sur les prix de l'immobilier. L'équation est cruelle, mais elle est mathématique : quand les taux montent, la capacité d'emprunt des ménages diminue, la demande faiblit et les prix finissent par céder.
Donc on n'est pas du tout à l'abri d'un scénario comparable si la situation devait dégénérer au Moyen-Orient. Faut-il pour autant céder à la panique? Non. Plusieurs économistes interviewés estime que ce conflit pourrait s'éteindre plus vite qu'on ne le pense.
Trump a besoin d'une énergie bon marché pour son économie américaine. Il a des élections bientôt ici en novembre. Et il est tout à fait capable de décréter la victoire, même sans l'avoir réellement obtenue sur le terrain.
Mais l'inconnue majeure reste Netanyahou, dont l'agenda ne coïncide pas forcément avec celui de la Maison-Blanche. Et donc le marché immobilier belge, en somme, se retrouve suspendu à un fil géopolitique. Et ce fil, il est entre les mains de gens qui ne pensent pas du tout à votre crédit hypothécaire.
--- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Pendant que l’Ukraine enseigne à quatre pays du Golfe comment neutraliser les drones iraniens, l’Europe discute en coulisses du prix à payer pour retrouver le gaz russe. Et ce prix pourrait se compter en territoire ukrainien. Amid Faljaoui, notre chroniqueur économique, décrypte un marchandage géopolitique que personne n’ose nommer ou assumer.
L’Ukraine forme en ce moment les armées du Golfe à abattre des drones iraniens. Et l’ironie de cette histoire, c’est que personne ne sait encore si l’Ukraine sera payée en missiles américains ou en kilomètres carrés de son propre territoire qu’elle devra hélas abandonner aux Russes. Alors pour comprendre cette ironie de l’histoire, il faut faire un zoom de l’actualité…
Mots-Clés : spécialistes, Qatar, Emirats Arabes Unis, Arabie saoudite, Jordanie, neutraliser, Shahed, iraniens, Kiev, Odessa, expertise Zelensky, missiles Patriot, défense aérienne, garanties, sécurité, Europe, Premier ministre, Bart De Wever, ambassade, Américains, économie russe, Poutine, deal, coût énergétique exorbitant, dollar, diplomatie, Washington, Moyen-Orient, munitions, compromis, paradoxe, stratégique, expertise.
--- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Il y a un peu plus de deux semaines, Trump et Netanyahou ont lancé une nouvelle guerre contre l'Iran. L'ayatollah Khomeini a été tué, le programme balistique est pilonné, des sites nucléaires ont été frappés, et par tout le même refrain, on a fait le boulot, à eux de finir. Eux, évidemment, ce sont les Iraniens qui sont invités donc à se soulever contre ce gouvernement. Alors ce refrain chanté depuis le départ par Donald Trump est d'une hypocrisie monumentale. Pourquoi? Tout simplement parce que l'histoire le démontre, il est faux.
En 1953, l'Iran a un premier ministre nationaliste, Mohamed Mossadegh, porté par un puissant mouvement parlementaire. Son crime, à l'époque du moins : il nationalise le pétrole. En clair, il dit aux Britanniques "cet or noir, il est dans notre sous-sol, il est donc à nous et pas à votre Anglo-Iranian Oil Company, la future firme BP ".
Pour Londres, c'est évidemment inacceptable. Ce pétrole fait tourner l'économie britannique d'après-guerre. Et pour Washington, laisser faire c'est créer un précédent pour tous les pays producteurs. La CIA et le MI6, les services secrets britanniques, organisent donc un coup d'État. Son nom est bien connu : opération Ajax. Mossadag est renversé, on réinstalle le Shah, un monarque docile qui, lui, ne touchera pas au pétrole. La première tentative de souveraineté nationale en Iran a été brisée par l'Occident, pour du pétrole.
Ensuite, le Shah qu'on remet en selle, ce n'est pas un démocrate, c'est un régime policier. La SAVAC, sa police politique fiche, torture, fait disparaître des dizaines et des dizaines de milliers de personnes. Mais voilà, le pétrole coule, les pétrodollars circulent, les contrats d'armement tombent, et donc Washington ferme les yeux, Londres aussi, Paris aussi.
Puis on arrive à 1979. Ce régime monarchique dictatorial et corrompu est en train de s'effondrer. Celui qui capte la colère du peuple, c'est l'ayatollah Khomeini. Pas depuis l'Iran, où il est interdit de séjour. Pas depuis l'Irak, où il s'est exilé pendant quelques années. Non, il capte la colère de son peuple depuis la France, depuis Neufle-le-Château, en banlieue parisienne, logée, protégée par l'État français, avec un accès direct aux caméras du monde entier.
Paris le laisse faire, pourquoi? Parce que le chat est devenu encombrant. Bref, l'Occident change de pion sur l'échiquier pétrolier.
Vous voyez donc un petit peu le schéma? En 1953, on casse la souveraineté iranienne pour garder le pétrole, on installe un dictateur, et puis quand il vacille, on laisse un islamiste préparer sa révolution depuis notre propre sol.
73 ans plus tard, après avoir bombardé le pays et tué le guide suprême, Trump explique à nouveau aux Iraniens qu'ils n'ont plus qu'à se soulever, comme si on déclenchait une révolution par communiqué de presse, comme si un peuple à qui on a imposé un dictateur, puis laissé intégrer ou installer un régime islamiste, allait faire confiance à ceux qui le bombardent.
La vérité est cruelle : derrière chaque promesse venue de l'Occident, de l'Ouest, les Iraniens voient nos calculs. Soutenir le Shah pour le pétrole, laisser monter Khomeini parce que le Shah était devenu indéfendable, bombarder l'Iran pour le nucléaire.
En clair, les Iraniens savent que nous mettons toujours nos intérêts en avant et jamais les leurs. Et si les Iraniens hésitent encore à nous croire, c'est pas par fatalisme. C'est la mémoire de ceux à qui on a menti trop souvent.
--- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Vous le savez, en ce moment, la situation entre Washington et Téhéran a plus que dégénéré. C’est un euphémisme. Certains parlent même d’une troisième guerre du Golfe. Je ne vous apprends rien.
Voilà ce que personne ne vous dit : si Trump détruit les installations pétrolières iraniennes, ce qu’il n’a pas encore trop fait, pour ne pas faire grimper encore plus le prix de l’or noir, l’Iran ne va évidemment pas encaisser sans broncher.
La riposte, ce serait des frappes encore plus fortes et plus ciblées sur les raffineries saoudiennes, qataries, émiraties. 10 à 15% de la production mondiale d’énergie pourrait donc s’évaporer d’un seul coup. Et cela pendant des mois.
Le baril, on le sait, a déjà repassé les 100 dollars pas plus tard qu’hier matin. Et maintenant, premier rebondissement, Taïwan ne dispose que de 11 jours de réserve de gaz. 11 jours.
Pourquoi est-ce que je vous parle de Taïwan ? Parce que Taïwan c’est la société TSMC, l’usine mondiale des semi-conducteurs, ceux qui font tourner l’intelligence artificielle. Autrement dit, une guerre au Golfe pourrait freiner brutalement la révolution technologique de ce siècle. Pas par la régulation, mais par pénurie de puces.
Deuxième rebondissement, et celui-là, il est vraiment redoutable : chaque avion F-35 qui bombarde l’Iran nécessite 417 kilos de terre rare. Les missiles Patriot, les munitions guidées, tout ça dépend de matériaux que la Chine contrôle à 90%.
L’Amérique fait donc la guerre avec des armes qui dépendent de son rival numéro un. Pendant ce temps, Pékin publie un plan de 141 pages pour verrouiller ces ressources pendant 15 ans.
Troisième rebondissement, plus inattendu : cette guerre, on croit que c’est une histoire de pétrole… C’est vrai, mais c’est aussi une histoire de chimie : 92% de l’acide sulfurique mondial vient du raffinage pétrolier.
Sans cet acide sulfurique, pas de cuivre, pas de cobalt et pas d’engrais agricoles, puisqu’ils dépendent aussi à 90% du gaz.
Donc si le détroit d’Ormuz reste fermé longtemps, ce sont les prix des céréales et, par conséquent, les prix alimentaires, qui vont exploser.
Les États-Unis peuvent tenir de leur côté. Ils ont le gaz, le pétrole vénézuélien, ils ont les raffineries. Mais ne croyez pas que Trump et les États-Unis sont à l’abri. Le retour de flamme politique est inévitable. Même si Trump déclarait victoire demain matin, ce serait une victoire à la Pyrrhus.
Même en gagnant, les États-Unis hériteraient d’un chaos énergétique mondial, d’une inflation incontrôlable, d’une dépendance aux terres rares chinoises exposée au grand jour et de marchés financiers peut-être en chute libre. Encore une victoire comme celle-là, et c’est toute l’économie occidentale qui est perdue.
--- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Il y a des phrases qui, à elles seules, trahissent un système, comme l'a révélé le Financial Times, lors d'un appel confidentiel avec des clients de Goldman Sachs, la banque d'affaires américaine bien connue.
L'un des dirigeants de cette banque américaine a avoué ceci : certains de leurs clients, dans la finance privée, sont simplement, je cite, contents qu'il y ait autre chose dont on parle. Autre chose que leur propre problème? Oui, pour eux, c'est une diversion et ils ne s'en cachent même pas.
Quelques mots d'explication. Parce que pour comprendre cette forme de cynisme, il faut évidemment comprendre ce qui se passe en coulisses depuis plusieurs mois.
Vous connaissez les banques et la manière dont elles fonctionnent. Mais à côté des banques, il existe un monde parallèle, celui du crédit privé, comme on l'appelle. Généralement, ce sont des fonds d'investissement, des géants comme Blackstone ou Apollo, qui prêtent directement de l'argent aux entreprises sans passer par les circuits bancaires classiques. C'est d'ailleurs devenu, au fil du temps, un marché colossal.
Ses dernières années, ces fonds ont massivement prêté acquis à des entreprises technologiques, des éditeurs de logiciels, des sociétés du cloud. C'était vraiment ce qu'on appelle un placement en or. Sauf que l'intelligence artificielle est passée par là et est venue tout chambouler.
Si demain, en effet, une intelligence artificielle peut remplacer un logiciel de gestion ou un outil comptable, l'entreprise qui vend ce logiciel perd clairement de la valeur. Et si elle perd de la valeur, elle risque de ne plus pouvoir rembourser ses dettes. C'est exactement ce scénario qui terrifie, il n'y a pas d'autre mot, les marchés financiers aujourd'hui.
Depuis les faillites frauduleuses de deux entreprises l'automne dernier, le patron de JP Morgan, la plus grande banque du monde, a lui-même prévenu. D'autres mauvaises surprises se cachent dans ce système opaque. Voilà donc le contexte global. Et voilà pourquoi la phrase du dirigeant de Goldman Sachs est si révélatrice.
Tant que les journaux télévisés parlent de frappes aériennes et de barils de pétrole, personne ne pose les questions gênantes. Personne ne demande, par exemple, combien de milliards sont exposés à des entreprises technologiques dont le modèle est menacé par l'IA.
Le plus troublant, c'est que Goldman Sachs propose depuis cette semaine à ses clients de parier contre ces mêmes prêts privés. Donc, d'un côté, on se réjouit que la guerre fasse écran de fumée, en tout cas momentanément, de l'autre, on vend des assurances contre l'incendie.
À Wall Street, on appelle ça du pragmatisme. Ailleurs, on a d'autres mots, ça s'appelle du cynisme. Mais les banques d'affaires sont coutumières de ces allers-retours. Elles gagnent à la baisse et à la hausse quand vous achetez et quand vous vendez. Ce qui prouve qu'un banquier d'affaires n'est pas un conseiller, mais d'abord et avant tout un commerçant.
--- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Saddam Hussein éliminé, Kadhafi éliminé, l’ayatollah Ali Khamenei éliminé, leur point commun : aucun d’entre eux n’avait la bombe nucléaire. Kim Jong-un, le dictateur nord-coréen, lui, a la bombe atomique. Et il vient de recevoir la confirmation absolue qu’il avait raison depuis le début.
Les frappes israélo-américaines contre l’Iran envoient un signal dévastateur à toutes les capitales qui se sentent dans le viseur de Washington. Leur seul vrai bouclier, c’est l’atome. Pas les alliances, pas les négociations, l’atome.
D’ailleurs, l’agence d’information financière Bloomberg le dit sans détour : chaque frappe contre un régime non nucléaire renforce la conviction du dictateur nord-coréen que la bombe atomique est la seule garantie de survie.
Les chiffres donnent d’ailleurs le vertige. Il dispose de 50 ogives nucléaires, des missiles capables d’atteindre le territoire américain et d’un pacte de défense mutuel avec la Russie signé en 2024.
Le dictateur nord-coréen n’est pas un fou isolé dans son bunker. C’est un stratège qui joue une main très faible, mais qui gagne depuis 30 ans. 30 ans de sanctions, 30 ans d’appel à la dénucléarisation. Le résultat : son arsenal n’a jamais été aussi puissant.
La stratégie occidentale est morte. Cette guerre en Iran vient d’en signer l’acte de décès. Parce que le vrai risque maintenant, c’est l’effet domino. En éliminant Ali Khamenei pour empêcher l’Iran d’avoir la bombe, Trump offre paradoxalement à une dizaine de régimes la meilleure justification du monde pour en construire une.
L’Arabie saoudite a compris que les États-Unis ne s’attaquent pas aux pays disposant de l’arme nucléaire, que ce soit la Corée du Nord ou le Pakistan par exemple. Elle réclame donc aussi le droit à l’enrichissement de l’uranium.
La Turquie envoie des signaux pour le moins ambigus. La Corée du Sud débat ouvertement d’un arsenal propre. Quant au Japon, même l’Allemagne et la Pologne, leurs dirigeants, en parlent maintenant ouvertement de cette bombe nucléaire.
Le traité de non-prolifération était en soins intensifs. Que faire à présent ? Arrêter de vouloir dénucléariser Kim, ce qui n’arrivera pas, et construire une coexistence stable fondée sur la dissuasion et le dialogue.
Kim lui-même a laissé une porte ouverte en février dernier. Si Washington abandonne sa politique hostile, de meilleures relations sont possibles.
Le signal le plus inquiétant reste ailleurs : Kim Jong-un a présenté son héritière présumée devant son missile le plus puissant. C’est en soi un symbole pour montrer que la bombe n’est pas un outil de négociation, c’est devenu un héritage dynastique.
Donc le monde qui va sortir de cette guerre en Iran est un monde où se doter de l’arme nucléaire va devenir le choix le plus rationnel pour tout régime menacé. Et ça, en soi, ce n’est pas une bonne nouvelle, c’est même une très triste nouvelle, c’est désormais notre nouvelle réalité.
--- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Depuis que la guerre a éclaté en Iran le 28 février dernier, tous les regards sont fixés sur les drones et les missiles. Mais derrière cette vitrine militaire, il y a une autre guerre, silencieuse et tout aussi décisive, qui est en train de se jouer : la bataille de l'assurance maritime.
Rappelons d'abord une règle de base : aucun navire commercial ne quitte son port sans être assuré. Exactement comme votre voiture mais, ici, c'est à l'échelle de l'économie mondiale.
Depuis 300 ans, le cœur battant de cette assurance maritime, c'est Londres. En l'occurrence, c'est la compagnie d'assurance Lloyds qui évalue le risque, qui fixe les primes et qui décide des routes que le commerce mondial peut ou ne peut pas emprunter.
Lloyd's travaille très, très fortement avec les services secrets britanniques et les services secrets américains. C'est normal, ils doivent tout savoir. Ce sont donc des compagnies qui sont extrêmement bien renseignées.
Que se passe-t-il aujourd'hui dans le détroit d'Ormuz? La menace a changé de nature. Hier, il y a eu les attaques des milices Houthis et, aujourd'hui, c'est la guerre en Iran. Donc le marché londonien panique.
Les assureurs britanniques ne refusent pas de couvrir les navires, mais ils appliquent des surprimes absolument prohibitives. Donc, en quelques jours, depuis que le conflit a éclaté en Iran, les primes pour traverser la zone ont parfois été multipliées par 10.
Le résultat, c'est que des navires restent à l'encre. D'autres, parce qu'ils n'ont pas le choix, choisissent de contourner l'Afrique par le cap de Bonne-Espérance. Mais ça veut dire des milliers de kilomètres supplémentaires et donc des semaines de retard.
Un blocage régional se transforme en inflation mondiale des coûts de fret. C'est ici que le véritable basculement s'opère. Face à la paralysie londonienne, Washington entre en scène.
Donald Trump annonce non seulement des escortes navales militaires pour sortir les navires du détroit d'Ormuz mais, surtout, il a annoncé une assurance publique subventionnée via la DFC, son institution de financement du développement.
Sous couvert de sécuriser les approvisionnements énergétiques, que font les États-Unis? Ils sont en train de réaliser un hold-up historique, de voler au marché britannique son monopole de trois siècles.
En se substituant au privé qui se montre défaillant, Washington démontre une chose très simple : quand le risque devient beaucoup trop lourd, seule la puissance étatique et militaire américaine peut garantir la fluidité du commerce mondial.
C'est donc, on peut le dire, une prise de pouvoir majeure sur les leviers de l'économie mondiale. Mais, évidemment, le monde ne regarde pas faire les Américains passivement.
D'ailleurs, une flotte fantôme navigue déjà depuis longtemps sous les radars avec des assurances alternatives qui sont souvent d'origine russe.
Quant à la Chine, dont la survie économique dépend aussi du brut qui transite par ses détroits, elle déploie ses propres forces navales.
Ce que nous observons en ce moment dépasse donc très largement un affrontement militaire. Parce que celui qui tient les voies maritimes et les polices d'assurance à prix abordable ne contrôle pas seulement des flux physiques, il contrôle la confiance. Et donc, il contrôle l'économie mondiale.
--- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.























