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Libres, ensemble. Le replay
Libres, ensemble. Le replay
Author: Centre d'Action Laïque
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© Centre d'Action Laique
Description
Créée en 2014, l'émission radio "Libres, ensemble" aborde des sujets de société sous en angle laïque. Ces émissions se veulent un espace ouvert , accueillant des acteurs de la laïcité, mais aussi des personnalités extérieures au mouvement dont l'expertise et les travaux sont susceptibles d'alimenter la réflexion.
Les émissions radio "Libres, ensemble", sont diffusées chaque samedi à 20h sur La Première (RTBF).
Retrouvez-les ici chaque samedi à 20h30 de septembre à juin.
244 Episodes
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Nous avons l’honneur de recevoir Mitra Hejazipour, grand maître international d’échecs, championne de France, et militante pour les droits des femmes. Née en Iran, Mitra apprend les échecs à 4 ans, devient Grand Maître féminin, championne d’Asie, médaille d’or en 2023 puis d’argent aux championnats de France 2025 d’échecs. Elle vit en France, avec la double nationalité franco-iranienne, depuis son exclusion de l’équipe nationale d’Iran le 25 décembre 2019 pour avoir enlevé son voile lors d’un championnat du monde d’échecs à Moscou.« La joueuse d’échecs », publié chez Albin Michel et sorti en ce début d’année, est le récit d’une femme en quête de liberté et d’émancipation. Aujourd’hui militante pour les droits des femmes, elle est un modèle pour beaucoup.
Hitler était-il de gauche ? La question peut paraître incongrue. Et pourtant aujourd’hui, sur les réseaux sociaux notamment, un nombre important de personnes n’hésitent pas à répondre par l’affirmative. « Oui, Les nazis faisaient partie de l’extrême gauche. D’ailleurs, preuve en est : leur parti s’appelait le national socialisme. », c’est le genre d’affirmation que l’on retrouve en masse dans le discours de l’extrême droite. D’où vient ce type de discours révisionniste ? Comment expliquer cette réécriture de l’histoire? Et quelles analogies faire entre la période actuelle et ce qu’il s’est passé en Allemagne au début des années 30, sans tomber dans la fatalité ni le simplisme ?Invité: Johann Chapoutot, Professeur d’histoire contemporaine à la Sorbonne à Paris, spécialiste du nazisme et auteur de « Les irresponsables. Qui a porté Hitler au pouvoir ? » publié chez Gallimard.
Alors qu’on commémorait cette semaine les 81 ans de la Libération du Camp d’Auschwitz, Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste, et dans un contexte international qui inquiète, il nous semblait important de redonner la parole à Simon Gronowski. Avocat, musicien de jazz et rescapé de la Shoah, il a repris la plume à 94 ans et publie « Plaidoyer pour la Paix » aux Editions Racine. En 1943, âgé de 11 ans, il saute du train qui l’emmène avec sa mère et plus de 1600 autres déportés juifs vers le camp d’Auschwitz-Birkenau. Dans cet entretien, il prend le temps de nous raconter son histoire, qu’il partage inlassablement dans les écoles en Belgique et à travers l’Europe depuis des années. Il veut également faire passer un message de paix et d’espoir aux nouvelles générations et sensibiliser aux dangers de l’extrême droite.Merci à la Maison Hannon qui nous a ouvert ses portes pour la réalisation de cette émission. L’exposition « Echo des songes. Le Symbolisme à Bruxelles » est à voir jusqu’au 19 avril 2026.
Dans son dernier essai Antidote au culte de la performance, la robustesse du vivant, le biologiste et biophysicien français Olivier Hamant nous suggère, exemples a l’appui, d’inventer la civilisation de la robustesse contre la performance. Seul moyen de s’en sortir dans un monde trop fluctuant.
Un nombre croissant de personnes qui sollicitent un avocat en droit de la famille, droit des étrangers, droit de la jeunesse ou encore droit pénal ou social, ont également besoin d’un accompagnement psychosocial. C’est au départ de ce constat qu’est né Casa Legal en 2019. 7 ans plus tard, malgré des demandes qui explosent et malgré le soutien de nombreux acteurs judiciaires, politiques et sociaux, ce projet pilote est en péril. La ministre de la Justice envisage d’annuler son financement en 2026, suite à un recours devant la Cour constitutionnelle de l’Ordre des avocats néerlandophones pour concurrence déloyale.On revient dans cette émission sur les avantages de ce projet multidisciplinaire, qui vise à rendre la justice accessible à toutes et tous, en rassemblant dans un seul et même lieu des avocates de différentes spécialités mais aussi des assistantes sociales et une psychologue.Invitées: Margarita Hernandez-Dispaux et Noémie Segers, avocates et co-fondatrices de Casa Legal, et Magali Verdonck, chercheuse à l’ULB, coordinatrice scientifique du Dulbea (Département d’économie appliquée à l’ULB), qui a été chargée par la région bruxelloise d’une recherche multidisciplinaire et inter-universitaire sur Casa Legal.
Comment prouver que je suis gay ? C’est la question que se pose chaque demandeur d’asile persécuté dans son pays d’origine en raison de son orientation sexuelle et qui invoque ce motif pour obtenir le statut de réfugié en Europe. Les persécutions liées à l’orientation sexuelle sont reconnues comme motif d’octroi du statut de réfugié par le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés depuis 2000. Mais d’un pays d’Europe à l’autre, les critères d’octroi de ce statut sont différents… et surtout il s’agit pour le demandeur d’asile de prouver, non pas qu’il subit des persécutions ou violences, mais qu’il ou elle est bien homosexuelle.Invité: Ahmed Hamila, Professeur de sociologie à l’Université de Montréal, codirecteur de la Clinique Mauve, un laboratoire social et de recherche consacré aux enjeux liés aux sexualités, aux genres et aux migrations, et auteur de « Sortir du placard, entrer en Europe – La fabrique des réfugiés LGBTI en Belgique, en France et au Royaume-Uni » publié aux Editions de l’Université de Bruxelles.Pour poursuivre sur ce sujet, on vous invite à découvrir le documentaire « J’en suis, j’y reste », réalisé par Marine Place, qui nous plonge au cœur du centre LGBTQIA+ de Lille, où des personnes exilées trouvent refuge après avoir fui les violences homophobes et transphobes dans leur pays d’origine.
Nous évoquons ce soir un ouvrage : « A l’assaut du réel » de Gérald Bronner. Dans l’œuvre abondante du sociologue français, ce nouvel opus prolonge la réflexion entamée par « La Démocratie des crédules » et poursuivie avec « Apocalypse cognitive » (PUF, 2013 et 2021). Ce triptyque traite des métamorphoses contemporaines de notre appréhension du réel. Ce dernier volet examine les avancées les plus récentes de l’enchevêtrement des frontières entre « désir et réalité ».
Réuni en Convention le 22 novembre au Delta à Namur, le mouvement laïque s’est choisi des grandes orientations de travail pour les trois années à venir. Près de 500 participantes et participants issus de toutes les composantes du mouvement laïque – bénévoles, militantes et militants, sympathisantes et sympathisants, collaboratrices et collaborateurs , se sont réunis pour clore une année de réflexion sur le thème de la sécularisation et discuter des grandes orientations de travail du mouvement laïque pour les trois prochaines années.Invités: Sylvie Lausberg, directrice de la Cellule Étude et Stratégie, Benoit Van Der Meerschen Secrétaire Général du CAL, Hervé Parmentier, secrétaire général adjoint
On s’intéresse au lookisme dans notre émission, à travers le projet de 6 étudiants de l’Ihecs. Ils ont créé un outil d’éducation permanente intitulé « La gueule de l’emploi’ qui décrit ce phénomène et apporte des conseils concrets pour se défendre. Parce qu’aucune femme ne devrait être écartée à cause de son corps, de ses cheveux ou de ses vêtements, ce manuel vise à sensibiliser aux discriminations fondées sur l’apparence physique — qu’il s’agisse du corps, du visage ou du style vestimentaire – et subies lors des entretiens d’embauche. Racisme, âgisme, grossophobie, validisme : on reviendra sur ces différents types de discriminations dans l’émission, avec des exemples concrets et des pistes pour agir.Invitées: Ketsia Kalonji, Fiona De Blomme et Pauline Stas de Richelle, 3 des 6 étudiantes qui ont construit le projet https://lagueuledelemploi.be/
Le gouvernement fédéral planche sur un projet de loi qui permettrait à la police et à l’Office des étrangers d’entrer de force dans une habitation privée occupée (même temporairement) par des personnes en séjour irrégulier. L’objectif de ces visites domiciliaires: pouvoir les arrêter, les détenir et les expulser plus facilement. Ce projet de loi sur les visites domiciliaires avait déjà été proposé il y a quelques années, mais suite à la levée de boucliers de la société civile, des juges d’instruction, de certaines communes et du Conseil d’Etat, il avait été abandonné.Menace grave sur l’inviolabilité du domicile, ce texte constitue aussi une menace directe contre la solidarité citoyenne. Et il illustre la politique de « non-accueil » des demandeurs d’asile et des migrants menée par la Belgique depuis plusieurs années.Invitée: Sotieta Ngo, Directrice générale du Ciré
On accueille dans cette émission un homme qui se bat depuis des décennies pour défendre la liberté scientifique et académique mais aussi pour mettre en lumière les minorités religieuses et politiques de son pays: la Tunisie. Le pays souffre depuis des décennies de dissensions et de difficultés économiques. Et depuis l’arrivée au pouvoir du président Kaïs Saïed, les attaques sont de plus en plus fortes contre celles et ceux qui défendent la liberté d’expression, la liberté de la presse, la liberté scientifique ou encore la défense des migrants.Invité: Habib Kazdaghli, historien. Il a été Doyen de la Faculté des Lettres, des Arts et des Humanités de La Manouba, université située dans la périphérie de Tunis, de 2011 à 2017. Élu quelques mois après la fuite du président Ben Ali, dans un contexte de montée de l’islamisme en Tunisie, il a subi des menaces, des agressions et un procès. Son dernier ouvrage « Les Juifs, nos frères en la patrie – Etudes et documents sur les Juifs de Tunisie » a été publié chez Santillana, dans la collection « Tunisie plurielle ». Il nous invite à renouveler les récits historiques hégémoniques, qui ne font que renforcer l’extrémisme religieux et politique.
Pour bien le connaitre, il faut parler son langage : « Le Trump de A à Z, Un premier dictionnaire » aux Éditions Denoël, par Christine Ockrent qui nous donnera ce soir une leçon particulière de cette Novlangue de la post vérité! Elle nous aidera a comprendre l’homme qui sidère son pays et le monde en menant tambour battant une véritable révolution. Le vocabulaire change, accéléré par les algorithmes ; ses expressions favorites, ces « trumpismes » qui défient toute traduction, se glissent dans le langage des influenceurs. De A à Z, thème par thème, ce livre nous permet de saisir pleinement le sens de ce qui se passe à la Maison-Blanche et la portée des bouleversements qui ébranlent notre monde.
Au moins 238 journalistes sont morts à Gaza depuis octobre 2023. En deux ans, Gaza est devenu le lieu le plus meurtrier pour la presse: deux fois plus de journalistes y ont été tués que dans le reste du monde. Mais le journalisme d’investigation est en danger un peu partout dans le monde, y compris en Europe. En Italie, le journaliste Sigfrido Ranucci, qui présente l’émission d’investigation « Report » sur la chaîne publique, a été victime d’un attentat à la bombe, sa voiture a explosé (sans faire de blessés heureusement). Il avait déjà reçu deux balles à son domicile il y a un peu plus d’un an. D’autres journalistes sont menacés en Europe. Quelle liberté de la presse reste-t-il quand pratiquer son métier devient à ce point dangereux pour sa vie?Invités: Ricardo Gutiérrez, secrétaire général de la Fédération européenne des journalistes, avec les témoignages de Eman Alhaj Ali, journaliste, écrivaine et traductrice palestinienne qui a fui Gaza en avril 2025 et Martin Roux, responsable du bureau crises de Reporters sans frontières
Dans le cadre des Journées nationales de la prison qui se déroulent du 13 au 23 novembre, et qui ont pour objectif de sensibiliser le public à la réalité carcérale, notre émission se penche sur le casier judiciaire et son impact sur la réinsertion socio-professionnelle des ex-détenus. Quels sont les objectifs de ce casier ? En quoi peut-il être un frein à la réinsertion, voire encourager la récidive ? Comment améliorer la réinsertion des personnes qui ont un passé judiciaire ? Et quelles pistes pour réformer le casier ?
Invités: Vanessa De Greef, Professeure à l’ULB, directrice du master de spécialisation en droit social et vice-doyenne de la Faculté de droit et de criminologie, Coraline de Spirlet, cofondatrice et gérante d’Unago Recrutement, une agence de recrutement qui vise à mettre en lien des personnes ayant un passé judiciaire et des entreprises prêtes à les embaucher, et Stefan Cristel, conseiller emploi auprès de l’asbl APRES, organisme d’insertion socioprofessionnelle travaillant avec un public (ex-) détenus bruxellois depuis 1987 et un Service d’Aide aux Détenus au sein de la prison d’Ittre depuis 2006.
« Votre compagne, mère, sœur, tante, collègue, salariée, amie, plan cul, amante ne peut plus vous voir en peinture ? Rendez-lui service : lisez ce livre. Promis, ça vous fera du bien à vous aussi. » C’est le message affiché sur la quatrième de couverture du livre de notre invité: Quentin Delval, philosophe et auteur de « Comment devenir moins con en 10 étapes » publié chez Hors d’atteinte. Un livre qui s’adresse aux hommes qui ont envie d’agir concrètement, ensemble, pour une société plus égalitaire, mais qui ne savent pas toujours comment s’y prendre.
Dédramatiser la mort, pour mieux célébrer la vie, c’est l’objectif de la Semaine mortelle qui se déroule du 3 au 9 novembre 2025. Des conférences, des ateliers, des spectacles et des discussions sont organisés pour explorer des sujets tels que les rituels funéraires, les croyances autour de la mort, le deuil, l’accompagnement en fin de vie ou encore les questions éthiques liées à l’euthanasie ou au don du corps. L’objectif est de lever les tabous, de favoriser la réflexion et de permettre aux participants de mieux comprendre et appréhender cette réalité inévitable. Pour Laïcité Brabant wallon, le CAL Charleroi, le CAL Namur et le CAL Luxembourg qui co-organisent cet événement, se questionner sur la mort, sur le deuil, sur sa propre fin de vie aujourd’hui, allège souvent la souffrance des proches au moment du décès.
Invités: Nathalie Dewaelheyns, coordinatrice de l’assistance morale à Laïcité Brabant Wallon et officiante de cérémonies laïques, Eliane Janssens, chargée de missions en Assistance morale au CAL Charleroi, Thibault Sion, coordinateur de l’assistance morale au CAL Namur, et Guy Vanhemelen, philosophe et animateur d’ateliers philo en maison de repos.
"Libres, ensemble" reçoit Fabrice Humbert, écrivain et professeur de littérature française. Il nous présente son nouvel ouvrage: "De l’autre côté de la vie" sorti en cette rentrée littéraire de septembre chez Calman Lévy.
Une histoire fictive proche d’une certaine réalité, l’occasion de parler avec lui de l’état de santé de nos démocraties.
Pour fuir un Paris que l’on dit bientôt prisonnier d’une guerre civile, un père embarque ses enfants dans une voiture trouvée non loin d’un garage en feu. Il veut à tout prix rejoindre la République Libre du Jura. Un road movie intense et épique pour un père banal et inoffensif. "Nous étions tous inoffensifs et nous aurions dû le rester pour demeurer des hommes."
Ancienne porte-parole du gouvernement français sous François Hollande, ancienne ministre des Droits des Femmes puis de l’Education nationale et désormais présidente de « France, Terre d’Asile », une structure qui accompagne les demandeurs d’asile en France, Najat-Vallaud Belkacem vient de publier « Réfugiés – ce qu’on ne nous dit pas » avec l’économiste Benjamin Michallet, spécialiste des déplacements forcés et juge assesseur à la Cour Nationale du Droit d’Asile. Nous l’avons rencontrée à l’Hôtel de Ville de Bruxelles à l’occasion de la remise du Prix Henri La Fontaine pour l’Humanisme, qu’elle présidait cette année. Elle nous parle de la nécessité de changer le discours sur la migration, de réhumaniser la figure du migrant et du réfugié, de connaître les chiffres pour sortir des préjugés, des idées reçues et des fantasmes autour de la migration.
À quelques jours de la journée mondiale de lutte contre la pauvreté, on va s’intéresser à l’impact pour les familles des mesures votées ou envisagées par les gouvernements en place. On entend dans le discours politique des volontés de limiter les allocations familiales, de les optimiser, de les conditionner. Mais pour La Ligue des Familles, les allocations familiales sont un socle de solidarité à conserver, qui permettent réellement de réduire le risque de pauvreté. Quel impact également de la limitation dans le temps des allocations de chômage sur les familles ? Le gouvernement veut remettre les gens au travail… Mais l’exercice de la parentalité ne rend-il pas l’accès à certaines offres d’emploi impossible ?
Il sera question d’allocations familiales, de flexibilisation du travail, d’école, de santé mentale des jeunes et de l’aspect politique de la parentalité dans cette émission.
Invitée: Madeleine Guyot, directrice de La Ligue des familles
Nous recevons cette semaine Bruno Colmant, figure reconnue du monde économique belge, Docteur en économie appliquée, professeur d’université et ancien CEO de la Bourse de Bruxelles. Il nous revient avec un essai intitulé « Donald Trump : le spectre d’un fascisme numérique » publié chez Anthémis. Il met en lumière l’alliance entre Donald Trump et les géants technologiques, créant une emprise sur les consciences, amplifiée par les algorithmes et la manipulation de la vérité. Le membre de l’Académie royale de Belgique dit ne pas avoir pris de vacances pour terminer cet essai en forme de voyage captivant au cœur d’un pays-continent qui se réinvente perpétuellement dans le chaos, et probablement, aujourd’hui, dans les ténèbres.



