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Collège de France - Sélection

Author: Collège de France

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Une sélection des enseignements et conférences du Collège de France. Retrouvez l’ensemble des podcasts du Collège de France par professeur sur notre site internet.
503 Episodes
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Hugues de ThéCollège de FranceOncologie cellulaire et moléculaireAnnée 2025-2026Hematopoietic Stem Cell through the Ages: A Lifetime of Adaptation to Organismal DemandsConférence - Emmanuelle Passegué : Adaptive and Maladaptive Myeloid Cell ProductionEmmanuelle PasseguéDirectrice de la Columbia Stem Cell Initiative et professeure émérite de génétique et de développement à l'université ColumbiaRésuméAlthough highly regulated to maintain stable output of blood cells in health, the hematopoietic system is capable of extensive remodeling in response to external challenges, prioritizing production of certain blood cell types at the expense of others. We will consider how acute insults, such as infections and myeloablation, cause molecular, cellular, and metabolic changes in hematopoietic stem and progenitor cells at multiple levels of the hematopoietic hierarchy to drive accelerated production of mature myeloid cells needed to resolve the initiating insult. Moreover, we will discuss how dysregulation or subversion of these emergency myelopoiesis mechanisms contributes to the progression of chronic inflammatory diseases and solid cancer.
Hugues de ThéCollège de FranceOncologie cellulaire et moléculaireAnnée 2025-2026Hematopoietic Stem Cell through the Ages: A Lifetime of Adaptation to Organismal DemandsConférence - Emmanuelle Passegué : Environmental Crosstalk and Bone Marrow Niche RegulationEmmanuelle PasseguéDirectrice de la Columbia Stem Cell Initiative et professeure émérite de génétique et de développement à l'université ColumbiaRésuméIn adult mammals, HSCs reside in the bone marrow (BM) cavity near diverse groups of stromal cells, which maintain the structural integrity of both bone and marrow microenvironments. Interactions among stromal cells and hematopoietic stem and progenitor cells modulate many of the critical functions of the hematopoietic system, including production of specific blood lineages and responses to infection and inflammation. Our understanding of these interactions has grown considerably with application of new technologies that have uncovered how cell populations associate in situ and exchange molecular signals. We will describe important architectural features of the BM cavity and its cellular composition and explore the central role of mesenchymal stromal cells (MSC) as organizers of hematopoietic niches.
Grand événement - Cycle EuropeNégocier sans y croire : les défis des relations Europe-AfriqueCollège de FranceAnnée 2025-2026Le boom démographique de l'Afrique est-il problématique ?Carlos LopesProfesseur d'économie politique, Nelson Mandela School of Public GovernanceRésuméAu cours des trois dernières années, les négociations dans le cadre des processus parallèles des accords post-Cotonou et des accords conclus entre l'Union européenne (UE) et l'Union africaine (UA), initiés à la suite du sommet d'Abidjan de l'UA-UE en novembre 2017, ont adopté une tonalité cynique et peu productive. Alors que l'objectif initial était d'assurer une préparation plus solide pour l'engagement de l'Afrique avec l'UE et de rééquilibrer leur relation, la constante démonstration d'attitudes passives-agressives par l'UE, évitant la communication directe avec des interlocuteurs africains plus exigeants tout en manifestant son soutien envers des partenaires plus conciliants, a terni le paysage des négociations. Cette tendance conforte l'idée selon laquelle on n'obtient pas ce qui est juste, mais plutôt ce qui est négocié avec diligence, mettant en lumière la nature peu productive de ces interactions, qui finalement n'ont que peu de résultats tangibles.
Grand événement - Cycle EuropeNégocier sans y croire : les défis des relations Europe-AfriqueCollège de FranceAnnée 2025-2026Le boom démographique de l'Afrique est-il problématique ?Carlos LopesProfesseur d'économie politique, Nelson Mandela School of Public GovernanceRésuméLes transitions démographiques sont souvent attribuées à la réduction de la fertilité, provoquée par des évolutions significatives dans plusieurs domaines. À cet égard, les gains de santé en Afrique devraient être davantage reconnus comme moteur de sa croissance démographique. Le fait que l'Afrique rajeunit pendant que le reste du monde vieillit à grande vitesse est un élément déconcertant. Ces deux aspects font partie d'un ensemble de considérations qui faussent les perceptions sur la réalité de l'évolution démographique récente du continent et qui méritent des analyses plus fines. Cette conférence montrera que la vision néo-malthusienne de la croissance démographique de l'Afrique est simpliste, bien qu'elle soit utilisée pour stigmatiser les dangers de flux migratoires.
Hugues de ThéCollège de FranceOncologie cellulaire et moléculaireAnnée 2025-2026Hematopoietic Stem Cell through the Ages: A Lifetime of Adaptation to Organismal DemandsConférence - Emmanuelle Passegué : Principle of Hematopoietic Stem Cell Biology and Blood ProductionEmmanuelle PasseguéDirectrice de la Columbia Stem Cell Initiative et professeure émérite de génétique et de développement à l'université ColumbiaRésuméUnlike most adult organs, the blood system regenerates continuously to maintain homeostasis in a life-long process orchestrated by a complex collection of hematopoietic stem and progenitor cells. Self-renewing HSCs reside at the apex of this hierarchy and produce all blood lineages, including the erythroid lineage that forms red blood cells, the megakaryocytic lineage that gives rise to platelets, and the myeloid and lymphoid lineages that generate cells of the innate and adaptive immune systems. Most HSCs exist in a quiescent state, dividing occasionally to self-renew and produce various lineage-biased multipotent progenitors that form a transit amplifying compartment sustaining the daily output of the blood system. We will consider how emerging concepts in cell differentiation and lineage priming are developing our understanding of the hematopoietic hierarchy and its functional attributes.
Grand événement - Cycle EuropeNégocier sans y croire : les défis des relations Europe-AfriqueCollège de FranceAnnée 2025-2026Les effets pervers de l'aide au développementCarlos LopesProfesseur d'économie politique, Nelson Mandela School of Public GovernanceRésuméLa conférence explorera les débats persistants autour de l'aide étrangère, révélant comment divers outils tels que les programmes d'ajustement structurel, les discussions sur l'efficacité de l'aide, la conditionnalité macroéconomique et les perceptions du risque par les agences de notation renforcent tous la logique axée sur l'aide. Cette logique se retrouve dans des initiatives telles que les conventions de Cotonou et de Lomé, ainsi que les nombreux accords de l'UE avec les pays d'Afrique du Nord, sous-tendus par la notion de charité. En effet, les acteurs africains et européens ont tendance à se concentrer sur l'accomplissement des obligations économiques extérieures des pays africains comme mesure de succès, au lieu de plaider en faveur de changements profonds au sein de ces pays, ce qui contraste nettement avec les approches adoptées dans d'autres régions, notamment en Asie. La conférence mettra en avant le fait que la fin de l'ère des programmes d'ajustement structurel a offert une fenêtre d'opportunité pour s'éloigner de cette perspective fondée sur la charité, mais que, malheureusement, ce changement a été de courte durée. Elle explorera les raisons de cette opportunité manquée, éclairant les facteurs qui ont contribué à ce résultat.
Grand événement - Cycle EuropeNégocier sans y croire : les défis des relations Europe-AfriqueCollège de FranceAnnée 2025-2026La décolonisation mentale tarde à venirCarlos LopesProfesseur d'économie politique, Nelson Mandela School of Public GovernanceRésuméLes mentalités et les récits postcoloniaux, fortement influencés par des idées telles que la nécessité de décoloniser les esprits, révèlent une empreinte profonde de l'héritage colonial dans l'imaginaire collectif. L'analyse des raisons historiques sous-tendant la persistance de la stigmatisation de l'Afrique confirme la complexité de la situation. Des penseurs comme Frantz Fanon et Amilcar Cabral ont souligné l'importance de ce processus de décolonisation de l'esprit, mettant en avant le fait que l'expérience coloniale a profondément affecté tant les colonisateurs que les colonisés. Dans le cadre des débats académiques postcoloniaux actuels, cette conférence fera le point sur les récits et les perceptions coloniales qui continuent de résonner un peu partout. Le langage employé par les dirigeants, écrivains et influenceurs tant africains qu'européens témoigne de la persistance d'une vision qui occulte l'héritage colonial, confirmant ainsi que ce dernier imprègne toujours le discours et les interactions contemporains.
Grand événement - Musique ! La Philharmonie au Collège de FranceCycle de rencontres en partenariat avec la Cité de la musique – Philharmonie de ParisCollège de FranceAnnée 2025-2026Écouter la musiqueRima Abdul-Malak, Olivier Mantei & Pierre-Michel MengerTable ronde avec Rima Abdul-Malak, ancienne ministre de la Culture ; Olivier Mantei, directeur général de la Cité de la musique – Philharmonie de Paris ; Pierre-Michel Menger, professeur du Collège de France, titulaire de la chaire Sociologie du travail créateur.Modératrice : Chloë Cambreling. RésuméLa Philharmonie défend l'idée selon laquelle il n'y a pas lieu d'opposer démocratisation et exigence artistique, que cela n'est pas en revoyant les ambitions à la baisse que l'on partagera plus largement la musique et les arts, mais en travaillant sur les voies d'accès, en suscitant les rencontres et en les accompagnant, en défendant un droit à la culture pour chacun plutôt que « pour tous ». Cette volonté trouve un écho particulier au sein du Collège de France où la libre diffusion des savoirs constitue la mission cardinale de l'institution depuis près de cinq cents ans et où l'excellence scientifique n'est jamais contradictoire avec le partage des connaissances et la poursuite d'un idéal d'émancipation par la culture. Quels sont alors aujourd'hui les enjeux croisés de la démocratisation culturelle et de la démocratisation des savoirs ? Quelles évolutions connaissent les publics et les praticiens de la musique ? Comment, finalement, écoute-t-on la musique aujourd'hui ?-- Le Collège de France invite la Philharmonie de Paris pour un cycle de six rencontres gratuites et ouvertes à tous consacrées à la musique. Conférences, masterclasses et tables rondes accueilleront compositeurs, artistes et théoriciens aux côtés des professeurs du Collège de France pour une série de rendez-vous exceptionnels.Depuis 2015, la Philharmonie de Paris érige dans le nord-est de Paris une architecture miroitante, repère familier des automobilistes empruntant le périphérique et lieu de passage obligé des plus grands musiciens internationaux. Dotée de l'une des plus belles acoustiques au monde, cette impressionnante salle de concert ne s'est pas seulement imposée comme l'une des principales maisons musicales, « un temple dans l'ouïe », comme écrivait Rilke. C'est aussi un lieu de savoir, de recherche et de partage, qui héberge orchestre et musée, où la musique s'écoute et se travaille, se visite et s'expose, s'enseigne et se diffuse auprès de tous les publics, en particulier les plus jeunes. Pierre Boulez, professeur du Collège de France de 1978 à 1995, avait voulu la construction de cet auditorium majeur, qui porte désormais son nom. Aussi, pour célébrer cette première décennie d'existence, le Collège de France invite-t-il la Philharmonie de Paris à partager son expérience et à y réfléchir tout au long de l'année 2025-2026 au fil de rencontres associant musiciens, compositeurs, artistes et professeurs du Collège de France. La musique est un plaisir et un savoir : une année durant, le Collège de France et la Philharmonie de Paris les feront résonner de concert.Le cycle Musique ! La Philharmonie au Collège de France est coordonné par le Pr William Marx, titulaire de la chaire Littératures comparées.Modération : Chloë Cambreling.
Denis DubouleChaire Évolution du développement et des génomesCollège de FranceAnnée 2025-2026Nos ancêtres les poissonsConférence - Neil Shubin : How Do New Biological Inventions Arise in Evolution? Lessons from Fossils, Embryos, and GenesNeil ShubinUniversité de Chicago, Président élu de l'Académie nationale des sciences (NAS), États-UnisRésuméWhen we look at the history of life at a grand scale, from the earliest single celled organism to complex animals alive today, we see a past filled with great revolutions. Major transformations pervade this history, involving new features, new developmental processes, new ways of living, and new ecological interactions. In our own lineage, over the past 500 million years some fish evolved to live on land, reptiles evolved to fly, and primates evolved the ability to talk, walk, and think. For each of these major transitions we recognize features that allowed them to happen. The standard view is that these innovations were enablers for a major revolution: for example, feathers arose for flight, lungs, for life on land, etc. But this view couldn't be farther from the truth. Lungs evolved in fish well before they ever took steps on land, feathers arose in dinosaurs before they could fly, and so on. The features that play a role in great evolutionary changes arise by repurposing existing features for new functions. This view of evolutionary tinkering, first pioneered by François Jacob in the 1970's, carries profound implications for modern molecular and paleontological evolutionary biology.
Antoine LiltiChaire Histoire des Lumières, XVIIIe-XXIe siècleCollège de FranceAnnée 2025-2026Conférence - Darrin McMahon : Les paradoxes de l'égalité : histoire d'un idéal insaisissableDarrin McMahonDartmouth, USARésuméLes historiens ont souvent considéré que l'égalité, en tant qu'idéal politique moderne, avait été inventée au XVIIIe siècle. Il ne fait aucun doute que l'âge des Lumières et des révolutions fut une étape majeure dans la réflexion collective sur l'égalité. Et pourtant, si l'on tient compte de la longue durée intellectuelle, il apparaît clairement que l'égalité n'était en aucun cas un concept nouveau au XVIIIe siècle, ni en « Occident » ni dans de nombreuses traditions religieuses du monde. L'examen du passé long et complexe de l'égalité avant le XVIIIe siècle nous oblige à nous confronter aux usages différents de la notion d'égalité et à constater que celle-ci a souvent coexisté avec la hiérarchie et l'exclusion, et qu'elle a même régulièrement servi de prémisse fondamentale à celles-ci. Après avoir exposé certains aspects de ce passé, McMahon discutera de la manière dont les grandes révolutions du XVIIIe siècle en Amérique, en France et à Saint-Domingue, ont bouleversé les conceptions de l'égalité, avant que celles-ci reviennent, par la suite, à des schémas familiers.
Jean-Jacques HublinChaire PaléoanthropologieCollège de FranceAnnée 2025-2026Comment nous avons évolué pour mourir en bonne santéConférence - Daniel Lieberman : Une perspective évolutionniste sur l'obésité (et comment y remédier)Daniel LiebermanUniversité Harvard, département de biologie évolutive humaineRésuméLa quatrième et dernière conférence abordera les problèmes de l'obésité et de l'excès d'énergie, sans doute les défis les plus importants et les plus croissants en matière de santé aujourd'hui en France et dans d'autres pays à revenu élevé. Quelles sont les causes de l'obésité et pourquoi les humains sont-ils si enclins à devenir obèses et en surpoids ? Comment l'obésité affecte-t-elle la santé ? Comment pouvons-nous mieux réfléchir à l'obésité ?
Denis DubouleChaire Évolution du développement et des génomesCollège de FranceAnnée 2025-2026Nos ancêtres les poissonsConférence - Neil Shubin : The Evolutionary Origins of Bones and TeethNeil ShubinUniversité de Chicago, Président élu de l'Académie nationale des sciences (NAS), États-UnisRésuméTeeth and bones are fundamental features of vertebrate organisms. The earliest vertebrates date from fossils that are over 500 million years old and existed at the time of the Cambrian Explosion, a great burst of innovation in the evolutionary history. The first creatures with tissues similar to our teeth and bones aren't seen until tens of millions of years later. Some of these reports have been controversial because challenges imaging the fossils and comparing the tissues between fossil and living forms. New imaging technologies have transformed our ability to study this issue. Studies from multiple laboratories have revealed that tissues equivalent to our teeth and bones originally evolved outside the body—in the bony exoskeletons of our jawless fish ancestors. Inside this exoskeletal armor are small structures that are distinctly toothlike. Detailed comparisons of these features among living and fossil vertebrates and invertebrates reveal that the earliest teeth likely had a sensory function in the external tissues of these fish. Assessing diverse fossil fish reveals that many distinct features of our bones and teeth, such as the capacity to remodel, originally came about in jawless fish.
Jean-Jacques HublinChaire PaléoanthropologieAnnée 2025-2026Collège de FranceComment nous avons évolué pour mourir en bonne santéConférence - Daniel Lieberman : Pourquoi nous avons évolué pour être physiquement actifs mais pas pour faire de l'exerciceDaniel LiebermanUniversité Harvard, département de biologie évolutive humaineRésuméLa troisième conférence portera sur l'activité physique. Comment et pourquoi les humains sont-ils passés de singes très sédentaires à être si actifs physiquement ? Pourquoi, si nous avons évolué pour être physiquement actifs, tant de personnes n'aiment-elles pas faire de l'exercice ? Et surtout, comment et pourquoi et dans quelle mesure l'activité physique ralentit-elle le vieillissement et réduit-elle notre vulnérabilité à un large éventail de maladies ?
Denis DubouleChaire Évolution du développement et des génomesCollège de FranceAnnée 2025-2026Nos ancêtres les poissonsConférence - Neil Shubin : Discovering How Fish Evolved to WalkNeil ShubinUniversité de Chicago, Président élu de l'Académie nationale des sciences (NAS), États-UnisRésuméThe ability to walk is fundamental to human lives. Like all our biological features walking has a complex and deep history. It is most commonly thought that walking arose as fish made the evolutionary transition to land, shifting from an aquatic environment to a terrestrial one. In this view, the transition out of water meant that animals now had to evolve new mechanisms to deal with gravitational loads. As a consequence, they developed more mobile joints, arm and leg bones with robust connections for expanded locomotory muscles, and other structures to allow them to move about. Surprising, this very intuitive view is not supported either by comparative anatomy or the fossil record. The closest fish relatives to terrestrial vertebrates were capable of walking with four appendages, a fact seen in the structure of the bones and joints in their fins. Moreover, walking either on four appendages or two is commonly seen in aquatic fish ranging from sharks, lobe fin fishes, and diverse ray finned fishes. Indeed, many of these fish use alternating gaits and appendage motions in aquatic settings that are similar to terrestrial tetrapods. This observation leaves open the question of why fish walk in water instead of swimming. To answer these questions scientists have developed underwater treadmills, experiments training fish to walk, and robots that simulate walking behaviors. One major factor in the origin of fish walking, hence our own, is energetics: at slow speeds, and in certain environmental conditions is it energetically more efficient to walk than swim.
Denis DubouleChaire Évolution du développement et des génomesCollège de FranceAnnée 2025-2026Conférence - Neil Shubin : Nos ancêtres les poissons : Finding The History We Share With FishNeil Shubin est invité par l'assemblée du Collège de France sur proposition du Pr Denis Duboule.PrésentationIl y a 380 millions d'années, nos ancêtres les poissons développaient des structures permettant la colonisation du milieu terrestre. Comment pouvons-nous, aujourd'hui, tenter de reconstituer cette transition évolutive extraordinaire afin d'essayer de comprendre comment cela a pu se passer ?This lecture will explore the deep history of our bodies, one that extends billions of years. As we uncover new fossils, understand the patterns and mechanisms that form diverse animal bodies, and compare the anatomy of organ systems of creatures alive today, we find that every structure in our bodies contains artifacts of our branch of the tree of life. Our limbs are based on the pattern of bones first seen in ancient fish as is the patterns of nerves, muscles, and organs in our circulatory, excretory, and nervous systems. The profound connections we share with the rest of life of our planet also inform biomedical studies. Analyses of fish play important roles in understanding and treating diverse human diseases.Neil ShubinUniversité de Chicago, Président élu de l'Académie nationale des sciences (NAS), États-Unis.Le Pr Neil Shubin est une figure dans le domaine de la paléontologie moderne, en particulier en ce qui concerne l'acquisition des caractères des animaux vertébrés au moment de leur transition d'un milieu aquatique vers un milieu terrestre. Une de ses découvertes majeures est celle de Tiktaalik, un fossile de la période du dévonien (un poisson sarcoptérygien) trouvé lors de fouilles qu'il effectue au Groenland et publié en 2006. Ce fossile, en effet, est une sorte de chaînon manquant entre les tétrapodes et nos ancêtres les poissons, un fossile qui eut un retentissement planétaire lors de sa publication.En plus de ses qualités de chercheur de terrain, Neil Shubin est un communicateur de science hors pair et reconnu. Ses livres (entre autres, The Inner Fish traduit en français chez Laffont : Au commencement était le poisson) lui ont valu une reconnaissance publique et médiatique rare dans ce domaine, pour laquelle il a reçu de nombreuses distinctions, couronnée par son élection récente à la présidence de la prestigieuse Académie nationale des sciences des États-Unis. Son nouveau livre Ends of the Earth vient de paraître (février 2025).
Grand événement - À la recherche d'un Avenir Commun DurableLe futur en héritageBiotechnologies pour la dépollution et la restauration des écosystèmesCollège de FranceAnnée 2025-2026Intervenants :Claude GrisonDirectrice de recherche, CNRS, directrice du Laboratoire de chimie bioinspirée et innovations écologiques, professeure invitée du Collège de FranceRésuméDepuis le début de l'ère industrielle, les activités humaines ont particulièrement dégradé les écosystèmes : pollution des sols par les métaux lourds et par des plastiques, contamination des eaux par les substances chimiques, destruction des habitats naturels… Compte tenu de l'étendue de ces dommages, les méthodes de décontamination courantes – excavation et élimination, incinération, traitements chimiques – se révèlent insuffisantes. Souvent coûteuses, énergivores et parfois elles-mêmes polluantes, ces techniques détruisent en plus la structure vivante des sols qu'elles prétendent assainir. Dans ce contexte, les biotechnologies apparaissent comme un meilleur outil pour restaurer les milieux dégradés.Comment le vivant peut-il devenir un vecteur de réparation des milieux naturels ? De quelle manière les microorganismes, les plantes ou les champignons peuvent-ils extraire les polluants des sols et des eaux ? Les biotechnologies représentent-elles une solution miracle ou comportent-elles également des risques et des limites qu'il convient d'anticiper ?La phytoremédiation, qui utilise des plantes pour absorber et dégrader les polluants, connaît un développement important. Certaines espèces hyperaccumulatrices peuvent extraire des métaux lourds tandis que d'autres dégradent les hydrocarbures. Les champignons mycorhiziens, par leurs réseaux symbiotiques avec les plantes, participent à la restauration des sols. Les bactéries et microalgues offrent des capacités de biodégradation pour dépolluer les eaux contaminées. La chimie verte propose désormais de valoriser la biomasse issue de ces processus de dépollution en transformant les déchets en ressources.La table ronde accueillera notamment Claude Grison, titulaire de la chaire Avenir Commun Durable pour l'année 2025-2026.L'initiative Avenir Commun Durable bénéficie du soutien de la Fondation du Collège de France, de ses grands mécènes la Fondation Covéa et TotalEnergies et de ses mécènes FORVIA et Saint-Gobain.
Jean-Jacques HublinPaléantropologieCollège de FranceAnnée 2023-2024Comment nous avons évolué pour mourir en bonne santéConférence - Daniel Lieberman : Comment nous avons évolué pour manger presque tout, mais certains régimes sont meilleurs que d'autresDaniel LiebermanUniversité Harvard, département de biologie évolutive humaineDaniel Lieberman est invité par l'assemblée du Collège de France sur proposition du Pr Jean-Jacques Hublin.PrésentationAujourd'hui, en France et dans d'autres pays à revenu élevé, les gens vivent plus longtemps que jamais, mais nous souffrons également d'un fardeau croissant de maladies chroniques comme le diabète de type 2, les cancers, et les maladies cardiaques, qui étaient autrefois beaucoup moins courantes. La science médicale se concentre principalement sur le développement de nouveaux et meilleurs moyens de traiter ces maladies. Mais nous devrions également faire davantage pour les prévenir en premier lieu, en prolongeant ainsi non seulement la durée de vie, mais aussi le nombre d'années pendant lesquelles on vit en bonne santé. Cette série de conférences explorera le nouveau domaine de la médecine évolutionniste pour examiner comment la théorie et les données évolutionnistes peuvent être utilisées en conjonction avec la science médicale pour prévenir les maladies et, dans certains cas, les traiter également. Il y aura quatre conférences.RésuméLa deuxième conférence portera sur l'évolution de l'alimentation humaine. Qu'avons-nous évolué pour manger et ne pas manger, et pourquoi les humains sont-ils devenus l'espèce la plus omnivore de la planète ? Quel rôle a joué la transformation des aliments dans l'évolution de l'alimentation humaine ? Pourquoi le régime paléolithique est-il erroné ? Comment les révolutions agricole et industrielle ont-elles changé l'alimentation humaine, pour le meilleur et pour le pire ? Et, surtout, pourquoi certains régimes sont-ils meilleurs que d'autres pour prévenir la prise de poids, perdre du poids, et rester en bonne santé ?
Grand événement - À la recherche d'un Avenir Commun DurableLe futur en héritageAdaptation des écosystèmes face aux nouvelles conditions climatiquesCollège de FranceAnnée 2025-2026Intervenants :Jean-Marie TarasconProfesseur du Collège de FranceNathalie MachonCentre d'écologie et des sciences de la conservation (CESCO)Robin GoffauxFondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB)Les écosystèmes sont soumis à de multiples pressions anthropiques : le changement d'usage des sols, le changement climatique, la pollution, la surexploitation des ressources et l'envahissement des espèces exotiques. Dans ce contexte, l'adaptation constitue un enjeu central pour les milieux et les espèces qui y vivent.Comment la résilience des espèces leur permet-elle de s'adapter aux changements globaux ? Est-ce suffisant face à la rapidité à laquelle les milieux évoluent ? De quelle manière les êtres humains peuvent-ils contribuer à cette résilience ? Peuvent-ils agir d'une façon juste et éthique ?Devant l'urgence climatique, la surprenante capacité d'adaptation des écosystèmes peut susciter une forme d'espoir. Toutefois, elle ne saurait être suffisante à elle seule, et doit au contraire encourager les sociétés à agir. La nature ne détient pas seule toutes les solutions.Les personnalités invitées sont Nathalie Machon, spécialiste de biodiversité urbaine au Centre d'écologie et des sciences de la conservation (CESCO), et Robin Goffaux, expert biodiversité et agriculture à la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB).Jean-Marie Tarascon, professeur du Collège de France, ouvrira les échanges de cette troisième session.----- Dans le cadre de son engagement en faveur d'un avenir commun durable, le Collège de France propose un cycle de tables rondes réunissant des personnalités issues du monde académique, économique, associatif ou institutionnel, et des étudiants issus de l'enseignement supérieur.Conçu comme un espace de dialogue structuré, ce cycle vise à permettre aux jeunes générations de questionner, comprendre et débattre des grands enjeux liés au changement climatique. Il s'inscrit dans une démarche de transmission des savoirs, mais aussi d'écoute active et de co-construction. Le Collège de France y joue un rôle de garant et de facilitateur, veillant à la qualité scientifique des échanges sans en orienter le contenu.Chaque rencontre repose sur un principe fort : offrir aux étudiants d'Alma Mater, journal interuniversitaire, pluridisciplinaire et apartisan, une large autonomie dans la préparation et l'animation des échanges. Cette approche reconnaît leur légitimité à s'emparer des sujets qui concernent directement leur avenir, et valorise leur capacité à porter un regard exigeant, critique et engagé sur les transitions en cours.Parce que les bouleversements climatiques appellent une réponse collective, intergénérationnelle et éclairée, Avenir Commun Durable ambitionne de créer les conditions d'un dialogue sincère, rigoureux et porteur de sens.Sous le patronage des Prs Marc Fontecave, Dario Mantovani et Jean-Marie Tarascon.L'initiative Avenir Commun Durable bénéficie du soutien de la Fondation du Collège de France, de ses grands mécènes la Fondation Covéa et TotalEnergies et de ses mécènes FORVIA et Saint-Gobain.
Philippe AghionCollège de FranceÉconomie des institutions, de l'innovation et de la croissanceAnnée 2025-2026Japanese Economy : Demographic ChallengesTakeo Hoshi est invité par l'assemblée du Collège de France sur proposition du Pr Philippe Aghion.Takeo Hoshi : Professeur d'économie et directeur du Tokyo College, université de TokyoRésuméOne of the most pressing issues facing the Japanese economy in recent decades is the set of profound demographic changes. Japan has been experiencing simultaneous shifts: an overall decline in population, a rapid acceleration of population aging, low fertility rates, and a marked decline in the scale of internal migration. Each of these factors interacts with the economy in complex ways. In this lecture, I argue that although demographic change is often cited as the main culprit behind Japan's long stagnation, its direct impact on economic growth has been smaller than that of the slowdown in productivity growth. The exception, however, lies in the decline of internal migration, which has had a more immediate effect on labor market fluidity and regional dynamism.Japan's population peaked around 2008 at approximately 128 million people. Since then, the number has steadily declined, falling below 125 million by the early 2020s, and projections suggest that by the middle of this century it may shrink to near 100 million or even lower. Population decline naturally raises concerns about the shrinking of domestic markets, reduced tax revenues, and the sustainability of public services. However, from a macroeconomic perspective, population size alone does not necessarily reduce per capita income growth. Countries with smaller populations than Japan—such as Switzerland or the Scandinavian nations—have achieved high levels of prosperity. What matters more is the ability of an economy to generate productivity growth and adapt its institutions to demographic realities.Closely tied to the overall decline is the remarkable speed of population aging. Japan is already the world's oldest society, with more than 28 percent of its population aged 65 and older. This share is projected to reach one-third within the next decade. Aging raises fiscal and social challenges: increased expenditures on pensions, health care, and long-term care, coupled with a shrinking working population that supports these systems. Economists debate whether aging itself is a drag on productivity growth. Some argue that an older workforce may be less innovative or less mobile; others note that older workers often bring experience and stability. What is more certain is that aging imposes heavy redistributional pressures. Given the current social security systems in advanced countries, it requires governments to tax, borrow, or cut spending elsewhere in order to finance the growing needs to support the elderly.A key driver of both population decline and aging is Japan's low fertility rate. For more than four decades, Japan's total fertility rate has hovered well below the replacement level of a little bit above 2. In recent years, it has dropped to around 1.3 or even lower. Policymakers often frame low fertility as the cause of economic stagnation, but the causality may run in the opposite direction. Economic uncertainty, sluggish wage growth, long working hours, and high costs of childrearing have made family formation more difficult for younger generations. In particular, the severe constraints on women—who face strong pressures to choose between family and career—contribute to delayed marriage and fewer births. The underdevelopment of childcare infrastructure, persistent gender wage gaps, and rigid corporate practices all reinforce this trend. Thus, low fertility should be understood not just as a demographic phenomenon, but as a reflection of deep structural and social issues within Japanese society.Among the demographic shifts, the decline in internal migration deserves special emphasis. Historically, Japan's postwar growth was supported by the large-scale movement of workers not only from rural areas to urban centers but also in the other direction. This internal migration allowed human capitals to flow toward their best uses, thereby sustaining economic growth dynamics. However, in recent decades, this movement has slowed markedly. Fewer people are relocating, and regional labor mobility has declined. The reduced reallocation of labor across regions and sectors has diminished Japan's overall economic dynamism. In this sense, the decline in internal migration has had a more direct impact on productivity growth than population decline or aging alone.It is worth stressing that demographic change, while dramatic, does not fully explain Japan's prolonged stagnation. What was more important for Japan was the sharp decline in productivity growth beginning in the 1990s. In fact, if productivity growth were stronger, Japan could offset many of the burdens of aging and population decline. Conversely, even if fertility rates were to recover somewhat, without productivity growth the economy would still struggle to generate prosperity. Aging may have discouraged innovation and led to slower productivity growth, but a more important cause for the productivity growth decline was the lack of creative destruction.Nonetheless, the demographic challenges cannot be dismissed. They exert continuous pressure on the social fabric, highlight the limitations of current gender and labor policies, and constrain fiscal choices. The low fertility rate, in particular, reflects the frustrations of a generation that finds it difficult to reconcile work and family life. Addressing demographic challenges therefore requires more than pronatalist policies; it demands comprehensive reforms in labor practices, childcare support, gender equality, and regional revitalization.In sum, Japan's demographic changes are real and significant, but their economic meaning is often misunderstood. Population decline and aging are frequently portrayed as insurmountable obstacles to growth, when in fact the more fundamental challenge lies in productivity growth. The one demographic factor that does have a direct bearing on productivity—declining internal migration—deserves much more attention. Understanding this distinction allows us to focus policy debates where they matter most: on fostering innovation, mobility, and inclusivity, rather than simply lamenting demographic destiny.
Jean-Jacques HublinPaléantropologieCollège de FranceAnnée 2023-2024Comment nous avons évolué pour mourir en bonne santéConférence - Daniel Lieberman : Introduction à la médecine évolutionnisteDaniel LiebermanUniversité Harvard, département de biologie évolutive humaineDaniel Lieberman est invité par l'assemblée du Collège de France sur proposition du Pr Jean-Jacques Hublin.PrésentationAujourd'hui, en France et dans d'autres pays à revenu élevé, les gens vivent plus longtemps que jamais, mais nous souffrons également d'un fardeau croissant de maladies chroniques comme le diabète de type 2, les cancers, et les maladies cardiaques, qui étaient autrefois beaucoup moins courantes. La science médicale se concentre principalement sur le développement de nouveaux et meilleurs moyens de traiter ces maladies. Mais nous devrions également faire davantage pour les prévenir en premier lieu, en prolongeant ainsi non seulement la durée de vie, mais aussi le nombre d'années pendant lesquelles on vit en bonne santé. Cette série de conférences explorera le nouveau domaine de la médecine évolutionniste pour examiner comment la théorie et les données évolutionnistes peuvent être utilisées en conjonction avec la science médicale pour prévenir les maladies et, dans certains cas, les traiter également. Il y aura quatre conférences.RésuméLa première conférence examinera l'état de santé aujourd'hui par rapport au passé, présentera les concepts fondamentaux du domaine de la médecine évolutionniste, et fournira quelques exemples de la manière dont la médecine évolutionniste peut aider à améliorer la santé des gens.
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