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Podcast Traverser La Frontière : Voyage & Expatriation
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Envie de découvrir l'Afrique de l'Ouest ?
En camion ? En famille ?
Tout est possible !
Dans cette interview, retrouvez Gaëtan qui nous raconte son périple en famille qui l'a mené depuis sa Belgique natale jusqu'au fin fond de l'Afrique de l'Ouest. 14 mois en camion pour un voyage inoubliable.
Écoutez tout de suite l'épisode (1H07) :
Épisode #106 sur le road-trip en famille à la découverte de l'Afrique de l'Ouest :
Voyager en famille, ce n'est pas si simple. Alors, partir en camion et qui plus est en Afrique de l'Ouest, je tire mon chapeau ! Car il s'agit d'une région oubliée du tourisme et pas facile d'accès à priori.
Épisode complémentaire : Vivre dans un van en famille
Gaëtan, sa femme Marianne et ses 3 enfants (Diego, Noam et Ben) ont donc voyagé durant 14 mois à bord de leur camion pour une sacrée aventure. Voici la carte de leur parcours :
Dans cette interview, on discute :
Des raisons de ce voyage
Le choix du camion et combien il a coûté
Les changements lors de l'arrivée en Afrique noire
Le quotidien des enfants
À quoi ressemblait l'accueil des gens
Le rôle de la religion dans le voyage
Un gros point sur la sécurité de la région et pays traversés
Les apprentissages après ce voyage grand voyage
Les liens de l'épisode :
Site Internet Nodimages
Facebook de Nodimages
Instagram de Nodimages
Comment écouter cet épisode ?
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Voyager en Afrique de l'Ouest et en famille : Le résumé écrit de l'interview
Gaëtan est belge et vit à Liège depuis toujours. Il a 37 ans et son travail est de répondre aux appels d'urgence. Marianne est institutrice et a 37 ans. Ils sont ensemble depuis 20 ans. Ils ont 3 enfants : Diego (12 ans), Noan (9 ans) et Ben (4 ans).
La passion du voyage
Ils ont déjà fait un voyage en couple en Amérique du Sud en sac à dos en 2006.
Puis en 2013, ils ont rallié Buenos Aires à New York en pickup en famille. Et là, ils sont partis pendant 14 mois en Afrique de l'ouest, dans un camion et la famille au complet.
3 beaux voyages en 10 ans !
Lorsqu'ils sont revenus de leur premier voyage, Gaetan et Marianne ont décidé de fonder une famille et prévoyaient déjà de voyager avec leurs enfants dans le futur. Leur expérience en Amérique du Sud fut réussie, puis ils sont revenus pour mettre de l'argent de côté. Ils ont choisi d'aller dans un autre continent.
Pourquoi l'Afrique de l'Ouest ?
Pour ne pas faire de shipping (envoyer le véhicule par mer) et partir de la maison.
Partie du monde intéressante pour comprendre le monde et la réalité.
Langue française pour faciliter les échanges.
Accès à la mer une grande partie du voyage.
Peu de familles qui y vont, destination rare, envie d'être original.
Ils avaient prévu 14 mois de voyage en tout.
Mise en disponibilité, pause carrière, congés parentaux : melting pot des possibilités de carrière pour avoir le temps de partir.
Itinéraire
Parti de Belgique, ils ont traversé la France et l'Espagne.
Beaucoup de temps au Maroc, traversée de la Mauritanie.
Puis en Afrique de l'Ouest : Sénégal, Gambie, Guinée-Conakry, Cote d'Ivoire, Ghana, Togo, Bénin, Burkina Faso, Mali.
Puis remonter vers le nord par le Maroc et le Portugal.
Le camion
Choix du camion :
avoir de l'espace pour y vivre dedans
avoir un 4x4 pour aller où ils le souhaitent
niveau budget, sans trop d'électronique
facilité de réparation en Afrique
Ils ont choisi un camion de pompier Renault de 1983.
La cabine était déjà aménagée, mais pas pour les enfants. Gaëtan a fait la menuiserie : 3 lits superposés, espaces de rangement..., house, tenture, moustiquaire, électricité.
Prix du camion à l'achat : 30 000€
+ Aménagement et les 4 pneus : 5 000€
Une fois revenus en Belgique, ils veulent revendre leur camion. Il aimerait que ce camion parte vers une famille qui veut voyager pour de nouveaux projets.
Découverte de L'Afrique de l'Ouest
Ils ne connaissaient pas du tout l'Afrique avant d'y aller.
Premières impressions en arrivant au Sénégal :
Chaleur et humidité.
Au niveau de la langue, ça reparle français au Sénégal et il a aussi appris quelques mots de wolof, l'une des langues locales. Par contre pour le restant du voyage, ils se sont aperçus que même si le français était la langue officielle, beaucoup de gens ne la parlaient pas.
Il y a des choses qu'ils ne connaissaient pas comme la diaspora libanaise en Afrique de l'Ouest ou l'importance de la religion musulmane.
Gaëtan souhaitait partir avec ses enfants pour leur ouvrir l'esprit et la présence de l'islam a permis de comprendre des choses.
D'ailleurs, il trouve que le meilleur âge des enfants pour voyager est de 3/4 ans : il ne s'ennuie jamais et se fait des copains immédiatement.
Son grand avait 11 ans et il avait tendance à plus s'ennuyer lors de ce voyage. Même s'il a pu faire beaucoup d'activités ! Par exemple lorsqu'il sortait un ballon de foot, il y avait 25 enfants qui venaient jouer dans la minute.
En ce qui concerne l'école, ils ont suivi l'équivalent du CNED en France.
Jusqu'au Sénégal, ils ont croisé pas mal de gens qui voyageaient en véhicule, mais après... ils ont été "seuls" pendant 6 mois (au niveau tourisme).
Par contre, ils n'ont jamais été seuls vis-à-vis des locaux.
"Nous avions beau être au milieu de rien, il était certain que quelqu'un allait sortir de derrière un buisson !"
Il y a des gens partout. Ils veulent en savoir plus sur eux. Et parfois même la nuit ils voulaient rester avec eux.
D'ailleurs, une fois qu’ils sont arrivés en Europe et en Espagne, ils se sont rendu compte que plus personne ne leur disait bonjour. Alors qu'en Afrique de l'Ouest les "salutations" prenaient beaucoup de temps, c'est presque une coutume.
La Guinée Conakry est un pays qui a marqué Gaëtan. Tout d'abord par l'état des routes, qui était catastrophique par rapport aux pays voisins. Il n'ont pas le franc CFA, alors il se retrouvait avec des énormes liasses de billets. Pays très beau, avec un peu de montagnes. Pays avec plein de ressources, mais très mal exploité. C'est un pays avec énormément de potentiel, mais qui est dans un état compliqué. Tous les jours il y avait des coupures d'électricité.
La sécurité en Afrique de l'Ouest
Le Burkina Faso connait aussi une situation intéressante, car il est généralement traversé par les voyageurs. Mais au fil du voyage, la situation s'est dégradée avec les "points rouges" qui se sont multipliés, au niveau sécuritaire. Cela supprime le tourisme et cela peut être dommageable... Dans certains endroits, les locaux n'avaient plus vu de "blancs" depuis plus de 6 mois.
Au niveau sécuritaire, ils n'ont eu aucun problème dans tous les pays. Ils n'ont même pas payé un policier pour corruption, outre une amende de 8€. Par contre, ils sont passés proche de zones à problèmes. Au Burkina Faso, il a eu des attaques envers des policiers. Au nord du Bénin (parc de la Pendjari), il y a eu un enlèvement de 2 Français.
Gaëtan s'est toujours demandé s'il y avait un risque avant d'aller quelque part...
"On n’est pas des têtes brulées, on a des enfants, etc"
Bien souvent, tout s'est très bien passé, même dans les endroits potentiellement risqués. Les gens étaient contents de voir la famille venir. Après, il y a des régions qu'ils ont traversées plus rapidement que d'autres, comme au sud du Mali.
Concernant la Mauritanie, c'est le seul pays où la situation s'est améliorée au niveau officiel durant le voyage. Ils ont traversé le pays sans aucun problèmes.
Le voyage et l'apprentissage
Il y a eu énormément de rencontres durant ce voyage. Beaucoup de personnes voulaient embarquer avec eux dans le voyage. Mais surtout, ils ont remarqué l'envie de cette population d'Afrique de l'Ouest de venir en Europe, en pensant y trouver l'eldorado.
Gaëtan a remarqué le parallèle lors de leur voyage en Amérique, car en Amérique latine beaucoup de personnes voulaient se rendre aux États-Unis. Mais une fois là-bas, ils ont vu beaucoup de travailleurs latinos qui voulaient eux, rentrer au pays.
Même si cela était compliqué à expliquer, il tentait de dire à ces personnes que tout n'était pas rose en Europe non plus lorsqu'on arrive en tant qu'immigrant. Eh oui... on a une chance terrible de pouvoir voyager comme on le souhaite en Europe. C'est une discussion qu'il a eue à multiple reprise avec les populations africaines.
Apprentissages :
choses pratiques, culinaires
saisir des choses du monde dans lequel on vit
l'histoire des pays
on se débrouille avec rien
où se trouvent les ressources
La seule chose qu'on comprend : le constat est compliqué, la terre ne tourne pas tout à faire ronde.
Concernant les enfants, ils sont extrêmement ouverts et ont un respect pour les gens qui sont différents. Par contre, ses enfants réagissent différemment selon l'âge et le plus grand prend un peu le contrepied de ce voyage en étant attiré par des choses plus matérielles. Ou qui a besoin de plus d'indépendance.
Pour l'instant, ils sont surtout dans une phase de digestion.
Le plus important au final, c'est de passer du temps en famille.
"J'ai vu grandir mes enfants, vraiment. Au jour le jour pendant 14 mois."
Il a eu des moments de joies, mais aussi difficiles, de doutes, parfois d'ennui, mais ils étaient ensemble.
Mot de la fin
C'est une région du monde qui fait peur. Mais moi je ne l'oublierai jamais cette région. On a rencontré plein de gens intéressants et bienveillants. C'est une partie du monde qui n'est pas toujours drôle à vivre pour les populations.
Envie de vous installer en Laponie ?
Ou même d'avoir votre entreprise de chiens de traineaux ?
Alexandra et Cédric l'ont fait !
Dans cette interview, retrouvez Alexandra qui nous raconte son aventure qui l'a menée des Alpes françaises jusqu'au fin fond de la Suède.
Écoutez tout de suite l'épisode (1H) :
Épisode #105 sur l'expatriation en Laponie suédoise :
Qui n'a jamais rêvé de la Laponie, ses forêts, ses aurores boréales et ses territoires vierges à perte de vue ?
Moi si ! Alors en attendant d'y mettre les pieds, j'ai interviewé Alexandra qui est partie vivre au nord de la Suède avec son compagnon Cédric.
En 2017, ils ont repris une entreprise qui propose des activités de chiens de traineaux et vivent heureux avec leur meute dans un environnement où la nature règne en maitre.
Dans cette interview, on discute :
Des raisons de l'expatriation des Alpes à la Suède
Du déménagement avec leurs 16 chiens
De l'adaptation la vie en Laponie
De la vie quotidienne, surtout en hiver
Comment est composée leur meute de chiens
Le cout de la vie sur place
Des conseils si vous voulez vous lancer
Les liens de l'épisode :
Site Laponie Mush
Facebook de Laponie Mush
Instagram de Laponie Mush
Chiens de traineau à Kiruna
Comment écouter cet épisode ?
Cet épisode dure 1H et vous pouvez l'écouter :
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Installation en Laponie : Le résumé écrit de l'interview
L'hiver a déjà commencé en Laponie ! Il neige alors qu'il est tout juste début novembre.
Alexandra se trouve dans le nord de la Suède, à 130KM de Luleå et 100KM en dessous du cercle polaire arctique. Elle vit à 25K du premier village, qui possède 500 habitants. Alexandre se trouve donc avec son compagnon et sa meute de 26 chiens au milieu de la forêt. Une autre ville connue pour ses activités outdoor en Suède est encore plus au nord, il s'agit de Kiruna.
Par le miracle de la technologie, ils ont Internet par satellite !
Présentation
Cédric était déjà musher en France et avait 16 chiens. Alexandra travaillait dans l'hôtellerie. Cela faisait 7 ans qu'ils vivaient en Haute-Savoie. Ils avaient comme projet commun d'ouvrir une maison d'hôtes avec des activités de chiens de traineaux.
Le projet n'a pas pu se réaliser en France et ils ont commencé à regarder à l'étranger. Ils se sont vite tournés vers la Suède. Ils ne se sont pas établis en Haute-Savoie, car il n'y a pas tout le temps de la neige et les prix de l'immobilier sont très élevés.
Ils ont repris une entreprise existante, créée par un couple de Français. Après 6 ans d'activités, ils cherchaient quelqu'un pour reprendre le flambeau. Ils sont tombés par hasard sur l'annonce pour Laponie Mush et tout correspondait : isolement, chenil pour les chiens, activités pour recevoir les hôtes.
Ils ont vu l'annonce en juin et après un gros déménagement de leur matériel et de leurs chiens, ils se sont installés le 1er aout.
Leur entourage était enthousiaste sur leur décision : "vous êtes jeunes, il faut vous lancer !" Et certains de leurs amis ont pu venir les voir en Suède depuis.
L'aventure Laponiemush a commencé l'été 2017.
L'installation en Suède
Il y a tout d'abord eu un gros chantier de réorganisation pour l'espace de vie des chiens et de leur chenil. La maison quant à elle était habitable de suite.
Il y avait ensuite un important travail de repérages des environs et des pistes : connaitre les itinéraires pour l'activité touristique et aménager les sentiers pour qu'ils soient praticables.
Ils se rendent rapidement compte de l'importance de la nature et sa connaissance, car ils sont très isolés. Et sont obligés de s'adapter aux conditions climatiques. En Haute-Savoie, il y avait toujours du monde autour de soi. En Laponie, leur premier voisin habite à 5KM ! Vous pouvez imagine que la capitale du pays Stockholm est bien loin à plus de 950 km...
Malgré leur isolement, l'activité touristique génère du mouvement et il y a toujours du monde chez eux pendant les 6 mois d'hiver. La saison d'hiver commence en octobre pour se terminer en avril. Ils reçoivent 4/6 personnes par semaine et sont toujours en activité.
Ils ont aussi développé des séjours d'été pour avoir des gens plus souvent. Ils n'ont par contre pas développé d'activité de motoneige, qui est trop éloignée de ce qu'ils font et nécessitent un investissement important.
Finalement, ils n'ont que quelques mois dans l'année où ils sont vraiment seuls.
Les journées en Laponie suédoise
C'est vrai qu'on voit parfois l'aventure toute belle, toute rose, mais parfois les choses sont compliquées. L'isolation, la langue suédoise, etc.
Voici la journée type en hiver :
Lever 6H30
Réallumer la chaudière et remettre du bois
Préparation du petit-déjeuner
Vers 8H
Nettoyage du chenil et donner la soupe aux chiens
Ensuite accueil et petit déjeuner consistant.
Préparation des équipements.
10H : départ pour les activités
Chiens de traineaux, randonnées raquette
Il y a une forte proximité avec les guides, car les groupes sont très petits.
13H : retour et déjeuner
Puis la luminosité baisse, car il n'y a que 3/4H de lumière par jour.
Après-midi : temps libre pour les clients et continuer le boulot pour Alexandra (préparer autres activités, déneigement...)
Puis préparation du diner.
Temps libre vers 17H puis nourrir les chiens.
Ensuite, diner à 19H. Et enfin préparation de la journée suivante, le suivi des emails, la communication, etc.
C'est intense et s'ajoute à cela, les conditions climatiques où les températures peuvent descendre à -30°. Mais vu qu'ils ont tout le temps des clients et des choses à faire, cela se fait sans trop de soucis.
Mais c'est vrai que si tu n'as pas d'activités ou d'intérêts à allers dehors, l'hiver doit être extrêmement long...
Une vie de passion avec les chiens
Après l'hiver, ils apprécient les mois d'avril et de mai où ils peuvent se reposer.
À savoir que durant l'hiver, ils ne sont pas tous seuls. Certaines personnes les aident à faire tourner l'activité touristique : un handler (aide au musher) présent toute la saison et des volontaires (atteler les chiens, travail à la maison, préparer les repas, les activités...) qui restent des durées plus courtes.
Meute : 26 chiens, alaskan huskies.
Croisement entre le siberian husky, indian dog, pointer ou d'autres races.
C'est une race créée pour le traineau à chiens, car ils sont endurants, performants et assez rapides. Ils sont aussi utilisés pour les courses. Ils peuvent parcourir jusqu'à 70KM.
Le budget pour entretenir et nourrir ces chiens est énorme et la livraison de croquettes se fait en palettes ! 700kilos de croquettes permet de nourrir la meute pour seulement 1 mois !
Monter une structure en Suède est assez simple administrativement. À savoir que l'imposition est élevée, de 35/40%.
Pour le moment, Alexandra et Cédric sont vraiment dans l'optique de vivre de leur passion et ça fonctionne bien. C'est un grand plus, qu'ils peuvent ensuite partager !
Leurs vies personnelles et professionnelles sont imbriquées l'une dans l'autre. D'ailleurs les clients veulent aussi découvrir la vie de musher, leur quotidien, leur style de vie en Laponie.
Conseils
À prendre en compte : aimer les chiens, car c'est le quotidien.
Structure touristique = avoir des notions dans le tourisme et un gout prononcé pour l'accueil des personnes. Le côté relationnel est très important.
L'Avenir
Rythme très intense. Dur de se voir plus de 10 ans à faire cela. Au moins 5/7 ans de prévu, à voir ensuite, notamment selon la santé.
Retrouvez plus d'infos sur leur site Internet : https://www.laponiemush.com/
Merci d'avoir écouté l'épisode #105 du podcast !
Merci d'avoir pris le temps d'écouter cet épisode du podcast de Traverser La Frontière. Si vous avez des suggestions ou des remarques sur l'épisode, laissez un commentaire un peu plus bas.
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- Michael
Un voyage à vélo à travers toute l'Amérique, ça vous parle ?
Ça peut paraitre un peu fou... mais ils l'ont fait !
Dans cette interview, retrouvez Sophie et Jérémy qui reviennent tout juste d'une aventure incroyable : 28 000 KM à vélo entre l'Alaska et la Patagonie.
Écoutez tout de suite l'épisode (1H02) :
Épisode #104 sur l'incroyable voyage : Alaska/Patagonie à vélo
Depuis mon aventure Paris/Téhéran à vélo, je suis encore plus admiratif des personnes qui s'embarquent dans de longues aventures... Et là 2 ans et 3 mois à traverser l'Amérique du nord au sud : chapeau !
"On ne voulait pas faire de bébé tout de suite, alors on s'est dit qu'il fallait qu'on se lance une autre aventure"
Voilà une bonne raison de partir !
Alors Sophie et Jérémy ont parcouru 28 000 kilomètres depuis le nord de l'Alaska jusqu'au sud de la Patagonie. Il y a eu des hauts, des bas, mais surtout des souvenirs inoubliables.
Dans cette interview, on discute :
De la genèse de cette aventure
La préparation
Leur budget total et le financement
Leurs péripéties sur la route
Les efforts dantesques dans la cordillère des Andes
L'effet d'un tel voyage sur un couple
De rouler durant un hiver enneigé
Les leçons tirées de cette aventure
Leurs conseils si vous envisagez un voyage à vélo
Les liens de l'épisode :
Le blog de l'aventure
Chaine YouTube de l'aventure
Facebook de l'aventure
Instagram de l'aventure
À savoir que Sophie et Jérémy organisent une chouette campagne de crowdfunding pour leur documentaire, toutes les infos ici.
Comment écouter cet épisode ?
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Alaska/Patagonie à vélo : Le résumé écrit de l'interview
Sophie et Jérémy sont revenus de leur voyage le 8 septembre 2019. Après l'hiver en Patagonie, ils arrivent dans l'hiver européen et en sont plutôt contents. Ils comptent même s'installer en Savoie, au cœur des Alpes !
Sophie a 30 ans. Elle est journaliste et passionnée de voyage et du dépassement de soi. Elle a beaucoup voyagé seule et aime parcourir des zones géographiques à la force de son corps.
Jérémy a 31 ans et n'a pas vraiment de profession en particulier. Il a fait beaucoup de choses ! Il a travaillé dans le commerce, en activités saisonnières, muscher au Canada... Il a commencé la randonnée à 14 ans, a beaucoup voyagé, notamment une traversée de l'Europe à pied.
Alaska/Patagonie à vélo : 2 ans et 3 mois pour 28 000 km
Sophie et Jérémy avaient l'envie de créer un projet ensemble, notamment vers le voyage.
"On ne voulait pas faire de bébé tout de suite, alors on s'est dit qu'il fallait qu'on se lance une autre aventure"
En regardant un planisphère, ils ont remarqué qu'ils n'étaient jamais allés en Amérique du Sud. Puis l'idée s'est étendue au continent américain dans son ensemble. D'Alaska au sud de l'Argentine, l'idée semblait logique. Ne voulant pas le faire à pied, en raison du temps qu'il aurait fallu pour tout parcourir, ils ont opté pour le vélo. Un peu plus rapide et respectueux de la nature.
Jérémy avait fait quelques voyages à vélo auparavant, organisé à l'arrache et avec des vélos pas vraiment adaptés ! Pour Sophie, c'était son tout premier voyage à vélo.
Même si elle partait confiante, Sophie s'est vite rendu compte qu'elle "ne savait pas faire de vélo !"
Il y a eu 1 an et demi entre la décision de partir et l'actuel départ du voyage. Avec pas mal de préparation logistique, de recherche de partenaires et d'économies d'argent.
Budget du voyage : 30 000€ à 2 pour 2 ans.
1/3 : économies
1/3 : partenariat et dons matériels
1/3 : dons à leur association
À savoir que c'est un budget personnalisé, selon leurs besoins. Cela peut être beaucoup plus ou beaucoup moins selon les envies de chacun.
Le départ d'Alaska
Ils sont partis de Prudhoe Bay (Deadhorse) sur les rives de l'océan arctique. Au mois de juin à -10 degrés. Au bout d'une semaine, Sophie a eu un accident. Après une mauvaise rencontre avec un camion, elle se casse la figure et se casse l'humérus droit (épaule) et subit un traumatisme crânien. Ils ont dû s'arrêter 1 mois et demi dans leur voyage, à Fairbanks.
Une fois reparti du lieu de l'accident, c'était le renouveau. Ils sont sortis grandis de cette expérience difficile.
"On a eu une force incroyable qui est entrée en nous et qui ne nous a jamais quittés du voyage"
Ils descendent jusqu'aux Rocheuses sans trop de soucis, puis ils arrivent à Columbia Icefield où l'hiver était déjà arrivé à 2200 mètres d'altitude. Avec des températures négatives et de la neige.
Aux USA, ils ont descendu toute la côte et sont arrivés à Tijuana 9 mois après leur départ d'Alaska.
Lorsqu'ils passent le mur entre les États-Unis et le Mexique, tout change. Déjà au niveau culinaire avec une explosion de saveur. Niveau culturel, il y a beaucoup plus d'histoire en Amérique latine. Au niveau de l'architecture, c'est plus joli, coloré, traditionnel.
Pour Sophie, son taco préféré est celui au chorizo. Pour Jérémy, il garde des souvenirs contrastés, car il est tombé malade. Mais il a bien aimé les ceviches.
Ensuite, la traversée de l'Amérique centrale fut assez difficile.
Au Guatemala, ils ont eu l'éruption du volcan El Fuego. Plus de 300 morts. Dur émotionnellement, car ils sont passés juste à côté.
Au Salvador et Honduras, il n'y a pas eu de soucis, car ils ont longé la côte Pacifique.
Par contre, c'est devenu chaud au Nicaragua et ils ont dû traverser le pays en pleine insurrection. Pas de nourriture dans les supermarchés, pas d'essence... le pays était paralysé. Morts tous les jours, car les paramilitaires avaient le droit de tirer à balles réelles sur les manifestants.
Ils ont tout de même continué, se sont renseignés et ont beaucoup parlé avec les locaux pour connaitre l'itinéraire à suivre. Ils ont été bien accueillis par les gens. De toute manière, ils avaient vraiment envie de le faire à vélo, sans prendre les transports.
Au final, ils ont traversé le pays en seulement 5 jours avant d'arriver au Costa Rica.
Arrivée en Amérique du Sud
Du Panama, ils ont pris un voilier jusqu'en Colombie. 500$ pour 5 jours de traversée via les iles San Blas. C'est deux fois plus cher que l'avion, mais il faut savoir qu'il est possible d'avoir une bonne réduction avec quelques compagnies de bateaux.
En arrivant en Colombie, ils ont eu 800km de plaine puis un beau jour a débarqué la montagne avec un premier col à 3500 mètres. L'entrée dans les Andes. À partir de là, ils se sont engagés dans la cordillère des Andes pour une année.
Ils ont choisi l'option compliquée. Mais peu à peu, le corps s'habitue à l'altitude. Ils ont quand même décidé de se délester de 10kg chacun à cette période. Heureusement, les montées étaient progressives. Les paysages eux aussi changent radicalement.
Au Pérou et en Bolivie, ils ont fait 2 cols à près de 5000m d'altitude.
"Plus on avançait dans notre voyage, plus on aimait la montée"
Le plus dur était surement l'Équateur où il y avait de gros pourcentages, notamment à 19%. Ce pays était le plus corsé niveau montagnes, car ils ne savent pas faire de routes. Sans lacets et tout droit. Les souvenirs les plus difficiles en vélo viennent de là-bas.
En descendant de l'Altiplano bolivien, ils ont fait une halte à San Pedro d’Atacama, avant d'arriver en Argentine. En roulant dans la plaine, ils ont senti se rapprocher Ushuaïa. Notamment sur la carte. Malgré tout, les distances restent énormes !
Ils ont repassé les Andes pour longer la carretera australe au Chili. Puis l'hiver est arrivé progressivement, avant d'être entouré de neige !
La Patagonie en hiver
Ils n'ont jamais eu la sensation de vouloir abandonner durant ce voyage, même lorsque c'était difficile. Ils étaient dans l'acceptation de tout et de la difficulté.
"Quoi qu'il arrive, on va y arriver"
En voyant tout le chemin parcouru, ils ne se voyaient pas lâcher alors qu'ils étaient bientôt au bout, même s'il restait des milliers de kilomètres. D'ailleurs, ils recommandent la Patagonie en hiver à n'importe qui. Il faut juste avoir le bon équipement.
La Patagonie enneigée, c'est d'abord beaucoup de plénitude. La neige a la capacité d'insonoriser tout ce qu'il y a autour de toi. Il y a un calme et un silence, mélange avec le bruit de la nature.
L'hiver, c'est aussi un défi : "est-ce qu'on mérite vraiment notre arrivée à Ushuaïa ?"
Ils sentaient l'excitation de devoir traverser ces montagnes enneigées, de faire leurs propres traces. Ils étaient de plus en plus calmes, contemplatifs proches de l'arrivée. La Patagonie, c'était aussi de la pluie et du vent.
Avant d'arriver à Ushuaïa, ils commençaient à se remémorer les deux aannées de voyage. Et devenaient hyperactif mentalement.
Au niveau du couple, ce fut une expérience très enrichissante à tous points de vue. Tu redécouvres l'autre personne durant un tel voyage. Cela permet aussi de construire une équipe : se supporter, faire les bons choix ensemble, des compromis.
"Ce qui nous a sauvés, c'est la communication"
Savoir se parler, se dire les choses, ne pas avoir de tabous. On vit ensemble 24/24. On dépend l'un de l'autre pour notre survie. On apprend à connaitre la personne qu'on aime, mais dans un contexte hors de sa zone de confort. Comme un autre voyage dans le voyage.
Les apprentissages
Il faudrait une vie pour prendre du recul et c'est toujours compliqué de tirer leçons, surtout après seulement 1 mois de retour.
Le premier enseignement, c'est que l'humain est profondément bon. Peu importe où tu vas, si tu fais l'effort d'aller vers l'autre, il ira vers toi.
Tenté(e) par une expérience de fille/garçon au pair ?
C'est un excellent choix pour vivre à l'étranger, mais il faut quand même savoir 2,3 trucs...
Dans cette interview, retrouvez Maëlys qui a vécu 5 expériences comme fille au pair en Allemagne, Grèce, Italie et Autriche.
Écoutez tout de suite l'épisode (56 min) :
Épisode #103 sur les expériences de fille au pair de Maëlys
Gagner de l'argent à l'étranger, ne pas avoir de frais, apprendre une langue, découvrir une nouvelle culture : voici quelques avantages à devenir fille/garçon au pair.
Pour la première fois dans le podcast, on aborde le sujet en profondeur !
Maëlys a commencé sa "carrière" d'au pair avec une année à Berlin en Allemagne. Puis elle a alterné entre ses études et d'autres expériences à l'étranger.
Dans cette interview, on discute :
Des raisons de sa première expérience au pair
Comment elle a trouvé les familles
Ça veut dire quoi exactement être fille au pair
Comment s'est déroulée l'alternance entre études et fille au pair
Son ressenti sur ses 5 expériences en Europe
Les avantages et inconvénients d'être au pair
Les conseils si vous souhaitez devenir au pair
Les liens de l'épisode :
Blog de Maëlys
Aupairworld.com
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Fille au pair en Europe : Le résumé écrit de l'interview
Maëlys a fait des études de droit et c'est durant toutes ces années qu'elle a fait de multiples expériences au pair. Actuellement, elle fait un stage avec le festival du film francophone à Tübingen et donne des cours de français.
Elle a commencé ses études de droit en 2010 à Nantes. Sa première année ne lui a pas trop plus. Et elle a trouvé une annonce d'une famille franco-allemande qui cherchait une au pair pendant 1 an.
Après quelques échanges, elle a décidé de partir à Berlin rejoindre cette famille. Il n'y a pas eu de soucis avec sa famille ou ses amis.
Elle a trouvé l'annonce de la famille sur le site OFAJ et elle a pu rencontrer la famille un weekend avant son départ.
Au pair, c'est quoi ?
On ne peut pas le faire dans son pays d'origine.
Tu travailles au sein de la famille : s'occuper des enfants principalement quand les parents ne sont pas là. En ajoutant le côté culturel, de parler sa langue ou de découvrir le pays.
Il n'y a pas de salaire, mais de l'argent de poche. Et il y a d'autres avantages : paiement du transport, assurance maladie, cours de langues, etc.
Elle a passé 11 mois à Berlin avec sa famille. Elle connaissait déjà un peu la ville et possédait un bon niveau d'allemand. Elle a emménagé pratiquement en même temps que la famille et s'est rapidement mise au travail, car l'école reprenait en aout.
L'été suivant, elle voulait aller en Grèce et s'est dit qu'elle pourrait peut-être trouver une famille là-bas. En une soirée, elle a trouvé une famille sur Internet.
Par contre, c'est un peu différent d'être "au pair estival" et être "au pair à l'année". Durant les vacances, tu t'occupes des enfants toute la journée. Maëlys passait beaucoup de temps à enseigner le français aux 3 enfants.
Ensuite, elle est retournée à l'université de Nantes pour poursuivre sa licence.
L'été suivant, elle a trouvé une famille en Italie, car elle souhaitait apprendre l'italien. Là-bas elle parlait un mélange d'anglais, d'italien et de français. Elle est restée 1 mois et demi.
Elle a fait sa troisième année à l'université, puis est repartie l'été suivant dans la même famille en Grèce.
Ses expériences au pair ne l'ont pas empêché de suivre ses études, car elle vivait chez ses parents et avait une bourse.
Après son Master 1, une famille autrichienne l'a contacté et elle est partie 1 an en Autriche pour une nouvelle expérience de fille au pair. Elle a pu en profiter pour voyager en Europe.
Maëlys s'est toujours senti à l'aise à jongler entre les études et les expériences d'au pair. Mais en Autriche, elle s'est quand même décidée à terminer ses études en faisant un Master 2. Elle a opté pour un Master de droit comparé à Strasbourg.
Même si elle a mis plus de temps, elle a fini ses études et ses expériences à l'étranger l'ont beaucoup aidé, notamment au niveau des langues et de sa "débrouillardise".
Trouver une famille au pair
Il existe des agences de placement au pair. Souvent payant. Souvent la famille qui paye, parfois premier mois de salaire retiré.
Elle a utilisé le site Aupairworld pour presque toutes ses expériences. Seules les familles payent. Il faut répondre à un questionnaire, qui te permet ensuite d'avoir des relations avec des familles, qui aboutit par un entretien par Skype.
Pas de souci de visa, car elle est restée en Europe. Sinon, la famille aide pour les formalités.
Il y a un contrat avec la famille, avec le nombre d'heures à effectuer, les tâches, avantages en nature, règles de préavis, etc. Contrat pas obligatoire, mais c'est préférable.
En terme d'heures de travail, cela va de 20H à 30H, selon les situations. Même si c'est plutôt 20H.
Pour la rémunération, cela varie entre 200€ et 600€ par mois. En Allemagne, elle gagnait 300€, en Grèce 600€, en Italie 200€, en Autriche 450€.
Avantages :
Découvrir le pays et apprendre la langue.
Se découvrir avec de nouvelles situations, gagner en confiance.
Rencontrer des personnes d'autres pays.
Inconvénients :
Il faut être hyper flexible, notamment en terme d'éducation des enfants.
Elle n'a pas eu le mal du pays, mais certains l'ont.
Il faut être assez débrouillard.
Conseils :
Sympa de choisir entre les pays, mais le plus important : feeling avec la famille.
La famille, c'est le quotidien, si tu ne t'entends pas avec eux, l'année va mal se passer.
Si ça se passe mal, il ne faut pas rester. Il est prévu dans les contrats que l'on peut s'arrêter.
Après la fin de ses études, Maëlys a réalisé un SVE d'un an (écouter une interview sur le SVE) en Slovaquie.
Elle a suivi une formation pour être animatrice franco-allemande, mais elle s'est aperçue que les "colonies de vacances" ce n'était pas pour elle.
Là, elle fait un stage comme traductrice. Et elle va donner des cours de français.
Objectif : partir en Nouvelle-Zélande en 2020.
Mot de la fin :
Allez y tentez ! Mieux vaut tenter que de regretter.
Merci d'avoir écouté l'épisode #103 du podcast !
Merci d'avoir pris le temps d'écouter cet épisode du podcast de Traverser La Frontière. Si vous avez des suggestions ou des remarques sur l'épisode, laissez un commentaire un peu plus bas.
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- Michael
Envie de vous installer au Portugal ?
Réfléchissez-y à deux fois avant de prendre la décision !
Dans cette interview, retrouvez Violaine qui après quelques années en Irlande du Nord a décidé de s'installer au Portugal pendant 1 an.
Vous allez découvrir les raisons de cette nouvelle expatriation, les difficultés qu'elle a rencontrées, la réalité sur place et son bilan globalement négatif.
Écoutez tout de suite l'épisode (48 min) :
Épisode #102 sur l'expatriation au Portugal de Violaine
On s'imagine parfois l'expatriation comme un petit paradis, loin de chez soi.
Et le Portugal fait partie de ces pays qui font rêver plus d'un Français : un doux climat, la plage, coût de la vie plus bas, la chaleur de ses habitants, etc.
Mais voyager au Portugal ou vivre au Portugal... ce n'est pas la même histoire.
Violaine s'est installée dans le nord du Portugal avec son conjoint et son enfant avec pour objectif d'y rester durablement. Un an après, elle a décidé de quitter le pays après une expérience décevante.
Dans cette interview, on discute :
Des raisons de son installation au Portugal
À quoi ressemble la vie sur place
Des difficultés pour se loger correctement à bon prix
Des différences entre l'Irlande et le Portugal
Tous les petits trucs qui l'ont déçu au quotidien
Les complications pour travailler comme freelance
Des choses à réfléchir avant de s'expatrier
Sa prochaine destination d'expatriation
Les liens de l'épisode :
Blog de Violaine
Son article bilan sur le Portugal
Son livre sur l'Irlande du Nord
10 conseils indispensables si vous voulez vivre à l'étranger
Comment écouter cet épisode ?
Cet épisode dure 48 minutes et vous pouvez l'écouter :
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S'expatrier 1 an au Portugal : Le résumé écrit de l'interview
Au moment de l'interview, Violaine se trouvait encore au Portugal.
Il y a 10 ans, elle commençait ses études à l'université (La Rochelle). Elle a pu travailler à l'étranger : ile de la Réunion, Chine, Canada, Islande. Elle a vécu 2 ans en Estonie. Puis elle a opté pour l'Irlande à la fin.
Actuellement, cela fait 1 an qu'elle vit au Portugal et elle travaille à son compte dans le marketing digital (rédaction ou traduction). Avant le Portugal, elle a vécu avec son conjoint pendant 5 ans à Belfast, avec une situation confortable.
Quitter l'Irlande pour le Portugal
Violaine a quitté l'Irlande pour des raisons personnelles et professionnelles, sans compter le Brexit qui aurait pu affecter leurs activités. Il y avait aussi le contexte du conflit en Irlande du Nord avec les mentalités de séparation qui sont restées, notamment au niveau des écoles catholiques/protestantes.
Son conjoint étant Portugais, ils sont partis au Portugal avec l'idée en tête d'un pays où il fait bon vivre. Ils se sont d'abord installés dans la région de Porto à Vila Verde, près de Braga. Puis à Guimarães.
Avant de partir, Violaine ne parlait pas un mot de portugais, mais elle était hyper motivée. Elle a pris des cours et s'est améliorée, même si elle ne maitrise pas vraiment la langue.
Au début, elle s'est retrouvée face à un choc culturel et des choses auxquelles elle ne s'attendait pas. Elle est arrivée en août et il faisait très chaud, près de 40°.
Elle a été confrontée à pas mal de soucis en arrivant. Elle n'a pas trouvé la population locale hyper charmante et accueillante comme on a pu lui vendre. Les gens n'avaient pas de respect pour elle ou sa famille. Elle a eu beaucoup de problèmes de logement : arnaque de l'agence, problèmes d'humidité, vieux appartements. Et sans un logement stable, c'était compliqué de construire et d'avancer.
Il faut compter au moins 600€ pour un appartement décent de 3 pièces à Guimarães. Ce qui est plus cher qu'un salaire minimum. À Porto ou Lisbonne, ça sera beaucoup plus cher.
Violaine comme son conjoint travaille en freelance depuis leurs maisons, c'était l'une des raisons pour aller au Portugal. Par contre, le marché des freelances n'est pas très évolué là-bas. En ce qui concerne leurs clients internationaux, le fait de vivre au Portugal n'a pas eu une bonne influence. Elle a eu beaucoup moins de travail, comme si le Portugal avait une mauvaise image.
En partant de l'Irlande du Nord, Violaine a fermé ses statuts administratifs et les a rouverts au Portugal. Cela s'est fait assez rapidement. En termes d'administration, c'est d'un niveau similaire à la France, pas forcément plus simple.
Au final, elle n'a pas réussi à travailler avec des clients portugais qui ne comprenaient pas vraiment le concept de freelance et travail à la maison.
Un gros problème d'adaptation
Violaine ne s'est pas trop plus au Portugal et n'a pas réussi à s'adapter.
"On ne peut pas se plaire partout, ce sont les aléas de l'expatriation."
Elle n'a pas trouvé les gens très accueillants ou respectueux. Elle a enchainé les problèmes de travail, de logement, de papiers.
En tant que jeune famille qui tentait de s'insérer au Portugal, cela n'a pas marché.
Son conjoint qui avait quitté le Portugal il y a 7 ans s'est rendu compte que pas grand-chose n'avait changé.
La vie locale portugaise n'est pas si simple. Beaucoup de Français s'y installent, mais avec un salaire élevé ou une bonne retraite, ce qui rend la vie plus agréable. Mais vivre comme un local, la vie est difficile.
"On a l'impression que tout est difficile au Portugal, qu'il faut se battre un peu pour tout, c'était un sentiment que l'on n'avait pas en Irlande."
Différences entre Irlande et Portugal
Facilité de logement
Mentalité en Irlande, les gens t'aident plus facilement (Portugais jugent énormément sans te connaitre)
Déplacement plus compliqué au Portugal
Après, c'est vrai que la population irlandaise est très gentille et accueillante.
Elle n'a pas vraiment réussi à se faire des amis sur place, car son expérience ne s'est pas bien déroulée dès le début et elle a vite perdu la motivation d'apprendre le portugais. Violainea plus d'amis expatriés.
Le Portugal reste un pays magnifique et c'est idéal pour le tourisme. Il y a beaucoup d'activités et de choses à faire. On y mange très bien.
"Passer ses vacances au Portugal et vivre au Portugal, ce sont deux choses bien différentes."
Avant de s'expatrier, il est important de faire une liste de ce qui est important pour soi, car on a tous une idée de la qualité de vie différente, des centres d'intérêt différents.
Pour Violaine, ce qui est important :
le logement
situation financière
météo
gastronomie
marché du travail, salaire
culture, sorties
loisirs
Il faut se renseigner sur tout ça en amont.
Violaine voit le Portugal comme un pays où il fait bon y vivre si on est retraité, jeunes à Lisbonne. Le pays peut plaire à certaines personnes.
Toute expatriation est bonne à prendre et même si l'expérience était mauvaise, Violaine a pu apprendre et n'a pas de regrets. Elle a permis de se rendre de ce qu'elle voulait vraiment.
Un retour en Irlande
Violaine a donc décidé de repartir en Irlande et de s'installer à Sligo, dans le nord-ouest du pays.
Là-bas, elle trouve les gens beaucoup plus ouverts, même dans les coins un peu reculés. Les Irlandais sont ouverts d'esprit.
Violaine se voit vivre en Irlande pour un bon moment. Par contre, elle ne se voit pas revenir en France, outre pour les vacances.
Expatriation apporte beaucoup de choses : apprendre à s'adapter rapidement à différentes situations, Ouverture d'esprit différente.
C'est toujours une super expérience de s'expatrier, même pour un an. Ne serait-ce que pour apprendre une nouvelle langue, de voir comment cela marche ailleurs.
Violaine a écrit un livre l'année dernière : Irlande du Nord: Incontournables & Itinéraires
À cheval entre un guide et un carnet de voyage.
Livre tout public : pratique pour organiser un voyage, ou pour en savoir plus sur l'Irlande du Nord. 80 incontournables, les lieux à voir absolument. Plein de photos, adresses, expériences à vivre.
Merci d'avoir écouté l'épisode #102 du podcast !
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- Michael
Envie d'un road-trip ? De voyager à travers le monde au volant d'un 4x4 ?
Dans cette interview, retrouvez Justin qui a réalisé un voyage en 4x4 avec sa copine depuis Bangkok (Thaïlande) jusqu'à Paris. Ce road-trip a duré 8 mois avec plus de 40 000 kilomètres au compteur !
Vous allez découvrir les raisons d'un tel voyage, l'itinéraire emprunté, les joies et galères en chemin, à quoi ressemblait leur quotidien et le budget total de cet incroyable voyage.
Écoutez tout de suite l'épisode (59 min) :
Épisode #101 sur le voyage en 4x4 de Bangkok à Paris
Voyager en van est la grosse tendance depuis quelques années. Nous en avons parlé dans le podcast récemment avec Dana & Stéphane qui ont parcouru l'Amérique du Nord et centrale en van. Mais le voyage en 4x4 tient aussi ses aficionados. Plus petit, plus maniable et surtout tout terrain, il permet d'aller dans les coins les plus reculés de notre planète.
Justin et sa copine Bee ont passé 8 mois entre la Thaïlande et la France à bord de leur 4x4. Avec 11 pays traversés (dont l'Inde, le Pakistan, l'Iran...) et 40 000 kilomètres parcourus, ils ont vécu des aventures complètement folles. Justin nous raconte tout.
Dans cette interview, on discute de :
La genèse du voyage
Pourquoi Justin vivait en Thaïlande
Comment il a convaincu sa copine de partir avec lui
Son itinéraire et les pays traversés
Sa traversée fantôme de la Birmanie
L'histoire dramatique qui a failli mettre fin au voyage en Inde
Son engouement pour le Pakistan
Comment les routiers qui ont sauvé Bee à la frontière Pakistan/Iran
Ses conseils pour effectuer un road-trip en 4x4
Son budget total pour ce voyage (dont le prix de la voiture)
Les liens de l'épisode :
Chaine YouTube de Justin
Page Facebook de Justin
Instagram de Justin
Comment écouter cet épisode ?
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Road-trip en couple de Paris à Bangkok : Le résumé écrit de l'interview
Justin a 24 ans. Il est depuis quelques années YouTube dans la thématique voyage/aventure. Il est développeur web à l'origine, mais a décidé de vivre de sa passion et réaliser des séries voyage.
Il revient tout juste d'un voyage dingue : il est parti de Bangkok jusqu'en Normandie.
Auparavant, il était expatrié à Bangkok durant 8 mois. Il avait une entreprise de créations d'applications mobiles.
Le voyage : Bangkok/Paris en 4x4
But du voyage : rentrer en Normandie avec sa copine thaïlandaise (Bee). Ils ont décidé de passer par la route, et non prendre le bateau ou l'avion.
Itinéraire : Birmanie, Inde, Népal, Pakistan, Iran, Turquie, Europe. Tout ça en 8 mois. Plus de 40 000 kilomètres parcourus, alors que la distance directe est de 13 000 kilomètres.
"En prenant l'avion, on loupe plein de choses"
En Thaïlande il avait déjà son 4x4 pour faire des reportages dans les campagnes. Il ne voulait pas abandonner son véhicule. Il a donc choisi de rentrer avec en France !
Justin a rencontré Bee (sa copine) pour des raisons professionnelles. Il avait besoin d'une traductrice pour ses reportages. De fil en aiguille, ils se sont mis en couple et lorsqu'il lui a proposé d'aller en France en voiture, elle a dit oui sans hésiter.
C'est dur de passer 8 mois, dans une voiture avec la même personne. Mais au final, ça s'est bien passé et ils sont toujours en couple !
Il a aménagé son 4x4 en fonction de ses besoins : ajout d'un matelas, de l'électricité, des tiroirs, etc.
Justin possède un permis thaïlandais, ce qui lui permet de conduire dans les pays de l'AESAN. C'est un avantage, car il a pu aller en Birmanie. Il pourrait aussi aller en Chine.
Sur les routes d'Asie
Dès le début du voyage, il a eu un souci au poste-frontière de la Birmanie, car il y avait des stickers YouTube sur la voiture. Et sur sa chaine, il y a des vidéos qui peuvent être polémiques comme "comment entrer au Cambodge illégalement". Ils ont réussi à négocier une entrée dans le pays, mais il fallait être escorté. Ils n'avaient pas la liberté de visiter ce qu'ils voulaient, ont dû dormir dans des hôtels non imposés et n'ont fait que rouler.
"Entrer en Birmanie avec son propre véhicule est très strict, je n'ai pas l'impression d'avoir visité le pays"
Ensuite il est allé en Inde. C'est un pays tellement grand, que d'une province à l'autre, ce n'est plus les mêmes gens, plus la même culture. Il a beaucoup aimé le nord avec les montagnes, mais a trouvé le Rajasthan très agressif.
Pour les gens qui voyagent en véhicules, c'est fatigant de camper en Inde, car il y a beaucoup de gens partout, même en plein milieu d'une forêt. Il est impossible de camper tout seul au milieu de la nature. Face à cette "oppression", il est allé au Népal, où il a eu un coup de foudre rapidement. Ils ont retrouvé une nature avec moins d'habitations, mais plus de pollution. Il a été marqué par les déchets laissés par les touristes en altitude. Il a d'ailleurs pris le temps de réaliser un reportage sur le sujet.
Le choc positif du Pakistan
Il a vu la différence lorsqu'il était dans les montagnes au Pakistan, où il y a beaucoup moins de tourisme. Tout est propre, il y a des poubelles partout. D'ailleurs le Pakistan fut une très bonne surprise.
"Le Pakistan est le pays préféré de Bee"
Après avoir vécu 2 expériences traumatisantes en Inde, Justin était sceptique quant au Pakistan, avec des préjugés en tête. Il pensait qu'il y aurait des gens de partout, ne pas se sentir accueilli, risque d'attentats ou de vols.
Dès qu'ils sont rentrés à Lahore, c'était un choc. Puis ils se sont avancés dans le pays, plus ils ont rencontré des gens accueillants. De l'Inde au Pakistan, la différence était énorme. Ils se sont alors dit qu'ils devaient rester plus longtemps au Pakistan et étendre leurs visas.
Ils sont allés à la frontière chinoise dans les montagnes, entourée de sommets à 6000 mètres d'altitude. Ils ont en profité pour se reposer. Le pays était sécurisé. Les gens ont envie d'offrir.
C'était un voyage spécial, car il y a tout de même des zones dangereuses et ils avaient parfois des hommes armés avec eux dans la voiture. Ils n'ont eu aucun souci durant le voyage au Pakistan, sauf vers la fin, dans la région du Baloutchistan, près de la frontière afghane et iranienne.
Le pays offre une escorte de l'armée aux voyageurs pour atteindre la frontière iranienne. Il y a des checkpoint tous les 20 kilomètres et change de convoi.
Vers l'Iran et l'Europe
À ce moment, Bee est tombé malade et la problématique était de quitter le Pakistan rapidement pour aller en Iran. Plus les jours passaient, plus la situation de Bee empirait, elle avait énormément de fièvre et devenait blanche. Justin a décidé rouler non-stop pour traverser la frontière. Mais il y a eu des soucis avec l'ambassade, il ne s'arrêtait plus aux checkpoints... Il a conduit durant 4 jours dans le désert sans s'arrêter. Il a même dû utiliser des piqures d'adrénaline pour maintenir Bee éveillée.
Au final, elle a été soignée en Iran. Elle avait une infection au niveau des reins. Il faut faire attention à la santé et partir avec une assurance voyage, c'est important.
Justin a trouvé le pays divisé en deux. Au niveau géographique, il a beaucoup aimé le sud, moins le nord. Puis au niveau de la population, entre les jeunes et les anciennes générations/conservateurs qui veulent maintenir un pays.
Iran interdit des choses, les gens veulent le faire ! Justin a rencontré beaucoup de gens qui n'avaient qu'une envie : quitter le pays.
La monnaie était très faible en Iran. Durant son mois, il a dépensé seulement 285€. Un plein d'essence lui revenait à 6€, en France c’est 125€.
"Les jeunes en Iran m'ont beaucoup attristé"
Justin a réalisé qu'il avait une vie extraordinaire et la chance d'être français, d'être libre et d'avoir un passeport qui permet d'aller partout dans le monde.
La Turquie était vraiment, mais une fois en Europe, Justin avait envie de revenir en Normandie. Car il puisait dans des réserves d'argent, puis il était fatigué du voyage et des publications de vidéos hebdomadaires. Le 4x4 était lui aussi dans état lamentable. Il avait hâte de revoir ses proches.
Budget du voyage
Achat du 4x4 : 5000€ en Thaïlande
Nissan Terrano 2 de 1997.
Il avait estimé le cout du voyage à 15 000€ pour 2 personnes et 8 mois, tout compris.
Avec tous les soucis, ils ont épuisé les 15 000€ à Istanbul. Finalement, ils ont dépensé 17000€. De Bangkok à Paris. Tout compris : visa, douanes, imprévus...
En sachant qu'ils auraient pu le faire pour moins cher et se sont fait plaisir, avec notamment un trek de 15 jours au Népal !
Des amis ont réalisé un voyage similaire pour 8000€.
Le traumatisme indien...
En plus de la galère au Pakistan, un autre évènement a marqué le voyage de Justin et Bee, c'était en Inde...
Ils sont allés dans le désert du Thar, dans le Rajashtan. Mais il faisait très chaud, avec 55 degrés. Ils ont cassé leur moteur dans le milieu du désert. Ils ont trouvé refuge dans un village, mais la situation s'est transformée en enfer. De ville en ville, ils ont fait du voiture-stop et se sont retrouvé dans une insécurité totale, c'était comme si était écrit sur leur front : "attaquez-nous, nous sommes très faibles".
Chaque jour, ils se faisaient menacer, piller, attaquer, crever les pneus, couper les freins, vandaliser, etc. Car c'était une "opportunité" pour des villageois de profiter de la situation de faiblesse de Justin et Bee. Ils voulaient clairement récupérer le véhicule.
Par contre, Justin ne voulait absolument pas abandonner le 4x4, car il a déposé une caution en entrant dans le pays,
Ce n'est pas un épisode comme les autres que je publie aujourd'hui... il s'agit du numéro 100 ! Cela fait 4 ans et demi que je fais ce podcast et nous atteignons un cap symbolique.
Si vous m'aviez dit que j'atteindrais 100 épisodes lorsque j'ai commencé à enregistrer des interviews, je ne vous aurais pas cru. L'aventure a commencé à Bali en 2014 et elle continue au Mexique en 2019 !
Un grand MERCI à toutes les personnes ayant écouté le podcast, celles qui m'ont laissé des avis et évidemment tous les invités. Sans vous, rien n'existerait.
Dans cet épisode exceptionnel, il n'y a pas d'invités. J'ai décidé de répondre en détail aux questions des auditeurs.
Nous allons parler des Balkans, de voyage à vélo, de visas lors d'un tour du monde, de reconversion professionnelle, d'études à l'étranger ou encore de mon budget voyage.
Écoutez tout de suite l'épisode (54 min) :
Les questions de l'épisode #100 du podcast
Retrouvez les questions et mes réponses rapides ci-dessous. Je vous conseille d'écouter le podcast pour avoir les réponses développées, mes impressions et conseils.
1) Caroline - Les Balkans
Question : Je prévois un road-trip en solo dans les Balkans cet été. J’aurais ma petite voiture, avec un coffre aménagé pour me dépanner. J’aurais aimé savoir si c’était safe, autorisé et s’il n’y avait pas de problème pour camper en Bosnie, Kosovo, Albanie, Macédoine. Et avoir des conseils sur les endroits à visiter dans la région.
Réponse :
Selon la loi, le camping sauve est autorisé en Albanie, Bosnie et Kosovo. Il est interdit en Croatie, Monténégro, Macédoine. Il n'y a pas de loi pour la Serbie. De mon côté, j'ai campé en Bosnie et en Macédoine sans soucis.
J'ai beaucoup aimé le lac de Rama et Sarajevo en Bosnie, le lac de Mavrovo et le lac d'Ohrid en Macédoine, et la ville de Prizren au Kosovo.
Globalement, la région est tranquille et il n'y a pas de soucis de sécurité.
Bivouac au lac Mavrovo (Macédoine)
2) Lucie - Voyager après le lycée
Question : Je suis jeune, j'ai 18 ans et j'aimerais beaucoup voyager. À ton avis, c'est préférable de voyager ou de continuer ses études. Le dilemme se pose pour l'année prochaine. Entre choisir d'aller à l'école normalement et d'être frustré de ne pas voyager. Ou de voyager, mais de ne plus aller à l'école.
Réponse :
Prendre une année pour voyager après le lycée ne signifie pas de perdre une année dans tes études. Il y a plein de gens qui se réorientent, abandonnent leurs études, étudient sur le tard, etc. Il existe des solutions pour financer ton voyage, même si tu es jeune : travailler en France et partir avec tes économies, faire des petits boulots, partir en PVT, faire du volontariat, etc.
À première vue, tu devrais te lancer. Tu ne risques pas grande chose, outre de vivre une expérience dont tu sortiras grandit. Il faudra juste convaincre tes parents ! Mais comme ils veulent ton bonheur, tu arriveras certainement à trouver les arguments pour les convaincre.
3) Cosette - Mon budget et mon temps de travail
Question : Quel est ton budget moyen pour vivre ? Quel est ton temps de travail par rapport à ton temps libre ? Suis-tu une activité de freelance ?
Réponse :
Mon budget moyen depuis des années est d'environ 1000€ / mois. Je voyage généralement dans des pays où le cout de la vie est faible et je ne suis pas du genre dépensier. J'ai assez peu de possessions et vis avec un sac à dos. Par exemple, j'habite en ce moment au Mexique et mon budget est de 800€ et je vis très bien.
Je travaille entre 20H et 60H par semaine. Je suis libre d'organiser mon emploi du temps. Je fais très peu de freelance pour le moment.
Lire l'article : "Comment je finance mes voyages depuis 8 ans"
4) Yohann - Les visas
Question : Quand tu voyages et que tu veux partir dans un pays voisin, comment tu fais pour les visas ? Est-ce que tu essayes de gérer sur internet avant ? Ou tu te présentes à la frontière et tu vois comment cela se passe ? Je me lance dans un Tour du Monde de 2/3 ans. C'est le genre de détails qui me font peur.
Réponse :
Il faut toujours te renseigner sur la situation des visas avant d'aller dans un autre pays.
Lire l'article : Préparer son premier voyage (section visas)
5) Chloé - Études à l'étranger
Question : Je m’apprête à partir étudier en Espagne en septembre prochain, dans un campus avec 100 nationalités différentes. Comment je peux faire pour m’adapter ou me faire des amis ?
Réponse :
Quelques conseils :
Apprendre les langues étrangères (espagnol, anglais)à
Ne pas venir avec des idées préconçues, éviter de tout juger ou critiquer
Loger en colocation ou en résidence étudiante
Participer aux évènements et aux soirées
Lire l'article : Mon Erasmus à Bratislava, 10 leçons qui ont changé ma vie
6) Anne - Reconversion professionnelle
Question : Après 3 années à l’étranger, j’ai décidé de changer de métier. J’étais dans le marketing/évènementiel et après avoir essayé d’autres expériences diverses, j’ai l’ultime conviction que je ne suis pas fait pour ce métier. Est-ce que cela se fait ? Est-ce que les gens ont des déclics au niveau pro ? Est-ce que les gens ont besoin de changer de métier ? Si oui, est-ce que tu aurais des exemples ?
Réponse :
La reconversion professionnelle est totalement normale. Nous ne sommes plus obligés d'exercer le même métier pendant 40 ans. Il est important de faire quelque chose qui nous anime, qui nous donne envie de nous lever le matin.
Quelques exemples de reconversion dans le podcast :
De vendeur en immobilier à professeur de surf
D'avocat à photographe/rédacteur web
De jongleur en cirque à contrôleur de gestion dans les ONG
Du marketing à prof de yoga
7) Lucia - Financement de voyage
Question : As-tu été financé pour ton voyage à vélo ? Et si oui, par qui ?
Réponse :
J'ai eu quelques sponsors pour mon voyage Paris/Téhéran. Ils m'ont offert des produits ou bien des réductions. Voir la page du voyage.
8) Pauline - Voyage à vélo
Question : J’ai bientôt 18 ans, une de mes passions, c’est le vélo. Cet été, j’ai envie de partir quelques jours à vélo avec ma meilleure amie. Notre seul frein : nos parents qui trouvent que l’on est un peu trop jeunes. Ils s’inquiètent. Selon toi, il y a un âge pour partir à vélo ? Deux filles de 18 qui partent toutes seules ? À vélo, à pied… ça pose des problèmes ?
Réponse :
Je ne pense pas qu'il y ait vraiment un âge. À partir de 18 ans, ça ne pose pas de problème. En voyageant à vélo, tu vas passer 95% dans les campagnes et tu évites donc les problèmes éventuels des villes (vols, agressions). Pour tes parents, je te conseille de leur présenter un plan bien préparé afin de les rassurer.
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- Michael
Le voyage en vélo vous tente ? Même en solo ? Même si vous êtes une femme ?
Dans cette interview, retrouvez Coline qui revient tout juste d'un tour du monde à vélo de plus de 2 ans. Il s'agit de la deuxième partie d'une longue interview.
Vous allez découvrir les différences du voyage à vélo à deux, puis en solo, les conseils pour rester en sécurité en solo ou les leçons que Coline a tirées de cette grande aventure.
Écoutez tout de suite l'épisode (49 min) :
Épisode #099 sur le voyage à vélo au féminin
Le voyage à vélo connait une popularité grandissante. Beaucoup tentent l'aventure, des hommes en solitaire, des couples, des groupes d'amis, mais une catégorie hésite encore à franchir le pas : les femmes seules. Une grosse interrogation plane au-dessus de la tête des femmes : est-il dangereux de voyager à vélo en solo quand on est une femme ?
Après une première partie de l'interview consacrée au tour du monde réalisée par Coline, nous abordons en profondeur cette question pour informer et inspirer les aspirantes voyageuses.
Coline a parcouru plus de 23 000 kilomètres à vélo, à travers 3 continents. Durant son voyage, elle a décidé de s'approcher au maximum des populations locales et de cuisiner des crêpes tout au long de son voyage. D'où le nom de son blog : Cook & Cycle.
Dans cette interview, on discute :
Des différences entre le voyage à vélo deux, puis en solo
Le comportement à adopter quand on est une femme seule
Les pays que Coline a évités durant son voyage et pourquoi
Tous ses conseils pour rester en sécurité
Toutes les leçons apprises durant ces 2 années de voyage à vélo
Les liens de l'épisode :
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Voyager à vélo au féminin et en solo : Le résumé écrit de l'interview
Durant les 7 premiers mois, Coline était accompagné d'un ami dans son voyage à vélo, puis elle s'est retrouvée seule pendant 1 an et demi.
Femme seule qui voyage à vélo : la sécurité
Elle a senti une très grosse différence lorsque son ami est parti, même si c'est un peu dur de comparer. Les continents sont différents
Lorsqu'ils étaient à deux, ils avaient tendance à être plus renfermés sur eux-mêmes. Lorsque Coline s'est retrouvée seule, elle était tout le temps avec les gens, elle s'arrêtait partout, elle discutait avec tout le monde. Être à deux, ajoute une barrière.
Être seul : femme ou homme permet plus d'accessibilité vers les gens, et eux osent plus venir te voir. À deux, ils pensent qu'on peut se suffire à soi même.
Le fait d'être une fille implique que les gens ont plus envie de prendre soin de toi.
Certains sont admiratifs, d'autres pensent que tu es complètement folle.
En voyageant seule, il y a des moments où tu es seul évidemment, mais plein d'autres où tu es avec des gens. Coline a été physiquement seul très rarement, à part sur son vélo. Elle a d'ailleurs roulé quelquefois avec d'autres cyclistes pendant quelques semaines. Être seul a l'avantage de pouvoir jongler entre les deux.
Lorsqu'on est une fille seule, on ne peut pas aller dans n'importe quel pays. Il faut beaucoup réfléchir à l'itinéraire.
Règle de Coline : quand je demande à camper quelque part, je vérifie qu'il y a une femme et/ou un enfant. C'était un gage de sécurité.
Après dans certains pays, elle a changé ses règles. Par exemple en Azerbaïdjan, elle a du croisé une seule femme en 2 semaines.
En toutes circonstances, Coline mise d'abord sur son instinct. Cela lui ait déjà arrivé de quitter un bivouac, car elle ne se sentait pas à l'aise.
"Si je ne le sens pas, je n’y vais pas"
Elle a déjà passé des soirées avec un ou deux hommes, sans aucun problème. Elle se souvient par exemple, d'une soirée géniale avec deux Arméniens, Georges et Serge avec qui elle a fait la fête.
"Il ne faut pas jouer avec le feu, mais le monde est généralement safe. Je me suis senti plus en sécurité sur mon vélo à travers le monde qu'à paris"
Il ne faut pas être naïve. En tant que femme, on est plus une cible que les hommes. Dans certains pays avec des tabous ou des frustrations, les femmes européennes sont vues comme des femmes faciles.
Coline a fait le choix d'éviter l'Iran, malgré les bons retours d'autres voyageurs en terme d'accueil de la population, de paysage et d'expérience. En tant que fille seule, elle a eu quelques retours négatifs, qu'il fallait faire attention avec les hommes. Puis d'autres retours de filles qui lui disaient de ne pas y aller, car elles avaient passé un séjour horrible là-bas.
Coline ne voulait pas avoir d'image négative de l'Iran, à cause de ce rapport à la femme. Elle a décidé de ne pas y aller tout de suite, mais d'y retourner une autre fois, avec un homme. Elle n'avait pas envie de faire l'Iran en bus.
Elle a aussi évité l'Inde, notamment l'Inde du Nord, qui n'est vraiment pas recommandé à faire toute seule, surtout à vélo. Elle ne voulait pas avoir une image négative du pays à cause de quelques hommes.
"Le vélo, c'est un plaisir, l'idée d'être dans l'insécurité, ça gâcherais mon plaisir"
Quand on est une femme, on est d'un côté accepté dans la société des hommes, et de l'autre à la vision du côté féminin. Elle a pu intégrer le monde des femmes et discuter avec elles de leurs conditions, qui sont beaucoup plus dures et restrictives qu'en France dans beaucoup de pays.
Conseils en terme de sécurité :
Essayer de prioriser les endroits où il y a une femme
Mettre une distance avec les hommes. Soit de façon assez froide, soit par l'humour. Coline préfère la 2e solution, elle discute, mais sans laisser d'ouverture. Cela dépend de la personnalité de chacun.
Être sur de soi. Dégage quelque chose qui montre que tu n'es pas une victime.
En 2 ans, elle ne s'est jamais sentie réellement en insécurité.
Les changements grâce au voyage à vélo
Coline est plus sereine et stresse beaucoup moins. Elle a moins besoin de tout contrôler pour se sentir en sécurité.
Cela lui a redonné foi en l'humain. Avant de partir, elle avait l'impression d'être dans un monde individualiste, où l'on attend toujours quelque chose en retour. Elle s'est rendu compte qu'il y avait beaucoup plus d'aspects positifs.
Le rapport à l'argent a aussi changé. En France, on a cette image que tout se monétarise. Au début, elle était mal à l'aise quand elle se faisait inviter, pensant qu'elle devait donner quelque chose en échange. Elle a vite compris que les gens ne font pas ça pour l'argent et s'en fiche. Elle partageait un moment avec ses hôtes, sans échange d'argent, nourriture ou biens.
Avant, Coline avait toujours plein de choses prévues, elle courait dans tous les sens. Elle ne veut plus faire ça. En France, quelque chose de dernière minute ou quelqu'un qui débarque sans prévenir, c'est dérangeant. Alors qu'en fait, c'est juste un partage de moment et elle ne voit plus ça comme une intrusion.
"Quelque chose qui va changer à mon retour, c'est de ne plus être toujours dans des choses cadrées et laisser place à l'inconnu."
Enfin, le besoin de plus de simplicité. Elle était heureuse de très peu durant le voyage et elle a envie de rester heureuse avec très peu.
Le futur après ce tour du monde à vélo
Durant son voyage, elle avait un fil rouge : cuisiner des crêpes pour les gens. En cours de route, elle a collecté plein de recettes de crêpes, avec des saveurs des endroits qu'elle a parcourus. Elle veut en faire un livre, qui ne sera pas un livre de voyage ni de recettes. Elle veut y lier des anecdotes, des rencontres et des recettes.
Une fois arrivée à Paris, elle va travailler sur l'élaboration du livre et profiter un peu des vacances avec des amis cet été.
Pour la suite, elle 'n’est pas sure de ce qu'elle veut faire. Coline veut éviter de faire des plans à trop long terme. Peut-être travailler, revoyager, elle ne sait pas.
"L'avenir est incertain, donc je le laisse arriver"
Mot de la fin :
J'ai mis 15 ans à me lancer. L'idée d'être seule était une barrière qui n'avait finalement pas lieu d'être. Certaines personnes ont peur de quitter leur boulot pour voyager, mais il ne faut pas le voir comme un trou dans son CV. C'est juste une expérience géniale qui ouvre beaucoup de portes, qui apporte un savoir-être que l'on ne peut pas acquérir autrement. C'est une expérience que je recommande vraiment. Si vous n'avez plus foi en l'humain, prenez votre sac à dos et votre vélo, et partez. Vous verrez que le monde est magnifique.
Merci d'avoir écouté l'épisode #099 du podcast !
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- Michael
Envie de voyager à vélo ? De faire le tour du monde ?
Dans cette interview, retrouvez Coline qui revient tout juste d'un tour du monde à vélo de plus de 2 ans. Il s'agit de la première partie d'une longue interview.
Vous allez découvrir les raisons d'entreprendre ce voyage, sa préparation et le récit de ses aventures à travers l'Amérique du Sud, l'Asie et l'Europe.
Écoutez tout de suite l'épisode (56 min) :
Épisode #098 sur le voyage à vélo de Coline
Après mon aventure Paris/Téhéran à vélo, je m'intéresse de près à tous les projets fous de voyage à vélo. Celui de Coline m'a plu : une femme seule qui roule pendant plus 2 ans sur les routes du monde. Après Gautier qui roule en solo et le couple Thomas/Cyrielle, il était temps de donner la parole à une femme en solo.
Coline a parcouru plus de 23 000 kilomètres à vélo, à travers 3 continents. Durant son voyage, elle a décidé de s'approcher au maximum des populations locales et de cuisiner des crêpes tout au long de son voyage. D'où le nom de son blog : Cook & Cycle.
Dans cette interview, on discute :
De la genèse de ce tour du monde
Comment s'est passée la préparation du voyage
Du choix de son itinéraire
Du déroulé du voyage, pays après pays (anecdotes, trajet, hébergement, rencontres...)
Des différences énormes qui existent entre les continents
2e partie de l'interview : voyage à vélo en solo et au féminin, conseils pratiques
Les liens de l'épisode :
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Guide du voyage à vélo
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Tour du monde à vélo : Le résumé écrit de l'interview
Coline vient de revenir en France, le 5 mars 2019. Soit tout juste 2 ans après son départ. Elle est en ce moment à Bordeaux, en route vers Paris. Elle est ravie de son retour en France, car les gens parlent français, ce qui facilite la vie. Puis la présence de pistes cyclables permet de voyager plus facilement. Elle fait le tour des amis et de la famille.
Son tour du monde commencé le 5 mars 2017.
La genèse du voyage
Coline a le projet de faire le tour du monde à vélo depuis qu'elle a 15 ans. Entre 12 et 15 ans, elle avait l'habitude de faire des randonnées vélo de quelques semaines avec ses parents.
Dés qu'elle a commencé à travailler, elle a mis de l'argent de côté. En 2016, elle a quitté son emploi pour avancer sur son projet.
Son travail avant de partir : stratégie de développement durable en entreprise.
Elle a mis 1 an après sa démission afin de préparer son projet : Cook and Cycle.
Les réactions de son entourage ont été très positives suite à l'annonce de ce voyage. Les gens trouvaient ça génial, même si un peu fou. Ses parents l'ont beaucoup soutenu.
Concernant la préparation, Coline pense qu'un an, c'était un peu trop. Elle a passé des dizaines d'heures pour analyser l'équipement.
"Plus on a de temps, plus on fait des recherches, plus on part dans le superflu"
Itinéraire du tour du monde à vélo
Au niveau de l'itinéraire, elle s'était beaucoup renseignée sur l'Amérique du Sud, mais n'a pas fait un itinéraire précis pour ne pas se retrouver bloquée. Elle avait les pays et les points d'intérêts sur une carte. Par contre, elle n'avait rien prévu pour toute la partie asiatique.
Pendant les 6 premiers mois de voyage, elle est accompagnée par un ami, puis elle continuera seule.
Elle a démarré le voyage en Uruguay pour remonter jusqu'en Colombie, en passant par l'Argentine, le Chili, la Bolivie, le Pérou et l'Équateur. Elle a pris un avion pour Singapour, elle a traversé la Malaisie en bus, puis a repris son vélo pour la Thaïlande, le Cambodge, le Laos et le Vietnam. Elle n'a pas eu son visa chinois, alors elle a pris un autre avion jusqu'au Kazakhstan. De là, elle a rejoint la France en passant par : Kirghizistan, Tadjikistan, Ouzbékistan, Kazakhstan, Azerbaïdjan, Géorgie, Arménie, Turquie, Grèce, Albanie, Italie, puis la France.
Son voyage a en tout duré 2 ans et 2 mois, dont 7 mois où elle n'a pas pédalé. Elle en a profité pour faire des pauses.
Rouler en Amérique du Sud
Coline est accompagné d'un ami pendant les 7 premiers mois du voyage.
"Avant tout, l'Amérique du Sud, c'était des paysages hallucinants."
Malgré la beauté des pays traversés, c'est ici que Coline a eu le plus de difficultés. Elle a passé son plus haut col à 5000 mètres. Elle a aussi eu des vents très violents. En Argentine et Chili, les vents étaient terribles et la montée du col "abra del acay" fut l'effort le plus dur de sa vie. Il faisait entre -15 et 5 degrés durant quelques semaines.
Coline a appris l'espagnol là-bas, ce qui lui a permis de communiquer avec tout le monde.
Elle aimerait beaucoup retourner en Amérique du Sud, car elle a la sensation d'en avoir vu qu'une seule partie. Il était impossible de tout faire en 7 mois.
Rouler en Asie du sud-est
Depuis la Colombie, elle a atterri à Singapour et a remonté la Malaisie en bus jusqu'en Thaïlande pour éviter la mousson.
En arrivant en Asie du Sud-est, elle s'est rendu compte qu'en terme de sécurité, tout était plus sécurisé qu'en Amérique du Sud. Elle pouvait marcher dehors dans la nuit sans souci par exemple. Les gens sont accueillants, malgré une barrière de la langue. La sensation de sécurité est agréable et en plus il faisait chaud.
Rouler en Asie centrale
Parfois considéré comme un paradis des cyclo-randonneurs, Coline ne connaissait pas la région avant de partir.
Étant arrivé en avion, le choc était assez intense. Elle préfère passer les frontières physiques qui permettent de s'habituer lentement au nouveau pays et qui lui procurent un énorme bonheur.
En arrivant au Kazakhstan, elle est tombée sur des gens qui avaient des têtes d'Asiatique, qui parlaient russe et qui étaient musulmans. Elle ne s'y attendait pas du tout !
Dans les pays en STAN, elle voit deux catégories : Kirghizistan et Tadjikistan = grosses montagnes, avec de la neige, mais avec des vallées chaudes et colorées. Elle est arrivée en mai et a trouvé la période idéale. Il y a des peuples majoritairement nomades. Au niveau des paysages traversés, ce sont des montagnes, des yourtes, des chevaux... Les gens sont accueillants et elle a pu bivouaquer proche des nomades. Après, le Tadjikistan, c'est un registre différent. Tout le monde passe son temps à t'inviter à prendre le thé ou l'accueillir.
Par contre, arrivé en Ouzbékistan, c'est du désert. Il y a quelques grosses villes et le désert entre elles. Là-bas, elle a réussi à se faire inviter presque tous les soirs, pour dormir ou manger.
Kazakhstan est encore différent. La partie ouest c'est que du désert aussi.
Ensuite, Coline a pris un bateau pour rejoindre le Caucase, où elle est arrivée à Bakou en Azerbaïdjan. Là-bas, c'était un choc, car elle roulait depuis 3 mois dans la campagne et les villages. Ici c'est une grande ville moderne où les gens s'habillent bien pour sortir.
Rouler en Turquie et en Europe
Elle est allée ensuite en Arménie pendant 2 semaines, puis en Géorgie pour se rendre en Turquie. Elle a traversé le pays du nord-est ou sud-ouest. À l'est de la Turquie, elle a eu quelques soucis, d'abord avec des hommes un peu lourds, puis le climat hivernal. Elle a pris un train d'Erzurum jusqu'au centre de la Turquie.
Arrivée en Grèce, elle s'est rendu compte que l'on était plus dans la même gentillesse que la Turquie. Là où les Turcs sont accueillants et super serviables, les Grecs tiraient beaucoup plus la gueule. Cela faisait bizarre, car après un an de grands sourires, l'ambiance était beaucoup plus froide. Cela ne lui a pas empêché de rencontrer des personnes sympas.
En Albanie les gens étaient adorables, mais elle n'y est restée que 5 jours.
Elle a ensuite pris un bateau de l'Albanie à l'Italie. Au lieu de la chaleur qu'elle espérait dans le sud du pays, elle a été accueillie par la neige ! Les conditions climatiques ont rendu ce passage en Italie compliqué.
Le passage de la frontière Française a vite fait oublier la période difficile. C’est maintenant pour elle le moment de passer des moments avec la famille et les amis et en plus généralement sous un beau soleil. De plus la fin de l’hiver annonçant aussi les journées plus longue en plus de la température plus douce, elle a put retrouver le plaisir de profiter de son lieu de bivouac avant de se mettre au chaud dans son duvet.
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- Michael
Envie de voyager à roller ? De tenter une aventure jusqu'en Afrique ?
Dans cette interview, retrouvez Johann qui a voyagé en roller de Madrid à Dakar. En plus d'une aventure hors du commun, son voyage a pris une dimension humanitaire une fois au Sénégal.
Vous allez découvrir la genèse de ce voyage, comment il a parcouru 5000 kilomètres avec ses rollers et ses conseils pour vivre une expérience similaire.
Écoutez tout de suite l'épisode (51 min) :
Épisode #097 sur le voyage à roller de Madrid à Dakar
L'Afrique reste le continent majoritairement ignoré par les voyageurs, mais quelques courageux tentent l'aventure. Dans le podcast, nous avons eu Gautier qui a parcouru à vélo tout le continent de l'Égypte à l'Afrique du Sud. Et maintenant, Johann qui a rejoint le Sénégal à roller en poussant une charrette 100% fait maison.
Il s'est embarqué pour une aventure de 7 mois à travers l'Espagne, le Maroc, la Mauritanie et le Sénégal avec un double objectif : vivre une expérience inoubliable et aider les enfants dakarois à pratiquer le roller.
Dans cette interview, on discute :
De son premier voyager en stop en Amérique du Nord et centrale
De sa première expérience de voyage à roller
D'où est venue l'idée d'aller au Sénégal à roller
Comment il a fabriqué sa charrette, indispensable au voyage
De sa journée type sur la route
De ses conseils si vous souhaitez entreprendre un voyage à roller
De son budget pour le voyage
Des détails de son projet humanitaire à Dakar
Les liens de l'épisode :
Travelbyblades.com
Chaine Youtube de Johnan
Instagram de Johann
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Madrid/Dakar à roller : Le résumé écrit de l'interview
Johann vient tout juste d'arriver à Dakar où il vient de finir son voyage : de Madrid à Dakar à roller avec une charrette, 5000 kilomètres en 7 mois.
Direction l'Amérique
Johann a 31 ans, il est né en Normandie.
Après le BAC, il a fait des études de tourisme, puis a changé vers des études en informatique. Il a trouvé un bon poste dans une entreprise pharmaceutique, ce qui lui a prouvé qu'il était capable de réussir professionnellement et aux yeux de la société. Mais cela lui a aussi confirmé que s'il continuait dans cette vie-là, il y aura un moment où il où sera malheureux. Il a alors tout plaqué : sa copine, son appart, son boulot, sa voiture... et a loué un garage à Strasbourg pour y mettre toutes ses affaires. Ensuite, il a pris un aller simple direction Montréal pour une grande aventure.
Il a fait 15 000 kilomètres en autostop pendant 1 an où il a traversé l'Amérique du Nord et l'Amérique centrale, du Canada au Costa Rica. Ensuite il a continué à roller jusqu'au Panama.
Il a fait ce voyage en stop il y a 6 ans. Entre temps, il a eu des périodes sédentaires, des périodes de voyage et de travail. Johann est web développeur et parfois modèle dans la mode, ce qui lui permet de gagner sa vie.
La genèse de ce voyage à roller
Alors que le voyage à vélo commence à se démocratiser, le voyage à roller est quant à lui inconnu. Il faut remonter au Costa Rica, où Johann est passé du stop au roller. Il avait l'impression de trop compter sur les gens pour son voyage et ne voulait plus être "le mendiant du bord de la route". Il a eu l'idée de voyager en roller lorsqu'il a vu un marcheur tirer une charrette. Il a alors fabriqué une charrette à 3 roues qu'il poussait en faisant du roller.
À savoir qu'il faisait déjà du roller avant de se lancer dans ce nouveau type de voyage. À l'époque, il n'y avait aucune documentation sur le voyage à roller, alors que ces dernières années, cela commence à arriver avec un tas d'exemples sur de longues distances.
Ce qui le différencie des autres voyageurs à roller, c'est cette fameuse charrette qu'il a fabriqué, car elle possède aussi une voile.
Mysty est une charrette fabriquée en bambou, sur 3 roues. Deux grandes roues de 26 pouces à l'arrière et une plus petite à l'avant accompagné d'une direction pour tourner. Un peu comme un caddie de supermarché. Il met toutes ses affaires dans la charrette et a tendance à emporter un peu trop de choses, car au total elle pesait 70kg en Espagne. Il a ses rollers au pied, puis pousse la charrette avec deux poignées, accompagnées de frein. Sécurité obligatoire, car dans les descentes, il peut aller jusqu'à 70km/heure.
Avant de faire ce voyage, il avait fait Barcelone/Tarifa avec cette même Charette, en compagnie de Gaia, un pigeon paon. Il a cependant été bloqué au sud de l'Espagne et n'a pu traverser le détroit de Gibraltar pour aller en Afrique, à cause de l'oiseau et des raisons sanitaires.
Après la perte de Gaia, il a eu un coup dur, mais s'est relevé avec comme objectif de voyager en Afrique en roller. Durant ses recherches, il est tombé sur le site de la fédération sénégalaise de roller et s'est dit qu'il pouvait aller au moins jusque là bas, puis qu'il y avait peut-être un projet caritatif à mener.
Il a donc discuté avec Accro roller, un club de roller à Dakar pour monter un projet. Il s'est donc mis en tête d'enseigner le roller à des enfants qui ont des problèmes (handicapés, abandonnés, talibés...) avec des associations sur place. S'en est suivi une grande collecte de rollers en France qui lui a permis d'envoyer une demi-tonne d'équipement depuis la France jusqu'au Sénégal. Il a aussi fait une campagne de financement participatif afin de financer toute la logistique.
De l'Espagne au Sénégal
Il a quitté Madrid en aout 2018 pour arriver à Dakar en mars 2019, pour environ 7 mois de voyage et 5000km. Il a longé la côte de l'océan Atlantique. Le Maroc a représenté la moitié du voyage avec une longue route qui se poursuit en Mauritanie jusqu'au fleuve Sénégal. La route se fait bien en vélo, mais c'était très compliqué en roller. L'un des avantages est un vent dans le dos qui permet de faciliter le voyage. Johann avait la chance d'avoir un bon équipement qui lui a permis d'aller outre les mauvaises conditions de la route, avec des roues spéciales en chambre à air.
Quand il est parti de Madrid, Johann ne savait pas vraiment dans quoi il se lançait et n'avait pas trop d'infos sur les routes en Afrique. Il a créer son chemin, sans avoir vraiment d'inspiration sur laquelle s'appuyer.
Les gens étaient très étonnés de voir Johann passer à roller. D'ailleurs, certains enfants ont pris peur au Sénégal, car il avait son chèche du désert, les grigris sur sa charrette, sa grande voile. Quand il arrivait, ils partaient en courant et même les adultes avaient parfois peur. Certains lui ont demandé s’il était un marabout.
Les pays traversés étaient assez différents. Mais ce qui a marqué Johan est la faible présence des supermarchés, ce qui permet d'avoir des commerçants de proximité dans les quartiers. Il a trouvé ça très cool. Cela permet d'avoir une vie de quartier plus animée et c'est aussi une façon de vivre au jour le jour.
Journée type :
Lever un peu avant le lever du soleil. Remballage. Petit déjeuner et petite toilette.
Vers 10H, pause pour manger puis repart jusqu'à 12/13H.
Ensuite, déjeuner et sieste et repart après 16H jusqu'au coucher du soleil.
Puis soit il trouvait un endroit pour camper ou allait toquer chez les gens.
Diner puis au dodo.
La règle de Johann en voyage est de dépenser 0€ en budget logement donc bien souvent il campait ou soit chez des gens selon les opportunités.
Bilan du voyage à roller
En ce qui concerne son budget, il tournait à 200/300€ par mois, principalement pour la nourriture.
Durant son voyage, il était tributaire du vent, de l'état de la route et le dénivelé. En moyenne, il roulait entre 50 et 60 kilomètres par jour.
Johann n'a pas connu de grosses galères durant ce voyage et il a pu résoudre chacun de ses problèmes, notamment mécaniques, rapidement.
Conseils pour la sécurité :
Se sentir légitime. Pas plus ni moins que les gens que l'on rencontre. Être serein quelque part.
Conseils pour le voyage en roller :
Visiter le blog travelbyblades.com
Regarder les tendances concernant le vent, car il joue un rôle primordial lors d'un voyage à roller.
Johann s'est donc posé à Dakar pour quelques mois afin de continuer son projet avec les associations de roller sur place.
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- Michael
Envie de vivre à Istanbul ? De vous expatrier en Turquie ?
Dans cette interview, retrouvez Pelin qui a quitté Paris après ses études en 2012 pour s'expatrier à Istanbul.
Vous allez découvrir pourquoi elle a décidé de partir en Turquie, comment elle a trouvé son premier emploi, à quoi ressemble la vie à Istanbul et ses conseils si vous souhaitez vivre dans cette ville.
Écoutez tout de suite l'épisode (56 min) :
Épisode #096 sur l'expatriation de Pelin en Turquie
Un contrat en VIE est un excellent moyen pour réussir sa première expatriation, en toute sécurité. Nous en avions parlé avec Anaïs lorsqu'elle est partie en Chine, ou bien Maria lorsqu'elle est partie sur l'ile Rodrigues.
Aujourd'hui, Pelin nous raconte son expérience qui l'a propulsé à Istanbul où elle vit depuis maintenant 7 ans. D'origine turque, elle est tombée amoureuse de sa ville d'adoption et ne se verrait pas vivre ailleurs.
Dans cette interview, on discute :
De ses études en France et son premier stage en Turquie
Comment elle a trouvé son contrat en VIE
Pourquoi les premiers mois d'adaptation ont été compliqués
De la nécessité ou non d'apprendre le turc pour travailler en Turquie
À quoi ressemble la vie quotidienne à Istanbul
Ses conseils pour trouver un travail en Turquie
Quel est l'état de sécurité à Istanbul
Quels sont l'importance et l'impact de la religion en Turquie
Les liens de l'épisode :
Civiweb.com (VIE)
Leblogdistanbul.com
Instagram de Pelin
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Expatriation à Istanbul : Le résumé écrit de l'interview
Pelin est d'origine turque (ses 2 parents étant turcs). Elle est née en France et vient d'avoir 30 ans. Cela fait 7 ans qu'elle habite à Istanbul. Elle a trouvé un travail après avoir eu son bac+5 en France.
Elle ne connaissait pas Istanbul avant d'y faire un stage en 2009. Trois ans avant son expatriation. Elle a tout de suite senti une attirance pour la ville.
Des études à Paris jusqu'à Istanbul
En finissant son cursus scolaire, elle a privilégié les offres à l'étranger et notamment Istanbul. Elle a trouvé son travail grâce au VIE (Volontariat International en Entreprise) qui permet de travailler à l'étranger avec un statut français.
Pelin a fait des études en commercial international à Paris 4, avec une option en marketing pour sa dernière année. Ce qui est plutôt bien tombé, car son job en VIE était un poste en direction marketing.
Pendant ses 5 années d'études, elle a fait des stages à l'étranger et en France. Elle cherchait spécifiquement un VIE pour pouvoir s'expatrier dans de bonnes conditions. Pendant 6 mois, elle a envoyé des CV "à la pelle" en prenant soin de personnaliser chaque candidature. En juillet 2012, elle a reçu une offre d'emploi avec une entreprise avec qui elle a eu un entretien auparavant.
Premiers pas dans l'expatriation
C'était une entreprise dans le secteur des jeux vidéos. Ils souhaitaient commercialiser un jeu vidéo coréen en Turquie et sa mission était de coordonner les actions marketing.
Il fallait parler turc pour ce travail et c'est l'unes des raisons pour laquelle Pelin a été embauchée. Mais lorsqu'elle est arrivée, elle s'est rendu compte qu'elle n'avait que des notions de turc et il était compliqué d'avoir des conversations au niveau professionnel. Les premiers mois étaient difficiles.
La langue turque est plutôt facile à apprendre, mais il faut quand même la travailler et prendre des cours pendant 3/6 mois.
Durant ses 6 premiers mois, Pelin a perdu tous ses repères, malgré son habitude de voyager. Au tout début, elle était très stressée par son turc et passait du temps à l'étudier pour être performante au travail. Une fois passé le cap des 6 mois, c'est devenu plus facile.
"L'expatriation ce n'est pas tout de suite facile"
La vie à Istanbul
Istanbul, une ville de 20 millions d'habitants, peu effrayer, avec beaucoup de monde et de brouhaha. Le trafic est très important.
Une des choses à savoir sur Istanbul, c'est qu'il n'y a pas de règles. Il faut oublier le train-train, le bus qui est à l'heure, le magasin qui ouvre à l'heure. Il n'y a pas trop de contraites, les voitures klaxonnent n'importe où et la vie au quotidien n'est pas très organisée. Ce qui fait aussi le charme de la ville. Pour certains c'est trop chaotique.
C'est aussi beaucoup de fun. Il y a beaucoup de jeunes, beaucoup d’universités, beaucoup d'activités et la ville bouge énormément.
"Il y a trop de choses à faire à Istanbul et pas assez de jours dans la semaine"
Rester à Istanbul après son VIE
Pendant 1 an, elle a travaillé dans cette entreprise de jeux vidéos. Ensuite, elle est partie et s'est reposé pendant 3/4 mois. À ce moment, elle a beaucoup travaillé sur son blog. Par la suite, elle a retrouvé un emploi dans une société française qui aide d'autres entreprises françaises à s'implanter en Turquie. Elle était chef de projet et marketing là-bas pendant 4 ans. En juin 2018, elle a démissionné de ce job pour se lancer en indépendante.
Elle aimait beaucoup ce travail, mais au bout de 3 ans et demi, elle a senti qu'elle avait fait le tour et qu'il fallait qu'elle sorte de sa zone de confort. Elle voulait sortir de son train-train. Elle avait besoin d'un nouveau challenge et pas forcément de rester 10/20 ans dans cette entreprise. Elle n'avait pas le temps de mener à terme les projets qu'elle avait en tête.
Elle avait un contrat local (turc) avec cette entreprise. Elle avait les mêmes conditions qu'avec son contrat précédent avec pour seul changement, qui était très embêtant : les vacances. Elle est passée de 5 semaines de vacances à 2 et demi. Ce qui l'embêtait le plus, c'était qu'elle devait voir sa famille pendant ces vacances et qu'il ne lui restait plus de temps pour voyager autre part.
Pelin possède aussi la nationalité française et turque, car ses parents l'ont déclaré au consulat turc en France. Elle n'avait donc pas besoin de visa. Par contre pour un français, il faut un permis de travail et c'est assez compliqué. Il vaut mieux trouver un emploi avant de venir.
Trouver un emploi et le cout de la vie à Istanbul
Pour trouver un emploi en Turquie, il faut d'abord viser les entreprises françaises et les emplois où il est nécessaire de parler en français. Emplois de professeurs dans les écoles françaises ou écoles turques privées.
Lors de ce premier emploi, Pelin avait un très bon salaire, d'environ 2000€, ce qui était énorme à l'époque. Lorsqu'elle a changé d'entreprise et était en contrat local, elle a réussi à conserver un salaire similaire. Le souci est que ces dernières années, la monnaie turque s'est dévaluée et il y a eu une forte inflation. Ce qui signifie que son pouvoir d'achat a diminué avec le temps.
Un loyer dans un quartier central coute environ 2000 lira (330€). Et si on se déplace un peu, on peut avoir un loyer dans les 1500 lira.
Les choses à savoir sur Istanbul
Istanbul est une ville séparée en deux par le Bosphore. D'un côté européen, d'un côté asiatique. Beaucoup vivent en Asie et d'autres travaillent en Europe. Le plus gros des entreprises est basé en Europe.
Pelin vit à Kadiköy, dans la partie asiatique. C'est extrêmement animé, avec beaucoup de monde. C'est aussi le côté le moins touristique de la ville. Dans la partie européenne, il y a beaucoup plus de tourisme et les prix sont plus élevés.
3 endroits, peu touristiques recommandés par Pelin à Istanbul :
Quartier Kuzguncuk : petit quartier adorable qui a logé plein de populations différentes
SSariyer : dans la partie européenne, avec une plage fréquentée par les locaux avec une très bonne ambiance
Boire un café dans n'importe quel café en terrasse dans une ruelle à Beyoglu. Autour de Taksim, chaque café a une ambiance différente.
Concernant la sécurité à Istanbul, Pelin répond que ce n'est pas plus dangereux que Paris, notamment pour les femmes seules. Il n'y a pas de dangers supplémentaires à Istanbul. Il y a juste quelques quartiers chauds où il est préférable de ne pas y aller. Il y a bien sur des pickpockets comme beaucoup de grandes capitales européennes.
C'est vrai qu'entre 2013 et 2017, il y a eu des attentats, mais il n'y en a plus en ce moment.
L'impact de la religion en Turquie
Au niveau de la religion, il est important de séparer Istanbul et le reste de la Turquie. La plupart des gens sont étonnés en arrivant à Istanbul et on peut la considérer comme une ville européenne.
"Ce que tu ferais à Madrid, tu peux le faire à Istanbul"
Tu peux être vêtue comme tu le veux, sauf dans une mosquée qui est un lieu de culte et où il est nécessaire d'être couvert. Sur la cote ouest, jusqu'à Antalya, on est sur des zones tranquilles, avec beaucoup de tourisme et occidentalisées.
En ce qui concerne l'Anatolie (centre et est du pays), il est possible d'avoir des regards insistants si votre tenue est trop à découvert. Les codes religieux sont un peu plus profonds. Les valeurs de l'islam sont ancrées dans le quotidien des gens. Il y a bien sûr des femmes voilées, mais aussi des non voilées, qui sont généralement très coquettes.
"En Anatolie, oui on fait attention, mais on met dans des pantalons alors qu'il fait 50 degrés".
Il sera très rare qu'on vous juge sur vos vêtements si vous êtes dans des endroits fréquentés par des touristes.
Il est cependant bon à savoir que les hommes turcs sont assez machos.
Pour finir
Pelin possède un blog : http://www.leblogdistanbul.com/
Elle y parle d'Istanbul ainsi que de toute la Turquie.
Le Pakistan attire votre curiosité ? Vous envisagez de devenir prof de yoga ?
Dans cette interview, retrouvez Amel qui a entièrement changé de carrière, passant du marketing à prof de yoga. Elle s'est depuis installée au Pakistan.
Vous allez découvrir comment elle est devenue prof de yoga en Inde, pourquoi elle a décidé de vivre au Pakistan et à quoi ressemble vraiment la vie dans ce pays, que beaucoup pensent dangereux.
Écoutez tout de suite l'épisode (50 min) :
Épisode #095 sur l'expatriation d'Amel au Pakistan
Un grand nombre de pays sont réputés dangereux pour les voyageurs. Cette image est parfois valide, mais bien souvent, elle est erronée, dû à un traitement médiatique négatif et réducteur. Je pense notamment à la Colombie où j'ai passé 5 mois sans soucis ou bien récemment les 6 semaines passées en Iran en n'ayant jamais eu peur pour ma sécurité. Au contraire.
Peu de voyageurs se rendent au Pakistan à cause de sa mauvaise réputation, mais Amel qui s'est installée dans ce pays nous raconte la réalité de ce pays. Sans dangers et avec une culture riche, elle travaille au Pakistan en tant que professeur de yoga.
Dans cette interview, on discute :
de sa première expatriation au Sri Lanka
d'où est venue sa passion pour le yoga
pourquoi elle a décidé de ne pas vivre en France
comment elle est devenue professeure de yoga
pourquoi elle s'est installée au Pakistan
à quoi ressemble la vie sur place
quelle est la situation sécuritaire du pays en 2019
comment elle a trouvé un travail et son salaire
ses expériences insolites
ses conseils si vous souhaitez voyager au Pakistan
Les liens de l'épisode :
Instagram d'Amel
École de yoga "Siddhi Yoga" en Inde
Comment écouter cet épisode ?
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Devenir prof de yoga et s'installer au Pakisan : Le résumé écrit de l'interview
Amel a 29 ans. Elle a grandi en ile de France et a étudié le marketing digital en école de commerce. À la fin de ses études, elle a travaillé 1 an et demi au Sri Lanka.
À son retour en France, elle s'est rendu compte qu'elle ne voulait pas y vivre et a voyagé en Asie. Elle est dorénavant professeure de yoga au Pakistan.
"Le Pakistan est un pays où tout est possible"
Là-bas, c'est comme si la vie n'avait pas de limites. Par exemple, elle a récemment été invitée par l'armée de l'air pakistanaise à aller skier dans le nord du pays.
De la France au Sri Lanka
Durant ses études en école de commerce, elle est partie au Venezuela et avait adoré. Lorsqu'elle est revenue pour faire son master 2, elle voulait vraiment partir à l'étranger à la fin de ses études. Elle a postulé un peu partout dans le monde et le Sri Lanka l'a choisie. Elle ne connaissait rien au pays à la base.
Au final, elle a travaillé durant 1 an et demi à Colombo (capitale du Sri Lanka) dans une agence de voyages (myglobetravel), en expert digital marketing.
Au début, elle a eu du mal à s'adapter, mais avec le temps elle a adoré le pays.
Elle a commencé à prendre des cours de yoga, puis y est allée plus souvent et elle est tombée amoureuse de ce sport et sa philosophie. Le yoga lui a permis d'être plus dans le moment présent et de se poser des questions essentielles. Physiquement, elle se sentait plus légère, mobile, plus à l'aise dans son corps.
Elle a quitté le Sri Lanka au bout d'un an et demi, car elle avait fait le tour du pays et avait changé de groupe d'amis. Et la France commençait à lui manquer.
Une vie en France devenu impossible
À son retour en France, elle est restée 3 mois puis enviait ses amis qui voyager à travers le monde. Alors elle a pris un job alimentaire comme hôtesse d'accueil à mi-temps afin de mettre de l'argent de côté. Elle a fait ça pendant 1 an, puis elle a commencé son voyage en Asie en Thaïlande. C'était la destination avec le billet d'avion le moins cher. Elle n'y est restée que 2 semaines, car le pays ne lui a pas trop plus.
Après la Thaïlande, Amel a passé 3 mois en Inde. Elle est restée dans le nord du pays : Calcutta, Varanasi, Agra, Rishikesh, Ladakh, le Cachemire. Durant ce voyage, elle ne s'est jamais sentie en insécurité, tout le monde a été correct. Les paysages sont magnifiques, la nourriture parfaite, même si un peu grasse.
Une nouvelle carrière : devenir prof de yoga
3 mois avant de partir, elle avait prévu de faire son entrainement de yoga en Inde. Elle a choisi l'école Siddhi Yoga à Dharamsala. Ça a couté 1050€ pour 1 mois de formation. Axé sur le Hatha/Vinyasa yoga.
Journée type : 1H de méditation. 2H de yoga. Cours d'alignement. Déjeuner. Cours de philosophie, d'anatomie. Puis encore du yoga pendant 1H30. C'était incroyable, car tu appris énormément sur toi-même. Tu apprends à connaitre ton corps, ses limites et prendre confiance en toi. Tu évolues énormément en 1 mois. Son niveau en yoga s'est complètement amélioré et cela apprend aussi à enseigner.
En ce qui concerne l'enseignement, le plus compliqué est de se lancer, de commencer quelque part.
Après la fin de son stage, elle est partie au Pakistan où elle a réussi à trouver un travail en tant que professeure de yoga.
Partir au Pakistan
L'envie d'aller au Pakistan est d'abord venue de ses colocataires avec qui elle vivait au Sri Lanka. Ensuite, une fois en inde, elle était tellement proche du Pakistan qu'elle a saisi l'opportunité d'y aller. Elle avait fait son visa à Paris avant son voyage. À la base, elle n'avait pas prévu de travailler au Pakistan, mais elle a adoré le pays. Elle s'est installée à Lahore et n'avait pas de visa de travail. C'était en novembre 2018.
Avant de traverser la frontière, elle était terrorisée et avait en tête toutes les paroles de son entourage : ne pars pas, c'est dangereux, il y a des kidnappings, de terrorisme, etc. Elle hésitait à y aller, mais elle est partie. Elle s'est fait héberger grâce à Couchsurfing et a tout de suite su que cela allait être génial. Lahore est une ville comme une autre. Les gens ont été gentils avec elle.
La sécurité au Pakistan
Elle est aussi allée à Islamabad, Peshawar, la vallée du Swat, Chitral, Hunza, toute seule. Elle était comme une vraie princesse. Les gens prenaient soin d'elle et elle n'était jamais toute seule. Elle ne s'est jamais sentie en insécurité, même si elle a parfois eu des escortes policières, notamment quand elle faisait des randonnées dans le nord. Ils ont peur qu'il lui arrive un problème et veulent s’assurer que tout se passe bien pour les touristes. Il ont peur des retombées négatives qui peuvent arriver dans la presse.
Il existe des zones où il n'est pas possible d'aller, comme le Baloutchistan ou le Cachemire pakistanais ou des zones tribales entre Peshawar et la frontière l'Afghanistan.
Elle n'a jamais ressenti d'insécurité concernant les vols ou agressions en ville. On ne lui a jamais dit de faire attention à ses affaires.
Vivre et travailler au Pakistan
Pour le visa, il faut demander à l'ambassade du pays résident. Il faut une lettre d'invitation d'un pakistanais ou par une agence qui en fournit une. Après il faut des documents classiques comme la photo, billets d'avion, etc. C'est assez simple.
Pour trouver son job de professeur de yoga, elle a contacté la propriétaire d'un studio de yoga sur Instagram. Et de fil en aiguille, elle a commencé à donner des cours particuliers, puis a trouvé un poste grâce à un groupe Facebook.
Elle donnait 10 cours d'1H par semaine et cela lui permettait de payer son loyer et de vivre. Environ 25€ de l'heure. Les cours par pair étaient de 50€ de l'heure. Ses clients étaient des gens assez riches. Elle était en colocation avec un Pakistanais et une Allemande.
Le budget pour vivre à Lahore pendant 1 mois en colocation est d'environ 500/600€.
À savoir qu'il n'y a pas de bars ou discothèques.
La religion musulmane est omniprésente au Pakistan. Il y a des mosquées un peu partout. Les appels à la prière 5 fois par jour, durant lesquels, tout le monde arrête ses activités. Le voile n'est pas obligatoire pour les femmes au Pakistan. Les femmes s'habillent de façon traditionnelle comme européenne.
Amel a bien vécu la présence de la religion, qui n'était pas oppressante. Les femmes semblaient plutôt bien traitées.
"Au Pakistan, les gens sont 20 000 fois plus accueillant qu'en France ou au Sri Lanka".
La vie d'Amel au Sri Lanka : donne environ 10 cours par semaine et prend 1 semaine par mois pour voyager. Elle va aussi souvent à Islamabad, ville qui l'a surpris : c'est propre, c'est vert, il n'y a pas de tuktuk, entouré par la montagne. C'est très beau. Lahore, c'est beaucoup plus bordélique, avec beaucoup de trafic.
Elle est aussi souvent invitée à assister à des mariages. Au Pakistan, ils adorent les blancs, sont très chaleureux et donc ils ont souvent invité Amel à leurs mariages.
Au rang des choses insolites, Amel a tiré avec un fusil M12, chez un ami pachtoune. Ils ont très souvent des armes chez eux. Sinon, elle a voyagé avec l'armée de l'air pakistaine dans un avion militaire, pour aller participer à une compétition de ski dans le nord du pays.
En général, il y a peu de voyageurs au Pakistan.
Du côté négatif, en tant que femme seule on reçoit des demandes en mariage tout le temps. Ça peut devenir agaçant. Amel ne sait jamais si les hommes qui viennent lui parler veulent les aider ou veulent quelque chose d'autre. Du coup, elle apprend à dire non et fixer les limites.
Conseils si vous souhaitez voyager au Pakistan
Venir avec l'esprit ouvert, oubliez ce que vous avez entendu sur ce pays
Être prêt à accueillir des expériences incroyables
Envie d'aller au Québec ? De travailler avec des chiens de traineaux ?
Dans cette interview, retrouvez Benjamin qui a quitté la France pour faire un volontariat de 6 mois au Québec. Son job : conducteurs de chiens de traineaux.
Vous allez découvrir pourquoi il est parti, comment il a trouvé cette opportunité et le déroulement cette incroyable expérience dans le froid canadien.
Écoutez tout de suite l'épisode (53 min) :
Épisode #094 sur le volontariat de Benjamin au Québec
Le volontariat à l'étranger est un excellent moyen de voyager, tout en limitant ses dépenses. Nous avons déjà abordé le sujet sur le podcast comme lors de l'épisode #066 avec Romain qui a passé 4 mois en Amérique du Sud, en cumulant les expériences de volontariat.
Benjamin, quant à lui, est parti pour 6 mois et a décidé de rester au même endroit : le parc de la Jacques-Cartier au Québec. Il a trouvé un volontariat de conducteur de chiens de traineaux et nous raconte cette belle aventure.
Dans cette interview, on discute :
de sa première expatriation ratée en Irlande
des raisons du départ au Canada
comment il a trouvé ce volontariat avec les chiens de traineaux
comment il a appris ce métier sur le tas
à quoi ressemblait son style de vie
quels étaient son budget et sa rémunération
les avantages et inconvénients de ce type de travail
les qualités nécessaires pour devenir conducteur de chiens de traineaux
ses conseils si vous souhaitez effectuer un volontariat similaire
Les liens de l'épisode :
Workaway
Aventure Nord-Bed
Instagram Benjamin
Le nouveau blog de Michael : Aventure-Chien.com
Comment écouter cet épisode ?
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Conducteur de chiens de traineaux au Québec : Le résumé écrit de l'interview
Benjamin vient tout juste de revenir en France, il y a 5 jours. Il était au Sri Lanka et recommande cette destination pour voyager. Il a 25 ans et originaire de Bretagne.
De la Bretagne au Canada
Il est parti pour un premier voyage en Irlande pour apprendre l'anglais et travailler. Cela ne lui a pas trop plu, alors il est allé au Canada faire un métier totalement différent : muscher, soit conducteur de chien de traineau. Après le Canada, il a voyagé en Asie en sac à dos : Indonésie, Thaïlande, Vietnam. Retour en France pour travailler un peu. Reparti en juin 2018 en Mongolie, Chine, Corée du Sud, en Indonésie, en Malaisie et au Sri Lanka.
Benjamin a un bac STG, car apparemment "le plus facile". Plus il a passé une formation pour être professeur de sport dans les salles de fitness. Il a ensuite travaillé comme coach sportif pendant 2 ans, puis il est allé en Irlande pour faire le même type de travail.
Il y est resté 3 mois. Cela ne lui a pas trop plus, notamment en à cause de l'incapacité de bien communiquer en anglais, alors il s'est décidé à partir au Canada pour travailler avec les chiens de traineau.
Après 4 jours express en France, il s'envole pour Montréal, puis le parc de la Jacques-Cartier au nord de Québec city.
Il avait 23 ans lorsqu'il est arrivé au Québec.
Pourquoi le Canada :
Région où on parle français et anglais
Inspiré par un film avec des chiens de traineau
Puis sur workaway, il a trouvé des offres intéressantes pour travailler en tant que muscher. Il a reçu une réponse positive, puis a décidé d'y aller en moins d'une semaine !
Il est parti avec seulement 800€ sur son compte en banque.
Devenir conducteur de chiens de traineaux
Son travail au départ : s'occuper des chiens, nettoyer les cages, les nourrir, les atteler au traineau lorsqu'il y a des clients.
Au bout de 4 jours, il a été mis à l'essai pour être conducteur de chien de traineau avec les clients. Ça s'est bien passé et depuis il est resté à ce poste.
Il a appris le métier sur le tas grâce aux indications de son patron. Le métier est génial, mais ce n'est pas fait pour tout le monde. Benjamin a mis un mois pour être à l'aise à faire ce métier.
Il y avait 4 muschers, avec 4 équipes de chiens différents. Il y avait 103 chiens au total et Benjamin s'occupait de 38 chiens. Il y a 5/6 chiens par traineau.
Au maximum, il prenait avec lui 6 personnes lors des sorties. En général, il y en avait 2 par jour. Une sortir de 10H à 11H et une de 14H à 15H. Pour certains clients, ils partaient à la demi-journée, en privatif. Il travaillait 8 heures par jour, 6 jours sur 7. Donc il faisait environ 50 heures par semaine.
La vie durant l'hiver québécois
Pour ce travail, il n'était pas rémunéré, par contre il gagnait de l'argent grâce aux pourboires, très courant au Canada. En moyenne, il touchait 1300$ par mois, en sachant qu'il était nourri et logé. De plus, il est loin des villes et ne dépensait presque pas d'argent.
Le quotidien variait en fonction de la météo. Quand il fait -40°, la neige se transforme en verglas, tout devient compliqué. Parfois, il peut tomber 40cm de neige dans la nuit, alors il faut se lever tôt le matin pour déblayer la route à cause des chutes de sapin.
L'aspect pratique du travail, c'est que tu peux manger tout ce que tu veux. Car entre le froid, courir après les chiens, pousser le traineau, tu ne pourras pas prendre un gramme. Pour manger, ils faisaient les courses toutes les semaines pour cuisiner à la maison.
Malgré le fait qu'il était isolé de tout, Benjamin a passé un très bon moment, car il y avait une superbe équipe, que des jeunes, venus de pays différents. Ils étaient en moyenne 8 entre les bénévoles et les salariés.
En tout, il est resté 6 mois, en utilisant le visa de touriste canadien. Il est parti lorsque la saison se terminait. Elle peut commencer en novembre/décembre jusqu'en avril.
Il a beaucoup appris sur les chiens de traineau, la culture québécoise, sur la vie à -30°. Sur soi-même, il a aussi évolué, car il était loin de la vie moderne. Il ne se pensait pas aussi vaillant, alors qu'il était plutôt habitué au confort intérieur. Être dehors, dans le froid, tous les jours était assez dur.
"Je souffre, mais en même temps, je m'éclate"
Il a retiré une fierté de ce travail et a vu qu'il était capable de bien plus de ce qu'il pensait.
Au niveau des côtés plus compliqués il y eut :
Des chiens qui sont décédés.
Les batailles de chiens
Conseils si vous souhaitez tenter l'aventure de muscher
Qualités pour être un muscher :
N'avoir aucune peur des chiens
Ne pas être fainéant, il y a beaucoup de travail
Être en bonne condition physique
Il faut savoir lâcher prise et s'éclater, même dans la difficulté
Les femmes peuvent aussi faire ce travail, par contre il ne faut pas être trop léger pour conduire le traineau. En dessous de 65 kilos, ça se complique.
Conseils pour ceux qui veulent tenter l'aventure :
Se mettre au sport : avoir de bonnes jambes et du cardio
De passer du temps avec des chiens
Pour trouver un tel travail, Benjamin recommande fortement Workaway. Il y a des profils des deux côtés et il y a déjà pas mal de choix. Sinon, faire des recherches sur Google et trouver des compagnies qui font ce genre d'activités.
Benjamin n'a pas forcément envie de refaire cette expérience, car c'était super dur et fatigant. En tout cas, il ne refera pas dans une autre compagnie que celle où il a travaillé.
Benjamin va rester un peu en France pour faire des économies. Puis en aout, il va se rendre aux États-Unis pour travailler dans les champs de marijuana, avant d'aller au Mexique et Amérique centrale.
Mot de la fin : si vous ne vous plaisez pas dans votre situation actuelle, n'hésitez pas ! je suis parti avec 800€, donc tout le monde peut le faire. Osez même si cela parait risqué. Les opportunités s'offriront à vous.
Merci d'avoir écouté l'épisode #094 du podcast !
Merci d'avoir pris le temps d'écouter cet épisode du podcast de Traverser La Frontière. Si vous avez des suggestions ou des remarques sur l'épisode, laissez un commentaire un peu plus bas.
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- Michael
Envie de vivre en Australie ? De voyager tout en pratiquant votre métier ?
Dans cette interview, retrouvez Sébastien qui après avoir voyagé et travaillé un peu partout dans le monde, a décidé de poser ses valises à Sydney. Son métier : mécanicien vélo.
Vous allez découvrir pourquoi il a commencé à voyager, comment il s'est expatrié en Australie ou comment il a trouvé du travail dans une dizaine de pays à travers le monde.
Écoutez tout de suite l'épisode (51 min) :
Épisode #093 sur l'expatriation de Sébastien en Australie
Pour travailler à l'étranger, il y a généralement deux voies : faire son le même travail que de son pays d'origine ou faire des petits boulots nécessitant peu de compétences. Dans l'interview du jour, on s'intéresse au premier cas, qui n'est pas aussi difficile que l'on peut penser.
Sébastien a été formé en France pour être mécanicien vélo. Après avoir travaillé en France, il est parti en Australie, puis au Luxembourg, en Allemagne, au Canada ou encore en Nouvelle-Zélande où il a exercé ce métier.
Dans cette interview, on discute :
de ses premières expériences professionnelles en France
des raisons de partir en Australie pour faire un PVT
de ses techniques pour apprendre l'anglais en Australie
des différents boulots qu'il a effectués
de ses expatriations au Luxembourg, en Allemagne et les autres pays
pourquoi il n'arrive plus à travailler en France
avec quel type de visa il peut rester vivre en Australie
ses conseils si vous souhaitez travailler en Australie
Les liens de l'épisode :
Podcast #032 sur le PVT
Podcast #073 : vivre en Australie après un PVT
Study Bird
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Mécanicien vélo à travers le monde : Le résumé écrit de l'interview
Sébastien vit dans la banlieue de Sydney, à Parramatta, depuis 2015.
Il est originaire de Normandie, a 30 ans. Il travaille dans un magasin de vélo la journée en tant que mécanicien vélo et le soir dans une pizzeria.
De la France au premier voyage en Australie
À l'origine, il a suivi une formation de mécanicien moto, à l'école du Mans. Puis, il est allé à l'INCM à Paris pour suivre une formation de mécanicien vélo en apprentissage (18 mois). Il a travaillé au cycle Saint Honoré, Decathlon La Madeleine puis il était responsable formation à Mondovélo (Sport 2000).
Les débouchés en France sont corrects, mais le mieux est d'aller travailler en Belgique, en Allemagne ou au Luxembourg. Il y a beaucoup d'offres et le salaire est bon.
En 2012 à Lyon, il a rencontré une fille, qui est devenue sa meilleure copine. Comme elle était australienne, il a décidé d'aller la rejoindre.
"J'ai tout planté pour elle, mais ce n'était pas ma chérie"
Il avait 22 ans quand il est parti en Australie.
Avant son PVT, il avait déjà un peu voyagé : Angleterre, Écosse, Irlande. Par contre, il ne parlait quasiment pas anglais. D'ailleurs, quand il a rencontré son patron, il ne comprenait rien à ce qu'il disait. En Australie, il s'est mis à regarder des films en anglais et lire en anglais. Il voulait progresser.
Son autre méthode était de prendre des cours d'anglais dans les bars, en rencontrant des gens ! Pour lui, c'était la meilleure des techniques.
En Australie, il commence par faire les vendanges et la cueillette de fruits, mais ça ne lui plaisait pas vraiment. Il est donc allé rejoindre son amie à Parramatta et il a trouvé un magasin de vélo où travailler dans l'après-midi.
Il gagnait entre 3000 et 3500 dollars par semaine.
Le salaire minimum en Australie est de 18,75 dollars par heure.
Dans le milieu du vélo, avec un bon CV et un bon relationnel, il est possible d'avoir un très bon salaire.
En France, ce travail est souvent rémunéré au SMIC.
La multiplication des expériences à l'étranger
Il a fait son PVT d'un an, puis est revenu en France.
Il a voulu travailler en France, mais n'était plus en phase avec la mentalité française et sa façon de travailler. Il a fait un mois d'essai, a travaillé très dur et a eu l'impression que son patron "profitait" de lui. Comme il avait des copains au Luxembourg, il est parti là-bas en 2013.
Au Luxembourg, il a travaillé dans une équipe professionnelle de cyclisme. Les weekends, ou en semaine, il partait sur les courses de vélo. Il préparait le camion atelier, et était dans une voiture qui suivant la course pour ravitailler ou réparer les vélos.
Il a pu participer à Paris-Roubaix, le tour des Flandres, le tour de France, le tour d'Espagne...
Il est resté 1 an au Luxembourg. Ensuite, il a travaillé à Salzbourg, dans une base de loisirs, en Allemagne, pendant 5 mois.
Ensuite, il a pas mal baroudé : Canada, États-Unis, Mexique, Brésil et il aide des gens dans des magasins de vélo. Parfois, il était payé, parfois il avait le logement offert. Comme une sorte de workaway/helpx.
Les années 2013/2014 représente pour Sébastien de beaux moments et il a beaucoup appris.
Retour en Australie
Ensuite, il est revenu en France, il travaillait pour Intersport pour former des mécaniciens, mais n'était pas spécialement heureux, et avait une "impression de se faire chier."
Il a démissionné, puis s'est envolé pour l'Australie pour 3 mois. Il y trouve du travail, ainsi que sa chérie actuelle. En 3 mois, sa vie a complètement changé.
Ensuite, il part en PVT en Nouvelle-Zélande, de janvier à novembre. Il a travaillé dans un vignoble pendant 4/5 mois, puis une auberge de jeunesse où il était à la réception. Il a aussi fait guide touristique dans la haute saison. Puis il a travaillé dans un magasin de vélo dans la région de Nelson.
Ensuite, il est reparti en Australie en novembre 2016, où il est resté jusqu'à présent.
Sa nouvelle vie australienne
Pour rester en Australie, il fait des visas étudiants. Tout d'abord dans une école d'anglais, puis dans une école de management de sport. Pour avoir ces visas, il est passé par l'agence "study bird".
École TAEF : 5 jours par semaine : 1900 dollars par semestre.
Prix du visa : 1000 dollars.
C'est assez simple d'avoir un visa étudiant, mais il y a pas mal de restrictions. Par exemple, on ne peut pas travailler plus de 20 heures, soit 400 dollars par semaine. Il y aussi un plafond de salaire, environ 1000 dollars max par semaine.
En ce moment, il essaye d'obtenir le "partner visa" avec sa copine. Avec ce visa, il pourra avoir une meilleure, obtenir la medicard (carte vitale), et d'avoir un travail normal.
Ce visa est cher à obtenir. Sébastien a déjà dépensé plus de 10 000 dollars. Il y a 18 mois de délai, avec un visa temporaire. Le gouvernement demande des justificatifs, des factures, photos, un pacs local... C'est un long processus.
Sébastien se voit vivre en Australie. Il aime la mentalité de travail, il adore le climat, la mentalité des gens, plus ouverts. Le cadre de vie lui plait. Par contre, le gros point négatif concerne la nourriture !
Il a un deuxième boulot : livreur de pizza. C'était son rêve et il l'a réalisé. Il travaille 5 soirs par semaine là-bas.
Les conseils de Sébastien
Foncez ! Il faut y aller, tenter sa chance.
S’il avait écouté les autres voyageurs, il serait resté dans les backpacks à faire des petits boulots dans l'agriculture. Il a osé faire ce dont il avait envie.
"Il ne faut pas vivre avec des regrets"
En soi, les métiers qui existent en France sont pour beaucoup transposables à l'étranger. Comptable, cuisinier... Surtout qu'à l'étranger, c'est souvent plus facile qu'en France.
En Australie, tout est plus simple. Un compte en banque est ouvert en un jour, tu peux travailler en une semaine, quelques minutes pour un numéro de téléphone.
Conseils pour le PVT Australie : ne restez pas dans les grandes villes. Sortez dans les banlieues proches, plus dans les terres. Durant les périodes de Noel, c'est la meilleure période pour faire de l'argent, car les étudiants sont partis.
Mot de la fin : voyagez !
Ouvrez-vous l'esprit. Quand vous montez dans l'avion, laissez la mentalité française en France. Imprégnez-vous de la mentalité du pays et vous serez beaucoup dans votre façon d'être et de penser.
"Il faut s'ouvrir au monde"
Merci d'avoir écouté l'épisode #093 du podcast !
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- Michael
Envie de voyager en van ? De partir avec votre famille ?
Dans cette interview, retrouvez Alizé, Maxime et Yuna qui forment une belle famille de voyageurs. Ils ont acheté un van il y a 2 ans et depuis ils parcourent l'Europe tout en travaillant.
Vous allez découvrir les raisons de l'achat du van, comment l'arrivée de Yuna a changé leur façon de voyager, comment ils travaillent sur la route ou encore les bons et mauvais côtés de vivre dans un van.
Écoutez tout de suite l'épisode (55 min) :
Épisode #092 sur la vie en van d'Alizé, Maxime et Yuna
C'est la deuxième apparition d'Alizé et Maxime dans leur podcast. Après nous avoir parlé d'échange de services et de slow travel il y après de 4 ans, ils reviennent pour nous parler de leur nouveau mode de voyage : en van, en famille et toujours très lentement.
Alizé et Maxime voyagent depuis 2010 et ont toujours eu ce rêve de voyager en van. Ils ont franchi le pas en achetant un Mercedes 207D en Belgique il y a 3 ans. Entretemps est née la petite Yuna et au printemps 2017, ils sont partis tous les trois sur les routes d'Europe.
Dans cette interview, on discute :
de leur transition : du voyage en sac à dos au voyage en van
des raisons de l'achat de ce van
du cout du van et de leur budget mensuel
comment ils travaillent tout en voyageant
comment ils gèrent l'électricité, l'eau et internet
comment l'arrivée de Yuna a changé leur façon de voyager
des questions de socialisation et d'éducation de Yuna
des bons et mauvais côtés de vivre en van
de leurs pays traversés en van : Italie, Espagne, Portugal, Maroc
de leurs conseils si vous souhaitez voyager en van
Les liens de l'épisode :
Detourlocal.com
Instagram Détour Local
Interview #018 sur l'échange de services
Comment écouter cet épisode ?
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Voyager en van et en famille : Le résumé écrit de l'interview
Alizé, Maxime et Yuna sont actuellement sur la cote portugaise, à Sintra, près de Lisbonne.
Un couple de voyageurs
Ils se sont rencontrés en 2010, en Tanzanie. Depuis, ils ont voyagé ensemble, d'abord en sac à dos, puis en faisant des échanges de services, le tout très lentement. Il y a 3 ans, ils avaient l'envie de voyager en van. Ils ont alors trouvé en Belgique un van (Mercedes 207d) qu'ils ont acheté très vite. Ils sont partis en Sicile avec le van, où ils ont passé du temps à retaper l'intérieur. Quelques mois après, Yuna est née en Belgique et dès qu'elle a eu 3 mois, en mai 2017, ils sont partis avec elle en voyage avec le van.
Pour le moment, Alizé s'occupe de Yuna à temps plein et Maxime travaille pour la famille. Il est webdesigner et programmeur. Il travaille avec beaucoup d'auberges et dans le milieu de l'hôtellerie. Il alimente aussi les réseaux sociaux de ses clients. Il travaille sur la route.
Le choix de voyager en van
Depuis qu'ils se sont rencontrés, ils avaient toujours eu envie de voyager en van. Maxime a d'ailleurs le rêve de traverser les Amériques sur toute sa longueur en van.
Ils ont plus de confort, notamment pour les hobbys, comme la cuisine ou des fabrications artisanales. Et puis quand Yuna est arrivée, cela paraissait logique de voyager en van avec elle et pas en sac à dos. Il y avait aussi le fait de construire un projet à soi sur le long terme, tout en continuant l'aventure.
Le fait de pouvoir accueillir des amis en voyage était aussi important, car auparavant c'était plus compliqué. Ils peuvent dormir à 4 et manger à 6 dans leur van.
Le van a couté 3000€ à l'achat et tous les couts liés à sa rénovation s'élèvent à 14 000€ étalé sur 3 ans (mécanique, aménagement, achats frigo, panneaux solaires...). Ils ont beaucoup axé sur la sécurité du van.
En terme de budget mensuel, pour les dépenses quotidiennes, ils sont aux alentours de 1500€. Cela comprend la nourriture, l'essence, les activités, assurances, internet, etc. Le logement est dorénavant inclus.
Ils utilisent un routeur 3G afin d'avoir Internet et de pouvoir travailler. Cela coute environ 25€ pour 50 GO par mois.
Pour l'électricité, ils utilisent des panneaux solaires, suffisant la plupart du temps, sauf en cas de météo vraiment défavorable.
Une foi acheté, ils ont repeint le van en blanc, ils ont fait des travaux de base puis ils sont partis en Sicile. Ils ont roulé jusqu'au bout de la botte italienne puis ont pris un ferry. Ils ont passé 6 mois sur l'ile, en commençant par un volontariat workaway. Puis ils sont restés pour faire les gros travaux sur le van.
L'arrivée de leur fille Yuna
Ils sont ensuite retournés en Belgique, car Alizé était enceinte. Ils se sont installés quelques mois pour préparer l'arrivée de Yuna et continuer à rénover le van. Alizé a accouché en Belgique.
Trois mois après la naissance, ils repartent en van, cette fois à 3, avec Yuna. Ils ont longé la côte Atlantique française, puis ont roulé en Espagne et au Portugal. Puis ils ont passé tout l'hiver 2017/2018 au Maroc.
Le voyage en van est plus ou moins arrivé avec Yuna, car ils n'étaient pas vraiment en road trip en Sicile. Le fait d'avoir un enfant n'était pas le plus gros changement, car tout le monde passe par les mêmes moments difficiles. C'est challengeant d'avoir un enfant dans sa vie, en van ou pas. Au niveau du voyage, il a fallu s'adapter au rythme de Yuna. Au tout début, c'était plus facile, car elle dormait beaucoup et on pouvait l'emmener n'importe où. En grandissant, c'est plus compliqué.
Pour Maxime, ce qui est intéressant avec l'arrivée de Yuna, c'était sa naïveté. De redécouvrir des choses simples, dans la vie comme dans le voyage. Cela leur permet de voyager différemment, de rencontrer d'autres familles. Cela demande aussi de gérer l'aspect du temps.
"Yuna est comme un éclaireur"
Avec un enfant, les gens viennent beaucoup plus facilement vers eux. Il est beaucoup plus simple de briser la glace.
Le voyage en van au Maroc était génial. Tout d'abord grâce aux gens et leur sympathie. Tout le monde s'intéressait à Yuna. La Maroc c'est aussi la nourriture et les épices délicieuses, sans compter sur des paysages magnifiques.
La #vanlife, un paradis ?
Avantages du voyage en van :
Sentiment de liberté, tu peux voyager où tu veux, rencontrer du monde, avec le vrai confort d'une maison.
Le van permet de donner une stabilité à la famille et à Yuna. Son environnement reste le même, malgré le fait que l'extérieur change. Le van est un point d'ancrage, comme une véritable maison.
Cela permet de voir des endroits en dehors des villes, des coins plus nature.
Désavantages du voyage en van :
Les aspects techniques et mécaniques.
Le stationnement.
Le cout de l'essence.
Le van est une méthode pour voyager comme une autre, avec ses bons et mauvais côtés.
La vie en van comme une normalité
Lorsqu'ils rencontrent des gens, ils pensent souvent qu'ils voyagent en van. Mais non, ils vivent dans leur van, ils travaillent dans leur van. Leur van est un mix entre le camping-car luxueux et le van de base. Ils ont tout le confort, une douche, toilettes, frigo... et même le chauffage.
Concernant Yuna, il n'y a pas de problèmes de socialisation, c'est même l'inverse. Elle parle à tout le monde, elle va jouer avec les autres enfants. C'est plus une question d'éducation des parents qu'un mode de vie.
Concernant l'éducation de Yuna et l'école, ils ne savent pas encore ce qu'ils veulent faire. Ils ne pensent pas l'intégrer dans le système d'éducation traditionnelle.
Conseils pour voyager en van
Pour le van, il est important d'en tester quelques-uns, d'en louer afin de voir la vraie réalité de la vie en van. Ce mode de vie n'est pas forcément pas fait pour tout le monde.
De prendre le temps. D'adopter le slow travel. Ne pas se presser, ne pas devoir tout voir, de prendre des photos parfaites...
"On n'est pas obligé d'aller au bout du Maroc ou à l'autre bout de la planète pour voyager. On est capable de voyager très agréablement tout près de chez nous."
Être à l'écoute des enfants. Le considérer comme un adulte.
Oser. Car à chaque fois, le plus dur c'est le premier pas. C'est ce qui nous bloque constamment, de voir une grosse montagne devant soi. Une fois le premier pas effectué, tu as fait 90% du chemin.
Futur
Ils vont rouler jusqu'à Nice, puis ils partent 3 semaines en vacances au Québec pour Noël. Ensuite, ils vont faire un tour en Belgique. À partir de février 2019, ils partent en Sardaigne avec le van à la recherche du soleil. Puis à partir du printemps, remonter vers le nord et la Norvège.
Mot de la fin
Oser faire différemment. Oser de vivre un rêve, quelque chose de particulier. Il faut juste le faire, pas attendre, ne pas attendre le jugement des autres. Il faut se lancer et y aller.
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- Michael
Envie de changer votre vie grâce au voyage ? De partir seul à l'autre bout du monde ?
Dans cette interview, retrouvez Sarah qui a décidé de partir à 20 ans de sa Suisse natale pour voyager à travers le monde. Depuis, elle a trouvé un sens à sa vie.
Vous allez découvrir les raisons du départ de Sarah, les détails de son voyage initiatique jusqu'au Cap-Nord, la suite de ses aventures jusqu'à l'écriture de son premier livre.
Écoutez tout de suite l'épisode (49 min) :
Épisode #091 sur la quête de sens de Sarah grâce au voyage
J'évoque souvent comment le voyage a changé ma vie. Plus je fais des interviews pour le podcast, plus je me rends compte que je suis loin d'être seul. Sarah fait partie de ces nombreuses personnes, qui touchée par le voyage, a changé entièrement sa façon de voir la vie.
Adolescente qui ne trouve pas sa place et mal à l'aise dans la société, Sarah Gysler décide de partir pour le Cap-Nord depuis la Suisse. Toute seule, en stop et sans argent, ce voyage signe le début d'une grande aventure qui la mènera aux quatre coins du monde.
Dans cette interview, on discute :
de son adolescence compliquée en Suisse
des raisons de son départ pour le Cap-Nord en stop
comment ce voyage mouvementé s'est déroulé
du choc lors d'un retour de long voyage
de ses aventures en Asie et dans les Caraïbes
comment elle a vécu sur un bateau pour faire une transatlantique
comment elle voyage avec un budget minuscule, voire sans argent
les différents volontariats qu'elle a effectués
de la question sécuritaire lorsqu'on voyage seul et en stop
les leçons tirées après 4 ans de voyage
et de son livre Petite, sorti en juin 2018
Les liens de l'épisode :
Site de Sarah : Laventurierefauchee.com
Son livre : Petite
47 conseils pour voyager seul
Comment écouter cet épisode ?
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Voyager seule, en stop et sans argent : Le résumé écrit de l'interview
Sarah vit actuellement en Suisse. Elle fait beaucoup de choses différentes : elle a écrit un livre, voyage et aime naviguer.
Elle possède un blog : L'aventurière fauchée
Le nom de son blog existe pour faire comprendre le type de voyage qu'elle fait, alternatif, en stop et sans trop d'argent.
Adolescence compliquée en Suisse
Sarah Gysler a grandi en Suisse jusqu'à ses 20 ans.
Enfant, elle était un peu à l'ouest, perdue et pas à l'aise dans la société. Elle était beaucoup trop curieuse. L'école a été une catastrophe. L'entrée dans le monde professionnel, encore pire. Elle a essayé à plusieurs reprises de rentrer dans les cases, jusqu'à ce qu'elle comprenne qu'elle n'y arriverait pas. Un peu par hasard, elle a trouvé la route et ça a changé sa vie.
Elle a quitté l'école à 16 ans et a commencé à bosser dans un bureau, puis a enchainé les petits boulots. Elle habitait seule à partir de 18 ans. Avant de voyager, elle considère "n'avoir rien fait". Elle était seule, à essayer de s'en sortir au sein du système.
Elle ressentait beaucoup de colère, d'incompréhension et de manque de confiance en soi.
"Pourquoi je n'y arrive pas alors que les autres y arrivent ?"
Elle avait une haine de beaucoup de choses et ce n'est pas ce qu'elle voulait dans sa vie, c'est une des raisons qui l'a poussée à partir, pour essayer de trouver autre chose que cette colère.
Voyager seule en stop jusqu'au Cap-Nord
Elle est partie à 20 ans, en direction du Cap Nord depuis la Suisse. C'était la première fois qu'elle partait, elle n'avait aucune connaissance du voyage. Elle était seule, est partie en stop et sans argent. Elle se disait constamment "on verra..."
Il y a eu plusieurs éléments déclencheurs qu'elle raconte dans le livre Petite, dont un dernier, lorsqu'elle était à Toulouse. Là-bas, on lui a volé son sac, ses affaires et son téléphone. Elle a dû rentrer en stop en Suisse, à 800km, sans argent. À ce moment, elle a reçu une bouffée d'air frais, comme une première claque de la liberté.
À la base, elle ne savait pas trop où aller. Elle a fait tourner une mappemonde qui est tombée sur la Laponie. Elle a alors décidé d'aller au Cap-Nord. L'aller-retour lui a pris 5 mois. Elle a pris beaucoup le temps d'explorer la Norvège.
Quand elle est partie, elle n'avait pas d'argent. C'est d'ailleurs son seul voyage réalisé de cette manière.
Quand elle est partie, elle n'a pas donné beaucoup de détails à sa famille et son entourage. Ce challenge était déjà dur en soi de partir comme ça à 20 ans, mais en rajoutant le regard des autres sur le projet, on ne s'en sort pas... Ils ajoutent généralement de la peur supplémentaire.
Au départ, ce voyage était une fuite, mais elle s'est rendu compte que tu ne peux pas fuir pendant des mois quand tu es seul. C'est devenu assez rapidement une quête, sans trop savoir de quoi. Une quête de sens.
Pour ce voyage, elle ne faisait que du stop, dormait chez l'habitant, récupérait de la nourriture comme elle le pouvait. C'était palpitant. Le début d'un truc énorme que l'on ne connait pas. On n'a jamais appris à vivre comme ça, au jour le jour, dans un lâcher-prise total. Vis pleinement l'instant présent. Ce n'était pas tout rose, mais ça valait le coup.
Elle a même appris à pêcher avec deux Norvégiens durant son voyage. Depuis elle a pu se nourrir grâce à une canne à pêche. Elle devenait de plus en plus autonome. Elle a aussi appris à se débrouiller dans la forêt, à savoir quoi récupérer pour manger, comment le faire, etc.
Quand elle est partie, Sarah ne parlait pas du tout anglais, seulement le français. Elle avait un guide de conversation qu'elle a appris en deux semaines. Elle n'avait pas le choix. Elle a appris les rudiments en quelques semaines puis après deux mois, elle pouvait tenir une conversation. Aujourd'hui, elle le parle bien alors qu'elle n'a jamais pris de cours. Ça se fait sans trop de soucis quand tu es immergé.
Ce n'est pas si dur. Et c'est pareil avec l'espagnol, elle ne le parlait pas du tout, mais elle se fait maintenant comprendre. C'est une question de temps et d'avoir envie.
Elle a mis 4 mois pour arriver au Cap-Nord.
Le Cap-Nord n'est pas super joli et pas très intéressant, mais c'était seulement la destination. Elle n'avait rien à y faire. Le plus important, c'était le trajet avant, les rencontres, les paysages qu'elle a pu voir. C'est pour ça qu'elle a pris autant de temps.
Lieu le plus beau en Norvège : Iles Lofoten
Sinon, Sarah a aimé passer du temps dans les petits villages norvégiens, à la rencontre des gens. C'est ce qui l'a le plus marqué. Il y a facilement moyen de se perdre et sortir des endroits touristiques en Norvège.
Une fois arrivée au Cap-Nord, elle a mis un mois pour revenir en Suisse.
Repartir après un terrible retour
En rentrant, Sarah est épuisée. Elle a dormi pendant plusieurs jours de suite. Assez rapidement, elle a eu une dépression du retour. Elle n'avait pas prévu de repartir et pensait qu'elle ferait ça une fois dans sa vie et passer à autre chose. Mais c'était impossible.
Elle est alors retournée travailler, avec pour objectif de repartir. Avec un peu de sous cette fois. Elle est partie en Asie elle a pris le Transsibérien, a visité la Russie, Mongolie, la Chine et les Philippines.
Ce premier grand voyage au Cap-Nord a changé beaucoup de choses pour Sarah.
D'abord au niveau des gens. Sarah était assez "sauvage", elle avait du mal socialement. Le fait d'être forcé d'aller vers les gens l'a aidé à nouer des relations magnifiques. Elle a gagné en confiance et avait moins peur d'aller vers les gens. Et au fil des rencontres, elle s'est rendu compte qu'il y avait encore de l'espoir pour l'humanité, que des gens veulent faire des choses. Elle a aussi beaucoup réfléchi à la place de l'argent dans nos vies.
Le Transsibérien était un de ses rêves, alors elle l'a fait. Elle ne savait pas trop où aller. Après la Chine, elle s'est envolée pour les Philippines où elle a passé 5 mois. Elle est revenue ensuite en Europe pour 3 mois et s'est embarquée dans son plus grand voyage : de Lausanne à Bogota en stop.
Aux Philippines, elle a voyagé et s'est posée. Elle devait y rester 1 ou 2 mois, mais elle n'a pas vu le temps passé et y est restée 5 mois ! Elle est allée dans les iles du Sud, comme dans le Nord (Batad, Banaue, Sagada).
"Ce pays te happe. Il y a une grande diversité de paysages et les gens sont incroyables partout."
Pour ce voyage, elle avait environ 200€ par mois.
Elle dormait chez l'habitant. Elle prenait des bus ou faisait du stop.
Au-delà de l'océan Atlantique
Après ce voyage, elle est revenue en Suisse et a pété un plomb. Ça la démangeait trop de partir. Elle ne voulait pas rester. Elle a travaillé pour mettre 1000 francs suisses de côté puis elle est partie. Son projet était d'arriver de l'autre côté de l'Atlantique.
Elle est partie le 8 décembre, avec l'envie d'arriver au Brésil, mais ça ne s'est pas passé comme ça...
Elle est allée jusqu'à Gibraltar en stop, puis elle a trouvé un capitaine de bateau qui a accepté de l'emmener jusqu'aux iles Canaries en tant qu'équipière. Puis, une fois là-bas, ils lui ont proposé de faire la Transatlantique avec eux. Elle s'est retrouvée à la Barbade, aux Caraïbes.
La famille sur le bateau avait besoin d'aide et Sarah s'est occupé de leur fille pour lui donner des cours, a aidé à navigué et faire les quarts, elle a poncé l'extérieur du bateau pendant 1 mois. Elle n'a rien payé pour voyager sur le bateau.
Sarah avait essayé une fois de faire du bateau, mais elle n'avait pas de connaissances de voile en partant. Aux Caraïbes,
Envie d'aventures ? De changer votre vie en voyageant ?
Dans cette interview, retrouvez Matthieu, jeune aventurier qui parcourt le monde depuis son adolescence. Dans quelques semaines, il s'envole en Antarctique pour rejoindre le pôle Sud.
Vous allez découvrir la genèse de sa passion pour le voyage, ses différents projets autour du monde, les études qu'il a menées en parallèle et les dessous de sa prochaine aventure "Objectif Pôle Sud".
Écoutez tout de suite l'épisode (57 min) :
Épisode #090 sur les aventures de Matthieu autour du monde
Quand on évoque le terme "aventurier" ou "explorateur" on s'imagine que c'est réservé à quelqu'un d'autre, une sorte d'élite du voyage. Pourtant tout le monde peut prendre son courage à deux mains et aller explorer le monde, se créer des aventures inoubliables. C'est le cas de l'invité de cet épisode du podcast qui parcourt le monde de façon insolite depuis près de 10 ans.
Matthieu Tordeur est le plus jeune membre de la Société des Explorateurs Français. Après avoir fait le tour du monde en 4L, il va relever un défi invraisemblable : rejoindre le pôle Sud depuis la côte de l'Antarctique.
Dans cette interview, on discute :
de ses influences de voyage
de ses premières aventures, en vélo ou en voilier
de ses études, entre l'Angleterre, l'Allemagne et la France
de son tour du monde en en 4L et la promotion du microcrédit
de son projet de rejoindre le pôle Sud
de sa préparation et du financement d'une telle aventure
des livres qui l'ont grandement inspiré
Les liens de l'épisode :
Site de Matthieu : Matthieutordeur.com
Site de son expédition : Objectifpolesud.com
L'axe du loup - Sylvain Tesson
Le marcheur du pôle - Jean-Louis Étienne
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Vivre une vie d'aventures : Le résumé écrit de l'interview
Matthieu est actuellement à Paris, en préparation de son expédition en Antarctique vers le pole Sud.
Matthieu a 26 ans, il est tout juste du diplômé de Sciences Po. IL se définit comme un aventurier avec pour le moment comme plus grande aventure : un tour du monde en 4L pour promouvoir la microfinance.
Pour son prochain défi, il veut skier de la côte du continent antarctique jusqu'au pôle Sud. Avec ces aventures, il réalise des documentaires, écrit des livres et donne des conférences.
Le voyage dès l'enfance
Tout petit, Matthieu a été initié à la découverte du monde et les voyages grâce aux BD de Tintin. Comme une fenêtre sur le monde, cela lui montré qu'il existe d'autres pays, d'autres langues, d'autres cultures.
Pour sa première aventure, il a réalisé un voyage en vélo de Budapest jusqu'en Turquie après avoir eu son bac. Ce voyage a duré 3 semaines. Il est parti seul, sans avoir d'expérience dans le voyage à vélo. Il avait quelques appréhensions, mais il avait un vrai désir d'aventure.
Son entourage était un peu surpris et inquiet, mais l'a laissé partir sans aucun souci et l'a même soutenu dans le voyage.
Ses parents voyagent beaucoup et ils emmenaient la famille faire un voyage tous les ans. Il était ouvert sur le monde. Matthieu et avait déjà découvert quelques pays avant de partir seul.
Apports de ce voyage : confiance dans le voyage en solitaire et donné des armes pour préparer de plus grandes aventures par la suite.
Entre études et aventures
En revenant du voyage, il a commencé ses études supérieures. Il est parti à Londres dans un parcours "affaires européennes et allemand". Ensuite, il a fait un master en sécurité internationale à Sciences Po Paris durant 2 ans. Que ce soit pour son bachelor ou son master, il a toujours trouvé du temps pour faire autre chose l'été.
Il a toujours cherché les bons plans et les opportunités pour voyager. A 20 ans, il a traversé l'Atlantique en voilier depuis la Martinique grâce à la bourse aux équipiers. 8H en avion pour traverser l'océan et 5 semaines pour revenir en bateau.
D'autres aventures entre temps : Transsibérien avec des amis, moto en Mongolie,etc.
Mais sa plus grande aventure était le tour du monde en 4L, organisé avec son ami d'enfance Nicolas alors qu'il avait 21 ans. Une 4L qui a fait le tour de la terre : jusqu'en Iran, puis l'Inde, les États-Unis, descendus jusqu'au Brésil, puis Sénégal et remontée jusqu'en France.
Ils ont ajouté une dimension solidaire au voyage : le soutien des entrepreneurs avec des microcrédits octroyés avant le départ. Le but était qu'ils utilisent l'argent pour démarrer ou développer une activité génératrice de revenus. Ils ont trouvé des partenaires, sponsors, banques ou ONG pour les accompagner.
Objectif : rendre visite à ces personnes et documenter le voyage.
Ils ont versé 25 000 € à 150 personnes à travers le monde.
Ils ont rencontré 50 personnes à travers 9 pays.
Ils ont voyagé pendant 11 mois à travers 40 pays.
Ils ont réalisé un film et publié un livre sur ce voyage.
Budget du voyage : 50 000 €, dont la moitié de microcrédit. Et 15 000 € pour l'envoi de la 4L en bateau cargo. 5 000 € de transport en avion. Il restait 10 000 € pour le reste du voyage : la nourriture, les visas, hôtel...
Pour les microcrédits, ils ont travaillé avec des ONG et institutions de microfinance locale. Associée avec Babyloan et entrepreneurs du monde. Les prêts s'étalaient de 100 à 1 000 €, de 3 à 12 mois.
Rencontres :
Micro-entrepreneur très fier de ce qu'ils faisaient.
2 exemples :
Cambodge, grand-mère qui tissait du tissu.
Pérou. Mère de famille qui transforme les chambres de la maison familiale en chambres d'hôtes pour faire un hôtel. Elle a utilisé l'argent pour utiliser des chauffe-eaux solaires. Cela permet d'avoir des douches chaudes pour les clients.
Ce projet a duré plus de temps qu'il n'avait prévu, car il a fallu réaliser le film, faire des conférences, etc. Par la suite, Matthieu a continué de voyager seul un peu partout dans le monde, notamment en Asie centrale.
Direction l'Antarctique
Depuis la fin de ce tour du monde, Matthieu a découvert les expéditions sportives, qui allient un déplacement géographique et un défi physique.
Il a participé à la "transcontinentale", une course de vélo de Belgique à Istanbul, avec l'arrivée la plus tardive qui devait arriver sous 16 jours. Sur 220 participants, seulement la moitié ont réussi le défi. Le gagnant a mis 9 jours, avec une moyenne de 420km par jour. Matthieu a réussi à faire 227km par jour.
Ensuite il a fait le marathon des sables, une course d'ultra distance, en autonomie alimentaire dans le désert du Sahara au Maroc. Il faut courir 6 marathons en 6 jours.
Il a fait tout ça en prévision et préparation d'une expédition longue en Antarctique. Depuis 2015, il s'est donc entrainé dans le froid, au Groenland ou en Norvège, à tirer un traineau et être en autonomie alimentaire.
Antarctique : continent le plus au sud de la planète, qui fait 22 fois la taille de la France. Sans animaux sur le continent, car il fait trop froid, outre les animaux marins sur la côte.
Idée : dernière frontière sur terre, continent peu connu, âme d'aventurier. Matthieu veut y aller, expérimenter ce continent comme les explorateurs il y a 100 ans.
Il compte skier durant 50 jours, en solitaire, sans assistance, en autonomie totale. De la côte jusqu'au pôle Sud : 1 150 km, ce qui ferait un Paris/Vienne à pied.
Au pôle Sud, il y a une base scientifique où 150 personnes travaillent.
Il s'agit d'un challenge extrême et une expédition difficile au niveau physique et logistique. Pour le préparer, il est important de s'entourer de personnes qui l'ont déjà fait ou qui connaissent bien ce genre d'environnement. Il faut ensuite s'entrainer dans le froid à tirer le traineau. D'ailleurs, Matthieu s'entraine actuellement à tirer des pneus dans le bois de Boulogne.
Il part le 11 novembre en Amérique du Sud et le 18 novembre en Antarctique.
Plus la date se rapproche, puis Matthieu est anxieux et sent la peur monter. Mais c'est une bonne chose, il voit cela comme du stress positif, de l'appréhension. L'excitation et l'envie dépassent cette peur.
Au niveau du financement de cette expédition, il a trouvé des partenaires et sponsors : entreprises, fondations... qui ont des moyens. Le budget est d'environ 80 000 €. Inclut l'avion, matériel, entrainement, agence de communication...
Vers une vie remplie d'aventures
Matthieu lit beaucoup de livres d'aventure. Il a été inspiré par Jean Louis Étienne et Sylvain Tesson. Il recommande l'axe du loup et le marcheur du pole.
Beaucoup ont d'envies d'aventures, mais ont parfois la méconnaissance du terrain ou de la façon de le mettre sur pied. Matthieu conseille de ne pas trop hésiter et tergiverser. Il faut se lancer.
La préparation vient en cours de route, il ne faut pas lui accord une trop grande importance. Le plus important est de partir. Plus on cogite, moins on se lance !
Il faut essayer de dépasser cette inquiétude d'avant-voyage.
Pour suivre les aventures en direct de Matthieu en Antarctique : Instagram et Facebook.
Merci d'avoir écouté l'épisode #090 du podcast !
Merci d'avoir pris le temps d'écouter cet épisode du podcast de Traverser La Frontière. Si vous avez des suggestions ou des remarques sur l'épisode, laissez un commentaire un peu plus bas.
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- Michael
Envie de devenir freelance ? De voyager et travailler un peu partout dans le monde ?
Dans cette interview, retrouvez Nastasya qui a troqué sa vie "métro-boulot-dodo" pour une vie de nomade depuis qu'elle a décidé de devenir freelance en rédaction web.
Vous allez découvrir comment le voyage est entré dans sa vie, le déroulement de sa transition vers le métier de freelance et comment son activité lui permet de voyager aux quatre coins de la planète.
Écoutez tout de suite l'épisode (56 min) :
Épisode #089 sur la transition de Nastasya vers le nomadisme
Je connais Nastasya depuis plus de 2 ans et lorsque j'ai passé quelques jours en sa compagnie à Sarajevo, je me suis dit qu'il fallait l'interviewer. Son parcours, son énergie et ses conseils valent de l'or si vous avez envie de quitter votre job pour devenir freelance et nomade digital.
Nastasya est progressivement devenu freelance en rédaction web et a complètement changé sa vie. Elle est dorénavant libre de travailler et vivre où elle le souhaite.
Dans cette interview, on discute :
de sa transition d'une vie posée à une vie nomade
comment ses premiers voyages ont changé sa vision de la vie
des petits boulots qu'elle a effectués durant ses premières années à l'étranger
comment elle a découvert le mode de vie "nomade digital"
comment elle s'est lancée et a réussi à générer des revenus dans la rédaction web
comment trouver des clients
de ses conseils si vous souhaitez démarrer en tant que freelance
comment gérer l'équilibre voyage /travail quand on est nomade
des détails de son livre
Les liens de l'épisode :
Son blog : Valizstoriz.com
Son livre : Comment devenir freelance
Mon article : Devenir freelance et voyager autour du monde
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Devenir freelance nomade en rédaction web : Le résumé écrit de l'interview
Nastasya a passé l'été 2018 à Sarajevo en Bosnie.
Elle est rédactrice freelance et comme elle voyage en même temps, elle est aussi nomade digital. Son activité est 100% en ligne et cela lui permet de vivre ou voyager à l'étranger. Elle est libre géographiquement.
Au milieu de l'année 2016, elle réfléchissait à se lancer et mélanger le voyage et le professionnel. Elle a réellement commencé en janvier 2017 et a beaucoup démarché pour trouver ses premiers contrats. Cela fait donc 1 an et demi qu'elle fait ça et cette activité lui permet de vivre correctement, en faisant attention aux destinations choisies.
Par exemple à Sarajevo, c'est 200€ de logement par mois et des restaurants à 5€. C'est 2 fois moins cher qu'en France, en se faisant plaisir !
Sa vie avant le voyage
Pour ses études, elle a fait une école de commerce, puis a travaillé en marketing. À 25 ans, elle suivait le schéma parfait, avec un CDI en poche, un appart à Strasbourg et un petit copain.
Elle était assistante-chef de produit dans une entreprise de jouets lors de son dernier job. Dorénavant, elle voit ça comme une autre vie tellement son quotidien est différent.
Malgré tous les compteurs au vert, elle sentait une pointe d'insatisfaction et une routine qui s'installait. Elle voyait presque sa vie tracée pour les 40 prochaines années et se demandait si c'était vraiment cela qu'elle voulait faire. Cette phase de réflexion et de frustration latente a duré 2 ans.
Elle était en couple avec quelqu'un qui ne voulait pas voyager et malgré son amour pour lui, elle le voyait comme un obstacle potentiel à ses rêves. Elle a mis 1 an pour s'en séparer, a continué son travail et une fois toute seule, dans son appartement, elle s'est rendit compte que son mode de vie ne lui convenait pas forcément.
Le déclic s'est fait en avril 2013, lorsqu'elle a fait un voyage au Vietnam. Elle a alors réalisé qu'il fallait qu'elle démissionne, mette de l'argent de côté, tout organiser....
L'Australie pour découvrir une nouvelle vie
Finalement, elle est partie en janvier 2014 en Australie pour 1 an ! Elle a fait un PVT et a découvert l'Australie en van et en voiture, le tout en solo. C'était une grosse année de déconstruction. Elle avait économisé 6 000€ et a travaillé de temps en temps une fois sur place, principalement en tant que serveuse.
Elle s'est rendu compte à quel point on est conditionné par rapport à la manière dont on envisage la vie, par quoi passe le succès, la réussite sociale. Mais en Australie, à vivre dans un van, rencontrer des gens, faire des petits boulots, passer du temps dans la nature... elle n'a jamais été aussi heureuse de sa vie. Ça te fait poser beaucoup de questions.
Cela a aussi été une année de prise de confiance, elle s'est rendu compte qu'elle pouvait voyager seule, gérer les imprévus. Qu'elle pouvait se dépasser. Elle appréhende la vie différemment depuis.
"Les champs des possibles, si j'ai envie de l'ouvrir, cela ne tient qu'à moi."
Un retour en France impossible
Après 1 an en Australie, Nastasya a voyagé 2 mois en Asie du Sud-Est et elle est rentrée en France. Elle appréhendait la phase de retour après le voyage. En refaisant son CV, elle avait le "coeur qui saigne", elle ne voulait pas du tout repartir dans son travail d'avant.
Elle est restée 6 mois chez ses parents, à ses poser des questions, puis a décidé qu'elle ne repartirait dans le schéma passé et a décidé de partir à Londres.
Elle y restera 7 mois et a été serveuse durant tout son séjour. Elle a pu mettre de l'argent de côté pour ensuite voyager en Europe, aux États-Unis ou au Mexique. Elle a beaucoup aimé cette période, tenait un blog, mais commençais à avoir un manque au niveau professionnel et ne pas avoir un projet qui la passionne.
En voyageant, elle se met à rencontrer des nomades digitaux, communauté qu'elle ne connaissait pas encore. Depuis, elle a commencé à cogiter, lire des blogs sur le sujet...
Entretemps, elle a créé son blog de voyage (Valiz Storiz) pour partager ses expériences de voyage, parler de la psychologie du voyage, de comment se lancer, des finances, etc.
Ce blog lui a permis de faire beaucoup de rencontres et a réfléchi à comment transformer ses compétences en activité en ligne, sans trop savoir quoi faire exactement. Elle a suivi une formation qui expliquait comment gagner ses premiers revenus en freelancing.
Freelance en rédaction web, sa nouvelle carrière
En janvier 2017, elle s'est lancée sérieusement, a démarché et a trouvé ses premiers clients en rédaction web. Nastasya s'est concentrée sur l'écriture pour les professionnels du tourisme. Elle écrit des articles de blogs, de magazine, des guides de voyage en ligne, des programmes de voyage pour les agences.
Pour trouver des clients, il est important de trouver une niche et pas d'envoyer des messages à tout le monde, sur n'importe quoi. Elle a étudié le profil de ses clients potentiels, leurs besoins, leur ligne éditoriale et a créé un carnet d'adresses. Elle leur a envoyé un email à chacune en identifiant leur besoin et comment elle peut y répondre. Elle n'avait pas forcément une grande expérience dans la rédaction, outre son blog, mais cela n'a pas posé de problèmes pour réussir à décrocher des clients.
Elle a vite abandonné les plateformes d'intermédiation type Upwork, Malt... car les annonces ne sont pas très sérieuses et dans l'ensemble mal payé. Elle a préféré faire du démarchage qualitatif.
Souvent, elle est payée à la pige avec un devis pour un article. Parfois, c'est un forfait avec un nombre d'articles à produire par mois.
En ce qui concerne la rémunération, cela marche souvent au nombre de mots avec une grille de "salaire" pour les pigistes. 500 mots peuvent valoir entre 100 et 150€ par exemple. Mais il faut prendre en compte les recherches éventuelles, l'optimisation SEO, etc. Cela peut aussi être en termes de temps passé sur le projet.
Nastasya conseille de se fixer un prix journalier ou tarif à l'heure pour avoir une référence. Un freelance débutant peut commencer à 25/30€ brut de l'heure. Quand on reçoit une demande, on peut déjà calculer combien de temps cela va prendre pour avoir une idée du tarif.
La vie nomade
Nastasya vit maintenant à 100% de son activité et au bout de 6 mois d'activité, elle s'est installée à Chiang Mai, en Thaïlande.
En 2018, elle a écrit un livre Comment devenir freelance ?
Elle y parle de son expérience, donne les étapes et la méthode pour réussir à monter son activité de freelance. Elle détaille par exemple comment trouve son activité, comment construire un argumentaire, établir les tarifs, comment trouver des clients, la partie administrative, trouver l'équilibre en voyage et travail. Ce livre concerne tous les types de freelances, pas seulement sur la rédaction web. Il y a aussi des exercices pour vraiment passer à l'action.
En ce qui concerne l'équilibre travail/voyage, au départ elle faisait tout en même temps et mélangeaient les deux. Le travail lui gâchait le plaisir du voyage et ne faisait ni l'un, ni l'autre de façon optimale.
Maintenant, elle partitionne les deux. Elle alterne les phases où elle va travailler à fond et des phases où elle va voyager à fond. Elle anticipe son travail pour les périodes de voyage.
En vivant et travaillant à l'étranger en étant posé, il est possible de faire plein de petits voyages, comme lorsqu'elle vivait à Chiang Mai et a voyagé 2 semaines en Birmanie ou à Taiwan. À Sarajevo, elle a pris un rythme différent de 5 jours de travail et 2 jours de voyage/exploration de la Bosnie.
D'ailleurs, elle a adoré la Bosnie, son histoire, son mix oriental/occidental.
Devenir nomade digital : le bilan
Envie de voyager à vélo ? De vivre une incroyable aventure en Europe ?
Pour la rentrée de la saison 5 du podcast, je vous parle des trois premiers mois de mon périple "Paris/Téhéran à vélo" et cette grande traversée de l'Europe.
Vous allez découvrir les raisons de ce voyage, l'itinéraire, mes coups de cœur sur les pays traversés, le bilan mental et physique après 3 mois, mon ressenti sur la sécurité à vélo ou les chiffres comme le budget ou les kilomètres parcourus.
Écoutez tout de suite l'épisode (52 min) :
Épisode #088 sur ma traversée de l'Europe à vélo
Ce voyage à vélo de 3 mois en Europe s'intègre dans un grand projet : Paris/Téhéran à vélo.
J'ai imaginé ce voyage en décembre 2017, puis la décision s'est prise en mars 2018 lorsque j'étais au Sénégal. J'ai décidé de rouler 5/6 mois jusqu'en Iran avec 7000/8000 KM prévu.
Les raisons de ce voyage : je voulais vraiment aller en Iran et je faire un voyage en itinérance.
Mes inspirations : Caroline et son tour du monde à pied de 10 ans et Gautier qui fait un tour du monde à vélo.
Voyager à vélo est quelque chose de nouveau, que je n’avais jamais fait et qui me faisait peur. Mais comme je dis souvent, une peur = blocage = bonne chose = il faut tenter de la surmonter.
Départ de Paris
https://www.instagram.com/p/Bj7ctoQjnOG/
Je suis parti le 10 juin 2018 depuis Paris et j'ai acheté mon vélo 1 mois avant de partir, histoire de faire quelques entrainements. Il faut savoir que je ne suis pas un cycliste ou grand sportif.
Au pied de la tour Eiffel, j’avais une grosse peur de partir. Je flippais. C'est un sentiment que j’avais oublié. Cela fait 10 ans que je voyage et vis à l’étranger, c’est devenu une habitude pour moi. Mais partir à vélo, vers cet inconnu, c’était très dur. Au KM 0, je me demandais comment j'arriverais à Téhéran ! À ce moment, j’ai rationalisé les choses : c’est un projet réfléchi, j’ai acheté l’équipement, le vélo, le trajet est défini… et ma première nuit était programmée à Fontainebleau en Couchsurfing.
En 3 mois, j’ai pu traverser toute l’Europe et je suis arrivé le 10 septembre 2018 à Izmir en Turquie. Et tout s’est bien passé !
Itinéraire du voyage à vélo en Europe
90 jours à vélo pour traverser l'Europe
Pays traversés :
France : 34J / 1775KM
Italie : 9J / 660KM
Slovénie : 8J / 297KM
Croatie : 2J / 173KM
Bosnie : 12J / 588KM
Serbie : 2J / 138KM
Kosovo : 5J / 311KM
Macédoine : 6J / 344KM
Grèce : 12J / 579KM
Coups de cœur en France : Gorges du Verdon (un des plus bels endroits au monde), la Corse qui a tenu ses promesses et la région de Cluny.
En termes de pays, gros coup de cœur pour la Slovénie, puis la région dans le sud-est de la Bosnie/Serbie/Kosovo, montagneuse, très belle et authentique.
Lacs que j'ai adoré : Bohinj en Slovénie, Rama en Bosnie et Ohrid en Macédoine.
En ce qui concerne les routes, j'ai choisi en priorité les départementales, routes secondaires et pistes cyclables.
Dans l’ensemble, c'est très agréable de traverser l’Europe à vélo et toujours possible de trouver des routes sympas.
À savoir qu'il existe le réseau Eurovélo pour voyager à vélo en Europe.
Ce sont des pistes cyclables dans toute l’Europe, parfaites pour rouler. Pas de voitures, bon revêtement. Il y en a beaucoup en France, au Benelux, dans les pays nordiques…
Le réseau compte 42 pays, 15 routes, 70 000KM au total (prévu).
Au final, faire du vélo en Europe est simple et facile d’accès.
Traversée de l'Europe à vélo : les chiffres
Chiffres globaux :
90 jours (avec 23 jours de repos, soir repos environ tous les 4 jours)
4865 KM parcourus
Moyenne "voyage" : 54KM / jour
Moyenne "jours de vélo" : 72KM / jour
C'est un rythme plustôt intensif.
Moyenne des cyclos-randonneurs : entre 50 et 100 KM par jour.
La moyenne va dépendre des objectifs de voyage, du temps disponible, du relief et des chemins.
Budget voyage à vélo en Europe
Total : 1720 €
Soit : 573 € / mois
Soit : 19 € / jour
Cout de la vie va jouer ainsi que le logement choisi.
Logement voyage à vélo en Europe
https://www.instagram.com/p/Bn3yn7wFdro/?taken-by=michaelpinatton
Pour ma part je fais un mélange dans mes choix de logement, en sachant que j’ai ma tente pour dormir n’importe où.
Voici la répartition :
Camping : 21 nuits (23%)
Bivouac : 14 nuits (16%)
Famille/Amis/Connaissances : 27 nuits (30%)
CS/WS : 4 nuits (4%)
Hôtel : 9 nuits (10%)
Auberge jeunesse : 8 nuits (9%)
Airbnb : 7 nuits (8%)
J’aime bien alterner l’inconfort et le confort.
Partie technique de mon voyage à vélo
Mon vélo est un Tour de fer 10. Optimisé pour le voyage, c'est un vélo solide. Cout de 1300€ avec le porte-bagage.
On peut partir avec tous types de vélo, même avec un Decathlon à 300€, mais pour de longs voyages, un vélo solide est préférable.
J'ai un porte-bagage avant et arrière et 5 sacoches (2 derrières, 2 devants et une sur le guidon). En tout, j'ai 30KG d’équipement, ce qui est assez élevé selon les autres voyageurs.
Je n'ai pas eu de crevaisons durant 3 mois, mais j'ai changé mes freins en Slovénie.
Articles sur le choix d'un vélo de voyage :
https://www.lebraquetdelaliberte.com/comment-choisir-son-velo-de-randonnee
http://www.neve-trek.be/Blog/velo/1-choisir-son-velo-de-voyage/
https://un-monde-a-velo.com/velo-de-voyage/
Le côté physique de mon voyage à vélo
https://www.instagram.com/p/Bl3D3N0jQo_/?taken-by=michaelpinatton
Il s'agit d'une composante important, ce n'est pas comme un voyage en avion, bus, train… Le corps te fait avancer et il est primordial de prendre en compte le physique.
J'ai fait un mois de préparation, ce qui est raisonnable, mais plus de temps aurait été préférable. Il est toujours conseillé de s'entrainer un peu avant d'entamer un long voyage à vélo. Mais il faut savoir que de toute manière, l'entrainement se fait sur la route, durant les premières semaines. Le corps va s'habituer à rouler tous les jours.
Les premières semaines, j’avais mal aux jambes, des crampes et un début de tendinite au genou. Le corps doit s’habituer.
Il faut bien faire ses réglages de selle et pédales. Il faut aussi faire attention à l’alimentation et l’hydratation. Le mal aux fesses à cause de la selle est parti au bout d’un mois.
Depuis le Verdon, je me sens bien physiquement, malgré les montagnes et des conditions difficiles, je me sens capable de monter des cols plus difficiles.
Il faut compter un peu de temps pour s’habituer, mais on y arrive au cours des semaines.
La sécurité d'une traversée de l'Europe à vélo
Sur la route : tout s’est bien passé. Les voitures, camions... étaient plutôt corrects. Des petites frayeurs dans des tunnels, lorsque de gros camions doublent…
En ce qui concerne le risque de vol ou d'agressions, en 3 mois, presque aucune crainte à ce niveau. Je suis souvent dans les campagnes et c’est généralement tranquille.
Je mets mon vélo en sécurité au maximum même si en voyageant seul c'est un plus compliqué, mais on s’arrange tout le temps.
Astuce : avoir sacoche de guidon avec toutes les choses de valeurs (passeport, argent, téléphone, appareil photo...)
Surmonter ses limites avec le voyage à vélo
https://www.instagram.com/p/BmvsUb7D2ZD/?taken-by=michaelpinatton
Je kiffe ce voyage à 200%
Voyage à vélo, c'est tous les jours l’inconnu, tu décides où tu vas, tu découvres de nouvelles choses, tu écoutes ton corps, tes sensations. C'est la liberté presque absolue.
Le vélo fait énormément de bien. On est à l’extérieur tous les jours, avec le soleil, les odeurs, les animaux, les décors qui défilent… L'activité physique tous les jours, le corps apprécie, on est fait pour bouger !
Voyager seul à vélo : solitude plus ou moins grande, cela dépend des personnalités.
Durant les premières semaines, tu te sens revivre. Tu n'es plus en ville, plus sédentaire, plus enfermé et la nature te donne tout ce qu’elle a.
En partant je me suis demandé : En serais-je capable ? Est-ce pour moi ?
Au bout de quelques semaines, je me suis dit : "mais pourquoi je me prenais la tête ? ce n’est pas si compliqué."
On est capable de tout faire, le corps humain peut s’adapter à tout.
À l’heure d’aborder la Turquie, je me sens en grande confiance.
Ce voyage a débloqué des peurs, notamment l’itinérance, l’inconfort et la vulnérabilité. Je me sens aujourd’hui mieux armé pour dépasser mes limites.
À savoir qu'il n'y a pas besoin d’aller au bout du monde pour ressentir cela, quelques semaines à vélo en Europe suffisent.
Revers personnel : pas trop le temps d’écrire et de travailler.
Mais ce n’est pas grave. Il faut prendre le temps. Il faut voyager. Il faut vivre ses rêves. On a qu’une seule vie et retarder sans cesse ses projets diminue la probabilité de les réaliser.
Tant qu’on a la force, il faut foncer ! Si vous avez des projets, foncez ! Vous allez débloquer des barrières mentales. Comme une sorte de jeu vidéo où tu débloques des bonus à chaque niveau.
Les liens de l'épisode :
Voyage Paris/Téhéran à vélo
Itinéraire Paris/Téhéran à vélo
Matériel Paris/Téhéran à vélo
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Envie de voyager en bateau ? De travailler un peu partout dans le monde ?
Dans cette interview, retrouvez Sonia qui voyage depuis 2 ans sur un voilier avec son copain, tout en travaillant.
Vous allez découvrir à quoi ressemblait sa vie avant de partir, comment s'est déroulé l'achat du bateau, les détails du voyage et comment elle gagne de l'argent
Écoutez tout de suite l'épisode (58 min) :
Épisode #087 sur la vie de nomade digital sur un bateau
Le nomadisme numérique est un excellent moyen de voyager sur le long terme, tout en travaillant. Nous en parlons souvent sur Traverser La Frontière et c'est sur ce thème que nous clôturons la saison 4 du podcast. Cette fois, nous parlons d'un thème atypique : celui de travailler sur un bateau depuis le monde entier.
Sonia a quitté Bordeaux avec copain il y a 2 ans à bord d'un voilier. Depuis, ils ont développé ensemble leur activité sur Internet à travers l'Europe, les Canaries, le Cap-Vert et maintenant les Antilles.
Dans cette interview, on discute de sa vie avant de voyager, la décision d'acheter un bateau avec son copain, les réactions de son entourage, les premiers mois de vie sur le voilier, sa nouvelle carrière, le déroulement de la transatlantique, à quoi ressemble une journée type ou le budget mensuel pour une telle vie nomade.
Les liens de l'épisode :
No-mad-life.com
Bourse-aux-equipiers.com
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Voyager et travailler sur un voilier : Le résumé écrit de l'interview
Sonia est actuellement en Martinique, sur le mouillage du marin. C'est au sud de l'ile, il y a beaucoup d'activité et il est très abrité. Il y a une belle communauté de marins qui vivent ici. Elle est là-bas depuis quelques mois, avec son copain.
Ils sont en Martinique depuis février 2018 (4mois) après avoir traversé l'Atlantique depuis les Canaries, en passant par le Cap-Vert. Ce voyage a commencé en décembre 2017. Il y a eu 16 jours de voyage entre Cap-Vert et Martinique pour la transatlantique.
Ils travaillent ensemble. Ils sont freelances et travaillent dans la communication digitale. Ils font des sites internet, du marketing en ligne, du graphisme. Sonia s'occupe de la relation client, de la partie design, marketing et communication. Lucas est en charge de la grosse partie technique, référencement, etc.
Avant le voyage
Lorsqu'elle vivait en métropole, Lucas était ingénieur en informatique et Sonia faisait des études pour devenir professeure de français en lycée. Mais l'idée d'acheter le bateau est venue lors de cette dernière année d'étude. L'idée du voyage était présente depuis longtemps, mais entre la décision et l'achat du bateau, il y a eu quelques mois. Il restait à Sonia quelques mois de cours avant de valider son master et elle a décidé de ne pas passer son concours.
Elle a renoncé à sa carrière de professeur pour partir en voyage.
Ils vivaient dans la région bordelaise et avaient une vie plutôt classique, vivaient dans une petite maison. Ils avaient pris l'autoroute. Ils ont depuis dévié et prennent les petits sentiers. C'est plus long, parfois plus compliqué.
L'envie de voyage est présente depuis toujours. Ils se sont rencontrés jeunes, étudiants. Dès qu'ils se sont rencontrés, ils parlaient de voyager, mais ils n'ont jamais pu vraiment partir. Lorsqu'il travaillait, Lucas a eu un grave accident de moto qui l'a cloué sur le canapé pendant 1 an et demi... et cela a été le déclic.
Dès qu'il a commencé à aller mieux, ils se sont dit qu'ils devaient partir. S'ils ne le faisaient pas maintenant, ils ne le feraient jamais. Ils approchaient de la trentaine. Car plus ils avancent dans la vie, plus il y a des choses qui les retiennent. Le travail, les enfants, la maison, le prêt... "Il fallait partir maintenant avant d'être bloqué".
Acheter un bateau pour voyager
Lorsqu'ils ont acheté le bateau, Sonia avait 24 ans et Lucas 28.
L'idée du bateau vient de Lucas, car c'est un marin depuis toujours. Sa famille a vécu sur un bateau, ils ont toujours navigué. C'était comme un rêve pour lui. Lorsqu'ils ont avancé sur le projet de voyage en bateau, ils sont allés faire un stage de voile ensemble afin de voir si cela plaisait à Sonia. Ils sont partis à l'école de voile des Glénans. Elle s'est éclatée et quelques mois après, ils ont acheté le bateau.
Ils ont acheté un bateau en acier, une sorte de "tank des mers", très costaud. Ils l'ont payé 50 000 euros. Durant toutes ces années, ils avaient mis de l'argent de côté pour un voyage, ils ont mis toutes leurs économies dedans pour l'achat et la rénovation. Ils ont amélioré le bateau au fur et à mesure.
Ils ont acheté le bateau en janvier 2013 et ils sont partis en avril 2016. Il y a eu 3 ans entre les deux. Ils ont conservé leurs emplois durant 2 ans afin de gagner de l'argent et améliorer le bateau. La dernière année, ils ont tout quitté pour travailler et vivre sur le bateau pour pouvoir partir. C'était parfois compliqué, car le bateau était "à sec" alors ils vivaient dans les travaux et il y avait quelques contraintes comme celle de ne pas pouvoir utiliser les toilettes.
Devenir nomade
Au niveau des réactions de leur entourage, ils ont eu un peu de tout. Ils ont eu des réactions super enthousiastes. D'autres "Mon Dieu ! Mais que faites-vous ?" D'autres réactions qui l'ont marquée, du genre "je ne comprends pas, tu as tout Sonia, un copain en CDI, tu vas devenir professeur, tu avais une maison..." Ils remplissaient pas mal de cases de la situation parfaite et ils quittent tout. Mais bon au final, ils s'ennuyaient un peu dans cette vie-là...
Eux n'avaient pas de doutes liés au départ, devenir "nomade". Ils voulaient vivre longtemps en mode voyage. Par contre, les doutes concernaient le mode de déplacement, car le bateau c'est beaucoup de contraintes et cela nécessite de l'argent sur le long terme pour l'entretenir. Il y a eu des remises en question au fur et à mesure du voyage.
En avril 2016, ils sont partis en bateau. Ils ont traversé le golfe de Gascogne de Bordeaux jusqu'à La Corogne. Ils avaient repoussé plusieurs fois le départ pour cause de météo, mais un jour le temps était parfait et ils sont partis !
Une fois arrivés à La Corogne, ils ont longé le Portugal, passé Gibraltar et sont restés quelques mois en méditenarrée jusqu'aux Baléares. La nagivation dans cette mer n'est jamais facile. Les abris et les ports en méditerranée coutent très cher. Entre 80€ et 200€ la nuit. Les mouillages sont plus ou moins confortables.
Travailler tout en voyageant sur le voilier
Dès le début, ils ont commencé à travailler sur Internet. L'idée était de trouver un moyen de financer leur budget de voyage. Lucas a ouvert son auto-entreprise et Sonia a commencé à l'aider. Très vite, cela a plu à Sonia et elle a commencé à se former et à travailler avec lui en freelance.
En tout premier, Sonia a travaillé sur la réalisation de petits sites web, elle s'occupait de réaliser le design. Elle prenait des cours sur Internet. Elle apportait son aide, elle essayait de tout comprendre techniquement et commençait à communiquer avec les clients.
Quand ils ont commencé, il généraient des revenus, mais pas assez peu au début. Faire décoller une activité de freelance prend du temps. Les premiers mois, ils bougeaient beaucoup et ce n'était pas évidemment de travailler constamment.
Au mois d'octobre, ils sont allés dans le sud de l'Espagne où ils sont restés 8 mois, à Carthagène, près de Murcia. Là-bas, ils ont mis en place l'activité de façon sérieuse. Voyager en travaillant c'est top, mais il faut prévoir de faire des escales longues.
Direction les Antilles
Ils sont restés à Carthagène jusqu'au mois de juillet 2017. À partir de là, ils ont préparé le bateau et ont pris des équipiers avec eux. Ils sont descendus jusqu'à Madère, il y avait 5 jours de traversée. Puis ont continué jusqu'aux Canaries où ils sont arrivés au mois d'aout.
Là-bas, ils sont restés jusqu'au mois de décembre. D'abord à La Palma pendant 1 mois, puis 4 mois à Tenerife. En décembre, ils sont partis avec 2 autres équipiers au Cap-Vert en arrivant à Mindelo 2 jours avant le Nouvel An. La traversée fut agitée et ils se sont fait "lessivés". Même si les doutes de la transatlantique ne se sont pas dissipés, ils n'avaient plus le choix. Une fois au Cap-Vert, il fallait traverser.
Ils ont mis 19 jours pour faire Cap-Vert/Martinique et traverser l'Atlantique. Ils 'n’ont pas eu beaucoup de vent et ont été un peu plus lents que les autres, mais globalement tout s'est bien passé. Ils ont eu tout de même quelques petits soucis techniques, notamment l'électronique de bord qui s'est arrêté de fonctionner. Ils n'ont pas eu de pilote automatique pendant 8 jours et ont du barrer nonstop.
Depuis leur arrivée en Martinique, ils ont un peu voyagé puis se sont mis en mode boulot rapidement, à travailler pour les clients.
La vie nomade sur l'eau, le paradis ?
En ce qui concerne leur journée, ils se lèvent tôt, avec le soleil. Ils se lèvent vers 6H, commencent à travailler vers 8H, prennent une pause vers 12H et travaillent jusqu'à 17H. Ensuite, ils partent à terre, prennent une douche, rejoignent des copains. C'est un rythme assez tranquille, malgré de bonnes heures de travail.
Dépenses fixes : assurance du bateau et santé, forfait téléphonique. Environ 300/400€ par mois + nourriture, au moins 400€/mois à deux. En Martinique, la nourriture coute assez cher.
Port à Carthagène : 250€/mois
En Martinique : 400€/mois
En ce moment, ils vivent au mouillage et n'ont pas de loyer.




Salut Mickael, je me présente Johann un backpacker parmi d'autre qui voyage et travail autour du monde depuis environ 4ans. Je me permets de t'écrire tous d'abord pour te féliciter tu travail que tu accomplis mais aussi pour te remercier de tout ce que tu partage avec nous, tu est une vraie source d'inspiration. Je navigue ces derniers mois entre Californie et Amérique central, c'est là que j'ai découvert et écouté ta chaîne poadcast. J'en viens au but, j'ai finis mes études diverses et variées par un M2 marketing web création digitale, j'aimerais aujourd'hui commencer à me servir des connaissances acquises pour soit travailler de façon mobile depuis mon mac où que je soit, soit me lancer comme entrepreneur freelance et répondre à des missions sur le web. Actuellement au Guatemala je repars aux usa mardi et je me demandais si ton dernier livre (j'ai une liseuse Kobo), pourrait m'éclairer et m'aider dans ma prise de décision future concernant mes projets (je rentre en France à Toulon en