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KTO Radio / Lumière intérieure
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KTO Radio / Lumière intérieure

Author: KTO Radio

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Description

Bénédicte Delelis reçoit en plateau une personnalité et nous donne à voir sa lumière intérieure. Journalistes, chroniqueurs, auteurs, artistes, sportifs livrent leur regard sur le monde, sur la vie, leur ressort intérieur, leur raison de se lever le matin.
168 Episodes
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Dans Lumière intérieure, Sylvie Germain, romancière et essayiste, vient présenter « Murmuration » (Albin Michel). L’occasion de la questionner sur son travail où l’écriture dialogue avec la foi et la quête de sens. Ce nouveau roman où, pour la, première fois, elle prend un écrivain comme protagoniste, un homme au crépuscule de sa vie, montre combien elle est attentive aux mouvements discrets de l’âme, à ce qui circule en silence entre l’intime et le monde. Au fil de l’échange, elle confie que « Si Dieu a un visage, c’est celui du Christ » ; si son mémoire de maîtrise portait sur la notion d’ascèse dans la mystique chrétienne, sa thèse de doctorat a eu pour thème le visage.. Elle revient aussi sur la question du pardon, qu’elle décrit comme un enjeu central de l’existence humaine : pardonner, explique-t-elle, n’efface rien, mais ouvre un déplacement intérieur. Elle parle aussi de la joie, non comme une évidence, mais comme « un acte de présence au monde ».
D’abord formé à l’école du spectacle et au Cours Simon, Roland Perez s’est destiné à la profession d’avocat. Depuis, il assiste et conseille les auteurs et les artistes interprètes. Sur le plateau de KTO, celui qui est chroniqueur de la libre antenne sur Europe 1 mais aussi auteur, présente ses livres où il explore avec finesse les liens familiaux et la spiritualité. « Ma mère, Dieu et Litzie », « Bonne fête des mères, papa ! » témoignent de son univers littéraire singulier. Il est également l’auteur de « Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan », un roman qui a connu les honneurs d’une adaptation cinématographique avec un million et demi d’entrées. Dans ses récits empreints d’humour et d’émotion, cet auteur de confession juive tisse des portraits tendres où se mêlent la foi, la famille et la culture populaire. Dans Lumière intérieure, l’écrivain se confie sur sa vie spirituelle avec une sincérité remarquable : « Je passe mon temps à remercier Dieu », déclare-t-il. « Dieu, je le crains et je l’admire », ajoute-t-il. Une émission qui révèle un homme habité par une foi profonde, faite de respect, d’amour et de questionnements.
Riad Sattouf est un auteur de bandes dessinées et réalisateur, connu pour ses séries « L’Arabe du futur » et « Les Cahiers d’Esther », récompensées par le Fauve d’or à Angoulême. Sur le plateau de KTO, il vient nous présenter son nouvel ouvrage, « Terres des hommes » ( Gallimard), qui témoigne une fois de plus de son talent narratif. Au cours de cet échange avec Bénédicte Delelis, il évoque les motivations profondes qui nourrissent son travail créatif. « J’ai soif de faire des livres », déclare-t-il avec une franchise désarmante, révélant cette urgence créatrice qui l’anime au quotidien. Mais derrière cette soif de création se cache une réflexion plus existentielle : « J’ai envie de ralentir le temps, je n’ai pas envie de mourir. » Cette confession touchante éclaire d’un jour nouveau son oeuvre prolifique, comme une course contre la finitude. À travers ses dessins et ses récits, Sattouf semble chercher à capturer et préserver des fragments d’humanité.
Ecrivain majeur de la littérature française et figure incontournable du paysage culturel, Didier Decoin s’est livré dans Lumière intérieure à l’occasion de la parution du livre de Charles Desjobert (Le Cerf) consacré à Pier Giorgio Frassati, dont il signe la préface. Prix Goncourt et scénariste reconnu, il met ici sa plume au service d’une figure spirituelle qu’il admire pour la force de son engagement, son sens de la justice et la profondeur de sa foi "Je savais que Dieu existait et qu’il nous aimait tous". Dans cet entretien, il raconte ce qui l’a touché chez Frassati : la générosité, l’audace, la joie contagieuse et ce désir de vivre pleinement l’Évangile au quotidien. Il évoque aussi la modernité de ce jeune bienheureux italien, alpiniste, étudiant et militant social, dont la vie brève mais intense continue d’inspirer des générations. Didier Decoin parle de son travail de préfacier comme d’un acte de transmission : donner des mots pour éclairer un destin hors du commun, en faire entendre la voix aujourd’hui. Il partage sa propre réflexion sur la sainteté, non comme une posture lointaine, mais comme une manière de vivre debout, incarnée et proche des autres . Il revient également sur sa relation personnelle à l’écriture, ce lieu où se croisent imagination, vérité intérieure et quête de sens. À travers Frassati, c’est aussi sa propre vision de la foi et du courage qu’il laisse entrevoir.
Alexandre Tharaud, l’un des pianistes français les plus singuliers, est sur le plateau de Lumière Intérieure alors qu’il sort « Pianosong », un disque d’arrangements solo et orchestraux de chansons célèbres, de Piaf à Nougaro en passant par Barbara. Il parle de ce projet intimiste qui explore son lien viscéral au piano. A cette occasion, le pianiste exprime son amour profond pour les églises, lieux qu’il considère comme des refuges de beauté et de paix : « J’aime le silence des églises, confie-t-il. Ces espaces sacrés influencent mon écoute et ma manière de composer. ». Avec beaucoup de délicatesse, le musicien revient aussi sur son enfance baignée de musique et sur l’éducation artistique qui l’a façonné dès son plus jeune âge. Il évoque également ses années de catéchisme, un espace de réflexion qui a nourri sa sensibilité au sacré. Dans cet entretien, il se confie notamment sur sa vision de la vie après la mort, un mystère qu’il aborde avec douceur et curiosité, guidé avec délicatesse par les questions de Bénédicte Delélis.
Le Français Philippe Jaroussky est l’un des contre-ténors les plus reconnus au monde : sa voix, d’une pureté et d’une grâce exceptionnelles, lui a fait gagner les Victoires de la Musique ainsi que de nombreuses distinctions internationales. Fondateur de l’Ensemble Artaserse, le violoniste de formation explore depuis plus de vingt ans les trésors du répertoire baroque. Il est également à l’origine de l’Académie Musicale de La Seine Musicale, un lieu de transmission destiné à de jeunes talents souvent éloignés des institutions culturelles. Ce soir, il présente « Gelosia ! », un album qui marque les vingt-cinq ans de sa carrière et révèle, en filigrane, l’homme derrière la voix. Un artiste dont l’exigence artistique s’accompagne d’une réflexion profonde sur ce que l’on reçoit, ce que l’on transmet, et sur ce qui, dès l’enfance, relève de l’inné ou se construit avec le temps. Dans cette émission, il se confie sur la mort de ses parents, l’absence de ceux qui sont partis et la manière dont ces épreuves intimes ont façonné son regard d’artiste et d’homme. Un témoignage qui met en lumière la fragilité, la résilience et la quête intérieure qui nourrissent son parcours.
Véronique Olmi a brillé, il y a quelques années avec son livre « Bakhita », reconnu par les lecteurs et la critique. Sur le plateau de KTO, elle raconte sa vocation d’écrivain et sur les origines de son nouveau livre, « Une enfance catholique » (Le Seuil). Avec sa sensibilité singulière, elle y explore les souvenirs d’une éducation marquée par la foi, la pudeur et le silence. Face à Bénédicte Delelis, elle parle avec douceur et lucidité de la trace spirituelle laissée par ces années fondatrices, notamment la tension entre le poids du dogme et son besoin de liberté intérieure. Dans cet entretien, elle confie comment l’écriture lui a permis de réconcilier la petite fille qu’elle fut et la femme qu’elle est devenue. Elle parle aussi de la quête d’absolu qui traverse son oeuvre, qu’elle considère comme une forme de prière moderne.
Ce soir, Bénédicte Delelis reçoit l’inénarrable José, visible sur M6 dans « Scènes de ménages » - Frédéric Bouraly à la ville. Actuellement à l’affiche de la pièce « Les grands enfants », aux côtés d’Éric Laugérias, le comédien a retrouvé le plaisir des planches et du contact direct avec le public. Dans l’écrin du studio de Lumière intérieure, il revient sur son parcours de comédien, les hasards qui l’ont mené jusqu’à la notoriété, mais aussi les fragilités qui l’accompagnent. Avec humour et sincérité, il parle sans détour de ses peurs, de ses doutes, et de ces moments de basculement où la vie vous oblige à changer de cap. Modeste, il évoque aussi les rencontres providentielles qui ont marqué sa route. Au fil de la conversation, se dessine le portrait d’un homme profondément ancré, reconnaissant envers la vie et ceux qui l’ont aidé à grandir.
Actrice populaire du petit écran, Astrid Veillon est actuellement en tournée avec la pièce « Et si on en parlait ? », un texte drôle et tendre sur les malentendus entre les hommes et les femmes. Sur le plateau de Lumière intérieure, elle évoque cette nouvelle aventure théâtrale, mais aussi un chemin plus intime. Ainsi, sans détour, la comédienne parle de sa foi et se décrit simplement : « Je me considère comme chrétienne ». Elle raconte sur KTO comment la vie lui a souvent envoyé des signes, discrets mais persistants, qui l’ont aidée à garder le cap. Elle partage aussi son émotion face à la démarche de son fils, âgé de 15 ans, qui a décidé, de lui-même, de demander le baptême. Un choix qui la touche profondément et qu’elle voit comme une confirmation de sa propre quête spirituelle "Je prie souvent". Entre humour, pudeur et vérité, la comédienne se livre sur ce qui la guide au quotidien et évoque la place du doute, de la transmission et de la gratitude dans sa vie d’artiste et de mère.
Grand reporter à TF1, Liseron Boudoul est une femme de terrain, de courage et de convictions. Depuis plus de vingt ans, elle couvre les zones de guerre et les crises humanitaires, du Moyen-Orient à l’Ukraine, avec un regard juste et une parole mesurée. Invitée de « Lumière intérieure », elle se livre sur ce qui l’anime au-delà du journalisme : sa vie intérieure. Elle confie avoir « réussi à dompter sa peur » au fil des missions les plus périlleuses, grâce à une force qui la dépasse. « Ma foi est en moi, je suis croyante », confie-t-elle simplement, comme une évidence. Pour Liseron Boudoul, la foi est une présence silencieuse : « la preuve de l’existence de ce qui ne se voit pas ». Dans les zones de chaos, elle garde toujours sur elle son chapelet, fil conducteur vers l’essentiel. Son témoignage révèle une femme habitée par une spiritualité concrète, ancrée dans la réalité du monde. En elle, le courage et la foi ne s’opposent pas : ils se répondent.
Historienne, essayiste et femme politique, Élisabeth Dufourcq est une figure singulière du paysage intellectuel français. Ancienne ministre déléguée à la Recherche et à l’Enseignement supérieur, elle a toujours conjugué rigueur de pensée et profondeur spirituelle. Invitée de « Lumière intérieure », elle vient présenter son ouvrage « Histoires de chrétiennes » (Taillandier), dans lequel elle met en lumière ces femmes de foi qui, à travers les siècles, ont façonné la spiritualité et l’histoire de la France. Son regard est à la fois érudit et incarné : elle y parle de ces héroïnes du quotidien, parfois oubliées, qui ont su relier foi et action. Au fil de l’entretien, Élisabeth Dufourcq ouvre les portes de son intériorité, évoquant sa conviction profonde que « la France peut être sauvée par des foyers de sainteté ». Elle défend une foi vécue non dans la démonstration, mais dans la sensibilité, ajoutant que « la sainteté est dans le sentiment ». Cette parole, à la fois poétique et théologique, révèle une femme pour qui la foi n’est pas une posture mais une vibration intime, une manière d’habiter le monde. Par sa parole libre, Élisabeth Dufourcq rappelle que la spiritualité chrétienne peut être une aventure du coeur autant que de l’esprit.
Acteur révélé au grand public dans « Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ? », Frédéric Chau s’est confié dans Lumière intérieure alors qu’est sorti son livre « Je viens de si loin » (éditions Philippe Rey). Avec une sincérité rare, il est revenu sur son parcours, ses racines cambodgiennes et vietnamiennes, et sa quête d’identité dans une France où il a longtemps cherché sa place. Entre humour, pudeur et profondeur, il a évoqué ses blessures d’enfance, les épreuves qui l’ont façonné, et la paix qu’il dit avoir trouvée aujourd’hui. « Je suis en paix... j’ai de la gratitude pour ces échecs », confie-t-il, comme une profession de foi intérieure. Un homme apaisé, qui regarde désormais son histoire comme une force et une source de transmission.
Animateur, musicien, clarinettiste et figure familière du petit écran, Christian Morin est venu présenter son livre « J’ai tant de choses à vous raconter » (XO Éditions), un récit intime où il remonte le fil de sa vie, de son enfance tendre à ses années de radio, de musique et de télévision. Avec pudeur et chaleur, il évoque les rencontres qui ont jalonné son parcours, ses émerveillements, ses blessures aussi et la place qu’occupe pour lui la spiritualité dans cette traversée. « La prière est un garde-fou qui permet de ne pas tomber du mauvais côté », confie-t-il, dans un rare moment d’introspection. Il rend également hommage à son oncle Robert, prêtre, dont la foi et la bienveillance ont profondément marqué son regard sur la vie. Un entretien empreint d’humanité, où l’homme derrière la voix et le sourire se dévoile tout en nuances.
L’académicien Jean-Marie Rouart est sur le plateau de KTO alors que se joue à Paris « Drôles de justice », qui dénonce avec humour les excès du système judiciaire. L’auteur a commencé sa carrière en 1967 comme journaliste au Magazine littéraire, puis au Figaro, au Quotidien de Paris, et enfin comme directeur du Figaro littéraire de 1986 à 2003. Il a également collaboré à Paris Match. Il a publié son premier roman, « La Fuite en Pologne », en 1974, suivi de nombreux autres romans et essais. Parmi ses oeuvres les plus notables, on trouve « Les Feux du pouvoir » (prix Interallié en 1977), « Avant-guerre » (prix Renaudot en 1983) et « Ils ont choisi la nuit » (prix de l’Essai de l’Académie française en 1985). Il a été élu à l’Académie française le 18 décembre 1997. Interviewé par Bénédicte Delelis, il revient ce soir sur les grandes étapes de sa vie, ses influences, ses choix et notamment sur l’influence de la peinture. Il est en effet issu d’une grande famille de peintres parisiens. Par Julie Manet, épouse d’Ernest Rouart, il est même lointainement apparenté à Édouard Manet. Quant à son père, Augustin Rouart, il a consacré sa vie à cet art majeur.
La voix de Karen Cheryl - de son vrai nom Isabelle Morizet - est bien reconnaissable : chanteuse entre 1975 et 1985, elle a vendu 27 millions d’albums. Les auditeurs l’ont aussi entendue durant 25 ans au micro de la radio Europe 1 ! Alors que sera distribué, ce 17 octobre, un vinyle collector chez Warner, ainsi qu’un maxi 45 tours le 31 octobre, avec des remixes inédits de ses tubes emblématiques (Les nouveaux romantiques, Sing To Me Mama), elle parle sur KTO de son parcours artistique et de cette actualité musicale. Face à Bénédicte Delelis, elle se confie aussi sur son enfance à la campagne où la petite fille mystique qu’elle était lisait les psaumes de la Bible avec ferveur. Elle raconte aussi comment la foi a été pour elle une évidence et comment « ce sont les hommes qui [l]’en ont éloignée ». Pour autant, partageant son admiration pour le jeune saint Carlo Acutis et pour tous ceux qui choisissent de donner leur vie, elle a toujours foi en Dieu.
David Abiker s’est invité sur le plateau de Lumière Intérieure avec une complicité particulière : celle d’Obiwan, son fidèle chien, que les auditeurs de Radio classique et internautes connaissent déjà bien. À l’approche du Concert de Noël, organisé en décembre par sa radio et qu’il présentera cette année, David Abiker a accepté d’ouvrir une parenthèse plus personnelle sur KTO télévision. Né d’un père juif et d’une mère catholique, il raconte avec tendresse des anecdotes de son enfance, rythmée par les fêtes religieuses vécues au sein des deux familles. Ces souvenirs dessinent une identité singulière, faite de transmissions multiples et d’un regard nuancé sur la spiritualité. Interrogé sur sa relation à la prière, il livre une métaphore personnelle et poétique : « Prier, c’est marcher en forêt ». Une manière de dire que la prière est pour lui un cheminement, une respiration, une communion avec le vivant et le silence. Entre humour, mémoire et profondeur, le journaliste partage un pan plus intime de lui-même, révélant la cohérence entre son regard d’observateur du monde, son ancrage spirituel discret et sa passion pour la musique comme langage universel.
Ancien dirigeant de Cartier puis de Van Cleef & Arpels, au sein du groupe de luxe Richemont, Stanislas de Quercize demeure une des grandes voix du luxe, respecté pour sa vision, son exigence et sa capacité à transmettre avec générosité. Ce succès professionnel ne l’a pas empêché de vivre sa foi chrétienne comme il le raconte sur le plateau de KTO. Invité de l’émission Lumière Intérieure, il présente son livre « Emparadiser la vie » (Alisio) où il lève le voile sur son itinéraire spirituel. Pour lui, « la prière est le moyen de développer son âme » et il présente la Bible - « un texte fabuleux » dit-il - comme une source d’inspiration et de force au quotidien. Au fil de l’entretien, il confie, avec une énergie débordante, ses astuces pour aider chacun à révéler sa propre mission de vie, à harmoniser réussite professionnelle et épanouissement intérieur. Une rencontre où l’homme de pouvoir laisse place à l’homme de foi, invitant à transformer le regard que l’on porte sur soi et sur le monde.
Avec une vingtaine de romans et récits, Christine Orban s’impose comme une observatrice fine de nos fragilités, de nos élans, mais aussi de nos manques. Dans son nouveau livre, « Mademoiselle Spencer » (Albin Michel), elle poursuit ce travail d’introspection en évoquant une héroïne délicate, en quête de sens et d’équilibre, la princesse Diana. Écrivain sensible, Christine Orban mêle élégance littéraire et sincérité désarmante. Dans ses ouvrages, elle n’hésite pas à dévoiler ses propres questionnements, entre blessures, convictions et soif d’apaisement. Mariée depuis plus de trente ans avec l’éditeur Olivier Orban, la romancière est un visage du Tout-Paris. Elle confie pourtant : « L’image que je donne me dessert et ne ressemble pas à la réalité. Je suis quelqu’un qui travaille beaucoup, qui a besoin de solitude et de silence. Je ne peux pas vivre sans cela, j’en ai besoin plusieurs heures par jour. » Invitée de « Lumière intérieure », elle parle de ces silences et raconte à Bénédicte Delelis ce qui nourrit son écriture et le regard qu’elle porte aujourd’hui sur la vie. Une rencontre rare avec une femme qui a choisi les mots comme chemin vers l’autre et comme miroir de soi.
Depuis 2007, Jérôme de Verdière anime avec talent « La Revue de presse » sur la chaîne de télévision Paris Première, rendez-vous où, avec ses invités, ils décortiquent avec humour l’actualité à travers les journaux. Journaliste, chroniqueur et homme de radio, un temps préposé au sport, il s’est imposé comme un passeur d’informations au regard vif et sans concession, toujours teinté d’ironie. Mais Jérôme de Verdière est aussi écrivain. Dans son nouveau roman « Corvette » (Le Cherche Midi) , il se dévoile sous un autre jour : celui d’un conteur qui explore les passions humaines et les chemins intérieurs. Ce récit, entre finesse psychologique et souffle romanesque, révèle une plume sensible et personnelle. À travers ses engagements professionnels et littéraires, Jérôme de Verdière questionne le rapport à l’actualité, à l’intime, et à ce qui nous meut profondément. C’est cette double facette, satirique et introspective qu’il viendra partager dans « Lumière intérieure », émission présentée par Bénédicte Delelis.
En 2021, « Le chemin des Estives » racontait le pèlerinage de Charles Wright, 700 km à pied à travers le Massif Central, sur les traces de sa mère corrézienne. Il était alors aspirant jésuite et marchait sans argent ni tente. Quatre ans après, il revient avec un nouveau livre, « Le Jardin Anglais » (Albin Michel), dans lequel il marche cette fois sur les traces de son père. À travers ce récit, il explore ses racines anglaises, longtemps restées floues, distantes, voire douloureuses. C’est l’histoire d’un fils qui cherche à comprendre, réparer, et réhabiliter la figure d’un père discret, souvent moqué ou mal aimé. Après la révélation spirituelle de son premier livre, voici peut-être celle, plus intime, de la filiation. À chaque ouvrage, une quête de sens, d’identité, de réconciliation. Un cheminement intérieur aussi profond que les kilomètres parcourus « Quand on chemine avec le Christ, on peut avancer confiant ». Un témoignage touchant, habité, à l’image de son auteur.
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