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Cause à effet - Radio Cause Commune

Author: Radio Cause Commune

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Les podcasts de Cause à effet sur Radio Cause Commune
41 Episodes
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Avec Alexandre NobecourtAlors, se former, trouver un emploi, changer de région, créer son activité, changer de métier, s’expatrier, se reconvertir, valoriser une expérience bénévole ou professionnelle, nombreux sont les dispositifs désormais disponibles pour se construire sa propre ingénierie de l’emploi.CDD, CDI, CTT, CDD Senior, AFPR, contrats de professionnalisation, interims, postes « adultes-relais »…Faut-il être déjà soi-même conseiller en évolution professionnel pour pouvoir soi-même avoir son évolution professionnelle ?La prochaine édition du salon du travail se tiendra les 16 et 17 janvier 2020 prochain, c'est gratuit, les inscriptions viennent de s'ouvrir et c'est l'occasion de poser toutes ces question à Alexandre Nobecourt, commissaire général.MusiquesBoostee – M.A.DInvitéAlexandre Nobecourt, commissaire général du salon du travail et des mobilité
#40 – Travail et migrants

#40 – Travail et migrants

2019-04-2101:30:04

Avec Nancy L. Green et Farah YoussefL’histoire d’un pays se construit dans son lien avec autres et c’est ainsi qu’il traverse des époques qui sont aussi des époques de migration.Même si on ne ferait pas la connexion immédiatement, la relation entre travail et migrant est une relation très étroite, on remarque que les grandes époques de migrations sont des époques d’industrialisation, de manque de main d’œuvre.Ces mêmes époques ont développé des zones de migration en lien avec des zones de travail : le nord du 92, l’usine Clermont-Ferrand.Et pourtant, si l’on parle volontiers de migrants pour désigner ceux qui viennent en France, spécifiquement pour travailler ou non, on parlera plus volontiers d’expatriés pour désigner les français qui s’en vont.Et enfin, le rapport entre travail, emploi et migrations est en tension dans les discours, parfois favorisant et parfois contradictoire.InvitéesNancy L. Green, historienneFarah YoussefMusiquesPoème sur la 7e, Johny hallidayClandestino, Manu ChaoRéférencesDu sentier à la 7e avenue, Nancy L. Green – seuilRepenser les migrations Nancy L. Green – PUFHome, Warsan ShirePour aller plus loinSalty Memory, Orwan Alahmad (avec entre autre Farah Youssef)
#39 – La transformation

#39 – La transformation

2019-04-0701:26:02

Avec Michel Alhadeff Jones.Le temps est victime de sa polysémie. Il est à la fois le temps mesuré, par les systèmes de mesure, les systèmes de navigation, par les oscillations de l’atome de césium qui définissent la seconde. Il est ordonné et on lui donne une valeur : le temps de travail, le temps de cerveau disponible.À la fois il nous rythme, comme les saisons, et les rythmes circadiens, les fameuses horloges biologiques ; mais par ailleurs nous le ressentons également comme s’il pouvait s’étirer ou se contracter, par la vitesse, l’ennui, l’attente, la poésie, l’art.Il nous construit, par la paléontologie et l’histoire et pourtant il nous rappelle notre insignifiance à chaque fois que l’on regarde une étoile, car on la regarde telle qu’elle était il y a plusieurs milliers d’années, le temps que la lumière nous parvienne.Il nous poursuit, c’est le temps de la jeunesse, du vieillissement et de la mort.Mais alors, plongé dans notre quotidien, que faire de toutes ses représentations ? Et si je vous proposais, demain, au boulot, de rêvasser, les yeux dans le vague, en regardant la tasse dont le café se refroidit lentement, et se demander comme St Augustin « Qu’est-ce donc que le temps ? Si personne ne me le demande, je le sais ; si je cherche à l’expliquer à celui qui m’interroge, je ne le sais plus. »Et vous me répondriez à juste titre « Bien sûr que non, je ne vais pas me mettre à philosopher au travail, je n’ai pas le temps ! »
Avec Valérie Cohen-Scali, Psychologue de l'orientationL’ « orientation » professionnelle est une étonnante expression. Elle laisse à croire qu’il y aurait comme des carrefours, et des panneaux de signalisation. Pourquoi parle-t-on d’orientation ?Comprendre le chemin qu’il faut pour les gens avant qu’eux-mêmes le sache, sur le papier, ça semble une entreprise audacieuse. Comment ça se passe, quels sont les rouages, les procédés de l’orientation ? Et par ailleurs, qui en sont les acteurs ? On connait tous les conseillers de CIO, mais qui sont les acteurs qui dans une vie jouent un rôle d’orientation ? À quoi sert alors un conseiller d’orientation ? Comment déconstruire les aprioris qu’on peut avoir pour comprendre vraiment ?InvitéeValérie Cohen-Scali : Psychologue de l'orientationMusiqueEminem – Lose yourselfJean-Jacques Goldman – Envole-moi
Avec Gilles Schildknecht, chercheurEst-il si évident de comprendre la VAE ? Chacun comprend que l’on peut, ou que l’on doit même se former pour accéder à un emploi, et effectuer un travail, il est moins spontanément évident de se dire que l’on peut faire un travail et en valider les acquis par la suite. Par exemple, si l’on a probablement tous une vague idée de ce qu’est la VAE – et si ce n’est pas le cas on va en parler cet après-midi – combien d’entre nous sommes capables de dire exactement ce que sont nos acquis d’expérience à valider. Si je devais déterminer le diplôme qui décrit toutes mes activités aujourd’hui, lequel serait-ce ? Telle est la question !Quel sens donner à cet exercice, au sens personnel, quel bénéfice, quels usages… au sens collectif, celui des entreprises, ou encore au sens des institutions. Tout autant d’acteurs qui ne voient pas la gestion des compétences et des diplômes du même œil.Invité.e.s :Gilles Schildknecht, chercheur associé au Conservatoire Nationale des Arts et MétiersMusiquesContes, vents et marées – Les Ogres de BarbacksLe débit de lait, Charles Trenet
Le travail d’un chercheur est un travail fait de doutes et d’incertitudes, car il doit à la fois trouver des solutions aux problèmes qu’il se pose, à la fois construire les outils qui lui permettront d’avancer. En particulier dans les neurosciences où l’imagerie cérébrale a permis de faire un bon spectaculaire ces dernières années, mais ne suffit pas à élucider tous les mystères.Dans cette émission nous avons voulu parler du travail de recherche d'un biologiste, cette émission va de pair avec celle d'Armelle Rancillac : Tous Trouveurs dans laquelle elle donne la parole à différents acteurs de la recherche au laboratoire de biologie du Collège de France. InvitésArmelle Rancillac : Chercheure au Collège de FranceAlain Chedotal : Membre de l'académie des sciences, directeur de recherche à l'institut de la visionMusiquesLove on the brain – RihannaFunkadelic – Maggot BrainCunninLynguists – Brain CellEt maintenant on accueille Alain Chedotal, chef d’équipe @InstVisionParis en direct sur @_CauseCommune_ dans l’émission @CauseaEffetCC de la @citedessciences avec @StephaneManet et @RancillacA aussi via @SocNeuro_Tweetspic.twitter.com/ysBHrGVoGJ
Avec Jean-Gabriel GanasciaQu’est-ce que j’aurais donné tout à l’heure, affalé dans un des canapés du studio, pour laisser une intelligence artificielle écrire l’introduction à ma place.Aurait-elle été capable de synthétiser les grandes lignes de notre propos pour que l’on comprenne tout de suite dans quoi nous nous engageons, avec vous chers auditeurs, pour 1h30 ?Vous même vous ne le savez toujours pas. Aurait-il fallut que je fasse une offrande à un totem technologique, avec une figure vaguement anthropomorphique, une pile d’unités centrales entassées avec des bouts de circuits imprimés qui dépassent, la gueule béante, dégueulant de nappes IDE, le regard furieux, injecté d’ampoules LED.Abandonner mon travail à une autre intelligence, telle et la question. Affalé dans le canapé, je suis tenté, mais vers quel culte me tourner ?On ne sait pas ce qu’est l’intelligence, et, indépendamment de toute intelligence, je ne suis pas tout à fait sûr que nous sachions ce que artificiel veut dire – quel que soit la nature de l’artifice....
Avec Michel Guisembert, président de Wordskills France. Qu’est-ce que l’excellence dans un métier ? L’excellence est elle soluble dans le temps ? Dans la généralisation, dans le doctorat ? Ou bien est-elle soluble dans la précision, la spécialisation, l’apprentissage ?Comment valoriser les filières d’apprentissages et jusqu’à quand en a-t-on fini d’apprendre, comment se développe la compétence tout au long de la vie, quel est son point de départ ? InvitéMichel Guisembert, président de Wordskills FranceMusiquesHymne de Wordskills FranceLes joyeux bouchers – Boris VianRéférencesSite web de Wordskills FranceÉloge du carburateur – Matthew Crawford, a inspiré l'émissions et nos conversations hors antenne.
Avec Jérôme Lèbre.InvitéJérôme Lèbre, philosopheMusiquesLes Ogres de Barback – Le tempsL'homme pressé – Noir DésirRéférencesÉloge de l'immobilité – Jérôme Lèbre
Avec M'hamad Bilakdane. Le travail dans les associations est-il un travail comme les autres ? Des petites mains qui s’activent, des bénévoles passionnés, la première image qui nous vient du monde associatif est celui d’une activité allant de soi. Et pourtant, de la sphère professionnelle a la sphère hors travail, il y a parfois un pas qui se contente de peu pour être franchi. Le travail bénévole est-il un travail ordinaire, le travail rémunéré dans une association relève-t-il du même engagement que ses bénévoles, et que devient une association sans sa force de travail ? Le secteur associatif fourmille d’ambivalences entre engagement, lucrativité, pérénité des emplois et pour se convaincre de sa complexité c’est un zoom particulier que nous proposons de faire, celui de la maison des associations du 18e arrondissement. Services civiques, chèques emplois assos il existe encore toute sorte de dispositifs pour permettre l’activité dans les associations, certains ont disparu, d’autre vont arriver – ou plutôt revenir… Mais avant de regarder les dispositifs, en fait c’est quoi une association ? Pour ceux qui y agissent et ceux qui l’accompagnent ? InvitéM'hamad Bilakdane, directeur du développement de la vie associative et citoyenne du 18e arrondissement de ParisMusiquesDidier Super – À bas les gens qui bossentDillon Francis – Harder, Better, Faster, Stronger (Daft Punk remix)
Résumé :Avec Laurent Cordonier.Les scientifiques, les chercheurs qui concentrent leur travaux sur ce thème sont nombreux, rien qu’à voir les différents invités que nous avons reçu depuis tout juste un an maintenant dans cette émission : sociologues, psychologues, ergonomes, théoriciens de l’éducation, neurobiologiste, médecin du travail et médecin du sommeil, économistes, informaticiens, et dans la catégorie inclassable, les philosophes.Est-ce à dire pour autant que nous pourrions tous les faire revenir en même temps, (si tant est que nous puissions les faire tenir dans la même pièce) et les mettre d’accord ? Dans le fondement même de leur mode de pensée, leur manière de construire leur théories ? Où ont-ils des manières de comprendre le monde respectivement différente les uns des autres.Et du coup, quel est le sens de cette émission ? Est-ce que nous essayons de faire venir toutes sortes de spécialistes dans le but d’en faire une synthèse, un peu comme dans une sorte équation totale qui définirait le sens de la vie, de l’univers et du reste ; ou bien est-ce que chaque intervention offre un éclairage, qui n’est qu’un éclairage, charge alors à chacun de s’en saisir, ou pas, pour mieux comprendre son monde.Les relations entre les sciences de la nature et celles du social posent cette question et c’est sous le prisme du cerveau que cette question se cristallise.L’imagerie cérébrale a connu un développement exponentiel grâces aux prouesses technologiques et les neurosciences rencontrent maintenant les sciences du comportement. Y a-t-il une chance pour que les thèses se corroborent ou bien vont-elles au contraire diviser encore plus les manières qu’ont les scientifiques de voir le monde. Les sciences de l’esprit ne sont-elles que des sciences littéraires, les sciences de la nature ne sont-elles qu’une mécanisation des corps, avatar des hommes machines ?
Résumé :Avec Émile Servan-Schreiber.L’intelligence collective est-elle la somme des intelligences individuelles ? Peut-on produire une intelligence, là comme ça, simplement, qui répond aux toutes les failles des nôtres.Les biais cognitifs, les effets de conformismes, nos émotions, notre rapport au groupe, nous le savons, sont parfois notre faille, provoquant des erreurs collectives, nécessitant de les organiser. On pense à des phénomènes historiques, de marché ou des procès judiciaires qui ont défrayé les chroniques.Il doit donc y avoir un moyen de produire une intelligence, qui soit une intelligence collective.Mais que signifie alors cette « intelligence » ? Est-ce qu’elle a un quotient intellectuel, est-ce qu’elle a des émotions ? Est-ce qu’elle a des doutes et des temps de réflexion pour produire une décision ?Et qui pense l’intelligence collective ? Qui est légitime pour inventer une intelligence ? Si une intelligence est créée d’une autre intelligence, ne doit-elle pas souffrir des failles de la précédente ?En clair, qu’est-ce que c’est que ce « machin », l’intelligence collective ?InvitéÉmile Servan-SchreiberBibliographieSupercollectif : la nouvelle puissance de nos intelligencesRéférences évoquéesL'expérience de l'effet de conformisme de Solomon AschMusiquesOrelsan – BasiqueSkygge – Cake Woman
Résumé :Quelle est la compétence de l’entrepreneur ? Créer une entreprise est un parcours du combattant, il faut réunir des compétences techniques, juridiques, financières, marketing, rédactionnelles, commerciales…Et je ne parle même pas de la compétence ou des compétences que l’entreprise va mettre en avant au travers du corps de métier.Alors on va se dire qu’il vaut mieux le faire soi-même, que l’entrepreneur doit tout faire, tout savoir. Cela coûtera moins cher et l’on fera porter moins de risque sur l’activité.Mais du coup sur quoi reporte-t-on le risque ? La charge mentale de l’entrepreneur ? Ses nerfs, son corps ?Et puis, est-ce que c’est possible, ça de tout savoir, et de tout faire ?Quelles stratégies, quelles surprises, quelles découvertes pour l’entrepreneur pour qu’il puisse se placer dans son propre projet.Une autre question que je me pose, est qu’elle est l’écart, la surprise entre la compétence que l’on exerce et celle que l’on s’attend à exercer. Si l’on pense savoir tout faire, est-il possible d’envisager toutes les compétences dont on aura besoin ?Enfin, faut-il avoir tout fait pour bien recruter.Invité :Antonin Grêlé, fondateur de kadoresto.frRéférences :Kadoresto.frVoir aussi, sur cette même chaîne :Cœurs entreprenantsQuelques Cause à Effet : Qu'est-ce qu'entreprendre, l'auto-entreprise, les autodidactes.
Résumé :Avec Antoine et Solène, en direct de la Cité des Sciences.Le travail est-il un bien commun ? S’il est un bien commun de quoi parle-t-on ? Par exemple si « l’emploi » est un bien commun, on ne parle pas tout à fait du « travail ».Si le travail est un bien commun, de qui est-il le bien ? On pourrait croire que cette question est un non-sens puisque s’il est commun, implicitement il l’est pour tous.Et pourtant tout le monde n’aura pas le même « commun ». Par exemple, appartient-il à ceux qui permette que le travail existe, donc l’entreprise, ou bien à ceux qui le font, les salariés.Et comment faire lorsque le travail, tel qu’il s’accomplit, dépend aussi de sa déontologie et de son histoire. Par exemple, le travail du médecin appartient aussi à son ordre.En zoomant sur le métier des développeurs, nous proposons de regarder la particularité et la limite de ce qui est commun dans ce travail. InvitésAntoine a.k.a. vv221Solène a.k.a. MopiMusiquesBitch better have my money, ATTLAS remix, d'un original de RihannaManu Chao Vs. Elysium – Bongo Skunk – mashup par DNSK en CC by-nc-saExtrait sonoreLinus Torvald « The mind behind Linux »RéférencesLe site internet de nos invités : dotslashplay.itLes conférences de l'événement (dont nos invités, et les autres) : ubuntu-party.orgpour en savoir plus sur Git si c'était parfois un peu technique : le livre en téléchargement libre sur le site officielL'interview entière de Linus Torvald dont nous avons diffusé un extrait sur le site de Ted
Avec Pierre-Michel Menger, sociologue.Dans notre émission, nous avons eu l’occasion de parler de compétence, de savoir-être mais jamais véritablement tout à fait du talent.On le voit partout et pourtant on passe systématiquement à côté. On le voit partout dans les médias, dans les productions d’artistes notamment, y compris chez nous avec Paname by mic, on le voit dans le travail, dans les fiches de postes, chez les sportifs également, les joueurs de foot que l’on achète, que l’on s’échange.Un même mot pour définir tant de situations.Alors on le voit partout et pourtant on passe à côté. À côté de la reflexion qu’il doit susciter. On oublie de le requestionner.Et lorsque l’on s’y attarde un peu, on se rend compte que cela peut devenir très complexe. Est-ce que c’est comme une sorte de compétence cachée ? Est-ce que ce n’est pas plutôt une combinaison de compétences, ou d’habiletés ?Finalement on aurait pu prendre en citation introductive la fameuse réflexion de Richard FeynmanI think I can safely say that nobody understands quantum mechanicspour faire une analogie avec le talent, c’est-à-dire que personne ne sait tout à fait ce que c’est, et pourtant on s’en sert, et ça fonctionne. Enfin ça fonctionne à peu près.Cela sert à la fois à se différencier, à se démarquer, par rapport à un contexte, des individus, cela peut se gérer aussi, on veut détecter les talents, garder les talents, cela sert alors à gérer l’excellence.Cela sert à mesurer, mesurer des écarts de réussite, des inégalités. Mais au final, pourquoi faire, que cherchons-nous, qu’attendons-nous du talent ?La semaine prochaine, on consulte à domicile ! 😉 Rendez-vous à 15h, toujours sur @_CauseCommune_ 93.1 FM pic.twitter.com/QiMhE9sPVz
Qu’est-ce que l’on engage de sa propre subjectivité au travail, qu’est-ce que les salariés investissent d’eux-mêmes, pourquoi, comment ?Vous savez cette subjectivité, c’est cette manière que l’on a de toujours se raconter de manière différente, de toujours changer d’histoire lorsque l’on explique son parcours, cette manière de ne plus faire la différence entre son projet et soi-même. C’est aussi l’expérience, le regard que l’on porte sur son propre travail, l’approche particulière qu’on a de le faire et pas les autres.Et concrètement, ce serait intéressant de savoir ce que le travail fait sur nous et ce que nous, nous faisons du travail. Comment il s’intègre dans notre biographie, et comment il s’intègre au groupe.Est-ce que la subjectivité au travail se construit, ou est-ce qu’on la subit, est-ce qu’elle permet d’améliorer son cadre de vie travail, ou bien la productivité ?InvitéeDaniel Linhart, sociologue, directrice de recherche au CNRSMusiquesLes petits métiers – JulietteLe poinçonneur des lilas – les doigts de l'homme
qu’est-ce qu’entreprendre ?Quel est donc ce travail si particulier, si à part, qu’on en peine à décrire la fiche de poste.Qu’elle mouche pique donc l’entrepreneur qui se lève un matin et se dit, je vais créer une entreprise, couper le lien de subordination relié par le contrat de travail pour avoir mes propres objectifs, mes propres enjeux.On retrouve cette idée de liberté, hein, dans la démarche d’entreprendre, et en même temps, on le représente comme quelque chose de très contraignant, lié à sa propre capacité de résilience… ou de résistence. Winston Churchill dit, allez on va se refaire une petite citation – Winston Churchill dit Le succès consiste à aller d'échecs en échecs sans perdre son enthousiasme.”On présente souvent le fait d’entreprendre comme être seul face au monde, vouloir soulever des montagnes. Est-ce qu’il y a un mythe de l’entrepreneur solitaire et conquérant ?Et lorsque ces questions sont posées il y a aussi le travail de l’entrepreneur, son quotidien. Le moment où il confronte sa vision, sa prospective, à la réalité. Et plutôt que de faire ce qui le passionne, il le vend, ou il le compte, dans une feuille de calcul, pour permettre à ses salariés de faire ce qui l’a animé toujours et qu’il ne pratique plus jamais. Mais peut-être (je ne veux pas être trop négatif) avec la certitude que cette fois-ci, c’est fait de la bonne manière, avec la bonne vision, le bon regard sur le monde.C’est donc la fiche de poste de l’entrepreneur que nous vous proposons de faire aujourd'hui.InvitéeIsabelle Bapteste
Avec Denis Maillard, Philosophe politique.Il n’est pas de lieu plus commun dans tous les sens du terme, que le lieu de travail. Et c’est justement dans ce lieu que viennent se rencontrer les hétérogénéités de tout bord.Le travail engage. Bien au-delà de la force de travail, il engage le temps, le corps, l’identité, la conscience, la conviction. En affirmant l’individualité dans l’organisation du travail, on affirme les manifestations identitaires qui vont avec et qui se confondent parfois dans le fait religieux.Ainsi, le fait religieux dans le travail est une question complexe car le travail, de part la mise en commun d’un espace-temps, en dis long sur notre rapport à la confession dans notre société, tout autant que le fait religieux en dit long sur notre rapport au travail.Une salariée chrétienne qui distribue des tracts anti avortement, un chauffeur de bus qui refuse de serrer la main d’une femme, un employé qui ne veut pas décrocher le téléphone le vendredi, un animateur de centre de loisirs qui ne va pas à la piscine pendant le ramadan. Une personne licenciée qui refuse de participer au temps de prière de l’entreprise.Mais à l’heure où l’on revendique toujours plus d’individualité et plus d’individualisme dans l’organisation du travail, le fait religieux et les tensions qu’il peut susciter nous rappelle que le travail se fait en fait dans l’altérité, avec l’autre. On peut alors se demander : où se situe le curseur entre le travail de tous et le travail de chacun ?
#23 – Travail et handicap

#23 – Travail et handicap

2018-10-2501:29:26

Avec l'atelier du courrier2,7 millions de personnes en âge de travailler déclaraient en 2015 être bénéficiaires de la reconnaissance administrative d’un handicap, ou d’une perte d’autonomie, dont 938 000 d’entre eux qui déclaraient occuper un emploi. Y a-t-il une place pour le handicap au travail, pour toutes les entreprises ou faut-il ne passer que par des entreprises spécialisées ?Est-ce que les handicaps sont des freins, lesquels, pourquoi ?… Et puis de quoi parle-t-on finalement, quand on parle de handicap ? sommes-nous tous autonomes ?InvitésLaurent Lachaud – Directeur CommercialBenoît Dufour – Directeur d'établissementMusiquesCaravan, Michel PetrucianniSuperfly, Curtis Mayfield
Qu'est-ce que le savoir-être ?Chacun a entendu parler du savoir-être probablement, voire même très certainement si l'on a eu à rédiger une lettre de motivation.On pourrait dire que le savoir-être, c‘est les qualités, et éventuellement les motivations. : par exemple on va dire qu'on es autonome, rigoureux, qu'on a l'esprit d'équipe, qu'on est ponctuel, polyvalent, créatif, enthousiaste ou impliqué…Mais sur quoi ce base-ton pour revendiquer – dans un entretien d‘embauche par exemple – que l‘on est curieux ou que l‘on a le goût du challenge ? Il faut bien un « savoir être » de la « capacité à argumenter », pour pouvoir se revendiquer polyvalent ou autonome, sans qu‘aucun diplôme de polyvalence ou de curiosité ne permette d‘y attester. Du moins que je sache…Et du coup quelle est la limite du savoir-être ? Jusqu'où peut-on aller ? Du point de vue de l‘employeur par exemple, peut-on dire savoir être… accueillant ? savoir être… souriant ? savoir être joli ? Et c‘est là où la question du savoir-être est intéressante : qu‘est-ce que c‘est ? De quoi parle-t-on ? Jusqu'où peut-on aller ?Être, c‘est un mot très fort. C'est exister, c‘est avoir une réalité. C'est bizarre d‘avoir un savoir pour ça. Si on adapte sa manière d'être, c'est plus un genre d'attitude, on devrait dire « savoir-paraître ».Et du coup que ce passe-t-il quand on n'a pas le savoir être ? On « n'est pas » ? On n'existe pas ? On n'a pas de réalité ?Dès que je commence à me torturer un peu avec cette expression de savoir-être il y a deux mots qui me gênent en fait, il y a le mot de savoir, et il y a le mot être.Il y a derrière ce phantasme du contrôle des personnalités de chacun un phénomène de société avec lequel il faut que l‘on compose, et c'est le thème que nous proposons d'aborder avec nos invités.
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