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LeGuide en ligne

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Author: Ligue pour la lecture de la Bible
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© 2022 - Ligue pour la lecture de la Bible
Description
LeGuide est un guide biblique quotidien pour adultes proposant chaque jour un texte biblique accompagné d'un commentaire.
Ce guide biblique est proposé par la Ligue pour la lecture de la Bible.
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1313 Episodes
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Jésus est en train de passer d’un monde à l’autre, ou plutôt il quitte un lieu pour rejoindre une personne, son Père qui l’a envoyé (1). Jésus sait qu’il est venu de Dieu et qu’il retourne vers Dieu (3). Il sait aussi qu’il y a quelqu’un parmi les disciples qui est prêt à le trahir. Il sait qui c’est. (...)
Ce passage clôture le ministère public de Jésus. Il est frappant de mettre en lien la constatation négative du verset 35 avec l’invitation qui apparaît tout à la fin de l’évangile de Jean : « Ces signes sont rapportés pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom » (20.31). Jésus dévoile ainsi qu’une personne peut s’ouvrir à la foi à condition que son regard ne reste à la surface des événements. Il a opéré des « signes » (c’est un mot qui est préféré au mot « miracle » dans Jean). (...)
Jésus est troublé. Comme devant le tombeau de Lazare (11.35) et comme au jardin de Gethsémané (Mc 14.33), il est gagné par l’émotion et il est tourmenté. Il peine même à formuler sa prière (« que dirais-je ? », 27). C’est un homme fragile qui nous est ici dévoilé. (...)
Un épisode de la vie de David s’est déroulé dans la grotte d’Ein-Guedi (1S 24.1-23). Alors qu’il s’y était caché avec ses hommes pour échapper au roi Saül, celui-ci y entra pour satisfaire un besoin naturel. David aurait pu tuer Saül, qui était alors sans défense, à portée de son épée. Il n’en fit rien. (...)
« Nous désirons voir Jésus ». Que cache cette demande ? De la curiosité ? Un besoin de voir de ses propres yeux celui dont tout le monde parle et qui a accompli des choses extraordinaires ? Ou s’agit-il d’un questionnement plus profond à l’image de celui de Thomas, ce disciple qui veut voir les blessures de Jésus (et même les toucher) pour pouvoir croire en sa résurrection (20.25) ? Il est frappant de constater que Jésus ne répond pas directement à la demande de ces quelques non-Juifs. Toutefois, il laisse quelque chose à voir justement : l’image d’un grain de blé tombant en terre (23-24). L’enfouissement d’une graine était considéré par les anciens comme une mort et l’apparition d’une plante à partir de cette semence comme une résurrection. (...)
Jean raconte l’entrée de Jésus à Jérusalem de manière différente des autres évangiles : la foule des pèlerins sort de la ville pour accueillir Jésus et pour l’acclamer alors que dans les synoptiques, elle l’accompagne. Elle brandit des rameaux de palmiers plutôt que de simples branchages. L’accueil de la foule est ainsi comme prémédité et elle réserve à Jésus une entrée particulièrement triomphale. Elle le reconnaît comme le Messie, annoncé par les Écritures et attendu comme un souverain, vainqueur et libérateur. (...)
Marie de Béthanie oint les pieds de Jésus avec une livre d’un parfum de nard pur de grand prix. Sa valeur est de trois cents deniers, ce qui correspond au salaire de dix mois d’un ouvrier. Il y a donc dans l’offrande de cette femme quelque chose d’excessif, de vraiment démesuré. L’évangéliste Jean nous invite à accueillir l’odeur du parfum de Marie comme une odeur de vie, qui fait contraste avec l’odeur de mort qui régnait dans le tombeau de Lazare avant sa résurrection (Jn 11.39). (...)
Aimer Dieu, c’est le rechercher, lui obéir, le louer, l’adorer et c’est aussi le reconnaître dans toutes nos voies, celles que nous choisissons et celles qui nous sont imposées. La foi, preuve d’amour par excellence, sait même quand elle ne le comprend pas que tout contribue au bien de l’enfant de Dieu. Après avoir présenté l’Esprit d’adoption comme premier antidote à la crainte (15), l’apôtre Paul détaille tout ce que Dieu a fait en Jésus-Christ pour faire de nous de bons fils de sa famille (29-30). Il montre jusqu’où a été l’amour de Dieu qui a consenti à cette mort (31-32). (...)
Paul évoque ici non les seules persécutions, mais essentiellement les souffrances communes à toute l’humanité (18, 23). Quoique notre corps ne soit plus l’instrument de la dégradation morale et spirituelle, il demeure mortel et sujet à toutes sortes d’agressions. Nous acceptons les souffrances d’aujourd’hui en communion avec Christ (17) et en cultivant l’espérance de la gloire à venir, y compris pour notre corps (11, 23-25). Faire une estimation correcte, renoncer à des comparaisons abusives (18), ce n’est ni monnayer nos souffrances comme des œuvres de salut ni leur donner le pouvoir de nier la réalité de l’héritage promis. (...)
Nous n’avons aucune dette envers notre ancienne manière de vivre (12), nous n’avons pas à verser des indemnités à la loi du péché pour rupture de contrat. Jésus a soldé les comptes. Notre corps est habitué à céder à des réflexes qui conduisent à la mort. Instinctivement, quoique libres en Jésus-Christ, si nous ne sommes pas vigilants, nous persévérerons dans nos mauvaises conduites de vie. (...)
David connaît l’origine de sa détresse physique (4) et de sa dépression (7). C’est déjà une grâce de se savoir sous le jugement de Dieu. Comme David, Job savait que Dieu lançait ses flèches contre lui, mais il en cherchait vainement la raison. Nous sommes parfois comme David, parfois comme Job et parfois comme l’autruche qui se cache dans le sable pour ne pas voir l’évidence. (...)
Aux versets 2 et 3, Paul évoque trois lois différentes : 1 – « La loi du péché et de la mort », une puissance dont les moyens d’action sont décrits au chapitre précédent, pollue l’humanité depuis l’avant-déluge. Elle engendre la mort, car heureusement, le mal ne peut pas être source de vie. 2 - La Loi de Dieu verbalise ce qu’est sa volonté, ce que sont le bien et le mal qu’elle a le pouvoir de distinguer. Elle aussi produit la mort de ses destinataires, elle les sanctionne à cause de leur incapacité à s’y soumettre. 3 – « La loi de l’Esprit » est déjà esquissée dans l’épître (7.6), c'est pourquoi le premier verset commence par « donc ». (...)
Le constat de Paul est sans appel : bien que la résistance au péché soit engagée, le combat est inégal et le mal l’emporte. Les meilleures intentions de l’apôtre ne suffisent pas à éteindre le feu du péché. Paul en a la volonté, mais non le pouvoir. C’est la « faute du péché », non de la Loi (13) : « la loi est spirituelle ; mais moi, je suis marqué par ma nature, vendu au péché » (14). (...)
« La loi est-elle péché ? » (7) Non ! Pourtant, si Paul n’en avait pas eu connaissance, il n’aurait pas connu le péché non plus. La Loi fait briller de mille feux le fruit défendu. La Loi attise le brasier du péché. Interdire ne fait qu’encourager à désobéir « quand le commandement est venu, le péché a repris vie et moi, je suis mort » (9). (...)
Christ est mort et c’est pour le péché qu’il est mort. Il est vivant pour Dieu. Les croyants pareillement sont morts au péché et rendus à la vie par leur union à Jésus-Christ, appelés à vivre pour Dieu et mettre « leurs membres » (5) au service de la justice. Étant justifiés devant Dieu par la foi au Christ, ils ont la voie de la sanctification dégagée. (...)
Après la métaphore botanique, une comparaison anatomique ! Le corps mortel, les membres esclaves du péché. La perspective semble sombre. Ce commentaire a été écrit en été 2025, dans un monde oh combien mortifère : course à l’armement, destruction de l’environnement, folie guerrière, violences domestiques, scolaires et j’en passe. Quelle espérance possible ? Maintenant, au printemps 2026, est-ce différent ? À chacun d’en juger. Adopterons-nous une attitude fataliste mortifère ? Pour nous aider à y renoncer, par une simplification dualiste, Paul nous place de nouveau devant nos choix et leurs conséquences : • Quel maître servons-nous ? Le péché ou Dieu ? • Quel serviteur, quelle servante sommes-nous ? Sous la Loi (Moïse) ou sous la grâce (Jésus) ? • Quels œuvres accomplissons-nous ? De péché ou de justice ? • Avec quels fruits ? Ceux dont on a honte ou ceux qui sanctifient ? • Dans quel but ? La mort ou la vie éternelle ? Oui, le schéma est un peu simpliste. (...)
La question est morale : vais-je continuer à pécher ? En réponse, on s’attendrait à une exhortation, à une liste des péchés à éviter comme Paul aime à les dresser. Pas du tout. Il y répond en énonçant le sens premier du rituel baptismal : être plongé dans la mort, comme le Christ, puis sauvé par la grâce de sa victoire sur la mort. Il nous propose là une solidarité extraordinaire avec Jésus. (...)
Ce psaume est une séquence de cinéma que je vous invite à visionner. Vous voici dans la salle obscure. La caméra vous fait découvrir la splendeur du temple de Salomon : colonnades, chandelier d’or, autel ; puis elle se déplace dans la cour réservée aux Israélites et se focalise sur une personne. C’est un (ou une ?) pèlerin qui entre. (...)
Le 1er avril prochain, veille de Pessah, les familles juives se retrouveront autour de la table du seder, le repas pascal. Traditionnellement, quatre enfants prendront différents rôles et poseront des questions associées à ces rôles. Un de ces enfants est dit « stupide », il demande : — Quelle cérémonie faites-vous là ? Ce à quoi le père de famille répond vertement : — Pourquoi dis-tu « vous » ? C’est « toi » qui, aujourd’hui, es libéré de l’esclavage comme tes ancêtres l’ont été du temps de Moïse. Ainsi les enfants juifs vont-ils assimiler que le récit biblique est bien plus qu’une lointaine histoire du temps passé. (...)
Avant-hier, mercredi des Cendres et début du carême, nous avons lu : « Heureux ceux dont les fautes sont pardonnées » (4.7). Que cette béatitude nous accompagne tout au long de notre carême ! Nous avons tant besoin d’être rassurés par le pardon de Dieu pendant ce temps de prise de conscience de notre finitude (la cendre est symbole de mort), de notre incapacité à faire bien (7.19), de nos limites. Les versets 1 et 2 du chapitre 5 expriment cette parfaite sérénité. Dans la foi, nous pouvons la garder quand le monde devient trop pesant, en nous et autour de nous. (...)



