DiscoverPlace des Fêtes
Place des Fêtes
Claim Ownership

Place des Fêtes

Author: Antoine Dabrowski

Subscribed: 10Played: 641
Share

Description

Du lundi au mercredi à 18h, en direct sur Tsugi Radio, depuis notre studio du Parc de la Villette, invité.e.s et artistes qui font l'actualité des musiques que nous aimons défilent au micro d’Antoine Dabrowski. Place des Fêtes, c'est aussi toute la culture vue par l’équipe des chroniqueuses et chroniqueurs de Tsugi Radio : jeux vidéo avec Juliette de Prigny, musique italienne avec Benoît Felix-Lombard, cinéma/écrans/séries avec Olivier Forest, musique et politique avec Lola Avril, musique et instruments traditionnels avec Antoine Gailhanou et la revue de presse musicale d’Angèle Chatelier.


Le générique de Place des Fêtes est signé Antoine Assayas.


Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

747 Episodes
Reverse
Avec Asgeir en live

Avec Asgeir en live

2026-03-2535:15

Un peu de douceur aujourd’hui avec la venue exceptionnelle dans le studio de Tsugi Radio d’un artiste islandais. Il s’appelle Ásgeir et en toute discrétion il s’est taillé une solide place dans le paysage de la pop-folk internationale. Pour son sixième album sorti cet hiver, il a totalement remis à plat son processus créatif. Jusqu’à présent, il adaptait avec la complicité de John Grant, des poèmes de son père, Einar Georg Einarsson de l’islandais au français. Mais pour la première fois, c’est lui qui signe tous les textes de son nouvel album. D’un naturel réservé, voir même un peu geek, Ásgeir avait semble-t-il une certaine réticence à trop se dévoiler, et se sentait plus à l’aise dans l’idée de fabriquer un univers aux textes d’un autre. Il faut croire que le temps a fait son œuvre…. Ásgeir enchaîne sur Julia, son nouvel album, les compositions douces et mélancoliques irradiées par cette indescriptible lumière du Nord de l’Atlantique. Si on devait le comparer à quelqu’un, difficile de ne pas penser à Bibio, le ménestrel du label de Sheffield ; Warp, tant ils ont en commun cette vision pastorale et artisanale d’une musique parfois rehaussé de discrètes touches électroniques. Sauf que l’Islandais, a en plus l’atout d’une voix cristalline aux aigus délicats et enveloppants. Sur ce nouveau disque, Ásgeir est allé à l’os de ces chansons, sur des arrangements un peu plus dépouillés encore. Il raconte son souhait de sortir de ses habitudes et de rêver à nouveau. Et on aime bien les hommes dont la vulnérabilité est source d’inspiration, et pas seulement parce que c’est à contre-emploi ! C’est donc un petit rêve aujourd’hui qu’on réalise sur la Tsugi Radio puisqu’il est venu nous rendre visite, avec sa guitare, pour un entretien et quelques titres en live dans la Folie L1 du Parc de la Villette. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Pendant toutes cette prochaine heure, avec Angèle Chatelier, on écoutera aussi bien le flow d’Aymce, nouvelle tête à suivre que la divine soul de Dua Saleh. Face aux méandres du monde, il nous reste encore des choses… les festivals… comme Panoramas Festival à Morlaix. nous avons rencontré son fondateur, Joran Le Corre. Mais aussi la douceur des mots et des guitares, c’est un peu ces deux choses que l’on va explorer tout au long de cette prochaine heure, mais avant le repos, il y a la danse Celle que vous propose le duo Acid Arab, qui devrait être bientôt de retour avec un nouvel album. Mais avant ça, ils sortaient ce génial titre Done Done et seront surtout en concert à Panoramas le 11 avril prochain.. On les écoute juste avant de faire un point sur cette prochaine édition du festival Breton avec Joran le Corre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Ça y est le verdict est tombé et le paysage politique français est un peu déprimant : une gauche fracturée et le rassemblement national qui arrive en tête dans 62 villes. Mais on va moins commenter ces résultats aujourd’hui que s’intéresser aux différents usages de la musique par les candidats. Car cette campagne municipale 2026 confirme les tendances de ces dernières années : les candidats investissent massivement les réseaux sociaux. Qui n’en a pas eu marre en scrollant de tomber sans arrêt sur des vidéos, plus ou moins bien faites, de candidats dans des villes situées à des kilomètres de son bureau de vote ? Or qui dit vidéos TikTok ou Reels instagrams dit musique. Lola revient sur l'utilisation de la musique lors de la campagne des élections municipales qui viennent de s'achever. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Deuxième jour au Babel Music XP en direct de La Plateforme. Angèle Chatelier reçoit Article 15, Jawhar, Alexandra Archetti, Stéphane Krasniewski, Frédéric André, Manu Théron et le live de Isam Elias.  Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Tsugi Radio est à Marseille, en cette tournée des festivals déjà bien entamée. Marseille qui vit aux sons des municipales depuis plusieurs semaines. Marseille surtout, terres de cultures des cultures et c’est d’ailleurs ça que prône depuis maintenant quatre éditions le Babel Music XP. Mais en réalité bien plus encore, une carte mondiale des musiques, à travers son salon professionnel qui réunit plus de 2000 personnes qui travaillent dans la filière musicale, 72 pays, 4 continents représentés. Mais aussi ses concerts dans toute la ville. En direct de La Plateforme, Angèle Chatelier reçoit Super Parquet, Isam Elias, Top Sarun, Érol Josué, Olivier Rey et Célia Wa en live. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Pour le mois de mars, Benoît revient sur l'édition 2026 de San Remo Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Du 14 au 19 avril, sur les bords de l’Auron, nous fêterons la 50ème édition d’un festival qui semble n’avoir pas pris une ride : le Printemps de Bourges Crédit Mutuel. Né de l’esprit visionnaire de Daniel Colling, qui cherche comment montrer les nouveaux talents de la chanson, Bernard Lavilliers, Catherine Ribeiro, Jacques Higelin… Daniel parvient à convaincre Charles Trenet de rejoindre la capitale du Cher pour la première édition du festival en 1977. Après ça, tout le monde va se presser à Bourges : Serge Gainsbourg, Claude Nougaro, The Stranglers, Daniel Balavoine, Nina Simone. Le Printemps de Bourges devient vite un modèle et participe à structurer et professionnaliser le secteur des musiques actuelles qui reposait encore beaucoup sur des café concerts. Mais là où Bourges marque sa différence, c'est en ayant su rester branché sur la découverte et l’émergence, bien sûr à travers l’incroyable dispositif des Inouïs qui repose sur un fin maillage territorial de la francophonie. Mais aussi en célébrant des répertoires à travers des créations : Jeanne Added qui reprend Prince, Yan Wagner Portishead, Léonie Pernet Ziggy Stardust de David Bowie, Messages Personnels, l’hommage à Françoise Hardy en 2024. L’attachement au Printemps est si fort qu’il semble impensable de rater la moindre édition, le festival a eu lieu pour ses Inouïs en septembre 2020, en juin 2021 aussi, où nous étions assis sous la grande tente du W. Malgré quelques retours à l’hôtel au milieu de la nuit sous des trombes d’eau, malgré les courtes nuits, les salles du 22 sont toujours pleines de gens aux yeux mi-clos mais aux oreilles grandes ouvertes dès midi pour applaudir les Inouïs. Mon Printemps à moi c’est la première rock and beat party en 2009 avec Birdy Nam Nam, Yuksek et l’électrique duo allemand Digitalism, Charlotte Gainsbourg au Palain d’Auron rebaptisé Palais Daniel Colling, Hervé au 22 qui jouait pour les Inouïs comme si c’était son stade de France, le producteur de Zaho de Sagazan qui faisait des bons en observant les pros tomber sous le charme de la symphonie des éclairs, une soirée Catherine Ringer, Juliette Armanet, Véronique Sanson le soir des 70 ans de la chanteuse d’Amoureuse, ma première interview de Clara Luciani, l’ambiance familiale et joyeuse de la première venue d’Aya Nakamura un dimanche, François Hollande qui déambule à quelques jours de son élection à l’Élysée, ou l’année dernière tout le 22 qui pleure en découvrant Pierre & la Rose. Vous n’êtes pas prêts parce qu’en 27 on fêtera les 50 ans du Printemps, en 28, Bourges sera capitale européenne de la culture, et aujourd’hui sur Tsugi Radio, 3 invités, Thibaut, ancien Inouï en piano-voix avec son nouveau single, le directeur du festival Boris Vedel, et aussi la productrice et compositrice DeLaurentis qui rendra cette année hommage aux pionnières de la musique électronique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Aujourd’hui au rendez-vous de Place des Fêtes, des échos bizarres, des vibrations telluriques, des dissonances étourdissantes… On vous propose le remède parfait au froid de l’hiver qui dure, à l’angoisse de la marche du monde, au stress de l’entre-deux tours des municipales… On part en voyage, sans alourdir le bilan carbone, puisqu’il suffit de fermer les yeux et d’ouvrir grand les oreilles. Direction la Polynésie Française et l’île de Mārara. Pays imaginaire né des cinq parahata primordiaux, des êtres divins intervenus pour sauver les habitants de la famine, qui ont découvert ce paradis. Entre une session surf, un plat de Fāfaru, spécialité de poisson à l’eau de mer ou le festival de Taravanara’a… on vous promet vous allez oublier le métro aux heures de pointe et les vociférations des chaînes info. Bienvenue sur Mārara, île imaginée par les esprits fertiles d’un collectif de magiciens du rythme et de la mélodie syncopée. Ce collectif est composé de 5 musiciens et musicienne, qui sont peut-être, les doubles terrestres des parahatas, allez savoir… ce dont on est sûr c’est qu’ils s’appellent 15 15, et qu’après 2 EPs, un passage aux Trans Musicales, nous on demande direct notre carte de séjour pour aller vivre à Mārara. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Aujourd’hui sur Tsugi Radio, on va parler de musique - ça vous en avez l’habitude - mais aussi de théâtre et de radio. "Ce soir j’ai de la fièvre et toi tu meurs de froid", c’est le titre d’une pièce de et avec Julien Lewkowicz sur la scène du Théâtre Paris-Villette du 19 mars au 4 avril. Qu’on se rassure, il ne s’agit pas d’une comédie musicale avec les chansons de Claude François. Il s’agit d’une pièce inspirée par une émission mythique de la radio Fréquence Gaie, "Lune de Fiel". On est vers la fin des années 80, c’est la dernière de "Lune de fiel", une émission de libre-antenne au ton incroyablement libre et parfois grivois. Fréquence Gaie, radio pirate, devenue radio libre après l’élection de Mitterrand, est la première radio au monde à destination de la communauté homosexuelle à émettre 24h sur 24. Portée par l’arrivée de la gauche au pouvoir, la radio est très écoutée en Île-de-France, y compris par les hétérosexuel·les qui louaient sa liberté de ton et sa curiosité musicale, culturelle et même philosophique. Il faut dire que le paysage audiovisuel de l’époque ne comptait que 3 chaînes de télé et des radios qui, privées ou publiques, semblaient peu enclines à tourner la page des années 70, voire des années 60. Fréquence Gaie doit son incroyable popularité notamment aux Petites Annonces, des années avant l’arrivée de Grindr et l’invention du Minitel. On ne plaisantait pas avec les petites annonces parce que deux reporters à moto, allaient tous les soirs sonner chez les auditeurs, pour vérifier qu’ils ne mentaient pas sur leur apparence physique ou leur âge, et parfois pour profiter d’un petit échantillon promo. Mais en cette fin de décennie, Fréquence Gaie a enterré trop de ses forces vives à cause de l’épidémie de VIH. La pièce de Julien Lewkowicz amène l’esprit libertin et frondeur de Fréquence Gaie sur le plateau, sans occulter la tristesse insondable d’une génération dont les espoirs ont été fauchés en plein vol. Fréquence Gaie, en plus d’être un refuge a participé à la conquête des droits des gays et des lesbiennes. Droits dont on sait qu’ils ne sont jamais acquis. Le Sénégal il y a quelques jours a alourdi la répression contre l’homosexualité, les bonnes nouvelles du premier tour des municipales masquent à peine les réélections triomphales de certains maires d’extrême-droite qui, si elle prend le contrôle du pays, s’attaquera aux droits des minorités comme elle fait en Italie ou aux États-Unis. Alors aujourd’hui, exceptionnellement sur Tsugi Radio, on ne dit pas LGBTQIA+, mais pédé et gouine, aujourd’hui, notre webradio se branche sur le 90FM avec Julien Lewkowicz, la comédienne Laure Blatter, et la particpation de Jean-Luc Romero-Michel, ancien bénévole de Fréquence Gaie.En fin d'émission, coup de fil au Président du Campus-Condorcet, Pierre-Paul Zalio, à l'occasion de la 3ème édition du Printemps des Humanités. Du 19 au 21 mars, ce festival de sciences sociales se poste une question : pourquoi travailler ? Avec Banlieues Bleues, Tsugi Radio s'associe à la soirée de clôture samedi 21 novembre avec le concert de Da Cruz et un set de nos résidents PPJ. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Cette semaine dans sa chronique cinéma, séries, écrans, Olivier Forest parle jardinage, campagne, fierté et tracteurs, on parle de PÉDALE RURALE, le premier documentaire d’Antoine Vasquez, en salle depuis mercredi dernier. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Je vous parle souvent du FME, le festival de musiques émergentes à Rouyn Noranda au Nord du Québec. Mais je ne suis pas sûr de vous avoir déjà parlé des Mooses. C’est la salle des fêtes de l’association de chasse de cette ville minière d’Abitibie-Témiscamingue. Ambiance plafond en formica, bois de cerfs, étrange décoration de Noël qu’on ne prend jamais la peine de retirer. Ambiance chelou un peu Twin Peaks, un peu lost in translation mais avec l’accent québécois. Si la délégation française semble désorientée dans cet environnement, pour celui que j’étais venu voir en cette fin d’après-midi du 30 août dernier, c’était sans doute beaucoup plus familier. Alphonse Bisaillon vient de Saint-Hyacinthe, petite ville rurale à l’Ouest de Montréal en remontant le Saint-Laurent. C’est là qu’il a grandi entre expositions agricoles, virées dans les champs et un ennui certain que le jeune Alphonse trompe avec la musique et l’écriture. Alphonse Bisaillon aime la chanson, aime la musique traditionnelle québécoise, mais aussi le rap, le jazz, et je le soupçonne d’aimer le disco. Mais plus que tout, il aime les mots. « Ma grand-mère trouve qu’il se passe trop d’affaires dans mes tounes ! Mais je ne pourrais pas faire autrement, il y a tellement de mots que j’aime. », déclare-t-il à nos confrères de La Presse au Canada. Alphonse Bisaillon, est prolixe comme un rappeur. Si vous aimez l’ellipse et la retenue, peut-être que l’émission d’aujourd’hui va vous paraître un peu dense. Mais je vous conseille de rester avec nous, parce qu’aujourd’hui dans Place des Fêtes, on va jaser avec Alphonse Bisaillon et ça va être bien le fun, puisqu’il va même se mettre au piano du studio pour jouer un titre en live.En fin d'émission, la chronique cinéma, séries, écrans, d'Olivier Forest. Aujourd'hui on parle jardinage, campagne, fierté et tracteurs, on parle de PÉDALE RURALE, le premier documentaire d’Antoine Vasquez, en salle depuis mercredi dernier. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Fini la rigolade, pour changer on parle guérison de trauma et deuil avec le magnifique, Gris. Gris c’est une histoire toute en délicatesse et en poésie, où même si on parle traumatisme deuil et lutte, on parle aussi guérison, persévérance et espoir. On y incarne une jeune femme, Gris, qui traverse les paysages dévastés d’un monde qui a perdu ses couleurs et c’est à nous de les retrouver. Un jeu Nomada Studio. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Aujourd’hui, je suis un peu jaloux. Aujourd’hui, j’aimerais remonter le temps et avoir la chance de vivre à nouveau mon premier concert de Gildaa. C’était il y a un peu plus d’un an, en janvier 2025 à la Maroquinerie. Gildaa auditionnait pour les Inouïs du Printemps de Bourges, dont elle finira par remporter ex-aequo avec Pierre & La Rose, le prix d’un jury présidé par Eddy de Pretto. Kora, boucles, guitare, portugais, piano, anglais, percussions, français : découvrir le monde de Gildaa, c’est accepter de baisser la garde et se laisser emporter. Oui, mais par qui ? Camille Constantin Da Silva le sait-elle elle-même ? Ou comme nous se laisse-t-elle dériver au fil de ses inspirations et de ses aspirations ? « Attention perds pas l’équilibre » chante-t-elle sur ce premier album. Et si justement, tout était là : perdre l’équilibre, perdre pied, n’être plus qu’une double-croche qui rebondit sur sa saudade empreinte de groove et de mystère. Le mystère, c’est en partie celui d’une aïeule à Salvador de Bahia, infirmière, guérisseuse et prêtresse. C’est peut-être elle qu’on entend quand Gildaa chante. Dans la voix de Gildaa, on entend aussi ces femmes qui prennent la parole qu’on leur refuse. Ou les personnes venues d’ici et d’ailleurs qui ont du mal à trouver leur foyer. Gildaa chante pour Perséphone qui se rend aux enfers, pour l’enfant qu’elle était ou la femme qu’elle sera. Mais Gildaa chante surtout pour le public qui lui donne vie, et ça c’est elle qui le dit. Au fond, la seule certitude, c’est qu’il faut viser l’utopie ne serait-ce que pour les aventures qu’on va vivre en route. Alors aujourd’hui, laissez-vous faire, Gildaa est l’invtée de Place des Fêtes.En fin d'émission, notre spécialiste en jeu vidéo, Juliette de Prigny, évoque Gris, un jeu pour tromper le deuil, édité par Nomada Studio. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Savez-vous ce que c’est un qu’un picó ? Eh bien c’est un soundsytem customisé prisé par la jeunesse de la côte caribéenne colombienne. Edna Martinez, originaire de Cartagena en Colombie, artiste visuelle basée à Berlin raconte : « Les gens aiment leur Picó, le défendent, se font tatouer son logo. C’est la culture musicale de la périphérie, belle et libre. Dans les quartiers populaires, la musique vous relie au reste du monde. » C’est une des nombreuses belles histoires qui seront racontées cette année encore au Festival Banlieues Bleues, une histoire dont vous entendrez des échos tout à l’heure à 19h sur la Tsugi Radio avec un DJ set de La Saramuya Picó, 1h de vibrations afro-caribéennes en avant-goût de leur venue le 27 mars à la Dynamo de Pantin. Relier les quartiers populaires au reste du monde à travers la musique, c’est un peu la raison d’être de Banlieues Bleues qui depuis 43 éditions, investit le département de la Seine-Saint-Denis pour trois semaines de mélanges artistiques et culturels en tous genres. Cameroun, Tanzanie, RDC, Iran, Portugal, Maroc, États-Unis, Brésil, Thaïlande, Japon… le monde a rendez-vous dans le 9-3 pour des concerts où fête rime avec politique, jazz avec curiosité, rap avec hybridité, tradition avec électronique. Aujourd’hui Place des Fêtes accueille le directeur de Banlieues Bleues, Xavier Lemettre, ainsi que le rappeur Rocé, fidèle du festival, qui sortira son 6ème album, Palmiers, le 20 mars prochain. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
360, voilà un terme galvaudé par la start-up nation et aussi parfois par l’industrie de la musique, auquel le chorégraphe Mehdi Kerkouche a décidé de redonner toute sa dimension rassembleuse. 360, c’est un spectacle créé par l’énergique directeur du Centre Chorégraphique National de Créteil dont la musique est signée, Lucie Antunes. Dans le spectacle vivant, on parle souvent de ce 4ème mur entre le plateau et le public : dans 360, il n’en reste plus rien, puisque la scénographie imaginée par Emmanuelle Favre, est une scène centrale surplombée d’un mirador, et le public est debout tout autour comme au concert ou dans une rave. 8 danseurs et danseuses y courent, y sautent, s’y accrochent, s’y battent, s’y enlacent en invitant le public à participer à la performance. Danse hip hop, jazz, contemporaine et clubbing se télescopent sur cette Tour de Babel chorégraphique sur la bande-son résolument techno de l’aguerrie productrice et percussionniste Lucie Antunes. Si le spectacle se nourrit de l’énergie du public, il met en scène les questionnements d’une jeunesse qui cherche à se faire une place. Qu’est-ce que Pina Bausch, Bob Fosse, Madonna et Kamel Ouali ont en commun ? Probablement la vision audacieuse de Mehdi Kerkouche qui s’amuse à mélanger les étiquettes au point qu’on ne sache plus les reconnaitre. La danse, sans doute plus que les autres disciplines, c’est l’art du collectif. Un collectif qui crée, partage et rassemble, son programme à la tête du CCN de Créteil. Lundi, mardi et mercredi, 360 sera pour 3 soirées à l’Élysée Montmartre, avec en prime Lazy Flow aux platines pour poursuivre la fête. Mais ce soir, Mehdi Kerkouche et Lucie Antunes sont au micro de Place des Fêtes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Place des Fêtes, le rendez-vous musique et culture de Tsugi Radio, où nous parlons de musique, de jeux vidéo, de politique ou de cinéma. C’est le cas aujourd’hui, mais c’est le cinéma portugais que nous allons évoquer dans la prochaine heure. De vendredi à dimanche, le Club de l’Étoile accueille la 2ème édition d’Olá Paris, un festival né de l’envie des frères Ladeiro, Wilson et Fernando, de mettre un coup de projecteur sur les artistes portugais. Loin du glamour des grands festivals de films, et de la domination du cinéma anglo-saxon, il existe au Portugal un vivier incroyable de scénaristes, d’acteurs et d’actrices, de metteurs et metteuses en scène. Tous et toutes nourris par l’histoire d’un pays qui, s’il a délogé une dictature avec le pouvoir des fleurs, se débat aussi avec son passé. Les films sélectionnés cette année à Olá Paris sont traversés par les thématiques du passé colonial, de l’immigration, du poids de l’église ou encore du réchauffement climatique qui met en péril les sublimes paysages du Portugal. Il est frappant aussi de voir dans cette sélection les liens invisibles entre nos deux pays, que ce soit à travers des personnages issus de la diaspora portugaise ou à travers les clins d’œil assumés à certains cinéastes français notamment de la Nouvelle Vague. Au programme ce week-end, 7 films, dont 5 avant-premières, mais aussi une sélection de court-métrages d’animation, une séance extravagante, et bien sûr des masterclasses et des rencontres avec les artistes invités. Aujourd’hui dans Place des Fêtes, le réalisateur João Rosas qui vient présenter A vida luminosa, la vie lumineuse, mais aussi la marraine du festival, la comédienne Beatriz Batarda, au générique de 2 films très chabroliens de cette sélection. Et puisque je parlais de diaspora portugaise, j’ai trouvé le morceau idéal pour commencer cette émission, ça s’appelle la fiancée de l’atome, c’est extrait de l’album Kino Music du musicien Pierre Daven-Keller et on y entend les vocalises d’une comédienne et chanteuse, qu’on a vue présenter les dernières victoires de la musique et qui sera dimanche à Olá Paris, Helena Noguerra. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le premier lundi du mois, Nicolas Jalageas, libraire aux Cahiers de Colette vient nous présenter ses choix. "Sans oublier", recueil de poésie signé Chloé Delaume aux éditions du Castor Astral et Budapest, guide ludique et romanesque pour découvrir la capitale hongroise signé Nina Yargekov aux éditions L'arbre qui marche. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Toute cette heure, on va sortir des sentiers battus en évoquant un festival marseillais et voyageur. Dès jeudi et jusqu’au 24 mars, l’équipe de Grand Bonheur, coopérative artistique de Marseille, a imaginé des parcours et des rencontres singulières pour la 28ème édition du festival Avec le temps. Des rues de la cité phocéenne, aux rives du Saint-Laurent, du métro parisien, au parquet des salles de bal, du moelleux des fauteuils de théâtre au patrimoine de Marseille, on découvre une programmation amoureuse d’une francophonie qui peut se rapper, se créoliser, se vociférer, se chansigner, se danser que ce soit sur des beats techno ou des instruments traditionnels. Les Innocents, Suzane, Alex Montembault, Oxmo Puccino, aupinard, Bertrand Belin mais aussi une artiste qui a abandonné les sciences politiques pour la musique, et elle a bien fait, puisqu’après avoir assuré la création des dernières Trans Musicales de Rennes en compagnie de Lynx IRL, elle fera l’ouverture d’Avec Le Temps jeudi à l’Espace Julien à Marseille, c'est Afsar Shamsi. Autre invitée, au téléphone depuis le Québec, Virginie B. Ainsi que Josselin Britschgi programmateur du festival.Le premier lundi du mois, Nicolas Jalageas, libraire aux Cahiers de Colette vient nous présenter ses choix. "Sans oublier", recueil de poésie signé Chloé Delaume aux éditions du Castor Astral et Budapest, guide ludique et romanesque pour découvrir la capitale hongroise signé Nina Yargekov aux éditions L'arbre qui marche. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Souvenez-vous, Benoît Felix-Lombard, notre spécialiste en musica leggera et en antifascisme, avait mis une p’tite pièce pour les temps à venir sur le charme capillaire désuet de Lumiero. La coupe au bol toujours en place, Luca Benetta de son vrai nom, classe 1997, nous sort son premier long format en osant le titre « il primo grande disco di Lumiero ». Pas le choix que de lui faire confiance tant les huit morceaux tous produits par Marquis sur le label Marengo Dischi nous font l’effet d’un retour magistral vers le futur : un son comme tourné en pellicule. Un grain de voix d’un autre âge, un grain d’images patiné. Une œuvre d’auteur nouvelle nouvelle nouvelle vague pas sexiste et dont l’équipe technique est devant au générique. Un effort collectif raffiné pour croquer un quartier, son quartier la Barona, et le temps passé dessus. Gentrifié aujourd’hui, populaire hier. Lumiero nous propose la bande-son d’un Milan du passé, d’avant l’horreur Berlusconi, au travers d’un journal intime mais en grand écran de survie à la désillusion. Souvent en intérieur nuit. Plan séquence sur les racines de la musica leggera : triste mélancolie, une profonde légèreté, douce ironie, l’élégance du populaire. Comme simplement s’acheter un imperméable pour simplement ne plus être mouillé. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
loading
Comments 
loading