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Place des Fêtes
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Place des Fêtes

Author: Antoine Dabrowski

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Du lundi au mercredi à 18h, en direct sur Tsugi Radio, depuis notre studio du Parc de la Villette, invité.e.s et artistes qui font l'actualité des musiques que nous aimons défilent au micro d’Antoine Dabrowski. Place des Fêtes, c'est aussi toute la culture vue par l’équipe des chroniqueuses et chroniqueurs de Tsugi Radio : jeux vidéo avec Juliette de Prigny, musique italienne avec Benoît Felix-Lombard, cinéma/écrans/séries avec Olivier Forest, musique et politique avec Lola Avril, musique et instruments traditionnels avec Antoine Gailhanou et la revue de presse musicale d’Angèle Chatelier.


Le générique de Place des Fêtes est signé Antoine Assayas.


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757 Episodes
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Cette semaine dans la chronique série, cinéma, écrans, on parle de Californie, de casquettes de capitaine, et de solos de saxophones… bref on parle d’un genre musical à l’histoire improbable, le Yacht Rock ! Et d’un documentaire de la série Music Box, disponible sur HBO Max et de nombreuses plateformes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
En 10 ans de Tsugi Radio, il arrive qu’on s’interroge. Comme le soulignait lundi dans Serge, l’émission, Didier Varrod, l’actualité de la musique est aujourd’hui beaucoup plus rythmée par les annonces de concerts et de tournées que par les sorties d’album. On croise aussi régulièrement de jeunes artistes ou de jeunes technicien·nes qui n’écoutent pas la radio, qui découvrent la musique au gré des algorithmes. Pourtant semaine après semaine, nous accueillons des artistes confirmés ou jeunes talents qui viennent nous présenter leur nouvel album. On pourrait se sentir décalé ou anachronique, mais au contraire, on se sent privilégié. On a beaucoup de chance d’investir un espace où nous pouvons parler de création, prendre le temps de décortiquer comment les artistes créent et composent des albums. Et d’ailleurs, même les musicien·nes né·es au XXIème siècle, font toujours des albums. C’est bien la preuve que nous ne devons pas être tout seuls dans notre niche. Et ce dont nous ne lasserons jamais, c’est d’accueillir tou·tes ces artistes que nous repérons dans tous les festivals que nous parcourons. On les a vu·es au tout début, parfois fragiles sur scène dans des lives encore en construction, parfois dans de mauvaises conditions, et puis on les a vu·es grandir, s’affirmer, prendre de la hauteur, de l’assurance. C’est le cas de notre invitée du jour. Elle s’appelle Noor, elle a remporté le prix du Printemps de Bourges Crédit Mutuel aux Inouïs. Mais je me souviens de son concert pour les sélections des Inouïs à la Maroquinerie avec ses chansons épurées et baignées de larmes. Et puis il y a l’EP, Les histoires tristes me collent au corps et maintenant, ce premier album, 1900 jours qui sortira vendredi 17 avril. Alors aujourd’hui, dans Place des Fêtes, on a de la chance, parce que Noor est là et qu’elle va même jouer un morceau en live. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Alors qu’elle expliquait les raisons de la naissance de Cherchez la jam, ses soirées jazz réservées aux musiciennes et aux minorités de genre, Flore Benguigui s’est pris un torrent de boue à base de : « le talent c’est le talent, ça n’a rien à voir avec le genre » et autres joyeusetés que je ne citerais pas ici… Quand elle animait le club jazz à FIP l’automne dernier, elle se faisait déjà régulièrement allumer en évoquant les auditeurices de la radio publique. La fachospère patriarcale et machiste est toujours prête à courageusement se cacher derrière son clavier pour attaquer et insulter les femmes qui ont le toupet de sortir de leur rôle de mère, si possible au foyer. Qu’on ne s’y trompe pas, ces attaques ne sont pas seulement quelques cas anecdotiques et isolés : les réseaux sociaux et les espaces commentaires des médias sont devenus un des champs de bataille d’une guerre idéologique dont le but est de remettre en cause les droits des minorités comme on peut le voire aux États-Unis. Flore Benguigui n’est pas la seule dans leur radar : Les Vulves Assassines, mes invitées du jour, s’en sont aussi pris plein la figure après leurs concerts aux Vieilles Charrues, à la Fête de l’Humanité ou même l’annonce de leur troisième album qui sortira le 17 avril. Pourtant, MC Vieillard, DJ Conant et Samy, se sont taillées une solide réputation notamment pendant les mouvements contre la réforme des retraites avec leur tube, "La retraite", chanté dans tous les mégaphones. Les Vulves Assassines ont commencé à menacer les pénis du patriarcat avec leurs dents pointues en 2013. Le groupe a depuis changé de formule, sorti un premier album en 2019, Godzilla 3000, puis le très Marxiste Das Kapital en 2022  avant de fourbir leurs armes pour ce tout début de campagne présidentielle avec leur 3ème album, Vulcanae Rock’n’rolla. Leur propos ne change pas : l’ambition de rassembler combat féministe et lutte des classes dans une intersectionnalité autant radicale que joyeuse. « Les champignons c’est comme l’extrême droite ça fait des taches dégueulasses : on va s’en débarrasser ! », chantent-elle. Pour ce refrain et tous les autres et parce qu’on ne se laissera pas faire, nous sommes heureux et fiers aujourd’hui à Tsugi Radio d’inviter Les Vulves Assasines. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Avec Yan Wagner

Avec Yan Wagner

2026-04-0159:10

À force de célébrer les années 80, on aurait presque tendance à invisibiliser les années 90. Pourtant, la décennie a connu l’explosion des raves et de la musique électronique, du trip hop, de la brit pop. Nous sommes nombreux à avoir été transportés par Massive Attack, par la folie des rythmes jungle, l’énergie de Chemical Brothers ou la noirceur de Tricky. C’est le cas du Franco-Américain Yan Wagner qui sera de retour vendredi, après un album en français, et TASTE, une aventure aux contours plus rock en duo avec l’ami La Mverte. D’ailleurs, le premier son qui surprend les oreilles sur ce disque, Æther, ce sont des guitares bien grasses où il n’est pas interdit d’entendre l’écho de Killing in the name de Rage Against The Machine, comme quoi il n’y pas que l’Angleterre dans sa vie. Dans les faits d’arme de Yan Wagner, on relève Étienne Daho, Calypso Valois, Gesaffelstein ou une création autour du répertoire de Portishead, déjà. Pour ce quatrième album, Yan Wagner semble totalement libéré, il créé des cassures, joue avec une palette sonore ultra large, des samples et voix d’archive, s’amuse avec sa voix qui passe même un moment dans un autotune… libéré, on vous dit. Æther, se vit comme une plongée psychique intense, une divagation mentale qui pourrait être réalisée par John Carpenter et où David Bowie et Horace Andy feraient une apparition. On sort de l’écoute d’Æther un peu hagard mais avec une furieuse envie d’appuyer sur repeat, ce que j’ai fait une demi-douzaine de fois ce matin en prépararant cette émission. Aujourd’hui dans Place des Fêtes, avant la résidence de Mira Ló qui invite Blossom Up et la revue de presse musicale d’Angèle Chatelier, c’est Yan Wagner qui vient s’assoir au micro de Tsugi Radio. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Il est venu ce temps du mois où nous mettons le métier de critique musical à l’honneur dans le Bar Pro de Tsugi Radio. Autour du micro, des journalistes aux oreilles affûtées, au verbe haut qui avec enthousiasme, virulence, parfois sarcasme ou mauvaise foi, vous partagent leur avis sur la production discographique du moment. Au menu du Bar Pro : un ex-boy band, un ex-danseuse, des sacrés branleurs et un sacré chanteur : Harry Styles, Fcukers, Zélie et James Blake. Autour du micro pour décrypter ces 4 albums, Sophie Rosemont, Alexandra Dumont et Brice Miclet.Harry Styles "Aperture"Fcukers "if you wanna party, come over to my house"Gildaa "Perséphone"Zélie "Ce corps"Sainte Victoire "New Dr*gs"James Blake "I Had a dream she took my hand"Levan Kali "Are U Still" Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Nouvelle étape de la tournée de Tsugi Radio ce soir en direct de Pantin et de la salle Jacques Brel pour le lancement du festival Banlieues Bleues. 43ème édition de cet événement qui célèbre les artistes qui font l’histoire du jazz et en explorent les formes les plus innovantes en y mélangeant du rock, du singeli, de la houseBanlieues Bleues, c’est un événement qui se déploie dans une dizaine de villes de Seine-Saint-Denis, investissant une quinzaine de lieux qui se transforment en véritable laboratoire musical… Ici, on créé, on expérimente et surtout, on partage, puisqu’au-delà des concerts, l’événement a une ambition : démocratiser l’accès à la culture et aller vers les publics. Retrouvez Uzi Freyja, Twende Pamoja et Xavier Lemettre au micro d'Angèle Chatelier et les captations des live d'Uzi Freyja et Twende Pamoja. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Street Art de Bertrand Westphal (Minuit) et La Nonne et la Meuf de Katia Bouchoueva (Poésie Commune) : Nicolas Jalageas, libraire aux Cahiers de Colette au studio pour avec ses conseils lecture du mois. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Kavinsky, Justice, Juliette Armanet, Malik Djoudi, Philippe Katerine, Lady Gaga… la liste des artistes avec lesquels Adrien Soleiman a travaillé a de quoi impressionner. Entre Brille, un album de chansons sorti en 2016 chez Tôt ou Tard, des solos fièvreux pour brûler le feu du dancefloor, la tournée mignonne de Philippe Katerine, la réalisation subtile du dernier album de Malik Djoudi, cet hyperactif a trouvé le temps de fonder le BelleJazzClub. Comme les clubs de jazz parisiens qu’il a fréquentés à ses débuts, Adrien Soleiman nous invite à divaguer en famille entre pop et jazz. Si la musique de ces deux volumes, nous paraît si familière, c’est aussi grâce aux inspirations à 360 d’Adrien Soleiman. Peut-être qu’avoir grandi en Guadeloupe dans une famille libanaise installée depuis 4 générations aux Antilles et où on parlait plus créole qu’arabe, lui a donné cette curiosité. Va savoir… Ce qui est sûr c’est qu’Adrien Soleiman appartient à une génération de musiciens touche à tout pour qui le jazz est toujours la musique de demain et s’apprécie plutôt debout en dansant qu’assis dans un fauteuil. Au générique du volume 2 du BelleJazzClub, on retrouve Voyou, la chanteuse Nka, et le groupe qu’il a composé pour l’occasion : Élise Blanchard, Louis Delorme, Arnaud Biscay, Adrien Edeline, Marc-Antoine Perrio, Tony Tixier et Maxime Daoud. Qui a dit qu’on ne pouvait plus être 8 sur scène ?! Le BelleJazzClub, c’est aussi l’occasion pour Adrien Soleiman, d’écrire pour son instrument fétiche, le saxophone. Aujourd’hui dans Place des Fêtes, Adrien Soleiman a carte blanche. Pour parler de John Coltrane, sans doute, du solo de Careless Whisper, peut-être, mais aussi de musique électronique puisqu’Adrien a choisi de nous présenter la DJ Carin Kelly qui sera aux platines à partir de 19h. Comme tous les mois, nous parlerons livres avec Nicolas Jalageas, notre libraire, mais également avec un autre invité d’Adrien Soleiman, le scénariste de BD, auteur et réalisateur franco-libanais Joseph Safieddine. Aujourd’hui sur Tsugi Radio carte blanche à Adrien Soleiman et au BelleJazzClub. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Ásgeir en live

Ásgeir en live

2026-03-2535:15

Un peu de douceur aujourd’hui avec la venue exceptionnelle dans le studio de Tsugi Radio d’un artiste islandais. Il s’appelle Ásgeir et en toute discrétion il s’est taillé une solide place dans le paysage de la pop-folk internationale. Pour son sixième album sorti cet hiver, il a totalement remis à plat son processus créatif. Jusqu’à présent, il adaptait avec la complicité de John Grant, des poèmes de son père, Einar Georg Einarsson de l’islandais au français. Mais pour la première fois, c’est lui qui signe tous les textes de son nouvel album. D’un naturel réservé, voir même un peu geek, Ásgeir avait semble-t-il une certaine réticence à trop se dévoiler, et se sentait plus à l’aise dans l’idée de fabriquer un univers aux textes d’un autre. Il faut croire que le temps a fait son œuvre…. Ásgeir enchaîne sur Julia, son nouvel album, les compositions douces et mélancoliques irradiées par cette indescriptible lumière du Nord de l’Atlantique. Si on devait le comparer à quelqu’un, difficile de ne pas penser à Bibio, le ménestrel du label de Sheffield ; Warp, tant ils ont en commun cette vision pastorale et artisanale d’une musique parfois rehaussé de discrètes touches électroniques. Sauf que l’Islandais, a en plus l’atout d’une voix cristalline aux aigus délicats et enveloppants. Sur ce nouveau disque, Ásgeir est allé à l’os de ces chansons, sur des arrangements un peu plus dépouillés encore. Il raconte son souhait de sortir de ses habitudes et de rêver à nouveau. Et on aime bien les hommes dont la vulnérabilité est source d’inspiration, et pas seulement parce que c’est à contre-emploi ! C’est donc un petit rêve aujourd’hui qu’on réalise sur la Tsugi Radio puisqu’il est venu nous rendre visite, avec sa guitare, pour un entretien et quelques titres en live dans la Folie L1 du Parc de la Villette. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Pendant toutes cette prochaine heure, avec Angèle Chatelier, on écoutera aussi bien le flow d’Aymce, nouvelle tête à suivre que la divine soul de Dua Saleh. Face aux méandres du monde, il nous reste encore des choses… les festivals… comme Panoramas Festival à Morlaix. nous avons rencontré son fondateur, Joran Le Corre. Mais aussi la douceur des mots et des guitares, c’est un peu ces deux choses que l’on va explorer tout au long de cette prochaine heure, mais avant le repos, il y a la danse Celle que vous propose le duo Acid Arab, qui devrait être bientôt de retour avec un nouvel album. Mais avant ça, ils sortaient ce génial titre Done Done et seront surtout en concert à Panoramas le 11 avril prochain.. On les écoute juste avant de faire un point sur cette prochaine édition du festival Breton avec Joran le Corre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Ça y est le verdict est tombé et le paysage politique français est un peu déprimant : une gauche fracturée et le rassemblement national qui arrive en tête dans 62 villes. Mais on va moins commenter ces résultats aujourd’hui que s’intéresser aux différents usages de la musique par les candidats. Car cette campagne municipale 2026 confirme les tendances de ces dernières années : les candidats investissent massivement les réseaux sociaux. Qui n’en a pas eu marre en scrollant de tomber sans arrêt sur des vidéos, plus ou moins bien faites, de candidats dans des villes situées à des kilomètres de son bureau de vote ? Or qui dit vidéos TikTok ou Reels instagrams dit musique. Lola revient sur l'utilisation de la musique lors de la campagne des élections municipales qui viennent de s'achever. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Deuxième jour au Babel Music XP en direct de La Plateforme. Angèle Chatelier reçoit Article 15, Jawhar, Alexandra Archetti, Stéphane Krasniewski, Frédéric André, Manu Théron et le live de Isam Elias.  Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Tsugi Radio est à Marseille, en cette tournée des festivals déjà bien entamée. Marseille qui vit aux sons des municipales depuis plusieurs semaines. Marseille surtout, terres de cultures des cultures et c’est d’ailleurs ça que prône depuis maintenant quatre éditions le Babel Music XP. Mais en réalité bien plus encore, une carte mondiale des musiques, à travers son salon professionnel qui réunit plus de 2000 personnes qui travaillent dans la filière musicale, 72 pays, 4 continents représentés. Mais aussi ses concerts dans toute la ville. En direct de La Plateforme, Angèle Chatelier reçoit Super Parquet, Isam Elias, Top Sarun, Érol Josué, Olivier Rey et Célia Wa en live. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Pour le mois de mars, Benoît revient sur l'édition 2026 de San Remo Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Du 14 au 19 avril, sur les bords de l’Auron, nous fêterons la 50ème édition d’un festival qui semble n’avoir pas pris une ride : le Printemps de Bourges Crédit Mutuel. Né de l’esprit visionnaire de Daniel Colling, qui cherche comment montrer les nouveaux talents de la chanson, Bernard Lavilliers, Catherine Ribeiro, Jacques Higelin… Daniel parvient à convaincre Charles Trenet de rejoindre la capitale du Cher pour la première édition du festival en 1977. Après ça, tout le monde va se presser à Bourges : Serge Gainsbourg, Claude Nougaro, The Stranglers, Daniel Balavoine, Nina Simone. Le Printemps de Bourges devient vite un modèle et participe à structurer et professionnaliser le secteur des musiques actuelles qui reposait encore beaucoup sur des café concerts. Mais là où Bourges marque sa différence, c'est en ayant su rester branché sur la découverte et l’émergence, bien sûr à travers l’incroyable dispositif des Inouïs qui repose sur un fin maillage territorial de la francophonie. Mais aussi en célébrant des répertoires à travers des créations : Jeanne Added qui reprend Prince, Yan Wagner Portishead, Léonie Pernet Ziggy Stardust de David Bowie, Messages Personnels, l’hommage à Françoise Hardy en 2024. L’attachement au Printemps est si fort qu’il semble impensable de rater la moindre édition, le festival a eu lieu pour ses Inouïs en septembre 2020, en juin 2021 aussi, où nous étions assis sous la grande tente du W. Malgré quelques retours à l’hôtel au milieu de la nuit sous des trombes d’eau, malgré les courtes nuits, les salles du 22 sont toujours pleines de gens aux yeux mi-clos mais aux oreilles grandes ouvertes dès midi pour applaudir les Inouïs. Mon Printemps à moi c’est la première rock and beat party en 2009 avec Birdy Nam Nam, Yuksek et l’électrique duo allemand Digitalism, Charlotte Gainsbourg au Palain d’Auron rebaptisé Palais Daniel Colling, Hervé au 22 qui jouait pour les Inouïs comme si c’était son stade de France, le producteur de Zaho de Sagazan qui faisait des bons en observant les pros tomber sous le charme de la symphonie des éclairs, une soirée Catherine Ringer, Juliette Armanet, Véronique Sanson le soir des 70 ans de la chanteuse d’Amoureuse, ma première interview de Clara Luciani, l’ambiance familiale et joyeuse de la première venue d’Aya Nakamura un dimanche, François Hollande qui déambule à quelques jours de son élection à l’Élysée, ou l’année dernière tout le 22 qui pleure en découvrant Pierre & la Rose. Vous n’êtes pas prêts parce qu’en 27 on fêtera les 50 ans du Printemps, en 28, Bourges sera capitale européenne de la culture, et aujourd’hui sur Tsugi Radio, 3 invités, Thibaut, ancien Inouï en piano-voix avec son nouveau single, le directeur du festival Boris Vedel, et aussi la productrice et compositrice DeLaurentis qui rendra cette année hommage aux pionnières de la musique électronique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Aujourd’hui au rendez-vous de Place des Fêtes, des échos bizarres, des vibrations telluriques, des dissonances étourdissantes… On vous propose le remède parfait au froid de l’hiver qui dure, à l’angoisse de la marche du monde, au stress de l’entre-deux tours des municipales… On part en voyage, sans alourdir le bilan carbone, puisqu’il suffit de fermer les yeux et d’ouvrir grand les oreilles. Direction la Polynésie Française et l’île de Mārara. Pays imaginaire né des cinq parahata primordiaux, des êtres divins intervenus pour sauver les habitants de la famine, qui ont découvert ce paradis. Entre une session surf, un plat de Fāfaru, spécialité de poisson à l’eau de mer ou le festival de Taravanara’a… on vous promet vous allez oublier le métro aux heures de pointe et les vociférations des chaînes info. Bienvenue sur Mārara, île imaginée par les esprits fertiles d’un collectif de magiciens du rythme et de la mélodie syncopée. Ce collectif est composé de 5 musiciens et musicienne, qui sont peut-être, les doubles terrestres des parahatas, allez savoir… ce dont on est sûr c’est qu’ils s’appellent 15 15, et qu’après 2 EPs, un passage aux Trans Musicales, nous on demande direct notre carte de séjour pour aller vivre à Mārara. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Aujourd’hui sur Tsugi Radio, on va parler de musique - ça vous en avez l’habitude - mais aussi de théâtre et de radio. "Ce soir j’ai de la fièvre et toi tu meurs de froid", c’est le titre d’une pièce de et avec Julien Lewkowicz sur la scène du Théâtre Paris-Villette du 19 mars au 4 avril. Qu’on se rassure, il ne s’agit pas d’une comédie musicale avec les chansons de Claude François. Il s’agit d’une pièce inspirée par une émission mythique de la radio Fréquence Gaie, "Lune de Fiel". On est vers la fin des années 80, c’est la dernière de "Lune de fiel", une émission de libre-antenne au ton incroyablement libre et parfois grivois. Fréquence Gaie, radio pirate, devenue radio libre après l’élection de Mitterrand, est la première radio au monde à destination de la communauté homosexuelle à émettre 24h sur 24. Portée par l’arrivée de la gauche au pouvoir, la radio est très écoutée en Île-de-France, y compris par les hétérosexuel·les qui louaient sa liberté de ton et sa curiosité musicale, culturelle et même philosophique. Il faut dire que le paysage audiovisuel de l’époque ne comptait que 3 chaînes de télé et des radios qui, privées ou publiques, semblaient peu enclines à tourner la page des années 70, voire des années 60. Fréquence Gaie doit son incroyable popularité notamment aux Petites Annonces, des années avant l’arrivée de Grindr et l’invention du Minitel. On ne plaisantait pas avec les petites annonces parce que deux reporters à moto, allaient tous les soirs sonner chez les auditeurs, pour vérifier qu’ils ne mentaient pas sur leur apparence physique ou leur âge, et parfois pour profiter d’un petit échantillon promo. Mais en cette fin de décennie, Fréquence Gaie a enterré trop de ses forces vives à cause de l’épidémie de VIH. La pièce de Julien Lewkowicz amène l’esprit libertin et frondeur de Fréquence Gaie sur le plateau, sans occulter la tristesse insondable d’une génération dont les espoirs ont été fauchés en plein vol. Fréquence Gaie, en plus d’être un refuge a participé à la conquête des droits des gays et des lesbiennes. Droits dont on sait qu’ils ne sont jamais acquis. Le Sénégal il y a quelques jours a alourdi la répression contre l’homosexualité, les bonnes nouvelles du premier tour des municipales masquent à peine les réélections triomphales de certains maires d’extrême-droite qui, si elle prend le contrôle du pays, s’attaquera aux droits des minorités comme elle fait en Italie ou aux États-Unis. Alors aujourd’hui, exceptionnellement sur Tsugi Radio, on ne dit pas LGBTQIA+, mais pédé et gouine, aujourd’hui, notre webradio se branche sur le 90FM avec Julien Lewkowicz, la comédienne Laure Blatter, et la particpation de Jean-Luc Romero-Michel, ancien bénévole de Fréquence Gaie.En fin d'émission, coup de fil au Président du Campus-Condorcet, Pierre-Paul Zalio, à l'occasion de la 3ème édition du Printemps des Humanités. Du 19 au 21 mars, ce festival de sciences sociales se poste une question : pourquoi travailler ? Avec Banlieues Bleues, Tsugi Radio s'associe à la soirée de clôture samedi 21 novembre avec le concert de Da Cruz et un set de nos résidents PPJ. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Cette semaine dans sa chronique cinéma, séries, écrans, Olivier Forest parle jardinage, campagne, fierté et tracteurs, on parle de PÉDALE RURALE, le premier documentaire d’Antoine Vasquez, en salle depuis mercredi dernier. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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