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Histoire de Chine
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Le 4 mai 1919, à Pékin, des milliers d’étudiants manifestent pour protester contre les décisions du traité de Versailles. À première vue, rien ne laisse présager un tournant historique. Mais en réalité, quelque chose de bien plus profond est en train de se jouer.Cette journée marquera durablement la vie intellectuelle et politique chinoise : elle redéfinit le rôle des étudiants, remet en cause les traditions et nourrit de nouvelles idéologies qui façonneront le XXᵉ siècle chinois.Comment une manifestation étudiante a-t-elle pu changer le cours de l’histoire ?Pour nous éclairer, nous accueillons Sebastian Veg, directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales, spécialiste de l’histoire intellectuelle et politique de la Chine, depuis le mouvement du 4 Mai jusqu’à l’époque contemporaine.Pour nous soutenir : likez le podcast, laissez un commentaire, partagez-le et soutenez-nous via notre Tipeee : https://fr.tipeee.com/histoires-de-chine 🎉 ou depuis la page https://www.histoire-chine.fr/adherer/#histoire #chine #chinesehistoryPour en savoir plus sur ce que nous faisons :► SITE WEB : https://www.histoire-chine.fr/► LINKEDIN : https://www.linkedin.com/company/histoire-chine► AUTRES RESEAUX SOCIAUX : https://linktr.ee/histoiresdechine
Fondée en 1896 par Charles et Émile Pathé, la compagnie Pathé Frères s’impose très tôt dans les secteurs du cinéma, du phonographe et du disque. D’abord spécialisée dans le phonographe, l’entreprise fondée par les frères Pathé devient rapidement un acteur majeur du cinéma, de la production à la diffusion, tout en innovant techniquement et en créant ses propres salles. Forte de ce succès, la firme Pathé regarde rapidement au-delà des frontières françaises. Dès les premières décennies du XXᵉ siècle, la marque déploie un vaste réseau international : en Europe, aux Amériques, mais aussi en Asie. C’est à Shanghai que la compagnie installe une société locale, qui devient la tête de pont de ses activités asiatiques et fait de la ville l’un des premiers grands centres du disque en Chine.Pourquoi et comment Pathé est-elle devenue une référence emblématique dans l’histoire de l’industrie du disque en Chine ? Pour explorer cette question, nous recevons aujourd’hui Junyuan Jia, docteure en histoire et civilisation et diplômée de l’École des hautes études en sciences sociales. Ses recherches portent sur l’histoire de la compagnie Pathé Orient, la succursale chinoise de Pathé Frères, et plus largement sur les arts de la scène en Chine.
Entre 1844 et 1854, plusieurs voiliers venus de Canton accostent sur les quais du port du Havre, les cales chargées de porcelaines chinoises.À cette époque, le commerce de porcelaines chinoises avec l’Europe s’essouffle, mais certains armateurs havrais continuent d’en charger leurs navires, puis d’en organiser la vente à leur retour en France.Au cœur de ces opérations apparait un intermédiaire méconnu : Émile Tastet. Originaire des Landes, négociant et armateur, il joue un rôle discret mais essentiel dans la diffusion de l’art chinois auprès des collectionneurs et des institutions parisiennes.Pour comprendre ce commerce, ses réseaux et les acteurs qui l’ont rendu possible, la Société d'histoire reçoit Pauline d’Abrigeon, docteure en histoire de l’art et conservatrice de la collection chinoise de la Fondation Baur – Musée des Arts d’Extrême-Orient à Genève.
Il y a tout juste 80 ans, le 26 octobre 1945, disparaissait Paul Pelliot. L’occasion de revenir sur le parcours de cet érudit français au destin singulier… dont le nom évoque à lui seul l’aventure, la curiosité et la passion des langues.
Au tournant du xxe siècle, la Route de la Soie exerce une irrésistible fascination sur les explorateurs et les savants européens. Parmi eux, un jeune orientaliste français s’apprête à entrer dans l’histoire : Paul Pelliot.
Orientaliste, linguiste prodige, archéologue, sinologue mais aussi aventurier, il marque son époque par une découverte exceptionnelle dans les grottes de Mogao, à Dunhuang, dans l’ouest de la Chine, à la suite de l’archéologue hongrois Aurel Stein. Grâce à sa maîtrise du chinois, il met au jour un trésor inestimable de manuscrits chinois, témoin d’un passé millénaire. Une découverte scientifique majeure…
Notre invité est Maxime Guérin, président du Comité Mission Pelliot en France, une association dédiée à la mémoire de l’explorateur. Il est licencié de l’Université Libre de Bruxelles et auditeur libre à l’International Institute for Asian Studies (IIAS, Leiden).
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En 1884, alors que la France cherche à affermir son influence en Indochine, un nouveau front s’ouvre à Formose – l’actuelle Taïwan. C’est ici que débarquent les navires de guerre français dans une atmosphère de fortes tensions diplomatiques et militaires, marquant l’un des épisodes les plus méconnus de la guerre franco-chinoise. Nous recevons Arsène Donada-Vidal, diplômé de l’École nationale des chartes et de l’EHESS, qui a consacré un travail de recherche approfondi sur cette expédition. Sa thèse, Le gage, la cage et la gageure : l’expédition française de Formose (1884-1885), a reçu le prix Auguste Molinier, qui distingue la meilleure thèse de l’école des chartes. Pour nous soutenir : likez la vidéo, laissez un commentaire, partagez-la et soutenez-nous via notre Tipeee : https://fr.tipeee.com/histoires-de-chine 🎉 #histoire #france #chine Pour en savoir plus sur ce que nous faisons :
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De Pékin aux confins de la Chine, des grandes fouilles paléontologiques aux pistes rocailleuse de la Croisière Jaune, Pierre Teilhard de Chardin a parcouru la Chine pendant plus de 20 ans. Jésuite, paléontologue, géologue, penseur spirituel et philosophe, il incarne une figue singulière du XXe siècle. Dans ce podcast, nous recevons Mercè Prats, docteure en histoire contemporaine, spécialiste reconnue de l’œuvre de Teilhard de Chardin, qui nous retrace ses grandes expéditions scientifiques en Chine, son lien unique avec la Chine, les tensions avec l’Église et les fondements de sa pensée.
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Plongez dans la vie extraordinaire et trop souvent méconnue d'Arcade Huang, né en 1679 dans la province du Fujian. Élevé par les missionnaires jésuites, il devint interprète et bibliothécaire du Roi Louis XIV. Avec Danielle Elisseeff, historienne et spécialiste du sujet, explorez son parcours unique : de ses débuts en Chine à son intégration dans les cercles intellectuels parisiens. Découvrez comment il a créé le premier lexique chinois-français et contribué à diffuser la culture chinoise en Europe.
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00:00 Présentation de notre invitée
01:21 Un chinois à Paris
06:10 De la Chine à la bibliothèque royale
18:18 Rencontre avec le jeune Montesquieu
20:10 Pourquoi avoir voulu rester en France ?
22:47 Quelles ont été vos sources ?
Pourquoi le Concile de Shanghai en mai 1924 a-t-il changé l’histoire de l’Église en Chine ? Nous recevons le père Landry Védrenne, doctorant en Histoire des Relations Internationales à l’Institut Catholique de Paris, membre du French Taiwan Studies Project à l’EHESS et prêtre des Missions Étrangères de Paris. Il revient dans ce podcast sur ce moment clé de l’histoire de l’Église en Chine. Entre tensions coloniales et réformes missionnaires, découvrez comment ce Concile a redéfini l’évangélisation et permis l’émergence d’une Église au visage chinois.
Les 7 et 8 octobre 1860, le palais d’été de Pékin est pillé par les troupes anglaises et françaises, au terme d’une expédition militaire destinée à ouvrir la Chine au commerce occidental. Elles ont commis l’irréparable : le Palais d’Été de Pékin, ce chef d’œuvre architectural, résidence favorite des empereurs de Chine est mis à sac, avant d’être incendié 10 jours plus tard par les troupes anglaises. Pourquoi un tel acte ? Quels en furent les enjeux et les conséquences ? Avec Bernard Brizay, historien et auteur du livre Le Sac du Palais d’Été Seconde Guerre de l’opium, revenons sur cet événement qui demeure un sujet douloureux dans les relations entre la France et la Chine.
Si l’évangélisation des jésuites à partir du XVIe siècle est bien connue, on oublie souvent que les chrétiens d’Orient portèrent l’Évangile en Chine dès le VIIe siècle, bénéficiant d’un statut officiel sous l’empire Tang. Dans son ouvrage, Alexis Balmont, docteur de l’École pratique des hautes études, propose une première édition critique et traduction française complète des textes chrétiens chinois du haut Moyen Âge, offrant un nouveau cadre d’interprétation. Une œuvre érudite et novatrice qui éclaire sous un jour inédit le christianisme en Chine.
00:00 Introduction
01:18 La stèle de Xi'an
04:30 Le nestorianisme en Chine
09:10 Les autres sources chrétiennes en Chine sous les Tang
15:11 Un dialogue inédit entre Chine et Orient chrétien
19:07 Futurs projets de recherche
20:25 Conclusion
Plongez dans le Shanghai des années 1930, une ville en pleine effervescence, entre traditions millénaires et bouleversements historiques. Dans ce nouvel épisode, nous accueillons Yohan Cœurderoy, scénariste de la bande dessinée La Montagne du Tao. Avec lui, nous découvrirons l’histoire de Fanny, une jeune Française qui, à travers sa quête spirituelle, explore l’univers fascinant du taoïsme. Une discussion riche et passionnante qui vous donnera envie de découvrir ce livre !
N'hésitez pas à visiter la chaine YouTube de Yohan Cœurderoy « enseignant de pratiques de bien-être, thérapeute et scénariste de bande dessinée ».
Découvrez les récits des voyageurs occidentaux en Chine, des premiers explorateurs aux femmes pionnières, guidé par Muriel Détrie, spécialiste des relations littéraires entre l’Occident et l’Extrême-Orient. Dans ce podcast, nous plongeons au cœur des motivations, des découvertes et des défis de ceux qui ont tenté de dévoiler les mystères de l’Empire du Milieu. Un voyage à travers l’histoire et la littérature qui révèle comment ces récits ont façonné l’image de la Chine en occident.
Rejoignez-nous pour un épisode exceptionnel de notre podcast, consacré au 60e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre la France et la République populaire de Chine. Témoin privilégié de l’évolution des relations sino-françaises, Claude Martin nous livre son regard unique sur la diplomatie et ses enjeux.
Il y a cent ans, en 1924, Alexandra David-Néel franchissait les portes de Lhassa, la cité interdite du Tibet, accomplissant un exploit que peu auraient osé imaginer.
Dans cet épisode, nous vous invitons à plonger dans l'univers d'Alexandra David-Néel, à marcher dans ses pas à travers les vastes étendus de l'Asie, et à découvrir non seulement son périple jusqu'à Lhassa, mais aussi son voyage intérieur vers les sommets du bouddhisme.
Nous recevons Joëlle Désiré-Marchand, docteure en géographie, et spécialiste d’Alexandra. Ses recherches l’ont conduite à la publication de la première biographie illustrée de 40 pages de cartes détaillées retraçant tous les voyages d’Alexandra David-Néel, et où chaque détour raconte un chapitre de l’épopée d'Alexandra. Cet ouvrage intitulé les itinéraires d’Alexandra David Néel a été réédité en 2009 sous le titre Alexandra David-Néel : Vie et voyages, aux éditions Arthaud. Un livre qui explore non seulement son parcours jusqu’à Lhassa mais aussi son parcours spirituel vers le bouddhisme.
François Drémeaux est enseignant-chercheur en histoire contemporaine à l’Université d’Angers et membre du laboratoire TEMOS (UMR 9016). Il est associé au laboratoire IDEES-Le Havre (UMR 6266) et Visiting Assistant Professor à l’Université de Hong Kong (HKU). Hong Kong où il a passé de nombreuses années, notamment entre 2007 et 2017. Ses recherches portent sur l’histoire sociale de la marine marchande et les réseaux impériaux. En 2022, il a publié La France et les Français à Hong Kong (1918-1941) aux Presses universitaires de Rennes.
Lors du colloque international Carrefours culturels qui s’est tenu à l’université des Langues étrangères à Pékin en mai 2021, Angel Pino a dressé les grandes lignes de la traduction et de la réception de la littérature chinoise du XXe siècle en France.
Dans ce podcast, Angel Pino revient sur son intervention, en nous présentant les trois grandes phases de la traduction des œuvres chinoises.
Une première phase couvre la période où des missionnaires se sont intéressés à la littérature chinoise sans pour cela se livrer que très peu à la traduction. Quelques années auparavant, des traductions du fait de Chinois francophones étaient publiées dans le périodique La politique de Pékin, journal pour la communauté française vivant en Chine.
Une seconde phase concerne l’arrivée au pouvoir du Parti communiste en 1949 et la fondation de la République populaire de Chine jusqu’à la mort de Mao. À cette époque-là, ce sont des raisons politiques qui expliquent la curiosité française pour la littérature chinoise. C’est ainsi que les premières traductions d’œuvres romanesques apparaissent chez des éditeurs appartenant à la galaxie du Parti communiste français ou aux Éditions en langues étrangères de Pékin.
Une troisième phase débute avec la « période de réforme et d’ouverture » de la Chine. C’est au tour des détracteurs du régime chinois de s’activer en privilégiant les œuvres littéraires à vocation documentaire, même si, assez vite, une nouvelle génération de sinologues prendra le relais dans une optique désormais résolument littéraire.
Professeur émérite à l’Université Bordeaux Montaigne, Angel Pino a dirigé le département d’études chinoises ainsi que le Centre d’études et de recherches sur l’Extrême-Orient (CEREO). Ses domaines de recherche couvrent la littérature chinoise moderne et contemporaine, la littérature taïwanaise et l’histoire de la sinologie, en particulier celle des traductions. Il est notamment l’auteur d’une Bibliographie générale des œuvres littéraires modernes d’expression chinoise traduites en français (éditions You Feng, 2014).
En 1977, l’Association universitaire franco-chinoise dépose à la bibliothèque municipale de Lyon l’ensemble des collections de l’Institut franco-chinois de Lyon (IFCL), gardées depuis 1950 dans les locaux du fort Saint-Iréné, qui fut le siège de l’Institut.
Suite à la dissolution de l’association universitaire en 1980, le fonds, enrichit des archives de l’IFCL en 1985, est transmis à l’université Lyon 3 - Jean Moulin. Le fonds reste pour autant déposé à la bibliothèque de Lyon, qui en assure la conservation et la valorisation.
Il s’agit d’une collection unique, créée hors de Chine dans le cadre officiel d’un organisme éducatif franco-chinois, constituée entre la fin de l’Empire (1911) et la prise du pouvoir par les communistes (1949), qui plus est à Lyon, par des Chinois pour des Chinois. Ces archives ont été épargnées par les transformations politiques que la Chine a connues après 1949. Le contenu du fonds, reflet de l’édition chinoise d’alors et de toutes les tendances politiques et culturelles, en fait un objet d’étude unique du seul point de vue historique.
La collection de livres et de périodiques de la bibliothèque de L’IFCL constitue le noyau du fonds chinois de la Bibliothèque de Lyon. Un fonds qui n’a cessé de s’enrichir, grâce à des dons de sinologues français ou de bibliothèques sinologiques de recherche.
Olivier Bialais, notre invité, bibliothécaire en charge du fonds chinois de la bibliothèque municipale de Lyon nous invite à découvrir sa richesse et sa diversité dans ce nouveau podcast.
Marc Riboud nait à Saint Genis Laval près de Lyon, dans une famille de la grande bourgeoisie lyonnaise. Cinquième enfant d’une fratrie de 7, il est le frère des industriels Antoine et Jean. Timide et solitaire, et peut-être parce qu’il parle peu, il se verra offrir pour ses 14 ans un appareil photo par son père, pour apprendre à voir. Dès lors, Marc ne se séparera plus de son appareil photo. Il en fera son métier, avec talent.
En 1953, il obtient sa première publication dans le magazine Life pour sa photographie d’un peintre de la tour Eiffel, ce qui lui vaudra d’intégrer l’agence Magnum, créée en autres par Robert Capa et Henri Cartier-Bresson.
En 1955, il quitte l’Europe, traverse le Moyen Orient en Land Rover jusqu’à Calcutta, où il restera un an, avant de rejoindre la Chine en janvier 1957 où il séjournera plusieurs mois.
Marc Riboud sera l’un des rares photographes européens à avoir eu accès à la Chine communiste, alors que le pays était fermé. Puis les visites en Chine de Marc Riboud s’enchainent, comme en 1965 où il fixera sur ses pellicules les prémices de la révolution culturelle.
Jean Loh est conférencier spécialiste de la photographie chinoise et un contributeur régulier de « l’œil de la photographie». Collectionneur de photo, il créera la galerie Beaugeste à Shanghai, de 2007 à 2018, où il fit la promotion de photographes chinois et occidentaux ayant documenté la Chine. La galerie Beaugeste exposera à deux reprises les photographies de Marc Riboud. Commissaire d’exposition, il organisera la Rétrospective Marc Riboud présentée dans 14 villes en Chine de 2010 à 2014 ainsi que les 80 ans du Studio Harcourt dans les 4 villes du nord-est de la Chine.
À l’automne 1921 eut lieu la première rentrée de l’Institut franco-chinois de Lyon. 127 étudiants chinois, sélectionnés après un sévère concours organisé à Pékin, Shanghai et surtout Canton débarquent à Marseille. Ils arrivent à Lyon le 25 septembre 1921 pour s’installer dans le fort Saint Irénée, propriété du ministère des armées françaises, que les lyonnais appelleront alors le fort des chinois.
L’institut franco-chinois ouvrira ses portes dans un contexte de tensions très fortes, au regard des heurts qui opposeront les étudiants ouvriers du mouvement Travail-Études présents en France et l’organisation sino-française de l’Institut franco-chinois de Lyon.
De 1921 à 1946, 473 étudiants destinés à devenir l’élite de la nouvelle Chine seront recrutés et formés dans les universités et grandes écoles lyonnaises.
Olivier Bialais est diplômé d’une maîtrise de littérature chinoise de l’Institut national des langues et civilisation orientales (Inalco) et d’un master en lettres chinoises de Bordeaux 3. Il a résidé plus de six ans à Taïwan, dont deux passés comme assistant de recherche au département de littérature et de philosophie de l’Academia Sinica. Il a ensuite passé plusieurs années en Corée du Sud, notamment comme professeur de français au Korean Defense Language Institute. Revenu en France, il est aujourd’hui bibliothécaire au fonds chinois de la bibliothèque municipale de Lyon.
[…] Comme j’ai aimé la Chine ! Il y a ainsi des pays, que l’on accepte, que l’on épouse, que l’on adopte d’un seul coup comme une femme, comme s’ils avaient été faits pour nous et nous pour eux ! […]
Paul Claudel « Choses de Chine », 1936
Après une première affectation de vice-consul à New York, il est nommé à Shanghai où il débarque en juillet 1895. Il ne rentrera en Europe qu'en 1909, après quatorze années passées dans l'empire du Milieu, où ses différentes affectations l’emmenèrent à Hankou et surtout Fuzhou, Pékin et Tianjin. Ce sont donc quinze années passées en Chine pendant lesquelles Paul Claudel écrira un recueil de poèmes en prose, Connaissance de l’Est, où il restituera ses impressions sur la Chine et sa culture, et notamment sur Shanghai, tel un photographe, l’écriture étant le moyen pour lui de fixer ce qu’il voit.
Pour nous parler de Paul Claudel, nous recevons Huang Bei (黄蓓), professeure de littérature du monde et de littérature comparée au Département de Chinois de l’Université Fudan et spécialiste de Paul Claudel et de Victor Segalen. En 2007, elle fut l’autrice de l’ouvrage Segalen et Claudel ; Dialogue à travers la peinture extrême-orientale, paru aux éditions Presses universitaires de Rennes.



