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Author: Ligue pour la lecture de la Bible

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LeGuide est un guide biblique quotidien pour adultes proposant chaque jour un texte biblique accompagné d'un commentaire.
Ce guide biblique est proposé par la Ligue pour la lecture de la Bible.
1258 Episodes
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Jean-Baptiste a conscience de l’extraordinaire majesté du Christ, et il se sent indigne de lui rendre même le plus humble des services (27). Il évite même de dire « Je suis », car ces mots désignent Dieu, selon l’Ancien Testament (Ex 3.14) ; et dans l’évangile de Jean, seul Jésus a le droit de les employer. Ils ont été ajoutés au verset 23, pour des raisons de rédaction en français, mais ne figurent pas dans le texte original. Malachie (3.23) avait écrit que Dieu enverrait le prophète Élie avant « le jour de l’Éternel », c’est-à-dire la manifestation glorieuse de l’Éternel. Jean-Baptiste n’est pas Élie ressuscité. (...)
Dès l’origine, le logos (terme traduit par « Parole ») existait déjà, et toutes choses ont été animées et contrôlées par lui : voilà ce qu’affirmait la plus populaire des philosophies antiques (le stoïcisme). Il y a donc un certain accord entre cette philosophie et le message chrétien. Mais ce n’est pas un accord parfait : l’Évangile affirme que le logos est une personne, non un principe impersonnel. Et proclamer que le logos est devenu un homme, littéralement « chair », c’est-à-dire la réalité humaine dans toute sa fragilité, c’est inconcevable, inadmissible pour les philosophies antiques. Non seulement le logos dirige toute chose, mais il a coopéré avec Dieu pour créer toutes choses, les faisant surgir du néant. (...)
Les paroles de l’Alliance ont été prononcées depuis longtemps. Dieu met maintenant Abraham à l’épreuve pour vérifier si l’obéissance du patriarche est toujours réelle. Trop souvent, en effet, l’enthousiasme des débuts s’atténue au fil du temps. Réalité humaine… Dieu sait qu’Abraham aime son fils. (...)
Dieu prend à nouveau l’initiative. Il annonce à Abram qu’il fait alliance avec lui et qu’une descendance innombrable lui sera donnée dans le futur. Dieu définit ce à quoi il s’engage et ce qu’il demande à Abram. Ce n’est donc pas une alliance où chacun apporte ce qu’il peut et veut. Pas d’égalité entre les parties, pas de négociation, pas d’échange, c’est Dieu qui en définit les termes. Dieu affirme d’abord qui il est : « El Shaddaï, le Dieu tout puissant ». (...)
Le psaume appelle à chanter pour le Seigneur parce qu’il est le Créateur : terre, ciel, mer, campagne et arbres des forêts (en un mot, toute la Création) sont invités à se réjouir, à chanter. Dieu est aussi celui qui vient (13). Sa présence dans le monde et dans nos vies, donc du début jusqu’à la fin, nous appelle à la joie. Dans notre chant pour Dieu, nous nous rappelons ses qualités. • Il est sauveur (2) : il a libéré Israël de l’Égypte. Il a ressuscité Jésus dont le nom signifie sauveur et qui nous donne la vie éternelle. (...)
Né dans des conditions qui pourraient nous paraître rocambolesques, Ismaël est donc le fils aîné d’Abram. Parce qu’ils sont venus de Mésopotamie où la pratique existe, Abram et Saraï se sont mis d’accord pour obtenir un fils au moyen de la servante de Saraï. Agar est égyptienne. Peut-être a-t-elle été donnée par le Pharaon à Abram après l’épisode fâcheux où Saraï avait été livrée au Pharaon comme sa sœur. Tout ne se déroule pas comme prévu ! Agar ne se considère plus comme une servante, mais comme une épouse. (...)
Les troupeaux ont besoin de nourriture, donc d’espace. Le conflit entre les bergers d’Abram et ceux de Lot éclate. Pour éviter que les relations ne s’enveniment, Abram prend l’initiative : il vaut mieux se séparer. Le texte nous indique que deux peuples différents habitaient le pays, en harmonie semble -t-il, alors que les bergers de Lot et Abram, pourtant de la même ethnie s’opposent. Leur témoignage n’est vraiment pas positif. La vie est une suite de choix. (...)
Dieu s’adresse à Abram : « Va… » (1, BS) ! Pour quoi aller ? La réponse peut surprendre : les rabbins traduisent « Va pour toi », c’est-à-dire pour ton bien et pour ton bonheur. Il n'est pas question ici de sacrifice ou de prix à payer. En outre, le texte propose une autre réponse : pour être béni (2) et bénir les autres peuples (3) ! Alors, deux questions me sont posées : suis-je conscient que mon engagement chrétien est pour moi une bénédiction ? Suis-je en bénédiction pour ceux qui m’entourent ou que je rencontre ? Dieu est clair : « Quitte ton pays, ta maison… » ! Pour aller, il faut abandonner ce qui peut nous retenir, nous immobiliser, nous surcharger, même si certaines de ces choses nous paraissent « légitimes ». Cela vaut la peine de réfléchir : en quoi mon pays, ma famille (ma tribu), ma maison font-ils obstacle à mon engagement de foi ? Posée autrement, la question devient : quelle est vraiment la priorité de ma vie ? Si Abram est un exemple pour le croyant, il contredit l’image du croyant tourné vers le passé. (...)
Le couple se voit fragile et vulnérable. Il ne se rendait pas compte que sa relation au Créateur était sa force et lui donnait sa dignité. La ceinture que les époux se bricolent illustre bien le caractère illusoire des mesures que les humains prennent pour masquer leurs faiblesses. On aurait pu imaginer qu'une fois l'alliance brisée, le Créateur se détournerait de ses créatures ou qu'il attendrait qu'elles le supplient. Or c'est lui qui reprend contact avec elles. (...)
« Le serpent était le plus rusé de tous les animaux… » Pourquoi un serpent ? Et pourquoi cet arbre se trouve-t-il au centre du jardin comme l'arbre de vie (2.9) ? Pourquoi le tentateur s'adresse-t-il à la femme ? Ce passage ne permet pas de satisfaire notre curiosité, mais il révèle ce que nous avons besoin de savoir. Le texte ne donne qu'une piste : la ruse du serpent ! Alors attention à ses ruses. Dans le texte original, en hébreu, cette question est plus subtile. Luther l'expose bien : « Je ne peux pas bien rendre l'hébreu, ni en latin ni en allemand ; le mot apki sonne comme si quelqu'un fronçait le nez et se moquait en ricanant ». Le serpent se moque, et cette ruse réussit à déstabiliser le couple. (...)
Après le porche qui déploie la création dans son ensemble, le regard du rédacteur se centre sur l'être humain. Il commence par un « travelling » sur l'environnement que le Créateur lui a préparé : le jardin des délices. Rien n'y manque, enfin presque, car il n'y a pas encore de jardinier (5). Puis, lorsque ce dernier sera installé, Dieu déclarera : « Il n'est pas bon que l'homme soit seul. (...)
Tandis que le dernier verset de la lecture de demain sera : « Tous deux étaient nus » (Gn 2.25), le premier verset de ce psaume est : « L'Éternel… est revêtu de majesté. » Ces deux affirmations, à elles seules, suggèrent une méditation fructueuse. On peut y chercher une théologie du vêtement qui transparaît tout au long de la Bible ; on peut y trouver une puissante métaphore de la condition humaine : face à la majesté divine ; ce contraste met en relief la fragilité de l'être humain qui est image de Dieu, mais image seulement. Ce psaume a probablement été écrit à une période de grands périls. Un temps où l'injustice semblait triompher et où le pouvoir était aux tyrans. (...)
Le Créateur étant invisible, il n'a donc pas d'image. Or l'univers qu'il a créé est visible, son point de départ est la lumière, alors il décide de se rendre visible, donc de se donner une image. Ses chefs-d'œuvre, de l'infiniment grand du firmament à l'infiniment petit du monde cellulaire, reflètent déjà la sagesse et la majesté du Créateur (Rm 1.20). Mais ce n'est pas encore une image suffisante pour rendre visible le trait le plus spécifique de son identité : son amour, car « Dieu est amour » (1Jn 4.16). (...)
L'édifice biblique dispose de nombreuses portes d'entrée. Cependant, les trois premiers mots de ce chapitre indiquent « l'entrée principale ». En effet, comme un porche richement ouvragé, cette entrée donne à voir les principales intentions de l'architecte. Au fronton : « Au commencement Dieu… » Ces trois mots suffisent pour indiquer sur quel fondement se basent ceux qui mettent leur foi dans le Dieu de la Bible : Dieu au commencement de tout. Ces trois mots récapitulent tout ce chapitre et constituent la signature du Créateur. (...)
Attachez vos ceintures ! Les nombreux dangers auxquels s'exposaient les pèlerins ne les décourageaient pas. Face aux brigands, aux caprices de la météo et autres dangers, ils mettaient leur confiance dans le secours de l'Éternel. Ce psaume tombe bien pour introduire les lectures de ces jours prochains, car la foi du pèlerin de ce chant ne se fonde pas sur n'importe quelle divinité, mais sur « l'Éternel qui a fait les cieux et la terre » (2). Pourrait-il y avoir base plus solide pour fonder notre foi ? Le sens du mot hébreu ezer ne correspond pas exactement au mot français secours. (...)
La lettre aux Galates est combative jusqu’au bout : Paul écrit même de sa propre main (11), peut-être pour faire plus forte impression sur ses interlocuteurs, tant l’enjeu, au sens premier du mot, est crucial : édulcorer le sacrifice de Jésus-Christ en imposant des rites autres que le baptême aux nouveaux convertis est une terrible hérésie. C’est la foi en Jésus-Christ qui nous sauve. Rendre obligatoire la circoncision reviendrait à laisser entendre que sa mort et sa résurrection n’y suffiraient pas ! Attention : pour Paul, la croix n’est pas un objet de vénération, mais un événement. Il ne s’y livre pas à une contemplation des souffrances de notre Sauveur, il proclame que s’y est déroulé le moment central de l’Histoire du monde, qui a opéré une fois pour toutes la réconciliation entre Dieu et l’humanité d’une part, entre les hommes d’autre part. (...)
Avec délicatesse, Paul inscrit l’expression du fruit de l’Esprit dans le cadre plus concret des relations fraternelles, en donnant quelques directives pratiques. Sa principale préoccupation est que nous sachions comment agir quand un frère ou une sœur chute et a besoin de notre soutien. Il semble ici se préoccuper de croyants engagés, que leur nature pécheresse aurait fait dévier. Il est nécessaire de confronter, dans la vérité, ceux qui tombent dans le péché, parfois même pour qu’ils en prennent conscience (1) ; néanmoins nous ne devons jamais agir dans un esprit de supériorité, mais toujours avec sollicitude, pour les rétablir, en restant conscients de notre propre vulnérabilité. (...)
Notre liberté, prévient Paul, n’est pas un bien-fonds à exploiter. Elle est plutôt une force à libérer pour contrer le mal envahissant (5.1). Nous avons reçu le témoignage de l’œuvre de l’Esprit chez un homme très particulier, Jésus-Christ, qui s’est laissé complètement habiter par lui. La liste du v.22 est son portrait. (...)
Ce psaume nous enjoint à la louange et à l’adoration devant l’action de Dieu qui, depuis le premier acte de la Création, passe par sa Parole. Le refrain « la voix de l’Éternel » (répété 7 fois !) glorifie sa puissance agissante, constamment créatrice. Cette voix désigne en somme l’être même de Dieu, qui accomplit son dessein de façon souveraine. De celle-ci naît la relation vivante de bénédiction qu’il désire constamment nouer et développer avec ses créatures, les êtres humains, en étant la source de leur vie véritable, de leur dignité et de leur bonheur (11). Dieu seul est roi sur l’univers, proclame le psaume (2, 3, 10) : lui seul mérite hommages et adoration ; tout autre destination de la vénération des hommes marque l’idolâtrie. (...)
Paul, en tant que Juif, est habité par l’objectif de liberté qui est celui de toute la Bible, depuis l’expérience de l’Exode. Dans le régime de la Nouvelle Alliance, Jésus-Christ, suprême modèle, s’accomplit en plénitude en se mettant librement au service de ses frères, jusqu’à la mort sur la croix. Marcher à sa suite signifie donc pour le chrétien, par un choix libre et résolu, se mettre au service des autres. Aussi, Paul emploie-t-il des images fortes pour fustiger l’égoïsme, placé du côté de l’esclavage (15) : en effet, affranchis par Jésus-Christ, nous recouvrons la capacité d’accomplir notre vraie nature, faite pour aimer, et nous ne nous construisons nous-mêmes que dans l’amour (14). (...)
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