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Le Nouvel Esprit Public

Author: Philippe Meyer

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Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr



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Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 27 février 2026.Avec cette semaine :Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.MUNICIPALES : ANTICHAMBRE DE 2027 OU ÉLECTIONS LOCALES ?Les élections municipales se tiendront les 15 et 22 mars prochains. Il s’y mêlera enjeux locaux et nationaux, peut-être d’autant plus que, cette année, le vote se tient tout juste un an avant l'élection présidentielle, un cas de figure qui ne s'est présenté qu'en 1965 et en 2001.Selon Émeric Bréhier, directeur de l'Observatoire de la vie politique de la Fondation Jean Jaurès, si LFI et le RN ont beaucoup à gagner de ces élections et chercheront à en faire un enjeu national, à l’inverse, le PS et LR essaieront avant tout de conserver les villes qu’ils détiennent, pour montrer qu’ils restent des partis qui comptent, qui ont une base locale solide et surtout qu’ils peuvent avoir une carte à jouer lors de la présidentielle. Alors que les regards se concentrent beaucoup sur les grandes villes, l’un des enjeux de ces élections devrait être le sort de nombre de moyennes et de petites municipalités qui pourraient basculer à l’extrême droite, mais, le Rassemblement national aborde les municipales avec l’onction des sondages nationaux, mais un ancrage local toujours fragile. Le parti de Jordan Bardella détient moins de 15 villes, dont une seule de plus de 100.000 habitants. Officiellement : pas d’objectif chiffré avancé, ni de villes visées.Au Havre, l’ancien Premier ministre, Édouard Philippe candidat à la présidentielle 2027, a lui-même lié son destin national à cette échéance locale. Un pari risqué. « Si j’échouais à convaincre les Havrais (...), je ne serais pas dans une bonne position pour espérer convaincre les Français », a-t-il déjà prévenu. Dans le camp présidentiel, en revanche, on semble déjà vouloir oublier ce scrutin avant même qu'il n'ait lieu, tant il s'annonce comme un révélateur de la faiblesse du macronisme à l'échelle locale.Selon un sondage Odoxa-Mascaret publié mardi pour Public Sénat et la presse régionale, 55 % des Français souhaitent l'élection d'un autre maire plutôt que la réélection de leur maire actuel au scrutin des 15 et 22 mars. Cette aspiration au changement est motivée par des enjeux locaux, en premier lieu : 76 % des sondés affirment qu'ils se prononceront en fonction d'enjeux « spécifiques à leur commune », tandis que 24 % auront des enjeux nationaux en tête. Ce dernier score est en progression de 5 points par rapport au mois de novembre, preuve, pour l’institut de sondage que ces municipales, premières élections convoquées après les législatives anticipées de juin 2024, dessineront la ligne de départ de la campagne pour l'élection présidentielle. C'est parmi les sympathisants de LFI (28 %) et du RN (27 %) que se trouvent le plus d'électeurs qui choisiront leur maire avec l'Élysée en point de mire.QUATRE ANNÉES DE GUERRE : EFFETS SUR LA RUSSIEAprès quatre ans de guerre en Ukraine, selon les évaluations concordantes des chercheurs et des services de renseignement occidentaux, on compte plus d’un million et demi de soldats russes hors de combat morts, blessés, prisonniers et disparus. Sur le terrain, d'après DeepState, collectif ukrainien de cartographie en sources ouvertes, la Russie a occupé en 2025 moins de 1 % du pays ukrainien. Analyses corroborées par l'Institut pour l'étude de la guerre. Mi-février, le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, évoquait environ 65.000 soldats russes tués ou blessés en l'espace de deux mois, qualifiant ces pertes de « folles ». Pour les alliés de l'Ukraine, ces chiffres interrogent la capacité de Moscou à maintenir durablement son effort de guerre sans décision politiquement risquée, comme une nouvelle vague de mobilisation.D’autant que l’économie russe se dégrade. Si au cours des premières années de guerre, dopée par le complexe militaro-industriel, l’économie russe a enregistré des croissances supérieures à la moyenne européenne, aujourd’hui, les signaux virent au rouge. Pour résorber la hausse du déficit budgétaire, qui devrait dépasser les 3,5 % à 4,4 % du PIB en 2026, le gouvernement doit financer un budget de la défense qui, en hausse de 30 % sur 2025-2027, engloutit 40 % des dépenses. Les revenus des hydrocarbures, qui composent l’habituel poumon économique du pays, s’effondrent à cause de la baisse des cours mondiaux et des effets des sanctions obligeant à vendre avec une décote. Le gouvernement cherche donc d’autres sources de revenus. Les consommateurs russes sont confrontés à l’inflation (5,6 % officiellement, bien au-delà de 10 % en réalité), la hausse des défauts de crédits bancaires, et la réduction des heures travaillées dans les usines.La guerre menée contre l’Ukraine s’accompagne d’une mise au pas de plus en plus violente de la société russe. Le taux de popularité de Vladimir Poutine ne semble pas fléchir : plus de 80 % des Russes disent approuver son action, selon Levada, le centre d’études d’opinion indépendant de l’Etat. Un chiffre à prendre cependant avec précaution comme dans tout pays où, sans liberté d’expression, les sondages sont menés dans un climat de peur et de délation. Sans opposition politique ni critiques dans la presse, sans société civile ni débats publics parmi les élites, cette popularité apparente cache une réalité : en quatre ans, la chape de plomb imposée par le Kremlin s’est alourdie. La répression ciblant une prétendue « cinquième colonne » s’est intensifiée : les défenseurs des droits humains recensent entre 3.000 et plus de 4.600 prisonniers politiques. Sur les écrans de télévision et sous les préaux des écoles, la propagande déroule son message : comme Staline, Poutine combat le nazisme ; comme durant la Grande Guerre patriotique, les opposants sont des traîtres.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne conversation entre Marie-Christine Delpech, Pascal Chind et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 13 février 2026.2 : Dans ce second épisode, les deux-coprésidents de l'association Fabrication humaine, Pascal Chind et Marie-Christine Delpech, nous expliquent l'importance de bien informer le public des conséquences de l'IA générative. Ils reviennent également sur certains de leurs partenariats, et sur les rencontres qui leur ont permis de faire avancer leur réflexion. Ils concluent en évoquant leur peur de la massification de la culture par les capacités infinies de l'IA, massification rimant avec automatisation, et donc homogénéisation.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 20 février 2026.Avec cette semaine :Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.Antoine Foucher, président de la société de conseil Quintet, spécialiste des questions sociales.Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.APRÈS MUNICH, PEUT-ON DIRE QUE LA DOCTRINE INTERNATIONALE DE TRUMP A CHANGÉ ?Du 13 au 15 février, le gotha des chefs d'État, généraux et chefs des services de renseignement s'est retrouvé lors de la 62ème conférence de Munich sur la sécurité qui se tient tous les ans dans la ville allemande au mois de février. Un an après le discours agressif vis-à-vis de l’Europe du vice-président JD Vance, les États-Unis ont envoyé à Munich des figures jugées plus modérées : le secrétaire d’État Marco Rubio et le sous-secrétaire à la Défense Eldridge Colby. Récemment, en présentant sa nouvelle Stratégie de sécurité nationale, le président américain s’était livré à une attaque en règle contre les Européens, menacés selon lui d’un « effacement civilisationnel ».Dans la première partie de son discours, prononcé le 14 février, Marco Rubio a d’abord « rassuré », en affirmant la permanence d’un lien transatlantique façonné par l’histoire et l’héritage culturel. Le chef de la diplomatie américaine a préféré citer la bière allemande, Beethoven et les Beatles plutôt que les Lumières, mais il a dit ce que cette assemblée voulait entendre : « La fin de l’ère transatlantique n’est ni notre but ni notre souhait. Nous serons toujours des enfants de l’Europe. »Puis, dans une seconde partie Marco Rubio a repris les thèmes de l’idéologie MAGA (« Make America Great Again »). Tout en prônant la revitalisation du lien avec une Europe « forte », le secrétaire d’État américain n’a pas changé de cap sur la menace qui, selon son administration, plane sur l’Occident. Les États-Unis sont « prêts, si nécessaire, à agir seuls », mais « nous préférons et espérons agir avec vous, nos amis ici en Europe », a-t-il assuré. Reflet de l’idéologie MAGA, Marco Rubio a énuméré les maux qui selon Washington accablent l’Europe : l’« immigration de masse » qui « déstabilise les sociétés », la « désindustrialisation », le développement intempestif de « l'État providence » et le « culte du climat ». Il a invité les Européens à s’associer aux efforts de M. Trump de redressement de « la civilisation occidentale » et prononcé un éloge marqué de la chrétienté. Par ailleurs, le responsable américain a réitéré la position de l’administration Trump selon laquelle l’ONU n’a joué « pratiquement aucun rôle » dans la résolution des conflits et a appelé à une réforme des institutions mondiales.Pour la presse allemande et française, le message de Marco Rubio ne différait pas tellement de celui du vice-président J. D. Vance. Si le ton était plus courtois, le fond du discours des responsables américains en revanche n’a guère changé. D’ailleurs, après Munich, Marco Rubio est allé soutenir des partenaires plus réceptifs à l’idéologie MAGA et plus rétifs aux valeurs européennes, en Slovaquie puis en Hongrie.DÉCLASSEMENT ÉCONOMIQUE FRANÇAIS : RÉALITÉ, PERCEPTION, PERSPECTIVESPour la troisième année consécutive, selon l'Insee, le PIB par habitant de la France se situe en dessous de la moyenne de l'Union européenne, consacrant un déclassement économique progressif mais désormais tangible. La France se situe au 34ème rang mondial et est désormais inférieure de 7 % à la moyenne européenne. Elle est notamment en retrait de 25 % par rapport à celle du Danemark, de 20 % par rapport à celle de la Suède, de 15 % par rapport à celle de l’Allemagne, de 0,5 % par rapport à celle de l’Italie. Par ailleurs, l’écart favorable vis-à-vis de la Pologne a été réduit de 60 % à 20 % depuis 2000. En clair, le niveau de vie des Français est bien inférieur à celui des Irlandais, des Allemands, des Belges et à peine supérieur à celui des Italiens, des Tchèques ou des Slovènes.Des données qui corroborent le dernier sondage Ipsos-BVA sur les « Fractures françaises » publié en octobre dans lequel 90 % des personnes interrogées ont le sentiment que le pays est en déclin, 32 % estimant même que celui-ci est irréversible. Dans le sondage Odoxa pour Challenges-Agipi-BFM Business du 8 janvier, 82 % des Français se montrent « défiants » sur la situation économique du pays. Avec de tels résultats, « la peur du déclassement atteint un niveau record », note Odoxa. 6 Français sur 10 estiment que leur situation sociale est pire que celles de leurs parents et 70% des 1.005 sondés parient que leurs enfants vivront moins bien qu’eux. C’est 3 points de plus qu’il y a un an et 22 de plus qu’il y a 30 ans. Ces résultats rejoignent les dernières enquêtes de conjoncture de l’Insee, selon lesquelles 64 % des Français ont une vue négative de l’avenir économique du pays. Il y a quelques années, ils n’étaient « que » 38 %. Cependant, l’enquête de l’Insee révélait mi-décembre que 74 % de ces sondés jugent que leur situation personnelle s’améliorera ou se stabilisera. Un niveau qui n’a pas changé au fil des ans.Dans un document publié le 6 janvier, les économistes de BNP Paribas estiment que le PIB pourrait progresser de 1,1 % sur l’année 2026. Sur le plan intérieur, la faiblesse de l’inflation pourrait soutenir le pouvoir d’achat et la consommation. « Une croissance résiliente mais pas suffisante », juge le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau. Notre taux de chômage reste plus élevé que celui atteint en moyenne dans l'Union européenne (6 %), avec des taux d'emploi préoccupants pour les jeunes et les seniors. L'emploi devrait progresser très faiblement, et le chômage remonter à 7,8 % à la mi-2026. Cette année encore, la grande incertitude concerne le comportement des ménages. S'il n'y a pas un redémarrage de la consommation, qui représente plus de la moitié du PIB, il sera difficile de trouver une dynamique. Pour l’heure, les ménages n'ont toujours pas puisé dans leur épargne qui se maintient à un niveau historiquement élevé (18,4 % du revenu disponible au troisième trimestre 2025).Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne conversation entre Marie-Christine Delpech, Pascal Chind et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 13 février 2026.1 : Dans ce premier épisode, Marie-Christine Delpech et Pascal Chind nous présentent les origines de leur association Fabrication humaine, et du label associé, conféré sur simple déclaration des auteurs, qui jurent de ne pas avoir eu recours à l'IA générative. Plutôt que de contrôler et punir, ils préfèrent ainsi défendre et valoriser ce qui fait, pour eux, "l'essence de notre humanité".Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 13 février 2026.Avec cette semaine :Nicolas Baverez, essayiste et avocat.Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.APRÈS LE VOTE DU BUDGET, L’IMMOBILISME JUSQU’EN 2027 ?Après plusieurs mois de débats, le budget 2026 a finalement été adopté, le 2 février, par l’Assemblée nationale. Le 7 février, dans un entretien accordé à la presse régionale, le Premier ministre a déclaré vouloir faire taire l’idée d’une année stérile. Il entend avancer, sans rien changer à sa méthode, et sans un regard – assure-t-il – sur la présidentielle. Une façon de tenir l’engagement d’Emmanuel Macron d’une année 2026 « utile » et de faire mentir l’ancien chef du gouvernement Edouard Philippe, qui annonçait au début de cette année que « plus rien de décisif ne se produira[it] dans le pays d’ici à la prochaine élection présidentielle ».Refusant d’être taxé d’immobilisme, le Premier ministre a déroulé une série de projets qu’il entend mener à bien au cours de l’année. Prudent, il a décidé de contourner le Parlement et de passer par la voie réglementaire sur deux sujets clivants : la programmation pluriannuelle de l’énergie, et l’aide médicale de l’Etat aux immigrés sans papiers, Parmi ses autres projets, le Premier ministre, promet notamment une mise à jour de la loi de programmation militaire dès avril. Promis à son arrivée à Matignon, le « grand acte de décentralisation » va être décliné en « plusieurs textes » autour desquels « la concertation n'est pas terminée ». Un premier devrait très vite être formalisé et présenté « avant les municipales » de mars avec des « mesures de simplification ». Le pan le plus important de la réforme, qui vise à confier de nouvelles compétences aux acteurs locaux viendra dans un second temps. De même qu'un troisième texte sur le cas spécifique de la Métropole du Grand Paris. Une actualisation de la loi d’urgence agricole a été annoncée. Elle ne reprendra pas les dispositions de la très contestée loi Duplomb, précise le Premier ministre. Sébastien Lecornu prévoit en outre un texte pour instaurer une allocation sociale unique, l’atterrissage de la loi sur la fin de vie d’ici à fin 2026, un projet de loi pour réformer le statut de la Nouvelle-Calédonie mais aussi celui de la Corse. Le Premier ministre cherche à associer les partis du « socle commun », très critiques de sa méthode.Le programme semble ambitieux, car le temps est compté. Il restera sept semaines utiles à l’exécutif pour imposer son ordre du jour à l’Assemblée nationale, entre la reprise fin mars, après les élections municipales, et la fin de la session ordinaire, le 30 juin – le reste du temps étant consacré aux initiatives parlementaires. Le gouvernement pourra compter sur une session extraordinaire qui prolongera sans doute les travaux du Parlement, en juillet, mais il sera compliqué de la poursuivre en septembre, après la trêve estivale, à cause des élections sénatoriales. Et, à l’automne, viendra le temps du budget 2027.QUEL SERA LE JAPON DE SANAE TAKAICHI ?Devenue en octobre la première femme à diriger le Japon, mais à la tête d’une coalition gouvernementale fragile, Sanae Takaichi présidente du Parti libéral démocrate (PLD) a convoqué de nouvelles élections à la chambre basse et récolté 316 sièges (sur 465). Sa victoire consolide les positions les plus conservatrices au Japon : rhétorique nationaliste, ligne dure sur l'immigration, insistance sur les  valeurs familiales traditionnelles. Désormais sans véritable opposition, Sanae Takaichi entend mener des réformes très clivantes, notamment dans les domaines de l’économie et de la défense, avec une modification de la Constitution pour en gommer le pacifisme.La priorité de Mme Takaichi sera de faire adopter le projet de budget pour l’exercice qui commence en avril. Le texte, dont le volet dépenses atteint un niveau record de 658 milliards d’euros, prévoit des mesures de lutte contre la hausse des prix et la stagnation des salaires. Lors de sa campagne, Sanae Takaichi s'est engagée à suspendre pendant deux ans la taxe sur la consommation des produits alimentaires qui s'élève à 8%. Cette mesure est destinée à améliorer le pouvoir d'achat des Japonais qui s'érode face à une inflation de retour depuis 2022 (2,1% sur un an en décembre).Fin décembre dernier, le gouvernement japonais a approuvé un budget de défense record de 48 milliards d’euros pour 2026, se rapprochant de l’objectif de 2 % du PIB. D’ici la fin de cette année, Mme Takaichi entend réviser les politiques de sécurité afin de renforcer les capacités militaires du Japon, voire de lever l’embargo sur les exportations d’armes létales. Le projet de loi contre l’espionnage, possiblement liberticide, est aussi au programme, tout comme la criminalisation de la profanation du drapeau nippon. Elle pourrait également relancer le projet de révision de la Constitution, dont la tonalité pacifiste déplaît à son camp.Cependant, la situation de la dette publique japonaise pose de nombreuses questions. L'endettement du pays dépasse les 230% du PIB, le taux le plus élevé parmi les économies développées. Relancer la croissance économique sans alourdir la dette du pays : c'est l'équilibre que doit trouver Sanae Takaichi.En politique intérieure, la cheffe de gouvernement souhaite durcir la politique migratoire en imposant des conditions plus strictes aux acquéreurs étrangers de biens immobiliers et en plafonnant le nombre de résidents étrangers.Sur le plan international, Sanae Takaichi a provoqué l'irritation de Pékin fin 2025 en laissant entendre que Tokyo pourrait répondre militairement si la Chine attaquait Taïwan. Un ton inhabituel qui a irrité jusque dans son camp.Donald Trump, qui la soutient, s’est déjà rendu au Japon en octobre. Il a déclaré que Sanae Takaichi se rendrait à la Maison-Blanche le 19 mars.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. 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Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 8 février 2026.Avec cette semaine :Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.David Djaïz, entrepreneur et essayiste.Antoine Foucher, président de la société de conseil Quintet, spécialiste des questions sociales.Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 8 février 2026.Avec cette semaine :Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.David Djaïz, entrepreneur et essayiste.Antoine Foucher, président de la société de conseil Quintet, spécialiste des questions sociales.Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.NOTRE DÉPENDANCE VIS-À-VIS DES ÉTATS-UNISLa détérioration des relations transatlantiques souligne les dépendances de l’Europe dans des secteurs stratégiques vis-à-vis des États-Unis. L’énergie provenant de la Russie a été remplacée par des flux américains, et on a du mal à voir comment les remplacer : en 2025, 59 % de nos importations de gaz (GNL) provenait des États-Unis. Dans la Défense, l’Europe est tributaire des États-Unis, qui sont le premier producteur d’armes au monde.  Selon la Commission européenne,  63% des achats d’armement de l’UE proviennent des États-Unis. Quand le Danemark, la Norvège, la Belgique ou l'Allemagne achètent des chasseurs bombardiers américains F-35, ils dépendent de leur fournisseur pour nombre d’aspects de leur utilisation. Dans le domaine spatial, alors que Soyouz est banni depuis le début de la guerre en Ukraine, les Européens, pour mettre en orbite leurs satellites, n’ont pas d’autre choix que de passer par SpaceX, la société d’Elon Musk. Pour des services civils, comme les télécommunications, passer par un Américain est acceptable. Mais c’est impensable pour les communications militaires. Alors que la guerre sévissait en Ukraine, le ministère français des armées a dû attendre que la nouvelle fusée soit disponible, début 2025, pour lancer son satellite CSO-3 et compléter, enfin, sa constellation militaire d’observation depuis l’espace.Dans les services, numériques et technologiques, au-delà des applications comme WhatsApp ou Facebook, propriétés du géant Meta, de l’IA  ChatGPT, ou du moteur de recherche Google, l’enjeu central se situe dans le cloud. Le stockage et le traitement de nombreuses données européennes reposent sur des géants comme Amazon Web Services, Microsoft et Google. 70% du cloud utilisé en Europe vient des entreprises américaines. Ces infrastructures sont largement utilisées dans les administrations, les hôpitaux, et dans de nombreuses entreprises privées. Quant aux data centers, selon  une étude du cabinet McKinsey, les États-Unis détiennent environ 40% des parts du marché mondial.En rétorsion à l’émission d’un mandat d’arrêt international contre le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, l’accès aux services numériques de neuf magistrats de la Cour pénale internationale a été coupé. Dans le secteur financier, Visa et MasterCard, tous deux américains, assurent aujourd’hui selon la BCE 61 % des paiements par carte effectués dans la zone euro. Le dollar demeure incontournable dans les transactions et dans les bilans des banques européennes - ce qui rend l'Europe dépendante à la Réserve fédérale américaine. Certes, l'UE détient une part significative de la dette américaine : environ 40 % des bons du Trésor détenus à l'étranger. Toutefois, si une vente massive de bons du Trésor par des détenteurs étrangers pourrait exercer une pression haussière sur les taux américains, elle entraînerait également une baisse de leur valeur, donc des pertes pour les détenteurs européens.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne conversation entre Calixte de Nigremont et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 19 décembre 2025.2 : Après 27 ans de cérémonies, est-ce qu'elles ne se ressemblent pas un peu toutes ? Pour Calixte de Nigremont, pas du tout : il nous raconte celles qui l'ont le plus marqué, notamment le Festival mondial du cirque de demain, qu'il présente tous les ans. Quand Philippe Meyer lui demande son avis sur la situation contemporaine des cérémonies, il nous explique qu'elles ont beaucoup changé, notamment sous l'influence du stand-up. Lui n'y voit pas quelque chose de mauvais : les formations changent, le rapport à la scène évolue, et il revient sur le cas du cirque, où les animaux voient leur place se transformer considérablement les dernières décennies. L'importance de savoir rire ensemble, elle, demeure.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne conversation entre Michel Winock et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 8 janvier 2026.Philippe Meyer :Michel Winock, vous avez signé de très nombreux livres, et vous en publiez un nouveau dans la collection Les Journées qui ont fait la France, chez Gallimard, consacré à la Commune, paru à la fin de ce mois de janvier. Mais cet été, en rangeant ma bibliothèque, je suis retombé sur un livre que vous aviez publié en 1995, à la fois très professionnel et assez personnel, intitulé Parlez-moi de la France, paru chez Plon. En le relisant trente ans plus tard, j’ai trouvé qu’il donnait de nombreuses raisons de vous inviter à revenir à ce micro, où nous avons déjà eu le plaisir de vous recevoir. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne conversation entre Calixte de Nigremont et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 19 décembre 2025.1 : Maître de cérémonies, c'est une bonne situation ça ? C'est ce que défend Calixte de Nigremont dans cette conversation avec Philippe Meyer, puisqu'il revendique pour cette activité le statut de métier. Commençant par son parcours à la radio, où il a appris l'art de parler sans ne rien dire, ce fier angevin décrit pour nous les cérémonies d'aujourd'hui, qui vont du cirque aux remises de prix, en passant par les compétitions de discussions. Il nous explique également comment accueillir et faire patienter, notamment par le costume, qui chez lui est exubérant et la marque du second degré de tous ses propos. Jamais candidat à un événement, il est toujours heureux d'accepter de nouvelles propositions, de découvrir de nouveaux lieux et de nouvelles personnes, de rire et faire rire.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 janvier 2026.Avec cette semaine :Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.À QUI PROFITE LE RETOUR DU 49.3 ?Sous la pression du chef de l'État Emmanuel Macron, des partis et de l'opinion, Sébastien Lecornu s'est résigné, lundi, à annoncer le recours à l'article 49 alinéa 3 de la Constitution pour faire adopter le projet de loi de finances pour 2026. Sans majorité, le locataire de Matignon a engagé la responsabilité de son gouvernement devant l'Assemblée nationale dès mardi. Pour la quatrième année de suite, le Parlement ne votera pas le budget de l'État, malgré 350 heures de débat sur trois mois. Trois recours au 49.3  seront, au minimum, nécessaires : un premier sur la partie recettes du texte, un autre sur la partie dépenses et un dernier, en lecture définitive, sur l'ensemble du projet de loi de finances, après un passage au Sénat. Le chef du gouvernement espère clore la séquence budgétaire au cours de la première semaine de février.Partant du principe qu’ils ne seraient jamais d’accord avec le centre et la droite sur la partie recettes du budget, le PS a concentré, avec succès, ses revendications sur la partie dépenses. Sébastien Lecornu a coché quasiment toutes les cases des demandes formulées par les socialistes : création de 2 000 postes supplémentaires dans l'Éducation nationale, maintien de l’aide personnalisée au logement et des bourses étudiantes, généralisation du repas au Crous à 1 € pour tous les étudiants, maintien du dispositif MaPrimeRénov’, augmentation de la prime d’activité, des moyens des bailleurs sociaux et du nombre d’accompagnants d’élèves en situation de handicap …Dans le bloc central et à droite, de nombreux députés ont marqué leur insatisfaction. Si personne ne s’attendait à une copie budgétaire conforme à ses attentes, certains points sont difficiles à avaler pour les députés du socle commun. En particulier chez Les Républicains où le maintien de la surtaxe de l’impôt sur les sociétés à hauteur de 8 milliards d’euros ainsi que l’abandon de la fin de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises sont perçus comme une hérésie fiscale.  Toutefois, le MoDem a obtenu le maintien des bourses étudiantes, la droite sénatoriale la préservation d’une partie des dotations aux collectivités locales, Renaissance le non-rabot des allégements de charges, Laurent Wauquiez l’indexation complète du barème de l’impôt sur le revenu et la préservation du pouvoir d’achat des retraités. Dès l’annonce du compromis noué par Sébastien Lecornu avec le PS, les deux têtes du parti, Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez, n’ont d’ailleurs pas hésité à qualifier ce budget de « socialiste » et « imparfait », sans toutefois brandir la menace d’une éventuelle censure.Pour sa part, le président de la République a salué un budget qui permet « au pays d'avancer » et « de garantir une stabilité ».DE QUOI LE GROENLAND EST-IL L’ENJEU ?Plus grande île du monde (près de quatre fois la France métropolitaine),situé entre l'océan Atlantique Nord et l'océan Arctique, le Groenland, territoire danois autonome, est recouvert à 80 % par une calotte glaciaire. Il est peuplé d’environ 56.000 habitants, majoritairement Inuits, dont un tiers vit à Nuuk, la capitale. Depuis un an, la Maison-Blanche affirme que les États-Unis auraient « besoin » de s’étendre et que prendre le Groenland est, pour les Etats-Unis, une nécessité « vitale », une question de « sécurité nationale ». Or, le Groenland est déjà le pré carré des Américains dans l’Arctique. Ils y ont établi la base la plus septentrionale de leur arsenal, à 1500 km de Nuuk et 1200 km du cercle polaire arctique. Plus d’une centaine de soldats y sont déployés en permanence. Pour justifier ce besoin pressant de s’approprier un territoire de l’Otan, Donald Trumpa a déclaré : « Le Groenland est rempli de navires chinois et russes, partout. » Le président américain semble confondre le Groenland et l’océan Arctique ainsi que sa banquise. Car il n’y a pas l’ombre d’un Russe ou d’un Chinois au Groenland.Autre raison de l’intérêt suscité par le territoire autonome : les ressources naturelles, et notamment les terres rares, dont le sous-sol groenlandais regorge : cobalt, graphite, lithium, nickel, zinc, etc. Ces métaux entrent dans la fabrication des batteries, des éoliennes et de nombreux équipements électroniques. L'uranium constitue un autre point sensible. Pourtant, jusqu’à présent, très peu de projets d’extraction ont vu le jour. La mine est une activité surtout nécessitant des routes d'accès, des voies ferrées pour évacuer les métaux, des ports pour exporter le minerai, ainsi que des installations de première transformation. Or les infrastructures de ce type sont très limitées au Groenland qui a tenté pendant plus de cinquante ans d'exploiter du pétrole, avant de renoncer au début des années 2020.Comme dans le cas du Venezuela, l’énergie n’est pas l’unique prétexte d’agir pour Donald Trump qui veut pouvoir mettre à son crédit politique l’augmentation artificielle de la grandeur d’un pays, déjà plus grand que les autres. Le réel enjeu économique semble être celui des voies de navigation – qui se double d’un enjeu sécuritaire. Le Groenland se situe à proximité d’anciennes routes maritimes arctiques qui promettent de devenir de plus en plus facilement praticables en raison de l’accélération du  réchauffement climatique  – avec un impact plus immédiat sur la logistique militaire que sur l’économie mondiale.À Davos, mercredi, le président américain a déclaré qu’il n’utiliserait finalement pas la force pour conquérir le Groenland. Puis le Secrétaire général de l’Otan a proposé à Donald Trump un transfert de souveraineté de la base militaire de Pituffik. Reste à faire approuver ces concessions aux Danois et aux Groenlandais. Ces derniers se sont déjà insurgés contre cette proposition.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à Sciences Po Paris le 16 janvier 2026.Avec cette semaine :Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à Sciences Po Paris le 16 janvier 2026.Avec cette semaine :Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.DE QUOI LE MERCOSUR EST-IL DEVENU LE SYMBOLE ?Après plus de vingt-six ans de négociations, l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et quatre pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay) a été approuvé à Bruxelles par les États membres de l’UE à la majorité qualifiée, le 9 janvier. La France s'y est opposée, avec la Pologne, la Hongrie, l'Autriche et l'Irlande. La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a paraphé samedi le traité au Paraguay. L’accord Mercosur, n’est pas un accord agricole mais un accord global où l’UE a beaucoup à gagner dans le secteur des biens industriels et des services actuellement très protégé, tandis que certains pays craignent la concurrence dans les domaines agricoles les plus sensibles de l’UE : le bœuf, la volaille et le sucre.Le débat franco-français sur le Mercosur reflète des intérêts divergents et s’inscrit dans une crise plus large de l’agriculture française. Parmi les pro-Mercosur la filière des vins et des spiritueux, l'un des piliers de la puissance française agricole à l'export avec 15,6 milliards d'euros expédiés en 2024. Avec eux, les producteurs et industriels du lait, qui trouvent des avantages à l'accord. En tête des adversaires, les éleveurs de bovins, de volaille et les betteraviers. Première puissance agricole de l'UE, la France est enlisée dans une « colère des agriculteurs » qui revient par vagues incessantes. Pourtant, l'International Trade Center indique qu’« en 2024, la France a exporté 7 milliards d'euros de marchandises vers les pays du Mercosur, soit environ 1,2% des exportations totales, et a importé un peu plus de 3 milliards d'euros de marchandises, soit environ 0,5% des importations totales. » Toutefois, si l'impact macroéconomique de ce traité avec le Mercosur ne devrait pas peser très fort, il est éminemment symbolique.Pour Jean-Luc Demarty, ancien Directeur général du Commerce extérieur de la Commission européenne, « en réalité le Mercosur est devenu le bouc émissaire des problèmes de compétitivité de l’agriculture française, qui se jouent essentiellement à l’intérieur de l’UE. Entre 2010 et 2024 », constate-t-il, « le revenu agricole ne progresse que de 15% en France contre 77% en moyenne européenne, 170% en Italie, 86% en Pologne et 79% en Espagne. » Selon lui, les chiffres montrent sans ambigüité que « cette situation est imputable à la politique agricole et économique nationale, du Grenelle de l’environnement de Nicolas Sarkozy à l’agroécologie de François Hollande poursuivie souvent en pire par Emmanuel Macron ». Excès de normes, surtransposition de normes européennes souvent déjà excessives, bureaucratie, impossibilité de construire ou d’agrandir des bâtiments d’élevage, fiscalité plus élevée, priorité aux exploitations trop petites et limitation de leur taille, coût du travail en particulier pour les fruits et l’abattage, sont en cause.Dans un monde où Donald Trump se retire de 66 organisations internationales et déclenche une guerre commerciale avec le reste du globe, l'alliance euro-sud-américaine prend une importance géopolitique cruciale.QUI AUX CÔTÉS DE L’IRAN ? La contestation, déclenchée le 28 décembre par les commerçants du grand bazar de Téhéran en raison de la chute vertigineuse du rial, qui a perdu en un an plus de la moitié de sa valeur face au dollar, s’est rapidement étendue à tout le pays et a pris une tournure politique, avec des appels à la chute de la République islamique. L’économie iranienne est minée par les sanctions internationales, ainsi que par des années de mauvaise gouvernance et de corruption endémique. Le dossier nucléaire est dans l’impasse : les négociations sont à l’arrêt depuis plusieurs mois, privant Téhéran de toute perspective de levée des sanctions. Après des menaces répétées de Donald Trump d'intervenir militairement si la répression du mouvement de contestation en Iran se poursuivait – une répression qui aurait fait des centaines voire des milliers de morts selon les ONG -, le régime iranien a riposté lundi en faisant descendre dans les rues des milliers de ses partisans dans la capitale. Selon l’analyste iranien Hamzeh Safavi, une partie des élites du pays réfléchit aux moyens de réorienter le pouvoir vers une ligne plus modérée.Le président américain a promis son aide aux manifestants, mais Washington hésite sur les moyens et l’objectif même d’une intervention. Lundi, la Maison Blanche avait affirmé que la possibilité de frappes aériennes pour mettre fin à la répression était toujours sur la table, mais que la diplomatie demeurait « la première option ». Mardi, le président américain a annoncé le gel de tout contact bilatéral et décrété la mise en place de taxes douanières punitives de 25% contre tout pays commerçant avec l’Iran. Une mesure susceptible de frapper notamment la Chine, principal partenaire commercial de Téhéran. La Chine défendra « résolument » ses intérêts, a répondu Pékin.En Israël, le 5 janvier, la presse a annoncé la validation, par le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, et son cabinet de sécurité, d’une opération contre l’Iran baptisée « Iron Strike ». Toutefois, l'État hébreu cherche à éviter toute déclaration qui pourrait offrir au régime des mollahs l'ennemi extérieur dont il a besoin pour se ressouder.L’Union européenne est pour l’instant restée dans le registre de la condamnation évoquant cependant de possibles « nouvelles sanctions » contre Téhéran. Emmanuel Macron, l'Allemand Friedrich Merz et le Britannique Keir Starmer ont appelé les dirigeants iraniens à la « retenue ». Le chancelier est allé un peu plus loin lundi en « condamnant fermement la violence » du régime.Allié de Téhéran, Moscou poursuit sa coopération, notamment militaire, avec Téhéran, mais veille à ne pas sacrifier son rapprochement avec l’Amérique de Donald Trump sur l’autel d’un soutien plus poussé à la République islamique aux abois. En juin dernier déjà, pendant la « guerre des Douze-Jours » entre Israël et l’Iran, Téhéran avait appelé à la rescousse Moscou, qui s’était contenté de bonnes paroles. Cette retenue semble toujours à l’œuvre, côté russe.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 11 janvier 2026.Avec cette semaine :Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.David Djaïz, entrepreneur et essayiste.Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 11 janvier 2026.Avec cette semaine :Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.David Djaïz, entrepreneur et essayiste.Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.LE GRAND VIDE DES PARTIS POLITIQUESLe système institutionnel français, organisé pour structurer une alternance entre deux blocs, fonctionne désormais avec trois forces irréconciliables. Résultat : aucune majorité stable, aucun mandat clair et la porte ouverte à la démagogie puisque personne n'est responsable. Tandis que le Parlement s'enlise, l'exécutif temporise, l'opinion se lasse. Cette résignation est liée à une fatigue démocratique, sur fond de décomposition politique, dont l’Assemblée nationale fragmentée est le reflet. Fin décembre, le Cevipof et l’Obsoco (Observatoire société et consommation) ont publié les résultats d’une enquête réalisée par l’Ifop : « Priorités françaises ». Les Français ne placent plus en tête de leurs priorités le pouvoir d’achat ou l’inflation mais le fonctionnement du système politique. L’enquête montre une délégitimation personnelle du chef de l’État, une remise en cause institutionnelle et un rejet de la classe politique. Les Français ont des mots très durs et parlent des responsables politiques comme d’une « caste » dénoncée notamment pour sa « surdité ». La mobilisation agricole fait écho à ce désarroi de l’opinion face à un pouvoir qu’il juge « autoritaire ». Selon un sondage Ipsos/Cevipof, 34% des Français pensent que « d'autres systèmes politiques peuvent être aussi bons que la démocratie ».Au très fort degré de défiance dont souffrent aujourd’hui l’exécutif et le Parlement s’ajoute la difficulté qu’éprouvent les partis de gouvernement à apporter une réponse crédible aux bouleversements en cours : déclin démographique, réchauffement climatique, extrême vulnérabilité du continent européen face au retour des tensions militaires et commerciales, révolution de l’intelligence artificielle.  La politique se limite de plus en plus à la gestion, la France paraît privée de récits fédérateurs, observe le politologue Brice Soccol qui rappelle que pendant des décennies, la vie politique française s’est structurée autour de visions du monde fortes : le progrès, la révolution, la nation, l’État-providence, la lutte des classes, la justice sociale … Aujourd’hui, ni la gauche de gouvernement ni la droite classique ne racontent plus d’histoire. Elles administrent, ajustent, corrigent. Leur horizon s’est rétréci au calendrier budgétaire et parlementaire amplifié par la dissolution ratée de 2024. Engluées dans leurs divisions internes et leurs obsessions du casting présidentiel, les forces politiques ne parviennent pas à structurer le débat public avec de nouvelles idées, à dessiner des raisons d’espérer. Si mercredi, le président des Républicains, Bruno Retailleau a présenté des mesures économiques pour encourager le travail, elles ont un air de déjà-vu. Dans la perspective desPrésidentielles de 2027, alors que les partis protestataires – le Rassemblement national et La France Insoumise sont quasiment en ordre de marche, le grand flou règne du côté des partis de gouvernement, tant sur le candidat, les programmes que sur le mode de désignation. Un grand flou sur un grand vide.OÙ VA LA « DOCTRINE DONROE » ?Avec l'enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro, à l’aube du 3 janvier, Donald Trump entend désormais régir l'ensemble du continent américain et avoir la main sur l'« hémisphère occidental », mis au service de la prospérité et la sécurité des États-Unis. Des élections au Vénézuéla ne semblent à ce stade pas à l'ordre du jour : « nous attachons de l'importance à la démocratie. Mais ce qui nous importe avant tout, c'est la sécurité, le bien-être et la prospérité des États-Unis », a précisé le secrétaire d'État américain Marco Rubio. Les États-Unis réactivent ainsi la doctrine Monroe de 1823 selon laquelle l'hémisphère occidental devait être la chasse gardée exclusive de Washington.La Stratégie nationale de sécurité des États-Unis publiée en novembre dernier se réfère explicitement à ce précédent, tandis que la presse américaine l'a déjà baptisée « doctrine Donroe », condensé de Donald et Monroe. Les autres pays de la région, qu’ils soient amis comme le Mexique ou ennemis comme Cuba, ont été mis en garde : ils devront coopérer avec les Etats-Unis ou en subir les conséquences. Les gouvernements latino-américains de gauche, comme celui du Brésil, se sont déclarés particulièrement alarmés par la violation de la Charte des Nations unies. Ceux de droite, comme celui d’Argentine se sont montrés plus favorables. Ceux d’autres régions du monde, notamment en Europe, ont plaidé en faveur de la stabilité.Sur la « liste des envies » de Trump figurent également le Canada, le canal de Panama, et le Groenland. Dès le lendemain de l’enlèvement du président vénézuélien, Donald Trump est revenu sur l'idée d'annexer le Groenland, jugeant qu'il « nous le faut absolument, pour des raisons de sécurité nationale ». Cette sortie a déclenché de nombreuses protestations des Européens. La Première ministre danoise en a été réduite à invoquer l'article 5 de l'Otan pour protéger le royaume contre … le leader de l'Otan. Les Européens semblent pris au dépourvu par l'accélération des événements. La doctrine Donroe marque le retour explicite d’un monde où l’appartenance à une sphère d’influence l’emporte sur la souveraineté. Une sphère d’influence américaine extensible bien au-delà du continent américain : en mars 2025 Donald Trump avait ordonné une campagne de frappes contre les rebelles Houthi au Yémen, en juin contre les installations nucléaires iraniennes et en décembre au Nigéria contre des militants du groupe Etat islamique. Le président américain menace de nouveau d'intervenir en Iran si la répression des manifestations se poursuit. Il confiait vendredi au New York Times, « je n’ai pas besoin du droit international » assurant que sa « moralité » est son unique limite pour agir dans le monde.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne conversation entre Jean-Philippe Lafont et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 février 2024.Pour ce nouveau Bada, Philippe Meyer reçoit le baryton-basse Jean-Philippe Lafont. Dans ce premier épisode, ils évoquent les débuts du chanteur : celui-ci évoque son enfance sans avoir de parents particulièrement enclins à la chanson : ainsi Lafont a du se tracer un itinéraire singulier. Chanteur lyrique mais pas que : celui que l’on connaît grâce à ses nombreux rôles salués par la critique et son accent toulousain est féru de sport, particulièrement de gymnastique, premier sport qu’il a pratiqué.L’invité de Philippe Meyer aborde aussi ceux qui ont constitué pour lui un exemple, la Callas par exemple. Enfin, Lafont évoque les œuvres qui le touchent le plus comme Pelléas et Mélisande de Debussy, ses chefs d’orchestre de prédilection …Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne conversation entre Nicolas Vérot et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 3 février 2025.Dans ce premier épisode, Nicolas Verot, quatrième génération de charcutier dans sa famille, nous parle de l’histoire de ce métier et de sa formation. Il évoque les difficultés rencontrées par la charcuterie face aux groupes industriels et souligne l’importance d’une formation d’excellence pour conserver sa qualité traditionnelle. Il revient sur l’histoire de sa famille, de son grand-père meilleur ouvrier de France et de la maison Verot à Saint-Etienne puis à Paris.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne conversation entre Georges Forestier et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 1er avril 2022.Agrégé de lettres classiques et professeur émérite de littérature française à la Faculté des lettres de Sorbonne Université, Georges Forestier a publié en 2019 une biographie de Molière chez Gallimard. Avant la mise en ligne de l’émission thématique enregistrée avec lui, ce supplément est l’occasion d’évoquer la famille de Molière, les légendes qui ont entouré celle-ci, ainsi que le rôle de Molière en tant que chef de troupe.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementÉmission originellement diffusée le 20 avril 2025Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 7 février 2025.Avec cette semaine :Thorniké Gordadzé, chercheur, universitaire, spécialiste du Caucase.Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.THÉMATIQUE : LE CAUCASE, AVEC THORNIKÉ GORDADZÉThorniké Gordadzé est chercheur et universitaire. Franco-géorgien, il a dirigé le centre de recherche et d’études de l’Institut des hautes études de défense nationale ; il a également joué un rôle politique, comme ministre d’État pour l’intégration européenne et euro-atlantique de la République de Géorgie. Il enseigne actuellement à l’Institut d’études politiques de Paris et est chargé de programme pour le voisinage oriental et la mer Noire à l’Institut Jacques Delors.Le Caucase a toujours fait partie des zones d’influence russes puis soviétiques. L’intégration dans l’URSS des Républiques soviétiques de Géorgie, d’Arménie et d’Azerbaïdjan a ensuite permis à la Russie de contrôler entièrement cette région, gagnant ainsi un précieux accès à la mer Noire. Depuis la chute de l’Union soviétique, l’influence russe est partout remise en cause, en particulier sous la pression de révolutions populaires : révolution des roses en Géorgie, révolution orange puis de Maïdan en Ukraine. Le pays maintient néanmoins des liens forts avec ses anciens protecteurs, notamment par le biais de l’Organisation du traité de sécurité collective.Face à une population supportant de plus en plus mal le joug de Moscou, de nombreux pays ont fait le choix d’un tournant autoritaire pro-russe. Dans un entretien accordé en octobre 2024 au journal Libération, l’ex-présidente de la Géorgie, Salomé Zourabichvili, déclarait que le pays « [faisait] face au vol manifeste des élections », après la victoire contestée du parti pro-russe au pouvoir Rêve géorgien lors des élections législatives d’octobre 2024. Depuis, Mme Zourabichvili mène la contestation face au pouvoir en place. Depuis près de deux mois, de nombreux Géorgiens manifestent tous les soirs à Tbilissi, la capitale, pour protester contre un scrutin entaché d’irrégularités. Alors que la Russie occupe toujours militairement environ 20% de l’ancienne République soviétique, le Rêve géorgien, dirigé par le milliardaire Bidzina Ivanichvili, continue de promulguer des lois de plus en plus restrictives, éloignant un peu plus la perspective d’une adhésion à l’Union européenne.La Géorgie n’est pas le seul pays caucasien où l’influence de la Russie décline. La conquête du plateau du Haut-Karabakh par l’Azerbaïdjan en 2020, au cours d’une guerre brève mais sanglante, a révélé la faiblesse de Moscou qui n’a pas su protéger son traditionnel allié arménien. Le grand vainqueur de cette guerre a été l’Azerbaïdjan, qui a profité de son partenariat avec la Turquie pour prendre le dessus sur son voisin. Les relations entre Moscou et Bakou se sont encore dégradées avec la destruction en vol, par un tir russe, d’un avion de la compagnie Azerbaijan Airlines. Cet incident a été l’occasion pour Bakou de réaffirmer son rôle de puissance régionale, le pays étant riche de ses ressources pétrolières et gazières qu’elle exporte notamment vers l’Union européenne.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne conversation entre Charlotte Hellman-Cachin et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 21 mars 2025.Dans ce premier épisode, Charlotte Cachin raconte la jeunesse de son arrière-grand-père, Paul Signac, le célèbre peintre néo-impressionniste. Elle explore son parcours artistique, marqué par son intérêt pour les jeunes peintres et sa curiosité pour de nouvelles techniques. Elle met en avant un homme heureux et un anarchiste pacifiste, qui partage sa vie entre Paris et Saint-Tropez. Enfin, elle évoque sa vie privée, notamment sa relation avec Jeanne Selmersheim-Desgrange et son épouse Berthe Roblès, ainsi que la naissance de sa fille avec Jeanne.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Comments (7)

Jean-Vital Petit - Belondrade

french bashing et idolâtrie de l'Allemagne ! Heureusement qu'on est plus en 1940 ... Philippe Meyer aurait il enregistré son émission rue Lauriston ?

Jan 23rd
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Julien Kolovratek

Émission absolument scandaleuse en total décalage avec la qualité du contenu habituelle. La folie politique vous a pris, vous avez été totalement incapable d'être objectif sur l'alliance de la gauche. L'alliance a un but essentiel, éviter une assemblée nationale a 400 députés LREM. Vous n'en avez absolument pas parlé, du danger de l'absence de démocratie total qu'elle peut s'assurer. Surtout quand on voit la qualité du management des députés LREM, les soumis ce sont eux pas les députés insoumis Bref honteux, ça n'impactera pas la qualité générale de vos émissions, mais très attristé ce que j'ai entendu

May 10th
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Jagdish Mitha

emission excellente le son de cet épisode laisse à desirer

Oct 13th
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Leïla

Merci pour cet épisode d'une très grande qualité

Apr 25th
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Marguerite Poulain

Pas Béatrice Giblin 😭😰😭

Feb 5th
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Antoine

Entre soi

Jan 14th
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EcoloGeek 🇪🇺 #pasdevagues

Comment peut ton aussi mal sonoriser une émission ??

Jul 4th
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