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Voyage en absurdie
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Voyage en absurdie

Author: Europe 1

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A 8h34 dans la matinale de Dimitri Pavlenko, Emmanuelle Ducros propose son Voyage en absurdie du lundi au jeudi.

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Où sont les œufs ?

Où sont les œufs ?

2026-01-1304:23

Une pénurie d’œufs ? C’est ce qu’ont constaté des consommateurs dans plusieurs supermarchés de France cette semaine, comme le rapporte le Parisien. Manque-t-on vraiment d’œufs ?  Pas réellement. Pour les rayons vides de ces derniers jours, les professionnels penchent plus pour des problèmes de livraison car la neige qui a bloqué des camions en Bretagne. Et il y a un petit effet galette des rois. Reste qu’on doit se préoccuper d’urgence de la filière des œufs français, avant qu’elle subisse le même sort que la filière volaille de chair, dépassée par l’augmentation de la demande. On importe la moitié du poulet consommé en France, parce qu’on n’a pas accepté de produire plus. Pour les œufs, on est encore autosuffisants ?  C’était encore le cas – ou presque, en 2024 : à 99.5%. En 2025, le taux d’auto-approvisionnement de notre pays est passé à 95.5%. Reagir  On est en train d’être dépassés.  La France consomme15.4 milliards d’œufs par an. C’est une protéine pas chère, d’excellente qualité nutritionnelle, donc la consommation augmente très vite : 4% de plus en 2023, presque 5% en 2024. Et dans le même temps, avec l’arrêt des œufs produits en cage en grande distribution, on perd sur un élevage 20% de production. On n’a pas le choix : il faut construire des poulaillers pour suivre la demande, sans importer. Beaucoup de poulaillers ! Il faut un million de poules pondeuses supplémentaires par an pour tenir le rythme. Un nouveau poulailler par semaine. Et pas des poulaillers domestiques au fond du jardin. C’est possible ?  Ca ne dépend pas des éleveurs. Ca dépend des Français et de leur capacité à se remettre les idées en place sur la production agricole. Vite. Notre pays démontre avec son opposition au Mercosur qu’il ne veut pas d’importations alimentaires aux standards inférieurs aux nôtres, mais mène des guérillas juridiques contre les nouveaux élevages. A tel point que ceux qui portent les projets de poulaillers le font en secret le plus longtemps possible. Pas plus tard que la semaine passée, la justice administrative a annulé l’autorisation de quatre poulaillers d’Ille-et-Vilaine déjà construits, parce qu’une riveraine n’en veut pas. Des poulaillers de volaille de chair, mais le débat est le même que pour les œufs. C’est incohérent. La loi Duplomb devait faciliter les choses Oui : elle devait remettre les formalités françaises, les dossiers environnementaux au même niveau que ceux de nos voisins, parce que la France une fois de plus surinterprète la norme européenne et la rend plus contraignante, ce qui rend quasiment impossible de construire un poulailler. La chronique des batailles judiciaires dans la presse quotidienne régionale est interminable. Pour l’instant, les décrets d’application de la loi n’ont pas été publiés au Journal officiel, parce que le ministère de l’écologie traîne des pieds. Six mois que les producteurs les attendent.  Si tous les députés qui prétendaient la semaine passée soutenir les agriculteurs contre le Mercosur et les concurrences déloyales veulent vraiment les soutenir, c’est dans les fermes qui ne parviennent pas à monter des poulaillers qu’ils doivent aller, pour pousser les projets.  Pas devant l’assemblée ou, par ailleurs, lorsqu’ils sont en séance, ils votent souvent contre la facilitation de la production agricole. En France, on manque peut-être d’œufs, mais de personnel politique hypocrite, ou incapable de cohérence, on n’en manque pas.   CHAPITRES : Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Chaque lundi dans la matinale de Dimitri Pavlenko, Philippe Val livre son regard sur l'actualité. CHAPITRES : Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Des manifestations agricoles sont prévues dans toute la France, et sans doute y en aura-t-il de nouveau à Paris en fin de semaine. Comme il y a deux ans. Ca a un air de déjà vu ! Ca a commencé de la même façon en décembre 2025 qu’en décembre 2023. Des blocages dans le sud ouest sur fond de mal être et de maladie bovine. Ca se poursuit en ce début d’année avec les mêmes motifs qu’en 2024 : hostilité au Mercosur, contraintes, perte des moyens de production, insuffisance des revenus. Même timing, mêmes sujets, mêmes acteurs. Ca avait donné des manifs monstres il y a deux ans, la colère est toujours là, intacte. Que s’est-il passé en deux ans, pour que les agriculteurs se retrouvent au même point ?  Pas totalement rien... Mais finalement peu. Il y a deux ans, le premier ministre Gabriel Attal avait fait beaucoup de promesses. Il avait compris le ras le bol des agriculteurs, tout allait changer, on allait voir ce qu’on allait voir. Trois premiers ministres plus tard, le bilan est faible. Deux lois agricoles, une loi d’orientation et la loi Duplomb, datant respectivement de février et juillet 2025. Même pas appliquées en totalité, alors qu’elles n’ont rien de révolutionnaire et ne font que corriger des aberrations. On bricole, on pinaille alors que les agriculteurs n’ont plus le temps d’attendre. Economiquement, la situation se dégrade.  Oui : si on compare à 2024, on est encore un cran en dessous dans la dégringolade agricole. Vigne, volaille, céréales, fruits et légumes, lait : tous ces secteurs vont plus mal qu’il y a deux ans. On perd du terrain dans chacun d’entre eux. Résultat : notre balance commerciale sera dans le rouge pour la première fois depuis 50 ans en 2025. La France ne se nourrit plus elle même.  La France voit ses productions dégringoler... Et elle ne réagit pas. L’agriculture n’est pas considérée en France comme un secteur économique normal, crucial. Elle a le statut à part de hobby destiné à entretenir les haies. Nous avons sacrifié l’industrie, parce que c’est moche et que ça pollue, plutôt que de la moderniser. Pareil avec l’agriculture. On l’a ligaturée façon bonzaï pour qu’elle reste petite et mignonne. On l’a surtout rabougrie au point de la tuer. Nous sommes à contresens de l’histoire.  A contresens ? Dans un monde ou les couteaux s’aiguisent, l’alimentation va devenir la mère des batailles, avec la démographie mondiale et le bouleversement climatique. Il nous faut réarmer notre agriculture comme un outil de défense nationale. On devrait tous, collectivement, avoir compris qu’il faut changer de philosophie sur le stockage de l’eau, les usages de phytosanitaires, l’innovation, la robotisation. En France, ce sont des épouvantails. Il faut bâtir une vision stratégique globale, assortie d’une pédagogie vigoureuse. Faire comprendre aux Français qu’on peut faire ça sans bousiller l’environnement, à condition qu’ils ne rejettent pas toute innovation par réflexe et qu’ils comprennent que les solutions parfaites n’existent pas.  C’est ça que les agriculteurs demandent : un grand changement de logiciel, ambitieux. Pour l’instant, on essaie de réparer les bugs de l’agriculture à la petite semaine, avec une clé USB.   CHAPITRES : Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Tous les mardis, Emmanuelle Ducros dévoile aux auditeurs son "Voyage en absurdie". CHAPITRES : Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tous les mardis, Emmanuelle Ducros dévoile aux auditeurs son "Voyage en absurdie" CHAPITRES : Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Les vétérinaires en ont plein les bottes. Ils tiennent aujourd’hui une conférence de presse, organisée par leur ordre. Au menu : explications détaillées sur la Dermatose nodulaire contagieuse et aussi alerte : ils ont été durement malmenés depuis le début de l’épizootie des bovidés. Voici ce que m’a dit un vétérinaire à qui je demandais comment ça allait parmi ses confrères : “Je parlerai d’une certaine angoisse. Angoisse d’être confronté à un foyer au sein de notre clientèle. Mais aussi une angoisse de se retrouver pris à partie, insulté, menacé par des messages haineux notamment sur les réseaux sociaux.” Dans l’épouvantable épizootie de DNC, des vétérinaires ont été physiquement menacés, agressés. On l’a vu en Savoie, dans le Sud Ouest. On le voit sur les plateaux de télé ces derniers jours Les vétérinaires sont les victimes inattendues d’une défiance vis à vis de l’autorité, révélée une nouvelle fois par cette crise De toute forme d’autorité. L’Europe, l’Etat, le gouvernement, la gendarmerie, la science, tout est remis en cause en bloc dans cet épisode. Les vétérinaires sont emportés dans ce rejet de toutes les structures. Ils voient leur expertise, leur connaissances niées Et c’est un contre-sens majeur Personne de sensé ne peut croire que les vétérinaires euthanasieraient des animaux s’ils n’étaient pas sûrs que c’est une nécessité. C’est une tâche difficile, douloureuse, mais pour laquelle ils pèsent le bénéfice et le risque. Pour sauver la France de l’élevage, il ne faut pas laisser la maladie s’installer. Ils savent ce qu’elle fait aux troupeaux à long terme. Des animaux qui meurent, qui ne se remettent jamais vraiment, qui ne produisent plus de lait, qui ne se reproduisent plus Les Humains ignorent ce qu’ils doivent aux vétérinaires pour leur propre santé.  Les interactions entre les humains et le monde animal produisent le meilleur – le compagnonnage, l’élevage – et le pire : les maladies qui se transmettent ou affectent les filières économiques. Les vétérinaires sont aux premières loges pour observer la grippe aviaire des oiseaux migrateurs, la peste porcine chez les sangliers, la tuberculose des cerfs, ou détecter des maladies émergentes. Rouages essentiels de ce qu’on appelle” la santé globale” : celle des humains, des animaux, des plantes, de l’environnement. Tout est lié.  On a assez de vétérinaires ? Ils sont un peu plus de 22 000. La France a été très en retard sur leur formation. Elle rattrape lentement. Mais on a quand même un problème. Les trois quarts des vétérinaires sont spécialisés dans les chiens et chats. 15% seulement sont des vétérinaires ruraux. Ils sont trop peu nombreux, et quand il faut vacciner massivement, comme maintenant, ça pose problème. S’ils devaient être malmenés encore dans cette épizootie, moins bien traités que des chiens, on ira vers un découragement général. Il nuira aux agriculteurs, aux animaux, et à terme, à nous tous.   CHAPITRES : Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Hier à Rungis, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a sonné le Grand réveil alimentaire. Le début de six mois de travaux pour redonner à la France les moyens de sa souveraineté, alors que sa puissance productive agricole et agroalimentaire s’est effondrée. Notre pays s’est endormi…  Constat terrifiant. En 20 ans, la France a perdu du terrain sur tous les grands postes alimentaires, qui faisaient d’elle le grenier de l’Europe depuis les années 1960. Elle importe désormais la moitié des fruits et légumes et des volailles qu’elle consomme, 70% du mouton, 80% des poissons, alors qu’elle a le deuxième domaine maritime mondial. Elle est en difficulté sur les céréales, le boeuf et sa production de lait baisse. Le résultat, c’est aussi la dégringolade de notre balance commerciale agricole et agroalimentaire.  Elle était positive de 8 milliards il y a quatre ans ! Cette année, elle sera dans le rouge, à la fois parce qu’on importe toujours plus et que nos produits ne se vendent plus à l’export. Notre pays est devenu dépendant, là où il était autrefois puissant.  Ca vient d’où ? Je pourrais détailler filière par filière… Mais voici un constat général : la France est un pays d’enfants gâtés de l’alimentation. Des enfants qui ne savent plus ce qu’est produire, puisque les agriculteurs ne sont plus que 450 000 et qu’on les méprise. Des enfants qui n’ont pas conscience de la qualité de ce qui leur est offere par l’agriculture la plus durable au monde, au regard de ce qui se pratique ailleurs. Ils voient de l’agro industrie ultra intensive et destructrice  quand ils ont sous les yeux un modèle de petite taille, familial.  Nous tenons pour acquis d’avoir une assiette pleine, quand c’est une rareté sur la planète et que c’est le fruit de générations d’efforts et de progrès.  Résultat : des politiques publiques délirantes qui n’ont eu de cesse que de pénaliser la production nationale, de promouvoir la décroissance comme une vertu…  Mais comme on ne mange pas moins, ce qu’on ne veut plus cultiver ici ou élever on le remplace par des importations. Par naïveté, par incapacité à sortir la tête de son nombril, et à regarder ce qui se passe ailleurs, la France gâtée a cassé son plus beau jouet. Il est temps de le réparer ? Oui : parce que le climat bouscule nos productions, et qu’il faut les adapter. On n’y arrivera jamais si on ne renouvelle pas les générations agricoles, si on ne libère pas la capacité d’investir, d’entreprendre de produire dans l’agriculture, l’agroalimentaire. Produire, ça n’est pas un gros mot. Oui : parce que la démographie planétaire va obliger le monde à produire le double de nourriture d’ici à 2050. Il va y avoir une compétition pour cette nourriture. Si nous n’avons pas la nôtre, nous, si petits, nous n’aurons rien, ou les miettes, dans un monde où la terre agricole manque et où l’intensification de l’agriculture est une question de survie pour des milliards d’humains. Et puis, la géopolitique aussi nous y oblige.  Partout dans un monde qui s’arme, qui se prépare aux affrontements, on a conscience que l’alimentation est un outil de souveraineté, voire une arme de guerre. Il n’y a pas de puissance sans ventres pleins, pas de liberté dans la dépendance alimentaire. En 10 ans, les budgets consacrés au soutien de l’agriculture ont bondi de 15% en Russie, de 40% aux Etats-Unis et de 86% en Chine. En Europe, dans le même temps, ils ont baissé de 20%. Le continent, et singulièrement la France, sont totalement à contresens des enjeux que la planète entière a compris et intégrés. Il est effectivement grand temps de se réveiller et de cesser de nous comporter comme des cochons d’Inde dans la cage des grands fauves. CHAPITRES : Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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A Turin, en Italie, vendredi, les locaux du quotidien la Stampa, l’un des plus vieux et des plus importants du pays, ont été mis à sac par des activistes pro-palestiniens.  En marge d’une manif, une cinquantaine de militants pro palestiniens cagoulés ont pénétré de force dans la rédaction qu'ils ont saccagée. Les murs ont été tagués de messages  «Free Palestine» ou  «Les journaux complices d’Israël». On a entendu des cris glaçants : “journaliste terroriste, tu es le premier sur la liste”.  L’affaire fait scandale en Italie La classe politique s’indigne unanimement. C’est un «acte très grave qui mérite la plus ferme condamnation», selon Giorgia Meloni. Dans ce concert d’indignation, une voix discordante.   Celle de Francesca Albanese, italienne rapporteur spéciale des Nations Unies sur les territoires palestiniens, qui, depuis le 7 octobre, multiplie les sorties douteuses et les dérapages, expliquant que les pogroms devaient « être replacés dans leur contexte». Après une condamnation de pure forme, elle a expliqué que le saccage devait servir “d’avertissement”  à la presse italienne pour «qu’elle reprenne son travail, qu’elle remette les faits au centre de ses préoccupations et qu’elle fournisse un minimum d’analyse et de contextualisation». Une justification.  Pire : une carte blanche. Pour Francesca Albanese, il est légitime que des nervis fanatisés s’en prennent à journal dont le sérieux est reconnu en Europe. On peut utiliser la menace, les représailles pour imposer aux journalistes une lecture de l’actualité. En parlant d’”avertissement”, elle suggère que la presse est responsable de la violence qui peut la frapper si elle ne plie pas. Dicter l'analyse à coup de nerfs de boeuf et de terreur ça s’appelle le fascisme.  Cette volonté d’imposer à la presse une “ vérité” peut prendre d’autres formes. Oui, plus douces, plus insidieuses, mais qui doivent alerter. Ainsi, Emmanuel Macron veut-il relancer une de ses obsessions : la labellisation des médias pour trier la bonne de la mauvaise information. Mais qui décide de ce qui est une bonne information? Une bonne analyse de faits? Des ONG ? Des organisations professionnelles ? D’autres médias ? Et qui décidera que les juges de l’info correcte sont eux mêmes impartiaux ? Le pouvoir en place qui n’aurait évidemment aucun intérêt dans l’affaire ? C’est vertigineux. Comme s’il n’y avait qu’une seule analyse qui s’imposait à tous les médias face aux mêmes faits. Rien de mieux pour tuer la liberté de la presse que de lui imposer une vitrification officielle Selon vous, l’affaire italienne démontre par l’absurde que c’est dangereux.  Une fois qu’on aura admis le concept de vérité certifiée, il y aura toujours des Francesca Albanese, persuadées de détenir la vérité, qui estimeront que le coup de poing est un label, un label légitime pour faire taire les "mauvais" journalistes. Oui, la désinformation est un problème et les RS n’arrangent rien. Mais il existe chez nous un droit de la presse. Il punit lourdement la diffusion de fausses informations. Chacun peut s’en saisir. Il existe aussi un autre garde-fou, le bien le plus précieux de la presse. Ses lecteurs, libres de déterminer ce qui est, ou pas, un bon ou un mauvais média, dans la diversité qui leur est offerte. Oui, on doit les inciter à affuter leur esprit critique. Mais la tentation des gardiens de la vérité de décider à leur place, que ce soit sous forme de milice cagoulée ou de  grand jury de la pureté, doit faire horreur à la Démocratie.   CHAPITRES : Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Un dérapage antisémite agite l’Université Lumière Lyon 2. Une liste de Juifs publiée sur les réseaux sociaux. Une liste de “ 20 génocidaires à boycotter en toutes circonstances” (c’est son titre), publiée sur le réseau social Facebook par un professeur d’Histoire médiévale de Lyon 2, Julien Théry. Une liste qui comprend en fait 20 personnalités françaises, parmi lesquelles Charlotte Gainsbourg, le dessinateur Joan Sfar, le comédien Michel Boujenah, l’animateur Arthur ou le président du Crif, Yoann Arfi.  Des personnalités qui, n’ont pas spécialement soutenu Benyamin Netanyahou.  Non. Des personnalités dont on se demande bien ce qu’elles ont de génocidaires, en supposant qu’un génocide existe, puisqu’elles vivent et travaillent ici en France... Elles ont surtout pour point commun d’être juives. La liste implique donc que leur identité religieuse réelle ou supposée suffit à définir ce qu’elles pensent. Ca s’appelle du racisme. Ca s’appelle de l’antisémitisme. L’Université Lyon 2 a condamné la liste.  Oui : elle dit avoir pris connaissance de la liste “ avec consternation”. Elle l’a condamné “avec fermeté”. Elle ne représente selon elle aucunement l’université et les valeurs qu’elle transmet. Mais, avant de dire qu’elle va déterminer dans les meilleurs délais “ les sanctions qui s’imposent”, elle dit reconnaitre au professeur concerné “ un droit absolu d’expression à titre individuel et privé”.  Problème, le professeur, lui, estime qu’il est victime de “maccarthysme et d’une attaque contre la liberté de recherche et d’enseignement. “ Parce que oui, il considère en tant que spécialiste du moyen âge il relève de la liberté de recherche de dresser des listes de Juifs. On a déjà entendu ça...  Souvenirs souvenirs, c’est exactement l’argument que mettait en avant un autre professeur de la même université Lyon 2, qui en 1978, proclamait que les chambres à gaz n'avaient pas existé.  Il s’appelait Robert Faurisson.  Robert Faurisson avait été mis au ban de la communauté universitaire.  Oui, il avait même été la première personne à être condamnée par la loi Gayssot de 1990, qui entendait réprimer tout acte raciste, antisémite ou xénophobe. Une loi initiée par un député communiste. A un moment où toute la gauche tenait encore l’antisémitisme pour une abomination.  C’est le passé. Hasard de l’actualité, cette semaine, on a vu des députés LFISte , et toute une partie de la gauche, dont la Ligue des Droits de l’Homme, la CGT de l'enseignement supérieur, Sud Education, l’ Association pour la liberté académiques’insurger d’une enquête menée par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche pour tenter de mieux cerner le phénomène antisémite à l’université.  Pour le député LFI Hadrien Clouet, il s’agit ni plus ni moins que de “ficher la gauche”. Une reconnaissance en forme d’acte manqué de la porosité de son camp à l’antisémitisme... Et le signe que les temps ont changé. Autrefois, Faurisson révulsait la gauche, aujourd’hui, plus du tout. Elle réclame la liberté de propager la haine pour ses héritiers.    CHAPITRES : Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Comments (1)

Thibaut Estrade

Wow, quelle chronique médiocre ! Que le wokisme est parfois inutile ou stupide, certes, mais là... Le niveau de mauvaise foi est très haut ! Desinscription immédiate

Oct 4th
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