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Vu de Russie
Vu de Russie
Author: FRANCE 24
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© France Médias Monde
Description
Elena Volochine, grand reporter et correspondante en Russie pendant dix ans, analyse la propagande des chaînes de télévision russes et la réalité parallèle du régime de Vladimir Poutine. Un décryptage indispensable pour comprendre la formation de l'opinion publique en Russie, comment les Russes sont amenés à percevoir la guerre en Ukraine et le rôle de leur pays dans l'Histoire en marche. Tous les jeudis à 18 h 40.
40 Episodes
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Le plan du président américain pour l'Ukraine, présenté le 20 novembre, est calqué sur les exigences de Moscou, et la propagande russe s'en félicite. Sur le plateau de l'émission "60 minutes", la présentatrice vedette Olga Skabeeva parle alors de "bombe informationnelle". Lorsqu'il est amendé, à la suite d'une réunion à Genève, à l'initiative des Européens, ces derniers sont fustigés par le chef adjoint du parti Russie Unie, Andreï Issaev. "Aucun d'entre eux ne sera plus au pouvoir en 2030", estime le député russe. Selon lui, le remplacement des élites européennes par des dirigeants favorables à Moscou est en cours.
Longtemps dans l'ombre, la société militaire privée Wagner a été remplacée par Africa Corps sur le continent africain. Un corps expéditionnaire qui, comme le proclame le premier reportage que la télévision russe lui consacre, est destiné à "défendre les intérêts de la Russie partout où il est". Pourtant accusée de très graves exactions, cette armée s'affiche désormais au grand jour. Selon la propagande russe, elle serait là pour ramener la "stabilité", là où "l'Occident colonial" représenterait une menace. Un message destiné à promouvoir le "potentiel d'exportation" de la force russe.
Trois ans et demi après le début d'une guerre présentée par la propagande russe comme une "libération" de l'Ukraine du nazisme, le culte militariste et l'héroïsation des soldats restent omniprésents en Russie. Dans les écoles, la propagande loue au quotidien les "héros" d'hier et d'aujourd'hui, auxquels les élèves sont invités à s'identifier. Il faut zapper sur la chaîne d'opposition en exil Dojd pour voir l'envers du décor : une explosion de la criminalité, avec le retour du front des repris de justice graciés pour avoir participé à l'invasion de l'Ukraine.
Après que Donald Trump a réagi aux tests de missiles balistiques russes en ordonnant à son ministère de la Guerre de reprendre les essais nucléaires américains, Vladimir Poutine joue la surenchère. Mercredi, il a convoqué son Conseil de sécurité pour "étudier la possibilité" de procéder à des essais nucléaires dans l’Arctique. Pendant ce temps, sa propagande continue de vanter les nouvelles "super-armes", capables, selon elle, de "rayer la Grande-Bretagne de la carte du monde".
Le 3 septembre, Vladimir Poutine clôturait une visite de quatre jours en Chine, au cours de laquelle il a multiplié les rencontres avec ses nouveaux alliés. Point culminant de ce voyage : un grand défilé militaire à Pékin, où lui, Xi Jinping et Kim Jong Un, se sont affichés comme les porte-voix d’un "nouveau monde multipolaire". Un monde où l’Histoire est réécrite, les missiles nucléaires sont de sortie et les dictateurs deviennent éternels.
La Russie surveille de près les évolutions sur la scène politique américaine. Les nominations de plusieurs conservateurs dans le futur gouvernement Trump sont en ligne avec les attentes de Moscou, qui espère la défaite de l'Ukraine et l'avènement d'un nouvel ordre mondial.
La journaliste Elena Volochine, qui décrypte depuis 2022 les manipulations du Kremlin autour de la guerre en Ukraine dans Vu de Russie, publie cette semaine "Propagande : l'arme de guerre de Vladimir Poutine" (Ed. éditions Autrement). Dans cet essai, elle retrace ses dix années de correspondance dans l'ancien espace soviétique et explore les origines du mythe fondateur de "l'opération militaire spéciale" russe en Ukraine. Elena Volochine nous présente son ouvrage et revient sur ce qu'il fallait retenir du discours officiel russe cette semaine. À lire aussiVladimir Poutine et la menace nucléaire : des mots, rien que des mots ?
Sur fond d'une propagande russe qui confronte toujours l'Occident sur le terrain des "valeurs", la Russie veut désormais interdire "la propagande du child free" qui défend le choix de ne pas vouloir d'enfant. Une "idéologie" que "l'Occident hostile" chercherait à imposer aux Russes, selon la présidente du Conseil de la Fédération russe, Valentina Matvienko. D'autres lois et décrets nourrissent le mythe civilisationnel de Vladimir Poutine, comme l'interdiction pour les ressortissants de pays qui ne respecteraient pas les "valeurs traditionnelles" d'adopter des enfants russes, ou la facilitation de l'installation en Russie de ceux qui "fuiraient" ces pays.
Les chaînes de télévision russes ont salué la victoire du Rassemblement national (RN) au premier tour des élections législatives. Pour la Russie, le RN incarne une France "souveraine", qui voudrait se détourner des États-Unis et de l’OTAN. Moscou espère surtout une cessation du soutien français à l’Ukraine, et se réjouit d’un basculement progressif au profit de la Russie au niveau européen.
Dimanche 23 juin au matin, un bombardement ukrainien à Sébastopol a fait 5 morts, dont 3 enfants, et plus de 150 blessés. Le soir même, des attentats à caractère religieux ont fait 21 morts dans la république musulmane russe du Daghestan. Malgré l'absence évidente de lien, le Kremlin a qualifié ces deux événements "d'attentat terroriste", et la propagande russe accuse un seul et même "ennemi diabolique" - l'Occident.
Des salves de canon à Pyongyang pour accueillir Vladimir Poutine, ainsi qu'à La Havane pour saluer ses navires de guerre... Le président russe multiplie les signaux envers ses ennemis : la Russie n’est pas seule et il ne faudrait pas la "provoquer". Un accord qualifié d’"historique" par les propagandes russe et nord-coréennes a ainsi été signé avec son homologue Kim Jong-un : Russie et Corée du Nord se promettent une assistance militaire mutuelle en cas "d’agression" de leurs pays. Poutine a, par ailleurs, posé ses conditions pour cesser la guerre en Ukraine. Des conditions jugées irrecevables par Kiev et les Occidentaux.
La semaine dernière, les Etats-Unis et l'Allemagne ont autorisé l'Ukraine à frapper des cibles militaires sur le sol russe avec leurs armes. La propagande russe menace désormais les pays de l'OTAN de frapper en retour des pays membres, au risque de déclencher une troisième guerre mondiale, et en marge de la visite du président ukrainien Volodymyr Zelensky en France et à la veille du prochain Sommet pour la Paix en Suisse... Jamais la menace brandie côté russe n'aura été aussi unanime et explicite.
Face aux débats qui divisent les Européens et les Américains sur l'opportunité d'autoriser, ou non, Kiev à frapper des cibles militaires sur le sol russe avec des armes occidentales fournies à l'Ukraine, Vladimir Poutine avance, une fois de plus, la rhétorique nucléaire. Lors d'une conférence de presse à Tachken, en Ouzbékistan, il a menacé à demi-mot de frapper les pays européens "petits et densément peuplés". Le 21 mai, la Russie a débuté des exercices militaires de ses forces nucléaires tactiques, déployées au Bélarus.
Alors que les Etats-Unis vont accorder à l'Ukraine une aide exceptionnelle de 61 milliards de dollars, dans le centre-ville de Moscou, la Russie expose ses trophées de guerre. Un message envoyé à sa population et aux Occidentaux : Moscou triompherait toujours de ses ennemis. Sur fond de guerre conventionnelle, la Russie déploie des méthodes de guerre psychologique communes aux deux premiers conflits mondiaux. Analyse de cette propagande.
Sanctionnée pour sa guerre d'agression contre l'Ukraine et son dopage institutionnalisé, la Russie ne pourra pas envoyer d'athlètes sous son drapeau aux Jeux olympiques de Paris. Les athlètes russes devront concourir sous bannière neutre, et ne seront admis au JO que s'ils n'auront pas soutenu la guerre. En représailles, deux activistes russes pro-Kremlin ont piégé Thomas Bach, le président du Comité international olympique. Surnommés "Vovan" et "Lexus", ils n'en sont pas à leur premier canular contre des personnalités célèbres. À lire aussiNouvelles restrictions pour les athlètes russes aux JO 2024 : Moscou s'insurge, le CIO inflexible
Après l'attentat au Crocus City Hall de Moscou le 22 mars, et malgré la revendication authentifiée du groupe Etat islamique, la propagande russe continue d'accuser à outrance l'Ukraine, et les Etats-Unis d'avoir commandité l'attaque. Dans un seul but : toujours mieux justifier la guerre en Ukraine, que Vladimir Poutine continue d'appeler une "opération militaire spéciale de dénazification". À lire aussiAttaque de Moscou : la Russie assure avoir la "preuve" de liens avec des "nationalistes ukrainiens"
Depuis mardi, le sud de la Russie fait l'objet d'attaques aux drones et d'incursions au sol. Une offensive armée depuis l'Ukraine revendiquée comme une "guerre de libération" par des combattants russes, qui ont promis de saboter les élections et de renverser le "dictateur sanguinaire". La propagande appelle plus que jamais les Russes à soutenir le régime, en allant aux urnes.
Le 1er mars et le week-end qui a suivi, des dizaines de milliers de Moscovites sont sortis rendre hommage à l'opposant Alexeï Navalny, mort dans une colonie pénitentiaire de l'Arctique russe le 16 février. La propagande russe a eu pour consigne d'ignorer cette mobilisation, d'une ampleur sans précédent depuis l'offensive de la Russie contre l'Ukraine. Elena Volochine analyse la façon dont les médias russes ont ignoré le principal événement de la semaine. À lire aussiOpposants russes en France : le prix de l’exil, loin de la Russie de Poutine
Vladimir Poutine est officiellement en lice pour un cinquième mandat à la tête de la Russie. L'État russe mobilise ses ressources : non pas pour faire gagner le candidat Poutine, mais pour lui assurer une victoire haut la main. Propagande, faux candidats... Si les techniques de fraude traditionnelles sont au rendez-vous, une candidature interroge : celle de Boris Nadejdine, le concurrent anti-guerre. Vrai libéral, ou imposteur commandité par le Kremlin ? Le candidat, qui suscite les espoirs de l'opposition russe, attend sa validation par la commission électorale russe.
Ce mercredi, la Douma, la chambre basse du Parlement russe, a adopté une résolution enjoignant les députés français à "mener l'enquête" sur de soi-disant "mercenaires" français. Soixante d'entre eux, selon la Russie, seraient morts dans une frappe russe sur Kharkiv, en Ukraine, le 16 janvier dernier. La France dénonce une "campagne de désinformation grossière" et "coordonnée", tandis que le chef de la Douma, Viatcheslav Volodine, va jusqu'à comparer le président français Emmanuel Macron au maréchal Pétain...



