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Bienvenue dans le Game

Author: RFI

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Bienvenue dans le Game vous parle de tout ce que vous avez toujours voulu savoir sans jamais oser le demander sur les jeux vidéo, le e-sport, les consoles, les plateformes… Dernières nouveautés, astuces, stratégies, et bien plus encore, Jennifer Lufau propose chaque dimanche une plongée immersive dans l’actualité du gaming.

Diffusion : dimanche 07h20 TU.

116 Episodes
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La journée du vendredi 27 février 2026, un monument de la culture fête son 30e anniversaire : Pokémon, cet univers dans lequel les humains coexistent avec des créatures dotées de pouvoirs spéciaux qu'il faut capturer, dresser et faire combattre. Que vous ayez grandi ou non avec les dessins animés, les jeux vidéo ou encore les cartes à collectionner, Pokémon est bien la licence japonaise qui a transcendé plusieurs générations. Et en effet, The Pokémon Company – l'entreprise Pokémon donc – fête ses 30 ans cette semaine. 30 ans de magie à célébrer toute l'année Les festivités de cet anniversaire ont été lancées dès le 8 février, avec un spot publicitaire qui a été diffusé lors du Super Bowl, la finale du championnat de football américain, qui a rassemblé cette année plus de 128 millions de téléspectateurs – rien que ça ! La campagne publicitaire invitait joueurs et joueuses, ou plutôt dresseurs et dresseuses de Pokémon, à partager leur Pokémon préféré directement dans l'application du jeu Pokémon Go, qui fête lui aussi ses dix ans cette année.  Trente ans, ça ne se fête pas en un jour. D'abord, l'éditeur de Pokémon lance une collection spéciale de cartes à collectionner intitulée « Pokémon Day 2026 ». Ensuite, attendez-vous à l'ouverture d'une boutique Pokémon en ligne dédiée au 30e anniversaire qui proposera à la vente des vêtements, de la décoration et des accessoires. Enfin, les fans de Lego seront ravis d'avoir accès à de nouvelles figurines et peluches, en collaboration avec Pokémon.  À écouter aussiPokémon fête ses 30 ans: le secret du plus grand succès économique de la pop culture Pokémon et l'Afrique : une romance non réciproque  Pour l'instant, les célébrations se font essentiellement en Asie, en Europe et en Amérique. Pourtant, l'Afrique abrite de nombreux fans de Pokémon. Saviez-vous que chaque pays dans le monde à son Pokémon favori ? Au Bénin, au Niger ou encore au Cameroun, c'est Pikachu le favori. Au Malawi, on préfère le Golem. Au Nigeria, c'est Abra le préféré, tandis qu'au Ghana, Bloom est celui qui a le plus de succès. Alors, je ne les connais pas tous, mais moi aussi, j'ai découvert Pokémon dans mon enfance au Bénin, non pas en jouant aux jeux vidéo, mais en regardant le dessin animé. La version 2025 du générique original de Pokémon est chantée par Jean-Marc Anthony Kabeya, un artiste belge d'origine congolaise dont la voix n'a visiblement pas changé en 25 ans. Le jeu Pokémon Go a popularisé la réalité augmentée en proposant aux joueurs de chasser des Pokémon dans les rues de Lagos, au Nigeria, ou encore au Cap, en Afrique du Sud, depuis leur smartphone. Les Sud-Africains ont su créer une communauté de dresseurs et de collectionneurs passionnés adeptes de compétition et de création de lien social. Tout ça en dépit de l'absence de distribution officielle de Pokémon sur le continent.
La dernière fois qu'on a parlé des Sims, c'était pour leur ajout de design inspirés d'Afrique de l'Ouest dans le jeu. C'était il y a quelques mois, mais depuis, les choses ont évolué. Le nouveau pack Héritage et Royauté intègre désormais pleinement l'Afrique dans les Sims grâce à la collaboration d'Electronic Arts avec Maame Adjei, membre du PAGG (Panafrican Gaming Group). Le pack Héritage Et Royauté du fameux jeu Les Sims 4, comme son nom l'indique, propose aux joueurs et aux joueuses de créer leur propre dynastie, avec des valeurs qui leur sont propres. Votre chef de famille peut choisir son héritier ou reléguer des membres de sa famille au rang de parias, ce qui peut provoquer des conflits internes. Vous devez également partir à la conquête du trône en gagnant du prestige auprès du peuple, et même engager des duels à l'épée pour provoquer l'échec de vos rivaux.  Vous ferez face à des secrets compromettants comme des romances interdites, des enfants cachés et bien plus encore. Vos choix auront des conséquences puisqu'un scandale peut ruiner votre carrière et même faire chuter le prestige de votre dynastie. Mais ce qui nous intéresse dans ce nouveau contenu, c'est la représentation de l'Afrique. Elle existe dans l'un des quartiers présents dans les Sims, celui de Dembele. « Nous avons intégré des éléments et des styles provenant de toute l'Afrique de l'Ouest, du Nigeria au Ghana, du Bénin au Sénégal, en tenant compte de la manière dont les différentes cultures se sont influencées mutuellement. Par exemple, l'Agbada, bien qu'elle soit profondément ancrée dans la culture yoruba et synonyme de mode nigériane, est devenue un élément incontournable de la mode ouest-africaine. L'objectif était de créer un contenu familier sans tomber dans la copie conforme  et ancré dans la région sans réduire tout un continent à une seule idée », explique Maame Adjei, membre du PAGG (Panafrican Gaming Group). Effectivement, l'un des points forts de cette extension est la variété de personnalisation disponible. On y retrouve de nombreuses options de coiffures, entre les tresses et les foulards, mais aussi des vêtements, de la nourriture et, bien sûr… de la musique ! Car pour la première fois, les Sims peuvent écouter de l'afrobeat avec des chansons d'artistes africains comme Chella, Amaarae ou encore Joy Oladokun, mais aussi bien d'autres artistes afro-américains. J'ai demandé à AesthGrace, la créatrice de mondes africains dans les Sims, ce qu'elle pense de ce nouveau pack. Et il y a un élément du jeu qui lui a particulièrement plu. Il semblerait qu'elle ait apprécié l'animation d'un Sims qui mange du foufou en le tournant dans son assiette, comme on le fait sur le continent. Un élément qui n'aurait sans doute pas été ajouté sans l'implication de Maame Adjei du PAGG : « Les récits africains ont de la valeur, de la profondeur et un attrait mondial, et ils doivent être traités avec intention. Non pas comme un simple moyen de cocher une case, mais pour permettre aux joueurs de découvrir véritablement la richesse et la profondeur de ce qui peut être nouveau pour eux, et pour permettre à ceux qui connaissent déjà ces récits de se sentir reconnus. » Et puisqu'on peut toujours faire mieux, pourquoi ne pas rêver d'un monde entièrement dédié aux cultures et architectures d'une région africaine dans les Sims ? On croise les doigts ! À lire aussiPourquoi l'Afrique récolte toujours des miettes dans «Les Sims»? À lire aussiComment le rachat d'Electronic Arts impacte les jeux et les joueurs? À lire aussiLe jeu vidéo peut-il être un outil pour les États ?
Retour sur le jeu sud-africain Relooted qui est sorti le 10 février dernier. La rédaction propose trois bonnes raisons d'y jouer. C'est lors du Summer Game Fest, cet été, que le jeu Relooted a été annoncé. Depuis, il a fait le tour d’internet en raison de son message politique, puisqu’on y incarne un groupe d’Africains qui récupèrent et restituent à leurs propriétaires des objets d’art africains spoliés. J’ai bien évidemment testé le jeu et j'ai listé pour vous trois bonnes raisons de jouer à Relooted.  1/ Un jeu vidéo de cambriolage pas comme les autres Relooted s’inspire des nombreux films de cambriolage à la Ocean’s Eleven, où un groupe prépare le coup du siècle. Mais contrairement à ces films ou à d’autres jeux qui simulent le vol, dans Relooted, il n’y a pas de violence. On a bien mieux : on se réunit autour d’une table avec son équipe pour organiser son infiltration dans les musées. Une fois sur place, on prépare sa trajectoire à l’aide de nos complices, ensuite, on récupère les artefacts africains, ce qui déclenche une alarme, puis on court pour sortir le plus rapidement possible afin de ne pas se faire attraper.  C’est donc un jeu principalement axé sur des casse-têtes pour trouver la meilleure trajectoire, ajouté à du parkour et du speedrun, autrement dit une course contre-la-montre. Tout ceci en fait un jeu amusant, mais qui nécessite de la réflexion, tout en étant non violent. Relooted est de fait totalement adapté aux plus jeunes et il est justement jouable dès l’âge de 7 ans sur les plateformes Steam, Xbox Series et Epic Games Store. 2/ Le premier jeu vidéo autour du futurisme africain  Ensuite, Relooted est le premier jeu vidéo, et même l’un des rares médiums culturels, à aborder le futurisme africain. On entend souvent parler d’afrofuturisme, mais plus rarement de futurisme africain. Pourtant, ils sont différents.   Nous connaissons tous les films Black Panther qui se déroulent dans un futur imaginaire créé par des Afro-Américains. Le futurisme africain s’en rapproche. La différence réside plutôt dans le fait que le futurisme africain s’imprègne plus encore des cultures, mythologies et points de vue des Africains. Après tout, Relooted se déroule dans un Johannesburg à la fin du 21ᵉ siècle avec des décors qui mélangent la ville du futur aux cultures sud-africaines.  On y retrouve une authenticité sans pareille avec des accents de différents pays africains joués par des acteurs originaires de ces pays. Mais au-delà du contenu du jeu, c’est également la première fois qu’un jeu vidéo développé par une équipe panafricaine aura une audience mondiale, ce qui contribue à renforcer la place de l’Afrique sur le marché du jeu vidéo. À lire aussiPourquoi l'Afrique récolte toujours des miettes dans «Les Sims»? 3/ Un jeu vidéo éducatif et actuel  N’oublions pas la raison pour laquelle on va cambrioler des musées : les artefacts. Dans Relooted, il y a plus de 70 véritables objets d’art africains à récupérer. Et justement, une fois les œuvres récupérées, on les donne au Musée des civilisations noires qui existe vraiment à Dakar, au Sénégal. Mais on a aussi tout le loisir de les découvrir à travers un menu dédié à la vraie histoire de ces œuvres, comme la couronne éthiopienne, l’oiseau Porpianong de Côte d’Ivoire ou encore les bronzes du Bénin.  Les développeurs de Relooted souhaitaient aider la diaspora à se reconnecter à l’histoire du continent africain dont, on le rappelle, 80 % du patrimoine culturel se trouve dans le reste du monde. Et justement, pour faciliter la restitution des œuvres conservées en France, le Sénat vient d’adopter une loi-cadre concernant les objets pillés durant la période coloniale. Et quoi de mieux pour marquer ce moment qu'un jeu vidéo qui sensibilise sur le sujet ?  À lire aussiFrance: la loi pour simplifier les restitutions de biens culturels examinée au Sénat
La rédaction revient sur une tendance dans le monde du jeu vidéo : celui des « remake » et des « remaster ». En effet, comme dans le milieu du cinéma, le jeu vidéo aime bien recycler ses licences phares, et j'ai eu envie de vous en parler suite à l'annonce de l'annulation d'un jeu très attendu : le remake de Prince of Persia : Les Sables du temps, donc une réadaptation du jeu original. Rappelez-vous, le jeu vidéo Prince of Persia : Les Sables du Temps était sorti en 2003 et racontait l'aventure d'un prince qui doit sauver son royaume et son peuple dans un univers fortement inspiré des mondes arabes. Avant ça, en 1989, était né le tout premier Prince of Persia qui, au passage, est aussi le premier jeu vidéo narratif auquel j'ai joué – donc clairement, c'est une licence qui m'est chère. Entre 2003 et 2025, plus d'une dizaine de jeux Prince of Persia sont sortis. Le plus récent est The Rogue Prince of Persia. Mais pour les fans, aucun ne surpasse Prince of Persia : Les Sables du Temps, qui reste le meilleur opus de la licence. Une icône du jeu vidéo est désormais annulé Et pourtant, la nouvelle est tombée le 21 janvier 2026 : Ubisoft a confirmé l'annulation du remake de Prince of Persia : Les Sables du Temps. Et ce alors même que le jeu devait sortir au premier trimestre 2026. Gros coup dur pour les joueurs qui ont vécu un ascenseur émotionnel avec ce projet de « remake » qui avait été annoncé en 2021, pour une sortie prévue en 2022. Une fois les premières images du jeu dévoilées, les critiques ont poussé Ubisoft à le clôturer, puis à le reprendre entièrement depuis le début. Ubisoft a retravaillé le projet pendant plus de cinq ans, mais visiblement, rien n'aura pu le sauver, puisque l'éditeur a annoncé ne pas pouvoir livrer un jeu à la hauteur des attentes des joueurs.  Évidemment, je suis fan de cette licence, donc très déçue par cette annonce. Mais je voulais prendre un moment pour retracer faire l'historique de ce jeu, parce qu'il a marqué un tournant pour l'industrie du jeu vidéo. Concrètement, sans Prince of Persia, il n'y a pas d'Assassin's Creed. Les connaisseurs voient tout de suite la ressemblance entre certaines mécaniques de jeu des Prince of Persia et Assassin's Creed comme le parkour, ce sport qui consiste à franchir toutes sortes d'obstacles dans des environnements urbains.  « Remake » et « remaster » : quel intérêt ? C'est en travaillant sur Prince of Persia que les développeurs ont eu l'idée de raconter une nouvelle histoire, avec un héros qui ne soit pas un prince parce que ce statut royal représentait un frein pour son développement. Ensuite, le nom original du premier Assassin's Creed était Prince of Persia : Assassins, ce qui est plutôt évocateur des inspirations du jeu qui est devenu l'une des licences phares d'Ubisoft et figure même parmi les plus populaires au monde.  Les « remake » partent du jeu de base pour en créer une version nouvelle. C'est l'occasion de faire découvrir une licence aux nouvelles générations, et raviver la flamme des fans plus vieux. Tandis que les « remaster », eux, sont des répliques du jeu original adaptées aux récentes technologies. Par exemple, en ce moment, je joue à Fable Trois parce qu'il reste agréable à jouer visuellement. Mais j'ai vite abandonné Fable One, qui est trop vieux et trop différent des jeux actuels. Et c'est l'annonce du remake de Fable qui m'a donné envie de découvrir la licence.
Cette semaine, retour sur une actualité technologique qui pourrait bien changer le quotidien des joueurs.  Et si vous n'aviez plus jamais besoin d'acheter une console ou un PC performant pour jouer aux jeux vidéo qui demandent beaucoup de puissance ? C'est la promesse du géant de la tech Nvidia, qui souhaite devenir une plateforme de jeu surpuissante, un peu comme le Netflix du jeu vidéo en somme. En quoi ce produit, le GeForce NOW, pourrait bien révolutionner l'expérience des joueurs ? À lire aussiLa dématérialisation des jeux vidéo: entre mythes et réalité Le « cloud gaming » : une révolution pour les joueurs  Depuis plusieurs années, la course au « cloud gaming » est lancée avec des acteurs comme Xbox et Playstation, mais aussi Amazon Luna. Le « cloud gaming », ou « jeu en nuage » en français, change la façon de jouer aux jeux vidéo. Les appareils utilisés – ordinateur, téléviseur, smartphone ou tablette – ne font plus tourner les jeux eux-mêmes. Toute la puissance nécessaire est assurée par des serveurs distants, qui exécutent les jeux et envoient ensuite l'image directement au joueur. Résultat : avec une simple connexion internet et un écran, il devient possible de jouer sur presque n'importe quel support, sans matériel puissant à la maison. Jusqu'ici, la plupart des services de « cloud gaming » n'ont pas été très performants. J'ai moi-même tenté de jouer à des jeux Assassin's Creed dans le cloud depuis ma console, mais j'ai vite abandonné l'idée à cause de nombreux lags – des problèmes de latence – mais aussi de qualité d'image.  C'est là qu'entre en jeu la dernière version du GeForce NOW de Nvidia, qui a augmenté ses capacités et propose de jouer sans latence, sans attente et avec une qualité visuelle élevée sur n'importe quel écran. Nvidia GeForce NOW : l'allié des joueurs occasionnels Imaginons que vous ne possédez pas de console ou d'ordinateur gaming, mais que vous ayez envie de tester quand même ce jeu vidéo qui cartonne auprès de votre entourage. C'est là que le GeForce NOW peut s'avérer particulièrement utile. Si vous possédez une télé de salon, un vieux PC portable, une tablette ou un smartphone, tant que vous avez une bonne connexion internet et que votre machine reste plutôt récente, vous pouvez jouer aux derniers jeux sans investir dans une nouvelle console.  Les services « cloud » aujourd'hui fonctionnent souvent par abonnement, avec une version gratuite qui vous permet d'essayer le service. Le catalogue de Nvidia propose de nombreux titres AAA, donc des jeux à gros budget qui demandent beaucoup de puissance, tels que Baldur's Gate III, Cyberpunk 2077 ou encore Kingdom Come Deliverance II.  Seul point d'attention : vérifiez bien, selon votre abonnement, le nombre d'heures durant lesquelles vous pouvez jouer à la suite. Dans la version gratuite, vous avez droit à une heure de jeu à chaque connexion, et dans les versions payantes, ça va de six heures à huit heures de jeu par session. Dernière information et pas des moindres : pour les adeptes du système d'exploitation Linux, GeForce NOW est aussi disponible. À lire aussiGame Awards 2025: voici les annonces marquantes de la cérémonie
Microsoft vient de tenir son Xbox Developer_Direct 2026, c’est la première conférence jeu vidéo de l’année. Le message est clair : pour les 25 ans de la marque, Xbox ne veut plus seulement être une console, mais un service accessible partout. Repassons les annonces marquantes de la conférence. Fable À l’origine, Fable est une série de jeux vidéo lancée en 2004 par l'Américain Lionhead Studios qui a ensuite fermé ses portes en 2016. Entre temps, ils ont quand même créé neuf jeux de la licence, et celui qui sortira en 2026 est un reboot (une reprise) qui est extrêmement attendu par des fans visiblement très patients.  Dans Fable, votre apparence et celle du monde évoluent selon vos actes. On a vu des séquences où la population réagit en temps réel à votre réputation : par exemple, les personnes s'écartent avec terreur ou vous acclament avec beaucoup d’ironie. Le jeu propose aussi une liberté d’exploration semblable aux Zelda où vous pouvez explorer, vous marier, faire des enfants sans faire de quêtes. C’est vous qui décidez de quand, comment et si vous voulez y vivre votre meilleure vie d'aventurier.  Côté combat, c’est très dynamique, on alterne entre l’épée, l’arc et la magie, mais avec une gestion de l’environnement poussée. Vous pourrez utiliser le décor pour piéger des ennemis anciens ou totalement inédits. La grande nouveauté est que Fable sortira bien sûr sur Xbox Series et Steam, mais également sur PlayStation 5. C'est la fin officielle de la guerre des consoles telle qu'on la connaissait, puisque les plus grandes icônes de Microsoft s'exportent désormais chez le voisin. RDV à l’automne 2026 pour enfin pouvoir y jouer. Forza Horizon 6  Cette fois, le jeu de courses pose ses valises au Japon. On nous promet la carte la plus vaste et la plus verticale de l'histoire de la franchise. Des néons de Tokyo aux routes sinueuses des montagnes, c'est un hommage à la culture automobile japonaise avec 550 voitures dès le lancement le 19 mai. Beast of Reincarnation Xbox n'a pas oublié sa fibre artistique avec deux projets qui sortent du lot. D’abord, Beast of Reincarnation, un jeu développé par les créateurs de Pokémon. C’est un jeu d’action-aventure qui nous plonge dans un Japon post-apocalyptique en l'an 4026. On y suit Emma, une jeune femme qui a perdu ses souvenirs, et son chien Koo. Le gameplay est hybride : vous contrôlez les attaques nerveuses d’Emma en temps réel, tandis que Koo permet de ralentir le temps pour activer des compétences tactiques via un menu. C’est poétique, c’est mystérieux, et ça arrive cet été. Kiln Pour terminer, il y a eu la surprise de Kiln : un jeu de combat multijoueur où, avant d’aller dans l’arène, vous devez littéralement fabriquer votre armure de combat. C’est un peu du génie absurde : la forme que vous donnez à votre poterie en argile définit votre poids, votre équilibre et vos capacités de défense. C’est original, coloré, tactique, et ça sort dès ce printemps sur Xbox Series !
Cette semaine, nous revenons sur l’adaptation en jeu vidéo des films cultes Avatar issus de la saga de James Cameron. Alors que le dernier opus, De feu et de cendres, est encore à l'affiche au cinéma, c’est l’occasion de comparer les films au jeu développé par Massive Entertainment, le studio d'Ubisoft. Avatar, c’est avant tout une fable écologique où les humains de la RDA pillent la planète Pandora. Pour y survivre, ils transfèrent leur esprit dans des corps de Na’vi : les fameux « Avatars ». Finalement, le concept était prédestiné à devenir un jeu vidéo. La rédaction a discuté avec les développeurs du jeu, plus précisément avec Omar Bouali, directeur créatif sur Avatar: Frontiers of Pandora sorti en 2023 et sa toute nouvelle expansion D’entre les Cendres, qui est sortie en même temps que le dernier volet de la saga : De feu et de cendres. Alors, à quoi faut-il s’attendre d’un jeu Avatar par rapport aux films ? Le jeu fait partie en fait du monde d'Avatar. Donc ça veut dire que les événements du film sont pris en compte aussi dans le jeu et vice versa. Mais c 'est une histoire toute différente. Ça se passe dans un autre endroit du continent, un autre continent en fait de Pandora. Le plus grand défi de l’expansion n'a pas été uniquement narratif, il a été technique. Massive a fait le pari de changer la perspective de son jeu suite aux retours des joueurs pour leur permettre de voir leur Na’vi en action et en immersion dans Pandora.  Tout comme les films qui sont entièrement conçus en studio avec de la Mocap, donc de la capture de mouvements, ils ont également poussé le réalisme et les expressions faciales des Na’vi en faisant appel à des acteurs spécialisés. Si les films de James Cameron sont parfois critiqués pour la simplicité de leur trame, le jeu rattrape ce défaut. C’est pourquoi, dans l’expansion, on ne joue plus un enfant, mais un adulte qui a tout perdu. On voulait vraiment pousser la qualité sur le scénario et rendre le truc plus personnel, et pas juste les méchants RDA qui viennent coloniser Pandora. Pour un film qui dénonce la colonisation, le point de vue restait très centré sur les humains. Tandis que, dans le jeu, on adopte le point de vue des Na’vi, ce qui correspond mieux au message des films. On explore aussi beaucoup plus en profondeur le Clan des Cendres, qui était très secondaire à l'écran. C’est l’avantage du jeu : on passe 25 heures en immersion totale sur Pandora, là où le film nous libère au bout de trois heures. Pour finir, Massive n’a pas de jeu prévu autour du film Avatar : la voie de l’eau. Mais Frontiers of Pandora et son expansion D’entre les Cendres est disponible sur PS5, Xbox Series X|S et Ubisoft Connect sur PC.
Pour celles et ceux qui n’ont pas la chance d’être au Maroc pour assister aux matchs de foot de la CAN opposant les équipes du continent africain, voici une bonne nouvelle : le jeu vidéo eFootball est là pour vous aider à vivre l’euphorie de la Coupe d'Afrique des Nations. eFootball, c’est le nouveau nom de PES : Pro Evolution Soccer, un jeu de simulation de football associatif, qui a été créé, en 2006, par l’éditeur japonais Konami. eFootball fait partie des trois jeux de foot les plus vendus de l’histoire avec plus de 106 millions d’exemplaires, derrière son concurrent FIFA et la série Madden NFL d'Electronic Arts. C’est une grosse machine avec plus de quatre millions de joueurs actifs, tous les jours, et Konami en a fait l’annonce en décembre : la Coupe d’Afrique des Nations est maintenant représentée dans le jeu avec des équipes du Cameroun, du Nigeria, du Sénégal, du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Gabon, de la RDC, d’Algérie ou encore d’Afrique du Sud. Une CAN virtuelle et des problématiques bien réelles On y incarne une sorte de manager d’équipe et de joueur. Vous pourrez participer à la CAN en gérant des équipes africaines et même signer des stars, comme les footballeurs sénégalais El Hadji Diouf et Sadio Mané, mais aussi l’Égyptien Mohamed Salah. Les joueurs sont ravis de voir leurs pays et joueurs favoris représentés dans le jeu, puisque c’est une première, mais sous les vidéos YouTube de eFootball, les mêmes commentaires reviennent : « Mettez des serveurs en Afrique pour qu’on puisse jouer correctement ».  Les joueurs africains, qui représentent une belle part de l’audience du jeu, se sont saisis de cette visibilité pour exprimer leur mécontentement et le sentiment que leurs revendications ne sont pas entendues par Konami. En effet, il n’y a pas ou presque pas de serveurs sur le continent africain, ce qui engendre des “lags”, de la latence, donc du décalage dans l’expérience de jeu. Une expérience commune, qui n’a cependant pas empêché le Sénégalais Momojuve de faire partie des meilleurs joueurs au monde d'eFootball. Le manque de serveurs de jeux en Afrique, une fatalité ? On peut la justifier par le manque d'infrastructures adaptées, plus précisément l’absence de centre de données, c’est ce qui revient souvent. Mais force est de constater que d’autres jeux qui se jouent en ligne y arrivent. C’est le cas du jeu PUBG Mobile qui a placé des serveurs au Nigéria et en Afrique du Sud, ce qui assure une connexion beaucoup plus stable. Ils auraient pu s’arrêter là, mais PUBG Mobile est allé un peu plus loin en proposant des costumes inspirés du peuple Masaï, et a intégré une danse kenyane, le « Mapangale », au jeu.  Tout ça pour dire que créer, intégrer les jeux vidéo en Afrique et inversement, c’est pas encore gagné, mais des initiatives positives existent et on espère que ces efforts se poursuivront avec plus de serveurs africains d’ici la prochaine CAN.   À lire aussiPourquoi l'Afrique récolte toujours des miettes dans «Les Sims»? À lire aussiTeddy Kossoko: «Donner de la visibilité aux jeux vidéo africains» À lire aussiGamescom 2025: un studio sénégalais veut faire des jeux vidéo «les griots modernes»
Pour ne rien manquer des jeux les plus attendus de ce début d’année, voici une sélection de ceux qui arrivent très prochainement sur vos ordinateurs et vos consoles. Si le mois de janvier sera plutôt calme pour laisser le temps aux joueurs de se remettre des fêtes, février s’annonce d'ores et déjà prometteur.   Mio : Memories in Orbit Mio : Memories in Orbit est un jeu d’action-aventure et de science-fiction où l’on incarne Mio, un personnage échoué sur une île aux décors magnifiques qui tente d’en sortir et de retrouver son chemin. C’est un ravissant jeu de plateforme développé par le studio français Douze Dizièmes. Sa sortie est prévue le 20 janvier sur toutes les plateformes. Reanimal Vous l’aurez peut-être deviné : créé par les développeurs de Little Nightmares, Reanimal est un jeu d’horreur dans lequel vous jouez un frère et une sœur qui traversent l’enfer pour sauver leurs amis disparus et s’échapper de l’île qui était autrefois leur demeure. En explorant le monde du jeu à bord d’un bateau et sur la terre, vous devrez faire preuve d’intelligence pour survivre et espérer échapper à l’île infernale. Reanimal s’annonce terrifiant mais fort heureusement, il se joue à deux. La sortie du jeu est annoncée pour le 13 février. Resident Evil Requiem  Toujours dans le thème de l’horreur, Resident Evil Requiem est le neuvième titre de cette saga mythique. Le jeu propose aux joueurs d'incarner l’héroïne Grace Ashcroft lancée dans une enquête sur le meurtre de sa mère. Frissons garantis devant des créatures mutantes monstrueuses ! Requiem arrive sur toutes les plateformes, même sur la Nintendo Switch, le 27 février. Solasta II Pour finir sur une note plus fantaisiste, un morceau important de l'actualité du jeu vidéo arrive, prêt à faire de l'ombre au jeu éponyme de 2024. Il s’agit de Solasta II, deuxième opus de la saga, un jeu de rôle tactique au tour par tour qui prévoit d'intégrer les mécaniques de jeu de rôle plateau dans un jeu vidéo.  Comme Baldur's Gate, c'est un jeu ambitieux dans lequel vous pourrez créer votre équipe d’aventuriers et jouer un nain, une guerrière, un mage et bien d'autres personnages encore. Partez à l’aventure dans un monde ouvert dans lequel vous devrez faire des choix mais où la réussite est conditionnée par des lancers de dés. Solasta est une licence française développée par le studio Tactical Adventures et dont le second opus arrive le 12 mars sur la plateforme Steam.  Restez à l’affût pour Nioh 3, un jeu de samouraï qui sortira le 6 février sur PC et PS5. Sans oublier Tides of Tomorrow, un jeu narratif multijoueur développé par les créateurs du célèbre Road 96 dont la sortie est prévue le 24 février. Enfin, comment ne pas mentionner Pokémon Pokopia, un jeu mignon dans lequel vous devrez apprendre des techniques d’autres créatures pour façonner votre monde. Lui disponible sur la Nintendo Switch 2 le 5 mars. À lire aussiÉtats-Unis: le jeu vidéo français «Clair obscur: Expedition 33» rafle neuf prix aux Game Awards
Il n'est sorti qu'en octobre dernier et pourtant Dispatch, nommé aux Game Awards dans la catégorie du meilleur premier jeu vidéo, a réussi à marquer les esprits en peu de temps. Pour comprendre ce succès, RFI a discuté avec Nick Herman, le directeur créatif du jeu, et Pierre Shorette, écrivain et co-fondateur du studio AdHoc qui l’a développé. Dispatch, qu'est-ce que c'est ? Imaginez un comic, une bande dessinée consacrée aux super héros mais dont chaque épisode raconte une histoire interactive à jouer. Vous êtes vous-même un ancien héros sur le déclin qui va devoir diriger un groupe d’anciens méchants en formation pour devenir de véritables héros. Grâce à votre expérience sur le terrain, vous êtes le mieux à même de savoir quel héros affecter à tel ou tel incident, selon leurs compétences et leurs affinités. Ainsi, le nom du jeu prend tout son sens. « À l'origine, l'idée était d'avoir des acteurs en chair et en os sur un plateau à Hollywood pour créer quelque chose de semblable à ce que vous voyez dans le jeu. Mais c'est différent quand on tourne sur des plateaux physiques. À l'époque, c'était un centre d'appels de super héros, avec tous les éléments clés que cela implique », détaille Nick Herman. Parmi les héros à affecter, on retrouve Invisigal, invisible quand elle retient sa respiration, mais asthmatique, ce qui lui complique la vie. Phenoméman, lui, est un équivalent de Superman, alien fort et héroïque, mais en dépression depuis sa rupture amoureuse. Le protagoniste, Robert, est un ancien héros vedette dénué de superpouvoirs qui peine à s'imposer à son équipe. Un ovni dans le monde des jeux vidéos indépendants Toutes ces imperfections et notes d'humour prennent vie grâce au doublage des personnages du jeu. La distribution des rôles y est impressionnante. Robert, notamment, est incarné par Aaron Paul, acteur américain connu pour son rôle dans la série Breaking Bad.  Dispatch est un ovni dans le paysage du jeu vidéo indépendant, surtout à la lumière des récentes discussions sur la nature du « jeu indé », le droit de s’en réclamer et de recevoir un prix à ce titre. « Je pense que les jeux vidéo, tous les jeux vidéo créés, sont un miracle. Il y a tellement de disciplines qui doivent s'entrecroiser. De ce point de vue, le simple fait qu'une chose fonctionne est un miracle. Pour une équipe nouvelle et qui travaille ensemble, voilà comment je définirais les choses. Personne ne vous reconnait en tant qu'équipe tant que vous n'avez pas sorti votre jeu. Sortir un jeu vidéo que les gens trouvent vraiment cool est sans aucun doute difficile à faire », estime Peter Shorette. L’équipe d'AdHoc Studio est ravie d’avoir été nommée aux Game Awards et le justifie par l’immense travail fourni pour réussir à sortir ce jeu en auto-édition avec une nouvelle équipe. Même s’ils auraient voulu être nommés dans d’autres catégories et qu'ils n’ont finalement pas gagné de prix, ils sont fiers d’avoir mené à bien sept ans de travail sur Dispatch. Pour l'instant, l'équipe réfléchit à la suite, encore surprise du succès du jeu vendu à un million de copies en 10 jours seulement. À lire aussiPourquoi la France est toujours un grand du jeu vidéo mondial
Parce que d’après le SELL (Syndicat des éditeurs de logiciels et de loisirs), en France, ce sont 93% des 10-15 ans qui jouent aux jeux vidéo, leur intérêt pour ce loisir est criant. Voici cinq jeux pour enfants et adolescents sans violence qui proposent de la diversité et véhiculent des messages positifs. Journey Pour des émotions fortes en à peine deux heures, je vous conseille Journey. C'est un voyage initiatique magnifique à travers un désert de sable doré jusqu’à une montagne mystérieuse. Dans Journey, l’aventure se vit sans paroles et on se laisse porter par une musique envoûtante. Accessible dès l’âge de six ans, c'est une expérience qui marque les esprits, même si les plus jeunes auront peut-être besoin d'un peu d'aide pour dompter les déplacements dans l'espace en 3D. Ce chef-d’œuvre est disponible sur PlayStation, PC et mobile. Enterre-Moi, Mon Amour Ensuite pour les plus grands, dès 16 ans, je vous propose une expérience bouleversante : Enterre-moi, mon amour. Ce jeu vous place dans la peau du mari de Nour, une jeune réfugiée syrienne en route vers l'Europe. Attention, vous ne pouvez l'aider que par messagerie et vos conseils et vos réponses par SMS influencent directement son destin. C’est un récit puissant et nécessaire de deux heures qui aborde avec une immense finesse les enjeux humains de l'exil. Infinity Nikki  Infinity Nikki est une aventure féerique en monde ouvert sur PS5, PC et mobile. On y suit Nikki dans le royaume de Miraland, où chaque tenue magique offre des pouvoirs spéciaux. C'est un jeu immense, proche d'un Genshin Impact, dont la durée de vie est quasi infinie. Le point fort : il est totalement gratuit au téléchargement ! Et même si des achats sont proposés pour obtenir des looks uniques, ils ne sont jamais obligatoires pour progresser et profiter pleinement du jeu à partir de 10 ans. Tiny Glade Ici, on ne construit pas pour gagner : sans score et sans ennemis, vous dessinez des châteaux et des jardins d'un simple clic dans une ambiance ultra-apaisante. C’est une expérience libre où la durée de vie dépend uniquement de votre imagination : on peut y passer dix minutes comme trois heures pour bâtir son petit coin de paradis. Tiny Glade est accessible dès l’âge de six ans et disponible sur PC. Wanderstop Dans Wanderstop, on incarne Alta, une guerrière redoutable contrainte de gérer un salon de thé dans une forêt magique. Entre la récolte des ingrédients et les rituels de préparation pour vos clients, le jeu vous invite à la patience et à la méditation. Problème : Alta déteste sa nouvelle vie et lutte contre sa nature de combattante. Wanderstop est un jeu de gestion surprenant qui dure quelques heures et qui questionne notre identité et notre capacité à changer, même quand on refuse de poser les armes, et il est disponible à partir de 12 ans sur Steam, PS5 et Xbox Series. Et pour plus de recommandations, le guide des jeux de demain de l’Association Game Impact est à consulter sur le site SensCritique.   À lire aussiVos enfants peuvent jouer sans crainte à ces jeux Nintendo ! À lire aussiRoblox et le travail des enfants À lire aussiLes jeux vidéo permettent-ils d’apprendre ? À lire aussiCinq jeux vidéo emblématiques qui vous rendront nostalgiques de votre enfance
Cette semaine a eu lieu la cérémonie des Game Awards qui récompensent les meilleurs jeux vidéo de l’année ! Et surprise, c'est un Français qui a fait sensation. Mais la cérémonie a donné lieu à bien d'autres annonces. Ça s’est passé la nuit dernière en direct du Peacock Theater de Los Angeles : c'est le jeu français Clair Obscur: Expedition 33 qui a fait carton plein avec au total neuf récompenses sur 12 nominations, c’est inédit pour le jeu vidéo français dans l’histoire de cette cérémonie. Parti grand favori, il a écrasé les autres nominés : Donkey Kong Bananza, Hollow Knight Silksong, Hades II, Death Stranding 2, et Kingdom Come : Deliverance 2. Maintenant que c’est dit, revenons sur les annonces marquantes de la soirée. Pragmata a une date de sortie et Lara Croft est de retour Tout d’abord, on a enfin une date de sortie pour Pragmata qui avait été annoncé l’année dernière aux Game Awards. Ce jeu d’aventure de Capcom se déroule sur une station de recherche lunaire et on y suit les aventures d’un astronaute et d’une petite fille androïde qui doivent collaborer pour survivre. Pragmata sortira en avril 2026, et vous pouvez d’ores et déjà essayer la démo du jeu sur la plateforme Steam. Ensuite, on a des nouvelles de Lara Croft, et elle revient avec deux nouveaux titres : Tomb Raider Legacy of Atlantis, une réédition du premier épisode qui sortira sur PC, PS5 et Xbox Series en 2026, mais également Tomb Raider Catalyst, un nouvel opus qui se déroule en Inde et est prévu pour 2027. On espère juste que Lara Croft reviendra avec sa voix originale française et non générée par IA. Rappelez-vous, la comédienne Françoise Cadol avait déposé plainte pour usurpation de sa voix. Parmi les annonces de jeux, celle des développeurs derrière Baldur's Gate III a aussi fait sensation. Larian Studios a dévoilé la bande annonce de Divinity, un nouveau jeu d’une licence existante, mais apparemment encore plus ambitieux que Baldur's Gate. Divinity se veut un RPG avec de grands enjeux et une histoire profonde et imprédictible. Les premières images sont sanglantes, on assiste à l’exécution d’un être crucifié puis brûlé qui explose puis terrorise la population… c’est prometteur. Autre annonce qui réjouira les fans de la saga : Star Wars Fate of the Old Republic un jeu d’aventure narratif solo qui est censé succéder au mythique Star Wars: Knights of the Old Republic. D’ailleurs, le Canadien Casey Hudson qui a travaillé sur cette dernière licence et sur le jeu à succès Mass Effect fait partie de l'équipe de développement. Une nouvelle qui rassure les fans même s’ils devront patienter, puisqu’on n’a pas encore de date de sortie pour ce jeu. Clair Obscur : Expedition 33 couronné de succès Voilà pour les annonces les plus marquantes de la soirée. Côté récompenses, le prix du jeu à impact a été décerné à mon favori : South of Midnight, dont je n’ai cessé de vanter les mérites cette année. Hades II a été sacré meilleur jeu d’action, Donkey Kong Bananza, meilleur jeu familial, le prix du meilleur jeu mobile revient à Umamusume: Pretty Derby, un jeu de courses de jeunes filles-chevaux. Vous avez bien entendu et il fait un carton ! Hollow Knight Silksong a reçu le prix du meilleur jeu d'action-aventure, puis Expedition 33 a raflé quasiment tout le reste : meilleur premier jeu indépendant, meilleur jeu de rôle, meilleure direction artistique, meilleure narration, meilleure performance d’actrice pour la voix anglaise de Maëlle dans le jeu, et le casting français aurait mérité un prix. Meilleure soundtrack, donc tout ce qui est musique et son, et enfin meilleure game direction.  L’année se termine bien pour l’équipe de Sandfall Interactive et pour remercier leurs fans, une mise à jour gratuite d’Expedition 33 avec du nouveau contenu et des surprises est désormais disponible. Vous y retrouverez notamment un mode photo pour immortaliser vos moments favoris, un nouvel environnement féérique qui raconte l’histoire du personnage de Verso en version jeune et enfin de nouvelles pistes musicales, la musique du jeu étant un élément central de son succès. Ceux qui ont terminé le jeu savent donc maintenant comment faire durer le plaisir. 
Cette semaine, on revient sur la fermeture d'une chaîne de télé culte. C'est officiel, la chaîne Game One va officiellement cesser ses activités le 31 décembre 2025.  En France, si vous êtes nées avant la fin des années 1990, vous devez connaître Game One. C'est LA première chaîne de télévision française spécialisée dans les jeux vidéo. Elle a été créée en 1998 et est contrôlée depuis 2019 par le groupe américain Paramount Media Networks. Son émission phare, Team Game One, rassemblait des animateurs comme Julien Tellouck et Marcus, mais aussi Kayane, une championne française spécialisée dans les jeux de combat. Sur Game One, on retrouvait des tests et de l'actualité jeux vidéo, des animations farfelues, mais aussi des émissions autour de la pop culture, qui ont notamment permis à de nombreux téléspectateurs de découvrir des mangas et dessins animés cultes comme Naruto, South Park ou Code Lisa. Comprenez donc que c'est toute une génération de gamers qui a grandi avec cette chaîne historique, qui vient cette semaine de tourner sa toute dernière émission. Une fermeture stratégique de la chaîne C'est la fin d'une ère, mais pour revenir sur les propos de l'animateur Julien Tellouck, Game One ferme ses portes, alors même que la chaîne reste rentable. Ce n'est pas une question de perte d'audience ou de concurrence entre la télé et les plateformes en ligne comme YouTube, Twitch ou autres. Non, financièrement, Game One se porte bien puisqu'en 2024, la chaîne a fait 10 millions d'euros de chiffre d'affaires et 2,4 millions de bénéfices nets. Mais, alors pourquoi fermer aussi abruptement ? Il s'agirait a priori d'une décision stratégique prise par Paramount après sa fusion avec Skydance, qui veut se séparer de 50% de son pôle télévisuel en fermant Game One, MTV Hits, BET et d'autres chaînes.  Évidemment, les neuf salariés de Game One perdent leur emploi. Mais il faut savoir que Game One rassemblait une bonne trentaine de travailleurs, dont la majorité sont des intermittents du spectacle. Cela peut surprendre, mais c'est le cas de Marcus, animateur sur la chaîne depuis 27 ans. Et comme si ça ne suffisait pas, lui et ses collègues intermittents ont par ailleurs appris l'annonce de fermeture en octobre, non pas par leur employeur, mais via la rubrique Tech&Co du média BFMTV. Imaginez le choc, après 27 ans de bons et loyaux services.  Heureusement, la « Team G1 » n'en démord pas et compte bien se battre pour continuer de produire du contenu pour ses fans. Une chaîne Twitch au nom de « lateamlerespawn » existe déjà et rassemble plus de 7 700 abonnés. Et, on a hâte de les retrouver en pleine forme en 2026.
Parfois, il n'y a rien de tel qu'un jeu vidéo pour vous plonger dans une région du monde que vous n'avez pas encore eu la chance d'explorer. Dites au revoir pendant un temps aux jeux vidéo européens ou américains, je vous embarque avec moi pour découvrir des jeux qui abordent les cultures d'Amérique latine, d'Inde et d'Afrique. Amérique latine : Guacamelee ! et Dandara On commence avec un jeu indépendant qui a fait ses preuves : Guacamelee !, un jeu vidéo de plateforme et d'action qui reprend le folklore traditionnel mexicain. On y incarne Juan Agacate, un cultivateur d'agaves qui a trouvé par hasard un masque de luchador – nom donné aux catcheurs mexicains – et devra devenir le héros qui sauvera la fille d'El Presidente et lui évitera d'être sacrifiée. Guacamelee ! est un jeu amusant, coloré mêlant combats et immersion entre le monde des vivants et celui des morts, une thématique appréciée au Mexique. Je vous présente ensuite un jeu coup de cœur moins culturel : Dandara, un jeu brésilien de plateforme en 2D. On y incarne une héroïne qui porte le même nom et qui doit sauver son monde fait de sel qui est sur le point de disparaître. Ce qui fait la particularité de Dandara, c'est sa mécanique principale de jeu. Contrairement aux jeux de plateformes où l'on avance horizontalement, Dandara doit défier les lois de la gravité en bondissant du sol au plafond pour avancer. Et c'est avant tout cette caractéristique spécialité qui vous fera apprécier le jeu. Inde : Raji: an Ancient Epic et Venba Je vous propose de tester Raji : an Ancient Epic, un jeu d'action-aventure où l'on prend les traits de Raji, une jeune fille choisie par les dieux pour lutter contre l'invasion des démons en Inde antique. Le studio Nodding Heads Games vient par ailleurs d'annoncer une suite avec Raji : Kaliyuga où, cette fois, l'héroïne entamera un voyage périlleux avec son petit frère.  Deuxième recommandation tout droit venue d'Inde : Venba. Un jeu narratif qui mêle cuisine et histoire familiale. On y joue une mère qui émigre de l'Inde vers le Canada avec sa famille dans les années 1990. Vous pourrez y cuisiner des plats tamouls divers et explorer les thèmes de la famille, de l'amour, de la perte. Un jeu touchant que je vous invite à essayer. Afrique : Disney Iwajù : Rising Chef et Le Responsable Mboa Les coups de cœur y sont nombreux, mais j'ai envie de vous parler d'un autre jeu de cuisine : Iwajù : Rising Chef. Développé par le studio nigérian Maliyo Games et issu d'une série d'animation produite par Disney, il s'agit d'un jeu mobile de gestion où vous devez servir des plats nigérians à vos clients. On y retrouve le jollof rice, du riz cuit dans une sauce tomate, ou encore le puff puff, c'est-à-dire des beignets. Pour la dernière recommandation, direction le Cameroun avec Le Responsable Mboa. Un jeu mobile de gestion qui vous plonge au cœur d'un gouvernement africain fictif. Un environnement satirique dans lequel vous devrez gravir les échelons pour devenir un grand dirigeant africain. Deviendriez-vous un despote corrompu ou un dirigeant responsable ? À vous de décider selon vos choix au quotidien. À lire aussiL'Afrique dans les jeux vidéo: des folklores sous représentés
Que se passe-t-il lorsque le plus gros distributeur de jeux vidéo sur PC lance sa propre console ? Eh bien, c'est certainement embêtant pour les géants Xbox, PlayStation et Nintendo. En effet, Valve, l’entreprise derrière la plateforme Steam, a récemment annoncé la sortie de nouveaux produits, dont une nouvelle manette, la Steam Controller 2, un casque de réalité virtuelle et celui qui a retenu l’attention de tous : la Steam Machine.  Un nom simple et à la fois prometteur pour la Steam Machine (machine à vapeur, en français) qui avait déjà été annoncée en 2015, avant de subir un échec cuisant. Par contre, cette nouvelle version semble prometteuse, d’abord pour ses fonctionnalités. La Steam Machine peut en réalité s’utiliser comme un PC normal de bureau, ou alors comme une console. Nous vous épargnons tout le jargon technique, retenez juste que sa puissance est similaire à celle d’une PS5.  Steam Machine : des caractéristiques imbattables Le plus gros atout de la Steam Machine, c’est qu’elle propose l’accès aux 100 000 jeux déjà disponibles dans la bibliothèque de Steam. À l’heure où les exclusivités de jeux sortent aussi bien sur console que sur Steam, c’est tout bénef pour les gamers qui utilisent déjà Steam. Ils auront accès à leurs jeux sur PC et sur console, sans jamais avoir besoin d’investir dans une autre console. Autre avantage de la Steam Machine, son design en cube qui rappelle la Game Cube du début des années 2000. C’est un cube noir compact de 3,8 litres de volume qui la rend bien plus petite qu’une PS5 et trouvera facilement sa place sous la télé, dans le salon ou sur le bureau en mode PC. Aussi, le timing de l’annonce de cette console est parfait, dans un contexte où les consoles traditionnelles peinent à se maintenir à flot. Xbox et PS5 augmentent leurs prix, Microsoft ferme des studios et licencie en masse, tout ça au détriment des joueurs et des employés. Pendant ce temps, Steam devient une plateforme imbattable avec ses 30 millions de joueurs actifs simultanés et une bibliothèque accessible. On sent que les 10 années de recherche pour améliorer la Steam Machine ont payé.  Un positionnement stratégique nécessaire pour durer D’après le média Frandroid, si Valve s’aligne sur les PC avec des caractéristiques similaires, la machine devrait coûter entre 800 et 1 000 €. Et d’après un sondage du média IGN qui a rassemblé près de 25 000 votants, 54% des joueurs sont prêts à payer 500 $ pour s’offrir la Steam Machine, et 28% donneraient 800 $.  Si la console fait déjà rêver, un prix stratégique sera primordial pour en faire non pas un produit de niche, mais celui qui mettra peut-être un terme à la guerre des consoles historique. On le saura bien vite, puisque la Steam Machine sera disponible début 2026 dans les pays où la Steam Deck est déjà présente. À lire aussiNintendo Switch 2 contre ROG Xbox Ally: la guerre des consoles À lire aussiXbox vs PlayStation: la guerre des consoles et des annonces de jeux vidéo
Je vous ai déjà parlé de Love and Deepspace, ce jeu qui permet de vivre des amours virtuels profonds avec cinq hommes tous plus charismatiques les uns que les autres. Si les 50 millions de joueuses vivent leurs fantasmes à travers ce qui a été élu meilleur jeu mobile de l’année, pour celles qui ont la peau foncée, Love and Deepspace ne fait plus rêver.  Imaginez vivre une scène romantique dans une ambiance chaleureuse avec votre crush dans le jeu, il s’approche pour vous enlacer. Mais vous n’y voyez rien, car votre personnage qui a la peau foncée est quasiment invisible, contrairement à celles qui ont la peau claire. C’est le problème soulevé par de nombreuses joueuses de Love and Deepspace qui se sentent laissées pour compte, parce que les développeurs du jeu ont négligé la gestion de la lumière sur les peaux foncées. La luminosité sur les peaux noires, un problème de société En réalité, c’est un phénomène qui touche les peaux foncées aussi bien dans la vraie vie que dans les jeux vidéo. En 2020, le magazine Vogue avait été épinglé pour n’avoir pas mis en valeur la gymnaste olympique Simone Biles dans une photo en couverture du magazine. En 2023, c’est la chanteuse Aya Nakamura qui s’était plainte des retouches photo peu flatteuses prises par les photographes au NRJ Music Awards. En cause, la gestion de la lumière sur ces personnalités à la peau foncée. Et si on remonte encore plus loin, cette problématique trouve son origine dans le calibrage des appareils photos et caméras qui ont à l’époque été ajustés pour valoriser les peaux claires considérées comme la norme. Depuis, le problème se répercute aussi dans le jeu vidéo où pendant longtemps, les jeux ne savaient pas ajuster la lumière sur les personnages noirs selon leur environnement. Mais en 2025, les développeurs disposent de la technologie nécessaire pour valoriser les peaux foncées. Selon Shareef Jackson, un youtubeur qui a étudié le sujet pour le magazine Vice, « la technologie n’est plus un frein et il existe des solutions. Si les entreprises veulent bien faire les choses, elles doivent en faire une priorité. » L'inclusivité : un sujet négligé par les développeurs  Dans le cas de Love and Deepspace, un jeu qui mise tout son marketing sur des graphismes 3D exceptionnels, c’est vrai que ce problème de lumière est un comble. D’autant plus que les développeurs, Infold, sont bien au courant de la détresse de leurs joueuses depuis deux ans. Infold a récemment fait un communiqué où ils expriment avoir pris connaissance des demandes des joueurs et des joueuses, mais n’ont pour le moment pas promis de résoudre le problème. Cette négligence est plutôt contre-productive, quand on sait que le jeu a été pensé pour une cible asiatique, mais également occidentale, d’où son doublage de voix en anglais et la proposition de créer un personnage à la peau foncée. Malgré leur contribution financière, les joueuses à la peau foncée restent les grandes oubliées, forcées de constater que l'industrie du jeu vidéo ne leur offre pas le miroir d'identification qu'elles méritent.  À lire aussi«Love and Deepspace»: le jeu mobile à la conquête du public féminin
L'Afrique arrive enfin dans le jeu vidéo Les Sims. Une nouvelle qui en ravira certains, mais qui divise aussi. Discussion avec Grace, joueuse congolaise qui crée elle-même des mondes africains dans Les Sims, le jeu de simulation de vie le plus populaire au monde, édité par Electronic Arts. Electronic Arts (EA) a annoncé cette semaine l'ajout gratuit de design inspirés d'Afrique de l'Ouest dans Les Sims. Une représentation qui était très attendue par la diaspora noire, qui réjouit Grace, mais qui reste malgré tout décevante à ses yeux : « Pour moi, ce n'est pas suffisant encore, parce que ça fait 10 ans que le jeu existe (Les Sims 4, sorti en 2014, NDLR) et qu'on attend un monde inspiré du continent africain et qu'on a rien. Là, on a juste de petits articles en plus. Mais on attend un vrai pack d'extension avec un vrai monde, une vraie map et du vrai jeu, du gameplay qui nous immerge vraiment dans le continent africain. » Concrètement, ce que proposent Les Sims, c'est une série d'objets de décoration, de vêtements, de nourriture, dont le jollof rice, plat emblématique du Nigeria, du Sénégal ou encore du Ghana. Et si on peut saluer l'accès gratuit à ces accessoires, rappelons tout de même qu'ils sont purement décoratifs, tandis qu'à l'époque où Les Sims avait créé des mondes asiatiques, américains ou encore irlandais, les joueurs avaient eu droit à de nouvelles histoires et mécaniques de jeu, avec la construction de nouvelles villes, maisons, objectifs et traits de caractères pour leurs personnages. En somme, l'Afrique ne récolte que des miettes. Mais alors, pourquoi ? Éléments de réponse avec Grace : « Ce qui revient le plus dans la communauté, c'est qu'ils ont peur qu'ils ne fassent pas du chiffre, que personne n'achète un monde qui s'intéresse à l'Afrique, parce qu'ils n'ont pas beaucoup de joueurs installés sur le continent africain. Mais je ne comprends pas, parce que le dernier pack est inspiré de l'Irlande. Et pourtant, je ne pense pas que la majorité des joueurs soient basés en Irlande. C'est juste que grâce au gameplay, ils ont rendu ça vraiment attractif. » Cela paraît logique, mais on dirait que pour EA, tout sauf l'Afrique fait vendre, et c'est aussi pour ça que cette collection est gratuite. EA était pourtant bien parti puisqu'ils ont créé cette collection en collaboration avec le Pan African Gaming Group (PAGG) une communauté de joueurs de Sims africains. Mais pour une partie des joueurs, cette nouvelle sortie sert surtout à apaiser les cœurs et redorer l'image d'EA, qui a récemment annoncé son rachat par l'Arabie Saoudite et le gendre de Donald Trump. Dès lors, les joueurs, inquiets de la direction que prend l'entreprise, ont commencé à boycotter Les Sims. Malgré tout, pour Grace, la diversité ne risque pas de disparaître des Sims, car c'est « l'essence même du jeu ». N'oublions pas que si Les Sims d'aujourd'hui sont aussi inclusifs, c'est bien grâce à la contribution des joueurs qui créent ce qu'on appelle des mods, des modifications permettant d'ajouter du contenu qui n'existe pas dans le jeu de base. C'est grâce à eux que Les Sims n'ont pas pu ignorer la popularité de nouvelles coiffures ou accessoires inspirés des cultures noires. Grace, alias Aesthgrace sur ses réseaux sociaux, fait partie de ces créatrices qui n'attendent pas d'avoir la permission avant de créer tout un village congolais dans Les Sims, démontrant ainsi que les représentations comptent, même dans les jeux vidéo. À lire aussiComment le rachat d'Electronic Arts impacte les jeux et les joueurs? À lire aussiPlats familiaux : redécouvrir le plaisir de cuisiner
Dead Take ne sort pas de nulle part puisqu’il a été créé par Abubakar Salim, également derrière le jeu afro fantaisiste Tales of Kenzera : Zau. J’ai contacté l’acteur et dirigeant de Surgent Studios pour mieux comprendre comment il est passé de Zau à Dead Take, un jeu d’horreur psychologique réaliste qui dénonce les dérives de l’industrie du cinéma.  « Hollywood et mon expérience du monde du cinéma, bien qu'elles aient été plutôt heureuses et positives pour moi, ont également un côté incroyablement sombre. Surtout à l'heure actuelle, avec des gens comme Weinstein et P.Diddy, c'était un peu une façon de leur dire « allez vous faire voir ». C'est vous qui rendez ce milieu horrible. Je voulais mettre cela en lumière, mais en me mettant dans la peau d'un acteur qui est désespéré et prêt à tout pour réussir dans ce monde. » Vous l’aurez compris, dans Dead Take, on joue le rôle d’un acteur Chase Lowry qui tente de retrouver son ami Vinny Monroe, également acteur mais récemment disparu. Après une soirée bien arrosée, Chase se réveille dans le manoir sombre d’un grand nom de l’industrie, où tout peut arriver. Il s’agit d’un jeu hyperréaliste à la première personne dont le but sera de trouver des indices pour retrouver son ami et s’échapper de ce manoir. L’ambiance est glaciale, et le réalisme du jeu est amplifié par le jeu d’acteur des personnages impliqués. Ils sont l’autre raison pour laquelle Salim souhaitait raconter cette histoire.  « Je voulais créer un jeu dans lequel je pourrais faire jouer mes amis qui travaillent dans le domaine du jeu vidéo, mais en montrant leur nature réelle, en montrant ces acteurs tels qu'ils sont, ce qu'ils savent faire. Pas derrière un personnage, mais devant une caméra, en montrant leur visage et en les laissant jouer. Cela a été une grande source d'inspiration. »  En effet, le casting est impressionnant avec des acteurs bien connus dans le milieu du doublage de personnages de jeux vidéo, mais beaucoup moins dans le cinéma. Tous se retrouvent non plus derrière un personnage, mais bien face à une caméra. Une performance cinématographique inédite, dans un jeu vidéo. Et apparemment, l’industrie apprécie le projet ! Comme quoi beaucoup peuvent s’identifier à ce récit. Et quand je lui ai demandé pourquoi il a choisi d’en faire un jeu vidéo et non un film, voici ce qu’il m’a répondu :  « Pour moi, il y a quelque chose de vraiment puissant dans le fait de mettre le joueur dans la peau des personnages. C'est quelque chose que je voulais vraiment faire. Plutôt que de vous raconter l'histoire de ce que cet acteur a vécu, je veux que vous en fassiez l'expérience et que vous vous y plongiez. » En somme, Abubakar Salim n’est plus seulement un acteur qui s’est essayé aux jeux vidéo, c’est un storyteller, donc quelqu’un qui souhaite simplement raconter des histoires à travers différents médias. Il travaille déjà sur d’autres jeux, notamment Project Uso, qui proposera à priori un univers afro-futuriste qu’il préfère peaufiner en toute discrétion. Mais pour l’heure, ce dernier jeu Dead Take a été acclamé par les critiques avec un score de 8.5 sur 10 par Metacritic chez les joueurs. Et si vous souhaitez vous faire des frayeurs pour Halloween, comptez quatre heures de jeu pour Dead Take.  À lire aussiTales of Kenzera: ZAU, le jeu qui fera enfin rayonner l'Afrique?
Jennifer Lufau était à Lagos pour l'événement qui rassemblait de nombreux acteurs des industries culturelles et créatives africaines, dont le cinéma, la musique et bien sûr, le jeu vidéo ! Retour sur ces trois jours de salon au Nigeria. D'abord, il faut savoir que c’est la deuxième fois que ce forum se tenait, la première ayant eu lieu à Paris en 2023 et j’y étais à chaque fois, sur invitation de MansA, la Maison des mondes africains qui est une institution culturelle française dédiée aux créations et aux cultures des mondes africains et afro-diasporiques. Et le jeu vidéo dans tout ça ? Eh bien, je pense avoir compté une bonne quinzaine de participants issus du milieu sur place.  D’abord, on trouvait au forum un espace entièrement dédié aux jeux vidéo, aux Webtoons et à la réalité virtuelle. Ainsi, les visiteurs et professionnels du salon pouvaient tester différents jeux créés sur le continent, tels que Relooted du studio sud-africain Nyamakop, Safari City du studio nigérian Maliyo Games, Aurion : l’héritage de Kori-Odan du Camerounais Kiro'o Games ou encore Broforce du Sud-Africain Free Lives. Et il faut le dire, ce rassemblement de jeux africains est très rare, puisqu’à ce jour, le jeu vidéo africain ne représente que 1% du marché mondial. Un chiffre qui est voué à évoluer quand le secteur donnera de la place aux créateurs du continent.  À écouter aussiL’Afrique dans les jeux vidéo : des folklores sous représentés Un concours de pitch du meilleur jeu vidéo par des créateurs africains J’ai eu la lourde tâche d’évaluer quatre jeunes créateurs du Bénin, de Côte d’Ivoire et du Nigeria qui ont tous présenté leur jeu devant un public et un jury. À la clé du concours, un voyage et un accompagnement par MansA pour continuer le projet. Parmi les quatre projets présentés, celui du Béninois Harrysson Hazoumè proposait une expérience en réalité virtuelle permettant de revisiter un bateau négrier en rassemblant les bouts de mémoire d’un esprit captif.  Autre projet marquant, celui de l'Ivoirien Issouf Kaboré qui lui avait déjà un prototype d’un jeu de combat sur mobile appelé Zulu Battle. On a également eu droit à un projet dédié aux enfants pour en apprendre plus sur l’espace et les planètes. Mais le gagnant du concours, Tade Ajiboye, s’est démarqué pour l’avancement de son jeu Go North qui propose un univers en 3D relaxant, immersif et narratif où notre personnage doit trouver son chemin dans des labyrinthes.  Création Africa : un rassemblement d'experts du jeu vidéo africain Oui, j’ai adoré celle sur le financement du cinéma africain et j’ai participé à une conférence sur les représentations et les cheveux afro dans le jeu vidéo avec d’autres acteurs du milieu comme Eniola Edun, fondatrice de Gamr, la première plateforme d’organisation de tournois esport au Nigeria, mais aussi Mickaël Newton, expert en impact social du jeu vidéo et employé chez Ubisoft.  En Afrique du Sud, on a l’Africa Games Week qui se tiendra en décembre pour rassembler les acteurs africains du jeu vidéo. Mais rares sont les événements d’une aussi grande ampleur sur le continent. Je me réjouis de voir le jeu vidéo africain prendre sa place au même titre que le cinéma ou la musique. L’objectif est simple : raconter des récits africains via le média le plus interactif et le plus populaire au monde. Et rien que pour ça, le Forum Création Africa a le mérite d’exister. À écouter aussiJeux vidéo : à la Gamescom, les Africains veulent jouer dans la cour des grands
Le mois d'octobre est l'un des moments les plus intenses en sortie de jeux vidéo. Voici les titres à ne pas manquer cette semaine. D’après l’étude du cabinet américain NewZoo, 70% des jeux AAA sont sortis entre février et mars, puis entre août et novembre pour la période de 2021 à 2024. Et ce mois d'octobre a connu de grosses sorties jeux vidéo ces dernières semaines. Et on commence avec l’un des jeux les plus attendus de l’année, Ghost of Yotei, la suite de Ghost of Tsushima. On est sur un jeu d’action-aventure qui propose d’explorer un monde ouvert dans un Japon féodal. Tout comme Naoe, l’héroïne de son concurrent direct Assassins Creed Shadows, Atsu, le personnage principal dans Yotei voit sa famille massacrée et décide à l’âge adulte de la venger.  Ghost of Yotei signe déjà une expérience visuelle exceptionnelle, un système de combat pointu et une performance impressionnante de l’actrice Erika Ishii qui prête son apparence et sa voix à l’héroïne. Ce qui explique les ventes significatives du jeu : plus de 2 millions de copies vendues, exclusivement sur PS5. C’est moins que son prédécesseur qui s’était vendu à 2,4 millions en trois jours, mais rappelons que Tsushima avait l’avantage d’avoir une base de joueurs plus importante sur la PS4 ! À lire aussiAnnonces des éditeurs: quand les jeux de samouraïs ont la côte ! Little Nightmares III, impossible d'y jouer simultanément Autre grosse sortie de la semaine, et c’est aussi une suite, il s’agit d’un jeu vidéo indépendant également très attendu : Little Nightmares III. On est sur le troisième opus de cette licence qui propose de plonger dans un monde où la peur a plusieurs visages ! Vous l’avez compris, c’est un jeu d’horreur, mais étrangement mignon qui raconte l’histoire de deux amis perdus dans un monde terrifiant et hostile aux enfants. Nos personnages Low et Alone doivent s’entraider pour survivre à des poupées maléfiques et à un environnement qui ne leur veut pas du bien. Heureusement, ils pourront compter l’un sur l’autre pour s’en sortir. Bien qu’on puisse jouer les deux personnages, il ne sera pas possible d’y jouer simultanément à deux, une information à noter pour les habitués de la licence. Battlefield 6, le jeu de tir de l’année Dernière sortie récente et pas des moindres, Battlefield 6 a vu le jour le 10 octobre 2025 sur PC, Xbox Series et PS5 et c’est peut-être déjà le FPS, donc le jeu de tir de l’année ! Comptez 700 000 joueurs simultanés à la sortie du dernier bébé d'Electronic Arts. Côté joueurs et presse jeux vidéo, Battlefield 6 semble être une belle surprise qui combine les bonnes mécaniques des opus précédents : une ambiance militaire moderne et immersive, une campagne solo et même bientôt un Battle Royale !  Le mois d’octobre est donc déjà chargé en sorties attendues, mais ce n’est pas fini. Si vous en voulez encore, restez à l'affût pour Just Dance 2026 qui est sorti le 14 octobre, Keeper le 17 octobre, Vampire the Masquerade - Bloodlines et Ninja Gaiden 4 qui arrivent tous les deux le 21 octobre et enfin The Outer Worlds 2 qui sort le 29 octobre. 
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Comments (1)

Sapha paai

Aviator https://aviators.cm est un jeu brillant pour ceux qui aiment un mélange de stratégie et de frisson. J'apprécie de calculer mes risques et de décider combien parier à chaque tour. La mécanique du jeu est facile à comprendre, mais maîtriser le timing est ce qui le rend si gratifiant.

Oct 4th
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