Discover
Le grand invité international
Le grand invité international
Author: RFI
Subscribed: 8Played: 104Subscribe
Share
© France Médias Monde
Description
Du lundi au jeudi, Arnaud Pontus, le vendredi et le samedi, Marion Cazanove, reçoivent une actrice ou un acteur de la scène politique, culturelle, sportive, économique, sociale pour réagir à l’actualité internationale. Émission préparée par Camille Nerant.
Diffusion : du lundi au samedi à 6h20 TU.
715 Episodes
Reverse
Donald Trump repousse encore son ultimatum. Le président américain laisse désormais à l'Iran jusqu'au 6 avril pour rouvrir le détroit d'Ormuz. Depuis près d'un mois, un cinquième des exportations de pétrole et de gaz consommés dans le monde est à l'arrêt, ce qui met évidemment la pression sur le système économique de nombreux pays, y compris des États-Unis. Pour en parler, nous recevons l'Amiral Bernard Rogel, ancien chef d’état-major de la marine française, ancien chef d’état-major particulier du président de la République, auteur d'Un Marin à l’Élysée - des sous-marins nucléaires au bureau du Président (Ed. Tallandier), dans le studio de RFI le 27 mars 2026.
Caroline Yadan, députée de la 8e circonscription des Français de l'étranger, est l'invitée de RFI ce 26 mars 2026. Au 27e jour de guerre au Moyen-Orient, elle y voit un « affrontement pour l'avenir des démocraties ». Elle évoque aussi sa proposition de loi qui vise à lutter contre « les nouvelles formes d'antisémitisme ».
Anders Fogh Rasmussen, ancien secrétaire général de l'Otan (2009-2014), ancien Premier ministre du Danemark (2001-2009), est l'invité de RFI ce 25 mars 2026. Il constate et se désole de la dégradation des relations entre les États-Unis et l'Europe. Il appelle les Européens à réformer l'Otan et à cesser de « flatter » Donald Trump. Face à la guerre au Moyen-Orient, il exclut une intervention de l'Otan pour libérer le détroit d'Ormuz.
Kalev Stoicescu, président de la commission de défense nationale du Parlement d’Estonie, est l'invité de RFI ce 24 mars 2026. Au 25e jour de guerre en Iran, il estime que l'Europe ne doit pas participer directement au conflit. Face à la menace russe, l'Estonie a considérablement augmenté ses dépenses militaires.
Matthias Krupa, correspondant à Paris de l'hebdomadaire allemand Die Zeit et Stefano Montefiori, correspondant à Paris du quotidien italien Corriere della Sera sont les invités de RFI ce lundi 23 mars 2026. Au lendemain des élections municipales en France, ils tirent le bilan politique de ces scrutins.
La capitale sud-coréenne se prépare à vivre dans quelques heures, un événement immanquable pour des milliers de fans. Après une pause de quatre ans, le groupe de K-pop BTS, devenu un véritable phénomène mondial, vient de sortir un nouvel album, Arirang. Ophélie Surcouf, journaliste spécialiste de la Corée et autrice du livre Le guide des voyageurs paumés en Corée du Sud aux éditions Hachette, à paraître en avril, et de K-pop Culture : Toutes les clés pour mieux comprendre la Corée aux éditions Hors collection, est la grande invitée de RFI. À lire aussiK-pop: BTS marque son retour avec «Arirang», un album et un concert historique à Séoul
Anne-Sophie Corbeau, chercheuse au Centre global de politique de l’énergie à l’université Columbia, est l’invitée de RFI ce 20 mars 2026. Alors que les frappes au Moyen-Orient visent des infrastructures gazières stratégiques, elle alerte sur le risque d’une crise énergétique mondiale, entre tensions sur l’approvisionnement et hausse des prix.
Thierry Breton, ancien commissaire européen au Marché intérieur et ancien ministre de l’Économie et des Finances, est l'invité de RFI ce 19 mars 2026. Au vingtième jour de guerre au Moyen-Orient, il s'inquiète de l'embrasement actuel. Il appelle l'Europe à agir, en respectant ses traités, « que chacun fasse son travail » dit-il.
Eddy L. Harris, essayiste et documentariste américain, auteur de Confession américaine (éditions Liana Levi), est l'invité de RFI ce 18 mars 2026. Il pointe la « folie » et les « mensonges » du président des États-Unis, Donald Trump. L'auteur explique qu'il ne comprend pas l'intervention militaire américaine au Moyen-Orient. Il constate aussi qu'il ne reconnaît plus son pays et les Américains.
Nitzan Horowitz, journaliste, ancien député et ancien ministre israélien de la Santé, est l'invité de RFI ce 17 mars 2026. Au dix-huitième jour de guerre au Moyen-Orient, il plaide pour la fin de l'opération américano-israélienne. Selon lui, les frappes contre l'Iran ne permettront pas de renverser le régime et une offensive terrestre au Liban serait « catastrophique ».
Olivier Christen, procureur national anti-terroriste en France, est l'invité international de RFI ce 16 mars 2026. Alors que la guerre se poursuit au Moyen-Orient, il fait le point sur l'état de la menace terroriste iranienne en France. Il évoque aussi l'ouverture du procès de Sabri Essid, à Paris. Ce jihadiste français est jugé par défaut pour crimes contre l'humanité et génocide contre les Yézidis en Syrie.
Karam Hassan, président et fondateur de l’association « La Voix des Réfugiés », auteur de Un rêve plus loin (mars 2026, Ed. Albin Michel) est ce samedi, le grand invité international de RFI. Il raconte dans son livre-témoignage, le parcours atypique de sa vie de réfugié. Une histoire singulière qui l'a conduit successivement du Darfour au Soudan à l'Égypte, en passant par les côtes italiennes, des tentatives infructueuses pour rallier le Royaume-Uni et une demande d'asile en France en définitive. Tout ceci, alors qu'il ne connaissait aucun mot de la langue de Molière. Aujourd'hui, il accomplit une belle carrière dans une prestigieuse entreprise française, L'Oréal.
La guerre de la coalition États-Unis-Israël contre l'Iran ne faiblit pas. Deux semaines après le déclenchement des hostilités, elle continue de faire rage au Moyen-Orient et dans les pays du Golfe Persique. Le centre-ville de Beyrouth a essuyé plusieurs frappes de l'armée israélienne cette nuit. Deux universitaires y ont succombé. La situation demeure alarmante dans toute la région pour les populations civiles, y compris les personnes en détention. Pour en parler, Louis Arnaud, ancien détenu en Iran, auteur de La Révolution intérieure (dition des Equateurs) est ce vendredi 13 mars, le grand invité international de RFI. À lire aussiGuerre au Moyen-Orient: aucun signe d'apaisement, Netanyahu menace le nouveau guide iranien
Monseigneur César Essayan, vicaire apostolique de Beyrouth, est l'invité de RFI ce 12 mars 2026. Au 11ème jour de guerre au Liban, il raconte l'angoisse de la population entraînée dans un nouveau conflit. Avec plus de 600 morts et 800 000 déplacés, la situation n'a jamais été aussi grave, selon lui. À lire aussi[En direct] Guerre au Moyen-Orient: une frappe israélienne fait au moins 7 morts dans le centre de Beyrouth
Éric Lombard, ancien ministre français de l'Économie et des Finances, est l'invité de RFI ce 11 mars 2026. Au douzième jour de guerre au Moyen-Orient, il pointe les risques pour l'économie mondiale.
Rafael Mariano Grossi, directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), est l'invité de RFI ce 10 mars 2026. Au onzième jour de frappes israélo-américaines sur l'Iran, il dit son inquiétude. Il confirme que les frappes n'ont pas causé de dégâts majeurs sur les installations nucléaires. Il espère la reprise rapide des discussions sur le programme nucléaire iranien. RFI : Après dix jours de guerre en Iran et dix jours de frappes israélo-américaines, en tant que patron de l'AIEA, quelle est votre principale inquiétude ? Rafael Mariano Grossi : Mon inquiétude, c'est que la situation en ce qui concerne les actifs nucléaires de l'Iran demeure à l'état où ils étaient avant la guerre. C'est-à-dire un stock d'uranium enrichi à 60 %, plus de 440 kilogrammes, suffisant pour fabriquer une dizaine d'armes nucléaires. Des capacités technologiques et industrielles qui sont toujours là. Ce qui veut dire qu’au-delà du conflit - et ce conflit aura sa logique et arrivera à la fin, espérons au plus vite - il va falloir retourner à la table des négociations et trouver une fois pour toutes une solution durable à cette histoire qui nous affecte depuis plus de 20 ans. Vous avez évoqué ces 440 kilos d'uranium enrichi dont disposaient les Iraniens avant la guerre de juin 2025. Est-ce qu'on sait si ce matériel est aujourd'hui en lieu sûr ? Je ne sais pas si on peut qualifier l'endroit comme lieu sûr, mais il existe un large consensus autour de l'idée que le matériel se trouve là où il était au mois de juin 2025. Ça veut dire dans les tunnels du complexe nucléaire d'Ispahan, et un peu aussi dans le complexe de Natanz. C'est toujours une question sans réponse, mais il va falloir en trouver une. Si une frappe venait à toucher ce stock d'uranium enrichi, que se passerait-il ? De ce point de vue-là, il n'y a pas tellement de problème. Les conséquences radiologiques d'une frappe directe sur du matériel comme ça pourrait peut-être avoir une conséquence très limitée de type intoxication chimique, mais pas nucléaire dans le sens que l'on peut l'imaginer. Donc techniquement, ce ne serait pas gravissime ? Non. Là, les problèmes sont stratégiques, politiques. Parce que la menace de la possibilité d'un développement de l'armement nucléaire existe. Ça n'a pas disparu. La rumeur de l'envoi de forces spéciales américaines et israéliennes pour sécuriser ce stock d'uranium, qu’en pensez-vous ? Je ne sais pas quels moyens militaires et quelles possibilités de succès une telle opération pourrait avoir. Ça me paraît un peu « difficile », pour le dire diplomatiquement. Mais comme je l'ai dit, la solution reste dans la table des négociations. Quels sont les dégâts causés par les frappes sur les sites nucléaires iraniens ? Vous avez des preuves de dégâts sur certains sites... Oui, on en est certain. Il y a quand même une différence assez marquée entre cet épisode et ce qui est arrivé au mois de juin 2025. L'année dernière, il s'agissait bien clairement de frappes « nucléaires ». L'intérêt, c'était vraiment les installations nucléaires. Maintenant, et c'est évident, les cibles ont été politiques, industrielles. C’est différent. Il y a eu deux frappes sur Ispahan et une sur Natanz. Mais rien de vraiment important. Au niveau des dégâts, ces installations sont déjà très abimées depuis des mois déjà. Il n’y a pas de fuites radioactives ou de radiations détectées ? Pas pour l'instant. Il s'agit ici d'un problème latent, d'un problème stratégique politique et d'une menace de développement d'armement nucléaire qui demeure. Les inspecteurs de l'AIEA ne sont plus en Iran depuis juin 2025. Quelles sont vos sources ? Alors, on a pu y retourner, mais pour des inspections sur des sites qui n'étaient pas attaqués. Donc, les sites pas « sensibles ». On avait essayé de rétablir les inspections, mais sans succès, y compris avec ces fameuses négociations auxquelles j'ai participé. J'étais à Genève avec le ministre des Affaires étrangères d'Oman, monsieur Witkoff, monsieur Kushner et évidemment le ministre des Affaires étrangères de l'Iran, Abbas Araghchi. Et on n'a malheureusement pas eu un accord. C'est à cause de ça qu'on se retrouve dans cette situation. Est-ce que vous avez des contacts avec les autorités iraniennes depuis le déclenchement de ces frappes, c'est-à-dire depuis le 28 février ? Oui, on n'a pas perdu contact, mais c'est clair, il y a une guerre et ils sont bombardés. Donc, la possibilité d'une reprise d'une négociation n'est pas mentionnée en ce moment. Mais je crois que le moment viendra et au plus vite, je crois qu'il faut le faire. Il existe des possibilités qu'il y ait des secteurs qui, plus radicalisés encore, décident que vu les circonstances, la solution serait de se doter finalement de l'armement nucléaire. Et c'est ça l'hypothèse qui me préoccupe. Une hypothèse qu'il faut écarter. Vous nous dites que cette guerre pourrait convaincre certains dignitaires iraniens de l'utilité de disposer de l'arme nucléaire pour se défendre ? On ne peut pas l'exclure. Évidemment, ce sont des choses que les gens pensent et je crois qu'il faut éviter ces scénarios. Mais pour cela, il faut avoir des idées et nous en avons plein. Et j'espère qu'on pourra bientôt reprendre. La guerre va « bientôt se terminer », dit Donald Trump. Ça vous rend optimiste ? Vous pensez qu'il y a la possibilité de réouverture de négociations à la clé ? C'est clair que l'Iran est une grande nation, c'est une population importante et c'est un pays industrialisé. On ne va pas effacer de la carte, l'Iran. Donc, il va falloir, au plus vite, retrouver la table des négociations. Vous voyez déjà les conséquences de ce qui se passe à part la destruction en Iran qui est déjà lamentable. J'entendais tout à l'heure les conséquences au niveau de l'économie mondiale et les prix des combustibles fossiles et autres. Ce sont des conséquences gravissimes. Je crois que les enjeux sont aussi graves et ils demandent une solution d'urgence. En ce moment, il y a la guerre, mais c'est clair que cela ne donnera pas la solution durable dont on a besoin. Et dans l'immédiat, vous réclamez toujours un cessez-le-feu ? C'est une précondition, c'est clair. Je ne peux pas imaginer une négociation s'entamer sous le bruit des bombardements.
Asso Hassan Zadeh, juriste franco-iranien, un des responsables du Parti démocratique du Kurdistan d'Iran (PDKI) à l’étranger, est l'invité de RFI ce 9 mars 2026. Au dixième jour de la guerre en Iran, il dit espérer une chute rapide du régime de Téhéran. Il confirme les contacts entre Américains et Kurdes à propos de l'avenir immédiat de l'Iran. RFI : Dixième jour de guerre en Iran et dans la région. Les frappes se poursuivent et un nouveau guide suprême iranien a été désigné. Est-ce que vous espérez toujours la chute du régime ? Asso Hassan Zadeh : Non seulement nous l'espérons, mais nous y croyons. Le régime a été affaibli plus que jamais à cause des frappes israélo-américaines. La population iranienne et les peuples d'Iran dans leur ensemble souhaitent saisir cette opportunité pour se débarrasser de ce régime. La chute de la République islamique, ce n'est qu'une question de temps ? Tout à fait, mais ce n'est pas facile. Le cas de l'Iran est très différent d'autres cas. Le système de la République islamique repose sur plusieurs piliers. Ils ont toujours des cartes encore en main. L'appareil répressif, en l'absence d'une défection au sein du régime à laquelle je n'ai jamais cru et je ne crois pas, est toujours capable de réprimer tout soulèvement populaire. Mais dans le même temps, si on regarde la conjoncture actuelle, malgré le fait qu'on parle d'une cessation des hostilités - dans l'intérêt non seulement des peuples d'Iran, mais aussi des Occidentaux, y compris les Européens et les Français, qui sont malheureusement absents des grands dossiers du Moyen-Orient depuis longtemps - il faut se diriger vers cette perspective. Mais la fin du régime, ce n'est pas tout. Il faut aussi penser sérieusement à une alternative crédible qui représenterait les aspirations des Iraniens. « La guerre risque de prendre encore beaucoup de temps », selon le chef d'état-major israélien. De votre point de vue, cette guerre peut durer ? Les Américains l'ont déjà annoncé dès le premier jour. Leur projection était de 4 à 5 semaines. Dans un précédent qui était plus facile à terminer, le cas irakien de Saddam Hussein en 1991, ça avait duré plusieurs semaines. Alors, l'exemple de l'Iran qui est en cours, surtout avec l'embrasement de la région, c'est beaucoup plus compliqué. Ça peut durer plusieurs semaines encore, surtout s'il n'y a pas un consensus international, si les Européens ne s'y mettent pas sérieusement et s'il n'y a pas surtout une offensive terrestre ou des soldats au sol, ce qui est exclu du côté américain. Donald Trump disait, le 7 mars, ne pas vouloir que les Kurdes lancent une offensive contre l'Iran. Pourtant, deux jours plus tôt, le même président des États-Unis était « tout à fait pour » une offensive des milices kurdes iraniennes contre le pouvoir de Téhéran. Est-ce que vous vous y retrouvez dans les intentions et les attentes américaines ? Il est difficile de prévoir Donald Trump. C'est son style personnel, soit parce que lui-même hésite - on l'a vu aussi dans le cas ukrainien avec des déclarations contradictoires - ou alors c'est une guerre psychologique qu'il mène à l'Iran. Mais en tout cas, il a dit que la carte de l'Iran ne resterait pas la même à l'issue de la guerre. Je peux vous confirmer que dans les derniers jours, des contacts et des discussions sans précédent à un niveau exceptionnel ont eu lieu entre l'administration américaine et la coalition des forces politiques kurdes du Kurdistan iranien, pour envisager le rôle que peuvent jouer les Kurdes d'Iran dans ce contexte. Quel type de contact y a-t-il eu entre les partis kurdes qui ont formé une coalition et l'administration américaine ? Je ne suis malheureusement pas en mesure de donner les détails du niveau et de la nature des contacts. Je peux simplement dire qu'ils sont d'un niveau exceptionnel. Quelle part les partis kurdes voudraient prendre dans la chute de la République islamique ? Le Kurdistan iranien est la partie de l'Iran qui est la plus mobilisée, la plus politisée. Les partis kurdes - à cause de leurs racines profondes dans la population et la présence de leur quartier général, de leur base au Kurdistan irakien - ont une influence certaine sur la population. Malgré le fait que dans les dernières années, leur marge de manœuvre au Kurdistan irakien a été assez limitée, ils ont toujours gardé leurs unités de guérillas entraînées, dans la possibilité de participer à une libération des territoires kurdes et même au-delà, si nous voyons que le régime est tout à fait affaibli. Mais il faut savoir que même avec la destruction des capacités militaires iraniennes en drones et missiles, le régime iranien sera capable de réprimer dans le sang un soulèvement populaire avec les armes qu'il a utilisées en 1980 et les années suivantes. Les milices kurdes sont donc prêtes à participer à un mouvement militaire qui permettrait la chute du régime islamique ? En tout cas, ils ont le potentiel. Il faut plusieurs conditions à réunir, mais en tous les cas, je ne pense pas que les partis kurdes iraniens se lancent dans une telle aventure sans être sûrs que par la suite, il y aura une garantie de la protection des civils en Iran. Ça voudrait dire que les milices kurdes ne s'impliqueraient qu’avec la certitude d'avoir notamment le soutien des Américains ou l'appui militaire ? Notre combat a commencé avant les frappes de l'Amérique en Iran. Et si jamais il y a de nouveaux accords entre eux, notre combat continuera aussi longtemps que nos droits ne sont pas réalisés. Il y a aussi une part d'initiative de notre part, une attente de la part de la population, mais en tout cas, dans l'hypothèse certaine où le régime iranien utiliserait les villes kurdes iraniennes comme bouclier humain, comme il commence à le faire, il faut certainement réfléchir deux fois avant de se lancer dans une telle hypothèse et préparer le terrain à travers l'établissement d'une « no fly zone », comme ça a été le cas grâce aux Français à l'époque au Kurdistan irakien. Comment imaginez-vous l'Iran après cette guerre ? Quel peut être le futur régime ? Malheureusement, il n'y a toujours pas d’alternative politique crédible qui représente les aspirations de tous les Iraniens, de tous les peuples d'Iran. Il y a plusieurs pôles qui se forment, mais en tout cas, je pense que le pôle des nationalités opprimées et des républicains, de ceux qui ne veulent pas un retour à la monarchie, dans les jours et les semaines à venir, peut être très fort. Et nous œuvrons à un Iran démocratique, si possible fédéral en tous les cas, dans lequel les droits des nationalités opprimées, des peuples opprimés, surtout les Kurdes qui ont souffert longtemps des deux régimes d'ailleurs et qui ont un long passé dans ce combat, soient reconnus à tous les plans. Pas de retour à la monarchie, donc pas de Reza Pahlavi, le fils du dernier chah d'Iran qui est souvent cité ? Tout à fait.
Depuis le début de l'année, plus de 600 personnes ont perdu la vie en essayant de traverser la Méditerranée. Un bilan donné il y a quelques jours par l'OIM, l'Organisation internationale des migrations. C'est le pire début d'année, le plus meurtrier depuis 2014 selon cette agence de l'ONU. Si les chiffres varient selon les sources, cette route migratoire reste la plus dangereuse au monde. C'est sur cette route et pour éviter que ces tragédies ne se multiplient, que travaille SOS Méditerranée depuis dix ans. Fabienne Lassalle, directrice générale adjointe de l’ONG SOS Méditerranée, est notre invitée.
Marie-Amélie Le Fur, Présidente du Comité paralympique et sportif français (CPSF), est la grande invitée de la matinale de RFI ce vendredi 6 mars 2026, alors que débutent les Jeux Paralympiques d'hiver à Milan-Cortina, en Italie. Une compétition marquée par le retour des athlètes russes et biélorusses, quatre ans après le déclenchement de la guerre en Ukraine. À lire aussiAvec la Russie mais pas sans polémique, Milan Cortina lance ses Jeux paralympiques À lire aussiLes responsables ukrainiens boycotteront les Jeux paralympiques 2026 à cause de la participation russe (ministre)
Rabih Chaer, l'ambassadeur du Liban en France, est l'invité international de RFI ce jeudi 5 mars 2026. Alors que le Liban est une nouvelle fois entraîné dans une guerre régionale, le diplomate appelle à un cessez-le-feu. Il assure que le Liban ne voulait pas de cette guerre et renvoie dos à dos Israël et le Hezbollah. À lire aussi[En direct] Guerre au Moyen-Orient: l'Iran affirme avoir touché un pétrolier américain, les frappes continuent sur Téhéran



