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Des voix et des droits, le podcast de la LDH
Des voix et des droits, le podcast de la LDH
Author: LDH
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Description
Association loi 1901, la Ligue française de défense des droits de l’Homme et du citoyen, « LDH », regroupe les femmes et les hommes de tous horizons et toutes conditions, qui choisissent librement de s’associer afin de réfléchir, discuter, agir pour la défense des droits et libertés.
60 Episodes
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Patrick Baudouin, le président de la LDH, inaugure “Des voix et des droits”, avec un état des lieux des libertés associatives en France. Si la LDH s’est récemment attiré l’ire du gouvernement, elle est malheureusement loin d’être la seule association menacée ces dernières années. Patrick Baudouin déplore une remise en cause croissante de la liberté d’association, une volonté de mainmise préoccupante par le pouvoir politique. Pourtant, la liberté d’association est essentielle en démocratie, où la société civile doit pouvoir s’exprimer par le biais de contre-pouvoirs. La LDH continue son combat contre l’injustice et l’arbitraire, et poursuit son engagement en faveur de la justice sociale et de la reconnaissance de l’égalité des droits.
Dans ce deuxième épisode, la vice-présidente de la LDH, Marie-Christine Vergiat, propose une mise en perspective historique de l’opération Wuambushu à Mayotte. 101e département français depuis 2011, il est aussi le plus pauvre : 80 % de la population mahoraise vit en-dessous du seuil de pauvreté. En 2017, l’Insee constatait que 40 % de l’habitat mahorais était fait de tôle et que 60 % était dépourvu du confort de base (eau courante, toilettes, ou douche).Au milieu des années 1970, un référendum est organisé sur l’indépendance de l’archipel des Comores. Mayotte est la seule des quatre îles à se prononcer en faveur du maintien dans le giron français. Maintien dénoncé par l’ONU au nom du principe de l’intégrité territoriale et de l’intangibilité des frontières. Au sein de l’archipel, les circulations d’île en île sont en effet nombreuses et historiques. Dès 1986, le « visa Balladur » instaurait une restriction très forte à la circulation des Comores vers Mayotte, qui avait pour but de la limiter drastiquement.L’opération Wuambushu est articulée autour de trois objectifs qui consacrent le lien fallacieux et xénophobe entre immigration et délinquance : lutte contre l’insalubrité publique, contre la délinquance, et contre l’immigration irrégulière. Gérald Darmanin utilise Wuambushu comme opération de communication pour le lancement de son projet de loin sur l’asile et l’immigration, au mépris des conséquences dramatiques sur les populations concernées. Marie-Christine Vergiat rappelle qu’on ne lutte pas contre l’insalubrité à coups de bulldozer, a fortiori dans un territoire où les investissements publics font défaut, et où les services publics sont à l’agonie.
1ère partieDans cet épisode, Nathalie Tehio, membre du Bureau national de la LDH, retrace l’évolution de la doctrine du maintien de l’ordre en France ces dernières années.Avant les manifestations contre la loi Travail en 2016, les agents chargés du maintien de l’ordre appliquaient une doctrine dite « à la française » qui consiste à maintenir à distance les manifestantes et manifestants et à montrer leur force pour ne pas s’en servir. Un véritable tournant s’est opéré en France, en raison notamment de la diminution des effectifs de CRS impliquant de faire intervenir d’autres unités non formées au maintien de l’ordre (BAC, CSI…) mais aussi parce que le gouvernement a eu pour objectif la communication sur le nombre d’interpellations : le maintien de l’ordre n’a plus vocation à protéger la liberté de manifester, mais à réprimer la contestation.Nasses, encerclements, interpellations préventives : ces dissuasions répressives portent atteinte à la liberté de manifester, alors que le pouvoir tente en parallèle de porter atteinte à l’observation des pratiques policières.
2ème partieAprès un rappel historique dans la première partie, Nathalie Tehio, membre du Bureau national de la LDH, expose ici l’amplification des atteintes au droit constitutionnel de manifester en France.Dans le droit international, la déclaration préalable d’une manifestation a pour but de permettre aux autorités de prévoir le dispositif pour protéger les manifestantes et manifestants. Or, la doctrine du maintien de l’ordre en France s’est éloignée de cet objectif.Détournement de la législation anti-terroriste, délit de dissimulation du visage, publications tardives d’arrêtés d’interdiction de manifester, verbalisations abusives, interpellations sur des textes flous et sans preuve tangible de la commission d’une infraction… Ces entraves à la liberté de manifester qui se multiplient mettent en péril la séparation des pouvoirs, et la liberté des citoyennes et citoyens. La LDH développe des outils juridiques pour lutte
Lundi 10 juillet 2023 est sorti le rapport d’observation des manifestations contre le projet de méga-bassine qui se sont déroulées du 24 au 26 mars à Sainte-Soline. Lionel Brun-Valicon faisait partie des observateurs des pratiques policières présents sur place. Après un travail de plusieurs mois fondé sur des observations de terrain, recoupées à l’aide de témoignages et d’éléments matériels, les observatrices et observateurs versent au débat public un rapport minutieux relatif à la stratégie de maintien de l’ordre déployée ainsi que le récit précis du déroulement de la manifestation.
En juillet dernier, un arrêté municipal à Angoulême interdisant notamment de demeurer assis ou allongé sur le domaine public a largement attiré l’attention médiatique. Attaqué par la LDH, le juge des référés a partiellement suspendu cet arrêté abusif en août. L’offensive contre les plus vulnérables s’intensifie, alors que le droit au logement a connu un nouveau recul avec la loi Kasbarian-Bergé.Occupation du domaine public, burkini, liberté de manifester… Dans cet épisode, Marion Ogier illustre la créativité de nombreuses communes et administrations pour outrepasser le droit. Avocate et membre du Comité national de la LDH, elle démontre l’efficacité de la lutte par le droit, mais s’interroge également sur ses limites, face à un exécutif déployant une méthode sécuritaire, restrictive des libertés individuelles et publiques.
Comme chaque année à l’occasion de la Journée internationale pour le droit à l’avortement, la LDH appelle au rassemblement partout en France. Aujourd’hui, Des Voix et des droits accueille Françoise Dumont, présidente d’honneur de la LDH pour échanger sur ce droit fondamental. Le droit à disposer de son corps, dont l’IVG constitue l’une des pierres angulaires, est une conquête majeure des femmes.
Avocat et membre du Bureau national de la LDH, Arié Alimi publie L’État hors-la-loi. Logiques des violences policières aux éditions de La Découverte. Des Voix et des droits l’invite à cette occasion pour prolonger la réflexion sur (la lutte contre) les violences policières.1ère partieDans cette première partie, il évoque l’émergence des violences policières comme problème public, et souligne l’importance du travail journalistique de documentation dans cette prise de conscience collective. Violences ethno-raciales dans les quartiers populaires, brutalisation du maintien de l’ordre à l’encontre de l’expression de rue, refus d’obtempérer… Il propose une typologie des violences, et s’interroge sur le déni sémantique de l’État, qui en réfute le caractère institutionnel et structurel.
Avocat et membre du Bureau national de la LDH, Arié Alimi publie L’État hors-la-loi. Logiques des violences policières aux éditions de La Découverte. Des Voix et des droits l’invite à cette occasion pour prolonger la réflexion sur (la lutte contre) les violences policières.2ème partieMédias, politique, droit… Dans cette seconde partie, Arié Alimi explore les stratégies de lutte contre les violences policières, et appelle à les articuler. À la LDH, la force du collectif et l’arme du droit occupent une place centrale dans la protection des libertés, des citoyennes et des citoyens.
Depuis aout 2022, Gérald Darmanin annonce un nouveau projet de loi sur l’immigration et l’asile, qui sera débattu au Sénat à partir du 6 novembre. Aujourd’hui, Des Voix et des droits accueille Marie-Christine Vergiat, vice-présidente de la LDH, pour mieux comprendre ce que recouvre réellement ce projet de loi.
Aujourd’hui, “Des Voix et des droits” accueille Joëlle Bordet, membre du Comité national de la LDH et psychosociologue, pour échanger sur son expérience auprès des jeunes des quartiers défavorisés.Dans cette première partie, Joëlle Bordet présente ses engagements et recherches.
Dans la deuxième partie de cet épisode des "Voix et des droits", Joëlle Bordet fait un état des lieux des conditions de vie des jeunes de banlieues. Elle explique l'importance de l'ubérisation de la vie des jeunes des banlieues défavorisées qui les éloigne de l'entrée dans le monde réel du travail en leur faisant miroiter une liberté factice.
Dans cette troisième partie, Joëlle Bordet aborde un autre système discriminant : les amendes forfaitaires.
Dans cette dernière partie de cet épisode des "Voix et des droits", Joëlle Bordet, forte de décennies de travail sur le terrain, s'intéresse au sort des jeunes filles de ces territoires défavorisés.
Aujourd’hui, “Des Voix et des droits” accueille Daniel Boitier, co-responsable du groupe de travail “Laïcité” de la LDH, à l’occasion du 118ème anniversaire de la promulgation de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat du 9 décembre 1905.Il explique ce qu’est la laïcité et rappelle les combats de la LDH sur ce sujet.
Ce numéro de “Des voix et des droits” accueille Tatiana Grundler, co-responsable du groupe de travail « Santé, bioéthique » de la LDH, pour nous éclairer sur l’évolution en cours de la loi sur la fin de vie. Elle revient sur les différentes lois qui régissent la fin de vie en France depuis 1999 et sur la question qui est posée aujourd’hui de la légalisation d’une aide à mourir.Mise à Jour 13 Juin 2024 :Depuis l’enregistrement de ce podcast, le projet de loi relatif à l’accompagnement des malades et de la fin de vie a été examiné en commission spéciale de l’Assemblée nationale. Le texte qui en est ressorti a été débattu, article par article, en séance publique à partir du 27 mai. Un vote devait avoir lieu le 18 juin 2024. La dissolution de la chambre basse par le président de la République a mis fin à ce processus.
Aujourd’hui, “Des Voix et des droits” se penche sur les dangers encourus, tant de manière individuelle que collective, vis-à-vis de la collecte de nos données personnelles. Avec Maryse Artiguelong, nous reviendrons sur les enjeux présents et futurs de la protection de ces données très sensibles que nous semons à tous les vents, notamment sur Internet où de très nombreuses données sont collectées, pour définir des profils précis de chacune et chacun d'entre nous, à des fins commerciales, politiques ou encore de surveillance par l'Etat et ses administrations.
Aujourd’hui, “Des Voix et des droits” se penche sur le racisme, l'antisémitisme et les discriminations. Avec Fabienne Messica, nous aborderons pourquoi une semaine d'éducation et d'actions contre le racisme et l’antisémitisme (18 au 24 mars 2024) et la Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale (21 mars) demeurent nécessaires.
Aujourd’hui, “Des Voix et des droits” rencontre, à l'occasion de la Journée internationale de lutte contre les violences policières, Mathilde Nilsson, membre de l'Observatoire parisien des libertés publiques. Elle présente le travail d’observation de pratiques policières et du maintien de l'ordre et revient sur la criminalisation et la mise en danger des manifestants ou encore sur la création du statut d'observateur.
Aujourd’hui, “Des Voix et des droits” se penche sur l’école. Avec Laurence De Cock, nous aborderons pourquoi les réformes scolaires visant à diviser et militariser la jeunesse, notamment au travers des projets de mise en place du SNU et de groupes de niveaux scolaires mettent en danger la démocratisation de l’école.




