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Le Monde selon l'Ifri
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Author: Institut français des relations internationales
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© Institut français des relations internationales
Description
Bienvenue dans « Le monde selon l’Ifri », un podcast de l’Institut français des relations internationales, présenté par Marc Hecker, directeur adjoint de l'Ifri.
Depuis sa création en 1979, l’Ifri (https://www.ifri.org/fr) s’évertue à décrypter le monde. Au fil des décennies, il est devenu l’un des principaux think tanks européens. Chaque année, nous éditons environ 150 publications et organisons autant d’événements qui permettent de mieux appréhender les dynamiques géopolitiques d’aujourd’hui et d’anticiper les tendances de demain.
L’objectif de ce podcast, est de vous donner un aperçu de cette richesse et de transmettre des clés de compréhension du monde dans lequel nous vivons.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
67 Episodes
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Dans ce nouvel épisode du Monde selon l'Ifri, Marc Hecker s'entretient avec Jean-Luc Racine, directeur de recherche émérite au CNRS et chercheur senior à Asia Centre, à l'occasion de la parution de son article « Où en est l'Afghanistan ? Le second règne des talibans » dans le numéro d'automne 2026 de la revue Politique étrangère. Cinq ans après la reprise de Kaboul, ils dressent le bilan de l'Émirat islamique restauré.Un pouvoir théocratique verrouillé à KandaharLe gouvernement siège à Kaboul, mais l'autorité suprême revient à l'émir Haibatullah Akhundzada, reclus à Kandahar. Aucune élection n'est envisagée et les voix plus pragmatiques, comme celle d'Abdul Ghani Baradar, pèsent peu face à la ligne dure.L'« apartheid de genre »Voile intégral, tuteur masculin obligatoire pour se déplacer, école interdite aux filles après le primaire, emploi proscrit dans les espaces mixtes : les appels de l'ONU et de l'OCI restent lettre morte. En réaction, des femmes organisent des cours clandestins.Une économie exsangue181e à l'IDH, l'Afghanistan affiche une croissance de 2 à 3 %, très insuffisante. Les projets régionaux comme le gazoduc TAPI restent bloqués. Le pavot a été quasiment éradiqué, au prix d'une crise de reconversion paysanne, tandis que le trafic de méthamphétamine progresse.Des menaces sécuritaires persistantesMalgré le déni de Kaboul, l'État islamique au Khorassan multiplie les attentats ciblés. Le Front national de résistance d'Ahmad Massoud, lui, ne pèse pas militairement.Entre ouverture pragmatique et rupture avec le PakistanSeule la Russie a reconnu le régime, mais une vingtaine d'États restent présents à Kaboul. Avec Islamabad, qui accuse Kaboul d'abriter les talibans pakistanais du TTP, la rupture est consommée : frappes jusque sur Kaboul en mars 2026, frontières fermées et renvois massifs de réfugiés afghans.Un régime appelé à durerFaute d'opposition structurée ou de pression extérieure décisive, la ligne ultra-conservatrice fixée à Kandahar semble appelée à perdurer.> À réécouter sur Apple Podcasts, Spotify, Deezer, etc.Suivez l'Ifri sur http://www.ifri.org et sur les réseaux sociaux :• Podcast "Le monde selon l'Ifri" : https://www.ifri.org/fr/podcast-monde-selon-lifri• X : http://twitter.com/IFRI_• LinkedIn : http://www.linkedin.com/company/ifri• Instagram : https://www.instagram.com/ifri_paris• Facebook : http://www.facebook.com/Ifri.ParisHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans ce nouvel épisode du Monde selon l'Ifri, Marc Hecker s'entretient avec Louis Gautier, directeur de la chaire Grands enjeux stratégiques contemporains à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et ancien Secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale, à l'occasion de la parution de son article « De quoi l'IA est-elle militairement le nom ? » dans le numéro d'automne de la revue Politique étrangère. Ensemble, ils explorent comment l'IA et la robotisation redessinent la conduite des conflits armés, marquant l'avènement d'un nouveau « moment 1942 » et l'essor de la guerre centrée sur les données.Un « moment 1942 »En référence au programme Manhattan et au manuscrit de 1942 d'Heisenberg, Louis Gautier voit dans l'IA une rupture aussi globale que celle de la physique nucléaire, faisant planer la menace d'un effacement progressif de la responsabilité humaine dans l'acte de guerre. La comparaison trouve toutefois ses limites sur le plan doctrinal : la dissuasion nucléaire ne s'applique pas telle quelle à l'IA.Vers la guerre centrée sur les donnéesAprès la guerre réseau-centrée (1991) puis centrée sur l'humain (années 2000), le centre de gravité se déplace vers le traitement immédiat de la donnée. L'IA interprète en temps réel les flux des capteurs et des drones pour déclencher une action quasi instantanée — les capacités de ciblage américaines passant de 100 à 1 000, bientôt 5 000 cibles en 24h. L'humain « dans » ou « sur » la boucle devient difficile à maintenir face à des délais de validation réduits à quelques dizaines de secondes, comme à Gaza.Commandement et outil industrielPour échapper à la détection, la décision glisse vers l'échelon tactique. Le contrôle politique et juridique étroit des années 1990-2010 (Irak, Mali) s'effondre sous la vitesse et le volume des cibles. L'industrie doit devenir plus agile pour absorber de forts taux d'attrition.La rivalité des « deux empires »Le Pentagone déploie sa doctrine AI First, plaçant l'IA au cœur du renseignement, des opérations et de la logistique. La Chine investit massivement pour rattraper son retard. Cette guerre de la donnée expose au risque de désinformation et de data poisoning, même si le piratage des réseaux sécurisés reste réservé aux grandes puissances.Les défis de la France et de l'EuropeFace au duopole sino-américain, la France risque le décrochage sans arbitrage clair entre dépenses capacitaires classiques et investissements technologiques (IA, quantique, spatial, cyber). Louis Gautier plaide pour une stratégie du faible au fort, appuyée sur les supercalculateurs et des acteurs comme Mistral AI, plutôt qu'une course à la parité en volume. Il invite à abandonner la logique « un char pour un char » au profit d'effecteurs plus nombreux, légers et automatisés. Reste l'enjeu, non résolu, d'un cloud de défense européen partagé.Suivez l'Ifri sur http://www.ifri.org et sur :• Podcast "Le monde selon l'Ifri" : https://www.ifri.org/fr/podcast-monde-selon-lifri• X : http://twitter.com/IFRI_• LinkedIn : http://www.linkedin.com/company/ifri• Instagram : https://www.instagram.com/ifri_parisHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Longtemps pensée comme un projet de paix fondé sur le droit et le commerce, l'Union européenne fait aujourd'hui l'apprentissage des rapports de force. Guerre en Ukraine, tensions commerciales avec la Chine, dépendances technologiques, incertitudes sur l'engagement américain : les repères de la « mondialisation heureuse » s'effacent, et l'Europe est conduite à repenser sa sécurité comme sa place dans le monde.Dans ce 63e épisode du podcast Le monde selon l'Ifri, Marc Hecker, directeur exécutif de l'Ifri, reçoit Benjamin Haddad, Ministre délégué chargé de l'Europe au Ministère des Affaires étrangères, pour un entretien sur la manière dont l'Union cherche à s'affirmer comme un acteur géopolitique.Au programme de la discussion :le passage d'une Europe normative à une Europe consciente des rapports de force ;la construction d'un pilier européen de défense et l'autonomie stratégique face à la menace russe ;la souveraineté économique, du déficit commercial avec la Chine à la mobilisation de l'épargne européenne ;la souveraineté technologique et spatiale, des ingérences numériques à l'accès autonome à l'espace ;l'élargissement vers l'Ukraine, la Moldavie et les Balkans, et les réformes institutionnelles qu'il suppose.Suivez l'Ifri sur http://www.ifri.org et sur les réseaux sociaux :• Podcast "Le monde selon l'Ifri" : https://www.ifri.org/fr/podcast-monde-selon-lifri• X : http://twitter.com/IFRI_• LinkedIn : http://www.linkedin.com/company/ifri• SoundCloud : https://soundcloud.com/ifri• Instagram : https://www.instagram.com/ifri_paris• Facebook : http://www.facebook.com/Ifri.ParisHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
☀️ REDIFFUSION de l'épisode paru le 04/05/2026Le 28 février 2026 a marqué le déclenchement d'une offensive aérienne d'une ampleur inédite contre l'Iran. Baptisée « Epic Fury » côté américain et « Roaring Lion » côté israélien, cette campagne visait non seulement à neutraliser les capacités militaires et nucléaires de Téhéran, mais aussi, pour certains décideurs, à provoquer l'effondrement du régime.Dans ce nouvel épisode du Monde selon l'Ifri, Marc Hecker reçoit Élie Tenenbaum, directeur du Centre des études de sécurité de l'Ifri, et Jean-Christophe Noël, ancien pilote de chasse et chercheur associé à l'Ifri. Ensemble, ils décryptent les leçons de ce conflit qui a transformé le Moyen-Orient entre le 28 février et le cessez-le-feu du 8 avril 2026 :Une intensité record : avec plus de 25 000 cibles engagées et jusqu'à 40 000 munitions de précision tirées en 40 jours, découvrez les défis d'une logistique mise à rude épreuve et d'une cadence de frappe rarement égalée dans l'histoire moderne.Supériorité vs Suprématie : pourquoi, malgré une domination technique écrasante, les forces américano-israéliennes n'ont-elles jamais pu obtenir une suprématie totale ? Jean-Christophe Noël explique comment l'Iran a contourné la puissance aérienne « par le haut » (balistique) et « par le bas » (drones et systèmes portables).La résilience de la « défense en mosaïque » : plongez dans la stratégie de décentralisation iranienne. Malgré l'élimination de 40 hauts dirigeants dès les premières heures, le système de commandement autonome de Téhéran a permis au régime de maintenir sa capacité de nuisance et de bloquer partiellement le détroit d'Ormuz.Les limites du changement de régime par la force aérienne : la puissance aérienne peut-elle, à elle seule, renverser un pouvoir politique ? Entre les ambitions de Donald Trump et la réalité du terrain, les experts analysent les limites de ce qu'ils nomment une « inconséquence stratégique ».Un éclairage indispensable pour comprendre les mutations de la guerre de haute intensité et les nouveaux rapports de force mondiaux.🎧 Ne manquez pas cet épisode exclusif : disponible dès maintenant sur votre plateforme préférée ou sur le site de l'Ifri.Suivez l'Ifri sur http://www.ifri.org et sur les réseaux sociaux :• Podcast "Le monde selon l'Ifri" : https://www.ifri.org/fr/podcast-monde-selon-lifri• X : http://twitter.com/IFRI_• LinkedIn : http://www.linkedin.com/company/ifri• Instagram : https://www.instagram.com/ifri_paris• Facebook : http://www.facebook.com/Ifri.ParisHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
☀️ REDIFFUSION de l'épisode paru le 10/02/2026- Dans cet entretien, Thomas Gomart, directeur de l'Ifri, présente les thèses de son ouvrage Qui contrôle qui ? Les nouveaux rapports de force mondiaux paru aux éditions Tallandier et défend une approche renouvelée de l'analyse géopolitique.Réincarner l'analyse des rapports de forceS'inscrivant dans la lignée d'historiens comme Pierre Renouvin et Jean-Baptiste Duroselle, Thomas Gomart plaide pour une réintégration de la psychologie des dirigeants dans la compréhension des relations internationales. La stratégie, conçue comme une dialectique des volontés, ne peut se passer de cette dimension humaine. L'auteur privilégie ainsi l'étude de la relation Xi Jinping-Narendra Modi pour illustrer le déplacement du centre de gravité de la mondialisation vers l'Asie.Les États-Unis : vers une forme de kleptocratieThomas Gomart porte un regard critique sur l'évolution du système politique américain sous l'administration Trump, qu'il qualifie de kleptocratie caractérisée par un fonctionnement clanique et l'instrumentalisation de l'appareil d'État à des fins d'enrichissement personnel. Il forge le concept de « Doctrine Don-roe » pour décrire une reconfiguration des alliances où la protection américaine devient conditionnelle et monnayable.L'Europe face à un triple retardSelon le directeur de l'Ifri, l'Union européenne accuse un retard structurel sur trois plans :Commercial et industriel : persistance d'une approche multilatérale alors que ses concurrents pratiquent un nationalisme économique assumé.Militaire : sous-estimation de la transformation de la guerre révélée par le conflit ukrainien et retard technologique.Cognitif et numérique : incompréhension des nouveaux espaces de manœuvre créés par la fusion des sphères médiatique, diplomatique et numériqueLe triptyque : Guerre, Commerce et DésirL'ouvrage s'articule autour de trois dimensions inspirées par Benjamin Constant. Au-delà de la guerre et du commerce, Thomas Gomart souligne l'importance du désir, la capacité à formuler une vision du monde et un horizon politique. Cette dimension immatérielle distingue certains dirigeants (Poutine, Xi Jinping, Modi) et fait défaut à l'Europe. L'opposition entre le GIEC et Fox News illustre la tension contemporaine entre discours scientifique et narratifs médiatiques dans la construction du réel.Silicon Valley et Vatican : deux visions du mondeL'entretien aborde également la montée en puissance de la pensée géopolitique de la Silicon Valley, portée par des figures comme Peter Thiel et Elon Musk. Ces derniers développent une vision post-démocratique mêlant suprématie technologique et références à un catholicisme identitaire. Face à cette influence, le Pape François incarnait une opposition institutionnelle forte, s'appuyant sur le dynamisme du catholicisme du Sud global.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.







