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Choses à Savoir SANTE

Author: Choses à Savoir

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Ce phénomène est bien documenté et concerne surtout les accouchements spontanés, c’est-à-dire non déclenchés médicalement. La raison principale est biologique : le corps féminin est naturellement programmé pour accoucher plus facilement pendant la nuit.Le premier élément clé est le rythme circadien, notre horloge biologique interne. Cette horloge régule de nombreuses fonctions physiologiques sur un cycle de vingt-quatre heures, notamment la sécrétion hormonale. Or, plusieurs hormones essentielles au travail de l’accouchement atteignent leur pic durant la nuit.L’hormone la plus importante dans ce processus est l’ocytocine. Elle est responsable des contractions utérines qui permettent la dilatation du col et la naissance du bébé. La production d’ocytocine augmente naturellement la nuit, car elle est inhibée par le stress, la lumière et certaines hormones de l’éveil, comme le cortisol. La nuit, l’environnement est plus calme, plus sombre, et l’organisme est moins stimulé. Les freins hormonaux diminuent, ce qui rend les contractions plus efficaces et plus régulières.Une autre hormone joue un rôle crucial : la mélatonine, souvent appelée hormone du sommeil. Elle est sécrétée en grande quantité dans l’obscurité. Des études ont montré que la mélatonine agit en synergie avec l’ocytocine, en renforçant l’intensité et la coordination des contractions utérines. Autrement dit, la mélatonine ne favorise pas seulement le sommeil, elle participe aussi activement au bon déroulement de l’accouchement.Ce phénomène s’explique également par l’évolution. Pendant la majeure partie de l’histoire humaine, accoucher la nuit offrait un avantage en termes de survie. L’obscurité réduisait l’exposition aux prédateurs, l’activité du groupe était moindre et les conditions étaient plus propices au calme et à la concentration. Le corps humain a conservé cette programmation biologique ancestrale.Enfin, il est important de préciser que cette tendance est aujourd’hui atténuée par la médicalisation des naissances. Les déclenchements programmés et les césariennes planifiées ont déplacé une partie des accouchements vers la journée. Mais lorsque le travail débute spontanément, sans intervention médicale, la physiologie naturelle continue de privilégier la nuit.En résumé, si les femmes accouchent plus souvent la nuit, c’est parce que leur horloge biologique, leurs hormones et leur héritage évolutif s’alignent pour faire de la nuit le moment le plus favorable à la naissance. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La maladie d’Alzheimer touche davantage les femmes que les hommes. Aujourd’hui, près de deux tiers des personnes atteintes sont des femmes. Longtemps, cette différence a été expliquée presque uniquement par un facteur simple : les femmes vivent plus longtemps. Or, les recherches récentes montrent que cette explication est insuffisante. Même à âge égal, les femmes présentent un risque plus élevé de développer la maladie.Une étude de référence publiée dans la revue scientifique Nature Medicine montre que le cerveau féminin vieillit différemment face aux mécanismes d’Alzheimer. Les chercheurs ont mis en évidence des différences biologiques profondes, notamment dans la manière dont les protéines toxiques associées à la maladie s’accumulent et se propagent.Le premier facteur clé est hormonal. Les œstrogènes, hormones sexuelles féminines, jouent un rôle protecteur pour le cerveau. Elles favorisent la plasticité neuronale, soutiennent la mémoire et aident à réguler l’utilisation du glucose par les cellules cérébrales. Or, lors de la ménopause, les niveaux d’œstrogènes chutent brutalement. Cette transition hormonale pourrait rendre le cerveau plus vulnérable aux lésions liées à Alzheimer, en particulier si elle survient précocement ou sans compensation hormonale.Le deuxième facteur est génétique. Le principal gène de risque connu pour Alzheimer, appelé APOE ε4, n’a pas le même impact selon le sexe. Plusieurs études montrent que les femmes porteuses de ce gène présentent un risque plus élevé que les hommes porteurs du même variant. Autrement dit, à patrimoine génétique égal, le cerveau féminin semble plus sensible aux mécanismes pathologiques de la maladie.Troisièmement, le métabolisme cérébral diffère entre les sexes. Les études d’imagerie montrent que, chez les femmes, certaines régions du cerveau impliquées dans la mémoire consomment l’énergie différemment au cours du vieillissement. Cette adaptation, efficace plus jeune, pourrait devenir un point de fragilité avec l’âge.Enfin, des facteurs sociaux entrent aussi en jeu. Les femmes âgées aujourd’hui ont souvent eu, dans leur jeunesse, un accès plus limité à l’éducation ou à des carrières intellectuellement stimulantes. Cela peut réduire la « réserve cognitive », c’est-à-dire la capacité du cerveau à compenser les lésions avant l’apparition des symptômes.En résumé, si les femmes sont plus touchées par Alzheimer, ce n’est pas seulement parce qu’elles vivent plus longtemps. C’est le résultat d’une combinaison de facteurs hormonaux, génétiques, métaboliques et sociaux. Comprendre ces différences est essentiel pour développer, à l’avenir, des stratégies de prévention et de traitement mieux adaptées aux femmes comme aux hommes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le kimchi est un plat traditionnel coréen composé principalement de légumes fermentés, le plus souvent du chou chinois ou du radis, assaisonnés avec de l’ail, du gingembre, du piment, de la ciboule et parfois des fruits de mer fermentés. Consommé quotidiennement en Corée depuis des siècles, il se décline en des centaines de variantes selon les régions et les saisons. Son goût est à la fois acidulé, épicé et umami, résultat d’un processus de fermentation naturelle qui transforme profondément ses ingrédients.Premier atout majeur : le kimchi est un aliment fermenté, riche en probiotiques naturels. Lors de la fermentation, des bactéries bénéfiques — notamment des lactobacilles — se développent. Ces micro-organismes vivants renforcent le microbiote intestinal, cet écosystème de milliards de bactéries qui joue un rôle central dans la digestion, l’immunité et même la santé mentale. Un microbiote équilibré est associé à une meilleure absorption des nutriments et à une diminution des inflammations chroniques.Deuxième bénéfice clé : le kimchi soutient le système immunitaire. Il est naturellement riche en vitamines A, B et surtout vitamine C, et les probiotiques qu’il contient stimulent la réponse immunitaire. Plusieurs études suggèrent que la consommation régulière d’aliments fermentés est associée à une réduction du risque d’infections et à une meilleure régulation des défenses de l’organisme.Le kimchi possède également des propriétés anti-inflammatoires et antioxydantes. Le piment, l’ail et le gingembre contiennent des composés bioactifs capables de neutraliser les radicaux libres et de limiter le stress oxydatif, impliqué dans le vieillissement cellulaire et les maladies chroniques.Autre avantage souvent cité : son impact positif sur la santé métabolique. Peu calorique, riche en fibres et très rassasiant, le kimchi est associé à une amélioration de la sensibilité à l’insuline, à une baisse du cholestérol LDL et à un meilleur contrôle du poids dans certaines études observationnelles.Enfin, en agissant sur le microbiote, le kimchi influence aussi l’axe intestin-cerveau, un système de communication impliqué dans l’humeur et le stress. Attention toutefois à sa teneur en sel, qui impose une consommation modérée chez les personnes hypertendues.En résumé, le kimchi est bien plus qu’un simple condiment : c’est un aliment fermenté ancestral, dont les bienfaits digestifs, immunitaires et métaboliques sont aujourd’hui largement confirmés par la science moderne. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le risque de cancer ne baisse pas brutalement à un âge précis, mais évolue différemment selon les types de cancers et selon l’âge auquel on est exposé aux facteurs de risque. C’est précisément ce qu’ont montré des chercheurs de l’Université de Stanford dans une étude marquante publiée en 2024 dans la revue Nature.Les chercheurs ont analysé des millions de données médicales et ont observé que le risque de développer plusieurs cancers augmente fortement jusqu’à l’âge mûr, puis ralentit, voire diminue pour certains cancers après environ 80 ans. Cette baisse apparente ne signifie pas que le corps devient soudainement plus résistant, mais qu’un ensemble de mécanismes biologiques et statistiques entre en jeu.Selon l’équipe de Stanford, plusieurs facteurs expliquent ce phénomène :1. Sélection biologiqueLes individus qui atteignent un âge très avancé sont souvent ceux dont les mécanismes de réparation cellulaire sont les plus efficaces. Autrement dit, les personnes les plus vulnérables ont déjà développé la maladie plus tôt dans la vie.2. Ralentissement de la division cellulaireAvec l’âge, les cellules se divisent moins rapidement. Or le cancer est avant tout une maladie de la division cellulaire incontrôlée. Moins de divisions, c’est mécaniquement moins d’occasions d’erreurs génétiques.3. Changements du micro-environnement cellulaireLes chercheurs montrent que les tissus âgés deviennent parfois moins favorables à la prolifération tumorale, même si cela s’accompagne d’autres fragilités.L’étude insiste sur un point essentiel : les expositions précoces comptent davantage que l’âge auquel le cancer apparaît. Les dommages à l’ADN causés dans l’enfance, l’adolescence ou chez le jeune adulte — par exemple par les UV, le tabac ou certains polluants — s’accumulent silencieusement pendant des décennies.C’est pourquoi, pour des cancers comme le mélanome, le risque est fortement lié à l’exposition aux UV avant 30 ans, même si le diagnostic survient bien plus tard.Le risque de cancer augmente tout au long de la vie, Il semble diminuer après 80 ans pour certains cancers, selon l’étude de Stanford (Nature),Mais la prévention est surtout cruciale tôt dans la vie, car les dégâts sur l’ADN sont cumulatifs et irréversibles.Conclusion implicite mais claire : ce n’est pas l’âge auquel on tombe malade qui compte le plus, mais l’âge auquel on s’expose aux risques. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Pendant longtemps, les cabines UV ont été présentées comme une alternative « contrôlée » au soleil naturel. Une exposition brève, maîtrisée, prétendument plus sûre qu’un après-midi à la plage. Mais cette idée vole aujourd’hui en éclats. Une étude américaine publiée dans la revue Science Advances montre que les cabines de bronzage sont en réalité bien plus dangereuses qu’on ne le pensait.Premier constat, et il est glaçant : l’utilisation des cabines UV triple le risque de mélanome, la forme la plus agressive de cancer de la peau. Ce chiffre dépasse largement les estimations précédentes. Pourquoi ? Parce que les UV artificiels délivrés par ces appareils sont extrêmement concentrés, souvent plus intenses que ceux du soleil de midi sous les tropiques. En quelques minutes, la peau reçoit une dose massive de rayonnements, sans le temps de s’adapter.Mais l’étude va plus loin. Grâce à des analyses cellulaires fines, les chercheurs ont observé que les dommages à l’ADN ne se limitent pas aux zones directement exposées. Contrairement à ce que l’on croyait, les mutations génétiques apparaissent sur l’ensemble de la surface cutanée, y compris dans des régions qui ne bronzent pas visiblement. Autrement dit : même si la peau ne rougit pas, même si le bronzage semble « harmonieux », l’ADN, lui, est déjà altéré.Ces lésions sont loin d’être anodines. Les UV provoquent des cassures de l’ADN et des erreurs de réparation dans les cellules de la peau. Or ce sont précisément ces erreurs accumulées qui, avec le temps, peuvent déclencher un cancer. Le problème est que la peau possède une mémoire : chaque séance UV laisse une trace, irréversible.Autre élément inquiétant : les cabines UV émettent principalement des UVA, des rayons longtemps considérés comme moins dangereux que les UVB. On sait désormais que c’est faux. Les UVA pénètrent plus profondément dans la peau, atteignent les cellules souches cutanées et favorisent le vieillissement prématuré, mais aussi la transformation cancéreuse des cellules.Enfin, l’étude rappelle un point crucial : il n’existe pas de bronzage “préventif” ou “protecteur”. Le bronzage est en réalité une réaction de défense de la peau face à une agression. Se bronzer, que ce soit au soleil ou sous UV, signifie déjà que l’ADN a été endommagé.Conclusion sans appel : les cabines UV ne sont pas seulement inutiles, elles sont dangereuses par nature. À la lumière de ces nouvelles données, leur usage relève moins du soin esthétique que d’une exposition volontaire à un cancérogène reconnu. Une peau bronzée peut sembler belle… mais elle peut surtout être profondément abîmée, bien avant que les premiers signes ne soient visibles. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Quand on parle de l’effet placebo, on l’imagine souvent comme un comprimé de sucre donné à un patient « pour voir ». Cette vision est réductrice. En réalité, le placebo ne désigne pas seulement un faux médicament, mais l’ensemble des effets psychophysiologiques liés au contexte du soin. Les chercheurs parlent aujourd’hui plus volontiers d’effets contextuels du traitement.Ces effets reposent sur un élément central : l’attente du patient. Si une personne croit qu’un traitement va l’aider, son cerveau peut activer de véritables mécanismes biologiques. Ce n’est pas une illusion. Des études en neuroimagerie ont montré que le placebo peut stimuler la libération d’endorphines, des analgésiques naturels, ou de dopamine, impliquée dans la motivation et le bien-être. En 2001, une équipe dirigée par Fabrizio Benedetti a démontré que l’analgésie placebo pouvait être bloquée par la naloxone, un antidote des opioïdes, preuve que le cerveau produit réellement des substances actives.Mais l’attente ne naît pas dans le vide. Elle est façonnée par tout ce qui entoure le soin. La personnalité du médecin, son empathie, son assurance, sa manière de parler comptent énormément. Une étude publiée dans The Lancet en 2008 a montré que des patients souffrant du syndrome du côlon irritable allaient significativement mieux lorsque le praticien adoptait une attitude chaleureuse et attentive, même sans traitement spécifique.L’apparence du soin joue aussi un rôle. Une injection est souvent plus efficace qu’un comprimé, une grosse pilule plus qu’une petite, une pilule colorée plus qu’une blanche. Le prix influence également la réponse : une étude parue dans JAMA en 2008 a révélé qu’un placebo présenté comme coûteux soulageait mieux la douleur qu’un placebo « bon marché ». Le cerveau associe inconsciemment valeur économique et efficacité.Même le cadre médical compte : blouse blanche, matériel visible, langage technique, rituel de la consultation. Tous ces éléments renforcent la crédibilité du traitement et donc la réponse biologique du patient. À l’inverse, on parle d’effet nocebo lorsque des attentes négatives aggravent les symptômes ou provoquent des effets secondaires bien réels.Ce que montre la recherche moderne, c’est que le placebo n’est pas « dans la tête » au sens imaginaire du terme. Il est dans le cerveau, dans ses circuits neurochimiques, influencés par le contexte social, relationnel et symbolique du soin. Comprendre ces mécanismes ne revient pas à tromper le patient, mais à rappeler une chose essentielle : soigner, ce n’est pas seulement prescrire une molécule, c’est aussi créer les conditions favorables à la guérison. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La phrase « Couvre-toi, tu vas attraper froid » est intuitive, mais médicalement incomplète. Un rhume ou une grippe ne naissent pas du froid en lui-même : ce sont des infections virales. Le rhume est causé par des virus très nombreux (souvent des rhinovirus), la grippe par les virus influenza. On “attrape” donc un rhume ou une grippe en étant exposé à un virus puis en l’ayant suffisamment dans l’organisme pour déclencher l’infection.Comment se transmet-on ces virus ?Principalement par :Gouttelettes et aérosols (quand quelqu’un tousse, éternue, parle de près).Contact avec des mains ou des surfaces contaminées, puis main → nez/yeux/bouche.Une fois sur les muqueuses (nez, gorge), le virus se fixe, se multiplie, et le système immunitaire déclenche l’inflammation : nez qui coule, mal de gorge, fièvre, courbatures…Alors, le froid ne joue aucun rôle ?Il n’est pas la cause directe, mais il peut favoriser la situation par plusieurs mécanismes plausibles :1. Plus d’exposition aux virus en hiverQuand il fait froid, on reste davantage en intérieur, fenêtres fermées, en proximité avec d’autres personnes. Cela augmente les chances de rencontrer des virus et de les respirer.2. Muqueuses plus fragilesL’air froid (et surtout l’air intérieur chauffé, souvent sec) peut assécher les muqueuses nasales. Or, une muqueuse bien hydratée et un mucus efficace aident à piéger et évacuer les virus. Quand c’est sec, cette barrière peut être moins performante.3. Réponse immunitaire locale un peu moins efficaceLe refroidissement du nez et des voies aériennes supérieures peut diminuer certains mécanismes de défense locaux (circulation sanguine, activité des cellules immunitaires et des “cils” qui évacuent le mucus), ce qui peut faciliter l’installation du virus si vous y êtes exposé.4. Stress physiologiqueUne exposition prolongée au froid, la fatigue, le manque de sommeil ou une alimentation insuffisante peuvent affaiblir la résistance générale, rendant les infections plus probables ou plus symptomatiques.Ne pas être assez couvert ne crée pas un rhume ou une grippe, mais peut augmenter le risque en rendant l’infection plus facile à condition qu’un virus soit présent. Donc “couvre-toi” a un sens… comme mesure de confort et de prévention indirecte, mais la vraie prévention, c’est surtout hygiène des mains, aération, éviter de se toucher le visage, et vaccination antigrippale pour la grippe. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
C'est un terme médical réel, bien que peu connu du grand public. Il désigne un ensemble de réactions allergiques ou irritatives qui apparaissent chez certaines personnes lorsqu'un sapin — naturel ou artificiel — est installé à la maison pendant les fêtes.Voici ce que recouvre précisément ce syndrome :1. Allergies liées aux sapins naturelsLes sapins fraîchement coupés peuvent provoquer une réaction chez les personnes sensibles, non pas à l’arbre lui-même, mais à ce qu’il transporte :• Moisissures microscopiquesLes sapins, lorsqu'ils poussent, accumulent sur leurs aiguilles et leur écorce des spores de moisissures (comme Alternaria ou Cladosporium).En intérieur, avec la chaleur, ces spores se dispersent et peuvent déclencher :touxrhinitesinusitecrises d'asthmefatigue ou maux de têteUne étude de la American College of Allergy, Asthma & Immunology a montré que la concentration de spores dans une maison peut être multipliée par 6 dans les jours suivant l’installation d’un sapin naturel.• Résine et composés odorantsCertaines personnes réagissent aux terpènes (les molécules responsables de l’odeur de “forêt”).Cela peut entraîner :irritations des yeuxdémangeaisonspetite douleur dans la gorgeeczéma de contact2. Allergies liées aux sapins artificielsContrairement à l’idée reçue, ils ne sont pas toujours mieux tolérés.Les sapins artificiels peuvent accumuler :poussièreacariensmoisissures (s’ils ont été stockés dans un endroit humide)L’ouverture du carton et l’installation du sapin peuvent alors provoquer des symptômes semblables à une allergie.3. Pourquoi parle-t-on de “syndrome” ?Le nom vient du fait que beaucoup de personnes présentent chaque année, à la même période, des symptômes respiratoires qui disparaissent… quand on retire le sapin.C’est donc une forme d’allergie saisonnière, mais liée à un objet domestique plutôt qu’à la nature extérieure.4. Qui est le plus concerné ?personnes asthmatiquespersonnes allergiques aux moisissuresenfants sensiblespersonnes souffrant de rhinites allergiques5. Comment l’éviter ?Rincer brièvement un sapin naturel avant installation.Le laisser sécher à l’extérieur.Nettoyer un sapin artificiel avant usage.Aérer largement la pièce chaque jour.Éviter de garder le sapin plus de 2 à 3 semaines. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
L’idée selon laquelle un verre de vin par jour serait bénéfique pour le cœur est profondément ancrée dans l’imaginaire collectif. On parle même depuis les années 1990 du « paradoxe français » : la France présenterait des taux relativement bas de maladies cardiovasculaires malgré une alimentation riche en graisses saturées. Les chercheurs ont alors avancé l’hypothèse que la consommation modérée de vin rouge pouvait jouer un rôle protecteur. Mais cette idée tient-elle vraiment la route scientifiquement ?Elle vient d’abord d’études observationnelles, notamment la fameuse étude de Renaud et de Lorgeril (1992), qui ont montré une association entre consommation modérée de vin et diminution des risques cardiovasculaires. Le vin rouge contient en effet des polyphénols, dont le resvératrol, réputés pour leurs effets antioxydants et anti-inflammatoires. Ces molécules pourraient améliorer la fonction des vaisseaux sanguins, réduire l’oxydation du « mauvais » cholestérol LDL et limiter la formation de plaques d’athérome.Cependant, l’ensemble de ces résultats repose principalement sur des observations statistiques : on constate une corrélation, mais cela ne prouve pas que le vin soit la cause directe du bénéfice. De nombreuses recherches plus récentes ont même remis cette interprétation en question.En 2022, une vaste analyse publiée dans JAMA Network Open regroupant plus de 4 millions de participants a réévalué la relation entre alcool et santé cardiovasculaire. Cette étude montre que les bénéfices apparents observés chez les buveurs « modérés » s’expliquent en grande partie par des facteurs confondants : ces personnes mangent généralement mieux, sont plus actives physiquement et disposent d’un meilleur statut socio-économique que les personnes abstinentes. Une fois ces biais corrigés, le lien protecteur de l’alcool disparaît largement.Autre résultat clé : même à faibles doses, l’alcool augmente certains risques, notamment l'hypertension et la fibrillation auriculaire. L’European Society of Cardiology (2023) rappelle d’ailleurs qu’il n’existe pas de seuil totalement sûr concernant la consommation d’alcool.Alors, pourquoi continue-t-on de dire que le vin est « bon pour le cœur » ? Parce que les premiers travaux ont été très médiatisés, et que l’idée est séduisante : un petit plaisir quotidien qui serait en plus bénéfique à la santé. Mais la science moderne est plus nuancée.La conclusion actuelle est donc la suivante : ce n’est pas le vin qui protège le cœur, ce sont surtout le mode de vie global et l’alimentation associée. Le resvératrol, lui, peut se trouver dans les raisins, les fruits rouges ou les cacahuètes… sans les effets secondaires de l’alcool.En résumé : boire modérément n’apporte pas les bénéfices que l’on croyait, et ne pas boire reste toujours l’option la plus sûre pour la santé cardiovasculaire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Parmi les maladies dermatologiques qui intriguent les chercheurs, une en particulier retient l’attention : le psoriasis. Cette affection inflammatoire chronique, pourtant connue depuis longtemps, conserve une part de mystère. On ne sait toujours pas précisément ce qui la déclenche, et aucun traitement ne permet aujourd’hui d’en guérir complètement. Elle se manifeste par des plaques rouges épaisses, recouvertes de squames, souvent très prurigineuses. Ces lésions peuvent s’étendre largement et entraîner une dry skin persistante, rendant le quotidien difficile.Le psoriasis n’est ni contagieux ni mortel, mais il évolue par poussées imprévisibles, à la fréquence et à l’intensité très variables d’une personne à l’autre. Ce caractère aléatoire, associé à ses conséquences visibles, en fait une maladie qui pèse lourdement sur la qualité de vie. Les personnes qui en souffrent parlent fréquemment d’un sentiment de gêne, d’un impact sur leur vie sociale et parfois professionnelle. En France, on estime que 2 à 3 % de la population est concernée.Ce qui inquiète aujourd’hui la communauté scientifique, c’est que le psoriasis progresse nettement à l’échelle mondiale. Une vaste analyse menée par une équipe de chercheurs chinois a compilé les données de 236 pays, en prenant en compte l’âge et le sexe des patients. Publiés dans JAMA Dermatology, leurs résultats montrent une croissance continue du nombre de nouveaux cas entre 1990 et 2021. Chez les hommes, l’incidence annuelle serait passée d’environ 57 à 63 cas pour 100 000 habitants, soit une hausse de plus de 10 %. Chez les femmes, elle serait passée de 57 à 61 cas, une augmentation d’environ 7 %.Et les projections ne sont pas rassurantes : si les tendances se maintiennent, l’incidence pourrait atteindre d’ici 2050 70 cas pour 100 000 hommes et 66 cas pour 100 000 femmes.La répartition géographique ajoute une dimension supplémentaire au mystère. Les zones les plus touchées sont l’Amérique du Nord et l’Europe occidentale, alors que l’Asie de l’Est et l’Afrique subsaharienne présentent des taux nettement plus bas. Chez les jeunes de 5 à 19 ans, les filles semblent plus touchées ; à l’âge adulte, les taux s’équilibrent, puis progressent davantage chez les hommes.Mais pourquoi cette flambée ? Les chercheurs évoquent plusieurs pistes : une hygiène parfois trop poussée dans les pays riches, pouvant perturber le système immunitaire ; un meilleur dépistage dans les régions développées ; ou même, hypothèse encore très spéculative, un facteur alimentaire non identifié favorisant l’inflammation cutanée.Pour l’heure, une conclusion s’impose : le psoriasis progresse, et personne ne comprend encore tout à fait pourquoi. Des études supplémentaires seront indispensables pour en percer les véritables causes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Lorsque l’on pense hydratation, une question revient souvent : vaut-il mieux boire de l’eau plate ou de l’eau gazeuse ? Certaines personnes affirment que l’eau gazeuse « déshydrate », d’autres au contraire la jugent plus efficace parce qu’elle semble plus rafraîchissante. Alors, qu’en dit réellement la science ?D’un point de vue strictement physiologique, eau plate et eau gazeuse hydratent exactement de la même manière. L’hydratation dépend d’un seul paramètre : la quantité d’eau absorbée par l’organisme. Or, l’eau gazeuse n’est rien d’autre que de l’eau dans laquelle on a dissous du dioxyde de carbone. Ce gaz ne modifie pas la capacité de l’eau à traverser les parois intestinales et à rejoindre le système sanguin. Autrement dit, que les bulles soient là ou non, l’eau reste de l’eau.Pourquoi alors l’idée que l’eau gazeuse serait moins hydratante circule-t-elle encore ? Probablement parce que les bulles peuvent donner une sensation de satiété plus rapide. Elles distendent légèrement l’estomac, ce qui peut conduire à boire moins sans s’en rendre compte. Ce n’est donc pas l’eau gazeuse qui hydrate mal, mais la quantité absorbée qui peut être plus faible. C’est particulièrement vrai après un effort sportif : certaines personnes trouvent que les bulles « remplissent » et préfèrent donc l’eau plate, plus facile à boire en grande quantité.Inversement, d’autres personnes boivent davantage lorsqu’elles optent pour une eau gazeuse, tout simplement parce qu’elles apprécient son goût ou son effet rafraîchissant. Dans ce cas, l’eau gazeuse devient indirectement plus hydratante, car elle favorise une consommation plus régulière. C’est d’ailleurs l’un des conseils souvent donnés aux personnes qui peinent à boire suffisamment : choisir une eau dont elles apprécient vraiment la saveur.Il existe néanmoins quelques nuances. Certaines eaux gazeuses naturellement riches en minéraux, comme le bicarbonate ou le sodium, peuvent être plus difficiles à tolérer pour les personnes souffrant d’hypertension ou de problèmes rénaux. Dans ces cas particuliers, les médecins recommandent une consommation modérée. Mais pour la majorité des individus en bonne santé, il n’y a aucune contre-indication.Alors, laquelle hydrate le mieux ? Aucune des deux. Sur le plan biologique, eau plate et eau gazeuse remplissent la même fonction. Le meilleur choix est celui que l’on parvient à boire en quantité suffisante, tout au long de la journée. L’essentiel, ce n’est pas le type d’eau : c’est la régularité avec laquelle on la boit. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
On l’apprend parfois à l’école, on le lit dans les magazines, et on en parle même dans les séries : le deuil suivrait cinq phases bien distinctes. D’abord le déni, puis la colère, le marchandage, la dépression et enfin l’acceptation. Ce modèle, proposé en 1969 par la psychiatre Élisabeth Kübler-Ross, est devenu mondialement célèbre. Mais une question se pose : correspond-il vraiment à la réalité psychologique du deuil ?En fait… pas vraiment. Et c’est précisément ce que la recherche montre depuis plusieurs décennies. D’abord, il faut rappeler que Kübler-Ross n’avait pas étudié le deuil d’un proche, mais l’expérience émotionnelle des personnes en fin de vie, c’est-à-dire celles qui apprenaient qu’elles allaient mourir. Son modèle ne concernait pas l’entourage. Ce n’est que plus tard, et sans fondement scientifique solide, que ces cinq phases ont été appliquées à la perte d’un être cher, puis élargies à des situations qui n’ont parfois plus rien à voir : ruptures amoureuses, licenciements, déménagements, ou même perte d’un objet symbolique.Ensuite, malgré sa popularité, le modèle souffre d’un problème majeur : il ne repose sur aucune preuve scientifique robuste. Aucun travail expérimental n’a jamais confirmé l’existence de cinq étapes fixes, ordonnées et universelles. Au contraire, les études montrent que le deuil est un processus hautement individuel, variable d’une personne à l’autre. Certaines ressentent une profonde tristesse d’emblée, d’autres oscillent entre plusieurs émotions, certaines ne passent jamais par la colère, et beaucoup ne suivent aucun ordre précis.Les chercheurs soulignent également que ce modèle reflète une vision très occidentale du deuil, centrée sur l’expression individuelle des émotions. Dans d’autres cultures, le deuil peut être structuré autour de rituels collectifs, de croyances spirituelles, ou encore de pratiques communautaires qui modifient profondément l’expérience émotionnelle. Imaginer que tout le monde traverse les mêmes cinq étapes est donc non seulement inexact, mais aussi réducteur.Aujourd’hui, la psychologie moderne considère le deuil comme un processus non linéaire, fait d’allers-retours, parfois de rémissions, parfois de surgissements inattendus. Ce n’est pas un escalier à gravir marche par marche, mais plutôt une mer dont les vagues se calment progressivement.Alors, le deuil a-t-il vraiment cinq phases ? Non. Mais le modèle de Kübler-Ross reste utile pour ouvrir la discussion, mettre des mots sur l’indicible et rassurer. À condition de ne jamais en faire une carte obligatoire : chacun avance à son rythme, et c’est parfaitement normal. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La lutte contre les maladies transmises par les moustiques, comme le paludisme, la dengue ou le chikungunya, pourrait prendre un tournant décisif grâce à une innovation révolutionnaire : des moustiques génétiquement modifiés capables de produire un sperme « toxique ». Cette technique, développée par des chercheurs australiens, repose sur la modification génétique des moustiques mâles pour qu’ils transmettent une toxine mortelle aux femelles lors de l’accouplement, sans affecter les autres espèces.  Comment ça fonctionne ? Les moustiques mâles génétiquement modifiés ne piquent pas et ne transmettent pas de maladies. Leur sperme contient une toxine qui cible spécifiquement les femelles avec lesquelles ils s’accouplent. Après la copulation, les femelles contaminées ne survivent pas ou deviennent incapables de produire une descendance viable. Cette stratégie, appelée « suppression ciblée », réduit efficacement les populations de moustiques, notamment celles des espèces vectrices de maladies comme Aedes aegypti ou Anopheles, sans nécessiter l’utilisation d’insecticides chimiques.  Pourquoi est-ce révolutionnaire ? 1. Efficacité ciblée : Contrairement aux méthodes traditionnelles, comme les pulvérisations d’insecticides ou les pièges à moustiques, cette approche cible exclusivement les espèces nuisibles, laissant intactes les populations d’insectes non vecteurs, indispensables à l’écosystème.   2. Réduction des maladies : En diminuant drastiquement les populations de moustiques vecteurs, cette technique limite la propagation de maladies graves qui affectent des centaines de millions de personnes chaque année, en particulier dans les régions tropicales. 3. Alternative durable : La résistance aux insecticides est un problème croissant dans le contrôle des moustiques. Cette solution génétique offre une alternative innovante, potentiellement plus durable et moins dommageable pour l’environnement.  Avantages écologiques et sociétaux Cette méthode pourrait également contribuer à réduire l’usage intensif de pesticides, souvent nocifs pour les abeilles, les oiseaux et d’autres espèces non ciblées. Par ailleurs, elle pourrait s’avérer particulièrement bénéfique dans les régions à faibles ressources, où les campagnes de lutte traditionnelle contre les moustiques sont coûteuses et difficiles à déployer. En résumé, l’utilisation de moustiques au sperme « toxique » représente une avancée majeure dans la lutte mondiale contre les maladies transmissibles par les moustiques. Cette innovation combine technologie de pointe, préservation écologique et efficacité, offrant une solution prometteuse pour protéger des millions de vies à travers le monde. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Selon une enquête de l’UFC-Que Choisir, près de 80 % des médicaments périmés seraient encore efficaces bien après leur date de péremption. Ce chiffre, basé sur des études scientifiques et des observations de praticiens, soulève des questions sur la pertinence des dates limites de consommation (DLC) indiquées sur les boîtes de médicaments. Mais que faut-il réellement en penser ? La date de péremption est établie par les fabricants après des tests de stabilité. Elle garantit que le médicament conserve au moins 90 % de son efficacité et reste sûr jusqu'à cette date, lorsqu'il est conservé dans des conditions optimales. Cependant, ces dates sont souvent prudentes, voire conservatrices. En effet, les fabricants ne testent pas systématiquement la stabilité au-delà de la durée indiquée, par précaution et pour des raisons réglementaires. Certaines études montrent pourtant que de nombreux médicaments restent stables et efficaces des années après leur date de péremption. Il existe cependant des exceptions notables. Certains médicaments, comme les antibiotiques liquides, les nitroglycérines (pour les maladies cardiaques), les insulines et les vaccins, se dégradent rapidement et peuvent perdre leur efficacité ou devenir dangereux après leur péremption. De même, les conditions de stockage, comme l’exposition à la chaleur ou à l’humidité, jouent un rôle crucial dans la conservation des médicaments. Que faire alors avec des médicaments périmés ? Tout dépend de leur type et de leur utilisation. En cas d’urgence ou d’absence d’alternative, un médicament légèrement périmé peut rester une option, surtout s’il s’agit de comprimés solides. Cependant, pour des traitements critiques où la pleine efficacité est essentielle, comme les maladies chroniques ou graves, il est recommandé de ne pas prendre de risques. L’UFC-Que Choisir plaide pour une révision des pratiques actuelles en matière de dates de péremption. Prolonger certaines durées de conservation pourrait réduire le gaspillage de médicaments, un enjeu écologique et économique majeur. En attendant, il est essentiel de consulter un professionnel de santé avant d’utiliser un médicament périmé, afin d’éviter tout risque pour votre santé. En conclusion, bien que 80 % des médicaments périmés puissent encore être efficaces, leur utilisation doit être réfléchie. Ce chiffre invite à une meilleure gestion des médicaments, mais aussi à une prise de conscience sur l’importance des conditions de conservation et des pratiques responsables. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La maladie du Viking, ou contracture de Dupuytren, est une affection chronique qui touche principalement les mains, entraînant une perte progressive de leur fonction. Son surnom, "maladie du Viking", vient de sa prévalence accrue dans les populations d'Europe du Nord, en particulier chez les descendants des peuples scandinaves. Cependant, cette condition peut affecter n'importe qui, bien qu'elle soit plus fréquente chez les hommes de plus de 50 ans. Le trouble se manifeste par un épaississement anormal et une rétraction progressive du tissu conjonctif situé sous la peau de la paume. Ce tissu forme des cordons qui tirent sur les doigts, les forçant à se plier vers la paume. Les doigts les plus souvent atteints sont l'annulaire et l'auriculaire. Avec le temps, il devient difficile, voire impossible, de les redresser complètement, ce qui peut perturber les activités quotidiennes comme serrer la main, écrire ou manipuler des objets. La cause exacte de la maladie reste inconnue, mais plusieurs facteurs de risque ont été identifiés. En plus de l'héritage génétique nordique, le tabagisme, la consommation d'alcool, le diabète et certaines professions impliquant des microtraumatismes répétés aux mains augmentent le risque de développer cette condition. Le diagnostic est généralement clinique, basé sur l'examen des mains. Dans les cas bénins, la maladie peut ne pas nécessiter de traitement. Toutefois, si la contracture compromet sérieusement la fonction de la main, des interventions sont envisagées. Celles-ci incluent des injections d'enzymes spécifiques pour dissoudre les cordons de tissu ou une intervention chirurgicale pour les retirer. Une technique plus récente, appelée aponeurotomie à l'aiguille, consiste à diviser les cordons à l'aide d'une aiguille fine sous anesthésie locale, offrant une option moins invasive. Bien que la maladie de Dupuytren ne soit pas douloureuse dans la plupart des cas, elle peut avoir un impact significatif sur la qualité de vie, en particulier si elle n'est pas traitée. Les personnes concernées sont invitées à consulter un spécialiste dès les premiers signes, tels qu'un épaississement de la peau de la paume ou une difficulté à poser la main à plat sur une surface. En résumé, la "maladie du Viking" est un rappel de l'importance de surveiller ses mains et d'agir rapidement en cas de changement. Informer le public sur cette condition peut aider à en réduire l'impact et à préserver la fonction manuelle essentielle à notre autonomie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le "test de la chaussette" est une méthode simple mais révélatrice pour évaluer votre condition physique globale et prédire vos risques de mortalité prématurée, notamment après 50 ans. Il ne nécessite aucun équipement spécifique et peut être réalisé chez vous en quelques secondes. Le principe est élémentaire : il s'agit de mettre ou d'enlever une chaussette en position debout, sur une jambe, sans aide et sans perdre l'équilibre. Pourquoi un test si basique peut-il en dire long sur votre santé ? Tout repose sur la relation entre l'équilibre, la force musculaire et la coordination, qui sont des indicateurs clés du vieillissement en bonne santé. Des recherches ont montré qu'une incapacité à effectuer de tels gestes simples est associée à un risque accru de chutes, de fragilité et de maladies chroniques, toutes susceptibles de raccourcir l'espérance de vie. En 2022, une étude publiée dans le British Journal of Sports Medicine a suivi près de 2000 personnes âgées de 50 à 75 ans sur une période de sept ans. Les résultats sont frappants : ceux qui ne pouvaient pas tenir sur une jambe pendant au moins 10 secondes étaient deux fois plus susceptibles de décéder au cours de l'étude que ceux qui y parvenaient. Le test est donc un indicateur précis de la capacité du corps à gérer des activités complexes liées à la vie quotidienne. Comment réaliser ce test ? Placez-vous debout, pieds nus, sur une surface plane. Levez une jambe et essayez de rester immobile tout en mettant ou en enlevant une chaussette avec la main correspondante. Si vous ne pouvez pas garder l'équilibre, il est peut-être temps de prendre des mesures pour améliorer votre condition physique. Heureusement, il n'est jamais trop tard pour agir. Renforcer votre équilibre peut être simple : des activités comme le yoga, le tai-chi ou même la marche régulière peuvent être très bénéfiques. De plus, améliorer votre alimentation, contrôler votre poids et surveiller votre santé cardiovasculaire contribuent également à prolonger votre espérance de vie. En conclusion, le test de la chaussette est bien plus qu'un simple exercice. Il offre un aperçu de votre santé globale et vous alerte sur des aspects cruciaux du vieillissement. Alors, après 50 ans, chaussez-vous de prudence et testez votre équilibre : cela pourrait littéralement sauver votre vie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le port du soutien-gorge a suscité des débats quant à son éventuelle association avec le cancer du sein. Cependant, les données scientifiques actuelles ne soutiennent pas l'hypothèse d'un lien causal entre le port de soutien-gorge et l'augmentation du risque de cancer du sein. Origine de la controverse En 1995, le livre Dressed to Kill de Sydney Ross Singer et Soma Grismaijer a suggéré que le port de soutien-gorge pourrait entraver la circulation lymphatique, entraînant une accumulation de toxines dans le tissu mammaire et augmentant ainsi le risque de cancer du sein. Cette hypothèse a suscité une attention médiatique considérable, mais elle n'était pas étayée par des preuves scientifiques solides. Études scientifiques et conclusions Des recherches ultérieures ont examiné cette hypothèse. Une étude de 2014 menée par le Fred Hutchinson Cancer Research Center a analysé les habitudes de port de soutien-gorge chez plus de 1 500 femmes ménopausées, dont certaines atteintes de cancer du sein et d'autres non. Les résultats n'ont montré aucune association significative entre le port de soutien-gorge et le risque de développer un cancer du sein, indépendamment de la durée quotidienne de port, de la présence d'armatures ou de l'âge auquel le port de soutien-gorge a commencé. De plus, des institutions reconnues, telles que la Société canadienne du cancer, affirment qu'il n'existe aucune preuve scientifique sérieuse démontrant un lien entre le port de soutien-gorge et le cancer du sein.  Facteurs de risque avérés Il est essentiel de se concentrer sur les facteurs de risque établis du cancer du sein, tels que : - Âge avancé : Le risque augmente avec l'âge.- Antécédents familiaux : Une histoire familiale de cancer du sein peut accroître le risque.- Facteurs hormonaux : Une exposition prolongée aux hormones œstrogènes, que ce soit par des cycles menstruels précoces ou une ménopause tardive, peut augmenter le risque.- Mode de vie : La consommation d'alcool, le tabagisme, l'obésité et la sédentarité sont des facteurs de risque modifiables. Conclusion Les recherches actuelles ne soutiennent pas l'idée que le port de soutien-gorge augmente le risque de cancer du sein. Il est crucial de se concentrer sur les facteurs de risque avérés et de ne pas se laisser distraire par des hypothèses non fondées. Pour réduire le risque de cancer du sein, il est recommandé d'adopter un mode de vie sain, de participer aux programmes de dépistage appropriés et de consulter régulièrement des professionnels de la santé. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Les friteuses à air, ou airfryers, ont gagné en popularité en offrant une alternative à la friture traditionnelle, permettant de cuire des aliments avec moins de matières grasses. Cependant, des études récentes suggèrent que ce mode de cuisson pourrait entraîner la formation accrue d'acrylamide, un composé chimique potentiellement cancérogène.Qu'est-ce que l'acrylamide ?L'acrylamide est une substance chimique qui se forme lors de la cuisson à haute température (au-dessus de 120 °C) d'aliments riches en amidon, tels que les pommes de terre, les céréales et le café. Ce processus, connu sous le nom de réaction de Maillard, est responsable du brunissement et du développement des saveurs des aliments cuits. Cependant, il conduit également à la formation d'acrylamide. Le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) a classé l'acrylamide comme "probablement cancérogène pour l'homme" (groupe 2A), en raison de son potentiel à augmenter le risque de cancer.Étude récente sur les airfryers et l'acrylamideUne étude menée par des chercheurs de l'Université de Gazi à Ankara, Turquie, publiée en janvier 2024, a examiné la teneur en acrylamide de pommes de terre cuites selon trois méthodes : à l'airfryer, à la friture traditionnelle et au four. Les résultats ont révélé que les pommes de terre cuites à l'airfryer contenaient en moyenne 12,19 µg/kg d'acrylamide, contre 8,94 µg/kg pour la friture traditionnelle et 7,43 µg/kg pour la cuisson au four. Pourquoi l'airfryer produit-il plus d'acrylamide ?Plusieurs facteurs peuvent expliquer la formation accrue d'acrylamide lors de l'utilisation d'un airfryer :- Température élevée : Les airfryers cuisent souvent les aliments à des températures supérieures à 200 °C, favorisant la formation d'acrylamide.- Absence d'huile : La cuisson sans huile peut entraîner une déshydratation plus rapide des aliments, augmentant la concentration des précurseurs de l'acrylamide.Réduire les risques associés à l'acrylamidePour minimiser l'exposition à l'acrylamide lors de l'utilisation d'un airfryer, il est recommandé de :- Tremper les pommes de terre : Faire tremper les pommes de terre coupées dans l'eau pendant 15 à 30 minutes avant la cuisson peut réduire la formation d'acrylamide.- Contrôler la température : Cuire à des températures inférieures à 175 °C et éviter une cuisson excessive pour limiter le brunissement excessif.- Choisir des variétés appropriées : Utiliser des variétés de pommes de terre à faible teneur en amidon peut également aider à réduire la formation d'acrylamide.ConclusionBien que les airfryers offrent une méthode de cuisson réduisant l'utilisation de matières grasses, ils peuvent entraîner une formation accrue d'acrylamide, un composé potentiellement cancérogène. Il est donc essentiel d'adopter des pratiques de cuisson appropriées pour minimiser les risques pour la santé. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le syndrome de canitie subite, ou syndrome de Marie-Antoinette, désigne une situation où les cheveux d’une personne deviennent gris ou blancs en très peu de temps, parfois du jour au lendemain. Bien que ce phénomène ait souvent été considéré comme une légende ou une exagération, des cas historiques et des études récentes suggèrent qu'il pourrait être lié au stress extrême.Les chercheurs ont longtemps débattu des mécanismes sous-jacents. La canitie subite n'est pas une perte de pigments préexistants, mais plutôt une explication plausible liée à la chute massive des cheveux pigmentés en raison d'un stress important, laissant place aux cheveux gris ou blancs déjà présents.Le stress et les cheveux gris : des preuves scientifiques inéditesUne étude récente publiée dans Nature (2020) a apporté des preuves concrètes liant le stress au grisonnement des cheveux. Des chercheurs de l’Université de Harvard ont démontré que le stress active le système nerveux sympathique, libérant une hormone appelée noradrénaline. Celle-ci affecte les cellules souches mélanocytaires, responsables de la production de mélanine, le pigment qui colore les cheveux. Sous l'effet du stress, ces cellules souches s'épuisent prématurément, entraînant une repousse de cheveux gris ou blancs.Identification des protéines responsablesUne étude complémentaire publiée en 2021, relayée par Science Post, a identifié les protéines jouant un rôle clé dans ce processus. Les chercheurs ont constaté que le stress modifie l'expression de protéines spécifiques dans les follicules pileux, altérant ainsi la production de mélanine. Parmi ces protéines, celles impliquées dans la régulation des cellules souches et des réponses au stress, comme la protéine p38 MAPK, semblent particulièrement importantes.La possibilité d’une inversionUne découverte révolutionnaire de cette même étude est que, dans certains cas, la réduction du stress pourrait inverser le grisonnement des cheveux. Des tests ont montré que lorsque les niveaux de stress diminuaient, certains cheveux retrouvaient leur pigmentation d’origine. Ce phénomène est encore mal compris et dépend de la préservation des cellules souches dans le follicule.En conclusionLe syndrome de canitie subite est une manifestation extrême du lien entre stress et cheveux gris, désormais étayée par des preuves scientifiques. Ces recherches ouvrent la voie à de nouvelles approches pour prévenir ou même inverser ce phénomène, notamment par la gestion du stress ou des thérapies ciblant les mécanismes cellulaires impliqués. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le sommeil est une fonction biologique essentielle, et sa privation prolongée peut entraîner des conséquences graves sur la santé physique et mentale. Bien que des individus aient tenté de repousser les limites de l'éveil, les études scientifiques et les observations cliniques mettent en garde contre les dangers d'une telle privation.En 1964, Randy Gardner, un lycéen de 17 ans, a établi un record en restant éveillé pendant 264 heures, soit 11 jours consécutifs. Sous surveillance médicale, Gardner a manifesté divers symptômes au fil des jours, notamment des troubles de la mémoire à court terme, de la désorientation, des sautes d'humeur et des hallucinations. Cependant, après une période de récupération, ses fonctions cognitives sont revenues à la normale, suggérant que les effets de la privation de sommeil peuvent être réversibles à court terme. Des expériences menées sur des animaux offrent un aperçu des conséquences potentielles d'une privation totale de sommeil. Dans les années 1980, des chercheurs de l'Université de Chicago ont privé des rats de sommeil en les plaçant sur des plateformes rotatives au-dessus de l'eau, les forçant à rester éveillés. Après quelques jours, les rats ont présenté une perte de poids, des ulcères cutanés et, en l'espace de trois semaines, tous sont décédés, suggérant que la privation de sommeil peut être plus létale que le manque de nourriture. Chez l'humain, une maladie rare, l'insomnie fatale familiale, illustre les effets dévastateurs de l'absence de sommeil. Cette affection génétique entraîne une réduction drastique du temps de sommeil, accompagnée de symptômes tels que l'hypertension, des troubles cognitifs et moteurs, et conduit inévitablement au décès en 12 à 16 mois. Bien que cette maladie soit exceptionnelle, elle souligne l'importance vitale du sommeil. La privation de sommeil affecte également le système immunitaire, rendant l'organisme plus vulnérable aux infections. Une étude a démontré que des individus privés de sommeil après une vaccination produisaient moins d'anticorps, indiquant une réponse immunitaire affaiblie. Ainsim bien qu'un être humain puisse théoriquement survivre jusqu'à une ou deux semaines sans dormir, la privation de sommeil complète entraîne des symptômes graves bien avant cette limite. Ces symptômes incluent des hallucinations, des troubles cognitifs sévères, un effondrement immunitaire, et à terme, un risque de décès. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Comments (6)

Audrey pasdecalais

peut-on avoir des oublis du à la progestérone sans être enceinte ?

Dec 9th
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Nour Hane

wow

Jun 11th
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ربي زدني علما امين

s'il vous plaît ,la musique de début est agaçante

Aug 26th
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Valérie Schneider

Mon rituel du matin, pendant que je me lave ! Très instructif et ludique. J'écoute également Choses à savoir Tech et Choses à savoir Culture générale.

Jul 20th
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Léa Steydli

Super intéressant 😊

Oct 28th
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Prüd'homme Carlõssy's

bien

Jul 22nd
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