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Choses à Savoir SANTE

Author: Choses à Savoir

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Développez facilement votre culture dans le domaine de la santé avec un podcast par jour !

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La différence entre une crise cardiaque et un arrêt cardiaque est souvent mal comprise, alors qu’il s’agit de deux situations médicales distinctes, même si elles concernent toutes deux le cœur et peuvent parfois se succéder.Une crise cardiaque, appelée médicalement infarctus du myocarde, survient lorsqu’une artère coronaire se bouche. Ces artères apportent l’oxygène et les nutriments au muscle cardiaque. Le plus souvent, l’obstruction est causée par un caillot sanguin formé sur une plaque de cholestérol. Lorsque le sang ne circule plus correctement, une partie du muscle cardiaque est privée d’oxygène. Si la situation n’est pas corrigée rapidement, les cellules de cette zone commencent à mourir.Pendant une crise cardiaque, le cœur continue généralement de battre. La personne est consciente, même si elle peut se sentir très mal. Les symptômes les plus fréquents sont une douleur ou une sensation d’écrasement dans la poitrine, une douleur qui peut irradier vers le bras gauche, l’épaule, le dos ou la mâchoire, un essoufflement, des nausées, des sueurs et une grande fatigue. La crise cardiaque est donc avant tout un problème de circulation sanguine au niveau du cœur.L’arrêt cardiaque, en revanche, correspond à l’arrêt brutal et inattendu du fonctionnement du cœur. Le cœur ne pompe plus efficacement le sang vers le cerveau et les autres organes vitaux. La personne s’effondre, perd connaissance, ne respire plus normalement et n’a plus de pouls. Sans intervention immédiate, les lésions cérébrales commencent en quelques minutes et le décès peut survenir très rapidement.L’arrêt cardiaque est le plus souvent provoqué par un trouble grave du rythme cardiaque, c’est-à-dire un problème électrique. Le cœur se met à battre de façon totalement désorganisée ou cesse de battre. Ce dysfonctionnement électrique peut être déclenché par une crise cardiaque, mais aussi par d’autres causes comme une électrocution, une noyade, un traumatisme sévère ou certaines maladies cardiaques.Le lien entre les deux est important à comprendre. Une crise cardiaque peut entraîner un arrêt cardiaque, mais ce n’est pas systématique. De nombreuses personnes font une crise cardiaque sans jamais présenter d’arrêt cardiaque. À l’inverse, un arrêt cardiaque peut survenir sans qu’il y ait eu de crise cardiaque préalable.En résumé, la crise cardiaque est un problème de tuyauterie : une artère est bouchée. L’arrêt cardiaque est un problème électrique : le cœur ne bat plus correctement. Cette distinction est essentielle, car les réponses d’urgence sont différentes. Une crise cardiaque nécessite une prise en charge médicale rapide. Un arrêt cardiaque nécessite immédiatement un massage cardiaque et, si possible, une défibrillation. Connaître cette différence permet de mieux comprendre les signaux d’alerte et peut réellement sauver des vies. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Les vaccins ont tendance à fonctionner moins bien avec l’âge parce que le système immunitaire vieillit, un phénomène appelé immunosénescence. Autrement dit, ce n’est pas le vaccin qui devient moins performant en soi, mais l’organisme qui répond moins efficacement à la stimulation qu’il provoque.Chez une personne jeune, un vaccin déclenche une cascade très bien orchestrée : le système immunitaire reconnaît l’antigène, active des cellules spécialisées, fabrique des anticorps et crée une mémoire immunitaire durable. Chez les personnes âgées, plusieurs maillons de cette chaîne deviennent moins efficaces.D’abord, la production de nouvelles cellules immunitaires diminue. Le thymus, un organe essentiel à la fabrication des lymphocytes T, commence à s’atrophier dès l’âge adulte et devient beaucoup moins actif avec les décennies. Résultat : il y a moins de cellules capables de reconnaître des agents infectieux nouveaux.Ensuite, les lymphocytes B, responsables de la fabrication des anticorps, fonctionnent moins bien. Après une vaccination, les seniors produisent souvent moins d’anticorps, et ces anticorps sont parfois de moins bonne qualité. Cela signifie que le bouclier protecteur est plus faible.Un autre élément clé est la mémoire immunitaire. Les cellules censées “se souvenir” d’un virus ou d’une bactérie sont moins nombreuses ou moins réactives chez les personnes âgées. La protection apportée par le vaccin peut donc être moins durable.Ces mécanismes ont des conséquences mesurables. Par exemple, pour le vaccin contre la grippe saisonnière, l’efficacité est estimée autour de 50 à 60 % chez les adultes de moins de 65 ans, contre environ 30 à 40 % chez les plus de 65 ans selon les saisons. Cela ne veut pas dire que le vaccin ne sert à rien, mais qu’il empêche moins souvent l’infection.À cela s’ajoute un phénomène appelé inflammaging : une inflammation chronique de bas niveau qui s’installe avec l’âge. Cette inflammation permanente perturbe les signaux du système immunitaire et peut réduire sa capacité à réagir correctement à un vaccin.Malgré tout, il est crucial de rappeler que les vaccins restent très utiles chez les seniors. Même lorsqu’ils n’empêchent pas totalement l’infection, ils réduisent fortement le risque de formes graves, d’hospitalisation et de décès.Pour compenser la baisse de réponse immunitaire, les chercheurs ont développé des stratégies spécifiques : vaccins à dose plus élevée, vaccins contenant des adjuvants (substances qui stimulent l’immunité) ou schémas de rappels adaptés.En résumé, si les vaccins fonctionnent moins bien avec l’âge, c’est parce que le système immunitaire devient plus lent, moins précis et moins capable de fabriquer des anticorps et de la mémoire. Mais ils demeurent l’un des outils les plus efficaces pour protéger la santé des personnes âgées. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
En 1872, dans son ouvrage L’Expression des émotions chez l’homme et les animaux, Charles Darwin propose une idée révolutionnaire pour l’époque : les émotions humaines ne sont pas uniquement façonnées par la culture, mais possèdent une base biologique universelle. Selon lui, certaines émotions fondamentales sont partagées par tous les êtres humains, quelles que soient leur origine, leur langue ou leur société. Il en identifie six principales, aujourd’hui appelées émotions universelles.La première est la joie. Elle se manifeste par le sourire, le rire, un visage détendu et lumineux. La joie est associée aux expériences positives, au plaisir, à la réussite ou aux relations sociales satisfaisantes. D’un point de vue évolutif, elle renforce les comportements bénéfiques à la survie et favorise les liens sociaux, indispensables à la vie en groupe.La deuxième émotion universelle est la tristesse. Elle se reconnaît notamment par les larmes, les paupières tombantes et une posture affaissée. La tristesse apparaît en réponse à une perte, un échec ou une déception. Elle joue un rôle important : elle incite au repli temporaire, favorise l’introspection et peut susciter la compassion et le soutien de l’entourage.Vient ensuite la peur, sans doute l’une des émotions les plus vitales. Elle se traduit par des yeux écarquillés, une tension musculaire et une accélération du rythme cardiaque. La peur prépare l’organisme à réagir face au danger, en déclenchant la fuite ou la défense. C’est un mécanisme de survie hérité de millions d’années d’évolution.La quatrième émotion est la colère. Elle s’exprime par des sourcils froncés, une mâchoire crispée et une voix plus forte. La colère survient lorsqu’un individu se sent menacé, frustré ou traité injustement. Sur le plan adaptatif, elle sert à défendre ses limites, à dissuader un adversaire et à rétablir un équilibre perçu comme rompu.Darwin identifie également le dégoût comme émotion fondamentale. Elle se manifeste par un haut-le-cœur, un froncement du nez et un rejet instinctif. À l’origine, le dégoût protège contre l’ingestion de substances potentiellement toxiques ou contaminées. Avec le temps, il s’est étendu à des domaines moraux et sociaux, comme le rejet de certains comportements jugés inacceptables.Enfin, la sixième émotion universelle est la surprise. Elle se caractérise par des yeux grands ouverts, des sourcils relevés et une bouche entrouverte. La surprise est une réaction brève face à un événement inattendu. Elle permet d’augmenter rapidement l’attention et d’évaluer la situation afin d’adopter la réponse la plus appropriée.Ces six émotions constituent les fondations du monde émotionnel humain. Elles ne sont ni bonnes ni mauvaises en soi : elles sont des outils biologiques destinés à guider nos comportements. Les travaux de Darwin ont ouvert la voie à plus d’un siècle de recherches montrant que, malgré nos différences culturelles, nous partageons un socle émotionnel commun profondément inscrit dans notre nature. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La boisson qui augmente clairement le risque de cancer colorectal est l’alcool. Une vaste étude récente menée par l’American Cancer Society sur près de 88 000 à 90 000 personnes suivies pendant environ vingt ans met en lumière un facteur de risque encore largement sous-estimé : la consommation régulière d’alcool, même à des niveaux considérés par beaucoup comme « modérés ».Les chercheurs ont observé que les personnes ayant consommé en moyenne plus de 14 verres d’alcool par semaine au cours de leur vie présentent un risque significativement plus élevé de développer un cancer colorectal que celles qui boivent très peu ou pas du tout. Cette quantité correspond approximativement à deux verres par jour. Le risque est encore plus marqué pour le cancer du rectum, avec une augmentation particulièrement nette chez les consommateurs réguliers et de longue durée. Ce résultat est important, car il montre que ce n’est pas seulement l’excès ponctuel qui compte, mais bien l’exposition cumulée à l’alcool sur des années.Un point essentiel de cette étude est qu’elle ne met pas en cause une boisson spécifique comme le vin, la bière ou les spiritueux. Le facteur commun est l’éthanol, l’alcool présent dans toutes ces boissons. Autrement dit, peu importe le type d’alcool : c’est la molécule elle-même qui est associée au risque de cancer.Sur le plan biologique, plusieurs mécanismes expliquent ce lien. Lorsque l’organisme dégrade l’alcool, il produit une substance appelée acétaldéhyde, qui est toxique et capable d’endommager l’ADN des cellules. Ces dommages peuvent favoriser l’apparition de mutations et, à long terme, la transformation de cellules normales en cellules cancéreuses. L’alcool favorise aussi l’inflammation chronique, perturbe l’équilibre du microbiote intestinal et peut affaiblir les systèmes de réparation cellulaire. Dans le côlon et le rectum, où les cellules se renouvellent rapidement, ces effets créent un terrain propice à la cancérisation.Cette étude s’inscrit dans un ensemble de données scientifiques cohérentes montrant que l’alcool est impliqué dans de nombreux cancers, notamment ceux de la bouche, de la gorge, de l’œsophage, du foie, du sein et du tube digestif.Le message clé pour le public est simple : plus la consommation d’alcool est élevée et prolongée dans le temps, plus le risque de cancer colorectal augmente. Réduire sa consommation, instaurer des jours sans alcool et rester en dessous de deux verres par jour constitue une mesure de prévention concrète et efficace.En résumé, la boisson incriminée n’est pas un soda, un café ou une boisson énergisante, mais bien l’alcool, un facteur de risque majeur souvent banalisé, alors qu’il joue un rôle important dans le développement du cancer colorectal. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Ce phénomène, aussi étrange que déroutant, n’est pas une hallucination : il est le symptôme possible d’un trouble rare de l’oreille interne appelé syndrome de Minor, ou plus précisément déhis­cence du canal semi-circulaire supérieur.Pour comprendre, il faut d’abord rappeler comment fonctionne l’oreille interne. Elle contient la cochlée, chargée de l’audition, et le système vestibulaire, responsable de l’équilibre. Ce système vestibulaire comprend trois canaux semi-circulaires remplis de liquide, orientés dans les trois dimensions de l’espace. Ils détectent les mouvements de la tête grâce aux déplacements de ce liquide.Normalement, ces structures sont enfermées dans un os épais qui les isole des vibrations extérieures. Mais chez certaines personnes atteintes du syndrome de Minor, il existe une fissure ou un amincissement osseux au-dessus du canal semi-circulaire supérieur. Cette “fenêtre” supplémentaire modifie profondément la façon dont les vibrations se propagent dans l’oreille interne.Résultat : des sons ou des vibrations normalement imperceptibles deviennent audibles. C’est ce que l’on appelle une hyperacousie aux sons internes. Le patient peut entendre :Ses battements de cœurSa respirationSa masticationLe bruit de ses pasEt parfois… le mouvement de ses globes oculairesLorsque les yeux bougent, les muscles oculaires génèrent de minuscules vibrations. Chez la plupart des gens, ces vibrations sont totalement étouffées. Mais dans le syndrome de Minor, elles sont détournées vers la cochlée et interprétées comme des sons.Le syndrome ne se limite pas à ces perceptions sonores insolites. Il peut aussi provoquer :Des vertiges déclenchés par des bruits fortsUne sensation de tangage ou de déséquilibreUne impression d’“écho” dans la têteUne distorsion de certains sonsCes symptômes s’expliquent par un phénomène dit de “troisième fenêtre” : normalement, l’oreille interne possède deux ouvertures naturelles pour transmettre les vibrations. La fissure osseuse en crée une troisième, perturbant l’équilibre des pressions internes.Le diagnostic repose sur l’imagerie (scanner haute résolution de l’os temporal) et des tests auditifs spécifiques.Le traitement dépend de la sévérité des symptômes. Dans les formes légères, une simple surveillance peut suffire. Dans les cas invalidants, une intervention chirurgicale peut colmater la fissure et restaurer une transmission plus normale des vibrations. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Sur le papier, ce sont deux tranches de porc. Mais dans votre assiette… ce n’est pas du tout le même effet sur la balance.D’abord, clarifions.Le jambon blanc, c’est le jambon “cuit”. Celui qu’on met dans un sandwich, dans des pâtes, ou dans une quiche. Il est souvent assez maigre, surtout quand il est choisi “découenné dégraissé”.Le jambon cru, lui, c’est le jambon “sec”, affiné, salé, parfois pendant des mois : jambon de Parme, Serrano, Bayonne… C’est celui qu’on mange en chiffonnade, à l’apéro ou avec du melon.Et c’est là que tout change.Parce qu’en nutrition, il y a une règle toute simple :plus un aliment est sec, plus il est concentré.Le jambon cru contient beaucoup moins d’eau… donc il contient proportionnellement beaucoup plus de calories au même poids.Résultat :Le jambon blanc, c’est en moyenne autour de 110 à 150 calories pour 100 grammes.Le jambon cru, lui, peut monter à 250, 300… parfois plus de 330 calories pour 100 grammes.Donc, dit autrement :à quantité égale, le jambon cru peut apporter deux fois plus de calories que le jambon blanc.Et pourquoi ?Principalement à cause de sa teneur en lipides, donc en gras. Le gras, c’est très énergétique : 9 calories par gramme, contre 4 pour les protéines et les glucides. Et le jambon cru, même quand il est délicieux… est plus gras.Mais il y a une nuance importante.Dans la vraie vie, personne ne mange forcément 100 grammes de jambon cru.Comme il est plus salé, plus puissant, plus intense… on en mange souvent moins.Deux tranches de jambon blanc, c’est facilement 70 grammes.Alors que trois tranches fines de jambon cru… c’est parfois 30 à 40 grammes.Et là, l’écart calorique peut s’atténuer.Mais attention : il reste un autre facteur.Le jambon cru est aussi beaucoup plus salé. Et le sel… ça ne fait pas grossir directement. Mais ça favorise la rétention d’eau, et parfois l’appétit. Et surtout, ça peut être un problème pour la tension artérielle.Donc, conclusion claire :Si votre objectif est de limiter les calories, le gagnant est sans surprise…le jambon blanc.Mais si vous choisissez le jambon cru, vous pouvez aussi très bien en manger…à condition que ce soit en petite quantité, comme un aliment plaisir.Parce que comme souvent en nutrition, ce n’est pas un aliment qui “fait grossir”.C’est la dose, et la fréquence. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Oui… un peu, mais pas au point de “brûler les graisses” comme on l’entend dans les promesses marketing.D’abord, qu’est-ce qui pourrait faire “brûler” les graisses ?Le thé vert contient surtout deux molécules intéressantes :la caféinedes catéchines (dont l’EGCG)Ces composés peuvent légèrement augmenter la thermogenèse (la production de chaleur) et la lipolyse (mobilisation des graisses), ce qui peut théoriquement augmenter l’oxydation des lipides.Ce que dit une étude scientifique de référenceUne étude célèbre menée par Dulloo et ses collègues (1999) a testé un extrait de thé vert riche en catéchines et a montré une augmentation de la dépense énergétique et de l’oxydation des graisses, au-delà de l’effet de la caféine seule. En clair : le combo “catéchines + caféine” semble agir un peu mieux que la caféine isolée, ce qui suggère un petit effet métabolique propre au thé vert.Mais cet effet est-il suffisant pour maigrir ?C’est là que la nuance est importante.Même si l’effet existe, il est :modestevariable selon les personneset souvent observé dans des conditions expérimentales (doses standardisées, extraits concentrés)Dans la vraie vie, boire 2 ou 3 tasses par jour ne transforme pas votre métabolisme en four à graisse. Le principal déterminant de la perte de masse grasse reste le déficit calorique (manger légèrement moins que ce qu’on dépense), avec l’activité physique.Le thé vert peut légèrement augmenter l’oxydation des graisses et la dépense énergétique sur le court terme, grâce à ses catéchines et à la caféine. Mais cet effet est trop faible pour en faire une stratégie de perte de poids à lui seul.Conclusion claire : le thé vert aide un peu, mais ce n’est pas un “brûleur de graisse”. C’est plutôt un petit coup de pouce, utile seulement s’il s’intègre dans une hygiène de vie globale (alimentation + mouvement + sommeil).  Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
On parle souvent des “trous de mémoire” comme d’un simple oubli : un nom qu’on ne retrouve pas, une idée qu’on perd. Mais l’analyse approfondie d’environ 80 études publiée dans Trends in Cognitive Sciences met en lumière un phénomène plus surprenant : le vide mental (mind blanking). Ce n’est pas seulement “je n’arrive pas à me souvenir”, c’est plutôt “je n’ai plus rien dans la tête”, comme si la pensée s’était évaporée d’un coup.Et ce qui est fascinant, c’est que le cerveau ne subit pas toujours cet état : il peut en quelque sorte le produire. Attention : pas volontairement au sens “conscient” (vous ne décidez pas de débrancher votre esprit), mais volontairement au sens où c’est une régulation automatique, un mécanisme interne.Premier mécanisme : les fluctuations d’éveil. Le cerveau n’est pas un moteur constant. Il varie en permanence entre vigilance haute et basse, selon la fatigue, l’ennui, le stress ou la surcharge mentale. Dans certains moments, l’éveil descend juste assez pour que les réseaux qui soutiennent l’attention et la mémoire de travail ne parviennent plus à maintenir un contenu conscient stable. Résultat : un blanc total.Deuxième mécanisme : un phénomène étonnant appelé parfois “sommeil local”. Même quand on est éveillé, de petites zones du cerveau peuvent brièvement entrer dans un fonctionnement proche du sommeil, comme une micro-pause. Ce n’est pas une sieste complète, mais un arrêt temporaire de certains circuits. Et il suffit qu’une région clé pour l’attention ou la continuité de la pensée se mette en mode “off” quelques secondes pour que l’expérience subjective devienne : “je n’ai plus aucune pensée”.Troisième mécanisme : la mise en sourdine des réseaux mentaux. Certaines études suggèrent qu’au moment du vide mental, l’activité cérébrale devient moins complexe, moins organisée, comme si le cerveau basculait vers un mode plus simple, moins coûteux. On peut voir ça comme une stratégie d’économie d’énergie ou de réinitialisation : quand le système est saturé ou au contraire trop ralenti, il coupe brièvement les contenus disponibles.Conclusion : vos “trous de mémoire” ne sont pas toujours des ratés. Dans de nombreux cas, ils reflètent un état particulier du cerveau, où l’attention, l’éveil et les réseaux de maintien de la pensée se désengagent brièvement. Autrement dit, ce n’est pas juste que vous oubliez : c’est que, pendant quelques secondes, votre cerveau n’affiche plus rien à l’écran. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le “syndrome du mort-vivant” est le nom populaire d’un trouble psychiatrique rare et spectaculaire : le syndrome de Cotard. Il se caractérise par un délire dit nihiliste. Concrètement, la personne est persuadée d’être morte, de ne plus exister, de ne plus avoir d’organes, ou d’être en train de se décomposer. Ce n’est pas une simple impression ni une formule : dans l’esprit du patient, c’est une certitude absolue. Le syndrome apparaît le plus souvent dans le cadre d’une dépression très sévère, parfois associée à des symptômes psychotiques, mais il peut aussi être observé dans certaines maladies neurologiques ou après des atteintes cérébrales.Pourquoi ce syndrome est-il dangereux ? Pour trois raisons principales.D’abord, le risque suicidaire est majeur. Si quelqu’un est convaincu qu’il est déjà mort, l’idée de mourir “réellement” perd toute signification. Certaines personnes pensent que se suicider ne changera rien, ou que c’est même la seule manière de rendre cohérent ce qu’elles vivent intérieurement. Ce délire peut donc supprimer les freins habituels à l’auto-agression. C’est l’une des raisons pour lesquelles Cotard est considéré comme une urgence : le passage à l’acte peut survenir rapidement.Ensuite, le syndrome entraîne souvent une auto-négligence grave, parfois mortelle. Dans la logique du délire, manger ou boire devient inutile : “un mort n’a pas besoin de nourriture”. Le patient peut aussi refuser toute hygiène, ne plus dormir, ne plus se déplacer, ou arrêter ses traitements médicaux. Cette spirale peut conduire à une déshydratation, à une dénutrition, à des carences sévères et à des complications physiques importantes. Ici, le danger est double : psychique et médical.Enfin, Cotard est dangereux parce qu’il peut être mal diagnostiqué. Les proches et même certains soignants peuvent d’abord croire à une dépression “classique”, à une simple crise existentielle, ou à une bizarrerie verbale. Or le délire de négation est un symptôme précis, qui indique un niveau de gravité élevé et nécessite un traitement rapide. Plus la prise en charge est tardive, plus les risques s’accumulent.Conclusion claire : le syndrome du mort-vivant est dangereux car il combine un délire extrême avec un risque élevé de suicide et d’effondrement physique par refus de s’alimenter ou de se soigner. C’est une situation qui doit être traitée rapidement, souvent en milieu hospitalier, et qui peut s’améliorer nettement avec une prise en charge adaptée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Les tatouages peuvent-ils augmenter le risque de cancer de la peau ? La question revient souvent, car un tatouage n’est pas seulement un dessin : c’est de l’encre injectée dans le derme, donc une exposition durable à des pigments et à divers additifs. Certaines encres peuvent contenir des substances irritantes, allergènes, voire des composés potentiellement problématiques lorsqu’on les analyse en laboratoire. Cela peut logiquement faire craindre un effet cancérogène à long terme.Mais en santé, l’intuition ne suffit pas : ce qui compte, ce sont les études sur de grands groupes de personnes, comparant les tatoués aux non tatoués, en prenant en compte les facteurs essentiels (notamment l’exposition aux UV, qui est de loin la première cause de cancers de la peau).À ce jour, les données scientifiques les plus solides ne montrent pas d’augmentation claire du risque de cancer de la peau chez les personnes tatouées, simplement parce qu’elles ont un tatouage. Autrement dit : avoir un tatouage ne semble pas, en soi, augmenter significativement le risque de mélanome ou des cancers cutanés les plus fréquents, quand on regarde l’ensemble des résultats disponibles.Alors pourquoi lit-on parfois des histoires de cancers “sur un tatouage” ? Parce qu’il existe effectivement des cas rapportés : certaines tumeurs cutanées ont été diagnostiquées dans des zones tatouées. Mais ces cas restent rares et ne prouvent pas que le tatouage en est la cause. Il est aussi possible qu’un tatouage rende plus difficile la détection précoce d’une lésion (un grain de beauté qui change, une tache inhabituelle, une zone qui saigne ou croûte), simplement parce que les couleurs et les motifs masquent les signes visuels.En pratique, le risque le plus important n’est donc pas tant “le tatouage = cancer”, mais plutôt : “le tatouage peut cacher un cancer débutant”.Conclusion claire : aujourd’hui, il n’existe pas de preuve scientifique solide permettant d’affirmer que les tatouages augmentent le risque de cancer de la peau. En revanche, il est prudent de surveiller sa peau, y compris les zones tatouées, et de consulter si une lésion apparaît ou change (taille, forme, couleur, saignement). Et bien sûr, la meilleure prévention contre les cancers cutanés reste la même pour tout le monde : se protéger du soleil. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
L’alimentation peut jouer un rôle. Pas forcément comme cause unique, mais comme facteur qui peut déclencher, aggraver ou entretenir l’anxiété.D’abord, il faut comprendre une chose : le cerveau n’est pas “déconnecté” du reste du corps. Il vit dans un environnement biologique. Et cet environnement dépend en partie de l’alimentation. Ce que vous mangez influence l’inflammation, le microbiote intestinal, les hormones, la production de neurotransmetteurs… et donc, indirectement, votre niveau d’anxiété.Premier point : la qualité globale de l’alimentation. De nombreuses études observent qu’un régime équilibré, riche en fruits, légumes, fibres, poissons et bonnes graisses, est associé à moins de symptômes anxieux. Par exemple, une revue systématique s’intéressant aux liens entre qualité alimentaire et santé mentale chez les étudiants conclut qu’une meilleure qualité de régime est fréquemment associée à une diminution de l’anxiété et du stress.Deuxième point : le grand suspect moderne, ce sont les aliments ultra-transformés. On parle ici des produits industriels très transformés : snacks, biscuits, sodas, céréales très sucrées, plats préparés, etc. Une revue scientifique publiée en 2022 par Lane et ses collègues montre que la consommation d’aliments ultra-transformés est associée à un risque plus élevé de symptômes dépressifs et anxieux. Ce n’est pas une preuve absolue de causalité, mais c’est un signal très cohérent, surtout quand on sait que ces aliments sont souvent pauvres en fibres et micronutriments, riches en sucres rapides, en sel, en additifs… et qu’ils favorisent une inflammation chronique légère.Troisième point : l’axe intestin-cerveau. Ce n’est pas une image : l’intestin communique réellement avec le cerveau. Le microbiote intestinal influence la production de substances qui modulent l’inflammation et le stress. Une alimentation pauvre en fibres et riche en produits ultra-transformés peut déséquilibrer ce microbiote, et ce déséquilibre peut favoriser un terrain anxieux.Enfin, il y a la question des nutriments. Certaines carences peuvent amplifier l’anxiété : magnésium, vitamines du groupe B, fer, zinc… parce qu’ils participent à la fabrication et à la régulation des neurotransmetteurs comme la sérotonine ou le GABA.Et sur les interventions ? Il existe quelques données intéressantes. Une méta-analyse publiée dans JAMA Network Open montre que les oméga-3 pourraient réduire les symptômes d’anxiété dans certaines populations, même si les résultats restent hétérogènes.Conclusion : l’anxiété n’est pas “dans votre tête” au sens moral du terme. Elle a une base biologique, et l’alimentation peut en faire partie. Bien manger ne remplace pas une thérapie ou un traitement quand il le faut. Mais c’est un levier concret, quotidien, souvent sous-estimé… pour apaiser le mental. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le “bruit rose”, c’est un son un peu comme une pluie douce, un souffle régulier, ou des vagues lointaines. Techniquement, c’est un bruit dont l’énergie diminue quand la fréquence augmente : les sons graves sont plus présents, les aigus moins agressifs. Contrairement au bruit blanc (type “radio mal réglée”, très riche en aigus), le bruit rose est plus chaud, plus naturel, et souvent mieux toléré par le cerveau.Mais pourquoi certains disent qu’il aide à dormir ? Pour deux raisons très concrètes.D’abord, il masque les bruits parasites. Le sommeil est extrêmement sensible aux sons imprévisibles : une moto qui passe, une porte qui claque, une voix dans la rue. Même si ça ne vous réveille pas complètement, ça provoque des micro-éveils et fragmente le sommeil. Le bruit rose sert de “rideau sonore” stable : il réduit les contrastes sonores et rend l’environnement plus uniforme. Résultat : moins de sursauts et un sommeil plus continu.Ensuite — et c’est le point le plus fascinant — le bruit rose peut aussi agir directement sur les rythmes du cerveau, surtout lorsqu’il est diffusé d’une manière très précise.Pendant la phase la plus réparatrice du sommeil, le sommeil profond, le cerveau produit des ondes lentes (slow waves). Or, si on envoie de très brèves impulsions de bruit rose au bon moment, parfaitement synchronisées avec ces ondes, on peut amplifier l’activité des ondes lentes, donc renforcer la qualité du sommeil profond.C’est exactement ce qu’a montré une étude de référence publiée dans Frontiers in Human Neuroscience : chez des adultes plus âgés, des impulsions de bruit rose synchronisées en temps réel avec les ondes cérébrales ont augmenté l’activité des ondes lentes, et les participants avaient aussi de meilleures performances de mémoire le lendemain. Cette stimulation est appelée “closed-loop auditory stimulation”. Donc, le bruit rose n’est pas juste un son relaxant : utilisé correctement, il peut stabiliser le sommeil et même renforcer le sommeil profond en soutenant les rythmes naturels du cerveau.Conclusion : si le bruit rose aide à mieux dormir, ce n’est pas de la magie. C’est une double action : moins de perturbations… et, dans certains protocoles, un vrai effet physiologique sur le sommeil profond. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Vous avez déjà vécu ça ? Vous buvez un verre de vin, tranquillement… et quelques minutes plus tard, votre nez se bouche. Comme si vous attrapiez un rhume instantané. Chez certaines personnes, c’est très net : un seul verre suffit. Et non, ce n’est pas forcément une allergie au vin. Très souvent, c’est une autre histoire. Une histoire chimique. Une histoire d’histamine.L’histamine, c’est une molécule naturellement présente dans notre corps. Elle joue un rôle central dans les réactions inflammatoires et allergiques. C’est elle, par exemple, qui provoque le nez qui coule, les éternuements, les yeux qui grattent. En temps normal, l’histamine est utile : elle sert de signal d’alerte. Mais en excès, elle devient gênante.Or, le vin — surtout le vin rouge — contient de l’histamine. Pourquoi ? Parce qu’elle se forme pendant la fermentation, comme d’autres substances qu’on appelle des “amines biogènes”. Plus un vin est fermenté, plus il a été en contact avec certaines levures ou bactéries, plus il peut être riche en histamine. Et chez certaines personnes, cet apport suffit à déclencher une réaction.Mais le vrai twist, c’est que l’alcool ne fait pas qu’apporter de l’histamine. Il aggrave aussi le problème.Normalement, quand vous mangez ou buvez de l’histamine, votre organisme la dégrade grâce à une enzyme : la DAO, pour “diamine oxydase”. C’est un peu votre système de neutralisation. Sauf que chez certaines personnes, la DAO fonctionne moins bien. Ça peut être génétique, lié à une fragilité intestinale, ou à certains médicaments. Résultat : l’histamine reste dans le corps plus longtemps, et agit plus fort.Et l’alcool, lui, vient mettre de l’huile sur le feu : il favorise la libération d’histamine par certaines cellules immunitaires et il peut aussi freiner sa dégradation. Donc vous avez un double effet : plus d’histamine qui arrive… et moins d’histamine éliminée.Et que fait l’histamine ? Elle dilate les vaisseaux sanguins et provoque un gonflement des muqueuses. Dans le nez, c’est radical : la muqueuse gonfle, les canaux se rétrécissent, et vous avez la sensation d’un nez bouché, parfois avec des écoulements.D’ailleurs, des travaux scientifiques sur l’intolérance à l’histamine et sur les réactions au vin décrivent précisément ces symptômes : rhinite, congestion nasale, éternuements, bouffées vasomotrices… le tout sans allergie classique.Conclusion : si vous avez le nez bouché après un verre de vin, ce n’est pas dans votre tête. C’est très probablement votre histamine qui parle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Pour écouter les deux épisodes recommandés:1/ Pourquoi votre opinion change-t-elle sans que vous ne vous en rendiez compte ?Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/pourquoi-votre-opinion-change-t-elle-sans-que-vous/id1048372492?i=1000746638428Spotify:https://open.spotify.com/episode/0dzW7snN390LBqxeDluaoW?si=kTTF4LlVSMGVOQ9S_5XAEA2/ Dans quel pays est-il interdit de chanter en playback ?Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/dans-quel-pays-est-il-interdit-de-chanter-en-playback/id1048372492?i=1000746550059Spotify:https://open.spotify.com/episode/3Ocem5LLM6sPtRnuyrll6W?si=MEBGO8qeSFGMVpiqLh9_3A--------------------------Chez certaines personnes, se gratter l’oreille procure une sensation de plaisir parce que cette zone est l’une des plus riches du corps en terminaisons nerveuses sensibles. Le conduit auditif externe (la partie “à l’entrée” de l’oreille) est tapissé d’une peau très fine, peu épaisse, et il contient de nombreux récepteurs sensoriels : mécanorécepteurs (pression, frottement), nocicepteurs (douleur/irritation), et fibres du prurit (démangeaison). Lorsque vous vous grattez, vous activez ces capteurs, ce qui envoie au cerveau un signal puissant.Or, la démangeaison (prurit) est un signal particulier : elle est souvent déclenchée par une irritation minime, une sécheresse, du cérumen, ou un micro-inflammatoire local. Le cerveau interprète ça comme : “il faut enlever quelque chose”. Se gratter déclenche alors une réponse immédiate : un soulagement, et ce soulagement est perçu comme agréable.Mais ce qui rend l’oreille spéciale, c’est aussi son innervation. Le conduit auditif est innervé par plusieurs nerfs, notamment :le nerf auriculo-temporal (branche du trijumeau),le grand nerf auriculaire (plexus cervical),et surtout une branche du nerf vague (Arnold), qui innerve une partie du conduit.Le nerf vague est connecté à des zones profondes impliquées dans les réflexes viscéraux et le bien-être. Résultat : chez certaines personnes, stimuler cette zone peut déclencher des réponses surprenantes : frissons, toux réflexe (“réflexe d’Arnold”), voire une sensation relaxante.Enfin, le plaisir vient aussi des circuits centraux : se gratter active indirectement les systèmes de récompense via la libération de neuromédiateurs comme la dopamine (renforcement du comportement) et des opioïdes endogènes (sensation apaisante). C’est pour cela qu’on peut ressentir une forme de “mini-addiction” : plus on gratte, plus le cerveau associe l’acte au soulagement.En résumé, l’oreille est une zone sensorielle dense, reliée à des nerfs très particuliers, et le grattage déclenche un cocktail de stimulation + soulagement + récompense, parfois vécu comme un véritable plaisir. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
D'abord, oui, on le sait désormais, l’allaitement maternel diminue légèrement, mais réellement, le risque de cancer du sein — et cet effet protecteur augmente avec la durée totale d’allaitement au cours de la vie.La preuve la plus souvent citée vient d’une méta-analyse géante publiée dans The Lancet : elle regroupe les données individuelles de 47 études menées dans 30 pays, soit plus de 50 000 femmes atteintes d’un cancer du sein comparées à près de 97 000 femmes non atteintes.Conclusion : le risque relatif de cancer du sein diminue d’environ 4,3% pour chaque 12 mois d’allaitement, et cela en plus de la baisse de risque déjà associée au fait d’avoir eu des enfants. Autrement dit : l’allaitement n’est pas un “bouclier magique”, mais il contribue à réduire le risque, de façon dose-dépendante (plus longtemps = plus protecteur).Pourquoi l’allaitement protège ?Plusieurs mécanismes biologiques sont proposés :pendant l’allaitement, certaines hormones (notamment les œstrogènes) sont plus basses, ce qui réduit la stimulation hormonale du tissu mammaire ;la grossesse et l’allaitement entraînent une maturation des cellules mammaires, qui les rendrait moins susceptibles de devenir cancéreuses ;après l’allaitement, la “remise à zéro” du tissu mammaire (involution) éliminerait aussi certaines cellules potentiellement anormales.Est-ce vrai pour tous les cancers du sein ?L’effet protecteur semble particulièrement marqué pour certains sous-types, notamment les cancers dits hormono-négatifs, comme le triple négatif (plus agressif, plus fréquent chez les femmes jeunes). Une méta-analyse (Annals of Oncology, 2015) retrouve justement une association protectrice plus nette pour ces formes-là.  Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Derrière cette sensation de fatigue ou d’essoufflement par temps froid se cachent des mécanismes physiologiques bien précis.Lorsque la température extérieure baisse, le corps doit en priorité préserver sa chaleur interne. Pour y parvenir, les vaisseaux sanguins situés à la surface de la peau se contractent : c’est ce qu’on appelle la vasoconstriction. Ce réflexe limite les pertes de chaleur, mais il a une conséquence directe : le sang circule dans des vaisseaux plus étroits. Le cœur doit alors pomper plus fort pour maintenir une circulation suffisante vers les organes vitaux.Cette augmentation de l’effort cardiaque entraîne une élévation de la pression artérielle. En hiver, on observe d’ailleurs une hausse moyenne de la tension chez de nombreuses personnes, même chez celles qui ne sont pas hypertendues le reste de l’année. Pour le cœur, cela signifie un travail supplémentaire, jour après jour.Le froid agit aussi sur la fréquence cardiaque. Face au stress thermique, le système nerveux sympathique — celui de l’alerte — s’active. Il accélère le rythme cardiaque et augmente la force de contraction du muscle cardiaque. Là encore, ce mécanisme est utile à court terme, mais il devient fatigant lorsqu’il est sollicité de manière prolongée.Autre point souvent sous-estimé : le froid augmente la viscosité du sang. À basse température, le sang devient légèrement plus épais, ce qui complique son passage dans les petits vaisseaux. Le cœur doit fournir un effort supplémentaire pour assurer une bonne oxygénation des tissus. Chez les personnes à risque, cela peut favoriser la formation de caillots.L’effort physique en milieu froid représente un stress supplémentaire. Respirer de l’air froid contracte les bronches et augmente les besoins en oxygène du cœur. Monter une côte ou marcher vite par temps glacial peut ainsi provoquer un essoufflement ou des douleurs thoraciques plus rapidement qu’en été, surtout chez les personnes souffrant de maladies cardiovasculaires.C’est pour ces raisons que les statistiques montrent une augmentation des infarctus et des accidents cardiovasculaires en hiver, en particulier lors des vagues de froid. Le cœur doit lutter sur plusieurs fronts à la fois : pression artérielle plus élevée, rythme accéléré, sang plus épais et demandes énergétiques accrues.En résumé, le froid fatigue le cœur parce qu’il l’oblige à travailler plus dur pour maintenir l’équilibre du corps. Se couvrir correctement, éviter les efforts brutaux par temps froid et surveiller sa tension sont des gestes simples mais essentiels pour protéger son cœur durant l’hiver. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La règle du 3-3-3 est une technique de recentrage mental utilisée en cas d’anxiété aiguë, de stress intense ou de début de crise d’angoisse. Elle est très populaire en psychologie cognitive, car elle est simple, rapide et utilisable partout, sans matériel ni préparation.Son principe repose sur trois étapes successives, qui mobilisent volontairement l’attention.Première étape : regarder autour de soi et nommer trois choses que l’on voit. Il peut s’agir d’objets anodins : une fenêtre, une chaise, une couleur sur un mur. L’objectif n’est pas de juger ou d’interpréter, mais simplement d’observer. Cette étape force le cerveau à quitter le flot des pensées anxieuses, souvent tournées vers l’avenir ou vers des scénarios catastrophes, pour revenir à l’environnement immédiat.Deuxième étape : écouter et identifier trois sons. Là encore, peu importe leur importance : un bruit de ventilation, une voix lointaine, le son de sa respiration. Cette focalisation auditive mobilise une autre zone du cerveau et renforce l’ancrage dans le moment présent.Troisième étape : bouger trois parties du corps. Par exemple, remuer les doigts, rouler les épaules, fléchir les chevilles. Ce mouvement conscient réintroduit le corps dans l’expérience, ce qui est fondamental, car l’anxiété est souvent une réaction corporelle amplifiée par le mental.Pourquoi cette méthode est-elle efficace ? Parce que l’anxiété active le système nerveux sympathique, celui de l’alerte et du danger. Le cerveau se comporte alors comme si une menace imminente existait. La règle du 3-3-3 agit comme un signal de sécurité. En sollicitant les sens et le mouvement volontaire, elle stimule le cortex préfrontal, la zone du cerveau impliquée dans le raisonnement et la régulation émotionnelle. Cela aide à calmer l’amygdale, structure centrale dans les réactions de peur.Il est important de comprendre que la règle du 3-3-3 ne supprime pas l’anxiété de manière magique. Elle ne traite pas la cause profonde. En revanche, elle permet de faire redescendre l’intensité, de reprendre le contrôle et d’éviter l’escalade vers une crise plus sévère.En résumé, la règle du 3-3-3 est un outil de premiers secours psychologiques. Facile à mémoriser, discrète et efficace, elle rappelle une chose essentielle : pour apaiser l’anxiété, revenir au présent est souvent la première étape vers le calme. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
L’idée peut surprendre, mais elle est prise au sérieux par la recherche scientifique : le blanchiment des cheveux pourrait être lié à des mécanismes biologiques qui protègent aussi contre le cancer. Attention toutefois : cela ne signifie pas que les cheveux blancs empêchent le cancer, mais qu’ils peuvent être le marqueur visible de processus cellulaires protecteurs.Tout commence dans les mélanocytes, les cellules responsables de la couleur des cheveux. Ces cellules produisent la mélanine à partir de cellules souches spécialisées, situées dans le follicule pileux. Avec l’âge, le stress ou certaines agressions biologiques, ces cellules souches s’épuisent ou cessent de fonctionner correctement. Résultat : la production de mélanine s’arrête, et le cheveu devient blanc.En 2023, une étude menée par des chercheurs du MIT et publiée dans Nature a montré un point clé : le blanchiment des cheveux est souvent lié à une activation accrue de mécanismes de protection cellulaire, en particulier ceux qui empêchent les cellules endommagées de continuer à se diviser. Autrement dit, quand une cellule détecte des dommages à son ADN, elle peut choisir de se mettre à l’arrêt plutôt que de risquer une division dangereuse. C’est exactement le type de mécanisme qui protège contre le cancer.Un acteur central de cette protection est une protéine bien connue en oncologie : p53, parfois surnommée « le gardien du génome ». Lorsqu’une cellule accumule trop de dommages, p53 peut déclencher soit une réparation, soit un arrêt définitif de la cellule, voire sa destruction. Or, cette activation de p53 est aussi impliquée dans la perte de fonction des cellules souches des mélanocytes. Résultat : les cheveux blanchissent, mais les cellules potentiellement cancéreuses sont neutralisées.Autre élément intéressant : le stress oxydatif. Il joue un rôle majeur dans le vieillissement, le blanchiment des cheveux et le cancer. Certaines personnes ont une réponse biologique plus “radicale” au stress oxydatif : leurs cellules arrêtent plus vite de fonctionner pour éviter les mutations. Cette stratégie est coûteuse sur le plan esthétique — cheveux blancs plus précoces — mais potentiellement bénéfique sur le plan de la prévention des cancers.Cela pourrait expliquer pourquoi certaines études observationnelles ont noté, chez des individus ayant blanchi tôt, un risque légèrement réduit pour certains cancers, même si ces résultats restent débattus et variables selon les types de cancer.En résumé, les cheveux blancs ne sont pas une armure anticancer. Mais ils pourraient être le signe visible d’un organisme qui privilégie la sécurité cellulaire à la longévité fonctionnelle. Un compromis biologique : vieillir plus vite en apparence, pour mieux se protéger des dérives cellulaires graves. Comme souvent en biologie, rien n’est gratuit — tout est question d’équilibre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Ce phénomène est bien documenté et concerne surtout les accouchements spontanés, c’est-à-dire non déclenchés médicalement. La raison principale est biologique : le corps féminin est naturellement programmé pour accoucher plus facilement pendant la nuit.Le premier élément clé est le rythme circadien, notre horloge biologique interne. Cette horloge régule de nombreuses fonctions physiologiques sur un cycle de vingt-quatre heures, notamment la sécrétion hormonale. Or, plusieurs hormones essentielles au travail de l’accouchement atteignent leur pic durant la nuit.L’hormone la plus importante dans ce processus est l’ocytocine. Elle est responsable des contractions utérines qui permettent la dilatation du col et la naissance du bébé. La production d’ocytocine augmente naturellement la nuit, car elle est inhibée par le stress, la lumière et certaines hormones de l’éveil, comme le cortisol. La nuit, l’environnement est plus calme, plus sombre, et l’organisme est moins stimulé. Les freins hormonaux diminuent, ce qui rend les contractions plus efficaces et plus régulières.Une autre hormone joue un rôle crucial : la mélatonine, souvent appelée hormone du sommeil. Elle est sécrétée en grande quantité dans l’obscurité. Des études ont montré que la mélatonine agit en synergie avec l’ocytocine, en renforçant l’intensité et la coordination des contractions utérines. Autrement dit, la mélatonine ne favorise pas seulement le sommeil, elle participe aussi activement au bon déroulement de l’accouchement.Ce phénomène s’explique également par l’évolution. Pendant la majeure partie de l’histoire humaine, accoucher la nuit offrait un avantage en termes de survie. L’obscurité réduisait l’exposition aux prédateurs, l’activité du groupe était moindre et les conditions étaient plus propices au calme et à la concentration. Le corps humain a conservé cette programmation biologique ancestrale.Enfin, il est important de préciser que cette tendance est aujourd’hui atténuée par la médicalisation des naissances. Les déclenchements programmés et les césariennes planifiées ont déplacé une partie des accouchements vers la journée. Mais lorsque le travail débute spontanément, sans intervention médicale, la physiologie naturelle continue de privilégier la nuit.En résumé, si les femmes accouchent plus souvent la nuit, c’est parce que leur horloge biologique, leurs hormones et leur héritage évolutif s’alignent pour faire de la nuit le moment le plus favorable à la naissance. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La maladie d’Alzheimer touche davantage les femmes que les hommes. Aujourd’hui, près de deux tiers des personnes atteintes sont des femmes. Longtemps, cette différence a été expliquée presque uniquement par un facteur simple : les femmes vivent plus longtemps. Or, les recherches récentes montrent que cette explication est insuffisante. Même à âge égal, les femmes présentent un risque plus élevé de développer la maladie.Une étude de référence publiée dans la revue scientifique Nature Medicine montre que le cerveau féminin vieillit différemment face aux mécanismes d’Alzheimer. Les chercheurs ont mis en évidence des différences biologiques profondes, notamment dans la manière dont les protéines toxiques associées à la maladie s’accumulent et se propagent.Le premier facteur clé est hormonal. Les œstrogènes, hormones sexuelles féminines, jouent un rôle protecteur pour le cerveau. Elles favorisent la plasticité neuronale, soutiennent la mémoire et aident à réguler l’utilisation du glucose par les cellules cérébrales. Or, lors de la ménopause, les niveaux d’œstrogènes chutent brutalement. Cette transition hormonale pourrait rendre le cerveau plus vulnérable aux lésions liées à Alzheimer, en particulier si elle survient précocement ou sans compensation hormonale.Le deuxième facteur est génétique. Le principal gène de risque connu pour Alzheimer, appelé APOE ε4, n’a pas le même impact selon le sexe. Plusieurs études montrent que les femmes porteuses de ce gène présentent un risque plus élevé que les hommes porteurs du même variant. Autrement dit, à patrimoine génétique égal, le cerveau féminin semble plus sensible aux mécanismes pathologiques de la maladie.Troisièmement, le métabolisme cérébral diffère entre les sexes. Les études d’imagerie montrent que, chez les femmes, certaines régions du cerveau impliquées dans la mémoire consomment l’énergie différemment au cours du vieillissement. Cette adaptation, efficace plus jeune, pourrait devenir un point de fragilité avec l’âge.Enfin, des facteurs sociaux entrent aussi en jeu. Les femmes âgées aujourd’hui ont souvent eu, dans leur jeunesse, un accès plus limité à l’éducation ou à des carrières intellectuellement stimulantes. Cela peut réduire la « réserve cognitive », c’est-à-dire la capacité du cerveau à compenser les lésions avant l’apparition des symptômes.En résumé, si les femmes sont plus touchées par Alzheimer, ce n’est pas seulement parce qu’elles vivent plus longtemps. C’est le résultat d’une combinaison de facteurs hormonaux, génétiques, métaboliques et sociaux. Comprendre ces différences est essentiel pour développer, à l’avenir, des stratégies de prévention et de traitement mieux adaptées aux femmes comme aux hommes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Comments (6)

Audrey pasdecalais

peut-on avoir des oublis du à la progestérone sans être enceinte ?

Dec 9th
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Nour Hane

wow

Jun 11th
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ربي زدني علما امين

s'il vous plaît ,la musique de début est agaçante

Aug 26th
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Valérie Schneider

Mon rituel du matin, pendant que je me lave ! Très instructif et ludique. J'écoute également Choses à savoir Tech et Choses à savoir Culture générale.

Jul 20th
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Léa Steydli

Super intéressant 😊

Oct 28th
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Prüd'homme Carlõssy's

bien

Jul 22nd
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