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Choses à Savoir SCIENCES

Author: Choses à Savoir

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Le projet SIRIUS est une série de simulations internationales (impliquant notamment la NASA et l'agence russe Roscosmos) réalisées dans un complexe terrestre à Moscou. L'objectif est d'étudier les effets psychologiques et physiologiques d'un isolement prolongé sur un équipage mixte, afin de préparer les futures missions habitées vers Mars (horizon 2040).L'autonomie et la "rébellion" de l'équipage L'étude publiée dans Frontiers in Physiology met en évidence un phénomène fascinant appelé le "phénomène de détachement".Indépendance croissante : Au fil de la mission (notamment durant la simulation de 4 mois), l'équipage a tendance à s'isoler psychologiquement du centre de contrôle terrestre (MCC).Réduction de la communication : Les chercheurs ont observé une baisse significative du partage d'informations avec la Terre. L'équipage commence à prendre ses propres décisions et à moins solliciter l'avis des experts au sol, sauf lors d'étapes critiques comme l'atterrissage simulé.Solidarité interne : À mesure que les liens avec la Terre se distendent, la cohésion interne du groupe se renforce. L'équipage finit par former une "entité souveraine", moins encline à obéir aveuglément aux ordres extérieurs.Différences de comportement selon le genre L'article de Sciencepost et l'étude scientifique soulignent des nuances comportementales :Les femmes de l'équipage ont tendance à exprimer davantage de sentiments de joie et de tristesse par la communication verbale.Les hommes ont montré, dans certaines phases, des niveaux de colère plus fréquents.Cependant, sur le long terme, les profils de communication des deux sexes convergent vers une forme de régulation émotionnelle commune au groupe.Risques pour les missions réelles Cette autonomie, bien qu'essentielle pour la survie en cas de perte de signal (le délai de communication entre la Terre et Mars peut atteindre 20 minutes), inquiète les psychologues spatiaux :Le risque de déconnexion : Si l'équipage cesse de rapporter des problèmes ou de suivre les protocoles de sécurité par excès de confiance ou par sentiment d'autosuffisance, la mission pourrait être compromise.Gestion du stress : L'isolement extrême et la monotonie poussent l'équipage à créer sa propre "bulle sociale", ce qui peut masquer des tensions internes ou des défaillances psychologiques aux yeux du centre de contrôle.Le succès d'un voyage vers Mars ne dépendra pas seulement de la technologie, mais de la capacité humaine à gérer l'autonomie radicale. Le projet SIRIUS démontre que les futurs astronautes ne seront pas de simples exécutants, mais des explorateurs qui, par la force des choses, devront s'affranchir de la tutelle terrestre, avec tous les risques de rupture psychologique que cela comporte. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
L’idée que l’humain puisse modifier le climat n’est pas née au XXe siècle. Des réflexions existent dès la Grèce antique : certains observateurs se demandaient déjà si la déforestation ou l’assèchement des marais pouvaient influencer les pluies. Mais ces intuitions restaient locales, empiriques, et sans base quantitative.Le véritable tournant survient en 1896. Cette année-là, Arrhenius publie un article fondateur dans lequel il propose, pour la première fois, une théorie globale du réchauffement climatique d’origine humaine. Son raisonnement repose sur un phénomène physique bien connu aujourd’hui : l’effet de serre. Certains gaz présents dans l’atmosphère, notamment le dioxyde de carbone (CO₂), absorbent une partie du rayonnement infrarouge émis par la Terre, empêchant la chaleur de s’échapper vers l’espace.Arrhenius va plus loin : il tente de quantifier cet effet. À partir de calculs longs et minutieux — réalisés sans ordinateur — il estime que doubler la concentration de CO₂ dans l’atmosphère pourrait entraîner une hausse significative de la température globale, de plusieurs degrés. À l’inverse, une diminution du CO₂ pourrait provoquer un refroidissement, voire favoriser des périodes glaciaires.Ce qui rend son travail remarquable, c’est qu’il identifie déjà le rôle des activités humaines. À la fin du XIXe siècle, l’industrialisation bat son plein, et la combustion du charbon libère d’importantes quantités de CO₂. Arrhenius comprend que ces émissions pourraient, à long terme, modifier l’équilibre thermique de la planète.Pourtant, ses travaux restent longtemps marginalisés. Pourquoi ? D’abord parce que ses contemporains jugent les effets trop lents pour être perceptibles. Ensuite parce que le climat est encore perçu comme un système immense, stable, presque immuable face aux activités humaines. Enfin, ses calculs, bien que visionnaires, restent approximatifs selon les standards modernes.Il faudra attendre le milieu du XXe siècle, avec l’amélioration des mesures atmosphériques et des modèles climatiques, pour que ses intuitions soient confirmées et prises au sérieux.Aujourd’hui, les estimations d’Arrhenius se révèlent étonnamment proches des résultats actuels. Il avait, en quelque sorte, anticipé dès 1896 le cœur du problème climatique contemporain.En résumé, Svante Arrhenius est qualifié de “prophète oublié” car il fut le premier à formuler, de manière scientifique et globale, l’idée que l’humanité pouvait réchauffer la planète. Une intuition visionnaire… longtemps ignorée, mais aujourd’hui au centre des préoccupations mondiales. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Pourquoi, quels que soient vos repas — salade verte, riz blanc ou même aliments très colorés — vos selles restent-elles presque toujours brunes ? La réponse tient à une chaîne de transformations biologiques remarquablement précise, impliquant un pigment issu… de vos globules rouges.Tout commence avec l’hémoglobine, la molécule contenue dans les globules rouges qui transporte l’oxygène dans le sang. Ces globules rouges ont une durée de vie limitée, environ 120 jours. Lorsqu’ils sont détruits — principalement dans la rate et le foie — l’hémoglobine est dégradée. Une partie de cette molécule, appelée l’hème, est alors transformée en un pigment jaune : la bilirubine.Cette bilirubine est ensuite transportée jusqu’au foie, où elle est modifiée (on dit “conjuguée”) pour devenir soluble. Elle est alors excrétée dans la bile, un liquide digestif produit par le foie et stocké dans la vésicule biliaire. Cette bile est libérée dans l’intestin grêle pour participer à la digestion des graisses.C’est à partir de ce moment que les choses deviennent intéressantes. Dans l’intestin, la bilirubine subit l’action des bactéries du microbiote intestinal. Ces micro-organismes la transforment en plusieurs composés, dont un pigment appelé urobilinogène. Une partie de cet urobilinogène est réabsorbée dans le sang et éliminée par les reins — ce qui donne à l’urine sa couleur jaune. Mais l’autre partie poursuit son chemin dans le côlon.Là, elle est convertie en stercobiline. Et c’est ce pigment qui est responsable de la couleur brune caractéristique des selles.Autrement dit, la couleur de vos selles ne dépend pas directement de ce que vous mangez, mais d’un processus interne lié au recyclage de vos globules rouges. Les aliments peuvent bien sûr influencer légèrement la teinte — par exemple, la betterave peut donner une coloration rougeâtre, ou certains médicaments une couleur plus sombre — mais la dominante reste brune à cause de la stercobiline.Ce mécanisme est si constant qu’un changement de couleur peut être un signal médical important. Des selles très pâles peuvent indiquer un problème de production ou d’écoulement de la bile. À l’inverse, des selles noires peuvent révéler la présence de sang digéré.En résumé, derrière un phénomène banal se cache une véritable chaîne biochimique : destruction des globules rouges, transformation de l’hème en bilirubine, action du foie, puis du microbiote intestinal… jusqu’à la formation de la stercobiline. Un pigment discret, mais essentiel, qui colore quotidiennement le résultat final de votre digestion. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Contrairement à ce que son nom laisse penser, la “Lune rose” n’est pas… rose. Il ne s’agit pas d’un changement de couleur observable de la Lune, mais d’un phénomène astronomique parfaitement classique, auquel on a donné un nom issu de traditions culturelles.La “Lune rose” correspond en réalité à la pleine Lune qui survient en avril. Comme toutes les pleines lunes, elle se produit lorsque la Terre se situe entre le Soleil et la Lune. Dans cette configuration, la face visible de la Lune est entièrement éclairée par le Soleil. Ce phénomène repose sur une mécanique orbitale précise : la Lune met environ 29,5 jours pour effectuer un cycle complet de phases, ce qu’on appelle une lunaison.Mais pourquoi “rose” ? Ce nom vient des traditions amérindiennes, notamment de certaines tribus d’Amérique du Nord. Elles associaient chaque pleine Lune à un événement saisonnier marquant. Celle d’avril coïncidait avec la floraison d’une plante appelée phlox subulata, ou “phlox mousse”, qui produit des fleurs roses au début du printemps. Le terme “Pink Moon” a ensuite été repris et popularisé dans le monde occidental.D’un point de vue strictement scientifique, la Lune peut parfois sembler légèrement colorée — tirant vers l’orange ou le rouge — mais cela n’a rien à voir avec son nom. Cette coloration est due à la diffusion de la lumière dans l’atmosphère terrestre. Lorsque la Lune est proche de l’horizon, sa lumière traverse une plus grande épaisseur d’atmosphère. Les longueurs d’onde courtes (bleues) sont davantage diffusées, laissant passer les longueurs d’onde plus longues, comme le rouge et l’orange. C’est le même phénomène qui explique les couchers de Soleil rouges.Autre point intéressant : la Lune rose d’avril est souvent proche du périgée — le point de son orbite le plus proche de la Terre — ce qui peut donner l’impression d’une Lune légèrement plus grande et plus lumineuse. On parle alors de “super Lune”, même si ce terme n’a pas de définition scientifique stricte.Enfin, la date de cette pleine Lune joue aussi un rôle dans le calendrier. Elle sert notamment à déterminer la date de certaines fêtes religieuses, comme Pâques, qui est fixée au premier dimanche suivant la première pleine Lune après l’équinoxe de printemps.En résumé, la Lune rose n’est ni rare ni colorée en rose : c’est une pleine Lune d’avril, dont le nom est un héritage culturel. Mais derrière cette appellation poétique se cache une mécanique céleste d’une précision remarquable, régie par les lois de la gravitation et du mouvement orbital. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La différence entre l’aube et l’aurore est subtile… mais réelle. Et surtout, elle est souvent mal comprise, car dans le langage courant, on les utilise comme des synonymes. Pourtant, du point de vue scientifique comme du point de vue poétique, elles ne désignent pas exactement la même chose.Commençons par l’aube. L’aube correspond à la période de transition entre la nuit et le lever du Soleil. Plus précisément, elle débute lorsque le ciel commence à s’éclaircir, alors que le Soleil est encore sous l’horizon. Les scientifiques parlent même de trois phases d’aube : l’aube astronomique, l’aube nautique et l’aube civile, chacune définie par la position du Soleil sous l’horizon. Durant ces phases, la lumière du Soleil, bien qu’invisible directement, est diffusée par l’atmosphère terrestre. C’est ce phénomène de diffusion — appelé diffusion de Rayleigh — qui donne au ciel ses teintes bleutées.L’aurore, elle, est un terme plus précis… et plus visuel. Elle désigne le moment où les premières lueurs colorées apparaissent à l’horizon, souvent dans des tons roses, orangés ou dorés. Autrement dit, l’aurore est une partie de l’aube. C’est le moment le plus spectaculaire de cette transition, celui où la lumière devient suffisamment intense pour produire des couleurs marquées dans le ciel.On pourrait résumer simplement : l’aube est une période, l’aurore est un instant particulier dans cette période.Mais il y a aussi une nuance culturelle. Le mot “aurore” vient du latin aurora, qui signifie “lever du jour”, et il est chargé d’une forte dimension poétique. Dans la mythologie romaine, Aurore est d’ailleurs la déesse qui ouvre les portes du jour. L’aube, en revanche, est un terme plus neutre, plus descriptif.Cette distinction explique pourquoi on parle souvent de “se lever à l’aube” — une indication pratique — mais d’“une aurore flamboyante” — une image esthétique.Enfin, attention à ne pas confondre avec les aurores boréales, qui n’ont rien à voir avec le lever du jour. Leur nom vient simplement de leur ressemblance visuelle avec les couleurs de l’aurore.En résumé, l’aube est le processus progressif d’éclairage du ciel avant le lever du Soleil, tandis que l’aurore en est le moment le plus lumineux et coloré. Une différence discrète… mais qui, une fois comprise, change complètement la manière de regarder le ciel au petit matin. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Vous jetez un coup d’œil à une horloge. Et là, étrange sensation : la trotteuse semble figée… comme si le temps s’était suspendu une fraction de seconde. Puis elle repart. Ce moment bizarre, presque imperceptible, porte un nom : la chronostase. Et derrière cette illusion se cache un petit mensonge parfaitement orchestré par votre cerveau.Tout commence avec un mouvement que vous faites sans y penser : une saccade oculaire. Nos yeux ne glissent pas en continu, ils sautent d’un point à un autre, plusieurs fois par seconde. Ces mouvements sont extrêmement rapides — jusqu’à 500 degrés par seconde — et surtout, ils posent un problème majeur : pendant une saccade, l’image projetée sur la rétine est floue, instable, inutilisable.Pour éviter que vous ne perceviez ce chaos visuel permanent, votre cerveau applique un filtre radical : il coupe temporairement le traitement de l’image. C’est ce qu’on appelle la suppression saccadique. En clair, pendant que vos yeux bougent, vous êtes techniquement… aveugle.Mais alors, pourquoi ne voyez-vous jamais ce “trou” dans votre perception ? Parce que votre cerveau triche. Il reconstruit une continuité visuelle en comblant le vide. Et c’est là qu’intervient la chronostase.Lorsque votre regard atterrit sur la trotteuse, votre cerveau “antidate” la perception. Il fait comme si vous aviez déjà vu cette image avant même que vos yeux ne s’y posent réellement. Résultat : la première position de la trotteuse est artificiellement prolongée dans votre perception. Elle vous semble durer plus longtemps que la réalité.En réalité, la trotteuse ne s’est jamais arrêtée. C’est votre cerveau qui étire le temps, pour masquer le trou laissé par la saccade. Il ne se contente pas de combler un vide : il réécrit légèrement le passé pour maintenir l’illusion d’un monde fluide et stable.Ce phénomène ne se limite pas aux horloges. Vous pouvez l’observer avec un chronomètre numérique, ou même en passant rapidement votre regard d’un objet à un autre : le premier instant semble toujours durer un peu trop longtemps.La chronostase révèle une vérité fascinante : notre perception du temps n’est pas un flux continu fidèle à la réalité. C’est une construction, un montage en temps réel. Le cerveau agit comme un monteur de cinéma, coupant, recollant, ajustant les séquences pour produire une expérience cohérente.Autrement dit, ce que vous percevez comme le présent est déjà une version légèrement modifiée du réel. Une illusion utile, élégante… et absolument indispensable pour que le monde ne ressemble pas à un chaos clignotant.La prochaine fois que la trotteuse semblera hésiter, souvenez-vous : ce n’est pas le temps qui ralentit. C’est votre cerveau qui vous raconte une histoire plus confortable que la vérité. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Vous rentrez chez vous après quelques jours d’absence. Et là, immédiatement, une odeur vous saute au nez. Celle de votre maison. Pourtant, en temps normal, vous ne la sentez jamais. Comme si elle n’existait pas. Alors, où disparaît cette odeur au quotidien ?La réponse tient en un mot : adaptation olfactive.Notre système olfactif est conçu pour détecter les changements, pas la permanence. Dès qu’une odeur est constante dans notre environnement, le cerveau décide, en quelque sorte, de l’ignorer. Ce mécanisme a été largement étudié, notamment par la chercheuse Pamela Dalton au Monell Chemical Senses Center, spécialiste de l’adaptation olfactive.Concrètement, tout commence dans le nez. Lorsque vous respirez, des molécules odorantes se fixent sur des récepteurs olfactifs. Ces récepteurs envoient des signaux électriques vers le bulbe olfactif, puis vers différentes régions du cerveau. Mais si la même odeur est présente en continu, ces récepteurs deviennent progressivement moins sensibles. Ils “répondent” de moins en moins.C’est la première étape : une adaptation périphérique.Mais le phénomène ne s’arrête pas là. Le cerveau lui-même joue un rôle actif. Il apprend à considérer cette odeur comme non pertinente. Résultat : même si les signaux sont encore partiellement transmis, ils sont filtrés, atténués, voire ignorés. C’est une forme d’habituation centrale.Les travaux de Pamela Dalton ont montré que cette adaptation peut être extrêmement rapide — parfois en quelques minutes — et qu’elle dépend aussi de facteurs cognitifs. Par exemple, si une odeur est jugée importante ou potentiellement dangereuse, le cerveau mettra plus de temps à l’ignorer.Pourquoi ce système existe-t-il ? Pour une raison simple : l’efficacité.Imaginez si vous perceviez en permanence toutes les odeurs autour de vous — votre lessive, vos meubles, votre propre odeur corporelle. Votre cerveau serait saturé d’informations inutiles. En filtrant ce qui est constant, il libère de l’attention pour ce qui change. Une odeur de brûlé, de gaz, ou de nourriture avariée, par exemple.Autrement dit, ne pas sentir votre maison est en réalité un signe que votre cerveau fonctionne parfaitement. Il a classé cette odeur comme “normale”, sans importance immédiate.C’est aussi pour cela que les invités sentent immédiatement votre intérieur… alors que vous, non. Leur cerveau, lui, découvre une odeur nouvelle. Elle n’est pas encore “effacée”.En résumé, votre maison n’est pas inodore. C’est votre cerveau qui a appris à ne plus la sentir. Un tri silencieux, permanent, qui vous permet de rester attentif à l’essentiel.Et parfois, il suffit de partir quelques jours pour que cette odeur oubliée… refasse surface. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Imaginez : des astronautes sur la Lune qui récoltent leurs propres légumes, cultivés dans le sol lunaire. De la science-fiction ? Plus vraiment. Parce qu'en 2022, une équipe de chercheurs a posé la première pierre de ce rêve — et les résultats sont à la fois fascinants et déroutants.L'expérience historique de l'Université de FlorideAnna-Lisa Paul et Robert Ferl, professeurs en sciences horticoles à l'Université de Floride, ont réussi pour la première fois à faire pousser des plantes dans du véritable régolithe lunaire — le sol pulvérulent qui recouvre la surface de la Lune. Ils ont attendu onze ans pour obtenir l'autorisation de travailler sur ces échantillons, tellement leur valeur scientifique est considérée comme inestimable.L'équipe a utilisé des puits de la taille d'un dé à coudre, remplis chacun d'environ un gramme de régolithe collecté lors des missions Apollo 11, 12 et 17. Ils y ont semé des graines d'Arabidopsis thaliana — une plante modèle dont le génome est entièrement cartographié, cousine du brocoli et du chou de Bruxelles.Le résultat : elles poussent — mais elles souffrentLa première surprise fut spectaculaire. Anna-Lisa Paul raconte : "Après deux jours, elles ont commencé à germer. Tout a germé. Nous étions stupéfaits." Mais la suite fut plus nuancée. Les plantes lunaires se développaient lentement, présentaient des morphologies de stress sévères, et leur analyse génétique révélait une activation intense des gènes associés aux stress ioniques — similaires aux réactions des plantes face au sel, aux métaux lourds et aux espèces réactives de l'oxygène. Le régolithe lunaire contient de minuscules fragments de verre et de fer que l'on ne trouve pas dans les sols terrestres — et pour lesquels les plantes n'ont tout simplement pas évolué. Le sol lunaire repousse également l'eau : les chercheurs ont dû agiter manuellement le régolithe pour le mouiller uniformément, avant que la capillarité prenne le relais. Et les pois chiches ?Plus récemment, des chercheurs de l'Université du Texas à Austin ont réussi à faire pousser et à récolter des pois chiches dans un sol simulant le régolithe lunaire, en le mélangeant à du vermicompost — un compost produit par des vers de terre. Ce compost pourrait, en mission spatiale, être généré à partir des déchets alimentaires et textiles des astronautes eux-mêmes.La conclusion de tout cela est claire : oui, cultiver sur la Lune est possible — mais le sol lunaire brut, seul, ne suffit pas. Il faudra l'amender, le transformer, l'apprivoiser. NASA voit dans cette recherche un jalon crucial pour ses objectifs d'exploration humaine à long terme : utiliser les ressources disponibles sur place pour nourrir les astronautes en mission profonde. La Lune ne sera jamais une terre agricole au sens classique. Mais elle pourrait devenir, un jour, un jardin. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Des milliers de personnes mouraient chaque année alors que le remède existe, enfermé dans un coffre-fort quelque part à Langley. C'est l'une des théories complotistes les plus tenaces du monde médical. Tout part d'une réalité historique détournée. En 1951, le National Cancer Institute américain lance un vaste programme de recherche sur les thérapies expérimentales, en pleine Guerre froide. Parallèlement, la CIA mène ses tristement célèbres expériences secrètes — le programme MK-Ultra notamment. Ce mélange de secret d'État et de recherche médicale a semé les graines d'une confusion durable dans l'imaginaire collectif. La date de 1951 n'a aucune origine précise : elle flotte, vague, dans des forums et vidéos complotistes, précisément parce qu'elle est invérifiable — et donc indéfendable, mais aussi indémentable.Pourquoi cette rumeur est-elle fausse ?D'abord, pour une raison biologique fondamentale : le cancer n'est pas une seule maladie. C'est un terme générique qui recouvre plus de 200 pathologies distinctes — cancer du poumon, du sein, du pancréas, leucémies, mélanomes — chacune avec ses mécanismes propres, ses mutations génétiques spécifiques, ses traitements différents. Parler d'un remède contre le cancer en 1951, c'est comme parler d'un médicament qui guérirait à la fois la grippe, le sida et une fracture du crâne. C'est biologiquement absurde.Ensuite, il y a l'argument humain. Les chercheurs en oncologie sont des centaines de milliers dans le monde — à Tokyo, à Paris, à São Paulo, à Berlin. Ils ont des familles. Ils meurent eux aussi du cancer. Croire qu'une conspiration globale tiendrait depuis 75 ans, dans des dizaines de pays, des milliers d'institutions rivales, sans qu'une seule personne ne parle — c'est mathématiquement impossible.Ce que la science dit vraimentLa réalité, c'est que nous avons fait des progrès colossaux. Les immunothérapies, les thérapies ciblées, les inhibiteurs de checkpoint ont transformé le pronostic de nombreux cancers. Certains, autrefois mortels en quelques mois, sont aujourd'hui chroniques ou guérissables.La vérité n'est pas dans un coffre-fort de la CIA. Elle est dans les labos, laborieusement, cellule après cellule. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Pour comprendre pourquoi des écouteurs semblent se nouer « tout seuls » dans une poche ou un sac, les scientifiques se tournent vers une branche des mathématiques appelée la théorie des nœuds. Cette discipline appartient à la topologie, un domaine des mathématiques qui étudie les propriétés des objets lorsqu’on les déforme, les étire ou les tord, sans les couper ni les coller.En théorie des nœuds, un nœud est simplement une boucle de fil fermée dans l’espace. Les mathématiciens cherchent à savoir si deux nœuds peuvent être transformés l’un en l’autre par simple déformation. Par exemple, un simple cercle et un nœud de trèfle sont considérés comme différents parce qu’on ne peut pas passer de l’un à l’autre sans couper le fil.Mais cette théorie ne reste pas seulement abstraite : elle permet aussi de comprendre des phénomènes très concrets, comme les câbles qui s’emmêlent. En 2007, deux physiciens américains, Douglas Smith et Dorian Raymer, ont mené une expérience célèbre pour étudier ce phénomène. Ils ont placé des cordelettes de différentes longueurs dans une boîte qu’ils secouaient mécaniquement.Le résultat est surprenant : dès qu’un fil dépasse environ 50 centimètres de longueur, la probabilité qu’un nœud apparaisse devient très élevée. Pour des fils d’un mètre ou plus, des nœuds se forment dans près de la moitié des cas après agitation.La raison tient au comportement statistique des objets flexibles. Lorsqu’un câble est libre de bouger dans un espace confiné — comme une poche — il se replie sur lui-même de nombreuses fois. Chaque boucle crée la possibilité qu’une extrémité passe à travers une autre boucle. C’est précisément ce passage qui forme un nœud.Plus le fil est long et flexible, plus le nombre de configurations possibles augmente. Mathématiquement, ce nombre croît extrêmement vite. Dans ce vaste ensemble de configurations aléatoires, les états avec nœuds deviennent rapidement plus nombreux que les états sans nœuds. Autrement dit, le désordre favorise naturellement la formation de nœuds.Ce phénomène est comparable à celui de l’entropie en physique : lorsqu’un système évolue librement, il tend vers les configurations les plus nombreuses et les plus probables. Dans le cas d’un câble, ces configurations incluent souvent des nœuds.La théorie des nœuds ne sert d’ailleurs pas seulement à expliquer nos écouteurs emmêlés. Elle est utilisée dans de nombreux domaines scientifiques. En biologie, par exemple, elle permet d’étudier la manière dont certaines molécules d’ADN peuvent se nouer ou se superenrouler dans les cellules. En physique, elle aide aussi à comprendre le comportement des polymères ou de longues chaînes moléculaires.Ainsi, si vos écouteurs se transforment régulièrement en casse-tête miniature, ce n’est pas un mystère. C’est simplement la conséquence naturelle des mathématiques du désordre, étudiées depuis des décennies par la théorie des nœuds. Autrement dit, vos câbles obéissent… aux lois profondes de la topologie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le “Mouse Paradise”, souvent appelé “Universe 25”, est une célèbre expérience menée dans les années 1960-1970 par l’éthologiste américain John B. Calhoun. Son objectif était d’observer comment une population animale se comporte lorsqu’elle vit dans un environnement idéal, sans manque de nourriture ni de prédateurs.Le principe de l’expérienceCalhoun construit un immense enclos parfaitement contrôlé pour des souris. Tout y est pensé pour créer une utopie pour rongeurs :nourriture et eau disponibles en permanencetempérature stableabsence de maladies et de prédateursnombreux espaces pour nicherL’idée est simple : si les ressources sont illimitées, la population devrait croître jusqu’à atteindre un équilibre naturel.Une croissance spectaculaire… puis un effondrementL’expérience débute en 1968 avec seulement 8 souris. Pendant les premières phases, tout se passe comme prévu : la population augmente rapidement. Les souris se reproduisent et occupent progressivement l’espace.Mais lorsque la population devient très dense — environ plusieurs centaines d’individus — le comportement des animaux change radicalement.Calhoun observe alors ce qu’il appelle un “behavioral sink” (un effondrement comportemental).Les comportements observésDans la colonie surpeuplée apparaissent des phénomènes inattendus :agressivité extrême entre individusabandon ou cannibalisme des petitsincapacité à former des couples stablesretrait social de certains individusCertains mâles deviennent ce que Calhoun appelle les “beautiful ones” : ils cessent toute interaction sociale, passent leur temps à manger, dormir et se toiletter.L’extinction de la colonieLa reproduction finit par chuter. La population cesse d’augmenter puis décline progressivement. Malgré l’abondance de nourriture et d’espace encore disponible, la colonie finit par s’éteindre totalement.Pourquoi cette expérience est célèbreL’expérience Universe 25 a marqué les esprits parce qu’elle suggère que la surpopulation peut provoquer une désorganisation sociale profonde, même en l’absence de pénurie matérielle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Voici les liens pour écouter l'épisode Pourquoi le tapis de course a-t-il été un instrument de torture ?Apple Podcasts:https://podcasts.apple.com/fr/podcast/pourquoi-le-tapis-de-course-a-t-il/id1048372492?i=1000756915527Spotify:https://open.spotify.com/episode/1JZfMJW5Cu88LpK2VQlCSr?si=07106fbff27b41ac---------------------Depuis quelque temps, une rumeur circule sur Internet : le 12 août 2026, la Terre perdrait sa gravité pendant sept secondes. Selon cette histoire, un alignement exceptionnel du Soleil, de la Lune et des planètes provoquerait une sorte d’annulation temporaire des forces gravitationnelles. Résultat supposé : nous flotterions brièvement avant que tout ne redevienne normal. L’idée est spectaculaire… mais elle est totalement fausse.Pour comprendre pourquoi, il faut rappeler ce qu’est la gravité. La gravitation est une interaction fondamentale de la nature décrite par Isaac Newton puis, plus précisément, par la relativité générale d’Albert Einstein. Toute masse attire toute autre masse. La Terre exerce donc une attraction gravitationnelle sur nous parce qu’elle possède une masse gigantesque : environ 5,97 × 10²⁴ kilogrammes. Cette force nous maintient au sol avec une accélération moyenne de 9,81 m/s².La gravité terrestre ne dépend pas de l’alignement des planètes. Elle dépend presque exclusivement de la masse de la Terre et de la distance entre nous et son centre. Pour que la gravité disparaisse, il faudrait soit que la Terre perde soudainement sa masse — ce qui violerait les lois de la physique — soit que nous soyons projetés très loin d’elle.Certains évoquent l’argument des alignements célestes, similaires à ceux qui se produisent lors des éclipses. Mais même lors d’une éclipse totale de Soleil, quand le Soleil, la Lune et la Terre sont parfaitement alignés, la gravité ne disparaît pas. Les forces gravitationnelles des autres astres existent bien, mais elles sont extrêmement faibles comparées à celle de la Terre.Prenons un exemple. L’attraction gravitationnelle exercée par le Soleil sur votre corps est réelle, mais elle agit presque de la même manière sur vous et sur la Terre entière. Résultat : elle ne vous arrache pas du sol. La force qui vous maintient au sol reste dominée par la gravité terrestre.Quant aux planètes comme Jupiter ou Mars, leur influence gravitationnelle sur un individu à la surface de la Terre est des millions de fois plus faible que celle de notre planète. Même si toutes les planètes s’alignaient parfaitement — ce qui est déjà extrêmement rare — leur effet combiné resterait négligeable.L’origine de cette rumeur remonte probablement à une blague scientifique publiée dans les années 1970, attribuée de façon erronée à l’astronome britannique Patrick Moore. Elle décrivait un moment fictif où l’alignement de Jupiter et de Pluton réduirait la gravité terrestre. Certains lecteurs l’ont prise au sérieux, et l’histoire ressurgit régulièrement sur Internet.En résumé : le 12 août 2026, comme tous les autres jours, la gravité terrestre fonctionnera parfaitement. Personne ne flottera dans son salon. La seule chose qui pourrait vraiment nous faire décoller… serait une fusée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Depuis quelques années, l’intelligence artificielle est dominée par les LLM, les “Large Language Models”, comme ChatGPT ou Gemini. Ces modèles sont entraînés sur des quantités gigantesques de textes afin d’apprendre à prédire le mot suivant dans une phrase. Autrement dit, ils sont extrêmement performants pour manipuler le langage. Mais pour certains chercheurs, dont Yann LeCun, cette approche possède une limite fondamentale : ces systèmes apprennent surtout un modèle du langage, pas un modèle du monde réel. Un LLM peut donc produire des phrases plausibles, répondre à des questions ou écrire un essai. Mais il ne comprend pas réellement la réalité physique qui se cache derrière ces mots. Par exemple, il peut expliquer comment préparer un café, mais il ne sait pas vraiment comment manipuler les objets dans une cuisine ni prévoir ce qui se passerait si un robot exécutait ces actions. C’est précisément là qu’intervient l’idée des world models. Un world model est un système d’intelligence artificielle qui apprend à construire une représentation interne du monde : les objets, l’espace, le temps et les relations physiques entre les choses. Ces modèles sont entraînés non seulement sur du texte, mais aussi sur des images, des vidéos et des interactions avec l’environnement. Leur objectif est de comprendre comment le monde fonctionne, par exemple la gravité, les collisions ou le déplacement d’objets. L’une des capacités clés d’un world model est la simulation mentale. Le système peut imaginer différents futurs possibles : “si je fais cette action, que va-t-il se passer ensuite ?”. Cette capacité de prédiction permet alors la planification et la prise de décision, ce qui est essentiel pour des robots, des voitures autonomes ou des agents intelligents capables d’agir dans le monde réel. Yann LeCun estime que l’intelligence humaine fonctionne justement de cette manière. Notre cerveau possède une sorte de modèle interne du monde qui nous permet d’anticiper les conséquences de nos actions. Pour lui, une véritable intelligence artificielle devra donc posséder plusieurs capacités absentes des LLM actuels : une mémoire persistante, du raisonnement, de la planification et une compréhension du monde physique. C’est pour explorer cette voie qu’il a récemment lancé une nouvelle startup dédiée à ces technologies. L’objectif est de créer des systèmes capables d’interagir avec la réalité — par exemple dans la robotique, l’industrie ou la médecine — plutôt que de simplement générer du texte. En résumé, les LLM sont des modèles du langage, tandis que les world models cherchent à être des modèles du monde. Et pour Yann LeCun, c’est peut-être cette différence qui déterminera la prochaine grande révolution de l’intelligence artificielle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Si la majorité des montres que nous portons aujourd’hui sont à quartz, ce n’est pas un hasard. C’est le résultat d’une petite révolution scientifique et industrielle qui remonte à la fin des années 1960. Pour comprendre pourquoi cette technologie s’est imposée, il faut d’abord comprendre comment elle fonctionne.Le cœur d’une montre à quartz est… un minuscule cristal de quartz. Ce minéral possède une propriété physique remarquable appelée piézoélectricité. Découverte au XIXᵉ siècle par les frères Curie, elle signifie qu’un cristal de quartz se déforme légèrement lorsqu’on lui applique une tension électrique. Mais le phénomène fonctionne aussi dans l’autre sens : lorsqu’il se déforme, le cristal produit un courant électrique.Dans une montre, on exploite ce phénomène d’une manière très précise. Une petite pile envoie un courant électrique dans le cristal de quartz taillé d’une forme spécifique. Sous l’effet de ce courant, le cristal se met à vibrer extrêmement régulièrement, exactement 32 768 fois par seconde. Cette fréquence est très stable car elle dépend des propriétés physiques du cristal.Un circuit électronique compte ensuite ces vibrations et les divise jusqu’à obtenir une impulsion par seconde. Cette impulsion fait avancer les aiguilles de la montre ou met à jour l’affichage numérique. Le temps est donc mesuré grâce à la régularité des oscillations du quartz.C’est précisément là que réside le grand avantage du quartz : sa précision. Une montre mécanique classique — fonctionnant avec des ressorts et des engrenages — peut dériver de plusieurs secondes par jour. Une montre à quartz, elle, ne dérive généralement que de quelques secondes par mois. Elle est donc beaucoup plus fiable.Le quartz présente aussi d’autres avantages décisifs. D’abord, il nécessite beaucoup moins de pièces mécaniques. Les montres sont donc plus simples à produire, moins coûteuses et moins sensibles aux chocs ou à l’usure. Ensuite, elles demandent très peu d’entretien : il suffit généralement de remplacer la pile tous les deux ou trois ans.Cette combinaison de précision, de robustesse et de faible coût explique pourquoi les montres à quartz ont conquis le monde. Lorsque la première montre à quartz commercialisée — la Seiko Astron, en 1969 — est apparue, elle était très chère. Mais la technologie s’est rapidement démocratisée. Dans les années 1970 et 1980, elle a provoqué ce que l’on appelle parfois la “crise du quartz” dans l’industrie horlogère traditionnelle.Aujourd’hui, les montres mécaniques existent toujours et restent très appréciées, notamment pour leur savoir-faire et leur dimension artisanale. Mais pour mesurer le temps avec précision au quotidien, la solution la plus simple, la plus fiable et la plus économique reste… un petit cristal de quartz qui vibre des dizaines de milliers de fois par seconde. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Chaque jour, notre planète est bombardée par des milliers de météorites. Heureusement, la plupart sont de petites tailles et brûlent en entrant dans l’atmosphère. Mais celles qui survivent à cette descente infernale finissent par s’écraser quelque part sur Terre. Où exactement tombent-elles ? Y a-t-il des endroits privilégiés ?Une majorité finit dans les océansLa Terre est recouverte à 71 % d’eau, principalement par les océans. Logiquement, la plupart des météorites terminent donc leur course dans les mers et disparaissent sans laisser de trace. Lorsqu’une météorite s’écrase dans l’eau, l’impact est généralement absorbé et reste invisible, sauf pour les plus grosses qui peuvent provoquer des ondes de choc sous-marines.Les zones désertiques, des terrains de prédilection pour la découverteBien que les météorites tombent aléatoirement, certaines zones sont particulièrement propices à leur découverte. Les vastes étendues désertiques, comme le Sahara ou l’Antarctique, sont de véritables terrains de chasse pour les scientifiques. Dans ces environnements arides et peu perturbés par l’érosion, les météorites restent visibles pendant des milliers d’années. En Antarctique, les fragments sombres tranchent nettement avec la blancheur de la glace, facilitant leur repérage.Pourquoi trouve-t-on peu de météorites dans les forêts et les zones habitées ?Les zones boisées et humides, comme les jungles ou les forêts, sont peu favorables à la préservation des météorites. Les roches extraterrestres y sont rapidement recouvertes de végétation, rongées par l’humidité ou dispersées par l’érosion. De plus, les météorites se fragmentent souvent en touchant le sol, rendant leur identification encore plus difficile.Dans les zones urbaines, la probabilité qu’une météorite cause des dégâts est très faible. Avec des villes couvrant moins de 1 % de la surface terrestre, la probabilité qu’un impact survienne en plein milieu d’une agglomération est minime. Pourtant, quelques cas célèbres existent, comme celui de la météorite de Tcheliabinsk en 2013, qui a explosé en Russie en provoquant des milliers de vitres brisées.En résuméLes météorites peuvent tomber partout sur Terre, mais la majorité finit dans les océans. Les déserts et l’Antarctique sont les endroits où on les retrouve le plus facilement. Même si elles traversent parfois les cieux des villes, le risque qu’une météorite frappe un bâtiment ou un humain reste extrêmement faible. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Les ours polaires évoluent dans des conditions extrêmes où la glace et le froid pourraient être de sérieux handicaps. Pourtant, leur fourrure reste étonnamment sèche et exempte de givre. Comment est-ce possible ? La réponse réside dans un secret bien gardé : un sébum aux propriétés extraordinaires.Une fourrure conçue pour l’extrêmeLes ours polaires possèdent un pelage unique. Contrairement aux idées reçues, leurs poils ne sont pas blancs, mais translucides et creux. Cette structure piège l’air et améliore l’isolation thermique. Mais ce n’est pas tout : leur peau est noire, ce qui permet d’absorber et de conserver la chaleur solaire.Le rôle clé du sébumCe qui fait vraiment la différence, c’est une substance sécrétée par la peau de l’ours polaire : le sébum. Ce mélange lipidique, produit par des glandes sébacées, enduit chaque poil d’une couche protectrice. Son rôle principal est d’imperméabiliser la fourrure, empêchant ainsi l’eau de pénétrer jusqu’à la peau et d’accélérer la congélation des poils.Mais ce sébum a une autre propriété fascinante : il est particulièrement huileux et hydrophobe. Cela signifie que lorsqu’un ours polaire est exposé à l’humidité, l’eau ne s’accroche pas aux poils, mais perle et s’écoule immédiatement. La glace, quant à elle, peine à adhérer à une surface aussi grasse et glissante.Une adaptation évolutive parfaiteGrâce à cette caractéristique, les ours polaires évitent une accumulation de glace sur leur fourrure, qui pourrait non seulement peser lourd, mais aussi diminuer leur isolation et gêner leurs mouvements. Ce mécanisme leur permet de rester secs, même après une immersion dans l’eau glacée de l’Arctique.En somme, si la glace ne colle pas à leur pelage, c’est parce que la nature leur a offert une solution ingénieuse : un sébum aux propriétés hydrofuges exceptionnelles. Cette adaptation est l’un des nombreux secrets qui permettent aux ours polaires de survivre dans l’un des environnements les plus hostiles de la planète.Une preuve supplémentaire que l’évolution façonne des solutions incroyablement efficaces ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Imaginez un avion recouvert d’une peau inspirée directement de celle du requin. C’est exactement ce que teste actuellement la compagnie Japan Airlines, en collaboration avec des chercheurs et des ingénieurs aéronautiques. Mais pourquoi s'intéresser à un tel revêtement inspiré du monde animal ? La réponse tient en un mot : l’aérodynamisme.La peau des requins est recouverte de minuscules structures en forme d’écailles appelées denticules dermiques. Ces denticules permettent de réduire la traînée hydrodynamique lorsque le requin nage, lui permettant d’évoluer rapidement et efficacement dans l’eau. Les ingénieurs ont donc eu l’idée de transposer ce concept au monde de l’aviation, où la réduction de la traînée est un enjeu majeur.En appliquant une peinture spéciale qui imite la texture des denticules sur la surface des avions, Japan Airlines espère réduire la résistance de l’air. Une traînée moindre signifie une consommation de carburant réduite, donc des économies substantielles pour les compagnies aériennes, tout en diminuant leur empreinte carbone. On estime que cette technologie pourrait permettre de réduire la consommation de carburant de 1 à 2 %, ce qui représente des millions de litres d’économies sur une flotte entière et des tonnes de CO2 en moins rejetées dans l’atmosphère.L’expérimentation menée par Japan Airlines s’inscrit dans une volonté plus large de rendre l’aviation plus respectueuse de l’environnement. Face aux préoccupations croissantes liées aux émissions de gaz à effet de serre et aux pressions réglementaires pour une aviation plus verte, les compagnies recherchent activement des solutions innovantes.D’ailleurs, cette technologie bio-inspirée ne se limite pas à l’aéronautique. Elle est aussi testée dans le domaine maritime, sur la coque des navires, pour limiter les frottements avec l’eau et réduire leur consommation de carburant.Si les résultats des tests sont concluants, on pourrait voir, dans un futur proche, la généralisation de ce type de revêtement dans l’industrie aérienne. Cela montre une fois de plus comment la nature, par des millions d'années d'évolution, peut inspirer les technologies les plus avancées pour répondre aux défis de notre époque.En somme, la peinture "peau de requin" est un exemple fascinant de biomimétisme, où la science et la nature s’unissent pour rendre nos déplacements plus efficaces et plus durables. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Certaines personnes naissent avec un petit trou près de l'oreille appelé sinus préauriculaire. Ce phénomène est une anomalie congénitale bénigne, relativement rare, qui touche environ 0,1 à 0,9 % des populations en Europe et aux États-Unis, mais jusqu'à 4 à 10 % dans certaines régions d'Afrique et d'Asie. Formation et origineLe sinus préauriculaire se forme pendant le développement embryonnaire, généralement autour de la 6e semaine de gestation, lorsqu'apparaissent les arcs branchiaux ou arcs pharyngiens. Ces arcs sont des structures embryonnaires primitives qui jouent un rôle clé dans le développement de la tête et du cou, notamment des oreilles, de la mâchoire et du pharynx.Chez les poissons, ces arcs branchiaux donnent naissance à des branchies, mais chez les mammifères, ils évoluent pour former d'autres structures. Le sinus préauriculaire pourrait être lié à une fusion incomplète ou à un défaut de développement des bourgeons auriculaires, des structures embryonnaires responsables de la formation de l'oreille externe. Une réminiscence des branchies ?Certains scientifiques ont émis l'hypothèse que le sinus préauriculaire pourrait être une trace évolutive des branchies de nos lointains ancêtres aquatiques, ce qui expliquerait son emplacement à proximité de l'oreille. Cependant, cette idée reste spéculative et n'est pas directement prouvée. Le sinus est surtout considéré comme une anomalie de fusion embryologique, sans lien fonctionnel avec les branchies. Aspects cliniquesLe sinus préauriculaire est généralement asymptomatique et sans conséquences médicales. Cependant, il peut parfois s'infecter ou développer des kystes, nécessitant un traitement antibiotique ou une intervention chirurgicale pour le retirer. Une curiosité bénigneEn résumé, le sinus préauriculaire est une petite curiosité biologique qui témoigne des processus complexes de notre développement embryonnaire, avec une possible résonance évolutive remontant à l'époque où nos ancêtres vivaient sous l'eau. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Les neurones miroirs sont des cellules nerveuses particulières qui s’activent aussi bien lorsqu’un individu exécute une action que lorsqu’il observe quelqu’un d’autre réaliser la même action. Découverts dans les années 1990 chez les macaques, puis confirmés chez l’humain, ces neurones jouent un rôle crucial dans plusieurs aspects du comportement et des interactions sociales. Fonctionnement des neurones miroirsCes neurones sont situés principalement dans le cortex prémoteur et le lobe pariétal inférieur. Ils établissent un lien direct entre la perception d’une action et sa compréhension, en activant les mêmes circuits neuronaux que ceux utilisés pour accomplir l’action observée. Par exemple, si vous voyez quelqu’un lever un verre, vos neurones miroirs « simulent » cette action, même si vous ne bougez pas. Rôles des neurones miroirs 1. Compréhension des actionsLes neurones miroirs permettent de comprendre les intentions derrière les gestes des autres. Lorsque vous voyez une personne attraper un objet, vos neurones miroirs vous aident à interpréter cette action (par exemple, prendre un verre pour boire ou pour le déplacer). 2. Apprentissage par imitationIls jouent un rôle essentiel dans l’apprentissage, notamment chez les enfants. Les nourrissons imitent les gestes des adultes, comme sourire ou tendre les bras, grâce à l’activation de ces neurones. L’imitation est une méthode clé pour acquérir des compétences sociales, linguistiques et motrices. 3. Empathie et interactions socialesLes neurones miroirs participent à l’empathie, la capacité à ressentir et comprendre les émotions des autres. En observant une personne triste ou joyeuse, ces neurones reproduisent dans votre cerveau une version de cette expérience émotionnelle, facilitant ainsi la connexion et la réponse émotionnelle appropriée. 4. LangageCertains chercheurs suggèrent que les neurones miroirs pourraient avoir contribué au développement du langage chez l’homme. Les mouvements liés à la parole, comme les gestes des lèvres, pourraient avoir été compris et reproduits grâce à ce mécanisme, aidant à l’évolution des capacités de communication. Implications scientifiquesLes dysfonctionnements des neurones miroirs pourraient être liés à des troubles comme l’autisme, où la compréhension des émotions et l’imitation sont affectées. Les recherches sur ces neurones offrent des perspectives pour mieux comprendre ces troubles et développer des approches thérapeutiques.En résumé, les neurones miroirs jouent un rôle clé dans la perception, l’apprentissage et les interactions sociales, connectant directement observation et action pour favoriser la compréhension et l’adaptation. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
En raison de la situation actuelle au Moyen-Orient, j’ai été momentanément bloqué à l’étranger, ce qui m'a empêché d’enregistrer de nouveaux épisodes pour cette semaine. Je suis contraint de vous proposer des rediffusions jusqu'à vendredi. Veuillez m'en excuser. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Comments (13)

Thibault de Changy

toujours des doublons du podcast sciences

Apr 18th
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Thibault de Changy

sounds dress episodes science !!

Apr 10th
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bouclé

continuer 😊🌹

Apr 28th
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Mina Duchateau

merci merci merci, un vrai plaisir de vous écouter. J'ai une question : quel est la raison d'un bégaiement ? comment ça se déclenche/ fonctionne ?

Mar 19th
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Yvan Shema

Que Dieu aïe pitié de tous les utilisateurs de cette appli.

Mar 16th
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Thibault de Changy

le contenu du podcast est erroné

Sep 2nd
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marc Genevey

j'adore! un seul reproche : l'accélération de l'enregistrement est très souvent exagéré, et nuit au plaisir de l'écoute.

Jul 27th
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unknow1991

g5y nth. h

Jul 10th
Reply (1)

Artin akbari

👏🏻

Jan 22nd
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Inès B

C'est peut-être une question bête mais... pourquoi partir du principe que Hercule et la tortue courent à la même vitesse ? C'est peu vraisemblable

Feb 17th
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guipoum

je les ecoutent tous. vous avez 3 podcasts cesr bien ça?

Nov 28th
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Valérie Schneider

Mon rituel du matin, pendant que je me lave ! Très instructif et ludique. J'écoute également Choses à savoir Culture générale et Choses à savoir Santé.

Jul 20th
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