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Choses à Savoir TECH VERTE
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Choses à Savoir TECH VERTE

Author: Choses à Savoir

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Tout ce qu'il faut savoir dans le domaine de la Green Tech.

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Pour économiser de l’eau, certains data centers pourraient utiliser davantage de substances appartenant à la famille des PFAS. Une solution au refroidissement des serveurs qui risque donc de déplacer une partie du problème environnemental. Les PFAS regroupent des milliers de composés fluorés extrêmement résistants à la chaleur et à la dégradation. Ces propriétés les rendent utiles dans les semi-conducteurs, mais aussi dans certains systèmes de refroidissement avancés destinés aux serveurs d’intelligence artificielle.L’une de ces techniques s’appelle l’immersion biphasique. Les composants sont plongés dans un liquide diélectrique, qui ne conduit pas l’électricité. Au contact des puces chaudes, il s’évapore puis se condense pour recommencer le cycle. Ce procédé peut réduire fortement la consommation d’eau.Mais certains fluides proposés pour cette technologie appartiennent justement à la famille des PFAS. Et selon une enquête publiée par l’ONG suédoise ChemSec, la demande provenant des data centers, des semi-conducteurs et des batteries pousse plusieurs grands chimistes à augmenter leurs capacités de production. Chemours développe notamment un fluide baptisé Opteon 2P50 pour le refroidissement informatique, tandis que Daikin ou le français Arkema investissent également dans leurs activités fluorées.Il faut cependant éviter un raccourci : la majorité des data centers n’utilisent pas aujourd’hui de refroidissement aux PFAS, et des solutions commerciales sans ces substances existent déjà. Surtout, ChemSec reconnaît ne pas disposer des volumes mondiaux de production. Son rapport documente donc une tendance industrielle, pas la quantité de PFAS que l’IA rejettera réellement dans l’environnement. Le sujet devient néanmoins réglementaire. Aux États-Unis, des associations contestent déjà certains nouveaux fluides fluorés destinés aux data centers. En Europe, une proposition beaucoup plus large de restriction des PFAS est toujours en cours d’examen, avec des dérogations possibles selon les usages.Après l’électricité, l’eau et les émissions de carbone, l’expansion de l’IA révèle ainsi une autre empreinte, beaucoup moins visible : celle des matériaux et des produits chimiques indispensables à son infrastructure. Réduire une ressource ne constitue un progrès que si l’alternative ne crée pas, ailleurs, une pollution encore plus difficile à éliminer.Source : Stack Chronicle Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
L’Europe vient de franchir une étape très concrète dans le captage du carbone : elle dispose désormais d’une chaîne commerciale capable d’emmener du CO₂ depuis une usine jusqu’à son stockage permanent sous la mer.Le projet s’appelle Greensand. Inauguré le 18 septembre au Danemark, il est présenté comme le premier site de stockage de CO₂ à grande échelle pleinement opérationnel dans l’Union européenne. Il est piloté par INEOS Energy avec Harbour Energy et le fonds public danois Nordsøfonden.Greensand ne capture pas lui-même le CO₂. Dans cette première phase commerciale, le carbone provient principalement d’usines danoises de biométhane. Il est liquéfié, transporté par camion jusqu’au port d’Esbjerg, puis chargé sur un navire spécialement conçu, le Carbon Destroyer 1. Celui-ci l’achemine vers l’ancien champ pétrolier de Nini West, à environ 250 kilomètres des côtes. Le CO₂ est ensuite injecté dans un réservoir de grès situé environ 1 800 mètres sous le fond marin. Les couches géologiques qui retenaient autrefois pétrole et gaz servent désormais à emprisonner durablement le carbone. Le projet avait déjà démontré ce principe lors d’un pilote en 2023 ; cette fois, il passe à l’exploitation commerciale.La capacité initiale atteint jusqu’à 400 000 tonnes par an. L’Union européenne évoque environ 2,4 millions de tonnes stockées sur huit ans pour cette phase. INEOS vise ensuite entre 4 et 8 millions de tonnes annuelles, mais cette montée en puissance dépend encore des clients, des infrastructures, des autorisations et surtout de la quantité de CO₂ effectivement capturée ailleurs. C’est toute la limite du CCS : disposer d’un réservoir ne suffit pas. Il faut équiper les cimenteries, aciéries ou usines chimiques pour séparer leur CO₂, puis créer les terminaux, navires et réseaux capables de l’acheminer.Greensand ne règle donc pas à lui seul le problème des émissions européennes. Mais il transforme une technologie longtemps cantonnée aux démonstrateurs en véritable chaîne industrielle. Pour le stockage du carbone en Europe, le défi change désormais de nature : il ne s’agit plus seulement de prouver que l’on peut enfouir du CO₂, mais de savoir si l’on peut le faire à une échelle réellement significative.Source : Reuters Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Derrière les data centers de l’intelligence artificielle se prépare une autre facture environnementale : des centaines de millions de tonnes d’équipements pourraient être jetées d’ici 2050. L’estimation vient du Basel Action Network, une ONG spécialisée dans les déchets dangereux. Selon son nouveau rapport, l’expansion de l’IA pourrait entraîner le retrait de 395 à 617 millions de tonnes d’équipements électroniques entre 2025 et 2050. Pour rendre ce chiffre concret, les auteurs imaginent ces déchets chargés dans des conteneurs maritimes. Il en faudrait entre 15 et 23 millions. En alignant environ 20 millions de conteneurs de quarante pieds, on obtiendrait près de 244 000 kilomètres : environ six fois le tour de la Terre.Cette projection est beaucoup plus élevée que les estimations précédentes, parce que le BAN ne compte pas seulement les serveurs et leurs processeurs graphiques. Dans un data center de référence de 100 mégawatts, ceux-ci ne représenteraient que 13 % de la masse des équipements considérés. Le reste vient notamment du refroidissement, de la distribution électrique, des systèmes de secours et du réseau. Le rapport ajoute aussi une catégorie plus controversée : la « contagion des déchets IA ». Elle désigne des ordinateurs, équipements télécoms ou appareils rendus obsolètes plus rapidement parce que l’écosystème s’adapte aux nouvelles charges de travail de l’intelligence artificielle.C’est pourquoi ces chiffres doivent rester présentés comme un scénario, pas comme une quantité de déchets déjà acquise. Une étude publiée en 2024 dans Nature Computational Science, avec un périmètre beaucoup plus étroit centré sur les grands modèles et leurs serveurs, estimait entre 1,2 et 5 millions de tonnes cumulées d’ici 2030. Une analyse publiée en 2026 a encore revu à la baisse certaines estimations concernant les seuls serveurs IA. Le désaccord ne signifie donc pas nécessairement que l’un des calculs est faux : ils ne comptent pas la même chose. Mais le rapport met en lumière un angle souvent absent du débat sur l’IA. Une infrastructure numérique reste une infrastructure physique. Et lorsque les puces deviennent obsolètes en quelques années, la course à la puissance informatique produit aussi une course au remplacement du matériel.Source : Basel Action Network Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À près de 3 000 kilomètres sous nos pieds, deux minéraux inconnus pourraient expliquer comment une partie de l’eau terrestre reste piégée pendant des milliards d’années. Il ne faut surtout pas imaginer un immense océan liquide sous le manteau. L’eau dont parlent les chercheurs est stockée sous forme d’hydrogène directement intégré à la structure de minéraux.Une équipe internationale vient justement d’en synthétiser deux nouveaux, des oxyhydroxydes de fer, dans des cellules à enclumes de diamant. Ces expériences reproduisent les pressions et les températures extrêmes qui règnent près de la frontière entre le manteau et le noyau terrestre. Le résultat, publié dans Nature Geoscience, est intéressant pour deux raisons. D’abord, ces minéraux peuvent incorporer de l’hydrogène même lorsque l’environnement n’est pas saturé en eau. Ensuite, ils sont très denses. S’ils existent réellement dans la Terre, ils pourraient donc s’accumuler tout au fond du manteau et y conserver de l’eau pendant des périodes géologiques extrêmement longues.Cela pourrait aussi éclairer une autre énigme. Les sismologues observent près du noyau des zones où les ondes sismiques ralentissent brutalement, appelées ULVZ. Leur composition reste débattue. Les propriétés de ces nouveaux minéraux offrent désormais une explication possible à certaines de ces anomalies. Cette eau profonde pourrait avoir deux origines : être un vestige de la Terre primitive, lorsque la planète était encore largement recouverte d’un océan de magma, ou provenir de matériaux entraînés progressivement vers les profondeurs par la subduction des plaques tectoniques.Mais l’étude ne démontre pas qu’un gigantesque réservoir existe effectivement. Les deux minéraux ont été produits en laboratoire, leur présence naturelle reste à confirmer et les chercheurs ne quantifient pas la quantité totale d’eau qui pourrait être stockée ainsi. La découverte ajoute donc surtout une pièce au cycle profond de l’eau terrestre : les océans visibles à la surface ne racontent peut-être qu’une partie de l’histoire de l’eau de notre planète.Source : https://www.nature.com/articles/s41561-026-02067-1 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
L’Espagne va renouveler le cœur informatique de ses prévisions météo avec une entreprise désormais détenue par l’État français. L’Agence météorologique espagnole, l’AEMET, a attribué à Bull un contrat de près de 31,7 millions d’euros pour fournir une nouvelle infrastructure de supercalcul. Le marché court sur quatre ans et couvre le matériel, les logiciels, l’installation, l’interconnexion ainsi que la supervision du système. Le dispositif sera réparti sur deux sites dans la région de Madrid, ce qui permet notamment de conserver une continuité de service si l’un des centres rencontre un problème. L’AEMET utilise déjà deux grands clusters de calcul pour faire fonctionner ses modèles météorologiques et climatiques.Bull annonce un gain de performance de 10 %. Ce chiffre mérite cependant d’être bien compris : il ne signifie pas que les prévisions météo deviendront 10 % plus justes. Il s’agit d’une amélioration de la puissance et des performances du système informatique, permettant d’exécuter plus efficacement les modèles existants et d’intégrer de nouveaux usages, notamment liés à l’intelligence artificielle. La météo moderne repose sur des simulations numériques extrêmement lourdes. Des milliards d’observations doivent être transformées en scénarios calculant l’évolution de l’atmosphère. Plus la puissance disponible augmente, plus il devient possible de travailler avec des modèles complexes, de multiplier les simulations ou d’affiner certaines résolutions.Le contrat présente aussi une particularité industrielle. Depuis mars 2026, Bull appartient intégralement à l’État français, après son rachat à Atos pour une valeur pouvant atteindre 404 millions d’euros. L’entreprise dispose notamment de l’usine d’Angers, présentée comme la seule usine de supercalculateurs en Europe. Le marché espagnol illustre donc un enjeu qui dépasse la météo : les infrastructures de calcul deviennent elles-mêmes des équipements stratégiques. Prévisions climatiques, intelligence artificielle, recherche ou défense reposent désormais sur la même ressource fondamentale : disposer de suffisamment de puissance de calcul, et savoir encore la produire en Europe.Source : https://www.stackchronicle.fr/2026/09/14/bull-aemet-supercalculateur-meteo-espagne/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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