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Choses à Savoir TECH VERTE

Author: Choses à Savoir

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Tout ce qu'il faut savoir dans le domaine de la Green Tech.

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Pour la première fois, une année civile entière a dépassé la barre des +1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle. C’était l’objectif à ne pas franchir fixé par l’Accord de Paris. C’est le constat posé par Copernicus, le programme européen de référence sur le climat. Les rejets mondiaux de gaz à effet de serre ont encore progressé de 1,3 % par rapport à 2023, avec une consommation d’énergies fossiles toujours en hausse.Une étude, révélée par The Guardian, pointe des responsabilités très concentrées. Selon cette analyse, 32 entreprises de combustibles fossiles à elles seules seraient à l’origine de la moitié des émissions mondiales de CO₂ liées à la crise climatique en 2024. L’année précédente, elles étaient 36. Autrement dit : moins d’acteurs, mais toujours autant de pollution. Pour Tzeporah Berman, co-autrice du rapport et membre de l’initiative Fossil Fuel Non-Proliferation Treaty, la conclusion est sévère : un petit groupe d’entreprises domine les émissions mondiales et freine activement les politiques climatiques. La base de données Carbon Majors, qui suit 178 grands producteurs de pétrole, gaz, charbon et ciment depuis 1854, montre que les émissions ont augmenté dans toutes les régions du monde en 2024. Les entreprises asiatiques, à elles seules, représentent près d’un tiers du total.Et beaucoup de ces géants sont publics. Dix-sept des vingt plus gros émetteurs sont contrôlés par des États. Des pays comme l’Arabie saoudite, la Russie, la Chine ou l’Inde. Ce sont aussi ces mêmes États qui ont bloqué, lors de la COP30, une feuille de route vers la sortie des fossiles. À eux seuls, ils ont généré 38 % des émissions liées aux combustibles fossiles et au ciment. Les conséquences, elles, sont déjà mesurables : 213 vagues de chaleur plus intenses entre 2000 et 2023, près de la moitié du réchauffement actuel et un tiers de la hausse du niveau des mers imputables à ces émissions. Le coût économique ? Jusqu’à 3 600 milliards de dollars de pertes liées à la chaleur extrême entre 1991 et 2020. Pour l’ancienne négociatrice climat de l’ONU Christiana Figueres, ces grands émetteurs sont clairement « du mauvais côté de l’histoire ». Les investissements dans les énergies propres progressent, mais les mastodontes du carbone, eux, s’accrochent encore au passé. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À Puyrolland, petit village de 200 habitants près de La Rochelle, un parc éolien validé par arrêté préfectoral en octobre 2019… n’a toujours pas vu le jour. Sur le papier, le projet semblait pourtant bien engagé. Baptisé « parc des Chênaies Hautes », il devait s’implanter sur trois communes des Vals de Saintonge, un territoire déjà très convoité par la filière : en 2023, 15 % des éoliennes de Nouvelle Aquitaine y étaient concentrées. À la manœuvre, la filiale française du groupe allemand Windstrom, qui revendique plus de 470 mâts installés en Europe. Mais à Puyrolland, rien ne sort de terre. Et l’affaire a pris un virage judiciaire. L’entreprise assigne aujourd’hui la commune et une cinquantaine de propriétaires devant le tribunal civil de Saintes. Une audience procédurale se tient cette semaine, sans encore aborder le fond.Ce que reproche Windstrom ? Le refus de la mairie d’accorder les autorisations de voirie nécessaires pour acheminer sept éoliennes géantes, culminant à 180 mètres en bout de pale. Le groupe réclame des servitudes de passage, et à défaut, 44 millions d’euros pour compenser le retard du chantier, soit environ 6,5 millions par an. Pour les élus, c’est une stratégie d’intimidation. « Leur objectif est de faire peur aux administrés », accuse l’un des avocats de la commune. La bataille se joue aussi devant la justice administrative. En décembre, la cour d’appel de Bordeaux a rejeté le recours du promoteur. Celui-ci s’est pourvu en cassation devant le Conseil d’État.Le maire, Thierry Giraud, reconnaît avoir d’abord été favorable. En 2016, il signe même une promesse de bail, en échange d’aides promises pour l’église ou des chèques énergie. Mais, selon lui, rien n’a suivi. « On ne voulait pas que le sacrifice soit vain », explique-t-il. Les habitants dénoncent un « passage en force ». Aujourd’hui, ce conflit dépasse la seule question des éoliennes. Il pose celle du rapport de force entre petits territoires ruraux et grands développeurs énergétiques. « On ne peut pas s’essuyer les pieds sur les communes comme sur un paillasson », lâche le maire. En face, Windstrom défend la stabilité des projets. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Au Mobile World Congress 2025 de Barcelone, Lenovo a décidé de voir grand. Très grand, même. S’il fallait résumer l’ambition du constructeur chinois en une formule, ce serait presque une devise olympique : plus haut, plus fort… et surtout plus flexible. Parmi les curiosités dévoilées sur le salon, un prototype attire tous les regards : le ThinkPad « Flip ». À première vue, on découvre un ordinateur portable équipé d’un immense écran OLED vertical de 18,1 pouces. Un format inhabituel, taillé pour la bureautique, la lecture ou le traitement de longs documents, un peu comme si l’on travaillait sur une feuille A4 géante.Mais le plus surprenant, c’est la mécanique. L’écran peut se plier vers l’arrière et se transformer en deux dalles de 13 pouces. Une fois refermé, l’ensemble prend la forme d’une tablette 13 pouces. Pour un simple concept, la fiche technique est loin d’être symbolique : processeur Intel Core Ultra 7, 32 Go de mémoire LPDDR5X, ports Thunderbolt 4, lecteur d’empreinte digitale. Lenovo évoque cinq usages : mode ordinateur traditionnel, affichage vertical pour relire des documents, double écran pour le travail à deux, tablette pour la création, et même mode lecture sans distraction. Ce n’est pas un coup d’essai : la marque avait déjà tenté l’expérience avec le ThinkPad X1 Fold.Et Lenovo ne s’est pas arrêté là. Autre idée futuriste présentée sur le stand : le Yoga Solar PC Concept. Ici, c’est l’autonomie qui est repensée. Le dos de l’écran est recouvert de panneaux solaires affichant un rendement de 24 %. D’après le constructeur, vingt minutes en plein soleil suffiraient pour récupérer une heure de lecture vidéo. Même sans lumière directe, le système continuerait à produire un peu d’énergie pour prolonger la batterie. Pour l’instant, ces machines restent au stade expérimental. Mais elles donnent un aperçu clair des pistes explorées : écrans modulables, recharge autonome, nouveaux usages nomades. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
C’est un petit séisme énergétique, passé presque inaperçu dans le vacarme de l’actualité. Et pourtant, le signal est fort. Selon le think tank Ember, pour la toute première fois, l’éolien et le solaire ont produit davantage d’électricité en Europe que l’ensemble des énergies fossiles en 2025. Oui, vous avez bien entendu : le vent et le soleil ont dépassé le gaz, le charbon et le pétrole réunis.Plus largement, les énergies renouvelables ont assuré plus de la moitié de la production électrique des 27 pays de l’Union européenne l’an dernier. Un basculement historique. Dans le détail, l’éolien et le solaire représentent à eux seuls 30 % du mix électrique, contre 29 % pour toutes les sources fossiles. Une inversion des courbes qui aurait semblé impensable il y a encore dix ans. Le solaire, surtout, avance à marche forcée. Il fournit désormais 13 % de l’électricité européenne, avec une progression spectaculaire de 20 % sur la seule année 2025. Certains pays tirent clairement le peloton : la Hongrie, Chypre, la Grèce, l’Espagne ou encore les Pays-Bas multiplient les installations et affichent des records de production.Ce boom peut surprendre. Car l’objectif politique affiché par Bruxelles l’an dernier n’était pas d’abord écologique, mais économique : réduire la facture énergétique des Européens. Et c’est justement là que se trouve la clé. Selon la Commission, la flambée des prix venait surtout d’une dépendance excessive aux combustibles fossiles importés, chers et volatils. Autrement dit, passer aux renouvelables n’était pas seulement un choix climatique, mais aussi un choix budgétaire. Le charbon, déjà en déclin, ne constituait plus le principal problème. Le vrai point noir, c’est désormais le gaz : coûteux, fortement émetteur de CO₂, et géopolitiquement sensible. Résultat, en voulant faire des économies, l’Europe a accéléré sa transition. Par pragmatisme plus que par idéalisme. Mais au final, le constat est le même : en 2025, le vent et le soleil ont pris l’avantage. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Ce n’est pas le genre de lecture qui rassure en buvant son café du matin. Jeudi, le CERT-FR, la cellule d’alerte informatique française, a publié une note qui sonne comme un avertissement clair : nos infrastructures d’énergie renouvelable et de gestion de l’eau sont devenues des cibles privilégiées pour les hacktivistes. Des militants numériques qui frappent moins pour l’argent que pour le symbole… et pour le bruit médiatique.Derrière ce constat, l’ANSSI, l’agence nationale de cybersécurité, parle d’une hausse nette des attaques visant ces installations. Et ce ne sont plus de simples tentatives théoriques. Récemment, des intrus ont réussi à prendre la main à distance sur des équipements industriels. L’épisode le plus marquant ? L’arrêt complet d’un parc éolien pendant plusieurs heures. Résultat : production stoppée, pertes financières, et un sérieux coup de stress pour l’exploitant. Éoliennes, centrales hydroélectriques, panneaux solaires, stations de pompage… tout ce qui est connecté est désormais dans le viseur. Et le plus inquiétant, c’est que les attaquants n’ont pas besoin d’outils sophistiqués. Selon le rapport, leur niveau technique est souvent basique. Leur force, c’est surtout leur capacité à transformer chaque intrusion en opération de communication, à faire le buzz pour déstabiliser leurs cibles.Le vrai talon d’Achille se trouve ailleurs : dans la sécurité minimale, parfois inexistante. Beaucoup d’installations compromises appartiennent à de très petites entreprises, voire à des particuliers, peu formés aux risques cyber. Certains équipements restent accessibles directement sur Internet, sans authentification. Parfois même avec les mots de passe d’usine jamais changés. Des protocoles industriels circulent sans chiffrement. En clair : la porte est ouverte. Face à ce constat, l’ANSSI rappelle des règles simples, presque du bon sens numérique. Filtrer les connexions par adresse IP, installer un VPN, remplacer tous les identifiants par défaut, utiliser des protocoles sécurisés comme TLS ou SSH, et appliquer les mises à jour. Des outils que la plupart des box Internet proposent déjà. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Pour la première fois depuis la signature de l’Accord de Paris en 2015, la ligne rouge a été franchie. Le seuil de +1,5 °C de réchauffement climatique, que 196 pays s’étaient engagés à ne pas dépasser, l’a été trois années de suite. C’est le constat dressé par Copernicus, l’organisme européen de surveillance du climat, dans son rapport publié le 14 janvier 2026. Après 2023 et 2024, l’année 2025 confirme cette tendance : jamais, depuis le début des mesures, une période de trois ans n’avait dépassé ce seuil symbolique.Dans le détail, 2024 demeure l’année la plus chaude jamais enregistrée, suivie de près par 2023, puis par 2025. La température moyenne mondiale a atteint 14,97 °C l’an dernier, soit près de 0,6 °C au-dessus de la moyenne observée entre 1991 et 2020. L’écart avec 2024 est faible, à peine 0,13 °C. L’Antarctique a connu sa température la plus élevée jamais mesurée, tandis que l’Arctique enregistrait la deuxième plus chaude. Même constat côté océans : hors régions polaires, la surface des mers affichait en moyenne 20,73 °C, un niveau parmi les plus élevés jamais observés.L’année 2025 n’a pas battu tous les records, mais elle a multiplié les signaux inquiétants. Janvier a été le plus chaud jamais mesuré. Plus de 90 % de la surface du globe a connu des températures supérieures à la moyenne récente, et près de la moitié des régions ont subi des anomalies très marquées. En février, l’étendue de la banquise mondiale a atteint son plus bas niveau depuis le début des observations satellites, dans les années 1970. L’Atlantique, lui aussi, a connu une chaleur record.Que signifie réellement ce seuil de +1,5 °C ? Il ne s’agit pas de la température moyenne de la planète, mais de l’augmentation par rapport à l’ère préindustrielle, entre 1850 et 1900. À cette époque, la température mondiale oscillait autour de 13,5 °C. Aujourd’hui, elle frôle les 15 °C. Pour certains scientifiques, trois années consécutives suffisent à acter l’échec de l’objectif de Paris ; d’autres estiment qu’il faudra attendre une décennie pour parler de dépassement durable. Copernicus rappelle que cette séquence exceptionnelle s’explique par la combinaison de facteurs bien connus : l’accumulation continue de gaz à effet de serre, la saturation progressive des puits naturels de carbone, et des océans anormalement chauds, notamment sous l’effet d’El Niño. Les variations naturelles jouent un rôle, mais la tendance de fond reste claire : la température mondiale grimpe, année après année, sous l’effet des activités humaines. Rien n’est pourtant irréversible. Selon les conclusions de la COP de 2024, une réduction de 43 % des émissions mondiales d’ici 2030 pourrait encore infléchir la trajectoire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La semaine dernière, Bruxelles et Pékin ont enfin esquissé une sortie de crise sur l’un des dossiers commerciaux les plus explosifs du moment : les surtaxes imposées aux véhicules électriques chinois entrant sur le marché européen. Après des mois de bras de fer, l'Union européenne et la Chine se sont entendues sur un mécanisme alternatif, destiné à remplacer les droits de douane punitifs. Un compromis fragile, qui comporte déjà une faille… mais une faille que l’Europe semble décidée à colmater rapidement.Le principe de l’accord est simple sur le papier : pour éviter des taxes élevées, les constructeurs chinois devront respecter un prix minimum de vente pour leurs voitures électriques, fixé en concertation avec les autorités européennes. En échange, ils pourront continuer à accéder au marché sans pénalités excessives, tout en s’engageant à investir localement. Problème : ce dispositif ne concerne que les modèles 100 % électriques. Les hybrides, pourtant omniprésents dans les catalogues chinois, échappent totalement au cadre. Une subtilité qui n’a pas échappé aux industriels. Comme l’a relevé le média spécialisé Automobile Propre, plusieurs marques chinoises ont déjà ajusté leur stratégie, étoffant rapidement leur offre hybride pour contourner les contraintes du nouvel accord et accélérer leur implantation en Europe. Résultat : Bruxelles se retrouve face à une brèche réglementaire trop tentante pour être ignorée.La Commission européenne envisage désormais d’intégrer les véhicules hybrides dans le périmètre du prix minimum. Objectif : rétablir une forme d’équité et éviter que l’accord ne soit vidé de sa substance. En procédant ainsi, l’exécutif européen ferait d’une pierre deux coups : fermer une échappatoire évidente et inciter davantage de constructeurs chinois à entrer dans un cadre négocié, assorti d’obligations d’investissements industriels sur le sol européen. L’enjeu est loin d’être théorique. Aujourd’hui, les marques chinoises représentent déjà plus de 5 % des ventes automobiles en Europe. Les projections les plus prudentes les placent au-delà de 10 % avant 2030. Dans ce contexte, chaque détail réglementaire compte.Reste que la négociation s’annonce délicate. Le climat géopolitique est tendu, et l’Europe avance sur une ligne de crête. Entre la pression commerciale venue de Pékin et les incertitudes liées à l’attitude de l’administration américaine — toujours marquée par l’héritage protectionniste de Donald Trump — Bruxelles doit arbitrer sans donner l’impression de subir. Une chose est sûre : sur le dossier automobile, la partie est loin d’être terminée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le nucléaire reste la colonne vertébrale de la production électrique française. Une énergie massive, pilotable, peu émettrice de CO₂. Mais avec un revers bien connu : des déchets radioactifs dont la dangerosité s’étale sur des durées vertigineuses. Parmi les radiations qu’ils émettent, il y a les rayons gamma, extrêmement pénétrants, aujourd’hui surtout exploités en médecine, notamment pour l’imagerie et certains traitements. Et si ces rayons pouvaient aussi produire de l’électricité ?C’est précisément la piste explorée par des chercheurs de Ohio State University, qui viennent de publier leurs travaux dans la revue Optical Materials: X. Leur idée : concevoir une batterie capable de transformer les rayonnements gamma en énergie électrique. Attention, on est encore loin de recharger une voiture électrique ou un smartphone. La puissance générée se compte en microwatts. Mais pour alimenter des capteurs autonomes, le concept est déjà opérationnel. Le dispositif repose sur un principe en deux temps. D’abord, les rayons gamma traversent des cristaux dits « scintillateurs », capables de convertir le rayonnement ionisant en lumière visible. Ensuite, cette lumière est captée par une cellule photovoltaïque classique, qui la transforme en courant électrique. Le prototype mis au point par l’équipe américaine est minuscule : à peine 4 centimètres cubes. Placé à proximité d’une source de césium-137, il a produit 288 nanowatts. Avec du cobalt-60, plus énergique, la puissance grimpe à 1,5 microwatt.Ces chiffres peuvent sembler anecdotiques, mais ils ouvrent une voie nouvelle. Cette batterie ne contient aucun matériau radioactif : elle se contente d’exploiter le rayonnement ambiant. Elle peut donc être manipulée sans risque et fonctionner pendant des années sans maintenance, tant que la source gamma est présente. Dans l’esprit des chercheurs, l’application est claire : alimenter des capteurs installés près de sites de stockage de déchets nucléaires, là où l’accès humain est limité et où remplacer des batteries classiques est coûteux et contraignant. Les prochaines étapes sont déjà identifiées. Augmenter la taille du dispositif pour gagner en puissance, mais surtout optimiser la forme, la composition et l’agencement des cristaux scintillateurs afin d’améliorer le rendement. À plus long terme, les scientifiques imaginent aussi des usages dans des environnements extrêmes : exploration spatiale, fonds marins, ou systèmes nucléaires isolés.  Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La COP 30 l’a rappelé avec une certaine brutalité : la bonne volonté ne suffira pas à tenir les Accords de Paris. Pour sortir réellement des énergies fossiles, il faudra des solutions technologiques solides, déployables à grande échelle. Bonne nouvelle : sur ce terrain, la recherche avance vite, parfois très vite.Prenons le solaire. Les panneaux photovoltaïques classiques, majoritairement en silicium, butent sur une limite physique : ils ne captent pas l’ensemble du spectre lumineux du Soleil. Résultat, leur rendement plafonne autour de 25 %. Pour dépasser ce seuil, les chercheurs misent désormais sur des cellules hybrides, dites « tandem », associant silicium et pérovskite. La pérovskite absorbe très efficacement la lumière bleue, tandis que le silicium se charge des longueurs d’onde plus élevées. Chacun fait ce qu’il sait faire de mieux. Selon une étude publiée dans la revue Nature, ces cellules atteignent déjà près de 34 % de rendement en laboratoire. Les premières versions commerciales sont attendues dès cette année, ouvrant la voie à un solaire plus performant, mais aussi plus léger et potentiellement portable.Reste une question centrale : que faire de l’électricité quand le soleil ne brille pas ? Le stockage demeure le talon d’Achille des renouvelables. Les batteries lithium-ion dominent le marché, mais elles sont peu adaptées au stockage de longue durée. De nouvelles pistes émergent. Les batteries fer-air, développées notamment par la société américaine Form Energy, promettent jusqu’à 100 heures de stockage continu. Leur production a démarré en 2025 et doit monter en puissance cette année. Autre alternative sérieuse : le sodium-ion. Moins cher, plus abondant et plus sûr que le lithium, ce type de batterie entre en production de masse chez le géant chinois CATL dès cette année.Enfin, il y a le Graal énergétique : la fusion nucléaire. Les progrès sont réels, mais un verrou majeur subsiste : le tritium. Aujourd’hui, seuls quelques dizaines de kilos sont disponibles dans le monde, alors qu’un réacteur de fusion d’un gigawatt en consommerait jusqu’à 60 kilos par an. Pour résoudre cette équation, les laboratoires nucléaires canadiens et l’entreprise Kyoto Fusioneering lancent le projet Unity-2 en 2026. Objectif : créer une boucle fermée de production et de recyclage du tritium. Une étape indispensable pour espérer, un jour, faire de la fusion une source d’énergie propre, continue et réellement exploitable. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Alors que les États-Unis s’apprêtent à renouer concrètement avec l’orbite lunaire, la NASA affine patiemment les contours de son programme Artemis. L’objectif ne se limite plus à planter un drapeau sur la Lune : il s’agit désormais d’y rester. Et rester implique une question centrale, presque triviale sur Terre mais cruciale à 380 000 kilomètres d’ici : comment produire de l’énergie de manière fiable et durable ? Parmi les options étudiées, le nucléaire s’impose de plus en plus comme une solution crédible.L’idée ne date pas d’hier. Depuis plusieurs années, l’agence spatiale américaine travaille sur des systèmes de fission nucléaire capables d’alimenter une ou plusieurs installations lunaires. Mais le calendrier s’est brutalement accéléré en décembre dernier, lorsque Donald Trump a signé un décret relançant officiellement l’ambition lunaire américaine : un retour d’astronautes sur le sol sélène dès 2028, puis l’installation d’un réacteur nucléaire à l’horizon 2030. Un cap politique clair, désormais assorti d’engagements concrets.Le 13 janvier, la NASA a ainsi signé un protocole d’accord avec le Department of Energy. Objectif : coordonner les efforts et tenir ce délai particulièrement ambitieux. Pour Jared Isaacman, administrateur de l’agence, le choix est presque évident : « Pour bâtir des infrastructures durables sur la Lune et préparer le chemin vers Mars, l’énergie nucléaire n’est pas une option parmi d’autres, c’est une nécessité. » Contrairement au solaire, dépendant de cycles jour-nuit extrêmes et de longues éclipses, un réacteur à fission peut fournir une électricité stable, continue, pendant des années, sans ravitaillement.Cette course énergétique lunaire ne se joue pas en solitaire. La Chine affiche des ambitions comparables et prévoit elle aussi une base lunaire alimentée par un réacteur nucléaire. Pékin a déjà annoncé plusieurs missions préparatoires, dont une étape clé programmée dès cette année, signe que la compétition technologique et stratégique s’intensifie. Côté américain, l’échéance se rapproche. Dans les prochaines semaines, les astronautes Jeremy Hansen, Victor Glover, Reid Wiseman et Christina Koch embarqueront à bord du vaisseau Orion pour une mission de dix jours autour de la Lune. Un vol sans alunissage, mais hautement symbolique : il servira de répétition générale avant le retour officiel de l’humanité sur la surface lunaire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Faut-il redouter la recharge rapide quand on roule en électrique ? La question revient sans cesse, à mesure que les bornes ultrapuissantes se multiplient sur les routes. Pour y voir clair, Geotab, spécialiste de la gestion de flottes connectées, a publié une étude d’ampleur fondée sur les données de 22 700 véhicules électriques. Verdict : les batteries tiennent plutôt bien le choc, même si les recharges express ne sont pas totalement neutres.Premier enseignement : la perte moyenne de capacité atteint aujourd’hui 2,3 % par an. C’est un peu plus qu’en 2024, où Geotab mesurait 1,8 %. Cette hausse s’explique par des usages plus intensifs : davantage de kilomètres parcourus, plus de bornes rapides utilisées, et des véhicules désormais pleinement intégrés à la vie quotidienne. Concrètement, une batterie de 60 kWh qui descend à 80 % de santé équivaut encore à 48 kWh disponibles. L’autonomie baisse progressivement, mais reste largement suffisante pour les trajets courants. Rien d’alarmant, donc. Pour Charlotte Argue, responsable de la mobilité durable chez Geotab, « les batteries conservent des performances solides bien au-delà des horizons de remplacement souvent anticipés par les flottes ». L’analyse couvre 21 marques et modèles suivis sur plusieurs années grâce à la télématique embarquée.Le point sensible reste la recharge rapide. Les véhicules qui s’y appuient majoritairement, à plus de 100 kW, peuvent voir la dégradation grimper jusqu’à 3 % par an. À l’inverse, ceux qui privilégient la recharge lente à domicile tournent autour de 1,5 %. Faut-il alors bannir les bornes rapides ? Pas vraiment. Pour les professionnels et les gros rouleurs, le gain de temps et la meilleure disponibilité des véhicules compensent largement l’usure légèrement supérieure, au point de réduire le coût total par kilomètre sur la durée de vie.D’autres facteurs jouent, mais restent secondaires : le climat chaud ajoute environ 0,4 % de dégradation annuelle, l’usage intensif 0,8 %. La puissance de recharge demeure donc le levier principal. Bonne nouvelle : quelques ajustements suffisent. L’étude démonte au passage plusieurs idées reçues. Charger de presque vide à presque plein n’est pas un problème en soi. Ce qui fatigue vraiment la batterie, c’est de la laisser longtemps, et souvent, au-delà de 80 % ou en-dessous de 20 %. En clair, inutile de s’angoisser : rechargez doucement quand c’est possible, rapidement quand c’est nécessaire. Comme le résume Charlotte Argue, « tout est question d’équilibre entre contraintes opérationnelles et santé de la batterie ». Les données embarquées font le reste, pour ajuster ses habitudes sans se compliquer la vie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
L’intelligence artificielle générative repose aujourd’hui sur l’apprentissage profond, une technique qui imite, de loin, le fonctionnement du cerveau humain à l’aide de réseaux neuronaux artificiels. Mais là où notre cerveau se montre d’une sobriété remarquable, ces réseaux numériques se révèlent particulièrement gourmands en énergie, surtout lors de la phase d’entraînement, quand les modèles apprennent à reconnaître des images, du texte ou des sons. Un talon d’Achille bien connu, à l’heure où l’empreinte énergétique de l’IA inquiète de plus en plus.C’est précisément sur ce point que se sont penchés des chercheurs de l’Université de Bonn. Leur travail, publié dans la revue scientifique Physical Review Letters, explore une piste alternative : les réseaux de neurones à impulsions artificiels, appelés SNN pour Spiking Neural Networks. Une approche inspirée beaucoup plus directement du vivant. Dans le cerveau biologique, les neurones ne transmettent pas de signaux continus. Ils communiquent par de brèves impulsions électriques, envoyées uniquement lorsque cela est nécessaire. À l’inverse, les réseaux neuronaux classiques utilisés en IA fonctionnent en flux permanent, ce qui explique en grande partie leur appétit énergétique. Les SNN, eux, ne déclenchent une activité que lorsqu’un seuil est franchi. Résultat : une consommation potentiellement bien plus faible.Jusqu’à présent, un obstacle majeur freinait leur adoption. Dans les réseaux classiques, l’apprentissage repose sur l’ajustement progressif de l’intensité des connexions entre neurones : on passe par exemple de 0,9 à 0,8. Or, dans un réseau à impulsions, pas de demi-mesure : soit le neurone émet une impulsion, soit il reste silencieux. Impossible, pensait-on, d’y appliquer les méthodes d’entraînement traditionnelles. C’est là que l’équipe de Bonn a fait une découverte clé. Si l’intensité d’une impulsion ne peut pas varier, son timing, lui, le peut. Plus la connexion entre deux neurones est forte, plus l’impulsion est émise rapidement. En jouant sur cette temporisation, les chercheurs ont montré qu’il est possible d’ajuster l’influence d’un neurone sur un autre, et donc d’entraîner le réseau. « Nous pouvons utiliser les mêmes méthodes d’apprentissage conventionnelles, très efficaces, sur les réseaux à impulsions que nous avons étudiés », explique Christian Klos, l’un des auteurs.Les premiers résultats sont prometteurs : le réseau a déjà appris à reconnaître des chiffres manuscrits. Prochaine étape annoncée : la reconnaissance vocale. Si ces travaux se confirment à grande échelle, ils pourraient ouvrir la voie à des intelligences artificielles bien plus sobres, capables d’apprendre en consommant nettement moins d’énergie. Un changement discret, mais potentiellement décisif. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
L’intelligence artificielle a un appétit vorace, et Meta a décidé d’y répondre avec une énergie qui ne connaît ni intermittence ni demi-mesure : le nucléaire. Pour alimenter ses data centers et ses supercalculateurs, le groupe de Meta vient de conclure trois accords majeurs aux États-Unis, mêlant prolongation de centrales existantes et financement de réacteurs de nouvelle génération. Objectif : sécuriser, sur plusieurs décennies, l’électricité nécessaire à ses ambitions dans l’IA.Premier pilier de cette stratégie, un partenariat avec TerraPower, la société fondée par Bill Gates. Meta va soutenir le développement de huit réacteurs Natrium, capables de monter jusqu’à 2,8 gigawatts de puissance, assortis de 1,2 gigawatt de stockage intégré. Les deux premières unités pourraient fournir 690 mégawatts dès 2032, les six suivantes devant entrer en service d’ici 2035. Ces réacteurs se distinguent par une conception pensée pour la flexibilité : plus sûrs, plus réactifs face aux variations de demande, et plus faciles à intégrer au réseau existant.Deuxième axe, l’alliance avec Oklo, spécialiste des petits réacteurs modulaires. L’entreprise prévoit de bâtir un véritable campus nucléaire dans le comté de Pike, dans l’Ohio. À terme, jusqu’à 1,2 gigawatt pourraient être injectés dans le réseau PJM dès 2030. Mais l’accord le plus spectaculaire concerne trois centrales nucléaires vieillissantes exploitées par Vistra : Perry et Davis-Besse, dans l’Ohio, et Beaver Valley, en Pennsylvanie. Menacées de fermeture, elles bénéficieront d’un contrat d’achat d’électricité sur vingt ans, garantissant 2,1 gigawatts stables, assortis d’extensions de capacité totalisant 433 mégawatts. Une puissance supplémentaire qui profitera à l’ensemble du réseau régional.Toute cette énergie converge vers une cible bien précise : Prometheus, le méga-centre de calcul IA de Meta à New Albany, appelé à fonctionner en continu. Contrairement aux renouvelables, le nucléaire offre un courant constant, indispensable pour entraîner des modèles d’IA à grande échelle. Meta insiste sur un point : l’entreprise finance intégralement ces accords, sans faire peser la charge sur les consommateurs locaux. Mieux, les nouvelles capacités ajoutées pourraient contribuer à stabiliser les prix de l’électricité et créer des milliers d’emplois. Avec cet investissement hors norme, complété par un précédent accord avec Constellation Energy pour prolonger la centrale de Clinton dans l’Illinois, Meta s’impose désormais comme l’un des moteurs privés du renouveau nucléaire américain. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Assainir un terrain pollué sans le retourner à coups de pelleteuse ni faire défiler des centaines de camions : c’est la promesse affichée par MP Geotex, présente cette semaine au CES Las Vegas. La PME française y dévoile MP Cocoon, une technologie de dépollution in situ qui entend changer la logique classique du secteur, y compris face aux PFAS, ces fameux « polluants éternels » devenus un casse-tête sanitaire et réglementaire.Traditionnellement, dépolluer un sol revient à l’extraire, le transporter, puis le traiter ailleurs. Une méthode lourde, coûteuse et très émettrice de carbone. MP Geotex prend le problème à l’envers. Son dispositif encapsule les terres contaminées directement sur place et déclenche une série de traitements ciblés pour neutraliser les polluants, sans déplacer la moindre pelletée. Le cœur du système repose sur un géosynthétique issu de cinq années de recherche : il isole le sol, empêche toute migration des contaminants et crée ce que l’entreprise appelle une « cellule intelligente ».À l’intérieur, plusieurs leviers agissent simultanément. Les polluants biodégradables sont traités par des mécanismes biologiques et fongiques. Les substances les plus persistantes, comme les métaux lourds ou les PFAS, sont capturées grâce à des biocharbons et des médias techniques capables de les fixer durablement. Un réseau d’oxygénation maintient l’activité biologique dans la durée, garantissant un traitement en profondeur. Pour Patrice Cheval, dirigeant du groupe Sapiens, maison mère de MP Geotex, l’enjeu est clair : « Il est désormais possible de dépolluer efficacement sans déplacer des milliers de tonnes de terre. L’innovation environnementale doit être pragmatique et immédiatement utile aux territoires. »L’intérêt économique est évident. En supprimant les opérations d’excavation et de transport, les coûts fondent, tout comme les délais. Un terrain traité avec MP Cocoon peut redevenir exploitable bien plus rapidement, un argument de poids pour les aménageurs et les collectivités. Sur le plan environnemental, le gain est tout aussi net : moins de camions, moins d’énergie consommée, et une empreinte carbone fortement réduite. Avec cinq millions d’euros de chiffre d’affaires en 2024, MP Geotex voit plus loin que l’Hexagone. En venant à Las Vegas, l’entreprise affiche clairement ses ambitions internationales. Elle espère convaincre les grands acteurs de l’ingénierie environnementale et imposer MP Cocoon comme une référence mondiale, à l’heure où la réglementation sur les PFAS se durcit partout dans le monde. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Tout commence à la fin de l’année 2013. Dans une relative discrétion, la Chine lance alors l’un des plus vastes chantiers maritimes de l’histoire contemporaine : le remblaiement massif de récifs coralliens dans les archipels de îles Spratleys et des îles Paracels. En moins de vingt mois, entre décembre 2013 et juin 2015, Pékin transforme sept récifs en terres émergées. Le bilan est spectaculaire : plus de 12 kilomètres carrés de surfaces artificielles créées, soit dix-sept fois plus que l’ensemble des revendications territoriales cumulées de ses voisins sur quarante ans, selon les autorités américaines.Depuis, la dynamique ne s’est jamais vraiment interrompue. Les nouvelles îles sont progressivement durcies : pistes d’atterrissage, ports en eau profonde, hangars, radars et infrastructures militaires s’y succèdent. Les images satellites accessibles via Google Earth offrent un témoignage saisissant : on y voit littéralement la mer reculer, remplacée par du béton et de l’asphalte. La technique, elle, est simple mais redoutablement efficace : dragage du fond marin, pompage des sédiments, confinement par digues, compactage industriel, puis aménagements lourds. Une démonstration de puissance logistique assumée.Officiellement, Pékin plaide un usage civil : secours en mer, recherche scientifique, pêche, sécurité de la navigation, observation météorologique. Et, en filigrane, une capacité de défense « si nécessaire ». Un discours qui peine à convaincre. Les Philippines, le Vietnam, Taïwan ou encore le Japon y voient une stratégie d’appropriation unilatérale d’eaux disputées. Tokyo parle même d’une projection militaire permanente capable de contrôler l’ensemble de la mer de Chine méridionale. Les analyses du Center for Strategic and International Studies vont dans le même sens : sans ces îles artificielles, la présence chinoise durable dans la région serait beaucoup plus fragile.Mais derrière les enjeux militaires, un autre bilan s’impose : l’impact environnemental. Entre 12 et 18 kilomètres carrés de récifs coralliens, parmi les plus riches de la zone, ont été détruits. Les panaches de sédiments étouffent la vie marine bien au-delà des chantiers. Même certaines études chinoises reconnaissent un effondrement local des écosystèmes. Pékin, de son côté, relativise et renvoie la responsabilité vers le changement climatique global. Résultat : une mer artificiellement remodelée, devenue à la fois front stratégique et cimetière écologique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À mesure que la pression climatique s’intensifie, l’aviation se retrouve face à une équation redoutable : continuer à relier les territoires sans aggraver son empreinte carbone. Hydrogène, électrification totale, nouvelles architectures… les pistes se multiplient pour tenter de réinventer le transport aérien. Contrairement à une idée reçue, le développement du rail et des transports publics ne suffit pas à couvrir tous les besoins. Dans de nombreuses régions enclavées, peu denses ou montagneuses, l’avion reste parfois la seule option viable. Encore faut-il qu’il devienne plus propre, plus silencieux et économiquement accessible, sans exiger d’infrastructures lourdes.C’est précisément sur ce créneau que se positionne Eenuee, une start-up fondée en 2019 en région stéphanoise. Son ambition : électrifier l’aviation régionale avec un appareil certifiable, efficace et discret. Il y a quelques jours, l’entreprise a annoncé un partenariat stratégique avec Duqueine Group, spécialiste reconnu des matériaux composites. Objectif : accélérer le développement du Gen-e, un avion régional 100 % électrique, dont le premier vol est attendu à l’horizon 2029.Le cahier des charges est clair. L’appareil doit embarquer 19 passagers, afficher une autonomie d’environ 500 kilomètres en mode tout électrique et desservir des liaisons aujourd’hui délaissées par les compagnies traditionnelles faute de rentabilité. Autre atout : il pourra opérer depuis des infrastructures existantes, sans nécessiter la construction de nouveaux aéroports ou d’équipements coûteux. Pour des territoires comme l’Auvergne-Rhône-Alpes, où la topographie complique les déplacements, cette promesse de désenclavement à faible impact carbone est loin d’être anecdotique.Mais l’innovation ne s’arrête pas à la propulsion. Eenuee et Duqueine parient sur une architecture dite de « fuselage porteur ». Plus complexe à concevoir qu’un fuselage tubulaire classique, cette structure permet d’améliorer les performances aérodynamiques et l’efficacité énergétique globale. À cela s’ajoute un concept encore plus audacieux : une version capable de décoller et d’atterrir sur l’eau. Grâce à des hydrofoils — des ailes immergées générant de la portance — l’appareil réduit drastiquement les frottements au décollage, à la manière des bateaux de course.Cette polyvalence ouvre des perspectives commerciales inédites. L’avion pourrait opérer indifféremment depuis une piste ou un plan d’eau, sans démontage, ce qui le rend particulièrement attractif pour des régions comme l’Asie du Sud-Est, la Scandinavie ou le Canada. Contrairement aux hydravions classiques, coûteux à entretenir et limités à l’eau, le Gen-e promet des coûts d’exploitation réduits et une grande flexibilité. Une tentative sérieuse de prouver que l’aviation régionale peut encore avoir un avenir… à condition de le repenser en profondeur. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Xiaomi poursuit son ascension éclair dans l’automobile électrique. Le groupe chinois a publié ses chiffres pour l’exercice 2025 et le cap symbolique est franchi : plus de 400 000 véhicules électriques ont été livrés en un an. Rien que sur le mois de décembre 2025, 50 000 unités ont quitté les chaînes, venant s’ajouter aux 361 625 véhicules écoulés entre janvier et novembre. Une performance qui confirme que Xiaomi n’est plus un simple outsider, mais un acteur industriel désormais installé.Derrière ce total flatteur se cache toutefois un déséquilibre marqué entre les modèles. La berline SU7, premier véhicule de la marque lancé en mars 2024, montre des signes d’essoufflement. En novembre 2025, elle s’est écoulée à 12 520 exemplaires. À l’inverse, le SUV YU7, arrivé sur le marché en juin 2025 pour aller chasser sur les terres du Tesla Model Y, affiche une dynamique spectaculaire : 33 729 livraisons sur le même mois. En six mois à peine, le YU7 a dépassé les 150 000 véhicules livrés, illustrant un basculement clair de la demande vers les SUV. À volumes comparables, la berline accuse désormais un retard de près de 63 % face à son grand frère utilitaire.Pour 2026, Xiaomi prépare un tournant stratégique. Le constructeur annonce l’arrivée de deux nouveaux modèles hybrides reposant sur une architecture EREV, pour « Extended Range Electric Vehicles ». Au programme : un grand SUV sept places et un SUV compact cinq places. Le principe diffère du tout électrique : un moteur thermique embarqué ne sert pas à entraîner les roues, mais agit comme générateur afin de recharger la batterie en roulant. Cette solution permet d’étendre fortement l’autonomie, au prix d’une mécanique plus complexe que celle des plateformes 100 % électriques SU7 et YU7. La berline SU7 n’est pas abandonnée pour autant. Un restylage est prévu en 2026, accompagné d’une déclinaison dite « executive », dont les caractéristiques techniques restent encore confidentielles.Côté distribution, Xiaomi reste pour l’instant concentré sur son marché domestique. Au 31 décembre 2025, le groupe comptait 477 points de vente dans 138 villes chinoises, ainsi que 264 centres de service après-vente. L’international est toutefois dans le viseur. Une arrivée en Europe est annoncée pour 2027, avec des essais déjà en cours en Allemagne afin de valider les normes de sécurité et d’homologation. Une étape indispensable avant de transformer ce succès chinois en ambition mondiale. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
C’est une annonce qui pourrait marquer un tournant dans l’histoire de l’énergie solaire à grande échelle. Dans le désert d’Abou Dhabi, un projet inédit ambitionne de produire de l’électricité solaire en continu, jour et nuit, toute l’année. Baptisée Khazna Solar PV, cette méga-centrale est développée conjointement par Masdar, Engie et Emirates Water and Electricity Company. Sa mise en service est prévue pour 2027.Le pari est audacieux : fournir 1,5 gigawatt d’électricité décarbonée 24 heures sur 24, sans intermittence. À ce jour, aucun site solaire au monde n’a atteint un tel niveau de production continue à cette échelle. Pour y parvenir, Khazna Solar PV repose sur une combinaison massive de production et de stockage. Le site accueillera environ trois millions de panneaux photovoltaïques, capables de générer jusqu’à 5,2 GW en pointe, couplés à un système de batteries de 19 gigawattheures. Il s’agira, lors de sa mise en service, du plus vaste dispositif de stockage par batteries jamais déployé pour une centrale solaire.Cette capacité de stockage est la clé du projet. L’énergie produite le jour sera emmagasinée, puis restituée la nuit ou lors des périodes de moindre ensoleillement. Une architecture pensée pour lever l’un des principaux freins historiques du solaire : son caractère intermittent. Selon les promoteurs du projet, l’installation pourra alimenter environ 160 000 foyers aux Émirats arabes unis et éviter chaque année l’émission de plus de 2,4 millions de tonnes de CO₂, l’équivalent du retrait de près de 470 000 véhicules thermiques de la circulation.Khazna Solar PV s’appuie également sur une forte couche numérique. Les panneaux seront équipés de systèmes de suivi solaire, ajustant automatiquement leur orientation. Des capteurs connectés et des outils d’analyse de données surveilleront en temps réel les performances, la météo et l’état des équipements. Des robots assureront le nettoyage des panneaux, un enjeu crucial dans un environnement désertique. Au-delà du projet lui-même, les partenaires veulent démontrer qu’un modèle solaire pilotable, fiable et reproductible est désormais possible. À l’heure où la demande mondiale d’électricité explose, notamment sous l’effet des centres de données et de l’intelligence artificielle, Khazna Solar PV pourrait bien servir de vitrine à une nouvelle génération d’infrastructures solaires capables de rivaliser avec les sources d’énergie pilotables traditionnelles. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Depuis quelques années, une idée jusque-là cantonnée à la science-fiction gagne du terrain dans certains cercles scientifiques et industriels : tenter de freiner le réchauffement climatique non pas en réduisant les émissions de gaz à effet de serre, mais en agissant directement sur le climat lui-même. Cette approche porte un nom : la géo-ingénierie. Et l’une de ses pistes les plus controversées consiste à injecter des particules dans l’atmosphère pour réfléchir une partie du rayonnement solaire.Le principe n’est pas totalement théorique. Lors de grandes éruptions volcaniques, le dioxyde de soufre projeté dans la stratosphère forme un voile d’aérosols qui refroidit temporairement la planète. Certains chercheurs envisagent donc de reproduire artificiellement ce phénomène. Problème : le dioxyde de soufre est loin d’être anodin. Il peut fragiliser la couche d’ozone, modifier les régimes de précipitations et provoquer des pluies acides. Autant de risques qui font hésiter une partie de la communauté scientifique.C’est dans ce contexte qu’une équipe de chercheurs s’est demandé s’il existait de meilleures alternatives. Dans une étude publiée dans Geophysical Research Letters, ils ont testé, à l’aide d’un modèle climatique en trois dimensions, plusieurs types de particules susceptibles d’être injectées dans l’atmosphère. Parmi elles : la calcite, l’aluminium, le carbure de silicium… et même la poussière de diamant. Sur le papier, le diamant coche beaucoup de cases. Il réfléchit efficacement la lumière et la chaleur, se disperse sans s’agglomérer, reste suffisamment longtemps dans l’atmosphère et, surtout, il est chimiquement inerte, ce qui limiterait les risques de réactions indésirables comme les pluies acides. Selon les simulations, injecter chaque année cinq millions de tonnes de poussière de diamant pendant quarante-cinq ans permettrait de faire baisser la température moyenne mondiale d’environ 1,6 °C.Mais le rêve s’arrête net au moment de sortir la calculatrice. Une telle opération coûterait près de 200 000 milliards de dollars. À titre de comparaison, la transition vers une économie bas carbone est estimée à moins de 10 000 milliards de dollars à l’échelle mondiale. La conclusion est sans appel : si la géo-ingénierie fascine par son audace, elle apparaît aujourd’hui comme une solution démesurément coûteuse et risquée. De quoi rappeler que, face au dérèglement climatique, réduire les émissions reste, de loin, l’option la plus réaliste. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Comme le rappelle le secrétaire général de Nations unies, la transition énergétique n’avance pas seulement à coups de discours écologiques : elle est d’abord guidée par l’argent. Et, pour une fois, les logiques financières et climatiques semblent s’aligner. En 2024, les énergies renouvelables ont franchi un cap décisif : elles sont devenues, tout simplement, plus rentables que les énergies fossiles.Les chiffres traduisent ce basculement. En un an, entre 2023 et 2024, la capacité mondiale de production d’énergies renouvelables a progressé de 20 %. Les investissements dans les énergies dites propres ont dépassé les 2 000 milliards de dollars, un record historique. Surtout, le différentiel de coûts s’est creusé : produire de l’électricité solaire coûte désormais 41 % moins cher que de recourir aux énergies fossiles. L’éolien fait encore mieux, avec un coût inférieur de 53 %. Résultat : 90 % des nouvelles capacités renouvelables installées dans le monde sont aujourd’hui plus compétitives que le charbon, le pétrole ou le gaz.Cette dynamique a déjà des effets visibles. Les énergies renouvelables assurent désormais environ un tiers de la production mondiale d’électricité. Un seuil symbolique, qui marque l’entrée dans ce que l’ONU qualifie de « nouvelle ère énergétique ». Loin d’être un pari risqué ou une contrainte réglementaire, le renouvelable est devenu un choix rationnel pour les investisseurs, soucieux de rendement et de stabilité à long terme.Selon les Nations unies, ce mouvement est désormais difficile à enrayer. « L’âge des énergies fossiles s’effondre un peu plus chaque jour », résume l’organisation. Sans nier les résistances politiques ni les tensions géopolitiques autour de l’énergie, l’ONU estime que la transition est engagée sur une trajectoire irréversible. Non pas parce que le monde serait soudainement devenu vertueux, mais parce que l’économie a changé de camp. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Comments (7)

Thibault de Changy

bonjour, vos podcasts semblent tous saturés !!!

Jun 29th
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Thibault de Changy

est il possible de se passer des cette phrase aussi systématique qu'intitule : "c'est ce que je vous propose de ville dans cet épisode" ?! ça me tapé sur les nerfs, surtout quand on en écoute plusieurs d'affilée. tant qu'à février ce qui ne va pas, je trouverais plus agréable de ne pas crier dans le micro et exprimer les faits comme s'ils allaient tous changer le monde. c'est plutôt oppressant. Merci de faire cet effort svp.

Feb 18th
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Thibault de Changy

erreur d'épisode

Nov 24th
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Thibault de Changy

quelle bouffonnerie, ça c'est bien du Green washing puisque les ces carburants détruisent des espaces de culture comme jamais. voir le matos au Mexique etc. Privez nous de ce type d'info intitule svp.

Sep 8th
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Thibault de Changy

vous actualités son certes sympathiques, mais il me semble que vous exprimez un engouement bien excessif à l'égard de simples découvertes dans applications approuvées. Un peu de retenue dans le ton sûr-motivé me semblerait plus judicieux et plus agréable. merci.

Aug 21st
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Berda

Très bon comme d'habitude !!!

Feb 8th
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Thibault de Changy

Merci d'ajouter le lien dans la description svp.

Feb 5th
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