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Choses à Savoir ÉCONOMIE

Author: Choses à Savoir

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Développez vos connaissances en économie !

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Le podcast prend quelques jours de repos ! Reprise des épisodes, le 11 mars !Profitez-en pour rattraper les anciens épisodes ;)Un immense merci pour votre fidélité, vos écoutes et tous vos messages qui comptent énormément.Prenez soin de vous et à très vite ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Aujourd’hui, nous nous penchons sur un dossier qui fait vrombir les débats depuis 2018 : la limitation à 80 km/h sur nos routes secondaires. Six ans plus tard, l’heure du bilan a sonné... Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La tokenisation désigne le fait de représenter un actif réel ou financier sous la forme de jetons numériques, appelés tokens, inscrits sur une blockchain. Autrement dit, on transforme un droit de propriété ou une créance en une unité numérique échangeable, traçable et programmable. Ce n’est pas l’actif lui-même qui disparaît ou devient virtuel, mais sa représentation juridique et économique.Concrètement, un token peut représenter une action, une obligation, une part d’immeuble, une œuvre d’art, une matière première, ou même un droit futur, comme une part de revenus. Si un immeuble est tokenisé en 1 000 tokens, chaque token correspond à une fraction précise de cet immeuble. Posséder un token revient donc à posséder une partie de l’actif sous-jacent, avec les droits associés.La première promesse de la tokenisation est la divisibilité. De nombreux actifs sont coûteux et peu accessibles : immobilier, private equity, infrastructures. En les découpant en tokens, on permet à des investisseurs disposant de montants modestes d’y accéder. Cela élargit potentiellement le nombre d’investisseurs et fluidifie les marchés.Deuxième avantage clé : la liquidité. Certains actifs sont traditionnellement difficiles à revendre rapidement. La tokenisation permet des échanges quasi instantanés sur des plateformes numériques, parfois 24 heures sur 24. Un actif historiquement illiquide peut ainsi devenir plus facilement négociable, même si cela dépend bien sûr de l’existence d’un marché actif.Troisième élément fondamental : l’automatisation. Les tokens peuvent intégrer des règles directement dans leur code, via des smart contracts. Par exemple, le versement automatique de dividendes, le respect de conditions réglementaires, ou le blocage temporaire de la revente. Cela réduit les intermédiaires, les coûts administratifs et les risques d’erreur.Quatrième enjeu : la transparence et la traçabilité. Toutes les transactions sont enregistrées sur la blockchain, ce qui facilite les audits, la lutte contre la fraude et le suivi de la propriété. Pour les institutions financières, c’est un levier majeur de simplification opérationnelle.Il est important de distinguer la tokenisation de la spéculation sur les cryptomonnaies. La tokenisation n’est pas une monnaie alternative, mais une infrastructure. Elle cherche moins à remplacer le système financier qu’à le rendre plus efficace, plus fractionnable et plus rapide.Enfin, la tokenisation pose des défis réels : cadre juridique encore incomplet, protection des investisseurs, cybersécurité, reconnaissance légale des droits attachés aux tokens. Mais malgré ces limites, elle est souvent présentée comme une évolution comparable à la dématérialisation des titres financiers dans les années 1980.En résumé, tokeniser, c’est rendre les actifs plus accessibles, plus liquides et plus automatisables, en utilisant la technologie blockchain comme registre de confiance. Une transformation discrète, mais potentiellement profonde, de la finance. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Si peu de Français investissent sur la bourse chinoise, ce n’est ni par ignorance pure, ni par désintérêt total, mais pour une série de raisons très concrètes, à la fois financières, politiques et culturelles.La première tient à la complexité d’accès. La bourse chinoise n’est pas un bloc unique. Elle est fragmentée entre la Shanghai Stock Exchange, la Shenzhen Stock Exchange, Hong Kong, et différents types d’actions (A-shares, B-shares, H-shares). Pour un investisseur français habitué à acheter un ETF sur le CAC 40 en deux clics, cet empilement est dissuasif. L’accès direct aux actions chinoises reste souvent indirect, via des ETF ou des produits structurés, ce qui donne le sentiment d’un marché lointain et opaque.Deuxième frein majeur : le risque politique. En Chine, l’État n’est jamais très loin des marchés. Les autorités peuvent intervenir brutalement, suspendre des cotations, changer des règles comptables ou imposer des restrictions sectorielles du jour au lendemain. L’exemple des grandes entreprises technologiques, comme Alibaba, dont la valorisation a été lourdement affectée par des décisions politiques, a marqué les esprits. Pour beaucoup d’investisseurs français, cette imprévisibilité est incompatible avec une gestion patrimoniale prudente.Troisième raison : la confiance limitée dans l’information financière. Les normes comptables, la transparence des entreprises et l’indépendance des audits sont perçues comme moins robustes qu’en Europe ou aux États-Unis. Même lorsque ces critiques sont parfois exagérées, la perception compte autant que la réalité. Investir, c’est avant tout faire confiance. Or cette confiance est fragile lorsqu’il est difficile de vérifier la qualité des données.Quatrième élément : le risque de change. Investir en Chine expose au yuan, une monnaie qui n’est pas totalement libre et dont l’évolution dépend fortement des choix des autorités. Pour un investisseur français, cela ajoute une couche d’incertitude supplémentaire, souvent mal comprise, et rarement compensée par des rendements jugés suffisamment attractifs.Enfin, il y a un facteur culturel et psychologique. Les Français investissent déjà peu en bourse de manière générale, privilégiant l’immobilier, l’assurance-vie ou les livrets réglementés. Dans ce contexte, la Chine apparaît comme un pari lointain, complexe et anxiogène. Même si son poids économique est immense, elle reste, dans l’imaginaire collectif, un marché « à part », réservé aux professionnels ou aux investisseurs très avertis.Résultat : la bourse chinoise intrigue, fascine parfois, mais elle rassure peu. Et en matière d’investissement, l’absence de sérénité suffit souvent à détourner les capitaux. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Parce qu’Internet adore les histoires où un mystère en épouse un autre, et qu’il n’y a rien de plus séduisant qu’un grand absent pour expliquer ce qu’on ne comprend pas. Voilà la version courte. La version longue, la voici.La rumeur selon laquelle Jeffrey Epstein serait à l’origine du bitcoin repose sur un empilement de coïncidences, de fantasmes et de méfiance envers les élites financières. Bitcoin naît en 2008 sous le pseudonyme de Satoshi Nakamoto, une identité jamais révélée. Cette absence crée un vide narratif. Et les humains détestent le vide, ils y mettent donc ce qu’ils craignent le plus.Premier carburant de la rumeur : Epstein fréquentait des mathématiciens, des informaticiens, des cryptographes. C’est documenté. Il finançait des chercheurs, organisait des dîners où se croisaient scientifiques de haut niveau et milliardaires. Or, bitcoin repose sur de la cryptographie avancée. Certains se disent donc que « quelqu’un comme lui » aurait pu financer ou coordonner un tel projet. Raisonnement bancal, mais séduisant : il connaissait des gens intelligents, donc il était forcément derrière le truc.Deuxième ingrédient : le timing. Bitcoin apparaît juste après la crise financière de 2008, au moment où la confiance dans les banques s’effondre. Epstein, symbole ultime de la collusion entre argent, pouvoir et impunité, incarne rétrospectivement ce monde opaque que bitcoin prétend contourner. Pour certains esprits, il devient alors logique, presque ironique, que l’outil censé libérer des banques ait été créé par quelqu’un issu du cœur du système. C’est une narration paradoxale, mais les paradoxes plaisent.Troisième élément : l’obsession contemporaine du complot. Epstein est devenu une figure totémique du « tout est lié ». Dès qu’un sujet implique secret, argent, technologie et anonymat, son nom surgit mécaniquement. Bitcoin coche toutes les cases. Ajoutez à cela le fait que Satoshi Nakamoto n’a jamais touché ses bitcoins, ce qui nourrit l’idée d’un homme extrêmement riche n’ayant pas besoin d’argent. Là encore, Epstein sert de silhouette commode.Quatrième facteur, plus technique : certains ont tenté de relier des textes, des tournures de phrases, voire des centres d’intérêt supposés entre Satoshi et des cercles intellectuels fréquentés par Epstein. Ces analyses relèvent davantage de la graphologie numérique que de la preuve scientifique. Rien de sérieux n’en est sorti.Au final, aucune preuve, aucun document, aucun témoignage crédible ne relie Epstein à la création du bitcoin. La rumeur persiste parce qu’elle rassure presque : si un objet aussi déstabilisant que bitcoin a une origine sombre et humaine, alors le chaos est plus facile à accepter. C’est moins angoissant qu’admettre qu’un inconnu brillant ait pu, seul, fissurer l’ordre monétaire mondial. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
On appelle l’or une « valeur refuge » parce qu’il a la réputation de mieux résister que beaucoup d’autres actifs quand la confiance se fissure : crise financière, inflation, guerre, défaut d’un État, panique bancaire. L’idée centrale est simple : l’or n’est la dette de personne. Une obligation dépend de la solvabilité d’un émetteur, une monnaie dépend d’une banque centrale et d’un État, un dépôt bancaire dépend d’un système. Un lingot, lui, existe physiquement : il ne promet rien, il est.Deuxième raison : sa rareté et son coût de production. On ne peut pas « imprimer » de l’or comme on crée de la monnaie. Extraire, raffiner, transporter et sécuriser le métal coûte cher, et les quantités annuelles ajoutées au stock mondial restent limitées. Cette contrainte donne au marché l’impression d’un garde-fou contre les emballements monétaires, surtout quand l’inflation accélère ou que les taux réels (taux d’intérêt moins inflation) deviennent faibles ou négatifs. Dans ces périodes, conserver du cash rapporte peu et perd du pouvoir d’achat ; l’or, lui, ne verse pas d’intérêt, mais il évite parfois l’érosion ressentie.Troisième raison : sa liquidité et son caractère « mondial ». L’or se négocie partout, dans des formats standardisés, avec une acceptation culturelle très large. Il sert aussi de collatéral et reste présent dans les réserves de nombreuses banques centrales, ce qui entretient l’idée qu’il constitue une forme de monnaie « au-dessus » des monnaies.Quatrième raison : la psychologie. L’or concentre une confiance presque mythologique, alimentée par des siècles de symbolique (pouvoir, sacré, prestige) et par la mémoire collective des effondrements monétaires. En temps de crise, cette mémoire compte : si tout le monde pense que l’or protège, la demande augmente… et le prix suit souvent.L’origine historique de cette conception remonte à l’Antiquité, quand l’or devient un étalon de paiement durable grâce à sa divisibilité, sa facilité de transport, et sa résistance à la corrosion. Les premières grandes monétarisations (pièces en électrum puis en or) fixent l’idée que ce métal est un « équivalent général ». Plus tard, au XIXe siècle, l’étalon-or institutionnalise ce rôle : la monnaie se définit par une quantité d’or, convertible. Même après l’abandon de la convertibilité (notamment au XXe siècle), le réflexe demeure. L’or a perdu son statut officiel de monnaie, mais il a gardé son statut social : quand la confiance vacille, on revient au métal. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le choix d’un cercueil en osier pour les obsèques de Brigitte Bardot, le 7 janvier 2026 à Saint-Tropez, a déclenché une véritable onde de choc sur le marché funéraire en France – au point d’en faire une tendance économique.Ce modèle artisanal, souvent appelé le “Bohemian”, n’est pas une création spontanée née de l’icône elle-même, mais un produit déjà en développement dans la Vannerie de Candas, dans la Somme. Il combine une structure en pin traditionnel et un habillage en osier biodégradable tressé à la main, respectant les normes locales tout en offrant une alternative écologique aux cercueils classiques.Un prix attractif et un symbole fortSur le plan économique, l’un des premiers éléments qui expliquent l’engouement est le prix : vendu autour de 1 670 €, il se positionne en dessous de nombreux cercueils en bois traditionnel, souvent proches de 2 000 € ou plus. Ce positionnement tarifaire, associé à des valeurs éthiques, en fait une option attractive pour des familles cherchant à concilier coût et responsabilité environnementale.Explosion des commandes après l’hommageAvant la cérémonie funéraire de Bardot, ce modèle restait relativement confidentiel : la vannerie avait vendu une soixantaine d’unités. Aujourd’hui, les chiffres ont littéralement explosé. Les artisans déclarent recevoir environ 20 commandes par jour, soit plusieurs centaines par mois – un volume totalement inédit pour un produit funéraire artisanal.Cette forte demande met en lumière deux réalités économiques. D’une part, elle montre que les consommateurs sont prêts à adopter des alternatives durables, même dans des secteurs très traditionnels comme les obsèques. D’autre part, elle révèle l’ampleur de ce qu’on pourrait appeler un effet de célébrité : l’association avec une figure aussi emblématique que Bardot a servi de catalyseur médiatique et commercial.Impacts sur l’artisanat localCe succès n’est pas seulement une bonne nouvelle pour les ventes : il a aussi un impact industriel. La Vannerie de Candas doit désormais s’organiser pour répondre à la demande, former de nouveaux vanniers et étendre sa capacité de production, ce qui génère emplois et formation professionnelle dans un secteur souvent menacé par la concurrence industrielle.Une tendance qui pourrait s’essouffler ?Certains acteurs du marché prédisent que cet engouement pourrait se stabiliser ou diminuer une fois l’effet médiatique retombé, surtout si d’autres fabricants proposent des produits similaires. Mais, pour l’instant, le cercueil en osier reste un cas d’école économique : comment une innovation artisanale, associée à une personnalité forte, peut créer une nouvelle demande et influencer un marché traditionnel. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Aujourd'hui, on traverse l’Atlantique pour disséquer un moteur qui ne semble jamais vouloir caler : la consommation américaine. Mais attention, derrière la rutilance des chiffres de croissance, se cache une réalité plus inquiétante. On dit souvent que les Américains sont « drogués » à la dépense. Pourquoi ? Et surtout, jusqu'où peuvent-ils aller ?Le constat est frappant : aux États-Unis, la consommation est un sport national qui représente près de 70 % du PIB. En comparaison, en France, nous sommes autour de 55 %. Mais c'est au niveau de la réserve d'argent que le fossé devient vertigineux.Parlons chiffres. Aujourd'hui, en ce début d'année 2026, le taux d'épargne des ménages américains a fondu comme neige au soleil pour tomber à seulement 3,5 % de leurs revenus. C'est dérisoire. Pour bien comprendre l’anomalie, regardez chez nous : en France, le taux d'épargne avoisine les 18 %. Là où le Français moyen met un euro de côté « au cas où », l'Américain, lui, semble avoir déjà dépensé cet euro avant même de le percevoir.Alors, pourquoi parle-t-on de « drogue » ? Parce que pour maintenir ce train de vie, les ménages américains piochent massivement dans leur « bas de laine ». Pendant la pandémie, ils avaient accumulé un excédent d'épargne colossal grâce aux aides fédérales. Mais ce réservoir est désormais à sec. Pourtant, la consommation ne ralentit pas.Pour continuer à acheter, les Américains ont recours à deux leviers dangereux :1. L’érosion de l’épargne résiduelle : on vide ses comptes pour compenser l'inflation.2. Le crédit à outrance : la dette par carte de crédit a atteint des sommets historiques.Le risque économique est clair : c'est l'effet de falaise. Contrairement aux Européens qui gardent une marge de sécurité face aux crises, les Américains avancent sans filet. Si le marché de l'emploi tousse ou si les taux d'intérêt restent élevés, la machine peut se briser net.En résumé, l'Américain consomme pour exister, mais il le fait aujourd'hui avec de l'argent qu'il n'a plus. Une addiction qui soutient la croissance mondiale, certes, mais qui fragilise l'équilibre des foyers de l'oncle Sam. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Aujourd'hui, nous allons parler d'un sujet qui risque de gâcher vos prochaines vacances : le parcours du combattant pour se faire rembourser un billet d'avion.Depuis ce 7 février 2026, de nouvelles règles sont entrées en vigueur, et elles changent radicalement la donne. Si vous pensiez que le règlement européen de 2004 vous protégeait encore efficacement en cas de retard ou d’annulation, détrompez-vous : obtenir gain de cause est devenu quasi impossible, ou du moins, extrêmement coûteux.Le nœud du problème, c’est un petit décret français. Jusqu’ici, pour les litiges de moins de 5 000 euros — ce qui correspond à l’immense majorité des cas — la procédure judiciaire était simple et gratuite. Vous remplissiez un formulaire au greffe du tribunal et le juge tranchait. C'est terminé. Désormais, la justice impose une médiation obligatoire.Sur le papier, cela semble une bonne idée pour désengorger les tribunaux. Mais dans les faits, c’est un mur. Les passagers doivent d'abord solliciter un médiateur, souvent débordé. Et si cette étape échoue ? C’est là que le bât blesse. Pour aller devant un juge, vous devez maintenant passer par une assignation par commissaire de justice.Le coût de la démarche ? Comptez environ 100 à 150 euros de frais fixes, rien que pour lancer la procédure. Pour un billet low-cost à 80 euros ou une indemnité forfaitaire de 250 euros, le calcul est vite fait : l'action en justice coûte presque autant, sinon plus, que ce que vous espérez récupérer. C’est ce qu’on appelle une barrière dissuasive.Mais ce n’est pas tout. Le décret s’attaque aussi aux actions groupées. Auparavant, des plateformes spécialisées pouvaient regrouper des centaines de passagers d'un même vol pour peser face aux géants de l'aérien. Désormais, l'assignation collective est réservée aux familles (conjoints, partenaires de PACS ou concubins). Les amis ou les groupes de touristes sans lien de parenté devront agir chacun de leur côté, multipliant ainsi les frais de procédure.Pourquoi un tel changement ? Le gouvernement met en avant la modernisation de la justice, mais les associations de consommateurs, comme l’UFC-Que Choisir, dénoncent une attaque frontale contre les droits des voyageurs. Pour les compagnies aériennes, c’est une aubaine économique : elles savent que l'immense majorité des clients abandonnera les poursuites face à la complexité et au coût des nouvelles démarches.En résumé, si votre vol est annulé demain, vous n’aurez plus seulement besoin de patience, mais aussi d’un solide portefeuille pour espérer revoir votre argent. Le ciel n'a jamais semblé aussi loin du consommateur. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Dans le jargon financier, le « debasement trade » désigne un pari simple dans son principe : se protéger contre la perte de valeur des grandes monnaies, au premier rang desquelles le dollar. Le mot debasement renvoie à une pratique ancienne : au Moyen Âge, les souverains réduisaient la quantité de métal précieux dans les pièces pour financer leurs dépenses. Aujourd’hui, la logique est la même, mais elle passe par la création monétaire.Pourquoi ce pari revient-il au centre des débats économiques ? Parce que depuis la crise financière de 2008 — et plus encore depuis la pandémie — les grandes banques centrales ont injecté des montants sans précédent dans l’économie. La Federal Reserve, par exemple, a multiplié son bilan par plus de huit depuis 2007. Cette création monétaire soutient la croissance et évite les crises systémiques, mais elle alimente une crainte : chaque dollar nouvellement créé dilue la valeur des dollars existants.Le debasement trade consiste donc à acheter des actifs supposés résister à cette dilution monétaire. Historiquement, l’or est le pilier de cette stratégie. Sa quantité est limitée, il n’est la dette de personne, et il a servi de réserve de valeur pendant des millénaires. Mais aujourd’hui, la palette s’est élargie : matières premières, immobilier, actions liées aux ressources… et, plus récemment, actifs numériques rares.Si l’on en parle autant, c’est aussi parce que l’inflation est revenue dans les économies développées. Entre 2021 et 2023, les États-Unis et l’Europe ont connu leurs plus fortes hausses de prix depuis quarante ans. Même si l’inflation ralentit, un doute persiste : les États surendettés peuvent-ils vraiment défendre la valeur de leur monnaie sans provoquer une récession majeure ? Pour beaucoup d’investisseurs, la réponse est incertaine, et c’est précisément cette incertitude qui alimente le debasement trade.Ce mouvement n’est plus marginal. De grands acteurs financiers en parlent ouvertement. Des sociétés comme BlackRock évoquent régulièrement la question de la dépréciation monétaire dans leurs analyses de long terme. Certaines entreprises cotées, comme MicroStrategy, ont même fait de cette thèse un axe central de leur stratégie financière, estimant que conserver trop de liquidités en monnaie fiduciaire revient à accepter une perte de pouvoir d’achat programmée.En réalité, le debasement trade n’est pas un pari sur l’effondrement imminent du dollar. C’est un pari de couverture, presque défensif : l’idée que, dans un monde de dettes massives et de création monétaire structurelle, la monnaie n’est plus un refuge, mais un actif à risque. Et c’est précisément pour cela que ce concept, longtemps réservé aux initiés, est désormais au cœur du débat économique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Si les géants de la tech s’intéressent aux data centers en orbite, ce n’est pas par goût de la science-fiction, mais pour une raison centrale : l’économie du calcul est en train de devenir insoutenable sur Terre. Avec l’essor de l’intelligence artificielle, le coût de chaque requête, de chaque entraînement de modèle, dépend désormais presque entièrement de l’énergie.Aujourd’hui, l’électricité est le premier poste de dépense d’un data center hyperscale. Selon l’Agence internationale de l’énergie, les centres de données représentent déjà près de 2 % de la consommation électrique mondiale, et cette part pourrait doubler d’ici 2030 sous l’effet de l’IA générative. Pour des acteurs comme Google, Microsoft ou Amazon, cette dépendance énergétique est devenue un risque stratégique majeur.L’espace offre un avantage économique décisif : le solaire quasi continu. En orbite héliosynchrone ou géostationnaire, des panneaux solaires peuvent produire de l’électricité presque 24 heures sur 24, sans nuit, sans météo, sans intermittence. Une fois l’infrastructure lancée et amortie, le coût marginal de l’énergie tend vers zéro. C’est un changement radical de modèle : sur Terre, le cloud reste soumis aux marchés de l’électricité, aux taxes, aux tensions géopolitiques et aux réseaux saturés.Autre poste de coût crucial : le refroidissement. Sur Terre, jusqu’à 30 à 40 % de l’énergie d’un data center est consacrée à évacuer la chaleur, via climatisation, circuits d’eau et équipements lourds. Dans le vide spatial, la chaleur peut être dissipée par rayonnement thermique, sans eau ni systèmes complexes. Moins d’infrastructures signifie moins de maintenance, moins de pannes et, à terme, un coût total de possession plus faible.À cela s’ajoutent les contraintes économiques terrestres. Construire un data center implique du foncier cher, des délais administratifs longs, des oppositions locales et une pression environnementale croissante. En orbite, ces contraintes disparaissent. L’investissement initial est élevé, mais l’échelle est potentiellement illimitée, surtout avec la baisse des coûts de lancement promise par les nouveaux lanceurs réutilisables.C’est sur cette logique que misent des acteurs émergents comme Axiom Space ou Starcloud, qui parlent déjà de “compute orbital” vendu comme un service, ciblant d’abord les calculs les plus énergivores et les moins sensibles à la latence.En résumé, les data centers en orbite ne sont pas destinés à remplacer ceux au sol à court terme. Économiquement, ils constituent une assurance stratégique contre la flambée des prix de l’énergie et la saturation des infrastructures terrestres. Pour les géants de la tech, l’espace devient une variable clé dans l’équation du coût futur du calcul. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
L'industrie de la restauration rapide et traditionnelle s'apprête à vivre une petite révolution : la disparition progressive des emblématiques sachets individuels de ketchup, mayonnaise ou moutarde. Cette mesure, qui s’inscrit dans une politique européenne globale de réduction des déchets, ne sera toutefois pas appliquée de manière brutale ou uniforme.Pourquoi cette interdiction ?Le constat est simple : chaque année, des milliards de ces petits emballages finissent à la poubelle. Bien que pratiques, ils sont souvent composés de multicouches (plastique et aluminium ou papier ingraissable) qui les rendent extrêmement difficiles à recycler. De plus, ils sont fréquemment associés aux polluants éternels (PFAS) utilisés pour l'étanchéité.Le calendrier : 2026, puis 2030Contrairement à ce que l'on pourrait croire, les sachets ne disparaîtront pas totalement du jour au lendemain en août 2026. Voici les étapes clés :1. Août 2026 (L'interdiction des PFAS) : À cette date, c'est l'usage des polluants chimiques PFAS dans les emballages alimentaires qui sera banni. Si certains sachets ne respectent pas ces normes de sécurité sanitaire, ils devront être retirés ou modifiés.2. Janvier 2030 (La fin du plastique à usage unique) : C'est le véritable tournant. Le règlement européen sur les emballages (PPWR) prévoit l'interdiction totale des petits contenants de sauce en plastique à usage unique dans les établissements de restauration.Les nuances : Consommation sur place vs Vente à emporterL'interdiction vise prioritairement la consommation sur place. Les restaurateurs devront privilégier des alternatives comme des distributeurs à pompe ou des ramequins réutilisables.En revanche, la vente à emporter et la livraison bénéficient d'une exception. Pour des raisons d'hygiène et de conservation, les sachets individuels resteront autorisés pour les commandes que vous emportez chez vous, à condition que leur matériau soit conforme aux nouvelles normes environnementales.Les alternatives et défisPour le consommateur, c'est un retour vers des formats plus collectifs. Pour le restaurateur, c'est un défi logistique : il faut investir dans des systèmes de dosage et assurer un nettoyage rigoureux des contenants réutilisables. L'objectif final de l'Union européenne est ambitieux : réduire les déchets d'emballages par habitant de 15 % d'ici 2040.En résumé, si vous mangez votre burger au restaurant, préparez-vous à presser une pompe ; si vous le commandez chez vous, le petit sachet pourrait encore vous accompagner quelques années de plus, mais dans une version plus écologique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Pour comprendre, il faut regarder les chiffres. Avant 2022, la flotte russe était composée à 90 % d’appareils occidentaux. Mais avec l’invasion de l’Ukraine, le couperet des sanctions est tombé. Airbus et Boeing ont stoppé net les livraisons, mais surtout… la maintenance... Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Depuis quelques jours, cette expression inquiète et circule dans les cercles diplomatiques : « effondrement financier » de l’ONU. Elle est employée par nul autre que António Guterres, secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, pour décrire une situation budgétaire devenue critique. Derrière ces mots forts se cache un problème central : une partie des États membres ne paie plus, ou paie avec retard, ses contributions obligatoires.Le fonctionnement financier de l’ONU repose sur un principe simple : chaque pays verse une cotisation calculée en fonction de sa richesse et de son poids économique. Ces contributions alimentent le budget ordinaire, qui finance l’administration, les missions politiques, la diplomatie préventive, ou encore certaines opérations de terrain. Or, pour l’année 2025, environ 1,6 milliard de dollars de cotisations n’auraient toujours pas été versés. Sur les 193 États membres, plus de 150 ont bien payé, mais cela ne suffit pas à combler le trou.Ce déficit est d’autant plus préoccupant qu’il est largement supérieur à celui de l’an dernier. L’ONU a déjà connu des périodes de tension budgétaire, mais l’ampleur actuelle dépasse les précédents récents. Résultat : l’organisation se retrouve contrainte de fonctionner avec des liquidités extrêmement limitées, tout en devant parfois rembourser à certains États des dépenses non engagées, ce qui aggrave encore le déséquilibre.Pour tenter d’anticiper la crise, les États membres ont voté un budget en baisse pour 2026 : environ 3,4 milliards de dollars, soit une réduction de 7 % par rapport à l’année précédente. Des mesures d’austérité ont également été décidées, avec la suppression de près de 2.400 postes. Mais ces efforts ne compensent pas l’ampleur des impayés. António Guterres alerte même sur un risque concret : les caisses du budget ordinaire pourraient être à sec dès le mois de juillet.Pourquoi certains pays retardent-ils ou bloquent-ils leurs versements ? Les raisons varient : désaccords politiques, tensions diplomatiques, ou volonté d’exercer une pression sur l’institution. Les États-Unis, premier contributeur au budget de l’ONU, ont ainsi repoussé ou refusé certains paiements ces derniers mois, dans un contexte marqué par la stratégie internationale de Donald Trump, qui a multiplié les initiatives parallèles présentées par ses opposants comme concurrentes de l’ONU.Parler d’« effondrement financier » ne signifie donc pas que l’ONU va disparaître à court terme. Mais cela traduit un risque réel de paralysie : programmes ralentis, recrutements gelés, missions réduites, capacité d’action amoindrie. En filigrane, cette crise pose une question plus large : les États veulent-ils encore d’une organisation multilatérale forte, et sont-ils prêts à en assumer collectivement le coût ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Les marchés des métaux précieux ont brutalement changé de direction après une annonce venue de Washington. Alors que l’or et l’argent enchaînaient les records depuis plusieurs séances, leurs cours ont fortement reculé à la suite de la décision de Donald Trump de proposer Kevin Warsh pour prendre la tête de la Federal Reserve.En l’espace de quelques heures, l’once d’or a abandonné plus de 6 %, tandis que l’argent a plongé de plus de 14 %, après avoir connu des décrochages encore plus marqués en séance. Ce mouvement spectaculaire tranche avec l’euphorie observée en début de semaine, période durant laquelle les métaux précieux avaient profité d’un climat d’inquiétude généralisée : tensions géopolitiques, incertitudes économiques et interrogations sur l’avenir de la politique monétaire américaine.La réaction du marché s’explique avant tout par un changement de perception. Depuis plusieurs mois, les investisseurs redoutaient une remise en cause de l’indépendance de la banque centrale américaine, alimentée par les critiques répétées de Donald Trump envers son président actuel, Jerome Powell. Ces craintes avaient contribué à renforcer l’attrait pour l’or et l’argent, considérés comme des refuges face au risque institutionnel.La nomination pressentie de Kevin Warsh a cependant modifié la donne. Ancien gouverneur de la Fed, il est perçu comme un profil classique, attaché aux règles et à l’autonomie de l’institution. Pour de nombreux acteurs de marché, ce choix réduit la probabilité d’une Fed totalement inféodée au pouvoir politique. En conséquence, une partie de la prime de risque intégrée dans les cours de l’or et de l’argent s’est évaporée.Cette annonce a également servi de déclencheur à une vague massive de prises de bénéfices. Après des hausses vertigineuses – près de 30 % pour l’or depuis le début de l’année et environ 70 % pour l’argent – de nombreux investisseurs attendaient un prétexte pour sécuriser leurs gains. La correction actuelle apparaît donc autant technique que fondamentale.Le phénomène ne concerne pas uniquement les métaux précieux. D’autres actifs tangibles, comme le cuivre, avaient eux aussi profité récemment d’un regain d’intérêt, les investisseurs cherchant à se protéger contre l’érosion potentielle des monnaies et les turbulences macroéconomiques.En résumé, la chute des cours de l’or et de l’argent ne traduit pas un désintérêt soudain pour les valeurs refuges, mais plutôt un apaisement ponctuel des craintes liées à la gouvernance de la politique monétaire américaine. Elle rappelle surtout à quel point les marchés restent hypersensibles aux signaux politiques, capables en quelques minutes de faire basculer des tendances pourtant bien établies. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Depuis quelques mois, un nouveau compte officiel français attire l’attention sur les réseaux sociaux : French Response. Derrière ce nom se cache une évolution majeure de la diplomatie française, qui ne se contente plus de communiqués feutrés ou de déclarations solennelles, mais investit pleinement l’arène numérique avec un ton direct, parfois mordant, et résolument assumé.Concrètement, French Response est un compte opéré depuis le ministère des Affaires étrangères, principalement actif sur X. Sa mission : répondre rapidement aux fausses informations, aux accusations trompeuses et aux attaques visant la France ou ses positions diplomatiques. Là où la communication institutionnelle traditionnelle privilégiait la retenue et le temps long, ce nouvel outil revendique la vitesse, la clarté et l’impact.Cette approche s’inscrit dans un mouvement international plus large. Plusieurs grandes puissances ont déjà adopté des stratégies de communication beaucoup plus offensives sur les réseaux sociaux, rompant avec la neutralité de façade qui dominait autrefois. Pour la France, l’enjeu est double : ne pas laisser le terrain de l’opinion publique mondiale aux acteurs les plus agressifs, et réaffirmer ses positions dans un espace où l’information circule en continu, souvent sans filtre.French Response ne cherche pas seulement à démentir. Le compte vise aussi à influencer la perception, à apporter une contradiction argumentée et à rappeler les choix politiques français sur des sujets sensibles : conflits internationaux, droits humains, liberté d’expression ou relations avec certaines puissances. L’utilisation de l’ironie, d’images percutantes ou de formules courtes permet d’augmenter la portée des messages, bien au-delà des cercles diplomatiques habituels.Un aspect central de cette stratégie réside dans l’organisation interne. Les messages de French Response suivent un circuit de validation plus court que les communications classiques, afin de pouvoir réagir presque en temps réel. Des équipes spécialisées surveillent les réseaux sociaux en continu, repèrent les contenus problématiques et proposent des réponses calibrées. Il ne s’agit pas de provoquer gratuitement, mais de « riposter » lorsque les intérêts ou l’image de la France sont en jeu.Les soutiens à cette initiative estiment que la diplomatie moderne ne peut plus ignorer la guerre de l’information. Les critiques, eux, redoutent une banalisation du clash et un affaiblissement de la parole diplomatique traditionnelle. Les autorités françaises répondent que French Response ne remplace pas les canaux classiques : il les complète.Au fond, la French Response incarne un changement d’époque. La diplomatie ne se joue plus uniquement dans les salons feutrés ou les sommets internationaux, mais aussi dans les fils d’actualité, les commentaires et les tendances virales. La France a choisi d’y être présente, et de parler plus fort. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Voici les principaux enseignements de l’étude menée en partenariat avec CSA Research qui met en lumière les difficultés financières croissantes de nombreux Français — et notamment le fait qu’un Français sur quatre se retrouve à découvert dès le 18 du mois :L’enquête, réalisée en ligne fin novembre 2025 auprès d’un échantillon représentatif de plus de 1 000 Français âgés de 18 ans et plus, révèle une situation financière de plus en plus tendue pour une part significative de la population. Selon ce baromètre, 24 % des Français déclarent être à découvert bancaire chaque mois ou presque, ce qui représente près d’un ménage sur quatre confronté à un solde négatif de façon récurrente. Les découverts ne sont plus isolés ou circonstanciels : ils deviennent un mode de fonctionnement mensuel pour une part croissante des foyers. Un autre point révélateur est la période du mois à partir de laquelle les comptes basculent dans le rouge. En moyenne, cela se produit désormais autour du 18ᵉ jour du mois, contre le 16ᵉ jour l’année précédente, ce qui reflète non pas une amélioration solide, mais plutôt un glissement progressif vers une tension financière plus longue au fil du mois. L’étude met également en évidence des profils plus particulièrement exposés à ces difficultés :Les jeunes adultes (25–34 ans) sont les plus touchés, avec près de 42 % d’entre eux à découvert régulièrement, en hausse significative par rapport à l’an dernier.Même chez les très jeunes (18–24 ans), 31 % déclarent être à découvert tous les mois ou presque.Les parents d’au moins un enfant de moins de 15 ans et les locataires figurent aussi parmi les groupes les plus fréquemment en situation de trésorerie négative, bien plus que les propriétaires. Ce phénomène s’explique notamment par la combinaison d’un pouvoir d’achat sous pression (avec des salaires qui n’augmentent pas suffisamment pour suivre le rythme des dépenses contraintes comme le logement, l’énergie ou les assurances) et d’un niveau de charges fixes élevé dès le début du mois. Quand ces charges sont payées, il reste souvent peu de marge pour les autres dépenses, ce qui provoque un basculement régulier du compte en négatif. En résumé, l’étude CSA Research confirme que pour une part non négligeable des Français, la vie financière quotidienne est devenue une équation difficile : joindre les deux bouts jusqu’à la fin du mois est un défi, et pour un quart d’entre eux, le compte passe traditionnellement dans le rouge dès le 18ᵉ jour, traduisant une précarité durable, loin d’être anecdotique.  Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
En France, la règle est simple, claire, et ancienne : une personne n’a le droit de détenir qu’un seul Livret A. Cette interdiction est inscrite dans la réglementation de l’épargne et n’a jamais été remise en cause. Pourtant, la question revient régulièrement, notamment lorsque la rémunération du Livret A baisse et que certains épargnants cherchent à contourner le plafond pour placer davantage d’argent.Depuis le 1er février, le taux du Livret A est passé à 1,5 %, après être déjà descendu à 1,7 %, loin des 3 % qui avaient temporairement redonné de l’attrait à ce produit. Dans ce contexte, l’idée d’ouvrir plusieurs livrets pour multiplier les intérêts peut sembler séduisante. Mais juridiquement, c’est interdit : une personne physique ne peut posséder qu’un seul Livret A, tous établissements confondus.Pourquoi cette limitation ? Parce que le Livret A est un produit d’épargne réglementé et garanti par l’État. En contrepartie de cette sécurité, les pouvoirs publics en restreignent l’usage pour éviter les abus. Le plafond de versement est fixé à 22 950 euros par personne. Environ 10 % des détenteurs ont déjà atteint ce maximum. Autoriser plusieurs livrets reviendrait à contourner cet encadrement et à multiplier un avantage public.Pour diversifier son épargne réglementée, il existe cependant des alternatives légales. Un épargnant peut cumuler un Livret A avec un LDDS, un CEL, et, sous conditions de revenus, un LEP. L’ensemble de ces produits permet de placer autour de 58 000 euros avec des fonds garantis par l’État.La grande évolution récente concerne les contrôles. Autrefois, il était parfois possible de passer entre les mailles du filet en ouvrant des comptes dans différentes banques. Ce n’est désormais plus le cas. Les établissements bancaires et l’administration fiscale croisent automatiquement leurs fichiers lors de l’ouverture d’un livret réglementé afin de détecter les doublons.Si un deuxième Livret A est repéré, le titulaire dispose de deux mois pour régulariser la situation en fermant le compte excédentaire. Mais cette tolérance administrative ne signifie pas absence de sanction. En cas de non-conformité, le livret surnuméraire est fermé d’office et une pénalité financière s’applique : une amende correspondant à 2 % du solde du second livret, avec un minimum de 50 euros.Autrement dit, détenir plusieurs Livrets A n’apporte aucun avantage légal, n’augmente pas réellement le rendement global, et expose à un risque financier inutile. La loi est sans ambiguïté : un Livret A par personne, pas un de plus.Enfin, à propos du Livret A, en 2025, pour la première fois depuis dix ans, les montants retirés ont dépassé les sommes déposées, avec une décollecte nette d’environ 2,1 milliards d’euros. Ce retournement s’explique principalement par la baisse progressive de son taux de rémunération et par la concurrence de l’assurance-vie, dont les fonds en euros affichaient en moyenne autour de 2,6 % de rendement l’an dernier, contre un Livret A tombé successivement de 3 % à 2,4 %, puis à 1,7 %, avant de glisser vers 1,5 %. Autrement dit, même si les Français continuent d’épargner massivement, ils déplacent une partie de leur argent vers des placements jugés plus attractifs, ce qui renforce encore l’idée que multiplier les Livrets A n’est ni possible, ni réellement pertinent dans le contexte actuel.   Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
L’expression peut prêter à sourire, mais elle circule de plus en plus dans les cercles politiques et économiques américains : Donald Trump serait adepte du « TACO ». Rien à voir avec la cuisine mexicaine. Il s’agit d’un acronyme pour Trump Always Chickens Out, que l’on peut traduire par « Trump finit toujours par se dégonfler ». Une formule provocatrice, utilisée par certains analystes pour décrire un schéma récurrent dans la manière dont le président annonce, puis rétropédale, sur des décisions spectaculaires.Le principe est simple. Donald Trump lance une menace très forte, souvent à grand renfort de formules choc : hausse massive des droits de douane, sanctions économiques, ruptures d’accords commerciaux, voire remise en cause d’alliances stratégiques. Ces annonces provoquent immédiatement des réactions violentes sur les marchés financiers, dans les capitales étrangères et au sein même de l’administration américaine. Puis, quelques jours ou quelques semaines plus tard, la mesure est repoussée, édulcorée ou purement abandonnée.Les droits de douane constituent l’exemple le plus emblématique. Lors de son premier mandat, Trump a régulièrement promis des surtaxes douanières de 25 %, 50 %, voire davantage, contre la Chine, l’Union européenne ou certains pays émergents. Dans de nombreux cas, ces annonces se sont transformées en négociations prolongées, en exemptions temporaires ou en accords partiels, bien loin des menaces initiales. Les marchés ont fini par intégrer ce mécanisme : forte baisse à l’annonce, rebond lorsque la menace s’estompe.Ce comportement sert une stratégie précise. En créant un choc, Trump se place d’emblée en position de force dans une négociation. Il impose son tempo, teste les réactions et peut ensuite présenter un compromis comme une « victoire », même si le résultat est beaucoup plus modeste que ce qu’il avait annoncé.Le Groenland illustre parfaitement cette logique. En 2019, Donald Trump avait publiquement évoqué la possibilité d’acheter ce territoire autonome du Danemark, déclenchant stupeur et moqueries. Face au refus catégorique de Copenhague, l’idée a été abandonnée, puis reléguée au rang de boutade. Pourtant, derrière cette sortie spectaculaire se cachait un objectif stratégique réel : souligner l’importance géopolitique croissante de l’Arctique, de ses routes maritimes et de ses ressources naturelles.Le « TACO » n’implique donc pas nécessairement une absence de stratégie. Il traduit plutôt une méthode fondée sur l’intimidation, la dramatisation et l’imprévisibilité. Mais cette approche a un coût : elle érode la crédibilité des annonces américaines et crée une instabilité permanente.En résumé, le « TACO » désigne ce cycle désormais bien identifié : menace tonitruante, panique générale, puis recul partiel. Une marque de fabrique trumpienne, qui mélange coup de communication, outil de négociation et art consommé du rapport de force. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Les chiffres sont éloquents. En 2025, près de 44 % des personnes pauvres ont moins de 30 ans. Parmi elles, environ 30 % sont des enfants. À l’inverse, les plus de 65 ans ne représentent plus qu’environ 10 % des personnes en situation de pauvreté. En 1975, c’était exactement l’inverse : 40 % des pauvres étaient des seniors. Aujourd’hui, le taux de pauvreté des personnes âgées est autour de 4,5 %, soit deux fois moins que chez les jeunes.Ce retournement n’est pas un hasard. Il s’explique d’abord par le succès historique de politiques publiques ambitieuses en faveur des seniors. Mise en place progressive des retraites au XXe siècle, arrivée des premières pensions complètes dans les années 1960-1970, puis création d’un minimum vieillesse garantissant un revenu plancher : ces mécanismes ont fait reculer massivement la pauvreté au grand âge. Les seniors sont aujourd’hui la seule catégorie bénéficiant d’un revenu minimal quasi universel.Autre facteur décisif : le logement. Dans les années 1970, acheter un bien immobilier coûtait environ quatre années de salaire moyen. En 2024, il en faut près de douze. Résultat : trois quarts des seniors sont propriétaires, ce qui réduit fortement leurs charges mensuelles. Parallèlement, la part du loyer dans le revenu a doublé en cinquante ans, passant d’environ 11 % à plus de 22 %.Pour les actifs, la trajectoire est bien moins favorable. La fin du plein-emploi dans les années 1980, l’essor du chômage de masse, puis la multiplication des contrats précaires ont fragilisé durablement les débuts de carrière. Moins d’un jeune de moins de 25 ans sur deux dispose aujourd’hui d’un emploi stable, contre environ 80 % dans les années 1970. Les études plus longues repoussent l’âge du premier vrai salaire, tandis que même l’emploi ne protège plus toujours de la pauvreté.À cela s’ajoute l’explosion des familles monoparentales : elles représentaient moins de 10 % des ménages en 1975, contre près de 27 % aujourd’hui. Or, vivre avec un seul revenu, souvent féminin et parfois à temps partiel, augmente fortement le risque de précarité, et donc celui de pauvreté infantile.Dernier élément clé : les aides destinées aux jeunes sont moins protectrices que celles mises en place pour les seniors. Le revenu minimum pour une personne âgée dépasse 1 000 euros par mois, quand le RSA pour une personne seule avoisine 650 euros et reste inaccessible aux moins de 25 ans dans de nombreux cas.En résumé, la pauvreté ne disparaît pas : elle change de génération. La France a su, autrefois, réduire massivement la pauvreté des personnes âgées. Le défi du XXIe siècle est désormais clair : réussir le même pari pour les enfants et les jeunes adultes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Comments (2)

Chris

Th u

Aug 25th
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Natoo De Sousa

Bonjour, il semble y avoir une duplication de contenu sur les derniers podcasts, les enregistrements sont tous les mêmes :/

Dec 30th
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