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Choses à Savoir ÉCONOMIE
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Author: Choses à Savoir
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Après plus de trois décennies d’interdiction, la baignade dans la Seine est sur le point de devenir une réalité, un objectif que la Mairie de Paris a fortement lié à l'héritage des Jeux Olympiques de 2024. Mais au-delà de l’exploit environnemental et sportif, une question se pose : quel est le véritable prix de ce rêve aquatique ? Un rapport cinglant de la Chambre régionale des comptes d’Île-de-France vient de dévoiler la facture.Le premier chiffre à retenir est sidérant : le coût global du "plan baignade" piloté par la Ville de Paris avoisine les 100 millions d’euros. Une somme colossale. Ce rapport, publié récemment, permet de détailler cet investissement massif. La majorité des fonds, soit 84 millions d’euros, a été dirigée vers les travaux de dépollution nécessaires pour garantir la propreté du fleuve pour les épreuves des Jeux.L’aménagement des trois sites de baignade publics et permanents qui ont ouvert l'été dernier – situés à Bercy, Bras Marie et Pont de Grenelle – a coûté séparément 13 millions d’euros. Et l'addition ne s'arrête pas là. Une fois opérationnels, le fonctionnement de ces sites coûte à la collectivité pas moins de 5 millions d’euros par an.L'aspect le plus frappant du rapport concerne le coût unitaire de cette prestation. Malgré la gratuité pour les usagers, l'opération est extrêmement onéreuse pour les contribuables. Selon les calculs de la Chambre régionale des comptes, chaque baigneur coûte entre 28 et 56 euros à la Mairie de Paris.Pourquoi une telle variation et un coût si élevé ? L’explication réside dans la fiabilité sanitaire incertaine du fleuve. L'été dernier, les trois sites ont dû être fermés entre 30 % et 45 % du temps, le plus souvent en raison d'une qualité d'eau jugée insuffisante. Moins le site est ouvert, plus le coût par baigneur explose. À titre de comparaison, le rapport note que ce coût est au moins trois fois supérieur à celui d'une politique de sécurité publique standard.Finalement, le rapport soulève de graves doutes sur la pérennité du projet. La Cour des comptes affirme que "l’organisation de la baignade pérenne dans la Seine […] s’avère coûteuse pour un résultat incertain". Pire, la Cour met en lumière que le classement de l’eau est parfois "simulé" avant l'ouverture, car aucune donnée bactériologique ne permet d'établir formellement la conformité aux seuils de la directive européenne de 2006.En somme, Paris a déboursé près de 100 millions d’euros pour offrir une baignade chère, peu fréquente, et dont la sécurité sanitaire reste, pour l’instant, un pari. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Aujourd'hui, nous abordons l'une des propositions de réforme sociale les plus clivantes : le plafonnement des aides sociales – RSA, APL, allocations familiales, etc. – à 1 500 euros par mois et par foyer. Faut-il y voir une mesure de bon sens budgétaire ou une menace pour les plus fragiles ?Les partisans de ce plafonnement, dont la figure de proue est Agnès Verdier-Molinié de la Fondation iFRAP, avancent un argument de poids : celui de l'économie publique. Cette mesure permettrait de réaliser une dizaine de milliards d’euros d'économies par an. C'est un montant colossal qui pourrait soulager les finances publiques, confrontées à une dette massive.Mais au-delà de l'aspect purement comptable, cette proposition répond à une forte attente populaire. Un sondage réalisé par Odoxa pour la Fondation iFRAP a montré que 72% des Français se disent favorables à un tel plafonnement. Cette adhésion majoritaire s'explique souvent par la volonté de mettre fin à ce que certains appellent l'« assistanat » : l'idée qu'il ne doit jamais être plus avantageux de percevoir des aides que d'occuper un emploi. Le plafonnement servirait donc à rétablir une justice sociale par le travail en garantissant que le revenu du travail reste toujours supérieur au revenu issu uniquement des transferts sociaux.Cependant, les économistes et les associations de lutte contre la pauvreté mettent en garde contre les effets pervers d'une mesure aussi uniforme. L'aide sociale n'est pas un bloc unique ; elle est constituée de dispositifs ciblés pour des besoins précis. Par exemple, l'APL est liée au coût du logement, et les allocations familiales au nombre d'enfants.Plafonner à 1 500 euros pourrait se révéler une catastrophe pour les foyers les plus vulnérables. Imaginons une mère isolée avec trois enfants vivant dans une zone où les loyers sont élevés. Son cumul d'aides peut dépasser ce seuil non pas par 'luxe', mais par la nécessité structurelle de couvrir le loyer, la garde d'enfants et les dépenses alimentaires. En imposant un plafond, on risque de plonger ces familles directement dans la grande précarité, voire de les empêcher de se loger dignement.La question n'est donc pas seulement de savoir si l'État peut économiser 10 milliards d'euros, mais si ces économies ne se feront pas au prix d'une augmentation de la pauvreté, engendrant à terme des coûts sociaux encore plus élevés.Le débat sur le plafonnement incarne la tension classique entre la rigueur budgétaire souhaitée par une majorité de Français et l'impératif de solidarité nationale. La solution réside peut-être dans une réforme plus fine, qui distinguerait les aides selon leur finalité – garantir le minimum vital, encourager le retour à l'emploi, ou compenser les charges familiales. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
L'austérité désigne un ensemble de politiques économiques drastiques mises en place par un gouvernement pour réduire son déficit budgétaire et sa dette publique. Elle se traduit principalement par une forte diminution des dépenses publiques et/ou une augmentation des impôts. Le terme est souvent employé péjorativement car ces mesures sont douloureuses pour la population.L'objectif premier de l'austérité est de restaurer la confiance des marchés financiers et des créanciers dans la capacité d'un État à rembourser sa dette. En réduisant les dépenses, l'État vise un retour à l'équilibre budgétaire (ou excédent), ce qui est censé stabiliser la situation financière du pays et réduire les taux d'intérêt auxquels il emprunte. Ces politiques sont généralement adoptées après une crise économique majeure ou en cas de dette jugée insoutenable.Les mesures d'austérité agissent sur deux leviers principaux :1. Réduction des dépenses publiques :Gel ou baisse des salaires des fonctionnaires.Coupes budgétaires dans les services publics (santé, éducation, défense).Réduction des prestations sociales (allocations chômage, retraites).2. Augmentation des recettes :Augmentation des impôts directs ou indirects (hausse de la TVA, par exemple).Un exemple emblématique est la Grèce après la crise de 2008. Sous la pression de la Troïka (FMI, Banque Centrale Européenne, Commission Européenne), le pays a dû mettre en œuvre des programmes d'austérité massifs. Entre 2010 et 2017, les dépenses publiques ont été réduites de l'équivalent de 16 points de son PIB, entraînant une hausse spectaculaire du chômage. Le taux de chômage en Grèce a ainsi atteint un pic de près de 28% en 2013.Si l'austérité peut rassurer les créanciers, elle a souvent pour effet de freiner l'activité économique (on parle de récession ou de dépression). En retirant de l'argent de l'économie (moins de dépenses publiques, impôts plus élevés), la demande globale diminue. Les entreprises vendent moins, réduisent leurs investissements et licencient, faisant grimper le chômage et la pauvreté. C'est l'un des débats majeurs en économie : l'austérité aggrave-t-elle la crise qu'elle est censée résoudre ?Le Royaume-Uni, qui a mis en place des coupes budgétaires importantes à partir de 2010 pour réduire son déficit, a vu sa croissance stagner, tandis que les services publics, comme les hôpitaux et les écoles, ont fait face à des pénuries de financement importantes.En résumé, l'austérité est un remède amer visant à guérir les finances publiques, mais dont les effets secondaires sont souvent une détérioration du niveau de vie et un ralentissement de la croissance. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Aujourd'hui, nous abordons un cas concret qui illustre les risques inhérents à la dématérialisation de l'argent : l'incapacité de certains parents à récupérer l'argent de poche de leurs enfants suite à la liquidation judiciaire de l'application Kard en septembre dernier.Kard proposait un service séduisant : une carte bancaire pour adolescents, permettant aux parents de verser l'argent de poche sans utiliser d'espèces, une pratique de plus en plus courante. Pour des parents comme Aurélie, cette solution offrait simplicité et contrôle sur les petites dépenses de leur enfant. Cependant, la faillite de Kard, révélée par sa liquidation par le tribunal de commerce d'Évreux, a plongé de nombreux utilisateurs dans l'incertitude.L'échec de Kard est d'autant plus retentissant qu'il s'agissait d'une success story. L'entreprise avait séduit plus de 200 000 familles et avait rapidement dépassé le cap du million de transactions fin 2020. Ce succès fulgurant était soutenu par des investissements conséquents, dont une levée de 3 millions d'euros. Malgré cette croissance, la FinTech n'a pas trouvé de modèle économique durable. C'est le redressement judiciaire d'un prestataire informatique essentiel, Bankable, qui a servi de catalyseur à la crise, menant à la liquidation en septembre 2025. Le manque de communication post-faillite a causé de graves problèmes, notamment lorsque des fonds ont été virés après la date officielle de faillite, avec une fenêtre de retrait des fonds souvent manquée par les clients.Le cœur du problème réside dans le manque de communication et la confusion opérationnelle engendrés par la cessation d'activité. Des parents ont continué de virer de l'argent, ignorant que l'entreprise avait fait faillite, créant un sentiment d'abandon et d'inquiétude, d'autant que le service client est devenu injoignable.Il est important de souligner que, légalement, l'argent n'a pas disparu. Pour proposer ses services de paiement, Kard s'appuyait sur une société de services, Okali, qui est une filiale du Crédit agricole. Le Crédit agricole a affirmé que tous les fonds sont protégés par Okali. C'est donc Okali qui invite désormais les clients à la contacter par email pour entamer la procédure de récupération des sommes.Cependant, le fossé entre la garantie théorique des fonds et la réalité de l'attente et des démarches administratives génère de la frustration. Ce cas est "symbolique", car il met en lumière la vulnérabilité des économies des plus jeunes lorsque l'intermédiaire financier fait défaut. La défaillance de Kard n'est donc pas seulement une affaire d'argent bloqué, c'est aussi un problème de confiance ébranlée dans l'écosystème des nouvelles technologies financières. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Au printemps 2025, les Français ont mis de côté une part de leur revenu jamais atteinte depuis un demi-siècle. Leur taux d’épargne a grimpé à 18,9 % au deuxième trimestre, un niveau comparable aux sommets observés dans les années 1970, hors période exceptionnelle du Covid. Pour la Banque de France, cette prudence renforcée se traduit par un patrimoine financier total de 6.430 milliards d’euros, un volume colossal qui s’invite désormais au cœur des discussions budgétaires.Selon de nombreux économistes, cette accumulation est largement le reflet d’un climat d’incertitude généralisé. La succession de crises — pandémie, inflation persistante, conflits en Ukraine et au Moyen-Orient, tensions politiques internes — pousse les ménages à renforcer leur matelas de sécurité. Le Cercle de l’épargne souligne que cette anxiété collective alimente directement la hausse du taux d’épargne.Où va tout cet argent ? L’assurance vie reste le placement préféré, avec plus de 2.000 milliards d’euros d’encours. Vient ensuite l’épargne réglementée : Livret A, LDDS et Livret d’épargne populaire, qui totalisent près de 700 milliards d’euros. À côté de cela, les Français laissent aussi de vastes sommes dormir sur leurs comptes courants : près de 750 milliards d’euros au premier trimestre 2025, argent non rémunéré et donc improductif.Cette épargne ne reste pas inactive. Les contrats d’assurance vie financent majoritairement les entreprises (63 % des encours) et, dans une moindre mesure, les dettes publiques. De leur côté, les livrets réglementés, dont une grande partie est centralisée à la Caisse des dépôts, servent notamment à financer le logement social et des investissements publics de long terme. Le reste est géré par les banques, qui y voient un levier essentiel pour le financement de l’économie.Face à cette masse d’argent, le monde politique se divise. Certains imaginent de nouveaux outils dédiés, notamment pour soutenir les dépenses de défense. D’autres optent pour des mesures fiscales. Les députés ont ainsi validé une hausse de CSG ciblée sur les revenus du capital, censée rapporter près de 3 milliards d’euros dès 2026. Ils ont également voté un nouvel « impôt sur la fortune improductive » touchant les patrimoines supérieurs à 2 millions d’euros, incluant les contrats d’assurance vie en fonds euros.Ces décisions provoquent une levée de boucliers du secteur financier. Les représentants des banques et experts dénoncent un risque de déstabilisation : selon eux, taxer les fonds euros reviendrait à pénaliser un placement qui finance directement entreprises et dettes publiques. Pire encore, cela pourrait pousser les épargnants vers des produits plus risqués, avec à la clé un danger systémique.L’épargne française, longtemps perçue comme une force, devient ainsi un terrain d’affrontements politiques, économiques et idéologiques. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
L’arrivée de SHEIN au sein du grand magasin BHV Marais à Paris est présentée comme un pari stratégique fort — mais peut-on déjà parler de succès commercial ? Passons en revue les faits, les enjeux et les freins à ce jour.D’un côté, BHV, propriété du groupe Société des Grands Magasins (SGM), a annoncé que 50 000 clients se seraient rendus dès le premier jour dans l’espace SHEIN inauguré début novembre 2025, un signe encourageant d’afflux de trafic.L’objectif affiché est clair : revitaliser le magasin en captant une clientèle plus jeune, habituée à l’e-commerce, et faire du BHV un point de rendez-vous branché pour la mode à prix ultra-compétitifs.Mais l’autre côté de la médaille est beaucoup moins limpide. Dès l’annonce de ce partenariat, plusieurs marques partenaires du BHV ont annoncé leur retrait, dénonçant un choix contraire à leurs valeurs ou à celles de la filière de la mode française.Plus grave encore, les premiers retours terrain relèvent des déceptions du côté des clients habituels : l’offre de SHEIN dans le magasin serait limitée — pas de mode homme, peu de grandes tailles, des prix moins agressifs que sur le site en ligne.Ajoutons à cela un contexte réglementaire et médiatique défavorable. En France, SHEIN fait l’objet d’une procédure de suspension, après la découverte de poupées à caractère pédopornographique sur sa plateforme. Le gouvernement menace de bloquer l’accès si ces manquements persistent.Le climat général est donc loin d’être propice à un lancement serein.Sur le plan commercial, donc : oui, l’installation de SHEIN au BHV a permis d’attirer un flot remarquable de clients et de marquer les esprits. Mais non, on ne peut pas parler d’un succès pleinement validé pour l’instant. Le modèle reste fragile et dépendant de plusieurs leviers : adaptation de l’offre à la clientèle magasin, gestion de l’image (face à l’opposition de l’industrie locale), et conformité réglementaire.En résumé, pour votre podcast sur l’économie : l’arrivée de SHEIN au BHV est un coup d’éclat stratégique, un « buzz » marketing puissant. Toutefois, elle se heurte à des vents contraires (fuite de marques, critiques d’éthique, offre encore trop segmentée). Le vrai succès commercial — pérenne et rentable — reste à confirmer dans les mois à venir. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Zhimin Qian, surnommée la « déesse de la richesse », est devenue l’une des fraudeuses les plus recherchées de Chine avant d’être rattrapée par la justice britannique. Son arrestation et sa récente condamnation mettent un terme à une affaire hors norme mêlant escroquerie financière, fuite internationale et opérations de blanchiment utilisant les cryptomonnaies. Voici pourquoi elle vient d’être lourdement condamnée.Pendant des années, Zhimin Qian a cultivé une image de femme d’affaires flamboyante : soirées luxueuses, voitures de prestige, voyages incessants, bijoux hors de prix. Son opulence n’était pourtant pas le fruit d’un empire économique réel, mais d’une fraude pyramidale d’une ampleur exceptionnelle. Elle avait monté en Chine un système Ponzi sophistiqué, promettant à ses victimes des rendements extraordinaires en échange d’investissements présentés comme sûrs. Comme dans tout schéma Ponzi, les premiers investisseurs étaient payés avec l’argent des suivants, créant une illusion de rentabilité… jusqu’à ce que le système s’effondre.Lorsque les autorités chinoises ont commencé à enquêter, Qian a pris la fuite. Pendant plusieurs années, elle a disparu des radars, franchissant les frontières avec de faux papiers et transférant son butin vers des circuits difficiles à tracer. Un élément clé de sa cavale : la conversion d’une partie massive des fonds détournés en bitcoins, afin de compliquer le travail des enquêteurs. Cette stratégie lui a permis de dissimuler des millions et de continuer à financer son train de vie malgré la pression judiciaire qui montait.Sa cavale s’est finalement achevée au Royaume-Uni, où elle a été arrêtée après une opération longue et délicate associant services britanniques et demandes d’entraide internationale. Les enquêteurs ont découvert qu’elle tentait de recycler ses fonds illicites via des sociétés-écrans, des comptes bancaires ouverts sous de multiples identités et des portefeuilles de cryptomonnaies destinés à brouiller l’origine des capitaux.Le tribunal britannique l’a reconnue coupable de blanchiment d’argent à une échelle considérable. Bien que la fraude Ponzi elle-même ait été commise en Chine, le Royaume-Uni a pu la juger pour les opérations de blanchiment réalisées sur son territoire. Le jugement souligne que Qian a manipulé des victimes, caché systématiquement ses actifs et exploité la technologie des cryptomonnaies pour entraver la justice.Sa condamnation, particulièrement lourde, marque l’un des dossiers de fraude financière internationale les plus emblématiques de ces dernières années. Elle envoie aussi un message clair : même derrière les pseudonymes glamour et les promesses de richesse, les criminels financiers ne peuvent indéfiniment échapper à la loi. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le débat autour du rôle d’Alibaba dans les activités de l’armée chinoise a ressurgi après la publication d’un article du Financial Times. Le quotidien britannique affirmait que le géant du commerce en ligne fournirait un appui technique à certaines opérations menées par Pékin contre des cibles américaines. Pour étayer ces accusations, le journal s’appuyait sur une note interne de la Maison-Blanche, bien que ses auteurs reconnaissent ne pas avoir pu vérifier ces éléments de manière indépendante.Selon les allégations relayées dans l’article, Alibaba transmettrait au gouvernement et à l’armée des informations sensibles issues de sa plateforme, notamment des adresses IP et des historiques d’achat d’utilisateurs. Une telle coopération, si elle était avérée, représenterait selon Washington une potentielle menace pour la sécurité nationale américaine. Mais tout reste au stade des affirmations non corroborées et ne repose sur aucune preuve publique.Alibaba a immédiatement contesté ces accusations. Un porte-parole du groupe, interrogé par l’AFP, a qualifié l’ensemble des éléments rapportés de « complètement faux ». L’entreprise estime même que cette affaire serait instrumentalisée dans le cadre d’une campagne de communication hostile, visant à fragiliser le rapprochement commercial engagé récemment entre Donald Trump et Xi Jinping, après plusieurs mois de tensions et de surenchère tarifaire.La Chine a également réagi. Un représentant de l’ambassade chinoise à Washington a rappelé sur le réseau X que Pékin n’avait jamais exigé, ni n’exigerait, que des entreprises collectent ou transmettent des données à l’étranger en contournant les lois locales. Les autorités chinoises affirment régulièrement qu’elles ne forcent pas les entreprises privées, y compris les géants technologiques, à coopérer illégalement avec l’État.Ce climat tendu intervient alors que la rivalité technologique entre les États-Unis et la Chine atteint un niveau inédit. Les deux pays se disputent la domination dans des secteurs stratégiques comme les semi-conducteurs, le cloud et surtout l’intelligence artificielle. Le même jour, la start-up américaine Anthropic a indiqué avoir contré une tentative de cyberespionnage conduite en grande partie par une IA, opération attribuée à un groupe baptisé GTG-1002 et supposé lié à l’appareil étatique chinois.Interrogé sur ces accusations de cyberespionnage et sur le rôle potentiel d’Alibaba, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a déclaré ne pas avoir connaissance de ce dossier. Il a rappelé que Pékin se dit engagé dans la lutte contre les activités de piratage informatique.À ce stade, ni preuve publique ni confirmation officielle ne viennent étayer les affirmations initiales du Financial Times. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Depuis quelque temps, une vidéo devenue virale affirme qu’une nouvelle taxe frappera tous les paiements par carte bancaire en France à partir du 1er janvier 2026. Diffusée initialement par un compte appelé « Le Rapide », puis relayée sur Facebook, Instagram, YouTube et même dans des groupes de discussion, elle annonce l’instauration d’une « microtaxe transactionnelle » de 0,5 % sur chaque paiement électronique. Selon cette vidéo, aucun paiement n’échapperait à cette prétendue mesure : ni le sans contact, ni les paiements via smartphone, ni les achats en magasin, au restaurant ou en ligne. Plus on paierait par carte, plus on paierait de taxe, affirme la voix off.En réalité, cette annonce ne repose sur aucun fondement légal. Aucune trace d’une telle mesure n’existe sur les sites officiels comme Légifrance ou l’Assemblée nationale. Aucun amendement du projet de loi de finances pour 2026 ne mentionne l’idée de taxer chaque paiement par carte bancaire. Il s’agit donc d’une rumeur, dénuée de tout texte ou décision politique concrète.Pour autant, l’idée d’une microtaxe sur les transactions n’est pas entièrement nouvelle. Le ministère de l’Économie rappelle qu’un amendement allant dans ce sens avait été déposé l’an dernier dans le cadre du Projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2025. Ce texte, porté par le sénateur Michel Canévet, proposait effectivement de taxer chaque paiement par carte. Mais il avait été rejeté par le Sénat, et aucune mesure de ce type n’a depuis été reprise ou soutenue par le gouvernement. Bercy confirme d’ailleurs qu’aucune décision n’est envisagée aujourd’hui pour créer une telle taxe.Cette idée de prélèvement sur les paiements électroniques a aussi été évoquée ailleurs, notamment en Suisse, où une initiative similaire avait été proposée en 2020. Toutefois, elle n’a jamais été appliquée non plus.Reste la question du fameux « 0,5 % » mentionné dans la vidéo. Ce pourcentage ne correspond pas à une taxe gouvernementale, mais aux frais que les commerçants paient déjà lorsqu’un client utilise une carte bancaire. Ces frais, qui peuvent varier entre 0,5 % et 1,5 % selon les cas, comprennent trois éléments : la commission d’interchange, les frais de réseau et la marge prélevée par la banque du commerçant. Ce coût est supporté par les professionnels, non par les particuliers, et il n’existe actuellement aucune mesure visant à y ajouter une taxe supplémentaire.En résumé, aucune taxe sur les paiements par carte n’entrera en vigueur en France en janvier 2026. La rumeur provient d’une confusion entre un amendement rejeté et les frais habituels payés par les commerçants. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Les chiffres sont sans appel : à la retraite, les hommes perçoivent en moyenne des pensions 62 % plus élevées que celles des femmes. C’est le constat alarmant d’une étude récente de la Fondation des femmes, qui met en lumière un déséquilibre persistant et profond entre les sexes dans le système de retraite français. Loin de corriger les inégalités économiques vécues tout au long de la vie professionnelle, notre modèle social semble, au contraire, les amplifier.Ce fossé prend racine bien avant la fin de carrière. Il reflète d’abord les inégalités salariales, mais aussi la réalité des parcours professionnels féminins. Les femmes connaissent plus souvent des interruptions de carrière — congés parentaux, périodes de temps partiel, emplois précaires — qui réduisent mécaniquement le montant de leurs cotisations. Le système, conçu à l’origine dans l’après-guerre selon une vision familiale traditionnelle, favorise les carrières linéaires, continues, et donc plus typiquement masculines.Résultat : lorsqu’elles arrivent à l’âge de la retraite, les femmes touchent non seulement des pensions bien plus faibles, mais elles doivent souvent travailler plus longtemps pour valider leurs trimestres. En moyenne, elles partent huit mois après les hommes. Et parmi les retraités vivant avec moins de 1 000 euros par mois, 75 % sont des femmes. Autrement dit, la précarité financière chez les seniors a largement un visage féminin.Certes, certains mécanismes de compensation existent. Les pensions de réversion, versées au conjoint survivant, ou encore les droits familiaux pour les mères de plusieurs enfants, atténuent partiellement ces écarts. Mais ces mesures restent limitées : elles ne tiennent pas compte, par exemple, de la réalité des familles monoparentales, ni du fait que les carrières hachées sont de plus en plus fréquentes.À cela s’ajoute un autre déséquilibre, moins visible mais tout aussi lourd : celui du “travail invisible”. Même à la retraite, les femmes continuent d’assumer une part disproportionnée des tâches domestiques et du soin aux proches dépendants. Autrement dit, elles quittent le monde professionnel sans cesser de travailler — simplement, leur activité cesse d’être rémunérée.La Fondation des femmes plaide donc pour des réformes structurelles : valoriser davantage les périodes de congé parental dans le calcul des droits, renforcer les incitations à l’égalité salariale et repenser la place du travail non rémunéré dans les politiques publiques.En somme, oui : les hommes retraités gagnent nettement plus que les femmes. Et tant que les inégalités de carrière ne seront pas corrigées à la source, la retraite continuera d’en être le miroir grossissant. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Aux États-Unis, le mot shutdown désigne littéralement « la fermeture » du gouvernement fédéral. Mais derrière ce terme se cache un mécanisme bien particulier du système politique américain, lié à la manière dont le pays vote et dépense son budget.Chaque année, le Congrès américain – composé de la Chambre des représentants et du Sénat – doit adopter les lois de finances qui fixent les dépenses de l’État fédéral : salaires des fonctionnaires, fonctionnement des agences, programmes sociaux, armée, justice, etc. Si, pour une raison politique, le budget n’est pas voté à temps, alors les administrations concernées ne peuvent plus être financées. Résultat : elles ferment temporairement. C’est ce qu’on appelle le shutdown.Concrètement, lorsque le Congrès échoue à adopter un nouveau budget avant la date limite, une partie du gouvernement cesse de fonctionner. Les services jugés « non essentiels » ferment : les musées, les parcs nationaux, les bureaux administratifs, certaines recherches scientifiques. Des centaines de milliers de fonctionnaires sont placés en congé forcé, sans salaire. Les autres – policiers, militaires, contrôleurs aériens, hôpitaux publics – continuent de travailler, mais sans être payés immédiatement.Un shutdown ne concerne pas tout l’État américain, mais uniquement les activités dépendant du budget fédéral. Les services locaux (écoles, pompiers, police municipale) continuent, car ils relèvent des États ou des villes. En revanche, plus le shutdown dure, plus ses conséquences économiques s’accumulent : retards de paiement, chute de confiance, baisse de la consommation, blocage administratif pour des millions de citoyens.Pourquoi cela arrive-t-il ? Parce que, contrairement à d’autres pays, les États-Unis reposent sur un équilibre strict entre le pouvoir exécutif (le président) et le pouvoir législatif (le Congrès). Quand les deux ne s’entendent pas – par exemple, si la Maison Blanche et la Chambre des représentants appartiennent à des partis opposés – le budget peut devenir un instrument de pression politique. C’est souvent le cas : un camp bloque le financement pour obtenir des concessions sur un autre sujet, comme l’immigration, la dette ou les dépenses militaires.Depuis les années 1980, les États-Unis ont connu une vingtaine de shutdowns. Certains ont duré quelques heures, d’autres plusieurs semaines, comme celui de 2018-2019, resté le plus long de l’histoire avec 35 jours d’arrêt partiel du gouvernement.En résumé, le shutdown est une arme politique autant qu’une crise budgétaire : c’est la conséquence directe d’un désaccord entre les pouvoirs américains, qui paralyse temporairement l’administration et rappelle la fragilité du compromis au cœur du système fédéral américain. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
L’Assemblée nationale a franchi une nouvelle étape dans la transparence alimentaire. Le vendredi 7 novembre 2025, les députés ont voté en faveur d’une mesure rendant obligatoire l’affichage du Nutri-Score sur la quasi-totalité des produits alimentaires. L’objectif est simple : permettre aux consommateurs de savoir ce qu’ils mangent, et de comparer plus facilement la qualité nutritionnelle des aliments qu’ils achètent.Le Nutri-Score, ce logo coloré allant de la lettre A (meilleur équilibre nutritionnel) à E (moins favorable), était jusqu’ici facultatif. Désormais, il devra apparaître sur la majorité des emballages. C’est la députée écologiste Sabrina Sebaihi qui a défendu cette mesure, estimant que “les grandes marques comme Coca-Cola ou Ferrero continuent d’échapper à la règle, alors que leurs produits sont clairement néfastes pour la santé”.Cependant, le texte ne s’appliquera pas à tous les produits. Un sous-amendement porté par le député Renaissance Jean-François Rousset prévoit d’exclure de cette obligation les aliments bénéficiant d’un signe de qualité officiel, comme les AOP (Appellation d’Origine Protégée), les AOC ou les IGP. Ces produits du terroir, considérés comme emblématiques du patrimoine gastronomique français, ne seront donc pas comparés aux aliments ultra-transformés. “On ne peut pas mettre sur le même plan un fromage fermier et une barre chocolatée industrielle”, a résumé le député.Cette exception a été largement saluée dans l’hémicycle, où plusieurs élus ont rappelé l’importance de préserver les savoir-faire locaux. Mais la mesure n’a pas fait l’unanimité. La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a mis en garde contre un possible conflit avec le droit européen, qui pourrait sanctionner la France pour avoir rendu le Nutri-Score obligatoire sans accord communautaire.Certains députés, notamment du camp Les Républicains, ont également souligné la difficulté technique et financière d’une telle mise en œuvre pour les entreprises, évoquant un “casse-tête logistique”.Cette décision illustre un débat plus large : comment concilier santé publique et défense du patrimoine gastronomique ? Les écologistes et les socialistes voient dans cette réforme un pas en avant vers une alimentation plus transparente. D’autres y voient une contrainte supplémentaire pour les industriels et les artisans.En rendant le Nutri-Score quasi universel, la France envoie toutefois un message fort : l’information du consommateur devient une priorité nationale, mais pas au prix d’effacer la richesse de ses terroirs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le 7 novembre, l’Assemblée nationale a voté l’instauration d’une taxe sur les boissons énergisantes alcoolisées, un texte inséré dans le cadre du projet de budget de la sécurité sociale. L’objectif : contrer l’essor de produits hybrides mêlant alcool fort, stimulants et sucres aromatisés, jugés particulièrement préoccupants pour les jeunes.Les députés ont adopté un amendement qui étend le champ d’une taxe déjà envisageable pour les « premix » — ces mélanges alcoolisés sucrés — au cas où ces boissons contiennent également des substances actives à effet stimulant, telles que la caféine, la taurine ou la guaranine. Un décret viendra fixer précisément la liste de ces ingrédients, afin de suivre l’évolution rapide des formules commerciales et éviter que les fabricants ne contournent la taxe.Pour l’un des rapporteurs du budget, la mesure lutte contre « un vrai fléau pour la jeunesse », selon ses propres mots. L’amendement a été porté par le président de la commission des Affaires sociales et recueilli grâce aux voix des députés de gauche, des Modem, des indépendants proches de l’aile Liot, ainsi que d’une large part de la majorité (Renaissance et Horizons). En revanche, les groupes des Républicains, du Rassemblement national et ses alliés ont exprimé leur refus. Marine Le Pen l’a qualifié de « moralement condamnable » : pour elle, soit ces boissons sont nocives et il faut les interdire, soit elles ne le sont pas et il n’y a aucune raison de les taxer.De son côté, la ministre de la Santé a observé la mesure avec prudence : bien qu’elle reconnaisse que ces produits visent en priorité les jeunes, elle a rappelé que l’alcool est déjà interdit aux moins de 18 ans et souligné que « la fiscalité comportementale ne fait pas une politique de prévention ». Selon elle, taxer ces boissons n’est pas à proprement parler une mesure de prévention mais un outil fiscal — dont l’efficacité sur la consommation reste incertaine, certaines taxes rapportant bien mais ne réduisant pas nécessairement l’usage.En résumé : le gouvernement et le Parlement adoptent un nouveau levier fiscal pour ce segment particulier de boissons — mélange alcool + stimulant + sucre — afin de prévenir un usage jugé dangereux chez les jeunes. Mais la tension reste vivace entre l’approche punitive/fiscale et l’approche éducative/contrôle. L’amendement met en place un cadre adaptable — via décret — pour suivre l’innovation des produits, tandis qu’une partie de l’opposition questionne la logique même de « taxer plutôt qu’interdire ». Le débat illustre à nouveau la difficulté à équilibrer « ramener de l’argent » et « protéger la santé publique ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Michael Burry est de retour sous le feu des projecteurs. Le gestionnaire d'un fonds d'investissement rendu célèbre pour avoir parié avec succès contre le marché immobilier américain avant la crise de 2008, pense aujourd’hui que les géants de l’intelligence artificielle... Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
En 2025, le rapport entre achat et location bascule à nouveau en faveur des propriétaires. Après plusieurs années où la hausse des taux d’intérêt avait freiné le marché immobilier, la tendance s’inverse. Selon les dernières analyses du courtier Meilleurtaux, un acheteur met désormais un peu plus de 12 ans à rentabiliser son investissement, contre près de 15 ans l’année précédente. Ce raccourcissement de plus de deux ans marque un véritable tournant pour les ménages, porté par la détente des taux, la stabilisation des prix et la progression continue des loyers.Pendant la période 2022-2023, le coût du crédit avait explosé, rendant l’achat beaucoup moins attractif que la location. Aujourd’hui, la combinaison d’un crédit plus abordable et d’un marché locatif sous tension redonne de l’air aux candidats à la propriété. En d’autres termes, payer des mensualités d’emprunt redevient, dans de nombreuses villes, plus intéressant que verser un loyer à fonds perdu. Cette amélioration traduit un retour à l’équilibre après les excès des dernières années : la rentabilité moyenne d’un achat, tombée à trois ans seulement en 2020, avait ensuite grimpé à plus de quinze ans à cause du durcissement des conditions de financement.Cependant, la situation n’est pas uniforme sur tout le territoire. Les écarts entre les grandes métropoles se creusent. Dans 24 villes sur 32 étudiées, acheter devient plus rapidement rentable : à Lille et Grenoble, la durée nécessaire pour amortir un achat a chuté d’environ neuf ans ; à Tours, Rouen, Caen et même à Paris, l’avantage s’est amélioré de plus de cinq ans. Cette embellie s’explique par la légère détente du crédit, qui facilite à nouveau l’accès à la propriété.Mais dans les marchés les plus chers – Paris, Aix-en-Provence, Nice ou Bordeaux – les prix élevés prolongent encore la période d’amortissement, au-delà de 18 ans. Dans ces villes où la mobilité est forte, la location reste une option cohérente, au moins à moyen terme. À l’inverse, dans des zones plus abordables, acheter demeure une stratégie patrimoniale solide, surtout dans une perspective de long terme.Certaines communes font néanmoins figure d’exception. Au Mans ou à Orléans, la rentabilité de l’achat s’est dégradée, la faute à des loyers encadrés ou à une demande moins dynamique.Globalement, les Français reviennent vers la propriété. Dans un contexte où les loyers ne cessent d’augmenter, devenir propriétaire apparaît à nouveau comme un moyen de se stabiliser, de se protéger contre l’inflation et de se projeter sereinement dans l’avenir. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Les ETF, ou “Exchange Traded Funds”, connaissent depuis une vingtaine d’années un succès fulgurant en bourse, au point de bouleverser le paysage de l’investissement mondial. Leur croissance s’explique par une combinaison de simplicité, de coûts réduits et d’efficacité qui séduit aussi bien les petits épargnants que les grands investisseurs institutionnels.Un ETF est un fonds coté en bourse qui réplique la performance d’un indice, comme le S&P 500, le CAC 40 ou le MSCI World. Au lieu de chercher à battre le marché, comme le fait un gérant actif, il se contente de suivre mécaniquement un panier d’actions représentatif. Ce modèle de gestion dite “passive” est l’un des grands atouts des ETF : il élimine la subjectivité du choix des titres et réduit fortement les frais de gestion. Alors qu’un fonds traditionnel prélève souvent entre 1 % et 2 % de frais annuels, un ETF coûte rarement plus de 0,2 %. Sur le long terme, cette différence de coût devient déterminante pour la performance nette des investisseurs.Leur deuxième force, c’est la liquidité. Les ETF se négocient en continu, comme une action, tout au long de la journée de bourse. Cela permet d’acheter ou vendre instantanément un portefeuille diversifié, ce qui était autrefois réservé aux professionnels. L’investisseur particulier peut, en un seul ordre, détenir plusieurs centaines de sociétés réparties dans le monde, sans devoir acheter chaque action individuellement.À cela s’ajoute la transparence : la composition du fonds est publique, l’indice qu’il suit est connu, et sa performance peut être vérifiée en temps réel. Les ETF apportent ainsi une confiance et une clarté rarement atteintes dans la gestion traditionnelle, souvent critiquée pour son opacité.Enfin, leur souplesse en fait un outil universel : il existe des ETF sur presque tout — actions, obligations, matières premières, thématiques (IA, écologie, défense), ou stratégies géographiques. Cela permet de construire un portefeuille complet et cohérent à moindre coût, avec un niveau de diversification difficilement égalable autrement.En somme, les ETF incarnent une révolution silencieuse : celle de la démocratisation de l’investissement. En rendant accessible ce que seuls les gérants professionnels pouvaient autrefois faire, ils ont réconcilié beaucoup d’épargnants avec la bourse. Leur succès repose sur une idée simple : plutôt que de parier sur qui battra le marché, mieux vaut s’en faire un allié, et le suivre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
En 2018, la Belgique a conclu un contrat de près de 5,6 milliards d’euros pour l’achat de 34 chasseurs F-35A, dans l’ambition de donner à sa composante aérienne un bond technologique majeur. Ces appareils de cinquième génération, fabriqués par Lockheed Martin aux États-Unis, symbolisaient un renouveau de l’armée de l’air belge. Le problème ? Un obstacle inattendu et géographique : le pays manque tout simplement d’espace aérien pour les exploiter pleinement.La Belgique, avec ses 30 843 km² et quelque 300 km d’un bout à l’autre du pays, ne dispose pas d’un volume d’espace aérien vide suffisant pour mener des entraînements à grande échelle avec des F-35. Ces vols impliquent des manœuvres rapides, à haute altitude, des combats simulés air-air, air-sol, autant d’exercices difficiles à caler dans un pays densément peuplé où le trafic civil est déjà important.Concrètement, cela signifie que, bien que les premiers appareils aient commencé à être livrés, la Belgique a reconnu que son propre espace aérien ne permettrait pas un entraînement complet de ces machines. Le ministre de la Défense, Theo Francken, l’a admis : « Ça ne sera pas suffisant pour accueillir toutes les missions d’entraînement avec le F-35. » Pour remédier à cela, la Belgique entame des discussions avec des alliés comme les Pays-Bas, la Norvège ou l’Italie afin d’utiliser leur espace aérien.Mais au-delà de la taille du territoire, d’autres facteurs aggravent la situation : l’air belge est très dense en trafic civil (survols internationaux, corridors aériens), ce qui impose des contraintes à l’usage militaire. En outre, la mise à niveau des infrastructures au sol – bases adaptées, simulateurs, zones d’exclusion civile – pour un avion aussi sophistiqué représente un défi budgétaire et logistique.Toutefois, tout n’est pas bloqué. Les autorités belges soulignent que cela ne compromet pas la valeur de l’équipement. Le F-35 reste “le meilleur avion de sa catégorie”, et la solution passe par une coopération internationale : entraînement à l’étranger et phases de vol limitées en Belgique.En résumé, la Belgique a acheté la Ferrari des chasseurs, mais sans disposer du circuit adapté. C’est plus coûteux et plus complexe, mais techniquement faisable. Le problème n’est pas tant la possession des avions que la capacité à s’en servir dans des conditions optimales. Un petit pays, un avion grand format, et la nécessité de s’appuyer sur des partenaires pour faire décoller pleinement cet investissement stratégique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Nvidia est une entreprise américaine fondée en 1993, histortiquement spécialisée dans les processeurs graphiques et devenue un acteur central de l’intelligence artificielle et du calcul haute performance. bat tous les records pour une société cotée : 5 000 milliards de dollars de valorisation, dont 1 000 milliards supplémentaires en trois mois... Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
En fin de semaine dernière, l’Assemblée nationale a validé la création d’un nouvel impôt baptisé “impôt sur la fortune improductive”. Cet impôt remplace l’actuel Impôt sur la fortune immobilière (IFI) et vise à élargir l’assiette des biens taxés. Concrètement, alors que l’IFI ne prenait en compte que les biens immobiliers non affectés à une activité professionnelle, ce nouveau dispositif entend inclure les « actifs improductifs » — tels que bijoux, œuvres d’art, yachts, crypto-monnaies, assurances-vie parfois, et biens immobiliers restés inactifs — dans l’assiette de taxation.Le raisonnement derrière cette réforme est de taxer davantage les biens qui, d’un point de vue économique ou social, ne génèrent pas d’activité productive, d’emplois ou de revenus. Autrement dit, l’État cherche à repérer et à imposer ce que l’on pourrait appeler « le patrimoine dormant ». D’où le mot « improductive ». Cette approche répond à deux préoccupations : la justice fiscale — faire contribuer davantage ceux qui détiennent des biens mais ne les utilisent pas pour produire — et le besoin de recettes publiques dans un contexte budgétaire tendu.Mais attention : cette réforme n’est pas simplement additive. Le texte prévoit également un abaissement des taux de prélèvement pour les très hauts patrimoines, de l’ordre d’un tiers environ, ce qui tempère l’effet global pour certains contribuables. Cela crée une tension : d’un côté, l’État élargit l’assiette — de l’autre, il baisse le taux. Résultat : l’effet net sur les recettes reste flou.Sur le plan politique, le vote a été singulier : une coalition inédite de députés de divers groupes — du Modem, du PS, du RN, des LIOT — a soutenu l’amendement. Certains à gauche estiment que ce nouvel impôt affaiblit l’IFI, voire qu’il ne va pas assez loin, tandis que d’autres applaudissent un retour de la taxation du patrimoine. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Voici les 3 premiers podcasts du label Audio Sapiens:1/ SurvivreApple Podcasts:https://podcasts.apple.com/us/podcast/survivre-histoires-vraies/id1849332822Spotify:https://open.spotify.com/show/6m4YqFSEFm6ZWSkqTiOWQR2/ A la lueur de l'HistoireApple Podcasts:https://podcasts.apple.com/us/podcast/a-la-lueur-de-lhistoire/id1849342597Spotify:https://open.spotify.com/show/7HtLCQUQ0EFFS7Hent5mWd3/ Entrez dans la légendeApple Podcasts:https://open.spotify.com/show/0NCBjxciPo4LCRiHipFpoqSpotify:https://open.spotify.com/show/0NCBjxciPo4LCRiHipFpoqEt enfin, le site web du label ;)https://www.audio-sapiens.com Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.





Th u
Bonjour, il semble y avoir une duplication de contenu sur les derniers podcasts, les enregistrements sont tous les mêmes :/