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Santé-vous bien, le podcast santé du GHOL
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Santé-vous bien, le podcast santé du GHOL

Author: Groupement Hospitalier de l’Ouest Lémanique Podcasts

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Description


Santé-vous bien est depuis 2023 le podcast santé du Groupement Hospitalier de l'Ouest Lémanique (GHOL) dans le canton de Vaud en Suisse.


Le podcast santé du GHOL présente chaque mois son offre de soins, avec une attention apportée aux actions de prévention et tous les événements santé qui font l'actualité dans la région du Léman : Octobre Rose, Mars Bleu, Movember, Journée mondiale du rein, Journée mondiale de l'épilepsie,... En donnant la parole aux spécialistes médicaux et infirmiers, à travers des témoignages patientèle ou en échangeant avec les auditeurs et auditrices du podcast, Santé-vous bien a vocation à sensibiliser le grand public.


Suivez l'actualité médicale d'un hôpital suisse en écoutant des témoignages patients recueillis pour combattre des maladies rénales, cardiovasculaires, pulmonaires, le cancer, le cancer du sein, le cancer de la prostate, l'épilepsie, l'obésité, l'hypertension artérielle, l'AVC, etc... Suivez les parcours de personnes qui ont eu recours à l'orthopédie pour une prothèse de hanche ou du genou, de gens atteints de BPCO suivis en centre de pneumologie. Découvrez la vie de services comme la maternité, les soins intensifs, mais aussi la cuisine ou l'hôtellerie. Comprenez le travail d'un technicien en radiologie médicale, d'un instrumentiste au bloc opératoire, d'une sage-femme ou d'un logisticien.


Le GHOL assure l'exploitation commune de plusieurs établissements :
l'Hôpital de Nyon avec ses nombreux services pour une prise en charge en hospitalisation ou en ambulatoire : centre de l’obésité et du métabolisme de la Côte, chirurgie endocrinienne, chirurgie pariétale complexe, chirurgie proctologique et périnéologie, chirurgie reconstructive et esthétique, chirurgie viscérale, orthopédie et traumatologie, oto-rhino-laryngologie (ORL), chirurgie cervico-faciale, urologie, centre de consultations pédiatriques, école de l’asthme, maternité, obstétrique, pédiatrie hospitalière, cardiologie, endocrinologie, diabétologie, gastro-entérologie, centre d’endoscopie, infectiologie, médecine interne, néphrologie, neurologie, unité neurovasculaire certifiée Stroke Unit, oncologie, hématologie, soins intensifs reconnus SSMI, gériatrie, psychogériatrie, gynécologie générale et chirurgicale, urogynécologie, consultation d’urodynamique, satellite du Centre du sein des HUG, pneumologie aigüe et réhabilitation respiratoire, laboratoire d'analyses médicales, centre de prélèvements, anesthésiologie, anesthésie au bloc opératoire, hypnose, radiologie, médecine aéronautique, centre de dialyse, hémodialyse et dialyse péritonéale, cabinet d’hypnose médicale et médecine psychosociale, consultation prénatale de néonatologie, diététique, pédiatrie, physiothérapie, plaies et pansements, proctologie, urgences adultes et pédiatriques, SMUR
l'Hôpital de Rolle, centre de pneumologie pour toute personne nécessitant un séjour en soins aigus ou de réadaptation mais accueillant aussi la patientèle pour des consultations ambulatoires en pneumologie, diététique et physiothérapie 
l'établissement médico-social EMS Les Jardins du Léman à Rolle, lieu de vie médicalisé offrant des prestations médico-sociales, hôtelières, de soins et d'animation
Le Centre médical de Saint-Cergue et ses consultations de médecine générale et de gynécologie obstétrique, bénéficiant des outils hospitaliers et du support du plateau technique du GHOL : laboratoire d'analyses médicales, radiologie et accès facilité à des consultations spécialisées 
Le GHOL est présent au cœur de la vie des habitants de la région de Nyon, entre Lausanne et Genève. Pour prolonger ce lien, Santé-vous bien est un podcast suisse pionnier dans le monde hospitalier, avec l'objectif de délivrer des messages de prévention en santé auprès de la population.
17 Episodes
Reverse
En 2025, le podcast santé du GHOL débute une série spécifique qui sera dédiée aux métiers à l’hôpital. Aujourd’hui, notre 16e numéro de Santé-vous bien, le podcast du GHOL, et donc premier de cette série est consacré au métier d’ambulancier-ambulancière.Dans le canton de Vaud en Suisse, on peut distinguer deux types de métiers au Centre de Secours et d'Urgences de Nyon :ambulancier - ambulancière à l'issue d'une formation de 3 ans en école supérieure, plus une immersion en entreprisetechnicien ambulancier - ambulancière d'un niveau brevet fédéral obtenu en 1 anLe fonctionnement par binôme dans les ambulances du canton de Vaud est obligatoire, avec la présence minimale d'un ambulancier diplômé par ambulance.Le 1er janvier 2025, les équipes du Centre de Secours et d’Urgences de Nyon ont rejoint le Groupement Hospitalier de l’Ouest Lémanique. Composé d’environ 25 collaborateurs et collaboratrices, le CSU assure la prise en charge pré-hospitalière et le transport de la patientèle nécessitant des soins urgents. Disponible 24h/24 et 7j/7, l’équipe, dont la base est désormais située à l’Hôpital de Nyon, est mobilisable uniquement via les appels au 144.Moyen de transport de base, le SMUR n’est jamais appelé sans l’ambulance. La centrale 144 va envoyer le SMUR par rapport à des critères médicaux comme l'inconscience, l'absence de respiration. L’ambulance est toujours appelée pour un problème médical ; contrairement à la France les pompiers ne font absolument pas de sanitaire et d’aide aux patients. Le SMUR est le premier échelon en cas d'urgence médicale avec la possibilité en 2e échelon pour l’ambulance d’appeler le SMUR sur place si besoin.Les ambulances sont confrontées à différents types d’intervention, avec un délai de départ du moment que le patient appelle on doit arriver en moins de 15 minutes sur place :Prioritaire 1 (voie publique, domicile du patient) : risque vital voit les ambulances partir avec sirènes et feu bleuPrioritaire 2 : pas de notion d’urgence vitale, sans sirènePrioritaire 3 : pas d’urgence vitale, délai (à confirmer aussi)Secondaire 1 (pour quelqu’un qui est déjà en milieu hospitalier, transfert) avec urgence vitaleSecondaire 2 : non urgentLe CSU Nyon fait partie du DISCOP du canton de Vaud et effectue des interventions qui vont de Prioritaire 1 à Secondaire 1. Le territoire couvert est particulièrement vaste, allant de Versoix à La Cure, jusque Rolle, Gimel et Nyon : c'est un des plus grands secteurs du canton de Vaud avec un énorme accroissement de la population ces dernières années.Cet épisode de podcast est enregistré en compagnie de Sarah Barbezat, ambulancière diplômée qui officie depuis plus de 15 ans au sein du CSU Nyon. Durant l'entretien, elle raconte quotidien de l'équipe d'ambulanciers, les gardes de 12h, de 7h à 19h et de 19h à 7h la nuit. Elle nous détaille l'évolution du métier, le changement des mentalités, la place de la femme, le besoin d'exprimer ses émotions surtout si elles sont négatives, la parole plus ouverte aujourd'hui... A l'époque la durée de vie d’un ambulancier dans le métier était de 5 ans comprenant les 3 ans de formation !C'est un métier qui bénéficie d'une très bonne aura auprès de la population, avec des gens qui sont souvent en attente suite à un appel et voient avec soulagement l'arrivée des ambulances. Ils sont souvent perçus comme des professionnels alliant compétence et gentillesse, qui prennent le temps d’écouter puisqu'ils prennent en charge un patient à la fois et peuvent donc miser sur le relationnel et avoir plus d’empathie. La relation professionnelle avec les services d'urgences de l'hôpital est évoquée à la fin.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le mois de novembre est traditionnellement consacré à Movember dans le monde de la santé. C'est la contraction des mots novembre et moustache en anglais.Movember est un mouvement de prévention santé lancé il y a vingt ans, qui a pour but de sensibiliser le grand public et de lever des fonds pour la recherche sur les maladies masculines. Il se déroule chaque année en novembre, invitant traditionnellement les hommes à se laisser pousser la moustache.Pour évoquer Movember et plus particulièrement la lutte contre le cancer des testicules, qui représente en Suisse 2% des cancers chez l'homme, notre podcast santé accueille le Docteur Durrsim Ramadani, médecin agréé adjoint de l'unité d’urologie au GHOL, à l’Hôpital de Nyon. Il est accompagné de Romain, 28 ans, qui a été soigné pour un cancer des testicules et nous apporte son témoignage patient.Le cancer des testicules touche plus particulièrement les personnes jeunes, les patients ont majoritairement entre 20 et 40 ans. La prévalence est plus élevée dans cette tranche d'âge mais ce n'est pas le cas dans tous les pays développés, par exemple au Japon où le taux d'incidence est très bas. C'est le cancer malin le plus courant chez les jeunes de 15 à 35 ans, il est rare après l'âge de 50 ans. En Suisse, on dénombre près de 500 nouveaux cas par an et dans 85% des cas, les patients ont moins de 50 ans lorsque le diagnostic est posé. Il représente 5% de toutes les tumeurs urologiques et c'est la première cause tumorale de décès chez l'homme jeune. Les chances de guérison du cancer des testicules sont souvent bonnes, même à un stade de diagnostic avancé. Surtout, il n’y a pas forcément de corrélation avec leur hygiène de vie comme l'explique Romain : on peut être sportif, boire peu, ne pas fumer, et être atteint par cette maladie… L'un des facteurs connu est la cryptorchidie, il est très important de la traiter car 7 à 10% des patients concernés vont développer par la suite un cancer des testicules.Le témoignage de Romain permet de comprendre comment peut apparaître ce cancer, avec l'observation d'une masse sur le testicule, en remarquant à la douche quelque chose de plus dur, irrégulier, anormal. L'échographie permet de vérifier cette masse et si le diagnostic est inquiétant il s'agit alors de consulter un urologue en urgence. L'opération arrive très vite et le don de sperme doit être effectué très rapidement, avant l'ablation du testicule. Il s'agit ensuite de débuter la chimiothérapie si nécessaire et faire remonter son immunité.Romain est l'exemple même de la personne qui "part au combat" contre le cancer et, un an après son opération, il s'est fixé un objectif sportif très élevé : courir un marathon pour la première fois de sa vie tout en faisant une collecte de fonds pour la Ligue suisse contre le cancer, afin de soutenir toutes les personnes qui souffrent du cancer et de transmettre un message de prévention sur le cancer des testicules, qui est un des moins connus. C'était important pour lui de sensibiliser les jeunes car on ne pense pas forcément à souffrir d'un cancer entre 20 et 40 ans.C'est un cancer qui est peu symptomatique : le patient va au mieux sentir une masse. C'est pourquoi le médecin urologue conseille de réaliser une auto palpation, en général une fois par mois sous la douche lorsque la bourse est plus relâchée, cela facilite la palpation du testicule. Si la personne touche une induration ou augmentation de la masse du testicule, il s'agit ensuite d'en parler rapidement à son médecin traitant. Malgré une certaine pudeur ou retenue masculine, cette sensibilisation sur les sujets de santé masculine comme l'auto palpation est fondamentale à l'occasion de Movember.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans cet épisode captivant du podcast "Santé-vous bien" du GHOL, nous recevons le Dr Julien Niederhaüser, médecin agréé en neurologie et directeur de l'unité neurovasculaire de l'Hôpital de Nyon. Ensemble, ils explorent un sujet crucial pour la santé publique : les accidents vasculaires cérébraux (AVC). En Suisse, les AVC représentent la troisième cause de décès et c'est même la première cause de handicap sévère dans les pays industrialisés. Un homme sur six et une femme sur cinq seront victimes d'un AVC au cours de leur vie, ce qui rend la sensibilisation à ce sujet d'une importance capitale d'autant qu'elle n'épargne personne, ni les jeunes, ni les personnes sportives.Le Dr Niederhaüser débute par une explication claire et accessible de ce qu'est un AVC, des symptômes à surveiller et des signes d'alerte à ne pas ignorer. Il insiste sur le fait que l'apparition soudaine d'un déficit neurologique est un indicateur clé à prendre en compte. Dans un monde où la santé est souvent négligée, cet épisode de "Santé-vous bien" met en lumière l'importance de l'éducation et de la prévention en santé. Les facteurs de risque sont également abordés, notamment l'hypertension artérielle, qui est souvent silencieuse mais peut avoir des conséquences dévastatrices. Le Dr Niederhaüser partage des conseils pratiques sur les mesures préventives, comme l'adoption d'une hygiène de vie saine et l'importance de consulter régulièrement un médecin. L'épisode souligne aussi le rôle essentiel de l'exercice modéré dans la prévention des AVC, rappelant que prendre soin de sa santé au quotidien est une responsabilité individuelle mais aussi collective.À la fin de cet épisode, nous offrons des ressources utiles pour évaluer le risque d'AVC en partageant des conseils sur la manière d'alerter les secours en cas d'urgence. C'est une opportunité précieuse d'apprendre comment agir rapidement et efficacement en situation critique. Cet épisode s'inscrit dans une série d'initiatives visant à promouvoir la santé et le bien-être au sein de la communauté, en lien avec des événements santé comme Movember et Octobre Rose. En ce sens, le prochain épisode se concentrera sur la santé masculine, un sujet tout aussi pertinent dans le contexte actuel. Ne manquez pas cet épisode essentiel de "Santé-vous bien", le podcast santé du GHOL, qui vous informe sur des thèmes cruciaux tels que la prévention santé, les soins médicaux, et les témoignages de patients. Rejoignez-nous pour approfondir vos connaissances sur la neurologie et les AVC, et découvrez comment prendre soin de votre santé et celle de vos proches dans le canton de Vaud et au-delà.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Pour ce nouvel épisode de notre podcast santé, nous avons choisi de vous emmener dans les entrailles de l’Hôpital de Nyon, pour découvrir le service de stérilisation. Un endroit et des métiers méconnus qui constituent pourtant le cœur de l'hôpital. En effet, sans stérilisation, le bloc opératoire ne pourrait pas fonctionner.La stérilisation a pour rôle de détruire les bactéries et les micro-organismes : le matériel souillé en provenance du bloc opératoire ou des autres services médicaux comme l'endoscopie, les urgences, la pédiatrie, va subir plusieurs étapes de nettoyage, lavage, vérification puis stérilisation. D'un patient à un autre, la stérilisation s'occupe de nettoyer, désinfecter, contrôle puis stériliser le matériel pour le patient suivant.Le travail de stérilisation a beaucoup évolué ces dernières années. En Suisse, un nouveau diplôme CFC de technologue en dispositifs médicaux a été créé. Il existe des passerelles pour les personnes ayant déjà travaillé au bloc opératoire. Le métier est méconnu mais offre de nombreuses possibilités de carrière, sans être monotone.La stérilisation de l'Hôpital de Nyon est intégrée à la commission des blocs opératoires. Elle fait partie intégralement du processus et du fonctionnement. Sur l'aspect technique, la stérilisation a un rôle d'expert : le matériel passe dans les mains des techniciens qui peuvent être consultés sur l'aspect qualitatif du choix d'un instrument par rapport à l'autre.On dit souvent que le service de stérilisation est isolé des autres services : à l'Hôpital de Nyon, il est situé au sous-sol dans les entrailles de l'hôpital. C'est le processus et certaines exigences hygiéniques qui veulent cela : une tenue de bloc opératoire qui diffère selon les différentes zones, une charlotte, des sabots, une charte d'hygiène à respecter selon l'endroit et le travail réalisé. Le service de stérilisation travaille pour le patient de manière indirecte, contrairement à la plupart des services de soins.Notre podcast Santé-vous bien s'immerge directement au service de stérilisation de l'Hôpital de Nyon pour rencontrer l'équipe en action. Son responsable Moundhir Sadi répond dans un premier temps à toutes nos questions pour présenter le fonctionnement et le rôle du service de stérilisation. Après ces quelques minutes, nous nous équipons pour nous rendre en zone souillée où arrive directement le matériel sale du bloc opératoire. Notre podcast suit le parcours de ce matériel. La zone de lavage est assez bruyante, constituée d'actions de nettoyage, brossage, rinçage, d'éliminations des liquides biologiques, du sang, des souillures, de tout ce qui peut être visible en apparence. Les laveurs désinfecteurs nettoient ensuite le matériel qui sort de l'autre côté en zone de conditionnement. A l'inverse, c'est un endroit sans eau, la température et l'hydrométrie sont contrôlées. Les actions de séchage, contrôle, scannage puis de rangement s'enchaînent pour l'assistant technique en stérilisation : chaque instrument a un numéro d'identification unique pour la constitution des plateaux à destination des chirurgiens qui ont des techniques opératoires spécifiques et des préférences. On rejoint ensuite l'autoclave pour la dernière étape de stérilisation avec injection de la vapeur d'eau.La notion d'organisation est indispensable : certains délais sont incompressibles. Le fonctionnement de la stérilisation est un processus, on ne peut pas en dévier. Rien n'est soumis à appréciation : tout est cadré, organisé et planifié pour garantir la sécurité du patient en respectant les protocoles. Les assistants techniques en stérilisation sont des professionnels qui engagent leurs compétences et leur responsabilité. Adaptabilité, flexibilité, remise en question constituent les valeurs et le chemin de fer de la stérilisation.
Au mois de mai, c’est la campagne Maybe less sugar qui fait l’actualité santé dans le canton de Vaud en Suisse ! Ce projet piloté par Diabete Vaud vise à sensibiliser le grand public sur notre consommation de sucres ajoutés au quotidien.La campagne Maybe less sugar, déclinée en français par Doux mai moins sucré, a été présentée dès 2023 au GHOL, dans les hôpitaux de Nyon et de Rolle. Sous l’impulsion du service diététique, elle prend une ampleur plus importante cette année avec une campagne de communication interne et externe.Santé-vous bien, le podcast prévention santé du GHOL, consacre donc un épisode à cette campagne 2024 au sein de l'hôpital, en invitant Corinne Kehl du service diététique de l'hôpital de Rolle où elle travaille en compagnie de sa collègue, Line Besson.Cette campagne s'adresse à toute la population, sur le site internet dédié https://maybeless-sugar.ch/ on peut apprendre plein de trucs et astuces pour maîtriser sa consommation de sucres. Le sucre ajouté est le sucre blanc ou complet, le sirop de miel, d'agave ou d'érable. Il s'agit du sucre que l'on va ajouter lorsqu'on cuisine ou que le fabricant va ajouter dans les aliments dans le processus industriel. Il ne s'agit pas des sucres naturellement présents dans les fruits, le lait ou les farineux.On en trouve donc souvent dans les boissons sucrées du commerce, tous les sodas, thés froids, boissons énergisantes, cocktails... On en trouve aussi dans les produits sucrés : biscuits, bonbons, chocolats, pâtisseries, mais aussi dans les céréales de petit déjeuner industriels, dans les produits laitiers (yogourts, desserts lactés) et dans les glaces.L'OMS recommande que l'apport en sucre ne dépasse pas 10% de l'apport énergétique total, et même idéalement on ne devrait pas dépasser 5% et pourtant dans une enquête suisses, plus de la moitié des femmes et des hommes on un apport supérieur aux recommandations de l'OMS. Concrètement, 50 grammes de sucres ajoutés est égal à un petit paquet de bonbons ou 2 lignes de chocolat (soit 8 carrés).Sur le site officiel de la campagne on peut notamment calculer sa consommation de sucres ajoutés journalière. Quand on fait le test, on se rend vite compte que les sucres ajoutés sont très présents dans notre alimentation…Les sucres apportent principalement de l'énergie et on va donc les digérer très vite, ce qui donne ensuite faim très rapidement. Ils se digèrent très vite et on va avoir envie d'en remanger. Avec potentiellement des risques sur sa santé avec la prise de poids et les maladies qui en découlent : prise de poids, maladies cardiovasculaires, problèmes dentaires...Le but de cette compagne au sein de l'hôpital est d'apporter un questionnement sur cette consommation. Des thématiques et solutions sont présentées, avec dégustation de produits sans sucres ajoutés tout au long du mois de mai. L'objectif est d'allier information et dégustation en montrant que l'on peut manger moins de sucre et se faire plaisir. Le GHOL intègre le service cuisine à ce projet 2024.Il y a beaucoup de culpabilité autour de la consommation de sucre, l'idée est plutôt de dire de savoir prendre le temps de savourer, en évitant les écrans, pour ne pas perdre la maîtrise de sa consommation.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le podcast santé du GHOL « Santé-vous bien » se rend à l’Hôpital de Rolle, spécialisé dans la pneumologie et la prise en charge des maladies respiratoires pour un focus spécifique sur la BPCO.Après la première partie dans laquelle Béatrice apporte son témoignage patient tout au long du premier épisode sur sa prise en charge par l’Hôpital de Rolle depuis une dizaine d’années où elle a effectué plusieurs séjours en réhabilitation respiratoire. Grande fumeuse depuis l’âge de quatorze ans, elle n’a pas pris conscience de l’intérêt d’améliorer sa condition physique en arrêtant de fumer. Passée par les soins intensifs, elle suit désormais un parcours régulier du programme ambulatoire en physiothérapie et a arrêté de toucher à la cigarette. Malgré cela, c’est la cause numéro un de ses soucis de santé aujourd’hui.Dans l'épisode précédent, le docteur Rodrigo Manzoni, médecin chef co-responsable de l’Hôpital de Rolle, expliquait ce qu'était la BPCO comme maladie : broncho pneumopathie chronique obstructive. Le but du centre de pneumologie de Rolle est de réduire cette maladie chronique et de réduire son évolution. Un diagnostic précoce est donc particulièrement important, en complément de deux points majeurs : l’arrêt du tabac et l’exercice physique.Dans ce second épisode, nous partons à la rencontre des physiothérapeutes de l'Hôpital de Rolle avec Méline Noireaut, maître en activité physique adaptée et Quentin Sandre, physiothérapeute spécialiste dans le drainage. Ils détaillent leur prise en charge de cette patientèle souffrant de maladies respiratoires qui viennent dans le cadre d'une réhabilitation respiratoire à l'hôpital de Rolle. Un test de marche de six minutes est effectué, permettant de connaître les capacités physiques du patient. En parallèle, la force musculaire des membres inférieurs est évaluée, un déconditionnement physique des quadriceps augmentant la mortalité. Le patient est ensuite intégré à un groupe de niveau avec une prise en charge individualisée comprenant des activités de renforcement musculaire et des séances d’endurance.Cet accompagnement a pour but de redonner une qualité de vie à des personnes qui l’avait perdu au fil des années du fait de leur maladie. Pour se maintenir en forme, il est prouvé scientifiquement que l’activité physique est ce qui permet maintenir sa capacité respiratoire. Les physiothérapeutes ont un rôle d’accompagnateur psychologique, de faire comprendre à un patient qu’il a encore la capacité de faire quelque chose. Le travail commence presque à la sortie de l’hôpital, lorsque le patient se retrouve seul chez lui, grâce au travail d’accompagnement thérapeutique.Les équipes pluridisciplinaires de l’Hôpital de Rolle ont pour volonté de casser la spirale de déconditionnement négative engendrée par la maladie BPCO : déconditionnement, difficulté à respirer, anxiété, envie de ne rien faire, perte de force, perte de muscles, etc… L’exercice physique est le plus important et sera présenté lors de notre prochain épisode à travers un reportage au cœur du service de physiothérapie.Notre patiente Béatrice qui apporte son témoignage se retrouve ainsi en salle de physiothérapie pour effectuer son parcours d'activités physiques en compagnie de Méline Noireaut, qui l'accompagne, la conseille, la suit et même la coache. C'est une véritable séance de sport dans un environnement adapté pour permettre de retrouver la forme et évoluer en toute sécurité sous surveillance médico-soignante.Béatrice est ensuite prise en charge par Quentin Sandre pour une séance de drainage en salle de bronchoscopie de l'Hôpital de Rolle. Il rappelle que l'activité physique, la physiothérapie augmente la capacité respiratoire. La patientèle repart avec des exercices à faire seul pour permettre d'améliorer son confort de vie ; avec l'objectif de pratiquer avec assiduité ce programme de réhabilitation respiratoire.
Le podcast santé du GHOL « Santé-vous bien » se rend à l’Hôpital de Rolle, spécialisé dans la pneumologie et la prise en charge des maladies respiratoires pour un focus spécifique sur la BPCO avec un médecin pneumologue et les physiothérapeutes.Béatrice apporte son témoignage patient tout au long de cet épisode. Prise en charge par l’Hôpital de Rolle depuis une dizaine d’années, elle a effectué plusieurs séjours en réhabilitation respiratoire. Grande fumeuse depuis l’âge de quatorze ans, elle n’a pas pris conscience de l’intérêt d’améliorer sa condition physique en arrêtant de fumer. Passée par les soins intensifs, elle suit désormais un parcours régulier du programme ambulatoire en physiothérapie et a arrêté de toucher à la cigarette. Malgré cela, c’est la cause numéro un de ses soucis de santé aujourd’hui.Le docteur Rodrigo Manzoni, médecin chef co-responsable de l’Hôpital de Rolle, explique la BPCO : broncho pneumopathie chronique obstructive. Cette infection chronique des voies respiratoires touche sept à neuf pour cent de la population mondiale, soit 200 millions de personnes dans le Monde. Cette bronchite chronique enflamme les bronches, caractérisée par des symptômes comme la toux, les glaires et crachats fréquents. La maladie se développe généralement vers quarante ans et sa cause principale reste le tabac.Le but du centre de pneumologie de Rolle est de réduire cette maladie chronique et de réduire son évolution. Un diagnostic précoce est donc particulièrement important, en complément de deux points majeurs : l’arrêt du tabac et l’exercice physique.La réhabilitation respiratoire est un ensemble de soins adapté à chaque patient et dispensé par une équipe multidisciplinaire (médecins, infirmiers, physiothérapeutes, diététiciennes, assistants sociaux, psychiatres, etc…). La thérapie est adaptée avec pour activité principale l’activité physique, couplée à des ateliers thérapeutiques pour comprendre sa maladie, mieux la gérer et ainsi se donner les moyens d’en guérir.Le service de physiothérapie accueille la patientèle hospitalière et ambulatoire. Les physiothérapeutes Méline Noireaut, maître en activité physique adaptée et Quentin Sandre, physiothérapeute spécialiste dans le drainage, détaillent leur prise en charge de cette patientèle souffrant de maladies respiratoires qui viennent dans le cadre d'une réhabilitation respiratoire à l'hôpital de Rolle. Un test de marche de six minutes est effectué, permettant de connaître les capacités physiques du patient. En parallèle, la force musculaire des membres inférieurs est évaluée, un déconditionnement physique des quadriceps augmentant la mortalité. Le patient est ensuite intégré à un groupe de niveau avec une prise en charge individualisée comprenant des activités de renforcement musculaire et des séances d’endurance.Cet accompagnement a pour but de redonner une qualité de vie à des personnes qui l’avait perdu au fil des années du fait de leur maladie. Pour se maintenir en forme, il est prouvé scientifiquement que l’activité physique est ce qui permet maintenir sa capacité respiratoire. Les physiothérapeutes ont un rôle d’accompagnateur psychologique, de faire comprendre à un patient qu’il a encore la capacité de faire quelque chose. Le travail commence presque à la sortie de l’hôpital, lorsque le patient se retrouve seul chez lui, grâce au travail d’accompagnement thérapeutique.Les équipes pluridisciplinaires de l’Hôpital de Rolle ont pour volonté de casser la spirale de déconditionnement négative engendrée par la maladie BPCO : déconditionnement, difficulté à respirer, anxiété, envie de ne rien faire, perte de force, perte de muscles, etc… L’exercice physique est le plus important et sera présenté lors de notre prochain épisode à travers un reportage au cœur du service de physiothérapie.
La journée mondiale du rein qui se déroule chaque année en mars est une campagne de sensibilisation visant à accroître la prise de conscience de l’importance des reins. C’est pourquoi des centaines d’événements sont organisés dans le monde entier. Au GHOL nous avons choisi de consacrer un épisode de notre podcast santé « Santé-vous bien » afin de sensibiliser à la prévention, aux facteurs de risque ainsi qu’aux conditions de vie lorsque l’on souffre d’une maladie rénale.Le site officiel de la campagne mondiale consacré à la journée mondiale du rein est www.worldkidneyday.orgL’insuffisance rénale chronique est en constante augmentation dans le monde et la Suisse n’y échappe pas. Elle touche 10% de la population mondiale. Plus de deux millions de personnes dans le monde reçoivent un traitement par dialyse ou une greffe de rein. Beaucoup d'autres auraient besoin d'un traitement mais ne le reçoivent pas. En quelques minutes, la Docteure Zina Fumeaux, médecin agréée en néphrologie et responsable du Centre d'Hémodialyse à l’Hôpital de Nyon, détaille l’utilité des reins pour le corps humain et explique les maladies liées à l’insuffisance rénale en délivrant des messages de prévention santé.La maladie rénale est une maladie silencieuse, même si il y a différentes choses qui doivent interpeller les médecins et une partie de la patientèle. Les trois causes d’insuffisance rénale dans le monde sont des causes classiques de maladies cardiaques : l’hypertension, le diabète et l’obésité. Les reins n’y échappent pas. Ces facteurs de risque doivent pousser au dépistage.Les reins sont des organes extrêmement importants qui permettent de nettoyer notre sang et nous débarrasser des déchets que l’on produit au cours de la journée. Ils produisent aussi des vitamines et certaines hormones. On peut vivre avec un seul rein au cours de notre vie, pour autant qu’on le préserve. C’est souvent le médecin généraliste qui fait la démarche de dépister la maladie rénale, par le biais d’une prise de sang. Le patient ou la patiente va présenter des symptômes plutôt habituels qui ne sont pas spécifiques des reins, type fatigue, perte d’appétit, perte de poids ou rétention d’eau. La majorité des patients pour qui on détecte une maladie rénale sont surpris de l’apprendre car ils ne ressentent pas de douleur ni de gêne particulière.La consultation auprès du néphrologue est donc d’abord pédagogique pour comprendre et accepter la maladie, dont il est très difficile d’en guérir. La majorité des maladies rénales sont chroniques et on entre dans l’optique de ralentir le processus de déclin de la fonction rénale. On sensibilise les patients à protéger les reins qu’ils ne ressentent pas et dont ils n’ont pas conscience au quotidien. Les reins peuvent être préservés puisque les maladies sont souvent liées aux fléaux mondiaux que sont l’obésité, l’hypertension et le diabète : une prise en charge de ces éléments et l’hygiène de vie peut améliorer sa maladie, par exemple en mangeant moins salé, perdre du poids, pratiquer de l’activité physique, contrôler son diabète. En parallèle, une stratégie médicamenteuse peut être mise en place pour faire de la néphroprotection.Combattre l'insuffisance rénale à travers cette journée symbolique témoigne du partenariat entre patients et le monde de la santé pour mettre en place des stratégies de prévention, de prise en charge et d’écoute de toutes les personnes souffrant de maladies rénales chroniques.Le service de néphrologie du GHOL accompagne les malades dans leur traitement. Notre centre de dialyse bénéficie des toutes dernières technologies. La consultation auprès de notre néphrologue vous aide dans votre préparation en vue d’une transplantation rénale et lors du suivi post greffe.
Mars Bleu est le mois de sensibilisation au cancer colorectal, appelé aussi cancer du colon ou cancer de l'intestin. Accompagné du Docteur Laurent Bochatay, médecin agréé en gastroentérologie à l'Hôpital de Nyon, le podcast santé du GHOL "Santé-vous bien" vous explique en quelques minutes la campagne Mars Bleu.Le cancer colorectal représente plus de 10% des cas de cancers en Suisse avec environ 4 500 nouveaux cas chaque année en Suisse. C'est le deuxième cancer le plus fréquent chez la femme et le troisième chez l'homme pour malheureusement 1 500 décès chaque année en Suisse.La particularité du cancer du colon est qu'il se développe à partir d'une lésion non tumorale qui, lorsqu'elle est traitée correctement peut éviter la survenue du cancer.On considère deux catégories de facteurs de risque :modifiables, c'est à dire ceux liés à notre comportement : consommation excessive d'alcool, tabagisme, obésité, sédentariténon modifiables : environnement familial notamment au 1er degré qui ont présenté un cancer du colon avant 60 ansDepuis 2016, le canton de Vaud en Suisse a lancé un programme de dépistage du cancer du colon pour l'homme et la femme à partir de 50 ans et jusque 70 ans. Ce programme propose deux méthodes de dépistage :la recherche de sang microscopique dans les selles, qu'on appelle test FIT qui doit être répété tous les deux ans tant que ce test ne présente pas de présence de globules rouges dans les sellesla coloscopie, si elle est normale ou si les lésions visualisées sont non significatives apportant une tranquillité pendant une durée de dix ansLa coloscopie est un examen ambulatoire qui nécessite la modification du régime alimentaire trois à cinq jours avant l'examen, en enlevant les fibres afin d'avoir un examen de qualité avec un colon parfaitement vide de résidus. La veille et le matin de l'examen une boisson dite purge doit être ingurgitée en deux doses. Une fois ces deux étapes réalisées, une équipe d'infirmières s'occupe de l'accueil au centre d'endoscopie puis de la pose une voie veineuse pour offrir au patient une sédation qui rend l'examen parfaitement indolore. La patientèle rencontre le médecin qui explique l'examen coloscopique et peut répondre à toutes les questions. L'examen dure une vingtaine de minutes en moyenne, avec une phase de réveil rapide ensuite puis une phase d'observation d'une trentaine de minutes avant de rencontrer de nouveau le médecin qui détaillera les résultats. La patientèle peut rentrer à domicile, toutefois il est interdit de conduire tout véhicule jusqu'au lendemain.En terme de prévention santé contre le cancer colorectal, on considère aujourd'hui qu'en Europe les régimes alimentaires sont plutôt équilibrés et jouent un rôle marginal par rapport au risque de cancer du colon. Les facteurs de risque modifiables sont à cibler particulièrement : éviter le tabagisme, garder une consommation d'alcool modérée, pratiquer une activité physique régulière pour se protéger du cancer du colon mais aussi d'un tas de maladies oncologiques et non-oncologiques.En complément de ce podcast, le GHOL présente deux vidéos explicatives sur la préparation et le déroulement d'une coloscopie au centre d'endoscopie du GHOL :Préparation d'une coloscopie en 2 minutes : https://www.youtube.com/watch?v=bkrb1WgvqIgComment prévenir le cancer colorectal - l'examen coloscopique en 2 minutes : https://fb.watch/qGIXutkO-r/ Le podcast santé du GHOL "Santé-vous bien" s'implique dans les actions de prévention santé et les programmes de dépistage des maladies en informant la population sur toute l'actualité santé autour du Léman et au coeur du canton de Vaud. N'hésitez pas à vous abonner pour être notifié de tous nos prochains épisodes durant lesquels les médecins des hôpitaux de Nyon et de Rolle apporteront leur expertise médicale, à l'écoute des témoignages de patients et patientes qui se confient au micro et racontent leurs histoires personnelles vécues à l'hôpital.
Comment vivre avec l'épilepsie en 2024 ? Le 12 février est la date officielle de la journée internationale de l'épilepsie 2024. Le podcast santé du GHOL, Santé-vous bien, part à la rencontre du service de neurologie, l'Hôpital de Nyon étant agréé Stroke Unit, afin de mieux comprendre cette maladie et apporter des réponses aux personnes épileptiques et leurs entourages.C'est aussi l'occasion de présenter un nouveau format de notre podcast Santé-vous bien, avec un épisode de quelques minutes pour sensibiliser le grand public à des sujets et des thématiques de prévention santé.Au cours de cet épisode de 7 minutes, toutes les questions suivantes sont évoquées :Qu'est-ce que l'épilepsie et les crises d'épilepsie ?Comment la détecte-t-on ?Y-a-t-il des facteurs favorisant les crises ?Comment s'effectue le diagnostic ?Existe-t-il des traitements pour stopper l'épilepsie ?Peut-on vivre normalement (travailler, se déplacer, faire du sport, etc...) en étant épileptique ?Comment accompagner au mieux les personnes épileptiques dans son entourage personnel et professionnel ?La Docteure Loraine Fisch, médecin neurologue agréée à l'Hôpital de Nyon au GHOL, est notre invitée pour répondre à toutes ces interrogations et apporte des réponses claires et précises permettant de mieux appréhender la maladie.Une crise d'épilepsie peut arriver à chacun d'entre nous, on dit que 10% de la population suisse est touchée au moins une fois dans sa vie. Une crise peut-être très variable, c'est avant tout un changement de l'état neurologie : perte de l'état de connaissance, convulsion, trouble transitoire de la parole.L'épilepsie est un diagnostic de plusieurs crises avec risque de récidive. C'est dans ce cas qu'une prise en charge par un médecin neurologue est nécessaire, après en avoir parlé avec son médecin traitant. Pour les enfants épileptiques, il existe des neuropédiatres.Les causes sont probablement aussi variables que les crises d'épilepsie, avec tout de même certains facteurs provoquant : lésions cérébrales, fièvre, médicaments, consommation importante ou sevrage d'alcool. Il y a jusqu'à 30% des patients épileptiques dont on ne connait pas la cause des crises.Le diagnostic s'effectue souvent après un passage aux urgences de l'hôpital, avec des examens spécifiques : électroencéphalogramme, imagerie cérébrale (IRM et parfois scanner). Quand on est dans un diagnostic d'épilepsie on propose un traitement au patient, permettant dans la plupart des cas de stopper les crises.En 2024 la grande majorité des patients atteints d'épilepsie ont une vie quasiment normale mais nécessitant la prise régulière d'un traitement. Un patient épileptique est une personne tout à fait normale. Une des restrictions importantes est l'inaptitude à la conduite durant trois mois généralement. Des effets secondaires des traitements peuvent aussi apparaître : somnolence, irritabilité, troubles de la concentration. On peut changer de traitement pour trouver le plus adéquat afin d'avoir une vie la plus normale précise.Dans le cas d'une crise d'épilepsie chez un proche, ce qui est important c'est de faire attention à l'environnement : mettre au sol pour ne pas risquer de se blesser en cas de chute, mettre en position latérale de sécurité, le plus souvent après la crise quand il n'y a plus de convulsion pour protéger ses voies aériennes. Il ne faut jamais mettre quelque chose dans la bouche de quelqu'un qui fait une crise d'épilepsie ! Cela met en danger le patient et le témoin, ne jamais mettre d'objet ou ses doigts. Il faut appeler les services d'urgences qui sauront vous accompagner dans la prise en charge rapide d'une crise d'épilepsie.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Trois mamans entourées d'une sage-femme racontent le suivi de leur grossesse et leur accouchement à la maternité pour mieux comprendre quel est le rôle de la sage-femme dans le projet de naissance, pendant et après l'accouchement. Le podcast santé du GHOL Santé-vous bien se rend à la maternité de l'Hôpital de Nyon qui accompagne les futures mamans et leurs partenaires pour préparer une naissance, suivre un projet de naissance ou simplement envisager de devenir parent·es.La sage-femme travaille en partenariat avec les femmes et leur accompagnant. Elle donne le support nécessaire dans les soins, effectue l'information nécessaire au cours de la grossesse, l'accouchement, la période post-natale et l'allaitement. Elle effectue tous les contrôles de grossesse et conduit l'accouchement sous sa responsabilité, elle accompagne la mère, le nouveau-né et la nouvelle famille pendant la période post-natale et l'allaitement.La sage-femme a un rôle primordial et important en salle de naissance, c'est la première personne à prodiguer des soins en salle d'accouchement pour la mère et le bébé, c'est le premier caregiver. La volonté des sages-femmes de la maternité de l'Hôpital de Nyon est de suivre les projets de naissance des futurs parents tout en garantissant la sécurité de la mère et de l'enfant, en créant un lien et une communication avec les parents pour vivre un moment unique.Sarah Soussan, sage-femme et coordinatrice du pôle obstétrique du GHOL est accompagnée pour cet épisode par trois mamans, Aude, Aliénor et Céline qui apportent leurs témoignages sur leur accouchement à l'Hôpital de Nyon.La maternité de l'Hôpital de Nyon est composée d'une vingtaine de sage-femmes, la future maman crée un lien avec la sage-femme qui la suivra au long de son parcours. Après avoir exposé son projet de naissance au cours d'un rendez-vous d'une heure environ, toutes les consultations et l'accouchement seront suivi par la même sage-femme. La maternité est composée de trois salles d'accouchement dont une avec une baignoire et une salle de pré-travail également avec une baignoire. La salle nature avec une baignoire et lit parental permet d'offrir plusieurs possibilités aux femmes selon leur projet de naissance : pré-travail dans l'eau ou accouchement dans l'eau. Différents moyens antalgiques sont proposés, le bain en fait partie, et trois autres moyens médicamentaux pour répondre aux besoins des futures mamans. Des méthodes alternatives sont aussi proposées pour favoriser le travail : huiles essentielles, acupuncture, hypnose. Cela permet de proposer différentes méthodes en fonction des besoins ou souhaits de la femme ; ces différentes méthodes alternatives sont également proposées durant le post-partum.Dans le cas d'un premier bébé, si on n'a pas de projet défini, on peut tester différentes méthodes comme l'acupuncture dans la préparation à l'accouchement, ce qui peut aider pour la nutrition du bébé, l'accouchement à terme sans déclenchement mais aussi dans le post-partum pour le périnée, l'incontinence.L'accouchement dans l'eau est une expérience unique pour soulager la douleur, apporter un côté naturel. La sage-femme ressent les attentes de la maman pour les aiguiller et les guider, en apprenant à les connaître pour les aider et avancer dans leur projet avec elle, même s'il change, en garantissant que tout se passe bien pour la maman et le bébé.L'accouchement avec ou sans péridurale est raconté par les mamans qui témoignent durant cet épisode, avec le soutien de l'équipe médico-soignante ; expliquant leurs sensations et le ressenti de la douleur qui peuvent être difficiles à gérer sans la péridurale.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Santé-vous bien, le podcast santé du GHOL part à la rencontre du service d'orthopédie de l'hôpital, avec un focus particulier sur la pose de prothèse de hanche et la pose de prothèse de genou. Deux témoignages de patient et patiente qui racontent leurs histoires personnelles permettent de mieux comprendre le cheminement entre les premières douleurs au genou ou à la hanche, la consultation chez le médecin traitant, la consultation chez le médecin spécialiste en orthopédie et la décision de poser une prothèse.Les maladies dégénératives au niveau de la hanche touchent 280 personnes sur 100 000 en Suisse tandis que 23% de la population de plus de 40 ans sera concernée par un trouble au niveau du genou. On parle généralement d’arthrose. L'arthrose est une usure du cartilage, qui joue un rôle d'amortisseur et protecteur de l'os. Une fois que cette usure s'installe, des symptômes comme la douleur intervienne.Dans ce type de douleurs, le message de prévention santé est particulièrement important : il arrive dans certains cas, comme dans notre témoignage de patient, que la douleur s'installe et soit supportée pendant des mois voire plusieurs années. Des pommades, séances de physiothérapie ou autres soins sont parfois mis en place et permettent de soulager la douleur ; la souffrance devient très intense et le rôle du professionnel de santé est de déterminer l'aspect fonctionnel qui reste prédominant afin d'améliorer la vie quotidienne du malade. Il existe différents stades d'arthrose et à un moment les traitements conservateurs ne suffisent plus et le traitement chirurgical doit être envisagé. C'est un long cheminement qui peut amener à se poser la question d'avoir une prothèse.Pourquoi a-t-on besoin d’une prothèse de hanche ou du genou ?A quel degré de douleur doit-on envisager cela ?Qui peut me conseiller ?Quelle est la durée de vie d’une prothèse ?Y-a-t-il un âge minimum ou maximum pour la pose d’une prothèse de hanche ou du genou ?En plus de nos deux invités qui racontent leurs expériences de pose de prothèses de hanche et du genou, le podcast Santé-vous bien accueille les médecins chefs co-responsables du service d’orthopédie au GHOL, à l’Hôpital de Nyon : les Docteurs Michel Sadowski et Matthias Vautrin, qui répondent à toutes ces questions au long de l'épisode.Le service d’orthopédie du GHOL effectue plus de 500 poses de prothèses (hanche et genou confondus) chaque année, permettant de développer au quotidien les compétences et le savoir-faire des chirurgiens orthopédistes.Il faut prendre en compte le phénomène de santé publique lié à l'obésité qui accélère l'usure des articulations et amène à des phénomènes arthrosiques.Une activité physique modérée est bénéfique pour les articulations, au contraire de patients avec une activité physique professionnelle ou à outrance qui aura des effets néfastes pour les articulations. Une activité modérée peut être par exemple un jogging de 30 minutes à une heure, une à deux fois par semaine. Certaines activités sont plus contraignantes pour les articulations comme la course à pied, contrairement au vélo ou à la natation qui auront plus d'effets bénéfiques.La population a une demande fonctionnelle de plus en plus importante et précoce ; on peut maintenant opérer des gens avant cinquante ans : les chirurgiens s'adaptent et le matériel aussi. Les durées de vie des implants ont évolué, par exemple pour une prothèse de hanche elle est désormais de 25 à 30 ans.La pratique sportive avec une prothèse de hanche et du genou : il n'y a pas vraiment de règle, tous les sports sont autorisés modérément, à part le base jump et le saut à l'élastique ! Une activité sportive modérée et mesurée ne pose de pas de problème, les patients ont fait le choix de se faire opérer pour une meilleure qualité de vie.
Le mois de novembre est traditionnellement consacré à Movember dans le monde de la santé. C'est la contraction des mots novembre et moustache en anglais.Movember est un mouvement de prévention santé lancé il y a vingt ans, qui a pour but de sensibiliser le grand public et de lever des fonds pour la recherche sur les maladies masculines. Il se déroule chaque année en novembre, invitant traditionnellement les hommes à se laisser pousser la moustache.Pour évoquer Movember et plus particulièrement la lutte contre le cancer de la prostate, le plus fréquent chez l’homme après 50 ans, notre podcast santé accueille le Docteur Karim Kellou, médecin cadre responsable du service d’urologie au GHOL, à l’Hôpital de Nyon.Deux invités, Pierre et Marc, apportent également leur expérience de lutte contre le cancer de la prostate à travers leur témoignage patient au micro de Santé-vous bien, le podcast du GHOL.Les urologues s'occupent de tout ce qui concerne la santé masculine : cancer de la prostate, cancer des testicules, problématiques de santé mentale, etc... La prise en charge du cancer de la prostate a énormément changé : on le connaît mieux, on le diagnostique plus tôt. Son incidence augmente mais sa mortalité baisse, concluant à une meilleure prise en charge de ce cancer.Le diagnostic du cancer de la prostate s'effectue simplement avec une prise de sang qu'on appelle PSA, marqueur spécifique de la prostate mais pas forcément du cancer et peut pousser le médecin traitant à orienter le patient vers un spécialiste urologue. Le médecin urologue prendra en compte l'aspect psychologie, l'état et la personnalité du patient ; tout en tenant compte de l'âge car cela reste une épreuve qui peut être perçue différemment selon l'âge à laquelle la maladie se déclare. L'IRM permet ensuite de cibler la zone qui mérite une biopsie, à partir de là on diagnostique le cancer à un stade le plus précoce possible.Parmi les signes d'alerte, le taux élevé de PSA est vraiment un indicateur important, c'est le premier indice qui peut être donné, le point de départ. Ce contrôle s'effectue via une simple prise de sang, qui dure quelques minutes et permet pour l'occasion de contrôler d'autres valeurs par la même occasion. On ne ressent pas de douleur, on ne s'en aperçoit pas forcément dans son mode de vie. La sensibilisation à ce test PSA est indispensable pour surveiller cette pathologie si une dimension génétique existe vis-à-vis du cancer. Le poids de l'hérédité dans le cas du cancer de la prostate, comme dans le cancer du sein, est prépondérant. Les recommandations européennes sont de doser le PSA entre 50 et 75 ans pour les hommes, et dès 45 ans si il y a des antécédents familiaux (oncle, cousin, père, ...). Les tests génétiques sont aussi très importants pour sensibiliser plus tard la descendance. Même si cancer il y a, on parle de cancer de prostate qui est assez particulier et est bien pris en charge.Une fois que le diagnostic est posé, se déroule la phase d'hospitalisation avec l'opération et l'ablation de la prostate. Elle peut être consolidée par une radiothérapie, selon le moment du diagnostic si le cancer est localisé à la prostate, si il y a des métastases ou pas. On peut être amené à faire du traitement complémentaire mais on est dans une prise en charge personnalisée avec du cas par cas, en prenant en compte également la volonté du patient.L'opération peut amener des effets secondaires et des conséquences dans la vie personnelle de tous les jours, liés à la position de la prostate. Elle participe à la continence urinaire, en enlevant cet élément il peut y avoir des effets sur cette continence. Elle est intimement collée aux bandelettes neurovasculaires, qui contrôlent l'érection et tout traitement peut entraîner une dysfonction érectile. Les conséquences peuvent être là, à des degrés différents, tout en expliquant à chaque patient ces potentialités. Lorsqu'on fait un traitement pour guérir d'un cancer de prostate, on se projette au moins à dix ans.
Le mois d’octobre est une période de sensibilisation au dépistage et de lutte contre le cancer du sein. C’est dans ce cadre que nous consacrons notre 4ème épisode du podcast santé "Santé-vous bien" à Octobre Rose, en vous ouvrant les portes de la conférence « La résilience, le cancer et moi » qui s'est tenue le jeudi 5 octobre au GHOL, à l'Hôpital de Nyon. L'unité de sénologie du GHOL est affilié au centre du sein des HUG depuis 2017 et est devenu un satellite de ce dernier. Le centre du sein de l'Hôpital de Nyon et celui de la Tour collaborent avec les HUG lors de la campagne d'information et de prévention Octobre Rose. A cette occasion, les trois établissements hospitaliers accompagnés de leurs partenaires, le centre Otium, la Fondation genevoise pour le dépistage du cancer et la Ligue genevoise contre le cancer s'associent pour proposer un programme varié.Le cancer du sein touche 6 500 femmes et 50 hommes chaque année en Suisse. La maladie tue encore 1 400 femmes par an dans notre pays, même si la mortalité diminue grâce aux progrès de la science.Nous allons explorer dans ce podcast des histoires incroyables de force, de courage, d'acceptation qui émergent de cette lutte. Ces femmes nous rappellent la puissance de l'esprit humain, la capacité à surmonter l'adversité et à briller même dans les moments les plus sombres.Au cours de cet épisode, nous plongeons dans ces récits inspirants en examinant les défis auxquels sont confrontées les femmes atteintes du cancer du sein. Nous découvrons les ressources et les soutiens qui favorisent leur résilience. Nous abordons ces questions essentielles avec empathie, espoir et un profond respect pour ces survivantes du cancer du sein.Chimiothérapie, radiothérapie, opérations,...le diagnostic du cancer du sein est un choc, un traumatisme, et le parcours de soins qui suit est également parsemé d'étapes difficiles et indispensables. Il faut savoir s'accepter profondément avec un corps malade, avec ses rancœurs, ses colères, ses ressentiments, et tout ce qui peut y avoir de négatif chez soi. A partir de là, il faut savoir s'arrêter sur toutes les belles choses du quotidien et savoir être authentique, en mettant en place ses priorités.Chacune possède des ressources, sans non plus se mettre une pression supplémentaire parce qu'on a un cancer du sein. La peur de la récidive est aussi un vrai sujet. On se réadapte parce qu'on a besoin d'un temps très précieux pour se reconstruire, la maladie peut amener a de gros changements professionnels, à de la précarité, à des changements majeurs. Du négatif il faut pouvoir sortir le positif, la chimiothérapie est difficile, et du combat du début on voit tout au long du parcours qu'on franchit des étapes d'acceptation qui conduisent progressivement au changement dans nos vies. Qu'est ce qui est important et qu'est-ce qu'on ne fera plus comme avant ?Le terme de survivante du cancer est utilisé mais lutter contre un cancer est déjà quelque chose d'exceptionnel. L'empathie, les propos constructifs et encourageants sont autant de choses qui comptent énormément dans l'accompagnement et peuvent représenter le début de la résilience.Dans le cancer, on parle de rémission, pas de guérison. La patience se visualise en étant guérie et se projette dans une situation idéale. L'opération est le traitement de guérison mais il reste plein d'incertitudes, c'est pour cela qu'il existe tous ces traitements complémentaires. L'oncologue fait tout pour que le cancer ne revienne plus.Les intervenant·es de ce podcast Octobre Rose Santé-vous bien :Olivier Cochereau, directeur des soins du GHOLSophia Aguet, maître d'enseignement «Santé mentale et psychiatrie»Dre Vanessa Chatelain, médecin agréée en oncologie au GHOLMadame Lager, infirmière spécialisée en oncologie et soins palliatifs et responsable en réadaptation oncologie à la Ligue Vaudoise contre le cancerdeux témoignages de patientes qui se sont battues contre le cancer du sein
Un service de soins intensifs accueille les patientes et les patients ayant besoin d’un monitoring et d’une surveillance accrue ; on parle généralement des personnes les plus gravement malades de l’hôpital et qui ont potentiellement besoin d’un soutien d’organes. C’est un service avec beaucoup de technicité, beaucoup d’appareils, comme vous allez l’entendre tout au long de cet épisode.Au GHOL, le service des soins intensifs compte 8 lits certifiés SSMI, et 3 lits dédiés à l’Unité Neuro-vasculaire. La prise en charge de la patientèle est assurée 24h/24h et 7j/7j par une équipe pluridisciplinaire composée de médecins, d’infirmiers et infirmières, assistants et assistantes en soins, aides hospitaliers hospitalières et physiothérapeutes, ergothérapeutes, diététiciennes mais également avec une collaboration étroite entre médecins intensivistes et médecins des autres spécialités.Durant cet épisode, vous entendrez de nombreux bruits et sons, qui font tous partie de la vie du service. Vous entendrez également des échanges et conversations entre professionnels de santé pour tenter de restituer au mieux le quotidien aux soins intensifs de l’Hôpital de Nyon.Pour mieux comprendre le fonctionnement des soins intensifs, notre invitée la Docteure Mallory Moret, médecin-chef co-responsable du service de médecine interne et des soins intensifs, répond à toutes nos questions.Aux soins intensifs, il y a eu un avant et un après COVID : le grand public a vu et sait désormais ce qu'est une intubation. Cela ne permet pas forcément de simplifier les choses mais permet d'expliquer plus simplement les choses. La période COVID a permis de réaliser beaucoup de recherche sur le sujet, il n'y a pas eu de grosse révolution sur la prise en charge de la patientèle intubée.C'est un service particulier dans l'hôpital, où peu de monde a accès : ce n'est pas connu du grand public et bien souvent craint. Nos proches y sont souvent dans une situation instable, délicate, avec beaucoup d'émotions négatives qui peuvent tourner autour de ce service. On dit souvent que la porte d'entrée de l'hôpital est le service des urgences, le service des soins intensifs peut malheureusement être la porte de sortie. C'est avec les soins palliatifs et l'oncologie le service où la patientèle meurt le plus à l'hôpital. Beaucoup d'enjeux se passent dans un temps court, qui peut être déterminant pour la survie du patient.C'est un endroit où il y a beaucoup de discussions entre professionnels de santé, beaucoup de stress pour les proches des personnes hospitalisées, et surtout beaucoup de bruit. Paradoxalement, ce bruit permet d'être rassurant et contribue à la sécurité des soins intensifs à condition de reconnaître ceux qui doivent faire agir. Ce bruit peut être anxiogène pour la patientèle, c'est pourquoi chaque bruit doit être utile.Une partie de la patientèle des soins intensifs est sédatée pour bénéficier des thérapies, ce que l'on appelle dans le grand public le coma artificiel. Dans cet état d'éveil-sommeil les bruits sont importants : les proches peuvent leur parler, de la musique est mise dans les chambres, les professionnels de santé leur parlent pour contribuer à la réafférentation.L'expérience patient aux soins intensifs est très étudiée : certains patients gardent parfois des traumatismes, appelés syndrome traumatique post-soins intensifs qui peut conduire à une baisse de la qualité de vie majeure.La notion de temps est assez particulière aux soins intensifs : très vite il faut reconnaître l'urgence et intervenir. Les premières heures sont très intenses et déterminantes, et puis lorsque le patient est stabilisé alors le temps devient long pour la patientèle mais aussi pour les proches. La communication est transparente et honnête est essentielle pour informer et préparer les proches à ce qu'ils vont voir et vivre, il est important de tisser un lien étroit avec les familles qui seront partie prenantes de la guérison dans le meilleur des cas.
 « What matters to you ? » « Qu’est-ce qui est important pour vous ? » L'expérience patientèle est devenue une priorité dans l'univers hospitalier et les équipes de l'Hôpital de Nyon en Suisse se sont emparées du sujet depuis plusieurs années. Notre podcast "Santé-vous bien" s'intéresse logiquement à cette campagne pour mieux comprendre comment améliorer l'expérience patient autour d'un sujet santé d'actualité.C’est à travers cette question, en demandant à la patientèle du GHOL ce qui est important pour elle, que nos professionnels de santé cherchent à instaurer une relation de confiance, d’empathie et de partenariat dans le quotidien des soins. Depuis cinq ans, le GHOL participe activement à cette campagne en collaboration avec la Fédération des Hôpitaux Vaudois. Cette année, elle a eu lieu du 31 mai au 6 juin 2023. Les services de chirurgie, de médecine, du pôle privé, de radiologie et les étudiant·es en soins infirmiers se sont appropriés ce message, traduit concrètement par des actions sur le terrain.Retour sur cette campagne visant à améliorer l'expérience de la patientèle avec les témoignages de Sabine Deregnaucourt et Marie Angot, coordinatrice et répondante clinique du pôle médecine ; Boris Sylvain, technicien en radiologie médicale ; Soraya Esmail et Victor Marti, responsables relations patientèle privée au GHOL.« Qu’est-ce qui est important pour vous ? » Cette question résonne de manière positive chez la patientèle. Cela questionne le patient de manière plus intimiste, on lui adresse une question ouverte à laquelle il ne peut pas répondre "Oui", "Non" ou encore "Ca va" ou "Ca ne va pas". C'est une phrase qui permet de désamorcer les situations, la patientèle se sent écoutée, attendue, et ouvre ensuite à un vrai échange. L'infirmier ou l'infirmière prend le temps d'écouter la réponse, puis de documenter les informations reçues dans le dossier de soins. Les équipes infirmières débriefent ensuite en équipe ce que ces réponses apportent et de ce qu'on peut faire comme actions concrètes pour améliorer l'expérience patient.Les infirmières suivent au quotidien un plan de soins, qui se construit à partir de protocoles : ce temps de discussion "Qu'est-ce qui est important pour vous" avec les patients est désormais inclus sur le plan de soins. Cette question est également incluse dans la structure de la visite médicale, posée par les infirmières ou les médecins. Toutes ces données sont documentées avec l'objectif pour l'Hôpital de Nyon dans le but d'améliorer la prise en charge de la patientèle hospitalisée et être au plus proche de ses préoccupations.Le service ambulatoire de radiologie a également pris part à cette campagne en 2023. Les techniciens en radiologie médicale (TRM) ont découvert cette question et l'ont posée lors des rendez-vous ambulatoires. On se met à la place des patients et d'avoir des réponses différentes concernant le bruit de l'IRM par exemple. La question a désormais trouvé sa place dans le questionnaire de sécurité.Le service de relations patientèle du Pôle Privé au GHOL s'applique à officier auprès de la patientèle privée : accueil, durant le séjour, en soutien prolongé au moment du départ. Les patients peuvent contacter directement l'équipe, sans forcément déranger les équipes soignantes. C'est un soutien aux équipes soignantes et médicales, un patient qui se sent bien à l'hôpital pourrait avoir une guérison améliorée. Cette question "Qu'est ce qui est important pour elle" est plus directe et permet d'approfondir les attentes de la patientèle, au-delà de la guérison. Cela permet une ouverture à l'intégration du service hôtelier et peut représenter l'avenir au cœur du milieu hospitalier en le déclinant à l'ensemble de la patientèle.Le podcast "Santé-vous bien" présente la vie des établissements hospitaliers du GHOL. Chaque mois et avec nos invités, nous évoquons l'offre de soins, l'actualité, la prévention et tous les événements santé qui font l'actualité autour du Léman.
Le podcast santé du GHOL s'intéresse à l'Accident Vasculaire Cérébral. L'AVC représente la troisième cause de décès en Suisse et la première cause de handicap sévère dans les pays industrialisés. Un homme sur 6 et une femme sur 5 seront victimes d’un AVC au cours de leur vie. En Suisse, on dénombre 16 000 attaques cérébrales par an soit une toute les trente minutes.Un AVC est un manque de sang dans le cerveau, lié à une occlusion d'une artère de petit ou gros calibre, qui va conduire à une lésion du cerveau qui peut être transitoire ou définitive. Des lésions conduisent à des symptômes très limitées, et d'autres beaucoup plus impressionnantes.L'AVC se manifeste par un déficit d'une fonction neurologique de façon brutale : on perd une fonction (force, sensibilité, vision, parole, équilibre) généralement sur l'espace d'une ou quelques secondes. On peut différencier ce déficit brutal d'autres attaques qui durent quelques minutes : migraine, altération de la vision, fourmillement le long du bras...Pour améliorer la prise en charge des victimes d’attaque cérébrale puis leur rééducation neurologique, l’Hôpital de Nyon (GHOL) est agréé Stroke Unit depuis 2015, et prend en charge environ 350 patients et patientes par an en hospitalisation. La prise en charge et l’hospitalisation dans une stroke unit augmente de 20% les chances de remarcher après un AVC.Une certification Stroke Unit assure une présente 24/24 et 7/7 des médecins neurologues, qui supervisent le traitement de l'AVC dès les premières minutes. La patientèle est suivie tout au long de son hospitalisation, avec le rôle de connaître la ou les causes de l'AVC et comment faire pour qu'il ne revienne pas.Pour mieux comprendre la mission, le fonctionnement et l'importance d'une Stroke Unit, le Docteur Julien Niederhaüser, médecin agréé en neurologie au GHOL et Directeur de l’unité neurovasculaire, nous détaille la prise en charge de l'accident vasculaire cérébral. Accompagné d’Elise Cadeau Berger, logopédiste à la clinique de la Lignière qui intervient au sein de l’unité neurovasculaire du GHOL, ils abordent le thème de la rééducation neurologique après un AVC.Les logopédistes s'occupent de tout ce qui touche à la communication orale et écrite, la parole et la capacité à pouvoir avaler correctement c'est à dire la déglutition. Avec les autres thérapeutes, le rôle des logopédistes va être de tester la communication et comment la personne arrive à avaler et manger, car ces troubles peuvent être inaperçus et donc être très handicapant pour sa vie quotidienne. Il existe un protocole de tests de déglutition à effectuer tous les jours par les soignants pour savoir si on peut nourrir la patientèle ou simplement la faire boire, pour éviter tout risque de fausse route silencieuse et ne pas le mettre en danger. Les pneumopathies dues à l'inhalation des aliments ou de l'eau consommés représentent la deuxième cause de décès post AVC, d'où l'importance de reconnaître les signes d'alerte en formant le personnel soignant.Les spécialistes médicaux distillent également quelques conseils santé préventifs, en insistant sur la prévention de l'hypertension artérielle à tout âge. L'hypertension augmente de trois fois le risque de faire un AVC, le diabète quasiment 2 fois, le tabac deux fois. Le bilan médical et l'éducation thérapeutique sont des aspects très importants de la prise en charge.Pour prévenir l'accident vasculaire cérébral, l'hygiène de vie a forcément son importance : il est recommandé de ne pas fumer et de réfréner la consommation d'alcool, réguler son hygiène alimentaire, avoir une activité physique modérée. A partir de 40 ans un contrôle de santé annuel peut être utile, à évoquer auprès de son médecin traitant.L'application Stroke Riskometer permet d'estimer approximativement un risque d'AVC à 5-10 ans : https://www.strokeriskometer.com/ La Fondation Suisse de cardiologie a lancé une application Urgences HELP qui aide à réaliser les premiers secours en cas d'attaque cérébrale.
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