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Ca s'est passé aujourd'hui !

Author: Nostalgie Belgique

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Revivez les moments marquants de l’histoire avec Brice Depasse ! Chaque épisode de ce podcast vous transporte dans une date précise où un événement a laissé une empreinte indélébile dans nos souvenirs. Brice Depasse, avec son talent de conteur, vous fait revivre ces journées mémorables à travers des anecdotes captivantes et des actualités qui ont marqué les esprits.

Que ce soit le jour où Martin Luther King a prononcé le célèbre "I Have a Dream", la sortie du film "Les dents de la mer" ou le premier vol dans escale entre New-York et Paris, ce podcast vous propose un voyage dans le temps au cœur des événements qui ont façonné notre monde et notre Belgique. Plongez dans l’atmosphère de ces époques et redécouvrez les actualités qui ont fait la une des journaux, tout en partageant des anecdotes peu connues qui donnent un nouvel éclairage sur ces instants décisifs.

Brice Depasse vous invite à vous souvenir des événements qui ont rythmé votre vie, à travers le prisme des souvenirs collectifs. Chaque épisode est une occasion unique de revivre ces moments historiques, de ressentir à nouveau l’émotion de ces journées spéciales et de plonger dans les actualités qui ont marqué la Belgique et le monde.

Qu’il s’agisse de grands événements mondiaux ou de petites histoires qui ont touché le cœur des Belges, ce podcast est une véritable capsule temporelle, un retour aux sources pour ceux qui ont vécu ces années d’effervescence. Redécouvrez ces moments forts sous un nouveau jour, et laissez-vous emporter par la nostalgie des années passées.

Rejoignez-nous pour un voyage dans le temps, où chaque épisode vous ramène à une époque révolue mais toujours vivante dans nos cœurs. C'est votre rendez-vous pour replonger dans les souvenirs, revisiter les événements marquants et redécouvrir les actualités qui ont forgé notre histoire collective.
494 Episodes
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Ce 12 janvier 1979, je vous emmène dans un studio d’enregistrement que je connais bien, nous sommes à Kingston, en Jamaïque. C’est dans ce studio que Bob Marley a enregistré de nombreux albums, déjà, mais aussi une foule d’autres artistes alors fameux comme Peter Tosh, son ancien acolyte dans les Wailers et le groupe Third World, bref les meilleurs.Et voilà qu’arrive un taxi dont sort Serge Gainsbourg et son fidèle directeur artistique, Philippe Lerichomme. Quelques semaines plus tôt, alors qu’il est au Rose Bonbon, une boîte sous l’Olympia, il entend le fameux tube de Bob Marley, Is this love. Et là, il se rappelle la chanson Marilou Reggae que Gainsbourg a enregistrée sur son album L’homme à la tête de chou. Et comme sa firme Phonogram distribue les albums de tous ces groupes jamaïcains, il dit à Gainsbourg : et si on faisait un album avec tous ces musicos que les mômes d’aujourd’hui adorent ? Et Gainsbourg dit aussi sec : banco !Mais voilà ! Je peux vous en parler, j’ai plein de photos, quand il sort du tackard, Gainsbourg se retrouve dans un jardin semi terrain vague avec une carcasse de bagnole désossée, rouillée, des chèvres qui broutent et des mecs patibulaires à lunettes noires qui traînent devant la porte. Où est-ce qu’on est tombé ?Et quand ils entrent dans le studio, mon vieux, ambiance de merde. Ca a beau être les musiciens les plus connus du milieu, Sly and Robbie, et puis Rita Marley, la femme de Bob, on sent qu’ils ne sont là que pour les sous. Rien à foutre ! Ils croient même que le chanteur c’est Lerichomme et Gainsbourg le producteur.Alors Gainsbourg se met au piano, joue un peu et demande s’ils connaissent des chansons françaises. Euh … ben non. C’est où la France ? Près de l’Angleterre. Ah bon. Puis y en a un qui fait Ah si : Je t’aime. Je t’aime quoi, mon p’tit père, y en a plein. Ça serait pas ça ? Et là Gainsbourg fait sur le clavier ta-da da-da da, da da-da da … Si ! C’est ça ! Ah ben c’est Je t’aime moi non plus. C’est moi ! C’est toi ? Et voilà comment la glace est brisée ce 12 janvier 1979, l’atmosphère a changé et ils vont enregistrer Aux armes etc, double album de platine.
Vous connaissez Charles Martel ? Impossible de l’oublier. C’est le roi des Francs qui a arrêté l’envahisseur omeyyade qui occupe déjà toute l’Espagne. On a tous vu ça à l’école avec les dates : 732, Charles Martel arrête les Arabes à Poitiers et les repoussent jusqu’aux Pyrénées.Sauf qu’une fois de plus, Charles Martel n’a pas sa place dans l’Histoire des Français mais des Belges. Il est né à Andenne, le gars. Et comme beaucoup de Francs mérovingiens depuis Clovis, c’est un gros Wallon. Et là il où fait fort, c’est que c’est pas juste un chef de guerre, c’est aussi celui qui pacifie le royaume franc. C’est un bon gars, le Charles Martel, même s’il a dû distribuer quelques paires de tartines au passage parce que c’est l’époque qui veut ça, ce sont des Celtes, les Mérovingiens.Et en parlant de Mérovingiens, là où il fait très fort, le Charles, c’est que quand il meurt, on ne sait pas de quoi, ce 9 janvier 737, et qu’on l’enterre à Saint Denis, avec tous les rois, il ne l’est pas, roi. Et ne l’a jamais été. C’est, souvenez-vous de vos cours d’histoire, un maire du palais. Une sorte de premier ministre auquel ceux qu’on a appelés les rois fainéants ont laissé le pouvoir de gouverner.Mais on l’enterre comme un roi. C’est bien simple : qui pourrait dire qui était le roi à l’époque ? Personne. C’était Thierry IV mais ça faisait 5 ans qu’il était mort sans que personne ne le remarque vraiment. Incroyable, hein ? Depuis le roi Dagobert, qui a mis sa culotte à l’envers, ce sont des maires du palais qui dirigent le royaume franc.Voilà pourquoi son fils, Pépin le Bref, va poser lui-même la couronne suss tièsse, ah je peux le dire en Wallon, il est né à Herstal ou Jupille, tout comme son fils Charlemagne, l’empereur Charlemagne, bien que certains ont voulu faire croire que c’était à Aix-la-Chapelle.
Savez-vous à quand remonte les premiers ordinateurs, machines à traitement de données ?Et bien s’il n’y a pas de date précise, au XIX° siècle. Mais pas à la fin, non, vers le milieu. Il y a ainsi une machine fascinante, celle qui tisse automatiquement des images grâce à des cartes perforées. Et là, en la voyant fonctionner avec ses 24.000 cartes perforées, un jeune inventeur américain, l’ingénieur Herman Hollerith, a une idée.Vous voyez ces vieilles cartes en forme de cartes postales avec plein de traits dessus et quelques trous ? Et bien chaque trait est une info et quand ce trait est remplacé par un trou, ça dit à la machine : c’est la bonne info, tu peux la comptabiliser.Je m’explique : on pose la carte sur une machine qui a des centaines de petites aiguilles (une par emplacement possible). Là où il y a un trou → l’aiguille passe et touche un petit bac rempli de mercure qui ferme un circuit électrique et un compteur avance d’un cran. Là où il n’y a pas de trou, l’aiguille est bloquée, rien ne se passe. Résultat : en une seconde, la machine « lit » toute la carte et ajoute +1 dans les bons compteurs : par exemple, « une femme de 25 ans qui vit à Bruxelles et qui est mariée », ça fait avancer 4 compteurs différents en même temps, sans erreur humaine. Il ne faudra pas recompter ! C’est comme si tu remplissais toutes les cases d’un formulaire en une seule fois, quand les aiguilles passent dans les trous.Grâce à cette machine et à ces cartes, le recensement aux Etats-Unis qui prenait huit ans, imaginez entretemps, la population avait changé, les chiffres n’étaient plus bons, et bien il a lieu en quelques mois. Et quelques années plus tard, la firme IBM va commercialiser ces fameuses cartes perforées brevetées pour la première fois un 8 janvier 1884 par l’Américain Herman Hollerith.
Ce 7 janvier 1610, je vous emmène chez un gars que nous connaissons tous, du moins le nom, car comme dirait Olivier, à part Brice Depasse, personne ici n’est en âge de l’avoir fréquenté. Nous sommes dans la bonne ville de Padoue, Padova, c’est en Italie, on est à 40 km, 10 lieues de Venise, sur la route de Milan. Et je sonne à la porte de mon vieux copain Galileo Galilei. Mais quel nom ! Me direz-vous, ses parents ne l’aimaient pas beaucoup. C’est vrai ! Déjà qu’ils l’ont abandonné à l’âge de dix ans, pour aller vivre dans la ville d’à côté : Florence.Bon il faut dire que la ville n’était pas très sûre. Mais que d’esprits brillants !Et ben justement, c’est le cas aussi pour Galileo Galilei qui depuis tout petit a une fascination pour les machines. Il en construit lui-même et se passionne pour les mathématiques, surtout celles des anciens grecs. Il fait des découvertes et devient professeur à l’université de Padoue. Ca fait déjà 18 ans, ce 7 janvier 1610 qu’il est prof, Galilée, car c’est comme ça qu’on va l’appeler en français. C’est vrai, au début, on croyait que les types qui nous en parlaient bégayaient, c’était gênant.Mon vieux, il m’appelle depuis son balcon, j’suis là, j’arrive. Le personnel de maison est couché, j’ai oublié de vous dire qu’on est pleine nuit, je souffrais d’insomnies à cette époque. Lui aussi. C’est ainsi qu’il a entre autres inventé la pompe à eau mais surtout construit lui-même une lunette qui grossit 30 fois les objets et qui lui permet de voir dans le ciel ce qu’on ne peut observer à l'œil nu. Arrivés sur le balcon, il me dit Regarde dans la lunette ! Non de l’autre côté ! Ben désolé j’en n’ai jamais vu, c’est la première. Et là, je vois une grande planète ronde, Jupiter, on la connaît tous à l’époque. Mais à côté, me dit-il, deux étoiles invisibles sans la lunette et une de l’autre. Je suis sûr que ce ne sont pas des étoiles, mais des planètes. Meuh non, impossible ! Galilée va, le lendemain, voir que les étoiles sont inversées, il va même en découvrir quatre le soir suivant. Et donc si des planètes tournent autour de Jupiter, ça veut dire que tout ne tourne pas autour de la Terre et donc, Copernic a raison : le soleil ne tourne pas autour de la Terre mais le contraire. Avez-vous noté la date : 1610 !
Ce 6 janvier, c’est le jour de l’épiphanie. Et donc, impossible de ne pas parler de galette des rois, hein ? Même si certains en vendent dès la Saint-Nicolas jusqu’au carnaval, c’est bien aujourd’hui qu’on tire les rois. Mais pourquoi ? Et surtout… qui sont vraiment les Rois mages ?👉 À l’origine, cette fête n’a rien de religieux. C’est une tradition païenne héritée des Romains. Lors des Saturnales, on célébrait Saturne, dieu du temps, de l’abondance et de la débauche. Et ce jour-là, on permettait à un esclave de devenir roi d’un jour : tous ses vœux étaient exaucés… avant de redevenir esclave dès le lendemain. Pour le désigner, on cachait une fève (blanche ou noire) dans un gâteau coupé en parts. 🎭Des siècles plus tard, l’Église récupère l’idée, pour en faire une fête chrétienne : l’Épiphanie, qui célèbre l’arrivée des Mages venus d’Orient pour honorer la naissance de Jésus.Mais alors qui étaient ces mages ? Eh bien, spoiler : on ne sait pas vraiment. L’évangile selon Matthieu ne précise ni leur nombre, ni leurs noms, ni s’ils étaient rois. On sait juste qu’ils apportent trois cadeaux symboliques :Or pour la royauté,Encens pour la divinité,Myrrhe pour l’humanité (et la souffrance à venir)C’est au Moyen-Âge, en France surtout, qu’on commence à parler de trois Rois mages, baptisés Gaspard, Melchior et Balthazar, représentant les trois continents connus à l’époque : Europe, Asie, Afrique. Ils suivent une étoile, l’ancêtre de Waze, qui les guide vers l’étable où Jésus vient de naître. ✨On fixe alors l’épiphanie au 6 janvier, mais sachez que dans les premiers temps, c’était… le 22 décembre, jour du solstice d’hiver ! (Et Noël, le 6 janvier. Oui, bon courage pour suivre.)Quoi qu’il en soit, on garde l’idée du gâteau et de la fève, parce que ça, c’est sérieux. Et si vous tombez sur la fève, vous êtes roi ou reine pour la journée… mais pas d’inquiétude, on ne vous remettra pas un royaume, juste une couronne en carton.Alors ce 6 janvier, vive les rois, les reines… et les galettes 🥧👑
Ce 5 janvier 1477, c’est un jour sombre, un de ceux que nos manuels d’histoire devraient mieux raconter. Car à Nancy, Charles le Téméraire meurt sur le champ de bataille, massacré par les mercenaires suisses, trahi par ses propres hommes. Son corps est retrouvé gelé, quelques jours plus tard. Fin brutale pour un homme qui rêvait d’un empire puissant entre France et Empire germanique. Et pourtant, ce drame va dessiner les contours de notre futur pays.Petit retour en arrière.Charles le Téméraire, c’est le fils de Philippe le Bon, duc de Bourgogne. Ensemble, ils ont bâti un immense territoire qui couvre le nord-est de la France, la Belgique, les Pays-Bas et une partie de l’Allemagne. Autant dire que ça fait peur à Louis XI, roi de France, qui voit cette puissance comme une menace. Résultat ? Trahisons, guerres, alliances brisées… et Charles finit par se proclamer souverain de droit divin, au même titre que son cousin français. Et il gouverne depuis… chez nous ! Oui, Bruxelles, Bruges, Gand deviennent des centres de pouvoir. Les Bourguignons sont belges avant l’heure.Mais à Nancy, tout bascule. Il ne reste que Marguerite, sa fille. Plus d’héritier mâle. Louis XI jubile, prêt à mettre la main sur ces riches terres du nord. Et là… coup de théâtre ! Marguerite épouse Maximilien de Habsbourg, futur empereur du Saint-Empire romain germanique. La France ne peut plus rien faire. Et surtout, de cette union naît Philippe le Beau, puis Charles Quint, l’homme qui régnera sur un empire où le soleil ne se couche jamais.Comme quoi, une défaite peut engendrer un destin plus grand encore. Car grâce à cette alliance, les Pays-Bas bourguignons, notre région, deviennent le cœur battant d’un empire mondial.Ce 5 janvier 1477, c’est donc bien plus que la mort d’un duc à Nancy : c’est le point de départ d’un formidable renversement, une leçon d’histoire qu’on devrait tous mieux connaître. Comme le disait Sénèque, déjà à Rome : "Il n’y a de vent favorable que pour ceux qui savent où ils vont."
Ce 5 janvier 1971, à Hollywood, c’est une annonce banale au départ : Universal Pictures se félicite du succès d’un film sorti au printemps dernier. Rien d’extraordinaire jusque-là… Sauf que ce film, “Airport”, n’en finit plus d’attirer du monde dans les salles : il devient non seulement le plus gros succès ciné de l’année aux États-Unis et au Canada, mais grimpe directement à la 7e place des plus gros cartons de l’histoire.Et ce n’est que le début.Le casting est 5 étoiles : Burt Lancaster, Dean Martin, George Kennedy, Jean Seberg, et la jeune Jacqueline Bisset. Mais si ça marche autant, c’est l’histoire qui accroche : un type qui veut se faire exploser dans un avion, une tempête de neige, du brouillard, des décollages chaotiques, et des histoires personnelles qui se croisent dans un aéroport de Chicago. Bref, c’est le gros bazar. Et le public adore.Le film devient un phénomène mondial, accumulant ce qui équivaudrait aujourd’hui à plus de 800 millions de dollars de recettes. Rentabilité x10 ! Universal jubile.Et évidemment, Hollywood flaire le filon. Grâce à “Airport”, un nouveau genre va naître : le film catastrophe. Vous les connaissez sûrement :L’Aventure du Poséidon (paquebot retourné)La Tour infernale (incendie géant)Tremblement de TerreL’Odyssée du HindenburgLe concept est toujours le même : des stars anciennes + des jeunes espoirs, des gens en crise personnelle, réunis par une catastrophe. Succès garanti. Même “Airport” aura des suites : Airport 75, Airport 77, etc.Et quand le genre finit par s’essouffler à la fin des années 70 (vous vous souvenez de Meteor ou Le Jour de la fin du monde ? Non ? Justement…), il renaîtra dans les années 90 avec des blockbusters qui reprennent la même recette : Titanic, Armageddon, Le Jour d’après…Mais tout a commencé ce 5 janvier 1971, avec un aéroport, une bombe, un blizzard, et un film qui allait réinventer le suspense sur grand écran.
Ce 18 décembre 1980, ah j’avais 18 ans, et j’aurais bien aimé être Munichois. Mais juste ce soir-là, hein. Pourquoi ? Et bien parce Queen y a donné ce qui est, d’après les témoins, un de ses tout meilleurs concerts. Vrais, les 12.500 spectateurs, ça fait quand même quelques témoins qui peuvent confirmer, sont ressortis de l’Olympiahalle avec des étoiles dans les yeux. Et des bourdonnements dans les oreilles jusqu’au lendemain, car je peux vous dire que Queen jouait à fond de balle. On n’entendra plus jamais une telle puissance sonore.C’est la tournée de l’album The Game, qui a été enregistré en partie à Munich.Queen n’a jamais vendu autant de disques, de singles surtout, avec Another One Bites The Dust et Crazy little thing called love. Ils sont au sommet et surtout, ils n’ont plus de concurrents sur le podium des classements. Ce soir donc, c’est la grande forme. Et croyez-moi, ça compte, nous sommes encore à l’époque où la musique est jouée uniquement sur scène, ce qui signifie que les 4 musiciens improvisent beaucoup. Rien à voir avec les trucs aseptisés et hyper répétés, et les fichiers sons qui tournent comme aujourd’hui.Freddie Mercury est dans une forme vocale exceptionnelle, il monte sur toutes les games mais aussi le matériel, Brian May envoie du bois et surtout des solos aériens, et puis dans leur série acoustique où ils jouent entre autres Love of my life, Freddie se met au piano et dit simplement, celle-ci est pour John, et il interprète seul Imagine. C’est la seule fois qu’il la chantera en entier. Nous sommes dix jours après sa disparition, Freddie était un fan, et puis surtout, il séjourne à présent à Manhattan.Voilà, nous l’ignorons tous, et les gars de Queen aussi, mais ce 18 décembre 1980, c’est vraiment la fin de la première époque de Queen, version Bohemian Rhapsody, We are the champions. Après ça, le son de Queen va changer définitivement avec les années 80.
L’événement de ce jour va, j’en suis sûr, parler à plusieurs générations parce que ça fait 36 ans que ça dure. Car ce 17 décembre 1989 a lieu la diffusion du premier épisode d’une nouvelle série : les Simpsons.Qui a déjà regardé, pardon, qui n’a jamais vu au moins un épisode des Simpsons ? Vous faites sans doute partie de ces Belges et Français et qui ont grandi avec le rendez-vous quotidien de cette famille dysfonctionnelle sur Canal+ et puis Club. Le rendez-vous tombait en même temps que le JT, c’était toujours un problème, enfin perso, mon problème. Ah ben ouais, ils ont 35 et 38 ans, mes gamins aujourd’hui, qui ont grandi avec les Simpsons.Enfin, grandi … ils n’ont pas bougé, les Simpsons, surtout Bart et encore moins Maggie avec sa tutute.Au départ, les Simpsons, c’est un court métrage animé dans une émission de variétés avec des sketches, le Tracy Ullman Show. C’est le show américain des années 80, tel qu’on l’imagine et qui reste culte là-bas, Tracey Ullman est d’ailleurs une chanteuse et comédienne britannique qui a marqué les années 80 sur la BBC avant d’émigrer aux Etats-Unis.C’est le carton instantané. Tout le monde attend ce rendez-vous. Et donc après deux saisons, la Fox demande à son créateur et son producteur d’en faire une série à part entière. Mais on ne crée pas un rendez-vous animé de 23 minutes comme ça. D’autant plus qu’ils ont l’ambition d’aller bien au-delà de la Trash TV alors très à la mode à la fin des années 80 début 90. Le croirez-vous, il faut plusieurs mois pour réaliser un épisode, ça veut dire plusieurs équipes de scénaristes, ils ont jusqu'à 16 auteurs, sans compter des invités prestigieux comme l’humoriste Ricky Gervais. C’est de plus, un humour plein de références, qu’on remarque ou pas.On en est à plus de 700 épisodes, tout a été dit sur la série y compris sur ce premier épisode mythique, Noël d’enfer, où Homer a bien des soucis quand il apprend qu’il n’aura pas de prime de fin d’année, ce 17 décembre 1989.
On va parler musique et carnet rose, ce matin : nous sommes à Bonn, qui a été, les plus anciens s’en souviennent la capitale de l’Allemagne de l’Ouest, de 1945 jusqu’au début des années 90. Et déjà, ce qui frappait, c’est que c’est une petite ville.Et ben c’est déjà une petite capitale, ce 16 décembre 1770, celle de l’électorat de Cologne. Et dans une petite maison de Bonngasse, au numéro 20, aujourd’hui c’est un musée, a lieu un heureux événement. En effet, l’adorable Maria Magdalena Keverich vient de donner naissance à un petit garçon. Elle prie le ciel de ne pas lui reprendre comme ce fut le cas pour son aîné qui n’a pas vécu une semaine. Elle n’a pas envie de subir encore la brutalité de son alcoolique et bon à rien de mari. En effet, Johann van Beethoven n’a rien hérité de son fabuleux père Ludwig, un musicien belge, né à Malines qui s’est établi à Bonn et en est devenu le très estimé Maître de la Chapelle de l’archevêque. C’est donc lui qui dirigeait le fameux Orchestre de chambre de Bonn.Et donc, Johan et Maria Magdalena donnent à leur nouveau-né lors du baptême qui a lieu le lendemain, le prénom de son très estimé grand-père Ludwig van Beethoven. Oui, ce petit bébé tout rose n’est autre que la future plus grande star de la musique mondiale que la Terre ait jamais portée. 250 ans après, sa musique est toujours la plus jouée dans le monde.Mais en attendant, son enfance ne va pas être très drôle car son père ayant senti des prédispositions exceptionnelles chez son fils, il va le mettre à la musique dès l’âge de cinq ans et lui faire souffrir un vrai martyre pour pouvoir monter des tournées d’enfant prodige comme Mozart vingt ans plus tôt. Beethoven dira plus tard, avec humour, qu’il avait appris à jouer de la musique avant de savoir parler. Mais bon, ce 16 décembre, a star is born, et star, il l’a été de son vivant.
Ce 15 décembre, je vous emmène en 1970, à une époque où on croyait qu’en l’an 2000, on irait passer nos week-ends sur la Lune et les grandes vacances sur Mars. C’est vrai que des mecs nous vendent ça sérieusement, au Journal Télévisé. Et ce n’était pas si fou que ça ! Premièrement parce que l’an 2000, ça nous paraît tellement loin que tout est possible, et deuxièmement parce qu’on est en train de faire le plus gros du boulot.C’est vrai, les Américains ont déjà envoyé deux missions sur la Lune et ce 15 décembre 1970, ce sont les Soviétiques qui atterrissent sur Vénus. Et oui ! Bon, le vol n’est pas habité, hein. Faudrait être con d’ailleurs parce qu’ils ont déjà envoyé deux sondes sur cette planète et que, même si son nom est trèès beau, Vénus, c’est aussi la planète la plus inhospitalière qui soit. Jugez plutôt les données qu’elles ont envoyées avant de se désintégrer : une température de plusieurs centaines de degrés centigrade. C’est pas un coup de soleil qu’ils risquent, les Cosmonautes ! Avec en plus une pression identique à celle de 800 mètres sous l’océan. Je pense qu’après le premier pas sur Vénus, on a la tête bien rentrée dans les épaules, … au niveau des genoux !Et donc, c’est un exploit qu’ils tentent là, les Soviétiques, avec leur sonde Venera 7 qui s’approche de la planète par sa fache cachée, probablement pour la surprendre, en faisant semblant de rien, puis en déployant un parachute, qui va se déchirer pour ne pas dire disparaître plus tôt que prévu. La sonde percute le sol à 60 km/h mais elle ne se fracasse pas car c’est une sorte de chaudron de plus d’une tonne de métal blindé, pour résister à une pression 180 fois supérieure à la nôtre. Bon elle est tombée de travers donc elle va émettre difficilement mais quand même : température de 475 degrés, à 20° près, hein, ça devait être l’été, je suppose, pression d’une centaine d’atmosphères terrestres, transmission réalisée ce 15 décembre 1970, les Américains sont sur la Lune, les Soviétiques sur Vénus, et nous on y croyait, à nos vacances dans l’espace comme dans les livres de Science-Fiction, devant notre téléviseur en noir et blanc.
On connaît tous la date du 20 juillet 1969 : Neil Armstrong est le premier homme sur la Lune avec Apollo XI.Mais on ne connaît pas le 14 décembre 1972, Gene Cernan est le dernier homme sur la Lune avec Apollo XVII.Vous connaîtriez peut-être son nom s’il n’avait pas dû abandonner son appareil photo personnel avec lequel il a photographié la dernière empreinte de pas sur la Lune (et aussi les initiales des prénoms de sa fille qu’il a tracées).C’est fou mais le monde a oublié le nom de Gene Cernan. Déjà quelques années plus tôt, il ratait un premier rendez-vous avec Gemini en étant le second astronaute à sortir dans l’espace puis il était le premier à survoler la Lune à 15.000 mètres d’altitude, durant 8 heures, avec Apollo X dans le module Snoopy.Et donc on a oublié que Eugène est l’homme, avec son coéquipier, à avoir séjourné le plus longtemps sur la Lune : Apollo XVII, c’est plus de trois jours, un week-end prolongé. Il est aussi celui qui a marché et roulé le plus longtemps sur son sol : plus de 22 heures. Et aussi à avoir ramené le plus d’échantillons, 110 kilos, raison pour laquelle il a abandonné à regret son fameux appareil photographique.Heureusement, il y avait l’appareil de la Nasa avec lequel il a pris le magnifique cliché de la terre si bleue depuis la Lune que vous connaissez tous, et aussi celui de son coéquipier en train de se raser dans l’espace, et enfin cette incroyable image filmée en couleurs et si pure, du LEM décollant pour la dernière fois de la Lune, c’est aussi à lui qu’on la doit.Eugene Cernan est un vrai héros de l’espace, le genre d’homme qui nous a fait rêver et qui mérite, je ne sais pas ce que vous en pensez, que je cite son nom et que nous lui dédions cette chanson de Sting avec The Police car oui, il nous a vraiment fait voler jusqu’à la Lune et en couleurs, et depuis son départ, le 14 décembre 1972, plus aucun homme n’en a foulé le sol.
Vendredi 13 décembre … 1903, que va-t-il se passer ? C’est un jour important pour un certain Pietro Italo Marchioni. Cela fait quelques années qu’il est parti d’Italie pour trouver du travail, et il est arrivé comme beaucoup, à New York où il a ouvert un ? Restaurant.Et au dessert, il propose un truc typiquement italien : les gelati. Alors on le sait, la crème glacée n’est pas une invention italienne, à l’époque Gréco-Romaine, dans l’Antiquité, on en servait déjà aux gens riches. C’était d’ailleurs un exploit de le faire, même en été, les empereurs romains avaient droit à leur crème glacée jusqu’en juillet.Plus tard, un autre Italien, Marco Polo, a découvert au Moyen-Âge, qu’on sert aussi des crèmes glacées en Chine, il avait même ramené des recettes chinoises à Venise. Décidément, le café, les pâtes et les gelati, les Italiens doivent tout à ce type, il ne manque que la pizza.Et donc, dès 1896, Marchioni sert ses gelati dans son restaurant mais dans un cornet en biscuit ou un fin biscuit gaufré qu’il a inventé. Mais alors que fait-il sept ans plus tard, ce 13 décembre 1903 ? Et bien il dépose à Washington le brevet d’une machine à fabriquer ces gaufres et cornets. Il a inventé un moule pour en produire dix à la fois dans une usine qu’il a montée à Hoboken, une ville qui fait partie du Grand New York.Ce 13 décembre 1903 est donc un jour historique pour tous les amateurs de glace au lait car grâce à ça, on peut les emporter. Enfin, dix ans plus tard, Italo sera attaqué en justice par son cousin qui dira héla, c’est moi qui ai inventé le fameux moule à cornets un an plus tôt, cousin avec qui Pietro était alors associé. Mais n’empêche, c’est lui qui avait créé le cornet six ans plus tôt et donc il reste un génial inventeur pour tous les bouffeurs de glaces que nous sommes.
Ce 12 décembre, on devrait le fêter dans toutes les radios du monde. Pourquoi ? Parce que ce jour-là, en 1901, un certain Guglielmo Marconi réalise un exploit historique : il envoie pour la première fois un signal radio à travers l’Atlantique.Petit rappel pour les distraits : Marconi, c’est un jeune physicien italien de Bologne, passionné par les travaux de Heinrich Hertz sur les ondes électromagnétiques. En 1895, à 21 ans à peine, il met au point un système de télégraphie sans fil, une révolution à l’époque. Mais l’Italie n’y croit pas. “C’est du pipeau, vot’ truc”, lui dit-on à la Régie des Télégraphes.Pas grave. Marconi file en Angleterre, où la Royal Navy, toujours à l’affût des nouvelles technologies, comprend immédiatement l’intérêt : pouvoir communiquer entre les navires sans câbles. En 1899, il établit une transmission au-dessus de la Manche, 40 km, une prouesse pour l’époque.Mais ce 12 décembre 1901, il vise beaucoup plus loin : 3400 kilomètres, entre les Cornouailles anglaises et St John, à Terre-Neuve, tout à l’est du Canada. Personne ne le croit. On lui dit que la courbure de la Terre va empêcher le signal d’arriver. Marconi s’en fiche. Il tente le coup.Et… le miracle a lieu. Trois clics nets, la lettre “S” en morse, sont reçus à Terre-Neuve. L’Atlantique est traversé par les ondes. C’est la naissance de la radiocommunication mondiale. Marconi est euphorique.Six ans plus tard, il fait envoyer un message du roi Édouard VII au président Roosevelt, devant témoins. Et hop, Prix Nobel de physique. À partir de là, plus besoin de milliers de kilomètres de câbles pour relier les continents. La radio est née.Et oui, sans ce 12 décembre 1901, pas de radio, pas de musique dans la voiture, pas d’animateurs du matin, pas de “Bonjour à tous, vous êtes bien sur…” – alors franchement, on le fête quand, ce Marconi Day ?
Ce matin on va célébrer une femme, une Belge en plus, elle se nomme Hélène Dutrieu. Est-ce que ce nom vous dit quelque chose ?Et ben, Hélène Dutrieu est la première femme belge à avoir obtenu son brevet de pilote. Mais ce n’est pas tout, elle est la 4ème au monde car nous sommes en 1910. Les avions alors, ce sont des biplans à ciel ouvert, au mieux, un peu de toile sur les flancs, et puis les freins à l’atterrissage, s’actionnent avec les mollets. Il faut des jambes de cyclistes pour piloter et c’est le cas pour Hélène, qui est une cycliste professionnelle, originaire de Tournai, et championne de vitesse sur piste. Et à l’âge de 34 ans, ce 11 décembre 1911, elle s’apprête à s’attaquer à un record, celui de la vitesse. Mais attention pas un record féminin mais un record absolu. Elle va parcourir 254 km en moins de trois heures, c’est non seulement le vol le plus rapide mais aussi le plus long sans escale.On va la surnommer la Fille de l’air, la femme-oiseau, femme épervier, il faut dire qu’elle ne passe pas inaperçue sur les photos ou reproductions dessinées dans la presse car elle voyage en tenue masculine, ce qui à l’époque est inenvisageable, elle est en pantalons, et de plus elle porte une toque, sans lunettes. Alors vous imaginez dans les airs à une altitude de 300 mètres, environ 90 km/h, un 11 décembre, voilà une femme qui n’a pas froid aux yeux, c’est le cas de le dire.Hélène Dutrieu a pris la nationalité française peu de temps après, c’est d’ailleurs, je pense, la première femme à être devenue officier de la Légion d’Honneur. C’est non seulement la plus grande aviatrice de son temps mais surtout plus grande pilote, un mot qui se décline aussi bien au masculin qu’au féminin.
Hier à 8.15, je vous emmenais au cinéma Le Normandie sur les Champs Elysées pour le premier jour du Distrait avec Pierre Richard, et bien ce matin, je vous emmène à New York le 10 décembre 1985, à la première séance du nouveau film de Sydney Pollack.Qu’il y ait du monde, ce n’est pas surprenant. Le précédent film de Pollack, Tootsie, avec Dustin Hoffman, a fait un triomphe dans le monde entier trois ans auparavant. Le héros de ce nouveau film est d’ailleurs incarné par son autre acteur fétiche, Robert Redford, qu’il a dirigé il y a plus de dix ans dans deux autres de ses grands succès : Les trois jours du condor et Nos plus belles années. Et pour terminer le tableau, l’actrice principale n’est autre que Meryl Streep qui il y a cinq ans a remporté l’Oscar tout comme son partenaire Dustin Hoffman avec Kramer contre Kramer. Rarissime ! Et donc, ce premier jour qui fait suite à l’avant-première, vous le devinez, la veille au soir en présence des acteurs et du réalisateur, au Ziegfeld Theater, va être suivi de près par Pollack qui en est aussi le producteur. Il faut dire qu’il a pris le pari de ne donner l’exclusivité qu’à deux salles pour tout le territoire des Etats-Unis. Celle-ci et le fameux Chinese Theater à Los Angeles, Hollywood. Pourquoi fait-il ça ? Ce n’est pas rare quand on croit que son film à toutes ses chances aux Oscars de le sortir quelques semaines auparavant dans peu de salles : on crée ainsi un bouche-à-oreille non seulement sur la qualité du film mais aussi sur le fait que toutes les séances affichent complets. Puis quand la pression est maximale, vous sortez le film en national et ça faisait boum dès les premières séances.Pari déjà gagné dès le matin de ce 10 décembre 1985 car parmi les critiques parues dans la presse, presque tous les grands titres qualifient ce film de chef d'œuvre. Out of Africa va battre un record sur ces deux salles puis dans le monde et remporter 7 Oscars sur 11 nominations.
Ce 9 décembre 1970, je vous emmène sur les Champs Elysées. A l'époque, c’est là et à Montparnasse qu’on va au cinéma car c’est là qu’il y a le plus de salles proposant les nouveautés en exclusivité. C’est comme ça que ça marchait. D’ailleurs la veille au soir a eu lieu au Normandie, les anciens connaissent probablement ce fameux cinéma des Champs, l’avant-première du premier film d’un nouveau réalisateur qui en est aussi le personnage principal. Et donc le voilà ce 9 décembre, arrivant pour la première séance de la journée, celle qui va donner l’indice de fréquentation : succès ou bide. Et il y a du monde. Ça le soulage un peu, cet inconnu qui répond au nom de Pierre Richard. Enfin inconnu … pas tout-à-fait. Ça fait une dizaine d’années qu’il est apparu pour la première fois au cabaret dans un duo comique avec Victor Lanoux. Et ce qui fait rire les gens aux larmes, c’est le sketch où Lanoux lui file des beignes, mais vraiment ! Et lui, il encaisse, impassible. Mais voilà, c’est visuel, ça ne passe pas sur disque et donc, ils ne sont pas médiatisés. Le duo se sépare mais le réalisateur Yves Robert, celui de La guerre des boutons, a remarqué Pierre Richard et lui donne sa chance en lui écrivant un rôle sur mesure dans Alexandre le bienheureux. Et en tournant, il lui dit qu’il est plus qu’un acteur, il est un personnage, il doit voir plus loin. Et donc Yves Robert produit ce premier film écrit, joué et réalisé par Pierre Richard, qui a dû mettre la main à la poche, il a hypothéqué sa maison pour boucler le budget. Le film, boosté par Bernard Blier en patron de boîte de pub, Jericho sert illico, Maria Pacôme en maman légère mais dévouée, et Paul Préboist en client distrait, est un des plus gros succès de l’année. Suivi en moins de deux ans par Les Malheurs d’Alfred, Je sais rien mais je dirai tout et Le grand blond avec une chaussure noire, réalisé par Yves Robert, Pierre Richard va devenir un temps la plus grande star du cinéma français et ça commence, ce 9 décembre 1970.
Ce 8 décembre, il est difficile de ne pas évoquer l’assassinat de John Lennon, son meurtrier est toujours en prison. Je vous en ai parlé tôt ce matin. Mais ce qui me frappe c’est que John Lennon n’est pas le seul des Beatles à avoir été victime d’un fou meurtrier et ça, c’est une histoire qui n’est pas restée dans les mémoires, c’est curieux, et pourtant !Nous sommes, non pas le 8 décembre, mais le 30 décembre 1999, dans le fabuleux Manoir gothique de Friar Park. Une légende prétend qu’il y a 120 pièces et même si ce n’est pas le cas, c’est le genre d’endroit où vous perdez dans les couloirs, et qui a été acheté par l’ex-Beatle, George Harrison, en 1970. Domaine de 15 hectares, il a tout retapé lui-même au cours des années, on le voit sur plusieurs pochettes célèbres de ses disques solos.Et donc, cette nuit du 30 décembre 1999, un bris de verre au rez-de-chaussée réveille George Harrison et sa femme Olivia, vers 3.30 du matin. George regarde son réveil, c’est l’heure des voleurs. Il demande à Olivia d’appeler la police mais au lieu de s’enfermer et d’attendre, il descend voir.En arrivant au bas des escaliers, que voit-il dans le Grand Hall ? Un type avec une épée de pierre dans une main, arrachée à une statue, et dans l’autre un grand couteau de cuisine. Mais au lieu de fuir, George essaie de le désarmer car il a bien compris que ce n’était pas un voleur, le type est là pour tuer. La bagarre s’engage, les deux gars finissent par terre, et là, Harrison prend des coups de couteau, un après l’autre. Jusqu’à ce que sa femme arrive avec un tisonnier et frappe l’agresseur qui tombe. Mais enragé, il se relève, course poursuite, Olivia saisit alors une lampe et est en train de frapper son agresseur quand la police arrive.Miraculé, un des 40 coups de couteau est passé à un doigt du cœur, un poumon perforé quand même, George fera un communiqué de presse le lendemain depuis l'hôpital, disant que c’était un gars qui n’avait pas été auditionné pour les Traveling Wilburys, le super groupe qu’il formait alors avec Bob Dylan, Jeff Lynne et Tom Petty.
On va se plonger dans le monde de la soul américaine avec Otis Redding, oui, un des chanteurs disparus trop vite dont Jane Birkin parle dans sa chanson ex-fan des sixties.Le 7 décembre 1967, Otis Redding est une des nouvelles stars de la chanson noire américaine, il ne touche qu’une partie du public dans son pays qui est encore cloisonné. Ca ne l’empêche pas de vendre beaucoup de disques dans sa communauté et surtout de faire salles pleines.Et donc après une série de concerts à San Francisco, il prend quelques jours de congé, il loue un bateau amarré dans la grande baie de Californie et c’est un matin que sur le quai, regardant les bateaux passer alors que le soleil se lève, qu’il imagine le début de cette nouvelle chanson : Sitting on the dock of the bay. Et oui, il ne fait que raconter ce qu’il a fait, le gars, c’est pas génial ?Il y travaille en studio ce 7 décembre avec le guitariste Steve Cropper qui dix ans plus tard, sera celui des Blues Brothers. A la fin de la journée, le morceau n’est pas terminé, Otis sèche encore sur les paroles de la fin de la chanson, c’est pour cette raison qu’il siffle. Ça donne plutôt bien d’ailleurs mais bon, il va trouver, cette fin de chanson. A la prochaine session, le morceau sera terminé. Le lendemain, les concerts reprennent à travers les Etats-Unis, et pour éviter de se farcir les routes enneigées du nord du pays, il utilise un petit avion privé dans lequel il embarque quelques musiciens.Voilà qui n’est pas sans rappeler l’accident mortel de Buddy Holly et Ritchie Valens en 1959 et malheureusement, quatre jours après cette fameuse journée d’enregistrement, le 11 décembre 1967, l’avion d’Otis Redding s’écrase non pas dans un champ enneigé, comme Buddy Holly, mais sur un lac gelé.C’est Steve Cropper qui va terminer le morceau en ajoutant des bruitages maritimes et quelques arrangements, laissant le sifflet d’Otis Redding qui ignore que sa chanson, posthume, sera son premier N°1 en Amérique et dans le monde.
Comment un 6 décembre, ne pas parler de St Nicolas. Mais attention, le vrai ! Parce que, vous le savez, il y a beaucoup de St Nicolas qui ont aidé le vrai, le Grand Saint Nicolas, cette nuit et les jours précédents. Saint Nicolas, c’était l’évêque de Mire, au sud de l’actuelle Turquie, dans les années 300, c’est pas hier, hein, mais sa notoriété connaît un grand boum, 800 ans plus tard, quand des marchands rapportent ses reliques en Europe. C’est l’époque de la première croisade, des marchands Vénitiens arrivent à Mire, l’église St Nicolas, s’il vous plaît, première à droite, euh non, à gauche. Ils piquent quelques os et hop ! Pourquoi St Nicolas intéresse-t-il les Croisés ? Parce qu’au départ, il est le St Patron des voyageurs et des prisonniers. Et de fait, une fois ses reliques installées en Lorraine, donc dans le Nord-Est de la France, il exauce des vœux : des chevaliers retenus en otage en orient sont libérés, leurs chaînes tombent toutes seules, mais il y a aussi une histoire qu’on raconte sur lui.En effet, de son vivant, St Nicolas passe devant la maison d’un boucher et s’y arrête. Un boucher qui en a gros sur la patate car la nuit précédente, il a trucidé trois voyageurs qu’il a découpés et mis à saler dans un tonneau. Et quand St Nicolas demande à manger un petit salé, le boucher craque et avoue tout au grand saint, qui ressuscite les trois hommes. Puis, il enchaîne le vilain derrière son âne et c’est cette image que nous gardons de St Nicolas barbe blanche et du méchant homme avec une cagoule et la barbe noire, qui va devenir le Zwarte Piet, Pierre Lenoir, puis père Fouettard. Le fait que ses reliques soient en Lorraine explique la célébrité de St Nicolas dans toute notre région Hollande, Allemagne, Belgique, Luxembourg, Nord de la France où, on ne sait pas pourquoi, les trois voyageurs deviennent avec les siècles trois enfants, Saint Nicolas a donc sauvé trois enfants et devient le Patron des écoliers.Mais ce n’est pas fini car avec les colons en Amérique au XVIII° siècle, Sinter Klaas en flamand, Klaus en allemand, va devenir Santa Claus et revenir chez nous sous les traits du Père Noël que chante Frank Sinatra. C’est pas une belle histoire, ça.
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