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Méditations quotidiennes - Centre Le Pèlerin
Méditations quotidiennes - Centre Le Pèlerin
Author: Centre Le Pèlerin
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© Centre Le Pèlerin
Description
Une méditation quotidienne vous est offerte tous les matins à partir de l'Évangile du jour par le Centre Le Pèlerin, spécialisé en accompagnement psychospirituel. Par cette prière du matin, prenez quelques minutes pour nourrir votre foi. Un temps d'intériorité qui éclaire toute la journée! Le Pèlerin offre de l'accompagnement spirituel ainsi qu'une formation en accompagnement depuis près de 25 ans à Montréal. Son approche d'intégration psychospirituelle permet de vivre une expérience spirituelle transformante et libératrice. Le Pèlerin: Le savoir intérieur qui transforme la vie.
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Évangile du lundi 16 mars 2026 – 4ème Semaine de Carême« Va, ton fils est vivant » (Jn 4, 43-54)En ce temps-là,après avoir passé deux jours chez les Samaritains,Jésus partit de là pour la Galilée.– Lui-même avait témoignéqu’un prophète n’est pas considéré dans son propre pays.Il arriva donc en Galilée ;les Galiléens lui firent bon accueil,car ils avaient vu tout ce qu’il avait faità Jérusalem pendant la fête de la Pâque,puisqu’ils étaient allés eux aussi à cette fête.Ainsi donc Jésus revint à Cana de Galilée,où il avait changé l’eau en vin.Or, il y avait un fonctionnaire royal,dont le fils était malade à Capharnaüm.Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée,il alla le trouver ;il lui demandait de descendre à Capharnaümpour guérir son fils qui était mourant.Jésus lui dit :« Si vous ne voyez pas de signes et de prodiges,vous ne croirez donc pas ! »Le fonctionnaire royal lui dit :« Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure ! »Jésus lui répond :« Va, ton fils est vivant. »L’homme crut à la parole que Jésus lui avait diteet il partit.Pendant qu’il descendait,ses serviteurs arrivèrent à sa rencontreet lui dirent que son enfant était vivant.Il voulut savoir à quelle heure il s’était trouvé mieux.Ils lui dirent :« C’est hier, à la septième heure (au début de l’après- midi),que la fièvre l’a quitté. »Le père se rendit compte que c’était justementl’heure où Jésus lui avait dit :« Ton fils est vivant. »Alors il crut, lui, ainsi que tous les gens de sa maison.Tel fut le second signe que Jésus accomplitlorsqu’il revint de Judée en Galilée.Texte d'Évangile tiré du Prions en Église. S’abonner au Prions.Un fils mourant, un père en imploration, une interpellation de foi puis une guérison. Nos trois acteurs en scénario et son dénouement suffisent à l’histoire, à l’élaboration. Et pourtant, Jean l’écrivain ajoute beaucoup de personnages et d’informations. Pour lui tout fait sens, pour nous, réflexions.La mise en scène : de Samarie, en Galilée, à Jérusalem, puis à Cana, à Capharnaüm ou en Judée. Car Il est partout, Jésus, Celui qui interpelle. Il marche ce pèlerin devant l’Éternel. Quelle serait donc la géographie de cette Parole? Serait-ce que Dieu n’admette pas de limites à nos frontières?La mise en temps : car ce temps-là, qu’il soit deux jours, pendant les fêtes, pour nous est raconté. Car au passé cela semble nécessaire, vers le présent surtout cheminer. Notre auteur décrit, il suit les populations. Son horloge se décline au gré des fêtes et des situations. Quelle serait donc l’agenda de cette Parole? Serait-ce que Dieu n’admette pas nos finitudes dans l’Éternité?Puis l’entrée des personnages, en groupe ou personnalisés, ceux de Samarie puis de Galilée. Jésus s’y trouve, prophète et bien salué. Un fonctionnaire, en double personnalités, car serviteur pour salaire, ici père et bien éprouvé. Quelle serait donc la logique de cette Parole? Serait-ce que Dieu n’admette pas nos demandes alors que Miséricorde pour qui foi bien exprimée?Il était une foi, car Jésus fut recherché. Il était une foi, car un fonctionnaire partit afin de Le trouver. Il était une foi, car guérison fut espérée. Il était une foi et serviteurs ont confirmé.Il est une foi, puissance cachée, par le Baptême en nous déposée.Il est une foi, royaume protégé, par la prière en nous développée.Il est une foi, histoire renouvelée, par la confiance, Dieu est Charité.Méditation - Il était une foi
Évangile du dimanche 15 mars 2026 – 4ème Dimanche de Carême« Il s’en alla et se lava ; quand il revint, il voyait » (Jn 9, 1.6-9.13-17.34-38)En ce temps-là,en sortant du Temple, Jésus vit sur son passageun homme aveugle de naissance. Il cracha à terreet, avec la salive, il fit de la boue ;puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle, et lui dit :« Va te laver à la piscine de Siloé »– ce nom se traduit : Envoyé.L’aveugle y alla donc, et il se lava ;quand il revint, il voyait. Ses voisins, et ceux qui l’avaient observé auparavant– car il était mendiant –dirent alors :« N’est-ce pas celui qui se tenait là pour mendier ? » Les uns disaient :« C’est lui. »Les autres disaient :« Pas du tout, c’est quelqu’un qui lui ressemble. »Mais lui disait :« C’est bien moi. » On l’amène aux pharisiens, lui, l’ancien aveugle.Or, c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boueet lui avait ouvert les yeux. À leur tour, les pharisiens lui demandaient comment il pouvait voir.Il leur répondit :« Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé,et je vois. » Parmi les pharisiens, certains disaient :« Cet homme-là n’est pas de Dieu,puisqu’il n’observe pas le repos du sabbat. »D’autres disaient :« Comment un homme pécheurpeut-il accomplir des signes pareils ? »Ainsi donc ils étaient divisés. Alors ils s’adressent de nouveau à l’aveugle :« Et toi, que dis-tu de lui,puisqu’il t’a ouvert les yeux ? »Il dit :« C’est un prophète. » Ils répliquèrent :« Tu es tout entier dans le péché depuis ta naissance,et tu nous fais la leçon ? »Et ils le jetèrent dehors. Jésus apprit qu’ils l’avaient jeté dehors.Il le retrouva et lui dit :« Crois-tu au Fils de l’homme ? » Il répondit :« Et qui est-il, Seigneur,pour que je croie en lui ? » Jésus lui dit :« Tu le vois,et c’est lui qui te parle. » Il dit :« Je crois, Seigneur ! »Et il se prosterna devant lui.Au sortir du Temple, croisant un aveugle de naissance, les disciples demandent qui a péché pour que l’aveugle se retrouve ainsi : lui ou ses parents ? Cette question dévoile bien notre propension à associer les réalités difficiles de nos vies avec notre culpabilité. N’avons-nous pas déjà entendu : « Qu’est-ce que j’ai fait au Bon Dieu pour qu’une telle tuile me tombe sur la tête ? »... laissant ainsi entendre que le mal est envoyé par Dieu en punition de nos fautes. L’aveugle ne demande pas d’être guéri : est-ce l’écho de l’adhésion qu’il donne lui-même à la conviction que sa situation est la conséquence du péché ? Sans même qu’il sache en quoi il en est responsable, il ne semble pas manifester ni désir d’en sortir, ni même entrevoir la possibilité que sa situation puisse changer. La lecture qu’en font les disciples est éloquente : pour eux, la réalité de la naissance de cet homme aveugle ne peut s’expliquer que par le péché de ses parents, ou les propres péchés de l’aveugle... ce qui est quand même peu probable puisqu’étant aveugle de naissance, sa cécité ne peut s’expliquer par le fait d’avoir personnellement péché. Il nous est tentant de donner une toute-puissance au mal qui nous a marqués. Nous nous vivons alors comme prisonnier d’une histoire que nous aimerions autre, pour laquelle nous ne pouvons rien changer. Dénonçant cette fausse lecture, Jésus exprime que le mal est justement ce que Dieu ne cautionne pas et Il nous interpelle à travailler aux Œuvres du Père pour que surgisse sa Lumière dans nos ténèbres. Par cette guérison, Jésus manifeste l’engagement de Dieu pour nous sauver du mal. Sans que l’aveugle demande quoi que ce soit, lui qui ne sait même pas ce que cela veut dire de voir, Jésus prend l’initiative d’appliquer de la boue sur ses yeux, une boue faite de terre et de salive... La vérité germera de la terre...
Évangile du samedi 14 mars 2026 – 3ème Semaine de Carême« Le publicain était devenu un homme juste, plutôt que l’autre » (Lc 18, 9-14)En ce temps-là,à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justeset qui méprisaient les autres,Jésus dit la parabole que voici :« Deux hommes montèrent au Temple pour prier.L’un était pharisien,et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts).Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même :“Mon Dieu, je te rends grâceparce que je ne suis pas comme les autres hommes– ils sont voleurs, injustes, adultères –,ou encore comme ce publicain.Je jeûne deux fois par semaineet je verse le dixième de tout ce que je gagne.”Le publicain, lui, se tenait à distanceet n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ;mais il se frappait la poitrine, en disant :“Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !”Je vous le déclare :quand ce dernier redescendit dans sa maison,c’est lui qui était devenu un homme juste,plutôt que l’autre.Qui s’élève sera abaissé ;qui s’abaisse sera élevé. »Texte d'Évangile tiré du Prions en Église. S’abonner au Prions.Aujourd’hui, nous retrouvons Jésus qui s'adresse à certains qui étaient convaincus d'être justes et qui méprisaient les autres…En présentant cette parabole, Jésus met en lumière comment notre manière de prier parle de notre regard sur Dieu, sur l’autre et sur nous-même…Il nous présente deux extrêmes… Ces deux hommes sont dans le même temple mais prient-ils le même Dieu ?Soupçonnant que la Parole ait pu toucher le cœur des interlocuteurs, regardons de plus près…Deux hommes montèrent au temple et après avoir prié, il se rencontrent dans le temple.Le pharisien a su accueillir un regard de vérité sur lui-même durant sa prière; il dit à Dieu : « Pardonne-moi…Pardonne-moi ma prière auto-suffisante; j'étais là debout devant toi : j'avais oublié que c'est toi qui m'as mis debout…Tu as fait de moi un gardien du sacré : ton désir est que je sois en tenue de service, devant toi et devant mes frères et sœurs. Mais je me suis servi de mon savoir et de l’autorité que tu m’as confiée pour prendre le pouvoir sur les autres, les juger, les exclure…J'ai oublié que mon ministère vient de toi…J'étais tellement enfermé dans mes rituels en croyant que cela me rendait juste devant toi; j’étais incapable d’être en vraie relation avec toi .Pardonne-moi aussi mon arrogance quand je ne voulais pas manger à la même table que ceux qui étaient considérés comme impurs; pardonne-moi mon dédain qui m’a amené à ne pas vouloir être vu avec un publicain… »Et toi Seigneur, tu me dis : « Va te réconcilier avec ton frère… » (Matthieu 5, 24)Ce pharisien, reconnaissant sa part d'ombre, va vers le publicain à la sortie du temple…Écoutons-le lui dire :« Pardonne-moi … je me suis laissé enfermé dans mes convictions que je croyais justes et je n’ai pas su être ton frère… pardonne-moi… »Le publicain poursuit:« Et moi, je me suis laissé écraser par le regard que la religion a posé sur moi; j'ai intégré ce regard d'exclusion, j’ai perdu contact avec ma dignité en Dieu… Ce qui m'a sauvé, c’est d’avoir osé me tourner vers Dieu alors que j’étais abimé par mon péché…Mon indignité m'a amené dans un rituel : agenouillé dans mon cœur et dans mon corps, j'ai dit à Dieu « montre-toi favorable au pécheur que je suis »…Son regard m’a révélé que je suis tellement plus que ce que les gens voient de moi;je suis tellement plus que ce à quoi souvent je me réduis ou me laisse réduire…J'ai entendu que j'ai de la valeur à ses yeux, je suis son fils bien-aimé, j'ai le droit d'exister… C’est comme s’il m’avait dit : « Debout resplendis… lève-toi… » (Isaïe 60,1-2)Maintenant, je peux me tenir debout devant Lui parce que relevé par Lui,je peux me tenir debout devant toi parce que relevé par Lui…Il m'a rappelé que Jésus est allé manger à la table de Lévi et dans la maison de Zachée.
Évangile du vendredi 13 mars 2026 – 3ème Semaine de Carême« Le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur : tu l’aimeras » (Mc 12, 28b- 34)En ce temps-là,un scribe s’avança vers Jésus pour lui demander :« Quel est le premier de tous les commandements ? »Jésus lui fit cette réponse :« Voici le premier :Écoute, Israël :le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur.Tu aimeras le Seigneur ton Dieude tout ton cœur, de toute ton âme,de tout ton esprit et de toute ta force.Et voici le second :Tu aimeras ton prochain comme toi-même.Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. »Le scribe reprit :« Fort bien, Maître, tu as dit vrai :Dieu est l’Uniqueet il n’y en a pas d’autre que lui.L’aimer de tout son cœur,de toute son intelligence, de toute sa force,et aimer son prochain comme soi-même,vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. »Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit :« Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. »Et personne n’osait plus l’interroger.Texte d'Évangile tiré du Prions en Église. S’abonner au Prions.- Seigneur, permets-moi de poser une question. Tu n'es pas contre qu'on Te pose des questions, n'est-ce pas ?- Bien sûr que non. Je suis ici pour toi.- Tu sais, j'entends si souvent, à divers moments, dans les sermons, les conférences, les enseignements, parler de ce commandement de l'amour de Dieu et du prochain, que je me rends compte de la tendance à ne pas y faire attention. Cette phrase souvent répétée rebondit à mes oreilles et ne trouve aucun écho dans mon cœur. Pourquoi me rappelles-Tu encore ce commandement aujourd'hui ? Que veux-Tu vraiment me dire avec cela dans mon « ici et maintenant » ? Je sais que Ta parole est vivante et efficace, et elle m'est donnée pour une raison, n'est-ce pas ?- Ton ouverture et ta sincérité me touche… Tu viens de reconnaître l'une des tendances les plus fréquentes chez mes amis : glisser sur la surface de mes paroles... Je veux te dire une chose : tout dépend de la manière dont tu écoutes. Je t'invite à écouter non seulement avec les oreilles du corps, mais aussi avec l'ouïe intérieure. Tu sais bien qu'en chacun de nous il y a une ouïe externe et une ouïe interne, tout comme il y a une vue externe et une vue interne ? Ces facultés spirituelles en toi sont éveillées par mon Esprit. Pour commencer à écouter avec l'oreille intérieure, il faut apaiser le bruit du monde, en d'autres termes, entrer dans ton intérieur, que j'appelle aussi le cœur. Es-tu prête ?- Oui, je Te fais confiance pour me guider sur le chemin vers mon cœur.- Tout d'abord, je veux te révéler une chose très importante : la phrase « Écoute, Israël.... » s’adresse personnellement à toi. À la place du nom «Israël», tu peux mettre ton nom. Mon Père veut entrer dans une relation personnelle et intime spécifiquement avec toi. Il te dit : Écoute et entends-moi, Je veux être ton seul Dieu, c'est moi – ton Créateur et ton Sauveur. Il n'y a pas d'autre Dieu dans le monde. Tu te fabriques parfois des idoles avec des gens, des fonctions ou des biens matériels, mais tout cela n'est que vanité des vanités. Les idoles ne savent pas aimer. Je suis ton Dieu, qui t'a créé par amour et je prends soin de toi, mon enfant bien-aimé, à chaque instant de ta vie. Je te guide sur un chemin de vie unique, car tu es une personne unique dans le monde, il n'y en a pas et il n'y en aura jamais d'autre dans toute l’histoire de l'humanité. Je t'aime tellement que je veux être avec toi pour toute l'éternité. Je veux être ton seul Dieu, ton commencement et ta fin. Mon amour infini te précède toujours. Je m'ouvre à toi, je parle à ton cœur. Je te fais confiance et je me donne pleinement. Accepteras-tu mon don d'amour ? Quand ce que je te révèle, tu l'entendras avec ton cœur, qui est le centre de tout ton être, quelle sera ta réponse ?- Je voudrais aimer en retour comme Tu m’aimes. Mais je ne suis qu'une humaine, un être limité...
Évangile du mercredi 11 mars 2026 – 3ème Semaine de Carême« Celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand » (Mt 5, 17-19)En ce temps-là,Jésus disait à ses disciples :« Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes :je ne suis pas venu abolir, mais accomplir.Amen, je vous le dis :Avant que le ciel et la terre disparaissent,pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loijusqu’à ce que tout se réalise.Donc, celui qui rejetteraun seul de ces plus petits commandements,et qui enseignera aux hommes à faire ainsi,sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux.Mais celui qui les observera et les enseignera,celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux. »Texte d'Évangile tiré du Prions en Église. S’abonner au Prions.« Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. » Une chenille broute un brin d’herbe. Avec beaucoup d’imagination, que pourrait-elle dire de son accomplissement ? Peut-être se dira-t-elle : « Si je broute beaucoup de feuilles tendres, quand je serai grande, je serai un haricot vert ! » La chenille n’imagine pas la gloire du papillon ! Entre la chenille et le papillon, Dieu a posé un mur impénétrable à l’imagination. La chrysalide est appelée à vivre une inconcevable métamorphose. Elle remet son existence à Dieu.Cet élan que Dieu imprime à la Création, le Christ le reçoit et le pousse à son accomplissement. Toujours et encore, en dépit des apparences, une Parole divine soutient notre monde dans la lumière : « Dieu dit : « Que la lumière soit. » Et la lumière fut. » (Gn 1,3). Cette lumière porte un Nom. Elle S’adresse à nous avec le visage du Christ : « En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ; la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée. » (Jn 1,4-5)Toute la Création célèbre l’éclat de la Vie divine. Sur terre, les plantes tournent leurs feuilles vers le soleil. Le lézard se chauffe sur la pierre caressée par l’été. La chenille, qui suit son cycle de vie, voit tout son corps se liquéfier à l’intérieur de la chrysalide avant de se réveiller dans la splendeur aérienne du papillon. Tout ce qui désire se tend vers la lumière céleste. Tout ce qui vit aspire au Dieu lumineux qui irradie le créé. Ce chemin vers Dieu que la multitude des êtres vivants emprunte par l’instinct, c’est par la liberté que l’homme doit le parcourir. Dans l’intime du cœur, l’être humain est invité à consentir à la Vie divine pour rejoindre son ultime achèvement. Le salut est posé devant nous comme un choix qui sollicite notre engagement : « Le Seigneur a mis devant toi l’eau et le feu : étends la main vers ce que tu préfères. » (Si 15, 15-20)Il y a bien longtemps le poète grec Pindare invitait ses contemporains à entrer dans la marche de l’être : « Deviens qui tu es, quand tu l’auras appris » (1). Pindare sentait bien que ce que nous sommes, nous avons à le devenir dans une transformation. Mais, ce que nous sommes, pouvons-nous l’apprendre ? Notre être profond se formule-t-il dans un savoir ? Qui formulera l’idée dont nous devrions assurer la réalisation ? Comment savoir ce que nous sommes pour l’accomplir ? Si je définis moi-même ce que je suis, ne suis-je pas en train de réduire ce que je suis à ma petite idée ? Et… qui me donnera l’énergie de l’achèvement ?L’extérieur se propose et s’empresse de définir ce que je suis… Souvent, le développement personnel conduit à s’adapter aux exigences sociales ou à se conformer à ce que le monde du travail attend de nous…
Évangile du mardi 10 mars 2026 – 3ème Semaine de Carême« C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère » (Mt 18, 21-35)En ce temps-là,Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander :« Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi,combien de fois dois-je lui pardonner ?Jusqu’à sept fois ? »Jésus lui répondit :« Je ne te dis pas jusqu’à sept fois,mais jusqu’à 70 fois sept fois.Ainsi, le royaume des Cieux est comparableà un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.Il commençait,quand on lui amena quelqu’unqui lui devait dix mille talents(c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent).Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser,le maître ordonna de le vendre,avec sa femme, ses enfants et tous ses biens,en remboursement de sa dette.Alors, tombant à ses pieds,le serviteur demeurait prosterné et disait :“Prends patience envers moi,et je te rembourserai tout.”Saisi de compassion, le maître de ce serviteurle laissa partir et lui remit sa dette.Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnonsqui lui devait cent pièces d’argent.Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant :“Rembourse ta dette !”Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait :“Prends patience envers moi,et je te rembourserai.”Mais l’autre refusaet le fit jeter en prisonjusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait.Ses compagnons, voyant cela,furent profondément attristéset allèrent raconter à leur maîtretout ce qui s’était passé.Alors celui-ci le fit appeler et lui dit :“Serviteur mauvais !je t’avais remis toute cette detteparce que tu m’avais supplié.Ne devais-tu pas, à ton tour,avoir pitié de ton compagnon,comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?”Dans sa colère, son maître le livra aux bourreauxjusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait.C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera,si chacun de vous ne pardonne pas à son frèredu fond du cœur. »Texte d'Évangile tiré du Prions en Église. S’abonner au Prions.Cet extrait de l’Évangile est plutôt difficile à saisir si on ne demande pas à l’Esprit de nous apporter son éclairage. Après plusieurs lectures et méditations, voilà quelques pistes de compréhension qui pourraient nous aider à approfondir un aspect du mystère se rapportant au pardon.D’abord, se rappeler que l’on parle de l’amour dans tout ce qui relève de Dieu et le pardon est l’une de ses incarnations humaines les plus grandes. D’ailleurs, Jésus l’a enseigné et pratiqué à maintes reprises en présence de ses Apôtres et de ses disciples. L’acte d’accorder le pardon à un autre être humain est si grand qu’il requiert l’assistance du Père, de sa miséricorde, pour y parvenir. Il est donc primordial de se placer dans l’accueil du don de l’amour de Dieu pour parvenir à l’accorder.Considérant ce qui précède, on comprend mieux tout le désarroi de Pierre, lorsque Jésus lui dit qu’il doit pardonner jusqu’à 70 fois sept fois, c’est-à-dire autant de fois qu’on nous le demande de bonne foi. Or, si nous nous limitons à accorder le pardon uniquement par nous-mêmes, cela devient presque impossible.Le pardon est une perle rare que l’on porte en nous, un don venant du plus profond de notre cœur et qui se donne que dans la mesure où il est accueilli par l’esprit de celui qui le donne. Nous sommes donc invités à nous faire un cœur pur pour recevoir ce trésor si précieux pour soi et pour l’autre. En effet, plus nous l’accueillons dans la pure intention de le redonner, plus Dieu nous l’accorde, d’abord pour nos propres fautes et par la suite, il déborde pour toute autre personne qui nous le demande en toute sincérité.
Évangile du dimanche 8 mars 2026 – 3ème Dimanche de Carême« Une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle » (Jn 4, 5-42) En ce temps-là, Jésus arriva à une ville de Samarie, appelée Sykar,près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph. Là se trouvait le puits de Jacob.Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source.C’était la sixième heure, environ midi. Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau.Jésus lui dit :« Donne-moi à boire. » – En effet, ses disciples étaient partis à la villepour acheter des provisions. La Samaritaine lui dit :« Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire,à moi, une Samaritaine ? »– En effet, les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains. Jésus lui répondit :« Si tu savais le don de Dieuet qui est celui qui te dit : ‘Donne-moi à boire’,c’est toi qui lui aurais demandé,et il t’aurait donné de l’eau vive. » Elle lui dit :« Seigneur, tu n’as rien pour puiser,et le puits est profond.D’où as-tu donc cette eau vive ? Serais-tu plus grand que notre père Jacobqui nous a donné ce puits,et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? » Jésus lui répondit :« Quiconque boit de cette eauaura de nouveau soif ; mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerain’aura plus jamais soif ;et l’eau que je lui donneraideviendra en lui une source d’eaujaillissant pour la vie éternelle. » La femme lui dit :« Seigneur, donne-moi de cette eau,que je n’aie plus soif,et que je n’aie plus à venir ici pour puiser. » Jésus lui dit :« Va, appelle ton mari, et reviens. » La femme répliqua :« Je n’ai pas de mari. »Jésus reprit :« Tu as raison de dire que tu n’as pas de mari : des maris, tu en a eu cinq,et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari ;là, tu dis vrai. » La femme lui dit :« Seigneur, je vois que tu es un prophète !... Eh bien ! Nos pères ont adoré sur la montagne qui est là,et vous, les Juifs, vous ditesque le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. » Jésus lui dit :« Femme, crois-moi :l’heure vientoù vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalempour adorer le Père. Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ;nous, nous adorons ce que nous connaissons,car le salut vient des Juifs. Mais l’heure vient – et c’est maintenant –où les vrais adorateursadoreront le Père en esprit et vérité :tels sont les adorateurs que recherche le Père. Dieu est esprit,et ceux qui l’adorent,c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. » La femme lui dit :« Je sais qu’il vient, le Messie,celui qu’on appelle Christ.Quand il viendra,c’est lui qui nous fera connaître toutes choses. » Jésus lui dit :« Je le suis,moi qui te parle. » À ce moment-là, ses disciples arrivèrent ;ils étaient surpris de le voir parler avec une femme.Pourtant, aucun ne lui dit : « Que cherches-tu ? »ou bien : « Pourquoi parles-tu avec elle ? » La femme, laissant là sa cruche,revint à la ville et dit aux gens : « Venez voir un hommequi m’a dit tout ce que j’ai fait.Ne serait-il pas le Christ ? » Ils sortirent de la ville,et ils se dirigeaient vers lui. Entre-temps, les disciples l’appelaient :« Rabbi, viens manger. » Mais il répondit :« Pour moi, j’ai de quoi manger :c’est une nourriture que vous ne connaissez pas. » Les disciples se disaient entre eux :« Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger ? » Jésus leur dit :« Ma nourriture,c’est de faire la volonté de Celui qui m’a envoyéet d’accomplir son œuvre. Ne dites-vous pas :‘Encore quatre mois et ce sera la moisson’ ?Et moi, je vous dis :Levez les yeuxet regardez les champs déjà dorés pour la moisson.Dès maintenant, le moissonneur reçoit son salaire :il récolte du fruit pour la vie éternelle,si bien que le semeur se réjouit en même temps que le moissonneur.
Évangile du samedi 7 mars 2026 – 2ème Semaine de Carême« Ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie » (Lc 15, 1-3.11-32)En ce temps-là,les publicains et les pécheursvenaient tous à Jésus pour l’écouter.Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui :« Cet homme fait bon accueil aux pécheurs,et il mange avec eux ! »Alors Jésus leur dit cette parabole :« Un homme avait deux fils.Le plus jeune dit à son père :“Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.”Et le père leur partagea ses biens.Peu de jours après,le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait,et partit pour un pays lointainoù il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre.Il avait tout dépensé,quand une grande famine survint dans ce pays,et il commença à se trouver dans le besoin.Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays,qui l’envoya dans ses champs garder les porcs.Il aurait bien voulu se remplir le ventreavec les gousses que mangeaient les porcs,mais personne ne lui donnait rien.Alors il rentra en lui-même et se dit :“Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance,et moi, ici, je meurs de faim !Je me lèverai, j’irai vers mon père,et je lui dirai :Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.Traite- moi comme l’un de tes ouvriers.”Il se leva et s’en alla vers son père.Comme il était encore loin,son père l’aperçut et fut saisi de compassion ;il courut se jeter à son couet le couvrit de baisers.Le fils lui dit :“Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.”Mais le père dit à ses serviteurs :“Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller,mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds,allez chercher le veau gras, tuez-le,mangeons et festoyons,car mon fils que voilà était mort,et il est revenu à la vie ;il était perdu,et il est retrouvé.”Et ils commencèrent à festoyer.Or le fils aîné était aux champs.Quand il revint et fut près de la maison,il entendit la musique et les danses.Appelant un des serviteurs,il s’informa de ce qui se passait.Celui-ci répondit :“Ton frère est arrivé,et ton père a tué le veau gras,parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.”Alors le fils aîné se mit en colère,et il refusait d’entrer.Son père sortit le supplier.Mais il répliqua à son père :“Il y a tant d’années que je suis à ton servicesans avoir jamais transgressé tes ordres,et jamais tu ne m’as donné un chevreaupour festoyer avec mes amis.Mais, quand ton fils que voilà est revenuaprès avoir dévoré ton bien avec des prostituées,tu as fait tuer pour lui le veau gras !”Le père répondit :“Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi,et tout ce qui est à moi est à toi.Il fallait festoyer et se réjouir ;car ton frère que voilà était mort,et il est revenu à la vie ;il était perdu,et il est retrouvé !” »Texte d'Évangile tiré du Prions en Église. S’abonner au Prions.Aujourd’hui, par cette parabole, rencontrons deux fils et leur père qui les aime de manière ajustée… Accueillons ces trois personnages qui peuvent vivre en nous…Écoutons d’abord ce que pourrait dire le plus jeune :« Un jour, j’ai pris à pleines mains la vie que mon père m’a donnée et je suis parti libéré de toutes sortes d’obligations : je vais enfin vivre ma vie, loin de Dieu, loin de tout…Je coupe les liens avec mon passé, j’existe pour moi-même, loin des relations saines avec les autres.Je gaspille le don reçu, je surconsomme: je vis sans repères,développant des dépendances de toutes sortes…Au fil du temps, je suis devenu de plus en plus en exil de mon cœur-maison…Ces jours-ci, je me retrouve complètement seul, affamé… mon cœur évidé de sens… Elle est où la lumière ?Si je revenais vers mon père en reconnaissant que je me suis vraiment trompé de route de vie : j’y ai laissé ma dignité… »Rencontrons maintenant le fils aîné :
Évangile du vendredi 6 mars 2026 – 2ème Semaine de Carême« Voici l’héritier : venez ! tuons-le ! » (Mt 21, 33-43.45-46)En ce temps-là,Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple :« Écoutez cette parabole :Un homme était propriétaire d’un domaine ;il planta une vigne,l’entoura d’une clôture,y creusa un pressoir et bâtit une tour de garde.Puis il loua cette vigne à des vignerons,et partit en voyage.Quand arriva le temps des fruits,il envoya ses serviteurs auprès des vigneronspour se faire remettre le produit de sa vigne.Mais les vignerons se saisirent des serviteurs,frappèrent l’un,tuèrent l’autre,lapidèrent le troisième.De nouveau, le propriétaire envoya d’autres serviteursplus nombreux que les premiers ;mais on les traita de la même façon.Finalement, il leur envoya son fils,en se disant :“Ils respecteront mon fils.”Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux :“Voici l’héritier : venez ! tuons-le,nous aurons son héritage !”Ils se saisirent de lui,le jetèrent hors de la vigneet le tuèrent.Eh bien ! quand le maître de la vigne viendra,que fera-t-il à ces vignerons ? »On lui répond :« Ces misérables, il les fera périr misérablement.Il louera la vigne à d’autres vignerons,qui lui en remettront le produit en temps voulu. »Jésus leur dit :« N’avez-vous jamais lu dans les Écritures :La pierre qu’ont rejetée les bâtisseursest devenue la pierre d’angle :c’est là l’œuvre du Seigneur,la merveille devant nos yeux !Aussi, je vous le dis :Le royaume de Dieu vous sera enlevépour être donné à une nationqui lui fera produire ses fruits. »En entendant les paraboles de Jésus,les grands prêtres et les pharisiensavaient bien compris qu’il parlait d’eux.Tout en cherchant à l’arrêter,ils eurent peur des foules,parce qu’elles le tenaient pour un prophète.Texte d'Évangile tiré du Prions en Église. S’abonner au Prions.Les paraboles me fascinent. Jésus utilise fréquemment ce style dans ses dialogues avec les disciples et avec les pharisiens. Ce n’est pas une argumentation cartusienne et rigoureuse, un développement en trois points suivi d’une conclusion irréfutable. La parabole est une histoire, un peu décalée ; elle consonne avec une situation existante, et va conduire à réfléchir à celle-ci avec un regard un peu différent. Jésus ne s’adresse pas à des intellectuels, mais à des cœurs : il les met face à eux-mêmes La conclusion ne s’impose pas, elle interroge. Elle invite à la réflexion personnelle, mais elle laisse la liberté à l’auditeur de tirer ses propres conclusions en son âme et conscience. Dans cette péricope, le propriétaire du domaine avait bien fait toutes choses pour que la vigne puisse pousser dans de bonnes conditions, et que les vignerons puissent bien faire leur ouvrage : protection contre les prédateurs grâce à une clôture, installation d’un pressoir permettant aux vignerons de produire le vin sur place, et même : construction d’une tour de garde pour se défendre d’éventuelles attaques… Tout est remis entre les mains des vignerons au moment du départ, dans une confiance radicale… non par naïveté, mais dans un acte d’amour. Les vignerons, eux, ne voient pas un don, mais une possession. Ils ne voient pas un lien, mais une opportunité. Et quand les envoyés arrivent (les prophètes) , ils les rejettent. Quand vient le Fils, ils le tuent. Leur désir ? Hériter. Leur peur ? Perdre le contrôle. Leur aveuglement ? Croire que la vigne leur appartient. Jésus ne dit pas : « Vous êtes ces vignerons. » Il dit : « Que pensez-vous ? » Et les auditeurs (les chefs religieux) comprennent. Ils savent. Mais ils ne changent pas. Ils endurcissent leur coeur, comme tant de fois l’Ancien Testament le relate. La peur les guide, non la conversion. Ils guettent l’occasion de le piéger et non de se laisser transformer.
Évangile du jeudi 5 mars 2026 – 2ème Semaine de Carême« Tu as reçu le bonheur, et Lazare, le malheur. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance » (Lc 16, 19-31)En ce temps-là,Jésus disait aux pharisiens :« Il y avait un homme riche,vêtu de pourpre et de lin fin,qui faisait chaque jour des festins somptueux.Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare,qui était couvert d’ulcères.Il aurait bien voulu se rassasierde ce qui tombait de la table du riche ;mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères.Or le pauvre mourut,et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham.Le riche mourut aussi,et on l’enterra.Au séjour des morts, il était en proie à la torture ;levant les yeux,il vit Abraham de loin et Lazare tout près de lui.Alors il cria :“Père Abraham,prends pitié de moiet envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eaupour me rafraîchir la langue,car je souffre terriblement dans cette fournaise.– Mon enfant, répondit Abraham,rappelle-toi :tu as reçu le bonheur pendant ta vie,et Lazare, le malheur pendant la sienne.Maintenant, lui, il trouve ici la consolation,et toi, la souffrance.Et en plus de tout cela, un grand abîmea été établi entre vous et nous,pour que ceux qui voudraient passer vers vousne le puissent pas,et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.”Le riche répliqua :“Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazaredans la maison de mon père.En effet, j’ai cinq frères :qu’il leur porte son témoignage,de peur qu’eux aussi ne viennentdans ce lieu de torture !”Abraham lui dit :“Ils ont Moïse et les Prophètes :qu’ils les écoutent !– Non, père Abraham, dit-il,mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver,ils se convertiront.”Abraham répondit :“S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes,quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts :ils ne seront pas convaincus.” »Texte d'Évangile tiré du Prions en Église. S’abonner au Prions.Quittant l’école de la performance, désemparé, me voici bénévole à l’école de la fraternité, tant d’humilité afin d’y être admis, mais autant de promesses d’amour à donner et à recevoir.Au début, nous étions trois, appelons-les François, Irena et moi. Non, quatre avec le Maître! Celui-ci se tenait en retrait, debout, les bras croisés, souriant et bienveillant. Réflexions qui continuaient, s’échappant des bancs de la salle commune de la résidence de personnes âgées, au cours de contemplations individuelles et dans le silence et la profondeur de leurs regards, je commençais mon apprentissage.Enfermés dans notre caveau de solitude, nous sommes plusieurs à attendre la voix fraternelle de Jésus, qui, à Béthanie, était arrivé au secours de Marthe et Marie, pour ordonner à son ami couché dans son sépulcre : « Lazare, sors! » (évangile de Jean).Paroles d’amitié réveillant une vie enfouie, hymne d’espérance, changeant le désespoir en surcroît de vie, fraternité mêlant le divin et l’humain, réanimant ce qui était figé.Dans Le Prophète, Khalil Gibran voit la puissance de l’amour qui « donne sans attendre », libérant l’autre de toute entrave, comme les bandelettes de Lazare. Jésus appelle Lazare hors du tombeau, libération sans possession afin de reprendre la marche parmi les vivants, en une vibration de fraternité, qui défait les bandelettes de la solitude, chacun de nous étant pilier du temple commun, sachant que « chêne et cyprès grandissent côte à côte sans s’étouffer » (Khalil Gibran).
Évangile du mercredi 4 mars 2026 – 2ème Semaine de Carême« Ils le condamneront à mort » (Mt 20, 17-28)En ce temps-là,Jésus, montant à Jérusalem,prit à part les Douze discipleset, en chemin, il leur dit :« Voici que nous montons à Jérusalem.Le Fils de l’homme sera livréaux grands prêtres et aux scribes,ils le condamneront à mortet le livreront aux nations païennespour qu’elles se moquent de lui,le flagellent et le crucifient ;le troisième jour, il ressuscitera. »Alors la mère des fils de Zébédées’approcha de Jésus avec ses fils Jacques et Jean,et elle se prosterna pour lui faire une demande.Jésus lui dit :« Que veux-tu ? »Elle répondit :« Ordonne que mes deux fils que voicisiègent, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche,dans ton Royaume. »Jésus répondit :« Vous ne savez pas ce que vous demandez.Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire ? »Ils lui disent :« Nous le pouvons. »Il leur dit :« Ma coupe, vous la boirez ;quant à siéger à ma droite et à ma gauche,ce n’est pas à moi de l’accorder ;il y a ceux pour qui cela est préparé par mon Père. »Les dix autres, qui avaient entendu,s’indignèrent contre les deux frères.Jésus les appela et dit :« Vous le savez :les chefs des nations les commandent en maîtres,et les grands font sentir leur pouvoir.Parmi vous, il ne devra pas en être ainsi :celui qui veut devenir grand parmi voussera votre serviteur ;et celui qui veut être parmi vous le premiersera votre esclave.Ainsi, le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi,mais pour servir,et donner sa vie en rançon pour la multitude. »Texte d'Évangile tiré du Prions en Église. S’abonner au Prions.En sortant du bureau, Frédéric passe à l’église où il s’est marié, il y quelques années avec Sophie. Dans une pénombre illuminée de quelques lumignons, il s’adresse au Christ :« Était-ce trop demander, Seigneur, d’être heureux dans mon mariage ? Quand je me suis avancé vers Ton autel, dans mon beau costume, Tu avais fait de notre amour un diamant invincible ! Je marchais vers Toi, invulnérable ! Au Casino de la vie, j’ai raclé le fond de mon âme pour donner jusqu’au dernier sou de mon amour… et j’ai tout misé… » Revenant du marché, une grand-mère entre dans l’église et pose son sac de course. Elle vient prier devant cette statue d’un Christ blessé et flagellé. Sans s’occuper de Frédéric, sortant de son sac un livret de méditations de carême, elle lit les versets de l’évangile :« Le Fils de l’homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes, ils le condamneront à mort et le livreront aux nations païennes pour qu’elles se moquent de lui, le flagellent et le crucifient. »La grand-mère lit la méditation imprimée dans son livret :« Pourquoi devait-il souffrir et mourir ? Pourquoi le royaume ne se manifeste-t-il pas ? » (1)La grand-mère s’interroge :« Tu as souffert, Seigneur… Tu n’as pas fait descendre Ton Royaume… d’un coup… comme Tom Cruise qui aux J.O. de Paris descendit du ciel accroché à un filin pour recevoir la flamme olympique ! Ce Royaume, Tu veux qu’on le construise avec Toi. »Frédéric sort de sa poche une chaussette qu’il dépose au pied d’une statue du Christ.« Voilà… je Te la donne cette chaussette ! Prends-la ! Regarde ma chaussette posée là… comme une question que je t’adresse ! Hier, Sophie m’a lancé un regard terrible parce que mes chaussettes traînaient. Un regard de colère… Comment peut-on avoir un regard si noir quand on a les yeux si bleus ? Les reproches ont commencé. Mais… je ne me suis pas soumis… je ne suis plus l’enfant qui subissait les critiques de sa mère ! Je lui ai montré qui je suis ! Comme au bureau, c’était la lutte pour le pouvoir ! »La grand-mère reprend la lecture évangélique :« Ordonne que mes deux fils que voici siègent, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ton Royaume. »Frédéric se souvient de ses espoirs de jeune marié :« Je voulais rester amoureux de Sophie toute ma vie. Cette espérance, c’était trop demander Seigneur ? »
Évangile du mardi 3 mars 2026 – 2ème Semaine de Carême« Ils disent et ne font pas » (Mt 23, 1-12)En ce temps-là,Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples,et il déclara :« Les scribes et les pharisiensenseignent dans la chaire de Moïse.Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire,faites-le et observez-le.Mais n’agissez pas d’après leurs actes,car ils disent et ne font pas.Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter,et ils en chargent les épaules des gens ;mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt.Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens :ils élargissent leurs phylactèreset rallongent leurs franges ;ils aiment les places d’honneur dans les dîners,les sièges d’honneur dans les synagogueset les salutations sur les places publiques ;ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi.Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi,car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner,et vous êtes tous frères.Ne donnez à personne sur terre le nom de père,car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux.Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres,car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ.Le plus grand parmi vous sera votre serviteur.Qui s’élèvera sera abaissé,qui s’abaissera sera élevé. »Texte d'Évangile tiré du Prions en Église. S’abonner au Prions.La description de Jésus est très forte, et votre réaction est peut-être comme la mienne, d’espérer pouvoir me mettre dans une autre catégorie que ces scribes et ces pharisiens… En ce qui concerne la largeur des phylactères et la longueur des franges je n’ai pas trop de problème, par contre la façon dont je considère les « places d’honneur », les « sièges d’honneur », les « salutations », m’est moins indifférente. Nos blessures sont souvent en relation avec notre « place », dans la fratrie, dans la relation avec nos parents ou figures paternelles. Je me suis par exemple rendue compte à un certain moment que la place que je choisissais dans le cercle de mes collègues n’était pas indifférente, banale. Ma prise de conscience d’un certain sentiment d’exclusion liée à mon histoire personnelle m’a permis de décider de changer de place, de trouver une nouvelle liberté dans mes relations de travail, de dépasser certains jugements ou certaines craintes. Non, notre « place » n’est pas privée de sens, et il peut être difficile d’être en bout de table, voire à une autre table s’il n’y a plus de place pour nous. Je me sens tout à coup beaucoup plus proche de ces scribes et de ces pharisiens, qui auraient eux aussi eu à sublimer leur blessure, mais cherchent parfois plutôt leur « chaire » dans laquelle ils s’enferment, mais dans laquelle ils enferment aussi les autres. N’est-ce pas là leur plus grande faute, utiliser la foi et la recherche du plus grand bien des gens du peuple pour assouvir leur besoin de domination ? Jésus rappelle que nous n’avons qu’un seul Père, que personne ne peut prendre sa place, et qu’un seul maître peut nous enseigner, le Christ. Jésus libère ses auditeurs, Il remet chacun de ceux qui l’écoutent, et nous tous, à sa « place », celui de fils et de fille aimé du Père, et il nous aide à ne considérer qu’une seule autorité, celle de Dieu, et cela de façon très forte. L’autorité légitime est une capacité de faire grandir l’autre, d’augmenter la confiance en lui-même, et c’est là le projet de Dieu sur chacun de nous et sur les relations entre nous. Vécue dans un esprit de service l’autorité permettra à chacun d’avoir sa place dans le groupe, de limiter les excès, et sera rassurante. Toute autre attitude tient plutôt de l’autoritarisme, dérive dangereuse, qui en revanche écrase la personne et ne lui laisse pas la possibilité de grandir.
Évangile du lundi 2 mars 2026 – 2ème Semaine de Carême« Pardonnez, et vous serez pardonnés » (Lc 6, 36-38)En ce temps-là,Jésus disait à ses disciples :« Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux.Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ;ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés.Pardonnez, et vous serez pardonnés.Donnez, et l’on vous donnera :c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante,qui sera versée dans le pan de votre vêtement ;car la mesure dont vous vous servez pour les autresservira de mesure aussi pour vous. »Texte d'Évangile tiré du Prions en Église. S’abonner au Prions.Jésus enseigne : Il utilise des verbes impératifs.Jésus m’enseigne : mon futur dépend de ses prémisses.Qualifiant l’être, Il le souhaite semblable au Père, car dans ce récit, le comparatif sera notre point de repère.Commençant le Maître, Il nous veut tous ses disciples, car dans cette leçon, le bien conjugué sera notre principe.Et s’amorce les déclinaisons : le positif conduira à la bénédiction, le négatif aplanira toute relation.Et tout ceci mènera à la réflexion : la grammaire céleste propose ses lois, y mettre notre foi, une exclamation de joie!Et tout ceci passera dans l’action : de la question naîtra l’argumentation. Faire choix d’incarnation, avec l’Autre, notre résolution!Ainsi notre Professeur de nous parler une langue nouvelle, de nous interpeller pour un langage nouveau : quittez vos concepts et les œuvres trop charnelles, permettez le passage, le Souffle d’en haut!Ainsi bonne élève, je révise les adjectifs, ceux à acquérir, parce que Miséricorde il nous faut devenir. J’applique les verbes, ne pas juger, ne pas condamner, en éthique, à l’oral, il nous faut témoigner.Puis vient l’examen, les preuves à démontrer. En calcul il faut s’exercer, à mesurer il faut exceller : pardonner et donner, en deux verbes, une réalité, que l’amour à réaliser.Puis viennent les résultats, les notes, un certificat. À l’école de la Miséricorde, gratuité multipliée sans compter dépend de nous : car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous.Méditation - À l’école de la Miséricorde
Évangile du dimanche 1er mars 2026 – 2ème Dimanche de Carême« Son visage devint brillant comme le soleil » (Mt 17, 1-9) En ce temps-là, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère,et il les emmena à l’écart, sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ;son visage devint brillant comme le soleil,et ses vêtements, blancs comme la lumière. Voici que leur apparurent Moïse et Élie,qui s’entretenaient avec lui. Pierre alors prit la parole et dit à Jésus :« Seigneur, il est bon que nous soyons ici !Si tu le veux,je vais dresser ici trois tentes,une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. » Il parlait encore,lorsqu’une nuée lumineuse les couvrit de son ombre,et voici que, de la nuée, une voix disait :« Celui-ci est mon Fils bien-aimé,en qui je trouve ma joie :écoutez-le ! » Quand ils entendirent cela, les disciples tombèrent face contre terreet furent saisis d’une grande crainte. Jésus s’approcha, les toucha et leur dit :« Relevez-vous et soyez sans crainte ! » Levant les yeux,ils ne virent plus personne,sinon lui, Jésus, seul. En descendant de la montagne,Jésus leur donna cet ordre :« Ne parlez de cette vision à personne,avant que le Fils de l’hommesoit ressuscité d’entre les morts. »Texte d'Évangile tiré du Prions en Église. S’abonner au Prions.Dans l’intime de cette relation profonde que Jésus a avec son Père, Il se fait notre frère en venant nous rejoindre dans ce lieu où nous sommes en danger de décrochage à cause de cette croix qui est la nôtre. Il y a notre croix bien sûr qui nous rend fragile au doute et aux convictions de mort, mais il y a aussi la Croix du Christ qui nous plonge dans l’insondable de l’Agir de Dieu à travers cette manière de nous sauver qui a toutes les apparences de l’échec. Pour les disciples, comme pour nous, nous ne pouvons concevoir que le chemin du Christ passe par le mystère de sa Passion et de sa mort. Comme eux, nous expérimentons cette présence de la croix qui refroidit notre espérance, notre confiance et notre amour, dans la déroute où nous laisse l’impasse du chemin.Les disciples sont sous le choc. : Jésus leur a dévoilé... « ...qu’il lui fallait partir pour Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, être tué, et le troisième jour ressusciter. » (Mt 16, 21)Entre cet Amour manifesté par le Christ tout au long de son ministère, et cette condamnation où Jésus sera mis à mort, quel abîme insondable ! L’Amour sans mesure de Dieu sera crucifié. La radicalité du mal et la radicalité de l’Amour se rencontrent dans un duel où la mort semble victorieuse.Cet Amour qui persévère et se donne, rien ne peut le tuer. Le Christ ouvrira un passage au cœur même du mal et de la mort. Il se place Lui-même au cœur de cette fracture entre la vie ET la mort, entre l’amour ET le mal. Il continuera de nous aimer au cœur de ce mal : Sa Croix sera la signature de cet Amour.Nos propres croix sont aussi expressives de cette rencontre entre notre amour avec ce désir de vie (pour soi ou pour les autres) ET la réalité du mal, de la maladie, de nos limites jusqu’à celle radicale de la mort. C’est là précisément que nous sommes en danger de décrochage... C’est là aussi que Pierre se trouvait lorsque, prenant à part Jésus, il se mit à Lui faire de vifs reproches à la suite de ce que Jésus venait de leur annoncer : « Dieu t’en garde, Seigneur ! cela ne t’arrivera pas. » (Mt 16, 22)Comme Pierre, nous ne pouvons pas concevoir que le mystère de la croix puisse être partie prenante de notre fécondité. Les croix font partie de notre vie, oui... mais elles nous apparaissent comme ce qui nous détruit, ce qu’il faut chercher à oublier dans le divertissement ou l’activisme OU à vivre dans l’accablement de condamnés à mort.
Évangile du samedi 28 février 2026 – 1ère Semaine de CarêmeSoyez parfaits comme votre Père céleste est parfait (Mt 5, 43-48)En ce temps-là,Jésus disait à ses disciples :« Vous avez appris qu’il a été dit :Tu aimeras ton prochainet tu haïras ton ennemi.Eh bien ! moi, je vous dis :Aimez vos ennemis,et priez pour ceux qui vous persécutent,afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ;car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons,il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes.En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment,quelle récompense méritez-vous ?Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?Et si vous ne saluez que vos frères,que faites-vous d’extraordinaire ?Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?Vous donc, vous serez parfaitscomme votre Père céleste est parfait. »Texte d'Évangile tiré du Prions en Église. S’abonner au Prions.L’Évangile de Matthieu place ces paroles de Jésus à la fin du sermon sur la montagne, cette rencontre où Jésus enseigne longuement à ses disciples…Dans ce passage, une fois de plus, Jésus commence par Vous avez appris :Alors, aujourd’hui, commençons par regarder ce que nous avons appris au fil des jours concernant les conflits.Accueillons notre manière de réagir au conflit : Il se peut que certains parmi nous aient le réflexe de se taire, de disparaître, « de se réfugier dans des non-dits systématiques » 1, de fuir la relation quand elle devient conflictuelle…D’autres fois, nous avons pu être tentés de diminuer notre parole, ou au contraire, peut-être avons-nous laissé exploser notre colère, entrant ainsi dans le cycle de la violence…Nous est-il arrivé d’essayer de résoudre une dispute en voulant pardonner trop vite, sans faire le processus nécessaire pour traverser les émotions engendrées par la blessure subie et nous n’avons pu arriver à un pardon qui libère profondément…Ouvrons simplement à l’Esprit ce chemin que nous avons pris et rendons-nous disponibles à accueillir cette nouveauté radicale que Jésus nous propose !Écoutons attentivement son appel :Eh bien ! moi, je vous dis :Aimez vos ennemis,et priez pour ceux qui vous persécutent,afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux …Ta Parole et ta vie Seigneur nous invitent à changer notre regard sur le conflit : il fait partie de la vie ! Conflit intérieur, conflit dans le couple, dans la famille, dans la communauté, conflit dans la société civile…Tu nous dis : Aimez vos ennemis : Changez votre regard sur la personne ou le groupe qui crée la division en vous… Ne sont-ils pas eux aussi fils et filles bien-aimés du Père ?Ta Parole Aimez vos ennemis et ta manière de vivre les désaccords nous invitent à nous rappeler qu’il ne s’agit pas de vivre un amour « vibrato » mais un respect profond de l’identité de l’autre et une foi en sa capacité de changer…Avec toi et ensemble, découvrons comment déployer notre unicité et accueillons activement la différence de l’autre…Apprenons à voir la blessure et la souffrance de l'autre avant de le juger…Rappelons-nous que plusieurs ennemis d’aujourd’hui ont le potentiel de devenir les amis de demain…Tu pourras nous révéler qu’aimer son ennemi, c’est « avoir un œil sain sur soi, sur l’autre, sur la situation »2 et entrer dans une relation où Amour et Vérité se rencontrent3…Apprends-nous comment nous opposer au mal sans dénigrer la personne, sans être complice du désordre de l’autre et sans devenir nous-même agent du mal,Instruis-nous sur comment « agir le non » par amour de soi et de l’autre…Enseigne-nous à prier pour ceux qui nous persécutent : vois notre désir de nous délier de l’emprise que le conflit exerce en nous; éveille-nous à laisser aller l’autre dans ta bénédiction et puissions-nous choisir librement de marcher dans ta bénédiction.
Évangile du vendredi 27 février 2026 – 1ère Semaine de Carême« Va d’abord te réconcilier avec ton frère » (Mt 5, 20-26)En ce temps-là,Jésus disait à ses disciples :« Je vous le dis :Si votre justice ne surpasse pascelle des scribes et des pharisiens,vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens :Tu ne commettras pas de meurtre,et si quelqu’un commet un meurtre,il devra passer en jugement.Eh bien ! moi, je vous dis :Tout homme qui se met en colère contre son frèredevra passer en jugement.Si quelqu’un insulte son frère,il devra passer devant le tribunal.Si quelqu’un le traite de fou,il sera passible de la géhenne de feu.Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel,si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi,laisse ton offrande, là, devant l’autel,va d’abord te réconcilier avec ton frère,et ensuite viens présenter ton offrande.Mets-toi vite d’accord avec ton adversairependant que tu es en chemin avec lui,pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge,le juge au garde,et qu’on ne te jette en prison.Amen, je te le dis :tu n’en sortiras pasavant d’avoir payé jusqu’au dernier sou. »Texte d'Évangile tiré du Prions en Église. S’abonner au Prions.Les scribes d'Israël étaient des érudits, dont le rôle était d'étudier la Loi, de la transcrire et d'écrire des commentaires sur elle. À l'époque du Nouveau Testament, les scribes étaient souvent associés à la secte des pharisiens. Ils enseignaient le peuple (cf. Mc 1,22) et interprétaient la Loi. Ainsi ils étaient respectés par la communauté à cause de leur connaissance, de leur dévouement et de leur apparence de piété. Cependant le Christ nous dit aujourd’hui que nous devons dépasser la justice des scribes et des pharisiens pour entrer dans le royaume des cieux. La simple exécution littérale de la Loi et la fidélité extérieure à celle-ci ne suffisent pas. Le Christ nous ramène encore une fois à un niveau intérieur : le niveau du cœur.Il ne s’agit pas bien sûr de laisser la justice à part. Elle a sa raison d’être, mais elle doit être complétée avec l’amour. À son tour, l’amour n’existe pas sans justice qu’on peut autrement appeler « respect » pour l’autre. La justice consiste à rendre à chacun, personne ou communauté, le bien qui lui est dû. Mais nous oublions parfois que la justice, le respect, c’est d’abord vouloir que l’autre soit. Selon François Varillon, prédicateur jésuite, « nous n’avons pas autre chose qu’à imiter Dieu… Dans la Trinité, il y a justice et amour. Justice, car chaque Personne veut que l’autre existe. Amour, car chaque Personne s’efface devant l’autre, pour que l’autre soit davantage. Justice et amour, c’est le mystère de la Trinité. Respect et unité, et union intime »[1]. La justice et l’amour constituent ensemble les deux composantes de l’attitude proprement humaine, telle que Dieu la veut. Par la suite, ce même auteur confesse : « Notre premier péché à tous, c’est que nous ne respectons pas tellement les autres, surtout si nous avons bien compris qu’il s’agit du respect actif. Il faut vouloir positivement que l’autre existe vraiment au sens fort du mot exister. Or nous passons notre temps à l’annuler, à lui dire : « Sors un peu de mon chemin ! » À chacun d’entrer dans les détails. Nous sommes tous des meurtriers, tous. Seulement on a pris l’habitude de parler de meurtre uniquement quand il y a du sang versé »[2].
Évangile du jeudi 26 février 2026 – 1ère Semaine de Carême« Quiconque demande reçoit » (Mt 7, 7-12)En ce temps-là,Jésus disait à ses disciples :« Demandez, on vous donnera ;cherchez, vous trouverez ;frappez, on vous ouvrira.En effet, quiconque demande reçoit ;qui cherche trouve ;à qui frappe, on ouvrira.Ou encore :lequel d’entre vous donnera une pierre à son filsquand il lui demande du pain ?ou bien lui donnera un serpent,quand il lui demande un poisson ?Si donc vous, qui êtes mauvais,vous savez donner de bonnes choses à vos enfants,combien plus votre Père qui est aux cieuxdonnera-t-il de bonnes chosesà ceux qui les lui demandent !Donc, tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous,faites-le pour eux, vous aussi :voilà ce que disent la Loi et les Prophètes. »e trop-plein du cœur Quiconque demande, reçoit. La simplicité de la Parole de ce matin n’a d’égale que sa vérité dans les coulisses du Royaume. Elle fait d’ailleurs écho à la Parole d’Isaïe (55.1-3) qui en fait sourciller plusieurs d’entre nous : « Venez acheter sans rien payer ». Ainsi en va-t-il de la logique de surcroît, du débordement et de la gratuité de ce monde nouveau dans lequel Dieu s’écoule en bonté et en pauvreté. Nous ne construisons pas le Royaume par les mérites mais bien par nos moments de communion. Le Souffle ne nous essouffle pas en nous poussant dans mille et une directions, vers mille et un projets inaboutis. Il est une force qui nous recueille, nous ramasse en quelque sorte, et nous apaise. Donner sa vie en pure perte, sans attente, sans intérêt sans récompense, au creux de la proche-aidance, dans les replis de l’assistance sans lendemain à mon prochain, dans ce temps perdu à témoigner de la croissance de l’autre dont sa joie toute à lui sera notre seul salaire. Dans ces moments de don de soi, versés par l’amour têtu qui dépasse toute forme de devoir et ne passera jamais, il n’y a ni victoire ni fierté. Il ne reste que la certitude d’être profondément ancré dans ce qu’il y a de plus vivant en notre humanité C’est précisément dans ces saisons de don de sa vie que nous sommes cueillis par une joie toute autre qui n’appartient pas au sentiment d’accomplissement mais à celui d’être tout simplement, dans son expression la plus racinaire, dans une gratitude immaculée. C’est lors de ces moments de communion que nous est donnée la certitude d’être au cœur d’un monde nouveau, pour l’autre, avec mon inconsistance, et en Lui. Ce qui nous est donné, cet Amour qui cherche à se déverser à travers soi et parfois même malgré soi, c’est l’essentiel de ce Dieu révélé par le Christ. Un essentiel comme une charité glorieuse, l’essentiel qui demeure caché à ceux et celles dont la soif n’exige pas d’aller jusqu’au bout de la lumière pourtant si accessible, jusqu’au bout de la vérité désarmante de simplicité. Forcément il faut donner pour recevoir et déverser le trop-plein d’amour déposé en notre cœur afin de nous laisser remplir du vivant de la vie, encore et encore. Ainsi, dans le Royaume ce n’est pas exclusivement le manque à vivre du prochain qui suscite le dévouement et le don, c’est peut-être d’abord le trop-plein de notre propre cœur, en lequel a été mis tout l’amour de Dieu et qui ne peut le contenir, aspirant à le déverser dans le cœur prochain. Une dynamique du débordement si fréquente en accompagnement où dans les cœurs à cœurs qui se tissent et se reçoivent les uns des autres, l’on finit parfois par se demander qui accompagne qui… jusqu’à conclure que l’un comme l’autre nous sommes accompagnés par cet Amour infini qui se donne au sein de la relation parce que trop-plein.
Évangile du mercredi 25 février 2026 – 1ère Semaine de Carême« À cette génération il ne sera donné que le signe de Jonas le prophète » (Lc 11, 29-32)En ce temps-là,comme les foules s’amassaient,Jésus se mit à dire :« Cette génération est une génération mauvaise :elle cherche un signe,mais en fait de signeil ne lui sera donné que le signe de Jonas.Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive ;il en sera de même avec le Fils de l’hommepour cette génération.Lors du Jugement, la reine de Saba se dresseraen même temps que les hommes de cette génération,et elle les condamnera.En effet, elle est venue des extrémités de la terrepour écouter la sagesse de Salomon,et il y a ici bien plus que Salomon.Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveronten même temps que cette génération,et ils la condamneront ;en effet, ils se sont convertisen réponse à la proclamation faite par Jonas,et il y a ici bien plus que Jonas. »Et ce signe, ô Jésus, c’est mon cœur ! Sur Internet, les prophéties de la fin du monde pullulent. Les voyants, les mages et les devins étalent, sur les écrans, des signes qui sont devenus une véritable foire de l’angoisse. A l’heure des « fake-news », des « faits alternatifs », beaucoup courent derrière des signes frelatés. Finalement, ils tournent en rond à l’intérieur de leur propre anxiété ! Quel malheur ! Aujourd’hui, Jésus délivre une bonne nouvelle : saurai-je l’entendre ? Est-ce dans les nuages qu’il faut lire les signes de notre foi ? Notre vie spirituelle se situe-t-elle à l’extérieur de notre âme ? Notre vie intérieure s’affiche-t-elle sur des écrans ? Un signe est une réalité visible qui dirige l’attention vers autre chose que ce signe. Notre expérience du monde fournit tous les jours des signes : la fumée dirige le regard vers le feu d’où la fumée provient. La fumée est le signe du feu. L’homme est producteur de signes. Ceux qui attendent un voyageur qui arrive à la gare agitent la main. Le voyageur ne regardera pas la main en pensant que l’on chasse des mouches. Il comprendra d’emblée que la main fait « signe ». Le signe est porteur d’un message adressé à une personne : la main qui s’agite signifie un accueil. Le signe est une mise en relation qui va au-delà des gestes ou des mots échangés. Mais, en ce qui concerne la vie spirituelle, nous avons du mal à repérer les signes et à parvenir jusqu’au message. Jésus interpelle cette « génération mauvaise » à laquelle Il refusera un « signe ». Pourquoi ? Quand le signe ne joue plus son rôle, c’est que le cœur est fermé. La foule que Jésus regarde semble attendre un signe pour se dispenser de croire et pour s’éviter la fatigue de la conversion. « Si un signe zèbre le ciel… alors nous croirons… » se disait peut-être cette foule. Comme il est aisé de repousser dans l’avenir le travail sur soi que nécessite la conversion ! On range dans le futur le retournement du cœur. « Oui, Seigneur, bien-sûr que je vais me convertir… mais pas tout de suite… plus tard, quand j’aurai un signe clair. » Demander à Dieu de faire la queue dans la file de nos préoccupations… n’est-ce pas le meilleur moyen pour ne rien faire ? « Oui je vais me convertir, mais… le plus tard possible… à la veille de ma mort… » N’est-ce pas reléguer Dieu à l’extérieur de ma vie ? Jésus veut épargner à cette foule égarée la douleur de ne pas faire le chemin vers la foi. Ne rien faire, c’est stagner, c’est s’ankyloser, c’est souffrir. Jésus veut nous épargner la douleur d’une vie sans Dieu. Car, Dieu est le Dieu de la vie. Jésus connaît la valeur des signes qui conduisent vers la Vérité, des signes reçus par le cœur, des signes qui font Vie ! Jésus refuse de donner un signe de divertissement. Il refuse de donner un signe qui ne serait qu’une publicité lumineuse affichée dans le ciel. Mais, Il affirme qu’Il donnera un signe pour les affamés de miséricorde : « en fait de signe il ne lui sera donné que le signe de Jonas. »
Évangile du mardi 24 février 2026 – 1ère Semaine de Carême« Vous donc, priez ainsi » (Mt 6, 7-15)En ce temps-là,Jésus disait à ses disciples :« Lorsque vous priez,ne rabâchez pas comme les païens :ils s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés.Ne les imitez donc pas,car votre Père sait de quoi vous avez besoin,avant même que vous l’ayez demandé.Vous donc, priez ainsi :Notre Père, qui es aux cieux,que ton nom soit sanctifié,que ton règne vienne,que ta volonté soit faitesur la terre comme au ciel.Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.Remets-nous nos dettes,comme nous-mêmes nous remettons leurs dettesà nos débiteurs.Et ne nous laisse pas entrer en tentation,mais délivre-nous du Mal.Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes,votre Père céleste vous pardonnera aussi.Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes,votre Père non plus ne pardonnera pas vos fautes. »À plusieurs reprises, les Apôtres ont demandé à Jésus de leur apprendre à prier comme Lui priait. Ils avaient été informés par les disciples de Jean Baptiste que celui-ci leur avait enseigné à prier. Les Apôtres voulaient eux aussi prier avec les paroles de leur Maître. Jésus avait attendu, avant de leur enseigner la prière du Notre-Père. Il voulait que ses Apôtres aient un minimum de préparation, afin de bien saisir toute la dimension de sa prière. Pour Jésus, prier son Père, ne doit pas se limiter à la récitation de mots, ou à de simples paroles humaines, comme le font beaucoup d’entre nous, et ce pour être exaucé. Prier, c’est beaucoup plus que ça. C’est une conversation avec Dieu. À cet effet, la vraie prière contient tout ce qu’il faut pour nourrir le corps et l’esprit de celui qui la fait. Ainsi, pour montrer toute l’importance de cette révélation, Jésus va choisir un lieu signifiant pour Lui et ses Apôtres, le mont des Oliviers. Ce qui va se passer à cet endroit, c’est un don immense que Dieu Lui-même va faire à toute l’humanité par l’intermédiaire de son Fils. La prière du Notre-Père est un don de Dieu, nous devons donc nous préparer à l’accueillir, car nous la recevons de la bouche même de Jésus avant de l’adresser à notre Père à tous. Contrairement à la croyance populaire, le Notre-Père n’est pas uniquement une prière adressée au Père pour soi. C’est également une prière pour tous les hommes. En la récitant, nous devons garder à l’esprit ce que nous demandons à Dieu pour nous et pour l’autre. Quoiqu’elle peut être dite seul.e dans le silence de notre cœur, c’est lorsqu’elle est récitée en communauté qu’elle prend tout son sens. Depuis longtemps nous tentons de découvrir et d’expliquer tous les mots et expressions de cette prière. Cela fait partie de toute démarche humaine d’essayer de comprendre afin de percer le mystère d’une relation intime à Dieu et de pouvoir converser avec Lui. Or, en utilisant uniquement cette voie, nous risquons d’en limiter la portée. Il est plutôt recommandé de méditer quotidiennement le Notre-Père, pour en découvrir tout le sens, car notre conversation change en fonction de l’action que nous nous proposons de faire. Comme enfants de Dieu, nous avons besoin de notre Père, de quelque chose de bien spécifique afin de parvenir à réaliser notre désir pour Lui. Ce souhait, nous l’exprimons dans la première partie du Notre-Père par : « que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, et que ta volonté soit faite ». Dans la deuxième partie, nous implorons le Père de nous assister dans cette tâche, car seul.es nous risquons de glisser dans la toute-puissance de faire notre volonté. Nous avons besoin de nous purifier, pour accueillir le don d’amour qu’Il va nous faire. Un amour qui nourrit, pardonne, et nous donne la force de nous tenir debout devant le mal. Cela peut sembler mystérieux que nous puissions demander à Dieu de nous donner son amour pour que nous puissions le redonner à notre tour à d’autres êtres humains.
Évangile du lundi 23 février 2026 – 1ère Semaine de Carême« Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l'avez fait » (Mt 25, 31-46)En ce temps-là,Jésus disait à ses disciples :« Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire,et tous les anges avec lui,alors il siégera sur son trône de gloire.Toutes les nations seront rassemblées devant lui ;il séparera les hommes les uns des autres,comme le berger sépare les brebis des boucs :il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche.Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite :“Venez, les bénis de mon Père,recevez en héritage le Royaumepréparé pour vous depuis la fondation du monde.Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ;j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ;j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ;j’étais nu, et vous m’avez habillé ;j’étais malade, et vous m’avez visité ;j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !”Alors les justes lui répondront :“Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu… ?tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ?tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ?tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ?tu étais nu, et nous t’avons habillé ?tu étais malade ou en prison…Quand sommes- nous venus jusqu’à toi ?”Et le Roi leur répondra :“Amen, je vous le dis :chaque fois que vous l’avez faità l’un de ces plus petits de mes frères,c’est à moi que vous l’avez fait.”Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche :“Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits,dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges.Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ;j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ;j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ;j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ;j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.”Alors ils répondront, eux aussi :“Seigneur, quand t’avons-nous vuavoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison,sans nous mettre à ton service ?”Il leur répondra :“Amen, je vous le dis :chaque fois que vous ne l’avez pas faità l’un de ces plus petits,c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.”Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel,et les justes, à la vie éternelle. »Texte d'Évangile tiré du Prions en Église. S’abonner au Prions.En ce lundi de la première semaine de carême un étendard nous est donné pour entrer dans le combat de Dieu tout en gardant les yeux fixés sur Lui. Le texte qui nous est proposé aujourd’hui, loin de nous effrayer ne serait-il pas un ensemble d’images fortes, comme le sont toutes les paraboles de Jésus pour provoquer un choc salvateur?Le bouc, animal clé pour la pérennité d’un élevage. C’est lui qui assure la reproduction, le lait, la guidance du troupeau. Selon le livre du lévitique Il est envoyé au désert en portant les fautes de tout Israël.La brebis, animal doux et sans défense, donne sa laine. Elle semble écervelée, s’éloigne du troupeaux et se perd facilement lorsque survient le brouillard. Le maitre, au prix de sa vie court à sa recherche et la prend sur son cœur.La droite et la gauche de Dieu : Jésus nous dit que les sièges à sa gauche et à sa droite sont réservés à une élite pour qui ils ont été préparés par son père. C’est donc un honneur de siéger à sa...gauche. Dans le texte, de ce jour, la gauche est vue comme la main du jugement de Dieu, du mal.Le jugement de Jésus sera manifesté en faveur ou contre celui ou celle qui n’a pas exercé l’amour. C’est le dénouement de ce long extrait de ce jour.




