Discover
Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70
Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70
Author: Nostalgie+
Subscribed: 4Played: 54Subscribe
Share
© Nostalgie+
Description
Happy Days, le podcast 100% années 60 et 70, vous replonge dans les souvenirs marquants de cette époque iconique ! Chaque jour de la semaine, redécouvrez des histoires fascinantes de vos idoles et de ces années d'or : de la folie yéyé aux légendes de la chanson française et internationale comme Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Jacques Brel, Daniel Balavoine, les Beatles, les Rolling Stones, les Kinks, Françoise Hardy, Dutronc, Annie Cordy, les Shadows, Ray Charles, Dave, Sheila, Alain Delon, Nicoletta, Michèle Torr, et bien d'autres. Ce podcast explore le rock and roll, le twist, le punk, le disco, le funk, ainsi que les concerts mythiques, le cinéma et les séries TV cultes de l’époque, la télévision, sans oublier les découvertes scientifiques et les actualités marquantes en Belgique. Raconté comme un album souvenir des jours heureux, chaque épisode de Happy Days vous invite à revivre des moments positifs et joyeux, pour un voyage nostalgique unique au cœur des playlists des années 60 et 70, de 1960 à 1980.
349 Episodes
Reverse
Nous sommes le 18 juillet 1960. Happy Day pour Elvis Presley. À 25 ans à peine, le King est déjà une star planétaire… mais il s’apprête à opérer un virage décisif dans sa carrière. Car son nouveau titre, It’s Now or Never, n’est pas une chanson d’Elvis comme les autres. À l’origine, ce n’est même pas du rock. La mélodie vient tout droit d'Italie… En Europe, où il fait son service militaire, le refrain circule partout, notamment dans la version de Dalida.Cette chanson, c'est "O Sole Mio", chant napolitain du XIXᵉ siècle, que Presley découvre donc lors de son service militaire en Allemagne. Elvis soldat, en uniforme, écoutant de la musique italienne entre deux permissions.A priori, c’est cocasse. Et pourtant, c’est peut-être la recette d’un futur succès planétaire….De retour aux États-Unis, il propose l’idée à son équipe. On garde la mélodie, on transforme les paroles, et on ralentit le tempo. Le résultat : une ballade ample, romantique, qui oublie un peu ses racines d'opérette pour afficher un ton plus grave, plus posé. On pourrait même dire... plus adulte.Mais, attention, pas question de se passer de la mandoline...Ah, la mandoline et son tremolo, ses notes rapides et vibrantes, typiques de la tradition musicale italienne, transposée de l'autre côté de l'Atlantique par un garçon qui fait chavirer les cœurs.Avec ce titre, Elvis montre qu’il n’est plus seulement le jeune rebelle de "Heartbreak Hotel" ou "Jailhouse Rock". Il peut aussi séduire, émouvoir, et même rassurer un public plus large. Résultat ? Le succès est immédiat : numéro un aux États-Unis, en Grande-Bretagne, et dans une bonne partie de l’Europe, dont la Belgique évidemment. Plus de 20 millions d’exemplaires vendus au total.On dirait bien qu'avec cette chanson, Elvis a trouvé sa voix. Travaillée, maîtrisée, presque classique. Et pour cause, Elvis s’est entraîné pendant son service militaire, prenant des cours de chant pour élargir sa tessiture. « It’s Now or Never» est l’une des preuves les plus éclatantes de cette évolution. Pour beaucoup, c’est même l’un de ses plus beaux enregistrements des années 60…
Nous sommes le 31 juillet 1964. Une chanson écrite un mois plus tôt vient de sortir aux États-Unis et son potentiel est énorme. Happy Day pour Martha Reeves. Sous pavillon Motown, elle va sortir de l'anonymat et devenir une très, très grande star partout dans le monde. En 1964, Martha Rose Reeves vient tout juste d'avoir 23 ans. Elle est née à Eufaula, dans l'Alabama. Elle est la troisième fille d'une famille de 11 enfants. Après des débuts dans la chorale de son église, elle suit ses parents à Détroit, où elle retrouve son grand-père, pasteur, mais surtout musicien. C'est à ses côtés que le chant va s'imposer à elle.Le titre, Dancing in the Street, est enregistré très rapidement le 19 juin 1964, avec une introduction parfaitement typique du son Motown.. Tellement bien calibrée, qu'on a l'impression de la connaître à la première écoute...Au départ, Dancing in the Street est écrit par William Stevenson, Ivory Joe Hunter et monsieur... Marvin Gaye. Le label va carrément offrir à Martha Reeves son propre groupe. Ce sera désormais "Martha and the Vandellas". Quant à la chanson, elle sera reprise un nombre invraisemblable de fois... Tout d'abord les Kinks en 1965. Puis les Mamas and Papas en 66. Little Richard lui donnera un petit côté rock en 1971. Neil Diamond y mettra lui aussi sa patte en 1979. Même si la reprise la plus célèbre est sans doute celle de Mick Jagger et David Bowie en 1985, dans le cadre du Live Aid...Quand je dis reprise, j'oublie sans doute Sylvie Vartan, Dusty Springfield, Atomic Kitten, Human Nature, Karen Carpenter et même les Chœurs de l'Armée rouge.... Pour ne pas oublier son origine, l'industrie de la musique se souviendra de Martha Reeves, qui recevra un Grammy Hall of Fame Award en 1999. Quant à la chanson, elle sera inscrite en 2005 au Registre national des enregistrements de la bibliothèque du Congrès à Washington pour son importance culturelle aux États-Unis...
Nous sommes le 13 juin 1976. Une maman va devenir célèbre grâce à une publicité pour une purée de pomme de terre. C'est le Happy Day de l'entreprise Maggi, qui s'est spécialisée en France dans la préparation de repas simplifiés. Le produit à mettre à l'honneur à la télévision est donc une purée. Elle est produite à Rosières-en-Santerre (dans la Somme) depuis 1967. Allez à table, notre mère de famille a préparé sa spécialité...Ce produit, c'est donc Mousline, une marque française de purée de pommes de terre en flocons, lancée en 1963. Particularité : elle utilise des pommes de terre locales d'un groupement de 150 agriculteurs à moins de 30 km de l'usine, avec un processus de déshydratation simple, sans conservateurs. Autant dire qu'on a rien inventé aujourd'hui...Depuis 1970, Maggi a étendu sa gamme de produits aux croquettes et aux gratins, mais la purée a cela de particulier, que les enfants en RAFFOLENT !Diffusée à la TV tous les midis et tous les soirs, cette publicité montre une mère tellement confiante qu'elle se met à chanter..Bien entendu, en 1976, personne ne comprend le second degré qui nous saute aux oreilles quand on entend qu'on met de la purée dans le petit volcan, pas même les publicitaires. La chanson est inspirée de Do-Re-Mi dans La Mélodie du bonheur. Elle est interprétée par Les Petits Écoliers Chantants de Bondy et devient un hit des cours de récré. Autant dire que Maggi va vendre beaucoup, beaucoup de purée...La chanson sera malheureusement transformée en 1990 par Elmer Food Beat en chanson paillarde, sous le titre... « La grosse Jocelyne ». Mousline sera l'un des joyaux de la couronne, lorsque l'entreprise passera sous pavillon Nestlé, oubliant au passage cette chanson familiale et ce petit volcan dans lequel une petite fille réclamait, sans pudeur, sa purée...
Nous sommes en novembre 1959. Edith Piaf est au sommet de sa gloire. Grâce à son amant parolier, elle va connaître l'un des plus grands happy days de sa carrière à l'international. La chanson est écrite par Georges Moustaki, le tout jeune amant d'Edith. Particularité : à peu près personne ne le connaît. C'est à Cannes, un an plus tôt, que Piaf demande à Moustaki (qui a alors 24 ans) d'écrire une chanson autour d'un mot bien précis, MILORD (soit My Lord en anglais britannique). Il propose d’abord une histoire d’amants à Londres, mais Piaf impose un autre thème, plus audacieux, celui d’une prostituée qui console un marin riche et triste en l’appelant « Milord » pour flatter son ego, avec un refrain joyeux malgré une certaine misère.Elle raconte l'histoire du point de vue de la fille du port...Marguerite Monnot compose deux mélodies. Moustaki choisit la version lente avec un rythme de charleston, des passages parlés et quelques accélérations très joyeuses. Piaf enregistre la chanson à New York au printemps 1959, après avoir failli ranger le titre au tiroir par vengeance quand Moustaki décide de la quitter. Elle ne le fera pas. Et elle a raison. « Milord » cartonne en France quelques mois plus tard, dès les concerts de fin 1959 et la chanson envahit les hit-parades dès le début de l'année 1960 dans 11 pays, dont les Pays-Bas (où une version locale va provoquer un scandale pour son thème, la prostitution).En dehors du port d'Amsterdam, on chante Milord à peu près partout, y compris à l'Élysée, puisque Charles de Gaulle l’entonne en Conseil des ministres pour détendre l’atmosphère sur une tension avec les Anglais. La chanson symbolise le style Piaf, elle sera d'ailleurs l'un des plus grands succès internationaux de la chanteuse, trois avant avant son décès. Voix rauque, mélange de drame et de légèreté, texte social sans pathos, la chanson sera reprise en italien, en anglais (par Cher en 1966) et deviendra l'un des titres les plus joués sur scène, grâce notamment aux spectacles transformistes...
Nous sommes le 19 octobre 1975. Happy Day pour les hommes et leur budget rasoir. L'entreprise BIC livre une invention dingue, symbole de la révolution industrielle et du tout jetable. Cette invention s'appelle le BIC 1 et, comble du comble, elle existe toujours aujourd'hui à peu près sous la même forme. Dans l'usine de Longueil-Sainte-Marie dans l’Oise, on s'affaire. Et à la télé, une énorme campagne de pub se prépare...Bon, remettons les rasoirs à l'endroit. L'histoire du rasoir jetable commence réellement avec King Camp Gillette. Il est inspiré par l'idée d'un rasoir à lames interchangeables vers 1895 déjà. L'entreprise américaine dépose un brevet en 1901 et commercialise le premier rasoir à lame double jetable en 1903. Mais, c'est vrai, après des décennies de domination de Gillette, le concept du rasoir entièrement jetable (au format monobloc) est lancé par Bic en 1975, offrant alors une solution encore plus simple et abordable qui connaîtra un succès mondial. Notamment pour son prix. À l'époque, c'est 5 francs français maximum. C'est à dire que c'est à peu près l'équivalent d'un billet de 5 euros aujourd'hui et, contrairement à Gilette, c'est très bon marché...Le BIC 1 est un rasoir moulé en plastique avec une seule lame insérée dans une tête fixe, sans tête pivotante ni bande lubrifiante. En tout cas, dans sa première version. La simplicité de la pièce permet de réduire au maximum les coûts de fabrication et d’ouvrir la voie à une production massive. Les sites de production deviennent des machines de guerre : depuis 1975, on estime que des dizaines de milliards de rasoirs BIC jetables ont été produits et vendus dans le monde, ce qui fait du BIC 1 l’un des rasoirs les plus diffusés de l’histoire...
Nous sommes le 28 octobre 1974. Un 45 tours de Sheila vient de sortir, dont la face B aurait pu être le premier tube disco de l'histoire de France. Bref, un happy day manqué. Nous en avons déjà parlé, le premier grand tube disco français certifié, c'est "J'attendrai" de Dalida, mais revenons tout de même à cette tentative de Sheila. Octobre 74. “Samedi soir” sort chez Carrère. Le titre est composé par Ringo, son mari à l'époque, avec une orchestration signée Jean-Claude Petit. L'enregistrement se fait au Studio CBE. Le morceau mélange rythmique dansante, cordes inspirées du Philly Sound et basse groovy. Objectif : faire un tube disco, mais comme personne n'y croit, ce sera une face B et tant mieux si ça marche. Sheila est enceinte de son fils Ludovic lors de l’enregistrement. Avec avec les premières notes, on a l'impression que ça ne peut QUE marcher...Les paroles de “Samedi soir” évoquent l’attente du week-end comme éclaircie après des semaines grises : “Je sors le samedi soir et je danse mais pas trop tard / Je me fais mon silence dans la musique et le bruit”. Le refrain insiste sur un point, Sheila se fait belle. Elle dit : “Je me sens belle, tout me paraît permis ! / Avec l’espoir de rencontrer enfin l’homme de ma vie !”. Ce ton insouciant préfigure des thèmes festifs, légers et parfois un peu volages du disco naissant en France.Donc, le 28 octobre 1974 sort "Ne fais pas tanguer le bateau". Et "Samedi soir" est donc la face B. Et ce qui devait arriver arriva : c'est un échec. Sauf que, bien plus tard, on reconnaîtra à cette chanson d'avoir été une sorte de pionnier proto-disco avant “J’attendrai” de Dalida (qui sortira lui l'année suivante, en 1975).D'ailleurs, le titre va précipiter le virage de Sheila vers le genre disco avec SB Devotion (et “Spacer” en 1979). Quant à "Samedi Soir", un remix de Woody Braun et Funky French League en 2022 lui redonnera vie auprès notamment des boîtes de nuit branchées de Paris et Bruxelles.Bref, "Samedi soir", c'est l'histoire d'un happy day manqué, mais probablement d'un happy day très injustement manqué...
Fin 1970, il compose une chanson à Los Angeles, rongé par la nostalgie de Noël à Porto Rico et à New York, loin de sa famille, en imaginant les veillées avec du rhum, des plats traditionnels et des chants de Noël.Le producteur lui demande une chanson festive, et elle naît sur un coup de tête. Particularité, elle est bilingue : anglais et espagnol...Dès les premières notes, ça sent le rhum et… la bonne humeur...« Feliz Navidad » (Joyeux Noël en espagnol) sort donc en novembre 1970 sur l’album du même nom. La chanson est produite par, accrochez-vous aux guirlandes, George Martin (LE producteur des Beatles).La composition et l'écriture ne durent pas très longtemps. Avec seulement une vingtaine de mots (dont le refrain espagnol) et un couplet anglais « I wanna wish you a merry Christmas from the bottom of my heart » (je veux vous souhaiter un joyeux Noël du fond de mon cœur), elle vise l’universalité.Pourquoi ne pas l'avoir écrite à 100 % en espagnol ? Très simple, Feliciano ajoute l’anglais pour éviter le rejet des radios américaines, plutôt hostiles à l’espagnol pur en 1970.Et ça marche pour une très bonne raison : la version originale, guitare acoustique et cuatro joyeux, incarne un Noël latino festif, loin des standards nord-américains traditionnels, qui sont peu à l'Amérique ce que Petit Papa Noël est aux foyers belges et français...Allez, on se remet une petit bouffée de rhum dans les oreilles...En quelques mois, « Feliz Navidad » va devenir un énorme succès, partout sur la planète. La version purement espagnole sortira dans la foulée. Pas de version française très connue, en dehors d'une interprétation magistrale de Natasha Saint-Pier. « Feliz Navidad » est l’une des 25 chansons de Noël les plus jouées au monde. L’enregistrement de 1970 recevra même le Grammy Hall of Fame en 2010.
L'histoire du film ? Bourvil vous en parle lui-même...Pascal a dix ans. Sa maman est morte accidentellement. Son père est un riche homme d'affaires franco-américain. Au début du film, c'est le début des vacances d'été. Pascal veut les passer en Corse.Là, au bord de la mer, un avion militaire explose, lâchant une bombe atomique. Irradié, Pascal est atteint de leucémie. Selon les médecins, il n'a plus que six mois à vivre. Laurent, décide d'offrir à son fils tout ce dont il rêve.Il l'emmène vivre au château qu'il a acheté. Là, ils retrouvent Verdun (Bourvil), qui fut son compagnon de résistance. Enfin arrive Noël, qui sera le dernier de l'enfant.D'accord, c'est un sujet dramatique, mais comme le dit Bourvil...Dans ce film, d’une tendresse infinie, Bourvil apparaît dans un registre dramatique, avec un jeu retenu et mélancolique qui surprend lorsqu’on est habitué à ses rôles comiques. L'air de rien, c'est LE FILM qui lui a permis de montrer « l’autre visage » de l’acteur. Curieusement, ce n'est pas non plus n'importe quel film. Il s'agit d'un des derniers longs métrages de Bourvil, qui nous quittera quelques mois plus tard, en septembre 1970.
Et oui, ce bon vieux Ttantchès accompagne le Père Noël, trois semaines après avoir suivi le cortège de Saint-Nicolas... Bon, Noël, c'est une fête pour les enfants, mais aussi pour les parents. Du côté de la Baraque Michel, un groupe marche en rangs serrés dans le froid piquant...En 1963, la Chapelle est trop petite pour accueillir tous les fidèles. Comme il fait très froid dehors, on allume un grand feu de joie... Puis, après la messe, on rentre... car non, on ne mange pas avant la messe, le 24 décembre en 1963...Le Père Noël va pouvoir se mettre au travail, une fois le vin et les mets engloutis. Cette année, les cheminées ne sont pas trop encombrées. Il va d'ailleurs peu dormir cette nuit... puisqu'il est attendu aux 4 coins du pays, pour se montrer aux enfants sages... dès demain matin.D'ailleurs, ce 25 décembre, direction Bruxelles pour un Noël évangélique sur la Grand'Place et pour le grand concert des Rossignols de Bruxelles dans une église, en présence du violoniste Carlo Van Neste et d'un organiste. Cette année encore, partout dans le Royaume de Belgique, Noël est un happy day parfaitement orchestré...Dans les cafés et les estaminets, le tube de l'année, est signée Andy Williams et c’est “White Christmas”.
En anglais, elle a pour titre "Jingle Bells". Traduction : « Tintez grelots ». La chanson est enregistrée pour la première fois le 30 octobre 1889. Document d'époque...En français, Jingle Bells devient « Vive le vent ». Le texte n'est pas non plus un perdreau de l'année 67, il a été adapté en 1948 par Francis Blanche.En 1967, Ginette Reno a 21 ans. Elle démarre sa carrière au début des années 60, et a déjà plusieurs succès à son actif lorsqu’elle envisage d'enregistrer un album de Noël. Toutefois, pour ce projet, il faut tâter le terrain avec un premier titre. Ce sera « Vive le vent ».Sa lecture du classique est arrangée dans un style léger, cuivres et rythmiques souples, qui fait le pont entre chanson de cabaret, les variétés 60s et un petit parfum jazz facile d’écoute.Au tournant 1967–1968, Ginette Reno se produit à la Place des Arts à Montréal. Et c'est parti pour un petit tour de luge...Et c'est banco ! Sa voix, son enthousiasme, son charisme : tout va participer à cette appropriation à succès d'un standard de Noël.La patte de Ginette Reno apporte un côté plus jazzy et swing que les versions très « variété rétro » à la Tino Rossi. Conséquence : c'est un succès à la maison, mais aussi en France et en Belgique.La version de Ginette Reno figurera sur l’album « Noël avec Ginette Reno », qui parait en 1968, sixième album studio. Il sera d'ailleurs réédité plusieurs fois tant il est devenu un classique des fêtes au Québec.
Au programme, un contenu divertissant et interactif, spécialement conçu pour les enfants avec des jeux, des sketches, de la musique, de l'humour de saison et quelques invités.Les Visiteurs de Noël, c'est avant tout une idée de Christophe Izard, le directeur des programmes jeunesse de TF1.D'ailleurs, en 1975, il va décliner le concept deux fois. "Les visiteurs de Noël" le 24 et "Les visiteurs du nouvel an" le 31 décembre.Et cela va tellement bien marcher que, l'année suivante, "Les visiteurs de Noël" va devenir une émission quotidienne, programmée durant les congés scolaires, du lundi au vendredi, en début d’après-midi.Le plateau des visiteurs du mercredi se pare alors d'un décor féerique, avec des sapins enneigés, puis, les années suivantes, des chalets.En décembre 1976, Daniel Guichard est invité de Christophe Izard. Il raconte SON souvenir de Noël...Pierre et Marc Jolivet animent l'émission dès 1976. À partir de 1977, ils se déguisent en clowns. L'émission connaît un énorme succès en France et en Belgique auprès des jeunes. Chaque année, c'est une nouvelle aventure. On y verra par exemple Fabienne Thibeault (en 1979) et Michel Fugain (en 1980)...Les visiteurs de Noël tiendront l'antenne jusqu'en 1982... avec, en vedette internationale, un certain Scoubidouuuuu...
Les Beach Boys mettent Santa Claus, rebaptisé "Little Saint Nick" (le titre de la chanson), au volant d’un hot-rod candy apple red. Il s'agit d'une voiture modifiée pour la vitesse (le moteur est gonflé, le châssis abaissé), icône de la culture surf et des plages du Pacifique.Déjà, dans l'introduction de la chanson, pas de clochette... mais une ambiance festive !Pendant que, chez nous, Tino Rossi susurre sous les guirlandes, Brian Wilson fait rugir les rennes à 4 vitesses.C'est court, c'est efficace. Durée 1:58. Avec, en prime, le son typique des Beach Boys : harmonies vocales a cappella, basse surf et batterie rock'n'roll.Saint Nick en voiture surf, le 45 tours termine 5e dans les classements aux USA."Little saint nick" sera également remixé en stéréo l'année suivante. Nouvelle date de sortie : 9 novembre 1964. Et là, l'exportation marche à merveille, Tino Rossi n'a qu'à bien se tenir à sa cheminée chez nous, c'est le déferlement Beach Boys à Noël, en stéréo..."Little saint nick" ouvre la voie à l'album Noël des Beach Boys, certifié disque d'or, le fameux "The Beach Boys' Christmas Album", qui sort lui aussi en 1964. Une 3e version sera même enregistrée en juin 1964 pour le 6e album du groupe, mais elle sera finalement retirée du 33 tours. Il faudra attendre 1991 pour qu'on puisse enfin l'entendre, mais sur un CD.
Cette chanson est composée par Henri Martinet et et Raymond Vincy, en 1944, sur un thème marquant : la fête de Noël durant la guerre. Les paroles sont réécrites en 1946 pour en faire une prière d’enfant sans référence au conflit.Tino Rossi enregistre la chanson pour le film "Destins" de Richard Pottier, où il l’interprète à l’écran : c’est là que « Petit Papa Noël » est révélée au public.Voici la version originale... de 1946…Sortie à l'origine sur un 78 tours, la chanson devient progressivement l’hymne de Noël en France. Elle est même, aujourd'hui, considérée comme LE titre francophone de saison le plus vendu de l’histoire, avec plus de 30 millions d’exemplaires écoulés, toutes éditions confondues.Durant les années 50, chaque année, les radios et télévisions la remettent en avant au moment des fêtes, installant durablement l’image de Tino Rossi comme LA “voix de Noël” dans la mémoire collective, tant en France qu'en Belgique.Puis, en 1960, Dalida va casser le joujou. Elle enregistre SA lecture de « Petit Papa Noël », pensée comme une simple petite chanson de saison...En 1960, Tino Rossi est déjà un peu daté... Il suffit d'écouter Dalida pour le comprendre...Là où Tino Rossi impose une berceuse solennelle très années 40, Dalida offre une lecture plus souple, avec un habillage orchestral feutré, très “lumières de Noël". Le 45 tours est publié en décembre 1960, mais la version sera régulièrement rééditée sur des compilations de Noël, notamment sur les coffrets “Masters 1956‑1962”.Rossi, voix corsée, 78 tours Pathé et film en noir et blanc. Dalida, star de l’ère Barclay, 45 tours spécial fêtes et orchestre de Raymond Lefèvre. Faut-il vraiment choisir un camp ? Allez, soyons galants…
Réalisé par Jules Bass et Arthur Rankin Jr., le film doit soigner la musique qui l'accompagne. Le projet est confié à deux producteurs éminents, qui ne vont pas aller chercher bien loin. Ils vont simplement adapter de nombreux standards de Noël, comme celui-ci, qui donnera son titre au film..Pour la petite histoire, ce que vous entendez est la voix de Fred Astaire."Santa Claus is coming to town", voilà le titre du téléfilm. Traduction : Père Noël arrive en ville. Le budget est modeste. La production utilise d'ailleurs la technique “Animagic” qui a produit des icônes comme Rudolph (1964) ou Frosty (1969). C'est un film d'animation sans grande prétention. Et pourtant, sa diffusion va être très suivie le 3 décembre 1970.Fred Astaire raconte l’origine du Père Noël, qui est bien entendu américain et pas finlandais.Mais quelle est cette histoire ? L’orphelin Kris Kringle arrive à Sombertown, ville grise sous le joug d'un tyran. Il va défier les interdictions en apportant de la joie, des jouets et beaucoup de couleur. Puis, il épouse la maîtresse d’école Jessica, il fonde une famille et devient le Père Noël. Voilà donc… la véritable histoire !Vous devez vous dire : je n'ai jamais entendu parler de ce film d'animation ? C'est peut-être normal. Ce qui est devenu une madeleine pour les Américains ne l'aura jamais été pour les petits Belges. Aucun doublage à l'époque, aucune version adaptée non plus. Il faudra attendre le DVD pour que ce monument de la télévision américaine ne débarque chez nous, beaucoup plus tard.D'ailleurs, il y a fort à parier que ce n'est pas la voix de Fred Astaire qui vous vient en premier, quand on vous parle de "Santa Claus is coming to town"... mais probablement celle de Michael Jackson !
Nous sommes en octobre 1979 à Paris. Happy Day pour la troupe du Splendid. Elle vient de créer un monument d'humour débridé. C’est une comédie sarcastique, qui met en scène une soirée de Noël particulièrement désastreuse dans un centre d’écoute destiné à aider des personnes en détresse psychologique ou souffrant de solitude.Oui oui, c'est bien "Le Père Noël est une ordure", mais sur scène...Soir de Noël... c'est l'heure de déballer les cadeaux.Créée en octobre sur la scène du Splendid, la pièce attire les foules à Paris. Durant les fêtes, c'est même la cohue. Il n'y a pas assez de places et de représentations pour tout le monde. Rarement le public avait vu quelque chose d’aussi loufoque.Après avoir joué à guichets fermés dans leur théâtre, la troupe déménage en janvier 1980 à la Gaîté Montparnasse. C’est là que la pièce sera filmée par Philippe Galland, qui était alors le compagnon d’Anémone.Soir de première, une équipe d'Antenne 2 les suit à la trace...On adore ses personnages caricaturaux et son humour noir mêlé à une critique sociale déguisée en farce burlesque. Et tout ça, sacrilège, un soir de Noël...Il faudra attendre août 1982 pour que troupe adapte la pièce au cinéma, avec le succès qu'on sait. Tout cela sous la direction de Jean-Marie Poiré.Le film va d'ailleurs raviver l'enthousiasme autour de la pièce, qui sera jouée des centaines de fois, en France, en Belgique, par des centaines de troupes... pour devenir un classique absolu, dont les répliques vont rester pour la postérité..Tout comme la musique du film, d'ailleurs, signée... Vladimir Cosma...
28 semaines de présence dans les meilleures ventes, Claudia Sylva ne pouvait pas rêver mieux.Mais, quelle est donc cette chanson qui sera son unique grand succès ? Cettechanson, c'est "J'ai pleuré"...Claudia Sylva est née le 31 janvier 1947 à Binche. Cette chanson, composée et écrite par Benny Couroyer, un autre Binchois célèbre comme chef d’orchestre et compositeur, a rencontré un succès considérable chez nous en Belgique, mais aussi en Flandre et en France.La chanson exprime une mélancolie sentimentale, avec un texte simple évoquant la douleur et la tristesse d'une séparation amoureuse. « J'ai pleuré » est notable notamment grâce à son gimmick, qui reste (depuis tout ce temps) en mémoire.Mais quel gimmick ? Le lolololo évidemment !Pas étonnant que ce yodl ait trouvé écho en dehors de nos frontières, en Allemagne et en Autriche, mais aussi en Suisse. Et ce n'est pas tout ! La chanson de Claudia s'est exportée de l'autre côté du mur de la langue, grâce à un groupe anversois, The Strangers. "J'ai pleuré" donne alors "'K Hem Geblet"..."J'ai pleuré" reste son seul fait d'arme de Claudia Sylva, même si, avec le temps et le nombre de passages dans les guinguettes, d'autres titres ont fini par s'installer, comme "Je te donne mon cœur" ou "Dis-moi ton secret". Pourtant, jamais la Binchoise ne parviendra à égaler ces 28 semaines de présence du hit-parade en 1965. Alors... pourquoi pleurer ?
Face à Europe 1, RTL n'a pas la cote auprès des jeunes. Donc Président Rosko est attendue comme le messie. Le Hit Parade change de nom et devient Minimax, émission diffusée de 16 à 18 heures, dans un format dynamique et assez novateur. C'est un hit-parade avec un minimum de paroles, entrecoupé de nombreux jingles. C'est à ce moment-là qu'on commence à entendre à la radio "minimum de bla-bla, maximum de musique", qu'on entend toujours...Rosko apporte ainsi un style DJ américain, très rythmé, influencé par les stars de l'époque comme Wolfman Jack, avec un ton provocateur et une énergie complètement dingue. En studio, il est assisté de Sam Bernett, dans ce qui est le tout premier studio automatique de RTL.Rosko va jusqu'à fabriquer lui-même certains jingles.Et c'est bingo. L'émission réussit à attirer un public plus jeune, ce qui redynamise RTL qui peinait face à la popularité d’Europe 1. Minimax va pourtant durer moins de temps qu'on l'espérait, puisque l'émission s'arrête (accrochez-vous) en mai 1968.Après son passage sur RTL, il rejoindra BBC Radio 1. Dans les années 1980, il animera aussi des émissions spéciales sur la RTB en Belgique...Rosko marquera durablement l’histoire de la radio française par son style et son influence sur les programmations futures. On dit de lui qu'il est peut-être l'un de pères de la radio musicale en France et en Belgique.
Le sujet est grave. C'est un drame politique franco-italien basé sur un récit autobiographique. Celui d'Artur London, un haut responsable du régime communiste tchécoslovaque accusé à tort d'espionnage. Le personnage principal est interprété avec intensité par.... Yves Montand.L'histoire se déroule en janvier 1951 à Prague, où London, après avoir été enlevé, est soumis à la torture psychologique et physique. Contraint, il finit par avouer des crimes qu'il n'a pas commis sous la pression. Le film dénonce puissamment les pratiques staliniennes d'exaction et de manipulation au sein des régimes communistes d'Europe de l'Est, en insistant sur la destruction morale des accusés et les procès politiques truqués.Le réalisateur Costa-Gavras choisit Yves Montand, qui a été lui-même proche du Parti communiste dans sa jeunesse, pour incarner Artur London. Le film est considéré comme anti-stalinien, mais pas vraiment anti-communiste.Yves Montand est la figure parfaite de l'homme brisé, traqué dans une atmosphère anxiogène. Le film est long, très long : 140 minutes.Aux côtés d'Yves Montand, un autre monument, Simone Signoret...Montand est déjà une énorme vedette chez nous en Belgique. Ce film puissant et engagé va marquer les esprits. Il reste un classique du cinéma politique européen par sa façon radicale de raconter le poids du système stalinien sur les hommes et les esprits en 1970.Et tout ça sur une musique, splendide, signée... Giovanni Fusco
Ce film américain raconte l'épopée d'un célèbre couple de braqueurs-criminels du gang Barrow, quelque part dans les années 30.À l'affiche de Bonnie et Clyde, un duo de légende, Warren Beatty et Faye Dunaway....En 1967, Serge Gainsbourg entame une relation artistique, mais surtout amoureuse avec Brigitte Bardot, pour qui il se met composer. Premier essai : Bonnie et Clyde.Serge Gainsbourg puise son inspiration directement du film, mais aussi du poème « The Trail’s End », rédigé par Bonnie Parker alors qu’elle savait sa fin proche. Bardot, passionnée par le projet, se laisse convaincre. Elle encourage même Gainsbourg à écrire ce titre malgré leur relation artistico-sentimentale.La voix de Brigitte est fabuleuse, mais sait-elle chanter ? Rien n'est moins sûr. Gainsbourg opte donc pour une narration parlé-chanté, en reprenant la première strophe du poème de Bonnie Parker, installant une ambiance fatale... et terriblement sensuelle... Et ça commence comme ça...L’arrangement musical pop psychédélique accentue la tension du récit. C'est du Gainsbourg amoureux pur jus. La voix de Bardot apporte une douceur contrastant avec la gravité de l'histoire. Le succès est immédiat. Cette chanson, c'est comme un film. D'ailleurs, le titre reste, aujourd’hui, l’une des pièces maîtresses du répertoire français, tant elle souligne l’audace littéraire et la parfaite maîtrise syntaxique de Serge Gainsbourg.Le couple est très demandé. Gainsbourg et Bardot vont même chanter sur scène, costumés et armés, mimant la complicité dangereuse du véritable couple légendaire...En France, le 45 tours entre dans le classement la deuxième semaine de février 1968. Chez nous, en Belgique, au même moment, le single se classe durant huit semaines et fera partie des meilleures ventes de l'année... Il portera l'album Initials BB, qui sortira en juin 1968...
Nous sommes en novembre 1979. Happy Day un groupe français dont le premier single va connaître un succès presque invraisemblable. C'est un titre disco écrit et composé par Daniel Vangarde et Jean Kluger. Pour l'interpréter, ils font appel au groupe Ottawan, qui est totalement inconnu. La chanson est enregistrée pour l'occasion en français et en anglais. Tant qu'à faire, selon les pays, on met la version anglaise en face A ou en face B.Ottawan, c'est évidemment une référence à la ville canadienne. Mais c'est surtout l'union de 2 artistes. D'un côté, Patrick Jean-Baptiste. Né Guadeloupe, il chante dans les églises. Puis il part travailler pour Air France à Paris. C'est là qu'il forme un groupe appelé Black Underground et qu'il rencontre le producteur Daniel Vangarde.Je disais donc RENCONTRE. Notre Patrick Jean-Baptiste est rejoint par Annette Etilce, qui est non seulement chanteuse, mais aussi danseuse. Ensemble, ils forment le groupe Ottawan. Parrticularité du duo : son look, qui n'a finalement rien de super original en pleine période de transition disco-funk : une combinaison à paillettes vert fluo et des plumes de perroquets.Dès les premières notes, on entend qu'on peut entrer dans la danse... Cette chanson, vous la connaissez par cœur, c'est "D.I.S.C.O.". Ce que vous ne savez peut-être pas, c'est que chaque lettre du mot "DISCO" est utilisée pour décrire une fille Que ce soit en français... ou en version originale... de toute façon, c'est la même crèmerie... C'est juste qu'on dit alors "D AIE S CI O".... L'air de rien, cette version anglaise va rapidement trouver son public et s'exporter. Numéro 1 chez nous. Numéro 3 en Allemagne. Numéro 5 au Royaume Uni. Tête des ventes en Norvège, aux Pays-Bas. Et double disque d'or : 500 mille exemplaires pour la version française et 500 mille pour la version anglaise. Ottawan n'a pas fait les choses à moitié. Seul regret ? L'Amérique n'a jamais vraiment souri au groupe français, ni New York, ni Québec ni même cette bonne ville d'Ottawa...













