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Le coup de projecteur de L'Eclaireur
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Le coup de projecteur de L'Eclaireur

Author: L'Eclaireur Rhône Alpes

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On braque un projo dans la face d'un sujet d’actualité jusqu'à ce qu'il avoue.

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Ce podcast est en anglais.Jeffrey Epstein serait-il le nouveau Sidney Reilly — « L’as des espions » glorifié par les Britanniques mais qui dès 1917 fut très vraisemblablement un agent soviétique ?Un secret n’est rien d’autre que ce qu’une personne, quelque part, a décidé que nous ne devions jamais savoir.Une conspiration, c’est au moins deux individus qui s’accordent en secret pour tenter d’imposer leur volonté sur le cours des événements.Aleister Crowley — l’as des occultistes — définissait la magie comme « la science et l’art de provoquer des changements en conformité avec la volonté ». En termes plus crus : appliquez la bonne force, par le bon canal, sur la bonne cible, et la réalité plie. Cela ne vous rappelle rien ? C’est la politique et l’exercice du pouvoir réduits à leur essence la plus brutale.Pour soutenir le travail de L'ÉCLAIREUR, choisissez votre abonnement, libre ou payantC’est exactement ce qu’Edward Bernays, pionnier des relations publiques et de la propagande moderne, a fait de la psychologie cognitive — l’appelant « propagande » quand les États s’en chargent, et « relations publiques » quand les entreprises sont les commanditaires.Les sociétés secrètes ne seraient-elles que des agences de casting, triant sur le volet qui peut accéder au pouvoir, pendant que les élections font office de rituels savamment mis en scène pour légitimer les pré-sélectionnés ?Non, nous ne basculons pas dans le complotisme. Si les sociétés secrètes existent, elles remplissent forcément une fonction sociale. Balayer leur influence d’un revers de main est de la paresse intellectuelle pure et simple.Richard B. Spence est professeur émérite d’histoire à l’Université de l’Idaho, une autorité sur l’histoire russe, les sociétés secrètes et l’espionnage. Il co-anime le podcast Strange As It Seems avec Stephen Austin et est l’auteur de plusieurs ouvrages , dont Trust No One: The Secret World of Sidney Reilly (Feral House, 2002) et Secret Agent 666: Aleister Crowley, British Intelligence and the Occult (Feral House, 2008). This is a public episode. If you'd like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit www.eclaireur.eu/subscribe
Qu’est-ce que l’European grids package, littéralement le “paquet de réseaux européen” ? C’est le dernier plan proposé par la Commission européenne pour developper, renforcer les connexions électriques transfrontalières. Objectif affiché par Bruxelles : permettre à l’électricité de mieux circuler et, surtout, d’écouler les pics de surproduction fatals pour l’équilibre du réseau et qui se multiplient depuis deux ans comme en témoigne la multiplication des épisodes de prix négatifs.De fait, sur le front électrique, rien ne s’accorde. A la croissance rapide des renouvelables, éolien et solaire, répond une consommation électrique en berne. La capacité de stockage et la flexibilité restant ce qu’elles sont, les vases ne communiquent pas.Mais le grand plan d’autoroute européen de l’électricité est-il la solution, qui ce faisant pousse à continuer de développer solaire et éolien ? En France, RTE n’est pas vraiment de cet avis. Faute d’électrification massive, le gestionnaire du réseau préconise, lui, de ralentir le développement des ENR. Le gouvernement, lui, ne sait plus sur quel pied, technique, politique, politicien, danser : sa feuille de route énergétique, censée donner le cap pour les dix ans à venir, et qui devait être approuvée par décret pour Noël, a encore été repoussée…Mais le grids package est-il seulement cela ? François Goulard y voit la main, encore et toujours, de l’Allemagne. Une tentative, constante, aussi de la Commission européenne de prendre le pouvoir sur un nouveau domaine, stratégique : l’énergie. “Si la Commission européenne prend le contrôle des réseaux électriques, elle contrôle totalement la politique énergétique des pays”, analyse l’ancien ministre aujourd’hui vice-président de l’association Patrimoine, Nucléaire, Climat (PNC-France) qui dans une lettre ouverte à Emmanuel Macron met en garde contre les risques qu’il y a à ouvrir une telle brèche.Pour François Goulard, il y a urgence à stopper tous les nouveaux projets d’ENR. Quitte à alimenter la “guerre” entre nucléaire et renouvelables ? “L’opposition entre nucléaire et renouvelables est complètement artificielle, tout simplement parce qu’elle fait fi des réalités techniques. Nous ne nous opposons pas aux renouvelables mais à l’excès de renouvelables”.L'ÉCLAIREUR est une lettre par abonnement. Pour soutenir notre travail, choisissez le vôtre, libre ou payant.A lire également sur le sujet : This is a public episode. If you'd like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit www.eclaireur.eu/subscribe
Souvenez-vous : la réforme des retraites a été imposée sans débat, donc de manière aussi autoritaire qu’antidémocratique, par Emmanuel Macron et Elisabeth Borne, en usant d’un subterfuge. Ils avaient inclus la réforme des retraites dans le projet de loi de finance de la sécurité sociale afin de pouvoir utiliser le 49-3 pour la faire passer en force. Le gouvernement peut en effet user du 49-3 autant qu’il le souhaite pour faire passer la loi de finance et celle de financement de sécurité sociale, alors qu’il ne le peut qu’une fois par session parlementaire pour tout autre texte. Les décrets d’application des dispositions de la réforme des retraites ayant tous été publiés, elle ne peut être suspendue. Ces dispositions ne peuvent qu’être abrogées par le Parlement. Ce qui n’arrivera pas puisque le Sénat s’y opposera, si toutefois une loi passait le vote de l’Assemblée nationale. Or, puisque Sébastien Lecornu s’est engagé à ne pas utiliser le 49-3 - le ferait-il serait-il immédiatement censuré - il faudra utiliser la navette parlementaire traditionnelle en passant par la commission paritaire mixte. Le gouvernement a donc choisi de biaiser pour éviter la censure en faisant mine de donner au parti socialiste, syndicats d’élus intéressés uniquement par la soupe (les socialistes ne sont pas les seuls, coucou LR!), une victoire. Il ambitionne de faire passer la “suspension” jusqu’en 2027 par un amendement au projet de loi de finance de la Sécurité sociale 2026. Outre le fait que cet amendement sera également rejeté par le Sénat s’il survivait à l’examen de la Chambre, il sera censuré en toute logique par le Conseil constitutionnel parce qu’il constituera alors un cavalier législatif, c’est à dire une mesure qui n’a rien à faire dans cette loi.On nous prend pour des buses. This is a public episode. If you'd like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit www.eclaireur.eu/subscribe
Pour mémoire, les articles de Régis de Castelnau et de L’Eclaireur sur ce sujet, par ordre chronologique.L'ÉCLAIREUR est une lettre par abonnement. Pour soutenir notre travail, choissisez le This is a public episode. If you'd like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit www.eclaireur.eu/subscribe
Le rapport sur les Twitter Files France, publié par Civilization Works, est en accès libre, en anglais comme en français. Parce qu’il est d’intérêt public, il est important que ceux qui souhaitent le lire le puissent.En revanche, quand des commentateurs qui font profession de commenter et des journalistes qui font profession d’informer, utilisent notre travail, ils ont l’obligation déontologique et doivent avoir la courtoisie professionnelle de citer les auteurs. Paraphraser le travail d’autrui sans citer les auteurs est un plagiat, une infraction réprimée comme une contrefaçon au code pénal. Si nous ne sommes pas procéduriers pour un sou, en revanche nous sommes intraitables en matière de déontologie.L'ÉCLAIREUR est une lettre par abonnement. Pour soutenir notre travail choisissez le vôtre, libre ou payant.L’écrasante majorité des personnes qui ont répercuté ou repris notre travail nous ont porté crédit, il est important de le préciser.André Bercoff a invité mardi 9 septembre Idriss Aberkane sur Sud Radio pour parler des Twitter Files France. Il a réussi l’exploit de ne pas mentionner, dans un segment de 45 minutes, les auteurs de l’enquête, à savoir Thomas Fazi et Pascal Clérotte, qui ont travaillé avec le précieux soutien éditorial d’Alexandra Guttentag et de Michael Shellenberger. Il a au surplus été imputé à notre rapport lors de cette émission, que nous vous laissons retrouver sur internet, de nombreux éléments qui n’y figurent pas mais sont le produits de conjectures, de spéculations et d’opinions de MM. Bercoff et Aberkane, et qu’ils ont présentés comme des faits. Il s’agit donc de mésinformation. Un exemple: il a été affirmé à l’antenne de M. Bercoff que Jack Dorsey a refusé de donner suite à la demande d’Emmanuel Macron de lui envoyer un SMS. Nous n’avons pas établi cela. Nous n’en savons rien, c’est écrit en toute lettre dans le rapport, page 9. Et le reste de l’émission est à l’avenant, bourré de contre-vérités et d’affirmations fantaisistes. C’est à se demander si André Bercoff a lu le rapport pour préparer son émission et s’il est capable de tenir une antenne en portant contradiction à un interlocuteur qui indéniablement s’égare, emporté par sa passion pour le sujet. Les Twitter Files France sont une affaire grave, sans doute l’un des scoops de l’année. La nature des faits qu’ils révèlent - des atteintes organisées à la liberté d’expression depuis plus de dix ans - l’indication de l’implication du plus haut de sommet de l’Etat et les conséquences diplomatiques que cela peut avoir, interdisent le travestissement des faits, la propagation d’interprétations à l’emporte-pièce, les procès d’intention et les théories fumeuses. On ne parle pas de ce genre de chose à la légère. On s’en tient aux faits. Dans notre rapport, les faits que nous exposons et l’analyse que nous en faisons sont clairement distincts et identifiables par le lecteur, en conformité avec la charte de Munich. La même chose est vrai pour le fil X de Michael Shellenberger dans lequel sont publiés des documents, la plupart caviardés par nos soins, afin de ne pas nuire à des innocents. Pascal Clérotte, excédé, a fait part sur X de sa surprise et de sa désapprobation à André Bercoff. Il a reçu la réponse suivante – promptement supprimée par André Bercoff. Oui, Mesdames Messieurs, André Bercoff est journaliste. Gageons qu’il ne représente pas l’état d’esprit - la mentalité, comme on dit dans le mitan - de l’ensemble de la profession. Cet incident est d’autant plus regrettable que M. Aberkane avait fait l’honneur et le plaisir de recevoir Pascal Clérotte jeudi dernier sur sa chaîne pour discuter des Twitter Files France, émission dont nous nous étions fait l’écho.Pascal Clérotte a demandé un droit de réponse à M. Patrick Roger, le patron de Sud Radio. This is a public episode. If you'd like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit www.eclaireur.eu/subscribe
Que faut-il retenir du sommet à Washington qui a réuni, derrière Trump et Zelensky, Emmanuel Macron, l’anglais Keir Starmer, l’italienne Georgia Meloni, l’allemand Friedrich Merz mais aussi le finlandais Alexander Stubb, le secrétaire général de l’OTAN Mark Rutte et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen – bref toute la cavalerie pour défendre les intérêts de l’Ukraine, qui ne sont pas ceux de “l’Europe”, avec le succès que l’on risque de voir ? Des échanges de territoires ? La question n’est pas traitée – mais l’administration américaine a fait comprendre que c’était inéluctable.Un cessez-le-feu ? L’idée a là aussi disparu du champ diplomatique puisque Donald Trump veut un règlement définitif du conflit, un accord de paix. Une rencontre Poutine-Zelensky ? A ce stade, tout est encore très flou, mais les Européens poussent pour être de la partie, ce dont les Russes ne veulent pas entendre parler. Des garanties de sécurité ? Le président américain a mis son veto à l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN et les déclarations d’Ursula von der Leyen quant à apporter des garanties équivalentes à celle de l’article 5 du traité de l’Atlantique Nord relèvent du fantasme. La présidente de la Commission européenne persiste à se prendre pour un chef d’Etat et à ne pas comprendre que les questions de défense ne sont pas de ses compétences. Comment rajouter de la confusion au désordre. La seule chose à retenir du sommet à Washington est que les Européens vont être une nouvelle fois les dindons de la farce et devront payer pour l’Ukraine, Etat croupion, un Kosovo puissance 10. Ne nous y trompons pas : quoi qu’en disent les médias en France, il y a bien eu une négociation. C’est affirmé très clairement dans la vidéo ci-dessus. Ce que confirme la présence du secrétaire du Trésor, Scott Bessent (3e en partant de la gauche debout derrière J-D Vance et Rubio) A la question de savoir ce que les Etats-Unis donneront à l’Ukraine, la réponse de Donald Trump a été très claire. Celle de Volodymyr Zelensky aussi.Donald Trump : “Nous ne donnons rien , nous vendons des armes”.Volodymyr Zelensky : “Nous avons maintenant la possibilité d’acheter des armes aux Etats-Unis. Nous sommes reconnaissants envers l’Europe, elle finance cela par l’intermédiaire de l’OTAN”.Le deal est là. Il avait d’ailleurs transpiré quand le Financial Times avait révélé le contenu d’un document dans lequel le président ukrainien faisait état de sa proposition d'acheter pour 100 milliards de dollars d'armes américaines financées par l'Europe dans le cadre d'un accord visant à obtenir des garanties des Etats-Unis pour sa sécurité après un accord de paix avec la Russie. Article relayé par l’agence Reuters.D’où sortent ces 100 milliards de dollars (90 milliards d’euros) ? De la Facilité européenne pour la paix (FEP) ? Depuis 2022, ce fonds extrabudgétaire financé par des contributions directes des États membres de l’UE et géré directement par le Conseil - non pas la Commission - a octroyé plus de 11 milliards d’euros à l’Ukraine pour des équipements militaires et des formations. Sachant que la FEP dispose d’un budget total de 17 milliards d’euros, on est encore loin du compte… La FEP est une innommable bourse aux armes parfaitement opaque basée sur un système de compensation, donc propice à toutes sortes de magouilles. Dès le début du conflit en Ukraine, nous l’avons souligné.Les ventes d’armes, d’équipements et de fournitures militaires sont toujours sujettes à corruption, Voir les enquêtes judiciaires qui visent la NSPA, la centrale d’achat de l’OTAN.En attendant, pas sûr que le compte soit bon pour tout le monde. En octobre dernier, la cour des comptes européenne avait tiré la sonnette d’alarme quant au risque que fait peser l’Ukraine sur le budget de l’UE. Ses alertes n’ont pas rencontré beaucoup d’écho.Nous re-publions à ce sujet, en accès libre, notre article paru le 24 octobre 2024.Du "quoi qu'il en coûte" appliqué à l'UkraineL'aide financière à l'Ukraine plombe gravement les finances de l'Union européenne. La manière dont sont octroyés les prêts font du contribuable européen le premier dindon de la farce.Le jour où Emmanuel Macron recevait à l’Elysée Volodymyr Zelensky pour lui réitérer son soutien à l’Ukraine, le gouvernement Barnier dévoilait les premières mesures, entre économies et hausses d’impôt, qui seront soumises au vote du parlement pour faire baisser le déficit public - afin de financer l’aide à l’Ukraine.Le parallèle est saisissant. Mais il ne s’agit pas de seulement regarder ce nouvel épisode d’ukrainolâtrie à l’aune de ce qui se passe en politique intérieure française. Le dirigeant ukrainien craint à raison le désengagement des Etats-Unis dans sa guerre contre la Russie. Et s’est donc lancé une nouvelle fois dans une tournée européenne qui le mènera dans plusieurs capitales. Après Paris, le président ukrainien est attendu à Rome et à Londres. Le cirque est en ville…Autre parallèle frappant : la veille de la venue de Zelensky à Paris, la Cour des comptes de l’Union européenne a fait savoir dans un rapport qu’elle se montrait passablement inquiète pour les finances de l’UE. En cause : la Covid et l’Ukraine qui plombent les comptes. Il ne s’agit pas tant du montant des aides et prêts octroyés à l’Ukraine que de la façon dont ils sont octroyés, comme nous allons le voir.L’UE est endettée mais elle s’endette de plus en plus. Et de manière alarmante. En contravention avec les traités. Entre 2022 et 2023, sa dette a bondi de plus de 30 %. Elle est passée de 348 milliards à 458,5 milliards d’euros. Et elle est deux fois plus élevée qu’en 2021.L’UE est devenue “ l’un des principaux émetteurs de dette d’Europe”. Ce n’est pas nous qui le disons mais la cour des comptes dans son rapport publié le 9 octobre. En cause, l’inflation, mais pas seulement. Le programme NextGeneration EU, entièrement financé par la dette, pèse aussi dans les comptes de l’UE. A lui seul, le plan de relance post-Covid s’est traduit par la souscription de plus de 268 milliards d’euros d’emprunts en 2023, emprunts sans aucun effet sur l’économie. C’est la Cour des comptes européenne qui l’affirme également.En tout, la Commission européenne a prévu d’emprunter sur les marchés des capitaux des fonds d’un montant total de 800 milliards d’euros. Montant qu’il faudra rembourser à compter de 2027.Comment ? La Cour des comptes doute que la proposition de Bruxelles d’utiliser ses ressources propres soit suffisante pour rembourser la dette du plan de relance. Bref, il faudra souscrire de nouveaux emprunts pour rembourser les actuels dans la même spirale de l’endettement que la Commission européenne reproche à la France, à la Belgique, l’Italie, Malte etc.La charge de la dette, c’est la capacité non pas seulement à rembourser les emprunts mais aussi à en payer les intérêts. Or, ce poste de dépenses enfle à vue d’œil. En France, la charge de la dette explose. Elle est aujourd’hui de 57 milliards d’euros. Demain, en 2027, elle devrait atteindre 84 milliards d’euros d’après Pierre Moscovici, le premier président de la cour des comptes, pour devenir le premier poste de dépenses devant l’Education nationale.Au sein de l’UE, le coût des intérêts de la dette explose également. La charge de la dette pour financer les plans de relance européens a ainsi quasiment triplé, et devrait atteindre 42 milliards d’euros. Une “bombe à retardement”pour le budget de l’UE, soulignait le rapporteur sur le budget de l’UE Siegfried Mureșan (Parti populaire européen, PPE).Si le budget européen est sérieusement mis à mal par le plan de relance post-Covid, le soutien à la guerre en Ukraine fait planer un risque financier encore plus important.En 2023, l’aide à l’Ukraine a plus que doublé, passant de 16 à 33,7 milliards d’euros – sur un total de plus de 70 milliards, chiffres arrêtés en juin 2023, voir le détail ci-dessous.Rien ne vient garantir que l’Ukraine parvienne à rembourser ces prêts, au moins dans les délais, contribuant à aggraver l’endettement de l’Union européenne puisque le défaut de paiement serait directement supporté par les futurs budgets de l’UE, alerte la Cour des comptes. Mais de nouveaux instruments, mis en place début 2024 pour aider Kiev, viennent en rajouter une couche.C’est la facilité pour l’Ukraine – à ne pas confondre avec la Facilité pour la paix. Un programme – hors aide militaire et aide aux réfugiés qui relèvent d’autres dispositifs – à hauteur de 50 milliards d’euros prévu jusqu’en 2027, soit 200 milliards d’euros dédiés à l’Ukraine pour l’aider dans sa reconstruction. Un soutien mis en place sans aucune étude d’impact, sur l’Ukraine comme sur les finances de l’UE. Sans véritable contrepartie, le dispositif mentionnant un vague respect des droits de l’Homme ou des mécanismes démocratiques– rappelons que Volodymyr Zelensky est depuis 2023 un président non élu. Un programme sans beaucoup de contrôles, dans un contexte de grande corruption systémique.Il faut lire l’avis rendu en 2023, avant la mise en place de la facilité, de la Cour des comptes de l’UE.Ces cinquante milliards d’euros se répartissent en un peu plus de 17 milliards d’euros de subventions et de bonifications d’intérêts, non remboursables par Kiev. Et en 33 milliards d’euros de prêts contractés sur les marchés financiers et couverts par la “marge de manœuvre” 1 du budget de l’UE. A des conditions très avantageuses pour Kiev 2, beaucoup moins pour l’UE en cas de défaut de paiement de l’Ukraine. Ou pour les Etats-membres et in fine le contribuable européen - c’est à dire les contributeurs nets, Allemagne et France en tête - dans le cas où ce qui reste de “marges de manœuvre” du budget de l’UE ne permette… aucune marge de manœuvre.La Commission européenne pourra en dernier recours demander des ressources aux États membres pour les affecter au service de la dette de l’UE… En gestion d’entreprise, cela s’appelle organiser sa faillite, donc une banqueroute.Dit autrement, non seulement l’UE dépense pour l’Ukraine qui
Le paracétamol, ce médicament de base qui est régulièrement en pénurie, vous connaissez. Et le Doliprane, qui est la marque de paracétamol fabriquée et commercialisée par Sanofi, vous connaissez aussi.Sanofi “étudie” la vente d’Opella, sa branche santé grand public, au fonds américain CD & R pour 15 milliards d’euros. Car c’est bien connu, ce n’est jamais dans l’intérêt de fonds d’investissements d’organiser la pénurie tout en la conservant à un niveau acceptable afin de maximiser leur profits et la valeur pour leurs actionnaires. L'Eclaireur est une Lettre par abonnement. Pour soutenir notre travail, choisissez le vôtre, libre ou payant.Puisque la France ne dispose plus de levier juridique pour assurer un approvisionnement adéquat en médicaments, au sens où elle ne peut interdire que des médicaments produits en France soient exportés vers d’autres pays de l’UE qui garantissent de meilleurs prix, c’est bien la politique de fixation des prix et de remboursement qui est en cause.Depuis des années, les gouvernements français ont fait le choix de favoriser tous ces nouveaux médicaments qui ne présentent que peu intérêt thérapeutique. Tenez, comme les vaccins à ARN-m. Il faut de l’innovation (prononcez innovéchionne) à tout prix, alors qu’on sait qu’en matière de chimie on a atteint un plafond. Tout en remisant d’anciennes molécules qui ont pourtant fait leurs preuves. Vous souvenez-vous du plan lancé par Emmanuel Macron pour relocaliser la production de médicaments essentiels ? Même chose qu’avec le plan pour les semi-conducteurs, ou tous ceux portant sur la “réindustrialisation”. Un échec total. Enfin, échec, tout dépend de l’angle selon lequel on considère la chose. Il suffit de déplacer la lumière pour que les ombres, elles aussi, se déplacent.Prenez la composition à venir du capital d’Opella – si le gouvernement français autorise la cession, avec ou sans conditions, avec ou sans prise de participation : la moitié tombera entre les mains des Américains, Sanofi restant actionnaire de l’autre moitié. Cocorico ? Faut-il encore préciser que le second actionnaire de Sanofi derrière L’Oréal est Dodge & Cox, un fonds américain. Et que 67 % de l’actionnariat de Sanofi est étranger…Prenez la production de médicaments, et notamment donc du Doliprane. Les médicaments resteront produits en France, Sanofi l’a assuré. Cocorico ? Oui… enfin non. D’abord parce que la relocalisation tant vantée a d’abord consisté pour ceux qui ont choisi de rester sur le territoire français et surtout pour ceux qui s’y sont précipités, à pouvoir toucher les subsides de l’Etat. Il conviendrait donc que les pouvoirs en place ne prennent pas les Français pour des buses. A moins qu’il ne s’agisse d’une totale naïveté. Ensuite parce que, Emmanuel Macron a beau claironner au Salon de l’auto s’être battu pour que le Doliprane soit reproduit en France – Rhodia, alors numéro 2 mondial pour la fabrication de paracétamol en a produit jusqu’en 2008 – la réalité est un tantinet plus complexe.Non seulement le principe actif du Doliprane, le paracétamol, est toujours importé de Chine ou d’Inde mais, quand bien même ce principe actif sera produit demain en France, et notamment par Seqens dans le Nord Isère, on ne donne pas cher de la durabilité de l’opération.D’abord parce que les coûts de production sont tout simplement deux fois plus cher qu’en Asie. Ensuite parce que Seqens est depuis décembre 2021 passé sous pavillon… américain. Oui, le groupe qui fournira le paracétamol à Sanofi a pour actionnaire majoritaire, à hauteur de 70 %, le fonds d’investissement new-yorkais SK Capital Partners. Opération qui, à l’époque, n’avait semble-t-il ému pas grand-monde. Et pas freiné l’Etat français quand il s’est agi de distribuer les aides publiques dans le cadre du plan de relance. Pour la construction de sa nouvelle usine dans le nord-Isère, 100 millions d’euros d’investissement, le groupe table sur 30 à 40 % d’aides publiques.Pas grand-monde ne s’est beaucoup ému non plus quand le centre de recherche en immunologie-oncologie Pierre Fabre installé en Haute-Savoie a annoncé être entré en négociation avec l’indien Jubilant Biosys. Avec la bénédiction de Bercy, la contrepartie consistant à conserver le personnel trois ans et investir 14,5 millions d’euros en sept ans.Nous n’allons pas y aller par quatre chemins. Tous ces plans n’ont qu’un et un seul objectif: organiser des transferts massifs de richesse publique vers des intérêts privés étroits. C’est l’avanie de la politique de l’offre qui a cours depuis l’élection de François Hollande en 2012. Vous savez, celui dont l’ennemi était la finance. Si la dette publique de la France a explosé, ce ne pas à cause des dépenses sociales. C’est depuis 2014 à cause du CICE (qui coûte au contribuable français 40 milliards d’euros par an) et des aides et autres abattements accordés aux entreprises. Pas les petites, non. Les grosses. Car au Macronistan, il appert que le rôle de l’Etat est de reconstituer les marges des entreprises. En dix ans, Sanofi a touché plus d'un milliard d'euros d'aides publiques via le crédit d'impôt recherche. L’entreprise a aussi massivement licencié et arrosé ses actionnaires.Images à la Une : Sanofi France. This is a public episode. 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La Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), tout à la fois gendarme de la transparence et gardien de l’éthique et de la probité en politique, n’y voit rien à y redire. Les “grands médias” non plus. Si le Canard enchaîné a volé dans les plumes d’Olivier Véran, s’étonnant de sa nomination au conseil de surveillance de l’opticien Lunettes pour tous, c’est que la prise illégale d’intérêt ou le trafic d’influence saute quelque peu aux yeux. A moins d’une cécité totale. A moins de considérer qu’un ministre de la Santé, au travers d’un dispositif qu’il a initié, vanté et mis en œuvre - dont a largement bénéficié la boite dans laquelle il a opportunément atterri après moult tâtonnements - n’a pas aligné ses convictions (intérêts ?) personnelles avec ses contributions ministérielles.A lire également : La macronie et la multiplication des cabinets conseilQuel lien y-a-t’ il entre Olivier Véran et Lunettes pour tous, exception faite que l’ex-ministre de la santé sera chargé d’œuvrer au développement de l’enseigne au niveau européen ? Un dispositif : 100 % Santé.Cette promesse électorale d’Emmanuel Macron en 2017, c’était une idée d’Olivier Véran qui remontait à 2012 . Une idée propulsée par son initiateur devenu ministre de la santé en 2022, afin de pousser davantage d’opticiens, qui n’y mettaient pas beaucoup du leur, à vendre des lunettes très bon marché. L’idée initiale était plutôt bonne puisqu’il s’agissait de lutter contre le renoncement aux soins, d’optique mais aussi dentaires et de prothèses audio, grâce à une prise en charge totale, sans reste à charge donc. Ce sur un marché très convoité et très rentable, en premier chef pour les opticiens dont le nombre au mètre carré explose tous les compteurs : on compte en France un magasin pour 5 400 habitants, un taux inégalé au monde.Mais voilà, ce 100 % Santé, Lunettes pour tous en a fait son modèle économique. Et accessoirement un slogan : “des lunettes à 10 euros, prêtes en 10 minutes”.L’Eclaireur à fait de ne pas recourir à la publicité, aux subventions publiques et au financement participatif. Nous ne sommes financés que par nos abonnés. C’est là le prix de notre indépendance.L'Eclaireur est une lettre par abonnement. Pour soutenir notre travail, choisissez le vôtre, libre ou payant.La société sait s’entourer : elle a été fondée par Paul Morlet, qui a aussi un pied dans l’immobilier, et par le magnat des télécoms et des médias Xavier Niel (groupe Le Monde, Médiapart , L’Informé notamment qui a gratifié ses lecteurs d’un article à graver dans les annales de l’investigation journalistique), ce qui n’y est peut-être pas pour rien dans l’occultation médiatique de ce pan de la reconversion d’Olivier Véran.Le problème est que l’on ne voit pas bien (c’est le cas de le dire) à qui profite vraiment ces lunettes low-cost. A la Chine, la République tchèque ou aux Philippines d’où est importée la majeure partie des montures et des verres correcteurs puisqu’il faut bien faire tomber les coûts, pas seulement réduire les marges et automatiser la chaine ? Le premier qui parle de souveraineté, de réindustrialisation et de transition écologique a perdu.Aux clients ? Perdu aussi. Si le 100 % Santé a peut-être été une avancée en matière de démocratisation de l’accès aux soins dentaires et d’équipement en prothèses audio. Il l’a beaucoup moins été en matière d’optique. Cette offre low cost existait déjà avant la réforme. Et des réseaux de soins, comme Carte Blanche, avaient déjà leur propre 100 % Santé avec des produits made in France… Résultat, les équipements sans reste à charge impulsés par la réforme ont trouvé très peu preneurs comme le soulignait la cour des comptes dans son rapport publié en 2022. Pire :“La réforme se traduit même, à rebours de son objectif, par une augmentation des restes à charge, l’instauration d’un panier de soins remboursés à 100% s’accompagnant d’une diminution des remboursements par l’assurance maladie des équipements du panier libre et, pour les organismes complémentaires, par la diminution du plafond de prise en charge des montures”, soulignent les magistrats financiers. Bingo.Quatre ans après sa mise en place, on peine à voir l’intérêt de la réforme pour les patients en général, la majeure partie des opticiens et les finances publiques. Sans parler de l’effet boomerang. En 2022, les magistrats de la rue Cambon pointaient un “équilibre financier de la réforme construit sur des bases très optimistes en optique”, aussi peu documentées que peu suivies. En 2023, un rapport du Sénat enfonçait le clou : “l’équilibre financier de la réforme se révèle incertain”. De fait, aux dépenses de l’assurance maladie inférieures aux prévisions – tout le monde ne se ruant pas sur le 100 % santé – se greffent des dépenses largement supérieures aux prévisions des organismes complémentaires. Un surcoût qui a toutes les chances d’être transféré aux Français que la réforme était censée mieux protéger, les plus fragiles, et se traduire par une hausse des cotisations des complémentaires, notamment pour les contrats d’entrée de gamme. Re-bingo.A qui profite le crime ? Aux opticiens, notamment ceux qui cochent les bonnes cases : celles des modèles low-cost. Avec le 100 % Santé, la Sécurité sociale verse une centaine d’euros par paire vendue, souligne le Canard. Depuis juillet 2023 et un décret vite rédigé sans beaucoup de concertation avec la profession, compter 42 euros supplémentaires par paire de lunettes vendue aux opticiens délivrant au moins 65 % d’équipements bon marché. Ça tombe bien, c’est pile le créneau de Lunettes pour tous. Ils ne sont pas nombreux dans cette tranche : 3 % en France.De quoi faire bondir les représentants de la profession.“ Ce n’est pas une mesure incitative, c’est une mesure de soutien (…) En revanche, il n'est pas normal que les enseignes (comme Droit de regard ou Lunettes pour tous, NLDR) qui ont fondé leur modèle économique entièrement sur le 100% Santé puissent bénéficier de cette subvention publique”, pointait Hugues Verdier-Davioud, le président de la Fédération nationale des opticiens de France en juin 2023 dans Acuité.En attendant, pour certains, c’est tout bénéf’. Au rythme de 800 000 paires de lunettes vendues par an et 120 paires par jour (grâce à son bus itinérant) dixit Le Canard enchaîné, Lunettes pour tous touche ainsi la coquette somme de 15 millions d’euros chaque année. Et voit son chiffre d’affaire comme ses résultats s’améliorer d’année en année. Quand le recours aux soins censé être boosté par la réforme n’a pas bougé (rapport de la cour des comptes, il n’y a pas eu d’autre évaluation indépendante du dispositif depuis) et que le reste à charge a lui augmenté selon le bon vieux système des vases communicants, soit l’exact inverse que ce que le dispositif était censé obtenir. “La part de la dépense d’optique financée par les ménages était en forte baisse avant la réforme, passant de 35 % à 23 % entre 2010 et 2019. En 2020, si les restes à charge sont nuls sur le panier 100 % santé, ils ont en revanche augmenté pour atteindre 29 % sur le panier libre, soit un taux de 27 % sur l’ensemble des dépenses”, notait la cour des comptes.Re-re-bingo.Autant de réussite n’a manifestement pas empêché Olivier Véran d’être recruté par Lunettes pour tous. Avec le feu vert de la HATVP et de son président Didier Migaud que l’on retrouve aujourd’hui Garde des Sceaux; avis favorable dont se drape l’ex-ministre comme si cela le mettait à l’abri de toute éventuelle poursuite pénale. “Il n’y a pas de sujet”, a clos Olivier Véran en réponse à Acuité.Il y œuvrera pour développer la société en Europe. Comment ? Il n’échappe à personne que sa formation initiale, celle de neurologue, ne lui sera pas de beaucoup d’utilité. Son carnet d’adresses bien davantage. “Nous avons l’objectif de proposer un 100 % Santé européen et les relations politiques d’Olivier Véran vont nous y aider”, a confirmé Paul Morlet lors du salon de l’optique à Paris le 21 septembre. Ça tombe bien, Olivier Véran a dans le droit fil de sa nouvelle reconversion, également monté un cabinet conseil en stratégie. Clairement plus simple. * “Clairement plus simple” est un slogan de la marque “Lentilles moins chères”. This is a public episode. 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Où l’on apprend que le débat entre Kamala Harris et Donald Trump, dont les règles ont découlé comme toujours d’un accord entre les deux candidats, a été copieusement truqué puisque Kamala Harris aurait obtenu les questions à l’avance. Pire, alors qu’il avait été convenu que les modérateurs resteraient neutres et ne contrediraient aucun des deux candidats, ils se sont évertués à contredire l’un (Trump) mais pas l’autre (Harris).L'Eclaireur est une lettre confidentielle par abonnement. Pour soutenir notre travail, choisissez le vôtre, libre ou payant.Où l’on apprend que lors d'une simulation organisée par un énième think-tank en 2020, The Transition Integrity Project et concernant les élections à venir, John Podesta, l'ancien chef de cabinet de Bill Clinton, ancien directeur de campagne de d'Hillary Clinton en 2016, conseiller de Biden depuis 2022, a joué le rôle de son futur patron. Il dans cette simulation a incité des Etats de la côte Ouest tels la Californie, l’Etat de Washington et l'Oregon à faire sécession afin de forcer les républicains à renoncer au système des grands électeurs dans le cas où Trump serait élu par le collège des grands électeurs mais que Biden aurait remporté le vote populaire - ou comment déclencher une guerre civile.Les Etats-Unis sont sur une très mauvaise pente. En cas de conflit civil grave, il est peu probable que '“l’Etat profond” et le “parti unique” s’en sortent. En fait, ils ont déjà perdu. Mais comme Zelensky en Ukraine, ils semblent être prêts à mener leur pays dans l’abîme pour rester au pouvoir. Le site Real Clear Politics que mentionne Renaud Beauchard, pour avoir à la fois de la profondeur et de la distance sur les sondages.Précisions sur le système électoral américain.Les Etats-Unis étant un Etat fédéral, le président des Etats-Unis est élu au suffrage indirect. Le vote populaire s’exprime et compte dans chaque Etat, où le candidat qui remporte le vote populaire remporte la totalité des grands électeurs de cet Etat, qui sont ceux de son parti. Le nombre de grands électeurs est fonction de la population de l’Etat. L’ensemble des grands électeurs réunis en collège élit ensuite le président des Etats-Unis. Ce système est parfaitement cohérent pour un Etat fédéral qui n’existe que par la volonté des Etats fédérés. Retrouvez Le coup de projecteur de L’Eclaireur sur YouTube, Spotify et Apple Podcast. Musique © Pascal Clérotte 2021-2024. Tous droits réservés. This is a public episode. If you'd like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit www.eclaireur.eu/subscribe
Trois votes critiques et un enterrement – celui de la liberté d’expression – dans la seule journée du 20 avril au Congrès américain; 95 milliards d’aide à l’Ukraine, à Israël et à Taïwan; reconduction et extension du FISA; loi sur les entités étrangères possédant des applications (une loi pour bannir TikTok mais qui en fait est une loi donnant le pouvoir discrétionnaire à la Maison Blanche de forcer la vente de toute application détenue par des intérêts étrangers). Les Républicains rentrent dans le rang, et Trump aussi. Sommes-nous rentrés dans l’âge de la contrainte ? Harvey Weinstein sauvant Donald Trump, him too? NPR, le service radiophonique public américain sabordé par l’idéologie trans au point que quasiment plus personne ne l’écoute ? Que pourra-t-il bien émerger de tout cela ? Voyons, dépiautons, analysons cela calmement et consciencieusement avec Renaud Beauchard. Avocat, Renaud Beauchard réside aux Etats-Unis depuis plus de vingt ans. Il a notamment travaillé pour la Banque mondiale et la Millenium Challenge Corporation. Il a également écrit dans les colonnes du Figaro et de Marianne. Aujourd’hui, il tient le Substack Chroniques Egrégoriennes (y lire la traduction en français de l’impressionnant essai de N.S Lyons).L’Eclaireur : C'est le plaisir de recevoir à nouveau Renaud Beauchard pour parler du bazar aux USA. Renaud Beauchard est avocat, cela fait plus d'une vingtaine d'années qu'il vit aux Etats-Unis. C'est un très fin connaisseur de la politique américaine. Il a d'ailleurs écrit dans les colonnes de Marianne et du Figaro. Nous allons parler aujourd'hui de trois votes extrêmement importants au Congrès, des procès de Trump et de tout le désordre qui semble être aujourd'hui la règle de fonctionnement au niveau fédéral aux Etats-Unis.Renaud Beauchard, bonjour, comment allez-vous ?Renaud Beauchard : Très bien, bonjour Pascal.L’Eclaireur: Vous avez donc accepté de nous parler une seconde fois pour passer un petit peu en revue ce qui se passe aux Etats-Unis. L'agenda est chargé, si on commençait avec les trois votes qui ont eu lieu le 20 avril au Congrès.Renaud Beauchard : C'est une journée assez particulière, cette journée du 20 avril au Congrès, puisqu'on a trois votes importants à la reconduction du paquet d'aides de 61 millions de dollars à l'Ukraine. Je crois que le paquet entier d'aides fait à peu près 100 milliards, donc le reste va à l'État d'Israël pour la poursuite de la guerre à Gaza, et à Taïwan. Et puis le même jour, la reconduction de la loi FISA, Foreign Intelligence Surveillance Act. Donc, vous avez trois choses qui sont assez lourdes de conséquences. Dans l'ordre, la reconduction du paquet d'aides à l'Ukraine, bloqués oar les Républicains depuis le début de l'année en soumettant l'accord d'un paquet d'aides à des fonds débloqués pour sécuriser la frontière. Donc là-dessus, c'est une victoire sans partage de l'administration Biden puisqu'il n'y a rien sur la sécurisation de la frontière.C'est aussi la confirmation que le parti républicain est en train de réintégrer les rangs du parti unique. Ça s'étend jusqu'à Trump qui a soutenu le paquet d'aides à l'Ukraine en disant qu'il était important pour la sécurité stratégique des États-Unis que l'aide à l'Ukraine soit débloquée. This is a public episode. If you'd like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit www.eclaireur.eu/subscribe
Ce podcast est réservé en primeur à nos abonnés payants. Il sera disponible en accès libre sept jours après sa publication. Nos abonnés libres recevront une courriel les prévenant de cette disponibilité.Note aux auditeurs: pour cause de problèmes techniques indépendants de notre volonté, nous avons du réenregistrer nos questions. Le fil de l’interview reste l’original tel qu’enregistré.Myrtho Tripathi est ingénieure et la présidente de Voix du nucléaire, l’une des deux ONG françaises qui va porter la contradiction sur le terrain des arguments factuels au puissant lobby anti-nucléaire, qui en France est un produit d’importation depuis la fin des années 1960. Importation que nous devons essentiellement à l’Allemagne, où le militantisme, selon le modèle américain, n’a pas de frontières, surtout quand il s’agit de conforter ses intérêts nationaux.Voix du nucléaire dérange tellement que Myrtho Tripathi est poursuivie en diffamation par l’ancienne ministre et avocate Corinne Lepage suite à un tweet qui n’aurait pas fait de mal à un neutron. L’audience s’est tenue le 14 février. Corinne Lepage réclame 20 000 euros de dommages et intérêts, le procureur n’a rien requis. Le jugement a été mis en délibéré au 4 avril. Myrtho Tripathi a finalement été relaxée par la 17eme chambre (chambre de la liberté de la presse), la diffamation n'ayant pas été retenue (mise à jour le 5 avril à 9 heures).L'Eclaireur est une lettre confidentielle par abonnement. Pour soutenir notre travail, choisissez le vôtre, libre ou payant.Loin des dogmes de la Sainte église de la climatologie médiatique, sont passés en revue pêle-mêle dans ce podcast, outre le nucléaire comme la source d’énergie la plus efficace et ayant le moins d’impact sur le climat, les COP, le Giec et la difficulté de financer une ONG de plaidoyer en la matière.En attente de financement pour la saison 2, Voix du nucléaire a suspendu ses activités. This is a public episode. If you'd like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit www.eclaireur.eu/subscribe
Agriculture n’est pas incompatible avec protection de l’environnement, mais les politiciens écologistes n’y entendent rien, avance Eric Ferraille, professeur de médecine et président sortant de France nature environnement pour la région Auvergne Rhône-Alpes, aujourd’hui son trésorier.L'Eclaireur est une lettre confidentielle par abonnement. Pour soutenir notre travail, choisissez le vôtre, libre ou payant.Industrialisation et financiarisation du secteur agricole, concentration de l’aval des filières, pression sur les prix corollaires d’une agriculture intensive qui n’arrive pas à nous nourrir puisque le déficit commercial agricole ne cesse de croître, surendettement chronique, gestion imposée et aberrante des exploitations, folie bureaucratique, politique agricole française à la dérive cogérée par l’Etat et le principal syndicat agricole, Union européenne qui systématiquement sacrifie l’agriculture à d’autres intérêts. Autant de sujets pressants que le gouvernement semble peu pressé de régler, pas plus aujourd’hui que ces trente dernières années. Comment sortir de la nasse que nous avons nous-mêmes posée dans les années 1990 ? Les agriculteurs ont prévu des blocages et autres actions au moment du salon de l’Agriculture. Gabriel Attal et Emmanuel Macron ont tout promis mais rien donné. La FNSEA et les trois autres syndicats semblent être dépassés par leur base.Pourtant, les solutions relèvent du bon sens paysan, affirme Eric Ferraille. Et d’un peu de courage politique, qualité très rare. Ce podcast revêt un intérêt public, nous le laissons donc en accès libre.L’Eclaireur a fait le choix de ne pas faire appel à la publicité pas plus qu’au financement participatif, ni à aucune aide publique ou privée. Nos informations, notre liberté et notre indépendance ont un coût : celui de vos abonnements. This is a public episode. If you'd like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit www.eclaireur.eu/subscribe
Jacques Sapir n’est pas qu’économiste. Il a développé une expertise dans les affaires stratégiques et l’armement à la Fondation pour la recherche stratégique puis au ministère de la défense.Il revient sur la tribune d’Oleg Nesterenko et la dératification russe du traité d’interdiction des essais nucléaires, que les USA et les pays proliférateurs (Israël, Pakistan, Inde et Corée du Nord) n’ont jamais ratifié. This is a public episode. If you'd like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit www.eclaireur.eu/subscribe
Manipulations et dévoiements du droit ? Aréopage coopté procurant des pantoufles à des politiciens ayant tout raté? Validation de l’adoption d’un texte de loi par une procédure, une forme, sans rapport avec son contenu alors que les mêmes motifs de censure existaient que pour la loi Dufflot ? L'Eclaireur est une lettre confidentielle par abonnement. Pour soutenir notre travail, choisissez le vôtre, libre ou payant.Le Conseil constitutionnel fait-il de la politique plutôt que du droit et a t-il refusé d’infliger une défaite politique à Emmanuel Macron, qui aurait alors du modifier son comportement et revoir sa copie? Laurent Fabius et Alain Juppé, éternels seconds couteaux, ont-ils raté une occasion de racheter leurs carrières politiques ?Plus avant, qu’en est-il de la magistrature et de la justice en France ? Sont-elles seulement politisées ou viscéralement politiques ? Pourquoi l’institution judiciaire au sens large semble t-elle incapable d’exercer son contrôle impartial selon le droit au nom du peuple français? Me Régis de Castelnau, avocat au barreau de Paris et animateur du blog “Vu du droit”, ne mâche pas ses mots. Jamais. Nous vous conseillons la lecture de son dernier livre “Une justice politique”, aux éditions de l’Artilleur. Vous pouvez également le retrouver en compagnie de son acolyte Sylvain Ferreira toutes les semaines sur sa chaîne YouTube, sur laquelle est proposée notamment une analyse de la guerre en Ukraine loin de l’hystérie des plateaux de télévision. This is a public episode. If you'd like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit www.eclaireur.eu/subscribe
Le briefing de la Rand Corporation, le puissant Think tank du Pentagone, est à consulter ici.Une guerre pour rien ? Pas vraiment, puisque l’objectif principal des Américains était d’affaiblir l’Europe en la coupant durablement de la Russie, donc d’une source d’énergie et de matières première abondantes et bon marché. Washington ne recherche l’affaiblissement de la Russie qu’au Moyen-Orient, où les répercutions de la victoire russe en Syrie causent l’éviction accrue de l’Oncle Sam de cette région. L'Eclaireur es une lettre confidentielle par abonnement. Pour soutenir notre travail, choisissez le vôtre, libre ou payant.Ne pouvant apparaître après trente ans de débâcles militaires extérieures comme ayant perdu la guerre en Ukraine qu’ils ont déclenché en 2014, ne reste aux Américains qu’une possibilité : apparaître comme ceux qui ont créé les conditions de la paix face à des Européens aussi bellicistes qu’hystériques.Les petits génies de la Rand écrivent qu’il faut que les USA se préparent aujourd’hui à mettre en œuvre les propositions faites par la Russie en novembre 2021, quatre mois avant le début de leur opération spéciale, propositions alors rejetées avec morgue et mépris. Nous avions dès le 26 février 2022, deux jours après le déclenchement de l’opération spéciale russe, souligné que ce que propose aujourd’hui la Rand était la seule voie de sortie du conflit.En novembre 2022, nous avons affirmé que les Américains préfèreraient préserver leur “relation de travail” avec la Russie plutôt que de garantir l’intégrité territoriale de l’Ukraine. Nous y sommes.Il est temps de renvoyer nos amis américains se mêler de leur cheese-burger sur leur continent. Et exclure la Pologne de l’Union européenne, la ravaler à la seule fonction qu’elle n’a jamais eu depuis la naissance des Etats nation européens : celle d’un état tampon entre le monde russe et l’Europe de l’Ouest.Il nous faut cadrer les pays du Nord tels que les Républiques baltes, la Finlande, la Suède et la Norvège qui doivent comprendre quelles sont leurs places.Enfin, il va nous falloir faire le ménage devant notre porte et écarter définitivement de tout pouvoir politique, médiatique et économique ceux qui sont responsables d’avoir lancé le pays dans une aventure qui s’est soldée par la destruction de ce qui restait de notre industrie, une crise économique sans précédent et par plus de 200 000 morts en Ukraine, dans une guerre que nous avions et le pouvoir et le devoir d’empêcher.L’indignité nationale, c’est maintenant ! This is a public episode. If you'd like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit www.eclaireur.eu/subscribe
Alors que l’Allemagne persiste à torpiller le système de production électrique français, alors qu’elle fait tout pour empêcher que la Pologne construise une nouvelle centrale que le lui livreront les Etats-Unis, alors qu’Emmanuel Macron refuse obstinément de sortir du système nocif de fixation européen des prix de l’électricité qui fait que la France produit la moins chère mais subit les prix de gros les plus élevés d’Europe, nous republions notre entretien avec Marc Endeweld, qui traite des enjeux nucléaires de la guerre en Ukraine.L'Eclaireur est une lettre confidentielle par abonnement. Pour soutenir notre travail, choisissez le vôtre, libre ou payant. This is a public episode. If you'd like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit www.eclaireur.eu/subscribe
Le droit maritime international oblige - fort heureusement - tout navire à se dérouter pour porter secours à des naufragés. Si le navire sauveteur ne débarque pas les naufragés dans le port le plus proche, alors il accepte les naufragés comme passagers, qui ne sont donc plus des naufragés. En mer, ce n’est pas une mince affaire, puisque le capitaine et l’armateur alors acceptent la responsabilité des passagers.L'Eclaireur est une lettre confidentielle par abonnement. Pour soutenir notre travail, choisissez le vôtre, libre ou payant.Le droit qui s’applique aux passagers est celui qui s’applique sur le navire, c’est à dire, dans les eaux internationales, le droit du pays dont le navire bat pavillon. L’Ocean Viking navigue sous pavillon norvégien et est opéré par un armateur norvégien, qui emploie son équipage. Les autorités norvégiennes ont apporté leur soutien à SOS Méditerranée pour que l’Ocean Viking soit utilisé pour repêcher des migrants. Et la Norvège a refusé d’accueillir les migrants de l’Ocean Viking au motif qu’elle n’en a pas l’obligation selon le droit maritime et les conventions sur les droits de l’Homme…L’article 225-4-1 du code pénal est clair:“La traite des êtres humains est le fait, en échange d'une rémunération ou de tout autre avantage ou d'une promesse de rémunération ou d'avantage, de recruter une personne, de la transporter, de la transférer, de l'héberger ou de l'accueillir, pour la mettre à sa disposition ou à la disposition d'un tiers, même non identifié, afin soit de permettre la commission contre cette personne des infractions de proxénétisme, d'agression ou d'atteintes sexuelles, d'exploitation de la mendicité, de conditions de travail ou d'hébergement contraires à sa dignité, soit de contraindre cette personne à commettre tout crime ou délit."La traite des êtres humains est punie de sept ans d'emprisonnement et de 150 000 euros d'amende.”SOS Méditerranée sollicite des dons, donc un avantage, qui lui permettent financer (le coût d’affrétement de l’Ocean Viking est de plus de 15 000 euros par jour) le “sauvetage” des migrants en mer, pour ensuite les débarquer dans les ports de l’UE. SOS Méditerranée participe donc potentiellement à un trafic d’êtres humains. L’armateur norvégien de l’Ocean Viking également.Enfin notons que trois autres bateaux “d’ONG” se sont présentés simultanément à l’Ocean Viking près des eaux territoriales italiennes - hasard ? - en demandant de débarquer des migrants en Italie. Et pendant ce temps là, certains valident la théorie du grand remplacement…Cela risque de mal finir, puisqu’on n’a pas demandé leurs avis aux peuples européens qui majoritairement ne veulent pas plus d’immigration. Qu’on aime cela ou pas, c’est un fait. This is a public episode. If you'd like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit www.eclaireur.eu/subscribe
En Floride, une femme a été mise en examen pour fraude électorale pour avoir voté dans deux Etats différents lors de multiples élections.Glenn Greenwald démontre comment un parti politique essaie de redéfinir la liberté d’expression car c’est son seul moyen de gagner des élections. This is a public episode. If you'd like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit www.eclaireur.eu/subscribe
Quand on sait qu’en privé à la Maison Blanche on ne s’est jamais retenu depuis le début du conflit de douter des capacités de l’Ukraine à le gagner, l’incapacité des démocrates américains à remporter les élections de mi-mandat le 8 novembre est une excellente chose. This is a public episode. If you'd like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit www.eclaireur.eu/subscribe
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