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En tête-à-tête

Author: FRANCE 24

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Des entretiens en tête-à-tête sans concessions avec des dirigeants, des personnalités, des voix alternatives. Découvrez les figures du monde culturel, de la politique, des activistes, des PDG. Ce sont celles et ceux qui façonnent notre monde. Le vendredi à 18 h 15 avec Marc Perelman.

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Dans un entretien accordé à France 24, le Premier ministre du Sénégal assure que le gouvernement peut apporter “des réponses”, alors que le pays risque un nouveau blocage autour du texte de loi de finances rectificative, rejeté par les députés Pastef le 23 octobre dernier. "Je reste convaincu que nous pouvons nous entendre", affirme-t-il, à quelques jours du coup d’envoi, à Dakar, des Jeux olympiques de la jeunesse. S’exprimant sur France 24 depuis Dakar, au Sénégal, le Premier ministre “pense” que la loi de finances rectificative “peut encore passer”, alors que le gouvernement fait l’objet d’un bras de fer parlementaire avec le Pastef, parti majoritaire. “Je reste convaincu que nous pouvons nous entendre”, assure Ahmadou Alhaminou Mohamed Lô, qui a “demandé à ce que les discussions puissent continuer” et se dit prêt à examiner les amendements proposés par les députés. À voir aussiSénégal : bras de fer politique autour du budget 2026 Ahmadou Alhaminou Mohamed Lô souligne toutefois la nécessité de redresser les finances publiques. “Il faut traiter la dette du Sénégal. Il faut à nouveau la rendre viable en discutant avec aussi bien nos créditaires officiels que nos créditaires privés.”  Il affirme par ailleurs que son prédécesseur Ousmane Sonko avait lui-même admis cette nécessité sans le dire publiquement. "Dans mes derniers échanges avec le Premier ministre Ousmane Sonko, actuellement président de l'Assemblée nationale, il était clairement ressorti qu'il était d'avis que la trajectoire de la dette n'était pas soutenable et qu'il fallait la traiter", précise-t-il. "Maintenant, la politique est comme ça. Il peut arriver que certaines circonstances vous poussent plus ou moins à quelque part dévier de ces échanges que vous avez eus. Mais, je l'ai dit et je le réaffirme, il n'a jamais exclu le traitement de la dette." À voir aussiDakar, la fièvre olympique version jeunes À quelques jours du début des Jeux olympiques de la jeunesse à Dakar, il assure que le Sénégal est "prêt" à accueillir les délégations internationales, et souhaite que ces Jeux puissent "conforter l'espoir que nous donnons à nos jeunes”.        
Dans un entretien accordé à France 24, la lauréate du prix Nobel de la paix Navi Pillay qualifie de “choc” les sanctions américaines contre la Cour pénale internationale (CPI), une mesure “absolument inacceptable”. Elle défend en outre la commission d’enquête de l’ONU qu’elle a présidée, qui a conclu à un génocide commis par Israël à Gaza, et juge la CPI “pas sélective” envers l’Afrique. Lauréate du prix Nobel de la paix, la magistrate sud-africaine Navi Pillay, ancienne Haute-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, s’exprime sur FRANCE 24 depuis La Haye. Elle est venue y témoigner sa “solidarité” au personnel de la Cour pénale internationale (CPI), sanctionnée par l’administration Trump quelques heures après l’attribution de son prix. “Ça a été un choc. C’est absolument inacceptable. C’est une violation de l’État de droit international”, réagit-elle. Génocide à Gaza : une conclusion pas tirée “à la légère” Navi Pillay a présidé la commission d’enquête de l’ONU qui a conclu, en septembre 2025, que l’État hébreu avait commis quatre des cinq actes génocidaires définis par la Convention de 1948 pour la prévention et la répression du crime de génocide. Après l’annonce de son prix, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a qualifié la magistrate de raciste. Elle répond : “Ce genre de mensonges flagrants induit les gens en erreur et les pousse à la colère.” Et d’insister : “Nous ne sommes pas parvenus à cette conclusion à la légère.” À lire aussiNavi Pillay, prix Nobel de la paix : l'accusation de génocide contre Israël "repose sur des faits" Quant aux critiques qui voient dans la CPI un instrument néocolonial en Afrique, Navi Pillay rappelle que la cour “a d’abord été sollicitée par cinq pays africains”. La juridiction s’est depuis penchée sur la Palestine ou l’Afghanistan, souligne-t-elle : “La cour n’est donc pas sélective.” Texte par Sophian Aubin À voir aussiSanctions contre Israël, "une action concrète et sincère" contre la colonisation israélienne
Dans un entretien accordé à France 24, le milieu de terrain du Real Madrid, Aurélien Tchouaméni, estime que le Ballon d'Or doit "revenir à un Français". Il assume d'avoir joué diminué au Mondial et affirme que le club madrilène "doit forcément gagner" cette saison, après deux exercices sans titre. Invité de France 24 à Sciences Po à l'occasion de l'Africa Day, le milieu de terrain du Real Madrid et de l'équipe de France Aurélien Tchouaméni a ses favoris pour le Ballon d'Or, qui sera remis le 26 octobre à Londres. Kylian Mbappé "a fait une saison exceptionnelle", Ousmane Dembélé "deux choses incroyables avec Paris", souligne-t-il, citant aussi Michael Olise. Pour lui, le trophée ne fait pas de doute : "Évidemment, ça doit revenir à un Français." Aurélien Tchouaméni récuse l'image du footballeur qui n'aurait le temps de penser à rien d'autre : "Ça, c'est une idée que les gens se font." Il faut, selon lui, "être capable de déconnecter". Il évoque aussi la santé mentale, dans "un milieu où il y a beaucoup de sujets tabous". "Il ne faut pas mettre les joueurs de foot ou les athlètes de haut niveau dans une autre catégorie. On est d'abord des êtres humains." Le joueur, dont les parents sont originaires du Cameroun, dit y trouver une expérience "toujours exceptionnelle". Interrogé sur ce qu'il pourrait entreprendre dans le football camerounais, il reste discret : "C'est un projet en développement, mais on mettra ça en place." Il y a trois ans, il avait déjà appelé les joueurs à se faire entendre face aux cadences du calendrier. Après une saison complète, la Coupe du monde des clubs, une nouvelle saison et le Mondial, il plaide désormais pour une démarche collective : "Si chaque individu fait quelque chose de son côté, on n'aura pas forcément de poids. Collectivement, on sera plus fort si on a des idées." Mondial : Aurélien Tchouaméni "ne regrette rien" Fin août, José Mourinho, son nouvel entraîneur au Real Madrid, avait affirmé que le joueur avait beaucoup souffert pendant la Coupe du monde. "Au bout du troisième ou quatrième match, même un peu avant, j'avais des douleurs", confirme Aurélien Tchouaméni. Blessé, il avait manqué le huitième et le quart de finale, avant de revenir pour la demi-finale perdue contre l'Espagne. "C'était pas le vrai Aurélien Tchouaméni", concède-t-il. "J'ai pris des risques que je n'aurais peut-être pas pris si c'était un autre moment, mais voilà, je regrette rien." Au Real Madrid, privé de trophée majeur depuis deux saisons, l'heure n'est plus à l'attente. "Le Real Madrid doit forcément gagner" cette année, devait gagner "l'année dernière" et devra gagner "l'année d'après". C'est le plus grand club du monde pour une raison", assure le milieu de terrain. "Malheureusement, sur les deux dernières saisons, ça n'a pas été le cas, mais on fera les comptes à la fin." Il dit vouloir y rester "le plus d'années possibles". Absent de la première liste de Zinédine Zidane, nommé sélectionneur fin juillet, l'international de 26 ans n'a pas renoncé aux Bleus. C'est, selon lui, "le moment, en général, où les joueurs commencent à comprendre de mieux en mieux le jeu". Le nouveau sélectionneur "est en train de faire du très bon travail", juge-t-il, et "tout joueur avec de l'ambition aspire justement à être en équipe de France". Texte par Sophian Aubin
Dans un entretien accordé à France 24, l'ex-otage israélienne Shoshan Haran a estimé que ses compatriotes et elle avaient été "naïfs" au sujet du Hamas avant les attaques du 7-Octobre, qui ont notamment visé son kibboutz. Retenue en otage pendant cinquante jours, elle se rappelle, trois ans après, avoir voulu ne "montrer aucun signe de faiblesse" à ses ravisseurs. L'Israélienne Shoshan Haran, fondatrice de Fair Planet, une ONG qui vient en aide aux agriculteurs démunis à travers le monde, a été prise en otage le 7 octobre 2023 par le Hamas dans son kibboutz de Be'eri, dans le sud de l'État hébreu. Alors que ses mémoires "Mission in Captivity" (Éd. Wicked Son) viennent d'être publiées en anglais, elle revient sur les liens entre sa communauté et Gaza. Elle se souvient notamment qu'avant le 7-Octobre, des habitants de l'enclave palestinienne travaillaient dans le kibboutz, et les résidents conduisaient les enfants malades de Gaza jusque dans les hôpitaux israéliens. "D'abord, oui, nous avons été naïfs", a-t-elle déclaré. "Nous ne pensions pas qu'ils voulaient vraiment nous tuer tous. Bien qu'ils l'aient dit", a-t-elle poursuivi. "Quand je dis 'ils', je parle du Hamas. Ils le disaient très clairement dans leurs déclarations, dans leurs discours, dans tout ce qu'ils disaient." "Accuser Israël de génocide est un mensonge" Interrogée sur les accusations de génocide par Israël à la suite de la guerre à Gaza, Shoshan Haran a déclaré qu'"accuser Israël d'un génocide est un mensonge". Retenue en otage pendant 50 jours avec sa fille, sa belle-sœur et ses enfants, Haran a expliqué qu'elle avait tout de suite compris qu'elle était "en mission" pour "protéger sa famille" et qu'elle devait jouer "un rôle de liaison entre [sa] famille et les ravisseurs". De ses lectures des livres de survivants de la Shoah, elle a retenu une leçon : "Ne montrer aucun signe de faiblesse." "Avec mon langage corporel et en les regardant dans les yeux, j'ai plus ou moins réussi à demander et obtenir le respect." "J'ai adoré vivre" C'est seulement lors de sa libération, le 25 novembre 2023, que Haran a appris que son mari, Avshalom, et sa sœur n'avaient pas été enlevés mais assassinés le 7-Octobre. Son gendre Tal, retenu captif dans un tunnel durant 505 jours, lui confiera plus tard les derniers mots de son mari : "J'ai adoré vivre." En pleine reconstruction dans un différent kibboutz, Haran confie : "Mon mari me manque tous les jours. Il me manque à chaque minute, à chaque seconde."
Dans un entretien accordé à France 24, l'ex-Premier ministre roumain Dacian Ciolos, candidat à la tête de l'Organisation internationale de la francophonie, estime que son avenir "est certainement en Afrique", sans s'y limiter. Il veut "rendre la francophonie plus utile" et se dit "très confiant" avant l'élection de novembre. Ancien Premier ministre roumain et ex-commissaire européen, Dacian Ciolos, rencontré en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York, est le seul homme et le seul Européen en lice face à trois candidates africaines. "L'avenir de la francophonie est certainement en Afrique", reconnaît-il, avant de nuancer : "Mais la francophonie ne se limite pas à l'Afrique." Il défend "un réseau international avec l'Afrique au centre, mais où tous les autres pays doivent être activement impliqués". Selon lui, il est dans l'intérêt des pays africains "de ne pas laisser l'impression que la francophonie, c'est juste une organisation régionale, africaine, avec des financements de quelques pays du Nord". S'il est élu, il proposera aux États membres une administratrice venue d'Afrique, un poste traditionnellement confié à un Canadien québécois. Comment "rendre la francophonie plus utile" ? Le candidat veut "rendre la francophonie plus utile". Pour lui, son avenir dépend des jeunes, de leur choix d'apprendre cette langue : sans eux, les réunions de chefs d'État et de gouvernement ne suffiront pas, insiste-t-il. Face à la secrétaire générale sortante, la Rwandaise Louise Mushikiwabo, qui brigue un troisième mandat, et à la Congolaise Juliana Lumumba, sur fond de tensions entre Kigali et Kinshasa, Dacian Ciolos pourrait-il bénéficier du vote d'États peu désireux de trancher entre les deux pays ? À voir aussiÉlection à la tête de l'Organisation de la francophonie : "Je suis sereine", dit Louise Mushikiwabo "Ça, c'est une discussion d'analystes", balaie-t-il, assurant ne pas avoir présenté sa candidature "contre quelqu'un". Il estime toutefois qu'il "serait bien d'éviter de porter des dissensions, disons, régionales" à la tête de l'organisation. Considéré par de nombreux observateurs comme un outsider avant le sommet de la Francophonie, mi-novembre au Cambodge, il se dit "très confiant" et promet d'aller jusqu'au bout. Texte par Sophian Aubin
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