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Le succès des repats
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Le succès des repats

Author: RFI

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Description

Ils sont Gabonais, Camerounais, Congolais. Partis étudier ou travailler en France ou ailleurs, ils et elles ont fait le choix de revenir dans leur pays d’origine. Pour retrouver leur famille mais surtout contribuer au développement du continent, entreprendre et partager ce qu’ils sont fiers d’avoir appris ailleurs. Certains se lancent dans la transformation du cacao, d’autres dans les panneaux solaires ou la livraison à domicile… Quels sont les parcours de ces « repats » ? Pourquoi ce choix du retour ? À quels défis font face leurs PME voire très petites entreprises (TPE) ? Nous vous proposons de les suivre pendant une journée de travail, alors qu’ils sont en train de passer leurs commandes, d’échanger avec leurs employés ou même d’ouvrir leur première unité de production. 

Une série de 20 portraits en reportage à Kinshasa, Libreville, Douala et Yaoundé, réalisés par Charlie Dupiot et diffusés dans l’émission 8 milliards de voisins.

20 Episodes
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Notre reporter Charlie Dupiot a rencontré Joël Sikam, un repat camerounais et un industriel passionné. Fort de son mètre 92, il a hésité à devenir basketteur professionnel aux Etats-Unis Joël Sikam a plutôt choisi de lancer en 2015 « Fisco », une entreprise de produits d'entretien, détergents, eau de Javel, produits vaisselle. Il nous accueille dans son usine à Douala, un samedi matin. Ici, on travaille 6 jours sur 7. Des camions s'apprêtent à partir pour des livraisons vers Yaoundé et Joël Sikam fait le point avec l’un de ses employés. Joël Sikam, repat camerounais, va ouvrir d’ici la fin de l’année une unité de production en Côte d'Ivoire. 
Christelle Mabangu s'est installée à Kinshasa il y a plus d’un an pour monter « M Factory », une unité de transformation agro-alimentaire qui propose de déshydrater, de sécher et de conditionner des produits du terroir congolais, comme des mangues, des bananes, du gingembre… Cette entreprise que sa patronne veut la plus éco-responsable possible compte aujourd’hui 7 employés. Notre reporter Charlie Dupiot a pu la visiter. Christelle Mabangu travaille à côté dans la communication, le temps que son entreprise devienne rentable.
Emmanuel Monthe Siewe a 61 ans. Il est, comme il le dit lui-même, un « repat du siècle dernier », lui qui est revenu au Cameroun il y 38 ans. Notre reporter Charlie Dupiot a pu le rencontrer au cœur du quartier Bastos à Yaoundé, dans les locaux de son entreprise spécialisée dans l'énergie solaire, « Solar Hut », qui compte une trentaine d'employés. Il est 8h et Emmanuel Monthe Siewe fait le point avec ses salariés.   
En 2019, Pamela Gassita Demeulemeester et Maéva Chavihot Mebiame, deux soeurs, ont monté «  Pam’cakes & Foodies » pour comme elles le disent, donner le goût de la pâtisserie fine au Gabon. Aujourd'hui, elles emploient 11 personnes. Nous voici dans le quartier d’Angondjé au nord de Libreville. Notre reporter Charlie Dupiot est accueillie par les deux associées, et Pamela s’active déjà sur son plan de travail. Lles deux sœurs repats de « Pam’Cakes » savent qu’elles s’adressent à une clientèle aisée : un gâteau de 10 parts coûte environ 45 euros. Parmi les plus vendus, l’exotiquier, un « fraisier » revisité avec des fruits exotiques, ou encore un gâteau à l’ananas et au caramel beurre salé.  
Vanessa Arago est revenue au Gabon il y a 10 ans. Avec un père ingénieur en pétrochimie, elle baigne dans la chimie depuis toute petite En 2018, elle a lancé son laboratoire, appelé « Omilab », à Libreville. Notre reporter Charlie Dupiot l’a rencontrée sur place, alors que Vanessa Arago et son équipe s’apprêtent à mener une analyse. 
Quand elle est rentrée à Libreville au Gabon, Carine Ozouaki n’avait pas prévu de se lancer dans la fabrication de cosmétiques… Et pourtant, il y a 10 ans, elle a créé sa marque « Magningo ». Un projet qu'elle a financé sur ses fonds propres, elle qui travaille à temps plein dans une banque. Notre reporter Charlie Dupiot l'a rencontrée chez elle, dans sa cuisine reconvertie en atelier. Carine Ozouaki est en train de préparer des baumes à lèvres. Elle prévoit aussi d’ouvrir son atelier de production à Libreville d'ici la fin de l'année, elle qui a déjà une boutique en ville, dans laquelle elle vend ses produits et propose des soins. 
De retour à Kinshasa, Marie-Ange Lubeka  a fondé « Empreinte Consulting », un cabinet de gestion et de co-gestion pour des PME, des petites et moyennes entreprises congolaises Notre reporter Charlie Dupiot a rencontré cette cheffe d'entreprise l'automne dernier, c'était un lundi après-midi, en pleine réunion d'équipe autour d'un client, le parc d'aventure "Afrika Park" près de Kinshasa. Marie-Ange Lubeka envisage aussi de lancer une académie qui ferait le lien entre l’université et le monde du travail. L'idée: former des élèves qui seraient en alternance en entreprise, pour pallier le manque de compétences qu'elle observe dans de nombreux secteurs. Cette repat a aussi cofondé le think tank "Congo Ndé" pour repenser son pays, avec des objectifs pour 2060 ! Elle prône aussi le droit à la double nationalité, qui n'est pas autorisée en RDC. Pour elle, cela encouragerait le retour de congolais de la diaspora. Elle-même a dû renoncer à sa nationalité congolaise quand elle est devenue française à l'âge de 18 ans. ► Retrouvez le site du cabinet de gestion et de co-gestion de PME "Empreinte Consulting" en cliquant ici.
Sébastien et Jonathan Ayimambenwe ont deux ans de différence. Ces deux frères ont grandi à Libreville au Gabon, jusqu'au baccalauréat. Ils ont lancé la marque "Bantoo chocolate" il y a 6 ans. Leur envie ? Transformer le cacao gabonais, jusque-là exporté sous sa forme brute. Avant de rencontrer Sébastien et Jonathan Ayimambenwe en France où ils sont accompagnés en ce moment par un incubateur, notre reporter Charlie Dupiot a visité leur unité de production à Libreville, accompagnée de deux employés, Hawa et Mohamed.► Retrouvez le site de Bantoo chocolate en cliquant ici 
Tisya Mukuna, 32 ans, est née à Kinshasa. Elle a suivi l'essentiel de sa scolarité en France, entre la Normandie et Paris où elle a fait une école de commerce. Après un master en négociation des affaires en Chine, à Shanghai, elle a travaillé chez Microsoft, pour des agences de publicité ou encore une succursale de magasin bio. Il y a 6 ans, Tisya Mukuna décide de rentrer en République Démocratique du Congo pour lancer sa marque de café, "la Kinoise". Notre reporter Charlie Dupiot l'a rencontrée chez elle à l'automne dernier, dans son appartement de Kinshasa. Elle nous accueille, son bébé dans les bras.Aujourd'hui, le café de Tisya Mukuna est vendu dans les supermarchés de Kinshasa et servi dans des hôtels renommés de la capitale. L'entrepreneuse emploie une quarantaine de vendeurs ambulants pour distribuer son café dans la ville. Elle rêve d’exporter son café "la Kinoise" aux Etats-Unis, en Asie et en Europe mais depuis peu, à cause des troubles dans l'est du pays, elle fait face à des difficultés d’approvisionnement en café arabica. Le café "la Kinoise" a remporté plusieurs prix, dont le trophée des agricultures du monde au Salon International de l'Agriculture à Paris en 2023. 
Edith Thialeu, la trentaine, a grandi en France, près des tours du quartier d'affaires de la Défense. Il y a 6 ans, elle a fait le choix de s'installer à Douala au Cameroun Aujourd'hui, Edith Thialeu est à la tête de "Frida", une entreprise de décoration d'intérieur qui propose de la céramique mais aussi du textile, comme des coussins et des plaids. Mariée à un entrepreneur camerounais et maman d'une petite fille, elle est devenue une "repat" presque malgré elle. Aujourd'hui, près de 80% des clients d'Edith Thialeu sont au Cameroun, 20% sont à l'étranger. Elle aimerait augmenter le volume de ses exportations. Notre reporter Charlie Dupiot l'a rencontrée dans son atelier, à la toute fin d’une cuisson. 
Malika Deaken est revenue au Gabon pour lancer une entreprise dans le secteur de la logistique. Elle propose de livrer des marchandises à des particuliers et des commerçants mais cette repat de 37 ans à plusieurs cordes à son arc...  C'est dans les bureaux de "Bet241", plateforme gabonaise de paris sportifs, que Charlie Dupiot a rencontré Malika Deaken. En 2023, cette adepte des doubles-journées est devenue la directrice générale de cette entreprise qui compte 130 employés.Pour son entreprise de livraison lancée en 2021, Malika Deaken, repat convaincue, envisage d'investir dans des motos et des voitures électriques. Et il y a du nouveau depuis que notre reporter l’a rencontrée : elle vient tout juste de quitter le site de paris sportifs "Bet241" pour se consacrer à temps plein à sa start-up - qui va désormais s'appeler "Gogo Africa" - et non plus "FastBox".
Adeline Pelage est une repat camerounaise âgée de 34 ans. Celle qui se présente comme "banquière et boulangère" a choisi de rentrer à Douala il y a 4 ans, avec son conjoint, et un projet. Adeline Pelage a décidé de monter une biscuiterie, qu'elle a appelée la biscuiterie "Bobo". Notre reporter Charlie Dupiot l'a retrouvée un matin dans son atelier de production à Douala. Adeline espère que sa biscuiterie camerounaise, qui emploie 7 personnes, pourra bientôt en recruter d'autres. Le but : atteindre une vingtaine de salariés. D'ailleurs, d'ici la fin de l'année, elle prévoit de déménager dans un local de 240 mètres carrés, à Douala toujours... un local qui sera 6 fois plus grand que le petit atelier dont elle dispose actuellement avec son équipe ! 
Anthony Marat est un entrepreneur gabonais de 33 ans. Il est revenu vivre à Libreville où il avait grandi, après des études de commerce aux Etats-Unis et en France. A son retour en 2017, il a lancé "Yoboresto", une application smartphone qui propose de livrer des repas à domicile. Quand Charlie Dupiot l'a rencontré, il était en plein rendez-vous avec la responsable du restaurant "le Moulin d'Okala" dans la commune d'Akanda, au nord de la capitale. C'est l'un des 40 restaurants partenaires qui lui fournissent des repas.Aujourd'hui, "Yoboresto", emploie une douzaine de salariés, en plus d'une vingtaine de livreurs. Et Anthony Marat vient de lancer un site de e-commerce, qui va cette fois livrer des denrées alimentaires "sèches", issues de supermarchés, mais aussi des objets ou des vêtements. Objectif : se diversifier dans la livraison. Et l'un des autres grands défis rencontrés par ce repat, c'est celui de l'adressage postal, la difficulté de trouver des adresses précises, surtout dans les périphéries des villes. 
A Kinshasa, Ursula Ndombele se décrit comme une "enfant du pays". Cette repat qui a grandi loin de la RDC s'y est installée pour lancer l'entreprise "Hoja", dans le secteur du transport. Elle a d'abord créé une base de données de 40 000 chauffeurs de taxis à Kinshasa, en collaboration avec l'Hôtel de ville de la capitale. L'objectif : lutter contre les "faux taxis" et améliorer la sécurité des passagers. Quand notre reporter Charlie Dupiot l'a rencontrée en octobre dernier, Ursula Ndombele s'apprêtait à lancer l'application "Hoja Express" pour proposer désormais un service de VTC, des voitures de transport avec chauffeur. Cette adepte des anglicismes nous accueille dans ses bureaux à "Silikin Village", un jeu de mot avec la fameuse "Silicon Valley" californienne : "Silikin Village", c'est un hub de start-ups à Kinshasa, avec de l'eau, du courant, de la bande passante. Ursula Ndombele est en réunion avec Sarah, sa chargée des opérations. 
A 33 ans, Diane-Audrey Ngako est à la tête de trois agences de communication au Cameroun. Tee-shirt blanc, boucles d'oreilles coquillages et large sourire, la communicante ne passe pas inaperçue. A Douala où elle vit, on l'appelle la "mbenghiste", celle qui vient de France. Née au Cameroun, Diane-Audrey Ngako a vécu en France de ses 11 ans à ses 25 ans avant de rentrer dans son pays d'origine, pour se lancer dans la communication auprès d'entreprises, ou de responsables politiques. Aujourd'hui, son groupe emploie 30 collaborateurs à temps plein et une vingtaine de travailleurs free-lance, photographes, vidéastes ou imprimeurs. Notre reporter Charlie Dupiot a rencontré Diane-Audrey Ngako dans son agence "Omenkart" à Douala. Elle fait le point avec son adjointe sur l'une des prochaines campagnes de publicité.
Jérémie Tchoua a grandi dans une famille de scientifiques. Parti en France pour faire une classe prépa "maths et physique", il réalise que c'est le cinéma qui l'anime. Après une école d'art à Montpellier et un mariage, le voici de retour au Gabon.  A 34 ans, Jérémie Tchoua est devenu un producteur accompli au Gabon. Notre reporter Charlie Dupiot l'a rencontré à Libreville dans son agence « Tchoua productions » : son agence, ou plutôt, devrait-on dire, son studio car dès qu'on entre, on aperçoit des projecteurs, des caméras. Ici, Jérémie Tchoua fait du « cinéma » au sens large. Il a notamment réalisé la série télévisée « Le chic, le choc, l'échec », une série primée en 2023 au festival camerounais « Ecrans noirs », qui dénonce les inégalités hommes-femmes. Jérémie Tchoua a aussi lancé le média vidéo « Upper », un média exclusivement diffusé sur les réseaux sociaux. Et d’ailleurs, il s'apprête à enregistrer une vidéo pour ce média...
Jennyfer Batolo est née à Franceville au Gabon mais c'est à Montréal au Canada qu'elle a découvert l'architecture. Après un passage par Paris, elle a très vite senti qu'elle voulait exercer son métier dans son pays.  Celle qu'on pourrait surnommer la « bâtisseuse du Gabon » a monté son cabinet d’architecture à Libreville il y a 5 ans. Notre reporter Charlie Dupiot a rencontrée Jennyfer Batolo en pleine visite de chantier, à côté du Casino de la capitale, face à l’océan. Avec sa cliente qui demande des dernières modifications et certains des entrepreneurs qu’elle fait travailler, la voilà qui monte les escaliers à grands pas, elle est difficile à suivre...
Jean-Baptiste Okonda a grandi à Kinshasa, avant de faire ses études en France. Après une année aux Etats-Unis, c'est en République démocratique du Congo qu'il rentre pour entreprendre. Jean-Baptiste Okonda n'imaginait pas se lancer dans la restauration. Il a pourtant monté "Kintacos", en 2019, une enseigne de tacos. Les tacos, ce sont ces galettes de maïs d’origine mexicaine. En 5 ans, ce repat a déjà ouvert 5 restaurants dans la capitale congolaise. Notre reporter Charlie Dupiot s’est rendue dans celui de la Gombe, en centre-ville, qui attire les étudiants des universités toutes proches. La gérante du restaurant Mélanie Makiésé nous accueille.
Manuela Kamadjou est née et a grandi au Cameroun. Partie en Belgique à 16 ans pour ses études, c'était une évidence, pour elle, de revenir dans son pays d'origine avec sa famille.  Manuela Kamadjou nous invite dans l'usine qu'elle vient d'ouvrir près de la zone industrielle de la capitale économique camerounaise. Avec son groupe "Kebe", cette repat qui est aussi architecte d'intérieur s'est lancée il y a plus d'un an dans les produits d'entretien. Charlie Dupiot l'a rencontrée dans son entrepôt de 400 mètres carrés.
Laïka Mba, 39 ans, est née à Libreville. Elle y a grandi, avant de partir faire ses études en France et de revenir au Gabon, il y a 10 ans.  Elle s'appelle Laika Mba, mais on l'appelle aussi "DG", pour "directrice générale" : c'est le poste qu'elle occupe au sein de "ST Digital Gabon", la filiale gabonaise d'un groupe implanté dans 8 pays africains. Avec ses 15 salariés, elle accompagne des entreprises, que ce soient des grands groupes ou des PME (petites et moyennes entreprises), dans leur transformation digitale.Talons aiguilles et sourire franc, elle accueille notre reporter Charlie Dupiot en pleine réunion d'équipe.
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