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A bout de Taf

Author: Laure Girardot & Boutayna Burkel

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Média et concept créés et produits par Laure Girardot et Boutayna Burkel sur les mutations du travail.

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Quand le travail fait sa polycrise de nerfs.


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58 Episodes
Reverse
Avec Marion Ranvier ContentSquare Fondation Le désengagement au travail est-il une fatalité ? Et si la réponse se trouvait dans l’impact et la qualité des liens que nous tissons ?La recherche académique est formelle : lorsque les salariés perçoivent leur travail comme une vocation plutôt que comme un simple emploi, leur engagement et leur performance changent de dimension. La théorie de l’autodétermination (Deci & Ryan), les travaux d’Amy Wrzesniewski sur le meaningful work et les expérimentations d’Adam Grant sur la motivation prosociale convergent vers un constat : le sens au travail n’est pas un supplément d’âme, c’est un levier de transformation.Marion Ranvier en est la preuve vivante. Dyslexique, fondatrice d’une startup d’accessibilité numérique cédée à Contentsquare, elle dirige aujourd’hui la fondation d’entreprise née de ce rachat. Son moteur ? Un engagement profond pour l’inclusion numérique de 15 à 20% de la population mondiale en situation de handicap.Dans cet épisode, on explore ensemble comment le sens du travail se construit dans la pratique quotidienne, pourquoi la qualité des relations — avec son équipe, avec les bénéficiaires, avec l’écosystème — est le véritable ciment de l’engagement, et comment une vision d’impact peut transformer une crise du travail en opportunité de redéfinition.Ce que vous allez découvrir :- Du handicap invisible à la création d’entreprise : quand l’expérience personnelle devient moteur d’impact- La motivation prosociale : travailler pour soi ET pour les autres, le double moteur de l’engagement durable- Le sens au travail comme antidote au désengagement : pourquoi la « vocation » change tout- La valeur des relations : comment le contact avec les bénéficiaires multiplie la performance par 5- Manager par l’écoute et la singularité : le pari d’une équipe de profils atypiques- Le plaisir de la croissance sans la course : redéfinir la création de valeur dans un contexte de crise« J’ai compris que tu peux agir pour un changement systémique. Tu n’es plus la seule à décider, mais tu as d’autres outils pour agir. » Marion RanvierUn épisode essentiel pour tous ceux qui cherchent à comprendre comment l’impact, le sens et la qualité des relations transforment concrètement le rapport au travail et pourquoi c’est peut-être la meilleure réponse à la crise de l’engagement que nous traversons.#travail #engagement #philanthropie #ESS #economie #management #business #leadership Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le "patron" est-il vraiment le grand méchant loup du travail ? au micro de Boutayna Burkel sur A Bout de Taf Cycle DécideursDans cet épisode d'À Bout de Taf, Lionel Roques, PDG du Groupe Franco European et auteur de "Laissez-nous bosser !", vient bousculer nos idées reçues.Au programme :→ La figure péjorative du Patron et la différence avec l'entrepreneur→ Pourquoi le travail des salariés français doit être protégé plutôt qu'alourdi par le modèle social→ Comment le travail réel en PME reste incompris→ Sa position assumée contre le télétravail et pour l'économie du présentiel→ Le mythe de la reprise d'entreprise par les salariés→ Comment le Covid a "détraqué" le rapport au travail→ Pourquoi les élites politiques françaises ne connaissent rien selon lui sur l'entrepriseUn entretien cash avec un entrepreneur de terrain qui défend ses salariés autant que sa liberté d'entreprendre."C’est dans l’air du temps : le travail et le salariat sont considérés comme des activités démodées, dépassées, appartenant à des temps révolus." Lasserre, Roques, "Laissez-nous bosser !". 📖 Son livre : "Laissez-nous bosser !" (Éditions de l'Observatoire) Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Imaginez piloter une organisation où trois logiques s'affrontent en permanence, où les décisions se prennent dans l'urgence, où l'erreur peut coûter une vie, et où vos équipes sont sous tension constante. C'est le quotidien d'un directeur d'hôpital.Guillaume Couillard a dirigé le GHU Paris Psychiatrie et Neurosciences de Paris. Coauteur du livre "L'hôpital apprenant" (Eyrolles), il y propose une approche qui dépasse largement le cadre hospitalier : faire de l'amélioration continue un levier de transformation, sans attendre les grandes réformes ni les moyens supplémentaires.Les questions que cet épisode adresse :Comment articuler l'expertise de vos spécialistes, les contraintes de gestion et les réalités du terrain ? Comment transformer votre culture managériale pour que l'erreur devienne une source d'apprentissage plutôt qu'une chasse aux sorcières ? Comment créer un environnement où vos collaborateurs osent remonter les problèmes avant qu'ils n'explosent ?Guillaume Couillard partage au micro de Boutayna Burkel des outils concrets issus du lean management, adaptés à des environnements complexes : la méthode des "5 pourquoi" pour remonter aux causes racines, les rituels de terrain pour rester connecté à la réalité opérationnelle, le principe de subsidiarité pour positionner les décisions au bon niveau.Il aborde aussi une distinction rarement faite : celle entre les problèmes (qui appellent des solutions) et les tensions (qui se gèrent dans la durée). Confondre les deux, c'est promettre des résolutions impossibles et épuiser ses équipes.Un épisode pour les décideurs et praticiens qui veulent transformer leur organisation par le bas, en s'appuyant sur l'intelligence collective de leurs équipes où le travail réel et opérationnel prend tout son sens.Bonne écoute. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le retour de l'écoute au travail avec Laetitia Vitaud et Dominique Podesta sur A Bout de Taf {Cycle Décideurs}Et si l'expérience devenait enfin un atout ? À l'heure où l'IA rebat les cartes du travail, les seniors ont-ils une revanche à prendre ?Dans cet épisode du Cycle Décideurs, Boutayna Burkel reçoit Laetitia Vitaud, auteure de L'Atout Âge (Eyrolles), et Dominique Podesta, Partner au cabinet Louis Dupont et ancienne DRH.Ensemble, elles explorent les tensions qui traversent les organisations : comment concilier écoute des besoins individuels et équité de traitement ? Que faire de ce vivier inexploité des deuxièmes parties de carrière, notamment chez les femmes ? Pourquoi nos entreprises peinent-elles à valoriser les parcours atypiques et à accueillir les émotions qui débordent ?Un dialogue sans filtre sur l'âge, la crise démographique, le feedback, la négociation et cette écoute que nos organisations semblent avoir désapprise.Au programme : → L'IA valorise-t-elle enfin l'expérience ?→ Crise démographique et sous-utilisation des talents féminins→ Équité vs personnalisation : le casse-tête RH→ L'écoute comme compétence managériale oubliée→ Carrières atypiques, émotions au travail et corps intermédiairesRetrouvez nos invitées :Laetitia Vitaud auteure, conférencière, experte du futur du travailDominique Podesta partenaire au cabinet Louis DupontLectures recommandées :L'Atout Âge de Laetitia Vitaud (Eyrolles, 2024)Manager les vulnérabilités en pratique de Boutayna Burkel et Charlotte Fortuit (Dunod, 2025)L'essentiel de Mary Parker Follet⭐ Si cet épisode vous a plu, laissez-nous des étoiles et partagez-le autour de vous.A Bout de Taf© est un média cocréé et coanimé par Laure Girardot et Boutayna Burkel Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
On nous a toujours vendu le métier d'ingénieur comme le Graal professionnel français.Diplôme prestigieux, emploi garanti, salaires confortables, reconnaissance sociale. La filière reine, intouchable.Et pourtant.La France manque cruellement d'ingénieurs, entre 10 000 et 20 000 par an selon les estimations, alors même que 67% des entreprises industrielles peinent à recruter. Paradoxe ? Pas vraiment.Car derrière les chiffres rassurants du quasi-plein emploi (moins de 3% de chômage), se cache une réalité plus complexe : une désindustrialisation qui a fait perdre 2,5 millions d'emplois en cinquante ans, une IA qui rebat les cartes des compétences, et des jeunes diplômés qui boudent l'industrie pour la finance et le conseil.Dans cet épisode, les invités creusent :→ L'IA transforme-t-elle vraiment le métier ou est-ce un énième buzz ? (Spoiler : 45% des ingénieurs l'utilisent déjà au quotidien, mais avec un fossé générationnel marqué)→ L'apprenance, l'obsolescence, l'hybridation des compétences, l'éthique : des mots-valises ou de vraies mutations de fond ?→ Comment former 50 000 ingénieurs par an quand le vivier démographique s'effrite et que l'attractivité du secteur vacille ?→ Comment passer des ruptures technologiques à des transformations d'usage ? Faut il imaginer de nouveaux métiers de Directeur d'IA ?Mickael Bosco (directeur du campus d’Aix en Provence de ESAIP, École d'Ingénieurs) et Fabrice Delouche (Ingénieur #cybersécurité Président de l’association des Alumni ESAIP)nous racontent ce qu'ils voient sur le terrain : les étudiants qui arrivent, les entreprises qui recrutent, les formations qui s'adaptent ou pas.Un épisode pour comprendre ce qui se joue vraiment dans les coulisses d'une profession stratégique, au croisement de la réindustrialisation, de la transition écologique et de la révolution numérique.🎧 À Bout de Taf, le podcast qui explore les transformations du travail sans langue de bois. Animé par Boutayna Burkel (The Helpr & Auteure) et Laure Girardot Journaliste Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Dans cet épisode d’À bout de taf – Agora Live, nous explorons les tensions entre générations au travail qui ne sont ni nouvelles ni inédites. De Socrate à nos organisations contemporaines, chaque époque a projeté ses inquiétudes sur la jeunesse et ses attentes sur l’expérience des anciens. Mais le contexte actuel change profondément la donne : jamais autant de générations n’ont été amenées à travailler ensemble dans un monde aussi accéléré, instable et fragmenté. Pourtant, le débat public et managérial continue de raisonner en générations X, Y ou Z, comme s’il s’agissait de blocs homogènes, au risque de masquer la complexité du travail réel.Avec Élodie Gentina, docteure en sciences de gestion, professeure associée à l’IESEG, autrice de Le défi du management intergénérationnel (avec Jérémy Lamri), nous revenons sur ce que recouvre réellement la notion de génération, ses "mésusages" dans les médias et le management, et ce que disent les études : les différences entre générations sont souvent faibles, bien moins déterminantes que le stade de la vie professionnelle, la position dans l’organisation ou le contexte économique et social.L’épisode explore aussi pourquoi le prisme générationnel fonctionne comme un écran de fumée commode. En attribuant les tensions à l’âge, on évite de questionner les modèles organisationnels obsolètes, la surcharge de travail, la reconnaissance insuffisante, la verticalité des décisions ou encore la place du travail dans nos vies. La génération Z, souvent pointée du doigt, n’est pas à l’origine de ces transformations : elle en est le porte-voix, socialisée dans un contexte de polycrises (sanitaire, climatique, économique, géopolitique) qui reconfigure le rapport au travail pour toutes les générations.Nous abordons enfin les pistes pour dépasser la cohabitation passive et aller vers une collaboration intergénérationnelle vertueuse : sortir d’un management segmenté par l’âge, prendre en compte les trajectoires et les moments de vie, reconnaître la pluralité émotionnelle comme un levier de cohésion, repenser la transmission comme un processus bidirectionnel, et faire de la santé globale un socle commun. Un épisode pour déplacer le regard, dépasser les clichés générationnels et repenser le collectif au travail, au-delà du simple côte à côte.Crédit musique : “14 again” – Mosimann (Sony Music Entertainment France SAS)Visuel : Canva Pro — usage pédagogique, public et non commercial. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Et si la vulnérabilité était notre plus grande force ? | Tanguy Châtel | À Bout de TafDu droit fiscal aux soins palliatifs, des études au répit pour dirigeants : le parcours de Tanguy Châtel bouscule tous les codes de la réussite professionnelle.Dans cet épisode d'À Bout de Taf, Boutayna Burkel reçoit ce sociologue au parcours hors normes.Pendant plusieurs années, il a accompagné bénévolement des personnes en fin de vie - une expérience qui a radicalement transformé son regard sur le travail, le sens et la performance.Co-fondateur du Cercle Vulnérabilités et Société, Tanguy Châtel a fait de nos fragilités un levier d'innovation sociale et économique.Aujourd'hui, avec le Château du Répit dans le Val de Loire, il accompagne les dirigeants en quête de ressourcement et de sens.Au programme de cette conversation :🔹 Comment un fiscaliste devient sociologue🔹 Ce que le bénévolat en soins palliatifs enseigne sur le management🔹 Pourquoi la vulnérabilité est un gisement inexploité dans les organisations🔹 Le travail du Cercle Vulnérabilités et Société : transformer nos failles en forces🔹 Le Château du Répit : un lieu pour que les dirigeants reprennent leur souffleUne conversation profonde sur ce qui porte l'humanité au travail.📚 Ressources mentionnées : • "Vivants jusqu'à la mort" Tanguy Châtel (Albin Michel)• La force de la différence : Itinéraires de patrons atypiques Norbert Alter (PUF)• Le Cercle Vulnérabilités et Société• Le Château du Répit : chateaudurepit.frÀ propos d'À Bout de Taf : Le podcast qui explore les transformations du travail sans filtre. Co-animé par Boutayna Burkel (fondatrice de The Helpr, auteure de "Manager les vulnérabilités en pratique") et Laure Girardot, journaliste spécialiste du travail.🔔 Abonnez-vous pour ne manquer aucun épisode 💬 Dites-nous en commentaire : avez-vous déjà vécu un moment de vulnérabilité qui a changé votre vision du travail ?#Management #Vulnérabilité Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
[Rediffusion #documentaire] La crise, aux originesLe travail occupe aujourd’hui moins de place dans nos vies, devient plus immatériel… et pourtant, il n’a jamais été autant interrogé. Est-il en crise ? En profonde mutation ? Ou les deux à la fois ?Dans cette rediffusion, nous revenons sur un épisode fondateur qui explore ces questions en croisant les regards de la sociologie et de la philosophie.Clément Bosqué, philosophe d’entreprise, éclaire les tensions entre opportunité et crise, et interroge le renversement des priorités au travail.Fabrice Gatti, chercheur indépendant et auteur de SOS Travail sous tension, décrypte les symptômes d’un travail sous tension, miroir d’une polycrise sociétale.Aude Van den Brul, psychanalyste, partage ce qu’elle observe au fil de ses séances : une plongée rare dans ce que le travail fait — ou ne fait plus — à nos vies intérieures.Enfin, Boutayna Burkel propose un pas de côté réflexif à travers ses insights #TafScan.À bout de taf est un documentaire du travail, co-créé et co-produit par Laure Girardot, journaliste indépendante spécialisée RH, et Boutayna Burkel, dirigeante de The Helpr et autrice chez Dunod.Sources :La France doit travailler plus, Denis Olivennes, Albin Michel« L’estime des Français pour le travail s’écroule depuis 1985 », Quentin Périnel, Le Figaro, étude La Fabrique SpinozaMatthew B. Crawford, Éloge du carburateurDéfis et solutions pour un monde du travail en détresse, Fabrice Gatti, Enrick ÉditionsCrédit musique : 14 again – Mosimann, Sony Music Entertainment France SASVisuels : Canva Pro – contenu à vocation pédagogique, non commerciale Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Chercher à identifier le Je-ne-sais-quoi de Karim Duval sur A bout de Taf, quelle drôle d’idée !Il fera tout pour protester et “remurmurer” contre toutes entreprises réductionnistes à la Jankélévitch.Durant cet épisode, il fera oublier le Je-ne-sais-quoi déterminé d’A Bout de Taf (comme lire une séquence de livre).Rien à faire il répondra qu'aux questions qu'il accepte.Karim Duval vous embarquera dans une #réflexion sur le travail par le prisme de l’ironie : #singularité, #travail bien fait ou encore ce que l'intelligence artificielle #AI nous fait perdre en voulant nous faire gagner du temps.Entre artisanat et création, Karim défend une vision du travail où l'imperfection a sa place, car c'est là où se logera l'effort.Avec lui, l'entropie (augmentation du désordre) gagne en charme et la sobriété devient un style, un état d'esprit, une quête.Un témoignage fort et riche où nous abordons plusieurs défis.Réfléchir sur le travail par le prisme de l’humour c'est témoigner de : singularité, travail bien fait et de ce que l'intelligence artificielle nous fait perdre en voulant nous faire gagner du temps.Entre artisanat et création, Karim défend au micro de Boutayna Burkel une vision du travail où l'imperfection a sa place, où le beau se découvre en chemin : "Je découvre la raison au fur et à mesure", "Il n'y a aucune certitude".Karim Duval incarne cette figure souvent incomprise : celle qui refuse de choisir entre rigueur et poésie, entre méthode et intuition.Il veut les deux.Sur l'IA, son regard est sans concession : "Elle nous épargne de la phase pénible dans laquelle on apprend et on souffre, on apprend à vouloir et à se tenir à cette volonté." Jusqu'où sommes-nous prêts à déléguer ? Alors, gagner du temps... pour en faire quoi exactement ?🔑 CHAPITRES :- Ingénieur-artiste : le faux paradoxe- Le travail d'humoriste - Le plaisir de l'affrontement créatif- L'IA et la perte de l'apprentissage- Les joies de la déconnexion- Hartmut Rosa et l'accélération intenableÀ bout de taf est le média qui explore les mutations du travail avec exigence et authenticité.Co-créé par Laure Girardot, journaliste et Boutayna Burkel Dirigeante et Auteure. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Dans cet épisode d’À bout de taf – Agora Live, nous explorons en profondeur l’impact réel de l’intelligence artificielle sur le travail, nos capacités cognitives, notre attention et, plus largement, notre rapport au monde. Si vous vous interrogez sur la manière dont l’IA modifie les métiers, influence nos comportements et reconfigure la performance individuelle et collective, cet épisode est une ressource incontournable.Laure Girardot reçoit Jean Pouly, spécialiste de la culture numérique depuis 25 ans, facilitateur chez Flexjob, conférencier et auteur de Transmettre et éduquer à l’heure de ChatGPT, un ouvrage de référence qui propose 12 défis pour mieux comprendre l’IA et préserver nos singularités humaines.Objectif de l’épisode : décrypter les enjeux qui concernent déjà toutes les organisations : automatisation, surcharge mentale, dépendance technologique, transformation des compétences, nouveaux risques pour le travail intellectuel et pour la santé mentale.Au programme de cet épisode • L’IA comme pharmakon : une technologie ambivalente, à la fois support et menace, selon les usages. • Prolétarisation des tâches intellectuelles : comment certaines étapes de notre raisonnement peuvent être déléguées à la machine. • Prolétarisation de la pensée : les risques liés à la délégation du langage, de l’analyse et de la créativité. • Transformations du travail : production, création, coopération… ce que l’IA modifie déjà dans les organisations. • Modèle économique des big tech : captologie, économie de l’attention, dépendance aux plateformes numériques. • Dette cognitive : externalisation de la mémoire, diminution des processus internes, automatisation des réflexes mentaux. • Attention et concentration : pourquoi elles deviennent des compétences stratégiques dans un environnement saturé de stimuli. • Un choix déterminant : voulons-nous une IA-prothèse qui nous remplace ou une IA-orthèse qui nous accompagne, nous renforce et nous rend plus autonomes ?Ce que vous apprendrezCet épisode fournit des repères pratiques, philosophiques (Stiegler, Arendt, Anders) et sociologiques pour comprendre :– comment l’intelligence artificielle transforme notre manière de travailler,– quels risques cognitifs, organisationnels et psychosociaux émergent déjà,– comment développer des usages responsables de l’IA, compatibles avec la préservation des compétences humaines et de la santé au travail.Crédit musique : “14 again” – Mosimann (Sony Music Entertainment France SAS)Visuel : Canva Pro — usage pédagogique, public et non commercial. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À bout de taf – Zoom : un éclairage, une voix, un angleAprès une première saison où nous nous sommes demandé si le travail faisait sa polycrise de nerfs, À bout de taf revient avec « Zoom » : un format court pensé pour aller à l’essentiel. Quelques minutes pour tendre le micro à un invité, mettre en lumière une idée forte, comprendre l’une des fractures du travail moderne… et entrevoir des pistes de réponse.À bout de taf – Épisode spécial : Redonner du pouvoir d’agir – avec Dominique Tissier« Il n’y a pas de crise du travail. Il y a une crise des conditions dans lesquelles on le réalise. »Nous recevons Dominique Tissier, qui a passé plus de 20 ans chez Michelin. Ancien responsable du développement RH, il a accompagné les équipes en usine et contribué dès les années 2010 à lancer une démarche pionnière de responsabilisation pour redonner de l’autonomie et de l’engagement aux collaborateurs.Aujourd’hui expert du management situationnel – un sujet sur lequel il a coécrit un ouvrage réédité plus de dix fois – il nous raconte cette transformation de l’intérieur et partage sa vision d’un management plus humain, ancré dans le réel.Avec lui, nous avons parlé de :la différence entre crise du travail et crise de ses conditions d’exercice ;l’importance des marges de manœuvre face aux contraintes, pour éviter l’écrasement et redonner de l’intérêt au quotidien ;le rôle central du manager de proximité, souvent la cause directe de départs lorsqu’il y a maltraitance, mais aussi clé d’un rapport sain au travail ;l’expérience Michelin de la responsabilisation collective : plannings, sécurité, qualité, maintenance… confiés directement aux équipes pour les rendre acteurs ;la nécessité de créer des espaces de parole sur le vécu du travail, pour répondre aux attentes des jeunes générations comme des plus anciens.Son constat est clair : le travail reste incontournable pour se construire et se relier aux autres. Mais il ne peut remplir ce rôle qu’à la condition d’être reconnu, partagé et organisé collectivement.À bout de taf – Zoom : un condensé de matière à penser, à partager, à expérimenter.Pour comprendre, questionner, et (re)prendre la main sur le travail. Bonne écoute !Crédit Musique : "14 again" – Mosimann (Sony Music Entertainment France SAS).Visuel : Canva Pro – usage pédagogique, public et non commercial. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Réformer les retraites en France, mission impossible ? Eric Weil a vécu les coulisses du pouvoir. 57% des Français considèrent que la suspension de la réforme des retraites n'est "qu'un gain minime".Elle a pourtant été le noeud d'un équilibre précaire politique.Elle est aussi l'enjeu sur le coût du travail.Plus d’un million de personnes deux ans plus tôt pour "revenir" dessus.La suspension de la réforme de retraite n'est pas que politique, elle se joue des différences professionnelles des générations : - 81% des 65 ans et plus considèrent que la suspension est nécessaire- 57% des 18-24 considèrent aussi que la suspension est nécessaire- Entre 25 et 64 ans, les taux sont entre 71 et 78%.Si 37 % de vos salariés ne se sentent pas capables de tenir jusqu'à la retraite*…Est-ce un problème de réforme ? Ou un problème de ce qu'on leur propose à leur quotidien professionnel compte tenu de leurs usures, pénibilités, conditions de travail ?→ 54 % des actifs ne s'imaginent pas travailler jusqu'à 64 ans* : L'exposition aux risques physiques ET psychosociaux nourrit ce sentiment d'insoutenabilité → 29 % des Français estiment déjà travailler trop*Le débat national comme professionnel se focalise sur l'âge. Mais dans les organisations, le levier de dialogue et de durabilité est ailleurs :- Soutenabilité de la charge de travail- Environnement capacitant et parcours d'activité professionnel pour évoluer, de souffler, de rebondir - Sens de l'activité Le totem de l'âge est tel que rien d'autre n'est audible.L'impossible réforme caricature l'irréductible village gaulois.Tirons les leçons de ce retour en arrière ou de cet acquis social retrouvé.🎙️ Pour comprendre ce bloquage, et ce que ça dit de notre rapport au travail, Boutayna Burkel reçoit Eric Weil dans A bout de Taf {Cycle Décideurs}.Ancien conseiller en cabinet ministériel et auteur de "Retraite, un blocage français", il nous révèle ce qu'on ne voit jamais : le travail de l'ombre, les rapports de force, et pourquoi certaines réformes échouent.Dans cet épisode d'À Bout de Taf, Boutayna Burkel reçoit Eric Weil pour :→ Les coulisses d'un cabinet ministériel : comment se fabrique (vraiment) le travail politique→ Pourquoi la France bloque sur les retraites : analyse de l'essayiste et spécialiste→ Le travail politique : vocation, usure et passion→ De la politique à la cuisine : quand le travail devient une quête de sens et de rencontresEric Weil nous offre un regard rare sur le fonctionnement du pouvoir, sur l’État social, sur les blocages français… et sur cette réforme des retraites si complexe, entre démographie, travail réel, pénibilité, pacte générationnel et défiance démocratique.📖 Son livre : "Retraite, un blocage français" (Éditions Plon)🎙️ À bout de taf, le podcast qui explore le travail autrement.Abonnez-vous et activez la cloche pour ne rien manquer.#réformedesretraites #politique #cabinetministériel #travail #podcast #àboutdetaf Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À bout de taf – Zoom : un éclairage, une voix, un angleAprès une première saison où nous nous sommes demandé si le travail faisait sa polycrise de nerfs, À bout de taf revient avec « Zoom » : un format court pensé pour aller à l’essentiel. Quelques minutes pour tendre le micro à un invité, mettre en lumière une idée forte, comprendre l’une des fractures du travail moderne… et entrevoir des pistes de réponse.À bout de taf – Épisode spécial : Travailler demain, c’est (déjà) aujourd’hui – avec Muriel Pénicaud“Le travail se transforme sans cesse. Mais l’ampleur et la vitesse actuelles des transformations sont inédites.”Ancienne ministre du Travail (2017-2020), autrice avec Mathieu Charrier de la bande dessinée Travailler Demain, Muriel Pénicaud pose un regard d’ensemble sur ce moment singulier : l’avenir du travail ne se prévoit pas… il s’écrit dès maintenant.Avec elle, nous avons parlé d’accélération historique, de bifurcation possible, de responsabilité collective.Son constat est clair :Ce n’est pas une crise passagère, mais un tournant structurel.Les fractures qui s’annoncent seront autant sociales que cognitives : entre ceux qui maîtrisent les nouvelles règles du jeu et ceux qui les subissent.L’IA en est l’exemple le plus frappant : d’ici 2030, 50 % des emplois dans les pays développés seront transformés. Pas forcément supprimés, mais profondément redéfinis. Une révolution qui ouvre des leviers immenses d’efficacité et de créativité, mais qui interroge aussi notre autonomie et notre éthique.Autre virage décisif : la transition écologique, qui n’est plus une simple action RSE mais un pivot stratégique dans des secteurs comme la construction, le transport ou la santé. Enfin, la démographie change la donne : dans un contexte de natalité en baisse, les jeunes deviennent une ressource rare, ce qui impose une révision des priorités et des pratiques d’intégration.Pour Muriel Pénicaud, l’enjeu n’est pas d’imaginer le travail dans dix ans, mais de construire dès aujourd’hui les conditions d’un avenir inclusif : former massivement, donner à chacun les moyens de comprendre et d’agir – en tant que salarié mais aussi en tant que citoyen.À bout de taf – Zoom : un condensé de matière à penser, à partager, à expérimenter.Pour comprendre, questionner, et (re)prendre la main sur le travail.Bonne écoute !Crédit Musique : "14 again" – Mosimann (Sony Music Entertainment France SAS).Visuel : Canva Pro – usage pédagogique, public et non commercial. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le collectif se fragmente, les salariés réclament à la fois plus de liberté et plus de liens. À quoi doit ressembler un espace de travail dans l’avenir ? Créer de l’énergie collective et donner envie de revenir au bureau ou lieu du bras de fer?Dans cet épisode, Boutayna Burkel reçoit :- Denis Pennel, éclaireur des transformations du travail, il défend une vision du travail comme lieu de lien et d’épanouissement.- Edouard Cambier, entrepreneur de terrain, il est à la tête d’une association qui regroupe plus de 500 espaces de travail et 23 000 talents.Un débat inspiré du terrain pour explorer comment repenser le bureau, le télétravail, les tiers-lieux et l’employee advocacy pour reconstruire du collectif sans empiéter sur la vie privée.- La vague de retour au bureau : que s’est-il vraiment passé ? contrainte ou opportunité pour le collectif ? Isolement, carrières invisibles, épuisement.. Les angles morts du tout-à-distance : une somme d’attentes individuelles, rarement pensée de manière collective.- Le bureau comme lieu de socialisation, pas seulement de production : Passer du mètre carré au “mètre augmenté” : espaces de concentration, d’échanges… Pourquoi un open space sans âme, un café payant et des bureaux sombres ne feront plus revenir personne.- Le rôle des temps morts, non-verbal et sérendipité dans la performance réelle : l’énergie cachée du collectif - De l’individualisme à la reconstruction du collectif : Comment l’entreprise a, elle-même, nourri l’individualisme. Aujourd’hui c'est elle le dernier bastion du collectif mais Jusqu’où va le rôle de l’entreprise ? Crèches, conciergeries, services du quotidien : quand le bureau devient un facilitateur de vie.- Pourquoi remettre du collectif n’est pas qu’une posture humaniste, mais un levier de performance durable : Capital financier vs capital humain : prendre soin de ses investisseurs… en argent et en travail.- Tiers-lieux, coworking & écosystèmes ouverts : les hubs multisectoriels : ce que chaque modèle apporte au collectif : Échanges de services entre indépendants, animations, apéros, conférences.Ressources : La notion de travail chez Simone Weil, Mickaël Labbé Bibliographie de Denis PennelA Bout de Taf {Cycle Décideurs} est animé par Boutayna Burkel, Auteure chez Dunod et dirigeante de The Helpr.À Bout de Taf est le média qui explore les mutations du travail avec exigence et authenticité. Co-créé par Laure Girardot, journaliste et Boutayna Burkel Dirigeante et Auteure. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Dans la continuité du documentaire, L’Agora du travail ouvre un espace de conversations essentielles : un lieu pour débattre, analyser, croiser les regards de chercheurs, auteurs, dirigeants, praticiens — et remettre le travail réel au cœur du débat public.Dans cet épisode intitulé Archipel humain : le travail en éclats, Laure Girardot, journaliste indépendante, reçoit Anaïs Georgelin, fondatrice de Somanyways et spécialiste de l’engagement (38 idées concrètes pour engager vos équipes Le rapport au travail évolue. Et vous ? ) et Philippe Pierre, sociologue, professeur à Sciences Po et auteur de L’Archipel humain (écrit avec Michel Sauquet). Ensemble, ils explorent une question phare : pourquoi le lien au travail se délite-t-il, et comment le retisser ?Le diagnostic : un travail qui ne relie plusPour Philippe Pierre, le travail contemporain souffre avant tout d’un déficit de lien. Les collaborateurs exercent leurs missions « côte à côte sans vraiment communiquer ». La fragmentation progresse : l’hyperconnectivité remplace le contact, les cadres collectifs disparaissent, le reporting consomme l’attention, et le temps disponible pour échanger se contracte. Mais c’est surtout « l’absence de rencontres » qui fragilise les organisations. Le rendez-vous existe encore, la vraie rencontre, celle où l’on se comprend, où l’on se transforme, devient rare et exigeante. L’individu archipel : un concept clé pour comprendre 2025L’idée d’« individu archipel » est clé pour décrypter ce qui se passe. Chacun porte désormais des identités multiples, mouvantes, impossibles à réduire à une case. « Je suis toujours plus que ce que tu crois que je suis », résume Philippe Pierre. Les grandes institutions — État, école, Église, entreprise — ne parviennent plus à proposer une vérité commune. Résultat : chaque collaborateur apporte son propre récit, ses convictions, son rapport singulier au travail. L’entreprise doit composer avec cette pluralité, non la nier.Comment concilier singularité et collectif ? Comment articuler ces individualités avec la nécessité d’un cadre partagé ? Pour Anaïs Georgelin, le défi est immense : il faut « standardiser la personnalisation ». On ne peut plus traiter tout le monde pareil, ni basculer dans le cas par cas permanent. Les organisations doivent inventer des modèles plus souples, fondés sur les moments de vie et les besoins réels. Le manager devient le pivot de cette conciliation. À lui de créer les espaces de conversation où l’on peut déposer ses attentes et ses difficultés. Encore faudrait-il qu’on lui en laisse le temps. « On est dans des entreprises du XXᵉ siècle dans le XXIᵉ siècle », rappelle Anaïs : les structures n’ont pas encore rattrapé la complexité humaine.Recréer la reliance : outils et rituelsRetisser le lien suppose des pratiques concrètes. Philippe raconte la maladresse d’une « salle de confrontation » qui intimidait plus qu’elle ne libérait. D’autres outils se révèlent plus féconds : suspension du jugement, espaces d’étonnement volontaire, Workoscope pour comprendre les motivations, Culturoscope pour collaborer avec quelqu’un qui ne nous ressemble pas, temps de “rien” en séminaire, entretiens professionnels choisis (Clinitex), congé-projet (Sociétex), ou encore un « vie-ma-vie » géant (Malakoff Humanis). Avec un fil rouge : « Un bon entretien n’a jamais lieu en un seul lieu, ni en une seule fois, ni tout seul. »Crédit musique : “14 again” – Mosimann (Sony Music Entertainment France SAS) Visuel : Canva Pro — usage pédagogique, public et non commercial. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À bout de taf – Zoom : un éclairage, une voix, un angleAprès une première saison où nous nous sommes demandé si le travail faisait sa polycrise de nerfs, À bout de taf revient avec « Zoom » : un format court pensé pour aller à l’essentiel.Quelques minutes pour tendre le micro à un invité, mettre en lumière une idée forte, comprendre l’une des fractures du travail moderne… et entrevoir des pistes de réponse.À bout de taf – Épisode spécial : Résister sans replier – avec Régis Blugeon, DRH France de Saint-Gobain“La résilience n’est pas un réflexe. C’est une philosophie de long terme.”Alors que de nombreuses entreprises découvrent brutalement leur dépendance aux chaînes de valeur mondialisées, d’autres ont depuis longtemps ancré leur stratégie dans le local.C’est le cas de Saint-Gobain, groupe industriel mondial… mais profondément enraciné dans les territoires. Son DRH France, Régis Blugeon, résume ainsi cette singularité : “Le secret de Saint-Gobain ? Une incroyable capacité à se transformer, mais toujours avec ce principe : être allemand en Allemagne, brésilien au Brésil, américain aux États-Unis.”Une plaque de plâtre, rappelle-t-il, “ne traverse pas l’Atlantique”. Elle est produite et vendue localement, par des équipes locales, sous la responsabilité de dirigeants enracinés dans leur culture nationale. Pas de flux tendus intercontinentaux. Pas de dépendance structurelle à un fournisseur unique à l’autre bout du monde.Ce choix, pensé dès l’origine, n’efface pas l’instabilité du monde. Mais il en atténue les secousses. Là où certains s’activent en urgence pour relocaliser ou diversifier leurs chaînes, Saint-Gobain s’appuie sur une culture de l’adaptation continue, un modèle de gouvernance distribué, et une vision du temps long rare dans l’économie contemporaine.Mais cette résilience industrielle a aussi une traduction managériale.Pour Régis Blugeon, “le monde des décisions pyramidales et des tâches découpées est derrière nous.”Dans un monde instable par nature, la rigidité devient un risque. À l’inverse, ce sont les collectifs autonomes, connectés au terrain, capables de décider sans tout savoir, qui incarnent la nouvelle force des entreprises.Ce n’est plus en cherchant à tout maîtriser qu’on progresse. C’est en cultivant la coopération, l’agilité, la capacité à faire corps dans l’incertitude.Et c’est peut-être là, le cœur du travail de demain : non pas fuir l’instable ou attendre le retour de la normalité, mais créer des organisations comme des espaces vivants. Des lieux de lien, d’écoute, de co-construction permanente.Parce qu’à défaut de pouvoir tout prévoir, il reste à mieux traverser ensemble.À bout de taf – Zoom : quelques minutes d’intelligence partagée pour mieux comprendre le travail d’aujourd'hui… et imaginer ensemble de nouvelles voies pour demain.Crédit Musique "14 again Mosimann" par Sony Music Entertainment France SAS Source Canva pro pour un contenu à destination pédagogique public et non commercial Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
A Bout de Taf - Cycle DÉCIDEURS : Aux coulisses d’une carrière de dirigeant, dans cet épisode, Christophe Aulnette nous ouvre la porte du (vrai) pouvoir d'agir du dirigeant, entre énergie, risques, jeux de pouvoir et pertes de repères.En 2005, il quitte la présidence de Microsoft France, alors que tout l’y poussait à rester. Un choix à contre-logique. Un saut hors du cocon.Puis vient Altran : une entreprise du SBF120, éclaboussée à l’époque par l’un des plus grands scandales comptables français. En 48 heures, il réalise qu’il n’a pas été recruté pour piloter une transition… seul à la barre d’un groupe de 16 000 personnes, sous le regard de la justice, de la presse, du marché et d’un board recomposé contre lui.Mais ce n’est que le début. Son parcours le mène ensuite vers une reconstruction rare :– reprise d’une ETI,– rôle d’investisseur et operating partner,– et une plongée dans la politique locale.💬 Un récit où l’on parle enfin de tout ce qu’on tait : la part d’ego, la solitude, les erreurs du "bon élève", la chute, la reconstruction, la nécessité de redevenir un « loup » après des années de vie « domestiquée ».Un épisode qui révèle la violence politique du monde corporate.Notre invité : CHRISTOPHE AULNETTE investisseur & ConseillerUn des rares dirigeants à avoir traversé différentes sphères professionnelles :- Microsoft Asie du Sud – Directeur Général- Microsoft France – Président- Altran Technologies (SBF120) – Directeur Général en pleine crise- Netgem (ETI) – Directeur Général, transformation internationale- Premier adjoint au maire de Neuilly sur Seine (Finances & Développement éco)L'objectif de cet épisode sera de vous aider à vous projeter en temps d'incertitude rien de mieux que de se rappeler que l'adversité nous demande des ressources souterraines.Il faut l'étincelle de l'inconfort pour les révéler.Et Christophe Aulnette répond avec délicatesse et subtilité pour mieux vous aider à comprendre ce qui se joue en coulisse.🎙️ À PROPOS DU CYCLE DÉCIDEURSLe cycle Décideurs donne la parole à des dirigeants qui ont traversé des crises majeures et font des choix de carrière contre-intuitifs, de quoi construire un futur désirable du travail.📍 Un projet co-créé par :- 🎯 BOUTAYNA BURKEL - Dirigeante The Helpr | Auteure "Manager les vulnérabilités en pratique" (Dunod, 2025) | Enseignante management | Consultante stratégie & transformation- 📰 LAURE GIRARDOT - Journaliste indépendante RH & Travail Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À bout de taf – Zoom : un éclairage, une voix, un angleAprès une première saison où nous nous sommes demandé si le travail faisait sa polycrise de nerfs, À bout de taf revient avec « Zoom » : un format court pensé pour aller à l’essentiel.Quelques minutes pour tendre le micro à un invité, mettre en lumière une idée forte, comprendre l’une des fractures du travail moderne… et entrevoir des pistes de réponse.À bout de taf – Épisode spécial : Et maintenant, on fait quoi ? Repenser l’action en temps d’incertitude – avec Philippe Silberzahn“Ce qui nous freine aujourd’hui, ce n’est pas l’incertitude. C’est notre incapacité à l’accepter.”Pendant des décennies, nous avons cru à la mondialisation heureuse : des échanges fluides, un monde sans frontières, un commerce apolitique. Mais selon Philippe Silberzahn, chercheur et spécialiste des stratégies en contexte incertain, cette mondialisation naïve touche à sa fin.Le politique revient au centre du jeu, les marchés se fragmentent, les risques se déplacent sans prévenir. Les anciennes cartes ne correspondent plus au territoire. Alors que le monde économique se redessine à coups de barrières douanières, de ruptures logistiques et de chocs géopolitiques, une question s’impose : comment penser et décider quand le sol lui-même devient mouvant ?C’est ici que le regard de Philippe Silberzahn devient crucial. Selon lui, le vrai obstacle n’est pas l’incertitude elle-même… mais notre incapacité à la concevoir.À force de raisonner avec des modèles mentaux hérités d’un monde stable et prévisible, nous filtrons la réalité. Nous ratons les signaux faibles. Nous sommes sidérés par les ruptures – Trump, le Covid, les cyberattaques – non parce qu’elles sont imprévisibles, mais parce qu’elles ne rentrent pas dans notre grille de lecture.Et cette cécité ne concerne pas que la géopolitique : elle irrigue aussi nos dépendances industrielles, numériques, logicielles. Nous supposons encore que ce qui a marché hier, fonctionnera demain.Alors, que faire ? Abandonner toute forme de planification ? Non. Mais changer notre posture face à l’action.Dans cette dernière séquence, Philippe Silberzahn s’appuie sur le concept d’effectuation, une approche venue du monde entrepreneurial : agir avec ce qu’on a, ici et maintenant, sans tout prévoir, mais en restant agile, attentif, réactif.Car aujourd’hui, la robustesse ne s’invente pas seulement dans les entrepôts. Elle se joue aussi dans les comportements, dans le leadership, dans la capacité à avancer sans garantie de résultat.À bout de taf – Zoom : quelques minutes d’intelligence partagée pour mieux comprendre le travail d’aujourd'hui… et imaginer ensemble de nouvelles voies pour demain.Crédit Musique "14 again Mosimann" par Sony Music Entertainment France SAS Source Canva pro pour un contenu à destination pédagogique public et non commercial Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Avec une double casquette d’activiste (Fondateur et Président du Think & Do Tank Institut du Travail Réel) d’entrepreneur dirigeant (Hommes & Décisions) et de docteur en sciences de gestion, Ibrahima Fall porte un regard unique sur ce qui se joue réellement dans nos organisations : le travail réel. Celui qui ne rentre jamais complètement dans les process, les procédures avec moins de slides PowerPoint et plus de de paroles partagées sur le travail. Plongez dans cette conversation avec Boutayna Burkel, où Ibrahima se décrit comme joueur de flûte à un trou. Ensemble ils démontent avec lucidité les illusions d’une gouvernance tiraillée par ses objectifs, par l'incertitude et l’accélération… au détriment de l’avantage concurrentiel, de la mémoire et du capital immatériels mettant hors jeu ainsi la parole, l’imagination et la santé des collectifs de travail.Un échange dense, vivant, traversé de références philosophiques et littéraires, qui redonne toute sa place à la culture générale comme boussole pour manager sans obsolescence programmée.Au programme de cet épisode A Bout de Taf Cycle Décideurs :Travail prescrit vs travail réel : pourquoi travailler, ce n’est pas seulement produire, mais aussi se produire.“Bullshit jobs” et IA : la vraie question est de savoir si l’on permet aux personnes de mettre en œuvre leur intelligence pratique.Le “raccourcisme” : ce réflexe managérial qui confond vitesse et qualité, et sacrifie la parole et la théorie sur l’autel de l’efficacité immédiate.IA et performance soutenable : comment éviter que l’IA n’hypertrophie la jambe structurelle (process, procédures) au détriment de la jambe organique (liens, coopération, cohésion).Espaces de parole et “arbres à palabres” : pourquoi il faut une véritable ingénierie de la parole sur le travail, au-delà de la machine à café ou des chats WhatsApp.Explosion du management, explosion des maux du travail : burn-out, bore-out, désengagement… ce que cela révèle d’un management coupé du travail réel.Culture générale, imagination et sensibilité : à l’ère de l’IA, pourquoi le juge de paix n’est plus la compétence technique mais la capacité à formuler des problèmes, à être sensible “au cri des blessés”.Le rôle du dirigeant aujourd’hui : voir loin, voir large, analyser en profondeur, prendre des risques… et penser à l’homme, dans un contexte où l’expérience donne de moins en moins de certitudes.Un échange pour ceux qui s’interrogent sur :la manière de recentrer les organisations sur le travail réel,la transformation des modèles managériaux à l’ère de l’IA,le rôle de la culture générale, de l’imagination et de la sensibilité dans la décision,📚 Ressources :L’entreprise contre la connaissance du travail réel ? « L’humain d’abord » ou le syndrome du sacrifié en premier – Ibrahima Fall, L’Harmattan.Travailler. La grande affaire de l’humanité – James Suzman, Éditions Champs.À bout de taf est le média qui explore les mutations du travail avec exigence et authenticité.Co-créé par Laure Girardot, journaliste et Boutayna Burkel Dirigeante et Auteure. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À bout de taf – Zoom : un éclairage, une voix, un angleAprès une première saison où nous nous sommes demandé si le travail faisait sa polycrise de nerfs, À bout de taf revient avec « Zoom » : un format court pensé pour aller à l’essentiel.Quelques minutes pour tendre le micro à un invité, mettre en lumière une idée forte, comprendre l’une des fractures du travail moderne… et entrevoir des pistes de réponse.À bout de taf – Épisode spécial : Gouverner en temps d’incertitude – avec Raphaël de Vittoris“Le monde est devenu si interconnecté… qu’il en est devenu fragile.”Dépendances numériques, délocalisation des savoir-faire, perte de maîtrise technologique : les vulnérabilités organisationnelles d’aujourd’hui ne sont plus marginales. Elles sont systémiques.C’est le constat implacable de Raphaël de Vittoris, ex directeur de la gestion des risques et de la cyberdéfense chez Symbio et Michelin, docteur en sciences de gestion et auteur du récent Déjouer les risques (Dunod, 2024). Dans cet épisode, il nous invite à changer de regard sur les crises : elles ne sont pas des accidents ponctuels. Elles sont le reflet d’un système mondial devenu ultra-interdépendant, où chaque faille locale peut générer un effet domino global.Car la réalité, c’est que nous avons construit des organisations performantes, mais extrêmement sensibles aux secousses. Un monde “efficace”, mais sur-optimisé, donc fragile.Face à cela, les vieilles recettes ne suffisent plus.Renforcer les chaînes logistiques ? Utile, mais largement insuffisant. Ce qu’il faut, selon Raphaël de Vittoris, c’est former les entreprises à l’incertitude elle-même. Intégrer les ruptures dans la stratégie. Apprendre à improviser, à sentir, à réagir en temps réel.Il défend un concept clé : l’antifragilité. Cette capacité à profiter du désordre, à devenir plus fort face aux chocs, à évoluer dans l’instable. Car dans un monde mouvant, vouloir construire des plans figés, c’est construire sur du sable.À bout de taf – Zoom : quelques minutes d’intelligence partagée pour mieux comprendre le travail d’aujourd'hui… et imaginer ensemble de nouvelles voies pour demain.Crédit Musique "14 again Mosimann" par Sony Music Entertainment France SAS Source Canva pro pour un contenu à destination pédagogique public et non commercial Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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