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En colère
En colère
Author: RIMA
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© RIMA
Description
Je suis une féministe "en colère". Mais, pourquoi je ne le serais pas ? Pourquoi rester sage quand le monde ne l'est pas ? Chaque vendredi, j'analyse un sujet qui a été modelé par le patriarcat : sexisme ordinaire, injustices qui s'empilent, guerres qui divisent, santé mentale qui se détériore, violence qui se décuple… Comment en est-on arrivé·e·s là ? Je râle fort, j’analyse, j'accuse avec provoc’ et surtout une bonne dose d’humour, dans des récits ou des interviews.
Préparez-vous pour une belle remise en question :
Le podcast s’appelle "En colère", et c’est exactement ce que je suis.
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Le podcast s’appelle "En colère", et c’est exactement ce que je suis.
52 Episodes
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On nous a programmé dès l'enfance pour être des éponges émotionnelles, des infirmières prêtes à panser les plaies des autres avant même d'avoir soigné les nôtres. Dans cette dynamique, on apprend aux hommes à prendre et aux femmes à donner, au point que nos désirs finissent par passer au second plan, voire par disparaître complètement. On tombe dans ce piège où l'on se sent enfin "importante" ou "aimable" uniquement parce qu'on devient la béquille d'un partenaire qui ne va pas bien. C’est le syndrome de l’infirmière poussé à l’extrême : on utilise son corps et son énergie comme un remède, tout ça pour combler un vide et se dire que si on aide, on ne nous quittera pas. Mais la réalité est brutale : pendant qu'on se sacrifie, la plupart des hommes ne nous voient pas comme une priorité absolue. On finit par se sentir coupable d'être insatisfaite alors qu'on a juste été le pansement d'un autre. Il est urgent de changer de perspective et de réapprendre à mettre nos propres désirs au centre. Ton plaisir n'est pas une monnaie d'échange pour obtenir de l'amour ou de la reconnaissance, et ton rôle n'est pas de porter le poids d'une vie qui n'est pas la tienne.
La honte autour du "body count" est un poison qu’il est temps de purger, surtout quand l’histoire intime a été marquée par des violences sexuelles. Après des VSS, deux trajectoires opposées se dessinent souvent : soit on finit par renier totalement sa sexualité pour se protéger, soit on va la chercher avec une sorte de faim pour reprendre le contrôle sur son propre corps et ses fantasmes. Dans tous les cas, il y a une règle d'or à graver : les agressions ne comptent pas dans ton body count. Ton compteur n'appartient qu'à tes choix, pas à ce qu'on t'a imposé. Il faut aussi changer la honte de camp, car pendant que les femmes culpabilisent, aucun mec ne baisse la tête pour son nombre de partenaires. Le plaisir féminin est encore trop souvent mal vu, étiqueté de "pute" dès qu'on ose se l'approprier, mais c'est un mensonge patriarcal pour nous garder sous contrôle. Reprendre sa sexualité après un trauma, c'est un acte de résistance, pas une raison de rougir. On n'est pas "sale" ou "trop", on est juste en train de se réapproprier un territoire qui nous a été volé.
Le cinéma nous a vendu un mensonge : celui d'une première fois forcément symphonique, et magique, alors qu'en réalité, c'est souvent maladroit, et pas très performant. Il faut briser cette pression de l'acte parfait pour les femmes de 25 ans qui craignent d'être "awkward" face à des partenaires soi-disant expérimentés. Avoir du kilométrage ne signifie pas s'y connaître ; beaucoup d'hommes accumulent les rapports sans jamais savoir ce qu'ils aiment vraiment ni comment donner du plaisir, se contentant trop souvent d'un ego flatté face à une femme moins expérimentée qu'eux. Pour ne plus être une simple figurante au service du plaisir masculin, la clé réside dans la réappropriation de son propre corps. Ça passe par la masturbation, la connaissance de ses zones érogènes et une communication sans filtre. L'objectif est de dynamiter ces attentes scénarisées qui nous enferment dans la déception et de comprendre que la seule expertise qui compte, c'est celle que l'on a de ses propres envies.
Si tu n'arrives pas à lâcher prise, c'est déjà parce qu'on apprend aux femmes que leur rôle premier est de prendre soin des besoins des autres. Donc on finit par s'oublier, même sous la couette. Au lieu de prendre notre pied, on mentalise : on scanne si le mec est content, si on est assez performante, belle, sexy, si on coche toutes les cases... On devient spectatrice de notre propre plaisir parce qu'on a peur de perdre le contrôle. Et c'est normal, surtout si tu as vécu des traumatismes sexuels (VSS) qui font que notre corps reste en mode vigilance. Pour "s'éclater", il faut donc déconstruire l'idée que le plaisir est une faveur accordée à l'autre, et se réapproprier son corps comme un territoire souverain. Lâcher prise, ce n'est pas perdre le contrôle, c'est au contraire exercer son pouvoir personnel en s'autorisant à habiter pleinement ses sensations, avec la certitude que l'on reste maîtresse de ses limites à chaque instant.#podcast #sexualité #lacherprise #femmes #vss #survivante #témoignage #conseils
Puisque la politique régit tout : du café qu'on boit le matin à notre accès aux soins et à nos droits fondamentaux, refuser de prendre parti revient à fermer les yeux sur les injustices qui ne nous touchent pas directement. "Oui mais tous les arguments se valent, je reste donc neutre". Mais la neutralité n'existe pas, car ne pas contester le système oppresseur, c'est le soutenir activement et participer aux à la souffrance causée aux opprimés. Seuls ceux dont la survie n'est pas en jeu peuvent s'offrir le luxe de l'indifférence, tandis que pour les minorités, les femmes ou les précaires, chaque décision est une question de survie. Se dire apolitique c'est certes, ne pas souffrir, mais aussi passer sous silence la souffrance des autres : rien de plus égoïste...Bref, l'apolitisme est une désertion sociale ; il est donc temps de s'informer et de choisir son camp, car ne pas choisir, c'est déjà avoir choisi le camp des dominants.
Oubliez les fleurs, les promotions sur les aspirateurs et les discours lénifiants sur la « douceur féminine ». Le 8 mars n'est pas la célébration de notre nature de femme, mais le rappel brutal d'une guerre pour le droit à l'existence. Des grèves ouvrières de New York aux barricades de Saint-Pétersbourg, cette journée est née du sang, de la sueur et de la détermination de militantes traitées de terroristes et communistes par leurs contemporains. En retraçant l'histoire de ces femmes, nous levons le voile sur l'héritage politique et socialiste d'un combat que l'Occident a tenté de lisser pour le rendre digeste. Entre le déni des droits fondamentaux qui persiste en 2026 et l'absurdité des revendications masculines, ce récit décortique pourquoi l'égalité reste un mirage lointain.
Dans un monde où les violences sexistes et sexuelles sont systémiques, beaucoup de femmes se posent la même peur silencieuse : et si mon enfant devenait un jour un oppresseur ?Je réfléchis à ce vertige particulier d’élever des enfants dans une société patriarcale qui apprend très tôt aux garçons à dominer et aux filles à se protéger. Comment éduquer autrement ? Comment transmettre dès l’enfance des notions essentielles comme le consentement, les limites, le respect des corps et des émotions, afin de réduire les violences qui structurent encore nos relations ?Être féministe, c’est aussi regarder lucidement la réalité de la parentalité : la charge mentale, l’inégale répartition du travail domestique, et cette situation trop fréquente où les femmes se retrouvent à porter presque seules la responsabilité d’élever les enfants — surtout quand le partenaire reste passif ou incompétent.Alors, faut-il faire des enfants quand on est féministe ? Peut-on élever des garçons qui ne reproduiront pas le patriarcat ? Et pourquoi cette question continue-t-elle d’angoisser autant de femmes ?
"Battez-vous pacifiquement et avec le sourire." Cette petite phrase de Philippe de Villiers sur le plateau de CNews ne m'est pas passée inaperçue. Mais que signifie-t-elle réellement dans le climat actuel ?Nous demandons aux femmes de se taire, de se battre calmement mais aucun droit n’a été donné aux femmes sans un combat violent. Parce que si nous pouvions tout avoir un sourire nous l’aurions déjà eu. Le message de l'ancien ministre fait directement écho avec l'action du collectif Némésis. Alice Cordier qui défend un mouvement machiste, fachiste et qui ose se dire féministe, bien qu’elle ne défend pas les femmes. Entre communication politique, esthétisme militant et stratégie du "soft power", comment la nouvelle garde identitaire réinvente les codes de la contestation ?
Pourquoi est-on parfois attiré par les relations toxiques, souvent dites "passionnelles"? À travers le prisme de la série Tell Me Lies, j'explore comment nos traumas d'enfance et notre éducation façonnent notre amour propre, nos désirs et donc aussi nos relations. Je décrypte ce conditionnement patriarcal qui murmure aux filles qu'il vaut mieux être mal accompagnée que seule, les poussant au sacrifice de soi et à faire passer les besoins des autres avant les leurs. C'est l'analyse d'un mécanisme invisible où l'on finit par s'oublier pour faire exister celui qui nous blesse, et le chemin nécessaire pour désapprendre ces réflexes afin de, enfin, se choisir.#relationstoxiques #TellMeLies #psychologie #patriarcat #trauma #selflove #amourdesoi #féminisme #série #romance #santémentale #relations #couple
En janvier 2026, plus de 3,5 millions de pages issues des enquêtes fédérales américaines sur Jeffrey Epstein ont été rendues publiques ou partiellement accessibles. Rapports du FBI, dépositions civiles, courriels, signalements, carnets de contacts : une masse d’archives qui relance une affaire jamais réellement refermée.Jeffrey Epstein, financier américain condamné en 2008 pour proxénétisme impliquant des mineures puis arrêté en 2019 pour trafic sexuel, est mort en prison avant son procès. Ghislaine Maxwell a été reconnue coupable en 2021 pour avoir recruté et exploité des mineures à des fins sexuelles. Mais au-delà de ces condamnations, les documents dévoilés mentionnent de nombreuses personnalités politiques, économiques et médiatiques, dont certaines toujours au pouvoir.Que contiennent réellement ces dossiers ? Que disent les témoignages consignés par les autorités ? Pourquoi tant de noms apparaissent-ils sans qu’aucune poursuite supplémentaire n’ait été engagée ? Et que révèlent ces archives sur les limites judiciaires face aux réseaux d’influence ?Dans cet épisode, j'analyse ce que l’on sait avec certitude, ce que montrent les documents rendus publics, et les zones d’ombre qui persistent.
Récemment, Nicki Minaj a déclaré « Boys will be boys » et affiché son soutien à Donald Trump. Une phrase anodine en apparence, mais qui résonne avec la normalisation de la violence masculine et le refus de déconstruire le patriarcat. Pendant ce temps, l’ICE arrête et expulse des familles entières, surtout des femmes, des enfants et des personnes racisées, et les personnes trans, et racisées, subissent des violences et discriminations à un rythme alarmant. Entre pop culture, extrême droite et lois oppressives, cet épisode raconte comment des mots et des politiques se croisent pour maintenir des systèmes de domination aux États-Unis.
Beaucoup d’hommes perçoivent le féminisme comme une menace, sans toujours comprendre ce que cela dit de leurs comportements, de leur éducation et de leur rapport aux relations.Derrière ce constat se cachent des trajectoires personnelles, des éducations marquées par la colère, le contrôle, le silence, et des comportements longtemps normalisés.Dans cet épisode, Irvin raconte son chemin de remise en question : comment il a pris conscience de violences qu’il avait exercées, comment il a vécu des situations d’emprise, et comment la santé mentale et la thérapie ont transformé sa vision de lui-même, des relations et du féminisme.Une discussion intime et directe sur ce que signifie regarder en face ses propres comportements, comprendre le patriarcat, et repenser la masculinité.Retrouvez Irvin ici : Instagram @irvin_tcsm https://www.instagram.com/irvin_tcsm/Blog "Thérapies : chacun son marathon" https://shorturl.at/C798A
Après avoir écouté le podcast “Stalked” qui retrace le parcours de Hanna, une jeune femme victime de stalking pendant près de dix ans, je me devais d’explorer le sujet. Le stalking, de l’anglais “stalk” qui veut dire traquer, est une forme grave de harcèlement, d’abord digitale mais aussi physique, qui peut mener au meurtre de la victime. 87% d’entre elles sont des femmes, et 86% des stalkers sont des hommes. Qu’est-ce qui motive ces hommes ? Comment la justice réagit-elle ? Pourquoi la culpabilité retombe encore sur la victime ? Les femmes avec une visibilité sur les réseaux sociaux méritent-elles ce harcèlement ? Non, certainement pas. C’est désormais à nous de changer les choses, à nous de dénoncer un système qui... traque les femmes.
Grok, l’intelligence artificielle d’Elon Musk intégrée à X, a été utilisée pour générer des images de femmes dénudées à partir de photos réelles, sans leur consentement. Dans cet épisode, je reviens sur la polémique autour de Grok, l’IA d’Elon Musk intégrée à X, utilisée pour sexualiser, humilier et objectifier des femmes, parfois mineures, parfois même décédées.Derrière le scandale technique, une question beaucoup plus large : pourquoi, dès qu’une technologie le permet, certains hommes s’en servent pour reproduire des violences sexistes et sexuelles ? Manque de filtres, idéologie anti-woke, impunité numérique : Grok n’a rien inventé. Il a juste automatisé une violence déjà bien installée. Un épisode pour comprendre comment l’IA devient le miroir grossissant d’une culture qui banalise encore l’atteinte au consentement."En colère", un podcast d'Ira Nesta
Femme, Vie, Liberté. Trois mots scandés dans les rues d’Iran après la mort de Mahsa Amini, 22 ans, arrêtée en septembre 2022 par la police des mœurs pour un voile jugé « mal porté ». Sa mort devient le point de rupture d’une colère longtemps contenue. Des femmes retirent leur hijab en public, coupent leurs cheveux, affrontent un État qui contrôle leur corps depuis plus de quarante ans.Le régime iranien, depuis la Révolution islamique de 1979, a fait du contrôle des femmes un pilier idéologique et politique. Malgré la peur et la violence, le mouvement persiste. Il réapparaît dans les rues, dans les vidéos, dans des gestes quotidiens de désobéissance. Femme, Vie, Liberté n’est pas seulement un slogan : c’est une lutte toujours en cours, portée par des femmes qui continuent de défier un régime qui les considère comme une menace."En colère", un podcast d'Ira Nesta
PODCAST VIDEO - La sexualité des femmes reste aujourd’hui entourée de jugements, de règles implicites et de contradictions permanentes. Désirer, avoir une vie sexuelle active, changer de partenaires ou simplement parler de sexe expose encore les femmes à la honte et à la culpabilité. Là où le désir masculin est souvent considéré comme normal, voire valorisé, celui des femmes est perçu comme excessif, dangereux ou moralement condamnable. Cette vision s’inscrit dans un héritage ancien, nourri par des normes religieuses, sociales et patriarcales, qui continuent de classer les comportements sexuels entre ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas. Cette diabolisation ne se limite pas aux discours : elle influence concrètement la manière dont les femmes vivent leur corps, leur plaisir et leurs relations, et participe à une culture du contrôle et du jugement encore largement présente."En colère", un podcast d'Ira Nesta
À quelques jours seulement de la nouvelle année 2026, nous venons de passer le cap du 161ème féminicide commis en France. On entend constamment que le problème numéro 1 pour les femmes, c'est l'insécurité. C'est un argument souvent utilisé par l'extrême droite, non pas par réel intérêt pour nous, mais par une volonté de pointer du doigt l'immigration, les religions et les étrangers. En effet, les femmes sont en insécurité... PARTOUT. Au sein de leur foyer, dans la rue, sur internet. Mais qui est réellement responsable ? Il existe de nombreux débats à ce sujet. Mais le seul et unique point commun dans 99% des cas d'agressions (verbales, physiques) n'est pas la religion ou l'ethnie de l'agresseur. C'est le fait que ce sont TOUS des hommes. Le voilà ce fameux point commun qui ne change pas, ce fait de société, qui lorsqu'on l'énonce, fait de nous des féministes radicales. Mais c'est pourtant ça la vérité. Ce sont à chaque fois des hommes. "En colère", un podcast d'Ira Nesta
Connaissez-vous un seul homme qui porte à lui seul la charge mentale de Noël ? Un homme qui fait tous les cadeaux, les courses, organise les repas de famille, gère les invitations, fais la vaisselle, s'assure que tout le monde passe réellement un bon moment ? Non. Ce travail revient en grande majorité aux femmes. Alors pourquoi une si grande vedette est attribuée à un homme ? La Mère Noël apparaît tardivement dans l’histoire, sans aventure, sans mission, cantonnée au foyer pendant que la figure masculine incarne le mouvement et la reconnaissance. Un schéma narratif qui reflète une réalité bien concrète : à Noël, le travail domestique et la charge mentale reposent majoritairement sur les femmes.À partir d’une enquête historique et culturelle, de données chiffrées sur le travail non rémunéré et d’analyses féministes contemporaines, ce récit interroge ce que la magie de Noël doit au travail invisible. Ce que les fêtes révèlent de nos normes de genre. Et pourquoi, derrière les lumières et les cadeaux, certaines finissent l’année épuisées."En colère", un podcast d'Ira Nesta
Vous avez toutes et tous entendu cette merveilleuse insulte de la part de Brigitte Macron à l’encontre des féministes lors du spectacle d’Ary Abittan “s’il y a des sales c0nnes, on va les n’outres dehors”. Elle faisait alors références aux militantes du collectif Nous Toutes venues dénoncer le comédien accusé de vi0l, de s0domie forcée sur une jeune femme. Ary Abittan n’a jamais été acquitté. Mais il est libre. Ca c’est une décision c0nne de la part de la justice. Mais quand est-ce que la justice ne l’est pas quand il s’agit de protéger les femmes des vi0lences sexistes et seXuelles ? Les médias disent que les féministes sont radicales, incapables d’accepter une décision de justice. Parce qu’il faudrait accepter qu’un vi0leur soit libre ? Ary Abittan dit avoir peur. Brigitte Macron traite les femmes et les victimes de c0nnes. Soudain les méchants dans l’histoire ce sont les ceux qui dénoncent le crime. Soudain, les personnes à abattre sont celles qui souffrent. Soudain le pouvoir, l’oppresseur, révèle son vrai visage, et se fait passer pour la victime. "En colère", un podcast d'Ira Nesta
Le slogan préféré de celles et ceux qui veulent banaliser Marine Le Pen ou Jordan Bardella est : "Il faut tenter, on n’a jamais essayé." Vraiment ? Ces gens-là ont-ils oublié leurs cours d'histoire ? On a déjà essayé l’extrême droite. En France, avec Vichy : un régime raciste, antisémite, misogyne, autoritaire, qui a organisé la déportation et l'extermination des juifs, réduit les femmes au culte de la maternité obligatoire, supprimé les libertés fondamentales de la presse, des syndicats, des opposants politiques. On l’a vue en Italie avec Mussolini, en Espagne avec Franco, au Chili avec Pinochet : chaque fois, les mêmes ingrédients : disparition des libertés, régression des droits des femmes, violence d’État, patriarcat armé, minorités persécutées.Quand bien même, faut-il vraiment “tout tenter” ?Faut-il tolérer un mouvement qui ne tolère personne ?Faut-il laisser la parole à des groupes dont le programme consiste précisément à réduire les libertés ? Ou comme le font les médias Belges, faut-il museler l'extrême droite pour éviter qu'elle ne se propage ? Une gangrène se propage : un machisme ravivé, un racisme repeint en “préférence nationale”. On observe déjà des reculs dans les droits des femmes aux États-Unis, en Europe de l’Est, partout où les fachismes s’installent.L’extrême droite est un poison qu'on connaît bien, donc pourquoi certains souhaitent encore découvrir son goût ?"En colère", un podcast d'Ira Nesta




